Initiative présidentielle Faso Mêbo: le Groupement d’escorte et d’honneur de la gendarmerie apporte son soutien

Le Groupement d’escorte et d’honneur de la Gendarmerie nationale, corps de la gendarmerie mis à la disposition de la présidence du Faso, a offert 10 tonnes de ciment et du matériel à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, jeudi 25 septembre 2025, à Ouagadougou.

Dans la dynamique d’apporter sa contribution à la construction du pays, le Groupement d’escorte et d’honneur de la Gendarmerie nationale, corps de la gendarmerie mis à la disposition de la présidence du Faso, a fait don de 10 tonnes de ciment et de matériel pour soutenir l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Le matériel est composé de pelles, brouettes… La remise a eu lieu, jeudi 25 septembre 2025, à Ouaga- dougou. Le porte-parole du groupement, l’adjudant-chef, Idriss Ilboudo, a indiqué qu’en plus du don, leur équipe effectuera des Travaux d’intérêt général. A cet effet, il a expliqué qu’outre le personnel présent sur le site de l’initiative, des agents ont été déployé au sein du Mémorial Thomas-Sankara pour la pose des pavés.

« L’Initiative présidentielle Faso Mêbo est une initiative appréciée et soutenue
par tous les Burkinabè », a-t-il relevé. M. Ilboudo a donc lancé un appel aux filles et fils du pays des Hommes intègres à s’unir pour la construction d’un Burkina où il fait bon vivre. L’adjudant-chef a indiqué que le Groupement d’escorte et d’honneur de la gendarmerie nationale est composé de trois entités, l’Escadron musique, l’Escadron d’honneur et l’Escadron motocycliste. La présence de l’escadron musique a égayé le public sur les lieux. Pour M. Ilboudo cette animation musicale contribuera à motiver les collègues qui effectuent les travaux physiques sur place.

Aly SAWADOGO
Soukriya NACRO
(Stagiaire)

Initiative présidentielle Faso Mêbo: les VDP du Kénédougou donnent 10 tonnes de ciment

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La coordination provinciale des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) du Kénédougou (région du Guiriko) a remis 10 tonnes de ciment à l’initiative présidentielle Faso Mêbo, le samedi 20 septembre 2025 à Bobo-Dioulasso.

En plus de leur engagement aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la reconquête du territoire national, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la province du Kénédougou ne veulent pas rester en marge des actions de développement du pays. En effet, leur coordination provinciale a répondu à l’appel lancé par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour la construction du pays, en remettant dix tonnes de ciment à l’initiative présidentielle Faso Mêbo.

Le don a été reçu par le responsable de la coordination de Faso Mêbