Justice et réparations des crimes esclavagistes et coloniales : Le Burkina sollicite un engagement panafricain

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a pris part dans la soirée du jeudi 25 septembre 2025, au African Burial Ground National Monument de New York, à la rencontre sur la mémoire africaine, la justice et les réparations organisée par la République du Sénégal.

 Les présidents Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, John Dramani Mahama du Ghana, Azali Assoumani des Comores….ainsi que les Premiers ministres du Burkina, du Mali, de la Sierra Leone, de la Barbade…se sont retrouvés au African Burial Ground National Monument de New York,  un site contenant les restes de plus de 419 Africains enterrés à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle dans une partie de ce qui était le plus grand cimetière de l’époque coloniale  pour les personnes d’origine africaine, certaines libres , la plupart réduites en esclavage. Situé dans l’arrondissement de Manathan,  c’est dans ce lieu chargé d’histoire que ces  Chefs d’Etats et de gouvernements de l’Afrique, de l’Amerique…à l’initiative du Sénégal se sont rendez-vous pour leur rencontre sur la mémoire africaine, la justice et les réparations. D’après le président Faye, « ici, African Burial Ground National Monument de New York, la mémoire s’élève au-dessus du silence et nous délivre un message de responsabilité et d’espérance.

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye : « L’Afrique et ses diasporas a transformé la mémoire en force d’action pour la justice, la dignité et la solidarité ».

C’est un rassemblement contre l’oubli, un engagement collectif pour apaiser davantage les mémoires et panser les blessures. C’est un rassemblement pour honorer des ancêtres, mais aussi pour réaffirmer que la mémoire n’est pas un fardeau du passé, elle est une boussole pour l’avenir ». Cette cérémonie marquée par une forte émotion s’inscrit dans la dynamique de l’Union africaine déclarant 2025, année de la justice et des réparations. « L’Afrique et ses diasporas a transformé la mémoire en force d’action pour la justice, la dignité et la solidarité. L’histoire coloniale n’est pas seulement celle de l’asservissement, mais aussi celle de lutte de la dignité », a affirmé le Président Faye. A l’entendre, le Sénégal a toujours été à l’avant-garde de la lutte contre l’injustice.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a rendu hommage au Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, dont le pays porte cette initiative mémorielle, opportunité de dialogue collectif et prospectif entre l’Afrique et sa diaspora, entre l’Afrique et les personnes d’ascendance africaine. L’histoire du Burkina Faso, a-t-il rappelé est indissociable des luttes contre l’esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme. Et, la participation du Burkina à cette rencontre, a-t-il affirmé est une affirmation de l’engagement du Burkina à honorer les victimes, à exiger la justice et à construire un développement durable.

Venus de divers continents, les participants ont reconnu la necessité de relancer le débat pour la justice et la reparation contre les crimes contre les Africains.

Selon le Premier ministre, si, la nation burkinabè n’a pas été au centre des comptoirs négriers transatlantiques, son peuple a subi les exactions de la traite et les violences du système colonial, qui ont bouleversé ses structures sociales et économiques. “L’histoire de nos aïeux enrôlés de force pour les guerres coloniales, les résistances farouches de grandes figures africaines et le profond impact de l’économie coloniale sur nos territoires en sont des témoignages vivants”, a-t-il précisé.

 

Un avenir plus juste

 

C’est pourquoi, a-t-il dit, les questions de mémoire et de réparations sont cruciales pour le Burkina. “Le Burkina Faso, fort de son engagement historique pour la souveraineté, plaide pour un engagement panafricain sur la question des réparations” a-t-il dit. Il a insisté que cet appel est fondé sur le droit international et la nécessité d’une justice économique, en vue de poser les bases d’un développement durable pour le continent. Pour lui, la rencontre de New York est une occasion historique de faire entendre la voix des pays réunis au sein de la Confédération AES.

L’AES a-t-il signifié est prête à prendre sa place dans ce mouvement pour la dignité et la réparation. “En nous unissant sur ces questions, nous ne demandons pas seulement la reconnaissance de notre passé, mais nous posons les fondations d’un avenir plus juste, plus prospère et souverain pour tous les peuples africains et leurs descendants” a soutenu le Premier ministre, Rimltalba jean Emmanuel Ouédraogo. A cet titre, il a, au nom des pays de l’AES proposé la création de « Musée de la résistance dans les differents pays qui seront des lieux physiques et numériques dédiés à la préservation des récits de nos ancêtres, documentant les luttes contre l’esclavage et le colonialisme mais aussi des lieux de recherches pour les historiens et des outils pédagogiques pour les écoles. Au titre des propositions, il y’a l’intégration de l’histoire des résistances et des réparations dans les programmes scolaires pour donner aux jeunes une compréhension plus complète de leur identité et de leur héritage.

Des Chefs d’Etat ont traduit leur soutien au Sénégal pour son initiative.

Il a proposé l’organisation de colloques panafricains sur des thèmes comme la restitution des biens culturels, en partenariat avec des universités et des centres de recherche africains, pour une approche scientifique et unifiée, la mise en place de Programmes de « Retour des compétences » pour  encourager le retour des professionnels nationaux et d’autres pays africains de la diaspora pour des missions de courte ou longue durée, notamment dans les secteurs de la santé, de l’ingénierie et de la technologie, la mise en place dans nos pays respectifs, d’un fonds d’investissement de la diaspora pour financer des projets de développement afin de soutenir des Petites et Moyennes Entreprises, des startups et des projets à impact social, renforçant ainsi l’économie locale. Enfin, il a preconisé, la création de jumelages culturels et éducatifs entre nos villes et des villes à forte population afro-descendante de pays d’autres continents pour donner lieu à des échanges d’étudiants, des festivals culturels et la mise en place de programmes de recherche conjoints sur l’histoire et les arts.

Pour le président du Ghana, John Dramani Mahama, la réparation est juste.

Le Président du Ghana, John Dramani Mahama a rappelé que l’esclavage est le plus grave crime contre l’humanité. Car, des millions de personnes ont été arrachées de force à leurs familles pour développer des pays. « L’Afrique a souffert de l’esclavage et de la colonisation. Beaucoup de richesses ont été volés à l’Afrique pour construire les nations riches » a déploré le président ghanéen. Donc, pour lui, la réparation est juste. « Les Africains, unissons-nous pour que le monde nous présente ses excuses pour l’esclavage », a soutenu, John Dramani Mahama.

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

(New York)

 

Burkina/Armée : 144 nouveaux sous-lieutenants prêts à servir

Le ministère en charge de la Défense a organisé à Ouagadougou, une cérémonie de remise d’épaulettes de la 9e promotion des élèves officiers issus des rang et de la 15e promotion des élèves officiers spécialistes. Ils sont au total 144 élèves officiers a avoir reçu leurs épaulettes ce vendredi 26 septembre 2025. Ces sous-lieutenants ont tous été formés à l’Académie militaire Georges Namoano de Pô.

 

#sidwaya.info

Burkina : La direction générale des douanes dément un communiqué de vente aux enchères de motos

Dans une publication faite ce 26 septembre 2025 sur sa page Facebook, la douane burkinabè dément être l’auteur d’un communiqué avec l’identité du Directeur général des Douanes au sujet d’une vente aux enchères de motos par la direction générale des douanes. La douane rappelle qu’elle n’exige jamais de paiement via Orange money ou autres transferts.

#sidwaya.info

 

Lutte contre le trafic de stupéfiants : La Police Nationale saisit plus de 500 kg de chanvre indien à Kaya et Ouagadougou

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité, la Police Nationale a saisi plus de 500 kg de chanvre indien à Kaya et Ouagadougou.

Sur la base d’informations, le réseau de malfrats faisait le trafic de drogue dans la ville de Kaya et de Ouagadougou. L’ensemble de ces opérations ont permis de saisir au total 575,15 kilogrammes de chanvre indien d’une valeur estimée à 80.000.000 de francs CFA. Les enquêteurs ont également arrêté un membre actif du réseau, saisi une moto et du numéraire.

 

#sidwaya.info

Participation au débat général de l’ONU: les Premiers ministres de l’AES harmonisent leurs points de vue

Les Premiers ministres de la Confédération AES ont organisé une séance de travail, mercredi 24 septembre 2025, à New York. Ils ont harmonisé leurs points de vue avant leur participation au débat général de la 80e Assemblée générale de l’ONU.

Les pays membres de la Confédération AES prendront part au débat général de la 80e Assemblée générale (AG) de l’Organisation des Nations unies (ONU), samedi 27 septembre 2025. Avant leur prise de parole pour livrer leur message au monde, ils ont jugé nécessaire de se concerter pour mieux accorder leurs violons. Chose faite, mercredi 24 septembre 2025, à New York, lors d’une réunion de travail en présence des chefs de gouvernement du Burkina, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, du Mali, Abdoulaye Maïga et celui Niger, Ali Lamine Zeine qui représenteront leurs chefs d’Etat respectifs.

De la substance des échanges, le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a confirmé que les Premiers ministres ont décidé de se rencontrer d’abord pour échanger des informations sur leur pays, mais aussi pour partager leurs analyses par rapport à cette 80e AG de l’ONU. Selon lui, la séance de travail leur a permis, par ailleurs, de faire le point sur l’état du monde et des aspirations des peuples de la Confédération des Etats du Sahel, qui souhaitent se prendre en charge pour plus d’indépendance, de souveraineté et romprent avec les pratiques qui jurent avec leurs intérêts.

…ont échangé sur les acquis engrangés par leur organisation.

A cet effet, a clarifié Abdoulaye Diop, les Premiers ministres ont passé en revue les activités qu’ils vont entreprendre de façon collective pour faire en sorte que la Confédération des Etats du Sahel puisse porter la voix et les aspirations des peuples du Burkina, du Mali et du Niger à la tribune de l’AG des Nations unies de façon solidaire pour faire passer leurs messages par rapport à leur vision de la marche du monde. « Nous nous sommes concertés sur un certain nombre d’actions que nous entreprendront ici à New York, notamment la rencontre des communautés de l’AES qui résident aux Etats-Unis d’Amérique », a poursuivi le ministre des Affaires étrangères du Mali.

Les chefs de gouvernements de l’AES se sont félicités, également, de toutes les avancées enre-gistrées par la Confédération sous le leadership des chefs d’Etat, leur Excellences le général d’armée Assimi Goïta, le capitaine Ibrahim Traoré, le général d’armée Abdourahamane Tiani qui ont eu cette lumineuse idée de mettre en place cette forme de collaboration entre ces trois pays pour pouvoir continuer à travailler ensemble, a poursuivi M. Maiga. Le diplomate malien a également signifié que les chefs de gouvernement de l’AES ont renouvelé leur engagement à continuer à travailler de façon solidaire et à coordonner leurs équipes et à les maintenir mobilisés jusqu’à l’atteinte de l’objectif final qui est celui de la dignité, de la souveraineté, mais aussi de la prospérité de leurs peuples.

Abdel Aziz NABALOUM
(New york)

CPI, à la barre !

Le Burkina Faso a quitté la Cour pénale internationale (CPI). L’Alliance des Etats du Sahel (AES) a claqué la porte à une cour qui semble regarder le monde en plongée avec des œillères qui réduisent son champ visuel. Dans sa quête de justice dans le monde, la CPI semble faire de l’impunité un péché africain ou du moins, une calamité propre aux pays faiblement développés. Pendant ce temps, le monde dit civilisé bombarde une partie de la terre et massacre des civils aux ventres creux et aux mains nues.

Il suffit de regarder la liste des personnalités poursuivies ou déjà condamnées pour se convaincre que la CPI n’est pas la « cour des grands ». Pour preuve, les Etats-Unis, Israël, la Russie et la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Pakistan, la Turquie, l’Arabie Saoudite, la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Vietnam ont refusé d’en être membres. Ces pays n’ont jamais ratifié le Statut de Rome, tandis que des pays comme le Burundi, les Philippines et la Hongrie se sont retirés de la cour. Mais le statut de non-membre n’empêche pas la CPI d’enquêter dans un Etat, si les crimes ont été commis sur le territoire d’un Etat membre ou si un Etat membre les lui a déférés.

Cependant, ce qui intrigue, c’est le nombre de pays non-membres et surtout le poids de bon nombre de ces pays dans la dynamique géopolitique du monde. Il suffit de bien regarder les implications et la responsabilité de certains Etats dans des crises emblématiques à l’échelle mondiale pour comprendre leur retrait ou leur abstention vis-à-vis de la CPI. On n’invente pas la justice, on n’impose pas la justice ; elle s’impose et se rend en toute vérité, mais qu’est-ce que la vérité quand on peut « fabriquer » des crises, juste pour vendre des armes et booster l’économie de la guerre ? Qu’est-ce que la justice internationale quand on peut reconnaître l’existence des uns et nier celle des autres au nom du droit et même de Dieu ?

Cette chronique ne dira rien de nouveau, elle n’enfoncera pas le clou, parce que de toute façon, il n’y a plus rien à taper. Elle veut simplement dire que notre monde a toujours été celui du plus fort, du plus riche. Tant pis pour ceux qui pleurent pour la République démocratique du Congo, martyrisée et victime de ses propres richesses ; tant pis pour ceux qui élèvent la voix pour Gaza, soumis à un blocus hermétique et devenu une prison à ciel ouvert où le seul espoir du peuple est un avion-cargo qui laisse tomber des sacs de vivres par des parachutes ; tant pis pour les Etats du Sahel perclus sous l’étau d’un terrorisme au visage parfois connu mais sans coupables, entretenu dans l’ombre, sous le regard impassible d’une communauté dite internationale, emmurée dans le confort du silence de l’indifférence ou gesticulant à la tribune aphone du concert des nations.

Les plus grands criminels ne sont pas ceux qui sont en tôle dans des prisons de haute sécurité ; ce sont parfois ceux-là même qui saluent les foules haranguées, les mains tachées de sang dans des gants blancs immaculés. Il y en a qui, du haut de leur titre d’excellence ont tenu des propos de soutien à des attaques terroristes au Mali au vu et au su de la Communauté internationale. Le même Mali continue de scander des accusations contre l’ingérence et la violation de sa souveraineté, mais la maison en verre est si fragile qu’elle réclame toujours la preuve qui brandit « la main coupée ». Toutes ces préoccupations ne sont pas suffisamment des questions de justice pour susciter une auto saisine de la CPI. C’est pourquoi, même les mains sales, certains crient aux réformes tout en tirant les ficelles de la « war-business », la guerre des affaires, la guerre comme affaire !
En quittant la CPI, les Etats de l’AES veulent montrer au monde qu’aucune cour ne saurait rendre justice si elle ne repose pas sur la vérité, la transparence et l’équité dans la diversité. On peut embastiller des dirigeants Africains pendant des années de prison préventive et les acquitter pendant que la vérité continue de courir ? C’est drôle, mais on peut emprisonner quelqu’un pendant des années pour un crime qu’il n’a pas commis et le libérer sans chercher les vrais coupables ailleurs !
L’AES a pris ses responsabilités avec la conviction que la Cour pénale sahélienne fera mieux qu’une Cour pénale instrumentalisée (CPI ?), sélective, partielle et partiale.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Dysfonctionnements dans l’Administration publique: le KORAG relève plusieurs cas de corruption et de malversations financières

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, hier jeudi 25 septembre 2025, par son porte-parole, le capitaine Farouk Azaria Sorgho, le KORAG a relevé plusieurs dysfonctionnements et malversations dans de nombreux services publics sur toute l’étendue du territoire. Nous vous proposons le communiqué en intégralité.

Au fur et à mesure de l’intensification de la guerre contre le terrorisme sous toutes ses formes, de la lutte contre la corruption et les malversations financières, malgré la densification des efforts de développement à travers les différentes réformes et initiatives présidentielles, nous constatons malheureusement la résistance de certains maux dans l’Admi-nistration publique.

A la suite des révélations graves portées à la connaissance de l’opinion publique, le 27 novembre 2024, par le KORAG au sujet de la privatisation de la SOCOGIB, le camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a instruit toutes les institutions à poursuivre sans relâche les enquêtes sur tout fait, acte et dénonciation portant préjudice au bon fonctionnement de l’Administration publique et aux intérêts légitimes des citoyens.

C’est ainsi que conformément à ses missions et prérogatives, le KORAG a saisi le Conseil d’orientation de la Commission de régulation des dysfonctionnements (CRD) sur des cas
de dysfonctionnements impliquant des entités et des personnes physiques ou morales afin qu’il puisse mener des enquêtes approfondies. Ainsi, dans la période de décembre 2024 à août 2025, soit en l’espace de 9 mois, sur dénonciations anonymes et auto saisines, les membres du comité d’orientation de la CRD ont investigué sur une centaine de dossiers enrôlés qui connaissent à ce jour des fortunes diverses :
Les procès-verbaux des différentes sessions de travail du comité d’orientation de la CRD révèlent plusieurs cas répré-hensibles dont les plus illustra-tifs sont :
 Des dossiers de corruption et actes assimilés ;
 Des demandes de réparation d’injustice, d’abus de pouvoir et de licenciement abusif ;
 Des dossiers de faux et usage de faux, en l’occurrence la falsification de documents, des actes administratifs et judi-ciaires ;
Des dossiers de détournement de biens publics ou de vols de matériel ;
Et bien d’autres mauvaises pratiques dans l’Administration publique ;

Au titre de la corruption et actes assimilés, le Comité d’orientation de la CRD a enre-gistré une vingtaine de dossiers relatifs à des dénonciations de pratiques douteuses dans des juridictions, des tentatives de corruption passive, impliquant des magistrats, des huissiers de justice, des fonctionnaires des douanes, des agents de santé, des agents des domaines, etc.

Au nombre de ces dossiers, on peut citer entre autres :
– Des faits graves de corruption au service d’hygiène de Ouagadougou, des menaces et de l’enrichissement illicite ;
– Des malversations et des mauvaises pratiques dans la commune de Zabré mettant en lumière des détournements de fonds destinés à la réalisation de travaux publics et des
rackets auprès des populations ;
– Des soupçons de corruption à l’égard d’un Substitut du procureur pour refus de viser une citation dans une affaire de vol aggravé, faux et usage de faux en écriture publique, extorsion de fonds, association de malfaiteur et blanchiments de capitaux qui l’oppose à des anciens ministres de l’Economie ;
– Des plaintes contre des policiers municipaux de Garango, soupçonnés de tentatives d’escroquerie, d’intimidation, d’usurpation de titre, de faux et usage de faux en écriture publique et d’association de malfaiteurs ;
– Des faits de corruption et infractions assimilées, de faux et usage de faux, de surfacturation des quittances du Trésor public au service départemental de l’environnement et de l’eau de Koubri ;
– Des cas de corruption et de mauvaises pratiques restés sans suite en justice. En l’espèce, on peut citer une plainte pour un cas de détournement subtil et pernicieux de biens publics notamment un terrain appartenant à une collectivité, déposée en justice depuis 2021 contre un Avocat dont le traitement discriminatoire fait par la justice laisse soupçonner un grave dysfonctionnement ;
– Des cas de Corruption et infractions assimilées à l’encontre des services décentra-lisés du Trésor, des dirigeants de COOPEC-GALOR, de l’administrateur provisoire du cabinet Excellence Afrique, du service du guichet unique du foncier et de la Direction de la SOCOGIB.
Des victimes et des témoins ont été entendus dans l’analyse de ces requêtes de citoyens.

Au titre des soupçons d’authenticité des diplômes (faux et usage de faux, falsification) qui ont prévalu à des recrutements ou promotions dans la fonction publique, un corpus de 6 000 diplômes d’agents publics a été analysé. Ces agents sont issus des structures comme la Présidence du Faso, les ministères en charge de la santé, de la sécurité, de l’agriculture, de l’économie et des finances, de l’administration territoriale et de la mobilité,
des enseignements primaires, secondaires et supérieurs, de l’environnement, de la transition digitale, de l’action huma-nitaire, de la justice et d’autres institutions publiques indépendantes.

Le traitement achevé de ces dossiers a permis d’identifier des agents indélicats. Des agents dont les diplômes se sont révélés non authentiques ont été récemment révoqués et devront faire face à la justice. Cette vaste opération se poursuit et va s’intensifier. Toutefois, une atténuation des sanctions pourrait être appliquée à toute personne se trouvant dans l’une de ces situations et qui se dénoncera aux services compétents dans les meilleurs délais.

En ce qui concerne les demandes de réparation d’injustice, d’abus de pouvoir et de licenciement abusif, des plaintes collectives et indivi-duelles pour des recrutements entachés d’irrégularités, des usagers désabusés par des agents publics, privés ou des organisations et établissements internationaux, des intentions manifestes de nuire à des agents de l’Etat, des dénonciations calomnieuses ont été reçues par le comité d’orientation de la CRD. On a pu noter sous ce chapitre :
– Un cas de suspension abusive de carrière à la mairie de Ouagadougou ;
– Des mauvaises pratiques au commissariat de Komki-Ipala portant sur des cas de faux en écritures publiques, de vol et de complicité de malversation sur les quittances des amendes forfaitaires de police, l’organisation d’évasion des Gardés à vue ;
– Des cas d’abus de pouvoir, de refus de rédiger les procès-verbaux, de favoritisme, constatés à la section accident du Commissariat de Ouaga 2000 ;
– Des mauvaises pratiques et des entraves aux règles déontologiques au sein du Tribunal de grande instance de Ouaga2 ;
– Des faits de tripatouillage et de refus de publier les résultats d’un test de recrutement à la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso ;
– Des abus de droit et d’autorité envers les contribuables, des abus de pouvoir à l’égard des clients de la SOCOGIB ;
Quant aux détournements de biens publics ou de vols de matériel, des mauvaises pratiques dans l’Administration publique, ils vont des spoliations de kits pharmaceutiques, de matériels d’hospitalisation dans les centres de santé au harcèlement sexuel dans nos administrations et autres fautes professionnelles non sanctionnées par laxisme. Les cas les plus emblématiques sont :
– un changement de destination des vivres destinés aux déplacés du camp Goudebo de Dori vers le service de restauration du Centre hospitalier régional (CHR) de Dori, révélant ainsi une complicité entre des agents du CHR de Dori, le fournisseur du restaurant dudit CHR et des agents du Programme alimentaire mondial (PAM) ;
– des cas d’affectations arbitraires pour dénonciation, des détournements de vivres et un blocage d’activités pédagogiques par les responsables chargés de l’éducation du Sahel ;
– de non-respect du cahier de charges de la zone d’aménagement de Ouaga 2000 et d’une obstruction volontaire des installations d’assainissement au secteur 15, quartier Ouaga 2000. On peut soupçonner un dysfonctionnement de l’admi-nistration communale dans le traitement de ce dossier.

Comme d’habitude, le traitement de ces dossiers suit une méthodologie très rigoureuse. Des sanctions administratives et judiciaires seront conséquemment appliquées au bout du processus. A la lumière de ces faits, qui dénotent à n’en pas douter, de l’ampleur de ces mauvaises pratiques tantôt énumérées, nous invitons tous les citoyens et citoyennes bur-kinabè, travailleurs du public ou du privé, à signaler toute forme de dysfonctionnement auprès des services compétents ou en appelant le Centre national d’appels en composant le 199. Ces faits qui sont loin d’être isolés, entachent sérieusement l’image de marque et la respectabilité de nos administrations. Ils sont préjudiciables aux services rendus aux populations qui souffrent déjà de l’impact du terrorisme déguisé sous plusieurs formes.

La société vertueuse dont nous rêvons pour nous et pour nos enfants devra être caractérisée par l’intégrité, la probité, la solidarité, la responsabilité, le respect des institutions et l’amour de la Patrie telle que prônée par le camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Le KORAG invite les citoyens à rester vigilants et à faire échec aux manipulations qui pourraient découler de cette lutte constante contre la corruption et les mauvaises pratiques notamment de la part d’individus qui perdront leurs privilèges ou avantages éventuels dans le traitement de ces dossiers ou qui pourraient en être impactés d’une manière ou d’une autre. Ensemble, œuvrons à la construction d’une société burki-nabè digne, intègre, juste, prospère et souveraine.

LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS

SITHO 2025: des professionnels découvrent les sculptures sur granit de Laongo et le musée de Warba de Zorgho

L’Agence nationale de promotion du tourisme « Faso Tourisme » a organisé un voyage touristique dénommé « Educ’tour », du 21 au 24 septembre 2025, dans les régions du Nakambé et d’Oubri. Une vingtaine d’acteurs de Tours opérateurs, d’agences de voyages et de tourisme, et de journalistes a visité le Symposium de sculpture sur granit de Laongo et le musée du Warba de Zorgho dans la région de Oubri.

L’Agence nationale de promotion du tou- risme « Faso Tourisme » multiplie ses efforts pour une meilleure visibilité des sites touristiques au Burkina Faso. Dans le cadre de la 15e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie (SITHO), qui se tient du 25 au 28 septembre 2025 dans la capitale burki- nabè, elle a organisé une visite des sites et attraits touristiques dans la région invitée d’honneur, le Nakambé, du 21 au 24 septembre 2025. Sur le chemin de découverte des potentialités de la région, les touristes venus du Burkina et du Mali, du Cameroun, de l’Afrique du Sud et un franco-ivoirien ont marqué des arrêts, dimanche 21 septembre, pour visiter le Symposium de sculpture sur granit de Laongo et le musée de Warba de Zorgho dans la région de Oubri.

A Laongo, la trentaine de visiteurs constitués d’acteurs de Tours opérateurs, d’agences de voyages et de tourisme, et de la presse a, pendant plus d’une heure, découvert la diversité des œuvres issues de l’imagination et de l’ingéniosité des artistes burkinabè et internationaux. Le Symposium de sculpture sur granit de Laongo a été créé en 1989 par le sculpteur burkinabè Siriki Ky. Aujourd’hui, il compte deux sites. Le premier site qui couvre une superficie d’environ 10 hectares compte plus de 300 œuvres et l’annexe plus de 200 œuvres d’art.

Le responsable de l’agence Voyages Afriq, Symphorien Kouabilé s’est dit émerveillé de découvrir un musée à ciel ouvert où plusieurs nationa- lités d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et d’Asie ont exprimé leurs talents et leur créativité. Pour lui, ce site mérite d’être connu au niveau mondial. A cet effet, il a promis de relayer ces merveilles à travers le monde afin que le symposium puisse attirer d’avantage de touristes et de visiteurs.

Créer une mémoire vive du warba

La visite s’est achevée par la prestation de danse.

Après Laongo, l’équipe a mis le cap sur la ville de Zorgho où elle a visité le musée de Warba. Le warba est l’une des danses les plus connues des moosé. Elle a quitté le terroir moaga pour enrichir le patrimoine culturel burki- nabè, africain et européen. Le warba a inspiré de nombreux musiciens de la musique moderne comme Georges Ouédraogo, Jean Claude Bamogo. Le chef de service de la médiation au musée national du Burkina Faso, Emmanuel Sawadogo, a expliqué que le musée de Warba a été créé en 2008 par l’Association jeunesse montante pour le développement du Ganzourghou qui a décidé de dotée la ville de Zorgho d’une mémoire vive de la danse du Warba.

L’objectif, a-t-il poursuivi est de faire la promotion de la danse Warba et de la pérenniser. De son avis, le musée est beaucoup fréquenté pendant les périodes scolaires par les élèves ainsi que certaines familles qui viennent le visiter. Pour attirer plus de public, l’association entend renouveler les expositions et organiser des ateliers et des foires sur le warba. La danse est pratiquée aussi bien par les hommes que par les femmes. L’objectif des danseurs est de se divertir, mais les instruments qui l’accompagnent véhiculent des messages codés connues par un petit nombre d’initiés, a précisé M. Sawadogo. A l’occasion, l’équipe a eu droit à deux prestations. Le premier groupe constitué uniquement d’hommes et la troupe féminine ont émerveillée les visiteurs.

Abdoulaye BALBONE

IIIe édition du Championnat national de pêche sportive: Top départ au barrage de Bazèga, les 26 et 27 septembre 2025

Le commissariat général de la pêche sportive a, au cours d’une conférence de presse, mercredi 24 septembre 2025, à Ouagadougou, officiellement lancé la IIIe édition du Championnat national de pêche sportive (CNPS) prévu se tenir, les 26 et 27 septembre 2025, au barrage de Bazèga (région du Nazinon).

Le Championnat national de pêche sportive (CNPS) est à sa IIIe édition. Au cours d’une conférence de presse, mercredi 24 septembre 2025, à Ouagadougou, le commissariat général de la pêche sportive a officiellement lancé l’évènement prévu se tenir, les 26 et 27 septembre 2025, au barrage de Bazèga dans la commune rurale de Toécé (région du Nazinon). Le CNPS se tient sur le thème : « Pêche sportive et développement du tourisme local », selon le commissaire général de la pêche sportive, Soumaila Ayo Azenwo, également président du comité d’organisation.

« La pêche sportive est une discipline que nous tentons de promouvoir au Burkina Faso pour protéger nos plans d’eau et préserver notre patrimoine halieutique. Au-delà de l’aspect compétitif et ludique, le CNPS se positionne comme une vitrine essentielle pour la préservation des écosystèmes aquatiques et une opportunité unique de valoriser le potentiel touristique local », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que le Burkina Faso, bien que dépourvu de côtes maritimes, dispose de plus de 1 200 plans d’eau répartis entre les Périmètres halieutiques d’intérêt économique (PHIE), les concessions de pêche, les fleuves, les aires protégées et les mares où peut se pratiquer la pêche sportive. Le thème, a renchéri Soumaila Ayo Azenwo, démontre qu’au-delà de son caractère « loisir et sport », la pêche est un moyen de magnifier le tourisme local.

Quid du choix du barrage de Bazèga

« Le choix du barrage de Bazèga n’est pas anodin. Cons- truit en 1957, cet ouvrage hydraulique historique, véritable poumon économique de la province, est aujourd’hui confronté à l’usure du temps et à des pratiques d’exploitation non durables. En organisant le championnat sur ce site, les organisateurs lancent un appel pressant à la prise de conscience collective pour la sauvegarde de cet espace vital, menacé de dégradation progressive », a répondu le commissaire général de la pêche sportive, à la question posée par la presse.

Le championnat mettra en lumière des pratiques modernes et responsables telles que le « catch and release » (capturer et relâcher), garantissant une gestion durable des ressources halieutiques, à ses dires. « Le CNPS est, entre autres, une alerte à l’opinion nationale, aux autorités locales et surtout aux usagers, de la disparition probable du barrage de Bazèga si rien n’est fait », a soutenu Soumaila Ayo Azenwo. Aussi, a-t-il ajouté, ce sera l’occasion de mener des actions en faveur de la promotion et la préservation de l’écosystème aquatique des étangs et des points d’eau, la protection de l’environnement ainsi que la promotion du tourisme local.

La IIIe édition du CNPS est organisée en partenariat avec l’Association des pêcheurs à la ligne du Faso. Le sponsor officiel est l’Association russo-burkinabè « African Initiative » avec à la clé, la participation de Cubains et de Russes qui se sont inscrits. A écouter Soumaila Ayo Azenwo, durant ces 48h, en plus de la compétition, une école de pêche qui vise à apprendre la bonne pratique de la pêche, est prévue avec un trophée et la somme de 75 000 F CFA pour le vainqueur de la compétition, 50 000 F CFA pour le 2e et 25 000 F CFA pour le 3e. Le commissaire général de la pêche sportive a, par ailleurs, invité la population à adhérer en s’inscrivant à cette IIIe édition du CNPS.

« En plus des vertus de la pêche sportive qui allie passion et patience, concentration et dextérité pour prendre un poisson, elle constitue un moyen efficace de sensibilisation à la protection des plans d’eau chèrement acquis et de notre patrimoine halieutique et aquatique », a-t-il lancé. Les frais de participation au CNPS 2025 s’élèvent à 5 000 F CFA et donne droit à un permis de pêche valable 1 an. Les poissons pêchés seront relâchés après avoir été enregistrés et validés par le comité d’organisation.

Boukary BONKOUNGOU

Campagne agricole humide dans le Nakambé : la plaine rizicole de Bidiga attend 112 tonnes de riz

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité la plaine rizicole de Bidiga de 25 ha, dans le Nakambé, mercredi 24 septembre 2025, dans le cadre de sa tournée dans les régions du Nazinon, du Nakambé et du Gulmu, du 22 au 24 septembre 2025.

Dans le village de Bidiga, dans la région du Nakambé (province du Boulgou), une plaine rizicole a accueilli le ministre d’Etat, ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié et sa délégation, mercredi 24 septembre 2025. Sur cette exploitation de riz de variété
TS2 d’une superficie aménagée et exploitée de 25 hectares (ha), travaillent 106 exploitants dont 40 femmes.

Selon les techniciens d’agriculture, la plaine rizicole de Bidiga, aménagée entre 1972 et 1973, réhabilitée en 1989 et exploitée par la Société coopérative simplifiée (Scoops) Binka a bénéficié de 1000 kg de semences, de 5 000 kg de NPK et de 5 000 kg d’urée avec un rendement attendu de 4,5 t/ha et une production prévisionnelle de 112 tonnes (t). Munie d’un système de drainage de l’eau de barrage, la plaine de Bidiga offre une marge bénéficiaire de 433 400 FCFA pour un résultat net de 10 835 000 FCFA pour 25 ha. Les exploitants se sont engagés à produire du blé sur 5 ha à partir de novembre 2025 et revendre 10 t de riz sous engagement de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire du Burkina Faso (SONAGESS).

Ils ont dit vouloir également revendre 80 t de riz à la SONAGESS dans l’opération d’achat bord champ. Les riziculteurs ont informé le ministre d’Etat de l’ensablement du barrage avec une diminution de sa capacité de stockage et une insuffisance d’eau pour exploiter toute la plaine en campagne sèche. En réponse aux difficultés éprouvées par les agriculteurs de Bidiga, le commandant Ismaël Sombié a mis en garde contre l’exploitation de la bande de servitude du cours d’eau, l’un des facteurs favorisant son ensablement entrainant son tarissement précoce à partir de février.

Plaidoyer pour le curage du barrage

Profitant de la visite du ministre d’Etat, ministre chargé de l’Agriculture, les producteurs rizicoles ont plaidé pour le curage du barrage, la réhabilitation de la plaine et
l’organisation d’un voyage d’études et de partage d’expériences. A ce propos, le premier responsable du département en charge de l’agriculture a indiqué que le meilleur voyage d’études et de partage d’expériences serait à Bagré qui est un lieu de l’expérimentation de la science agricole.

S’agissant du curage du barrage, le commandant Ismaël Sombié a assuré qu’à la fin de la campagne pluvieuse, la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) et l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH) vont engager une vaste opération de curage des barrages. A la fin de la visite du champ rizicole à Bidiga, le ministre d’Etat, chargé de l’agriculture a félicité les producteurs tout en les encourageant à s’investir pleinement dans l’agriculture qui est un secteur promoteur.

Boukary BONKOUNGOU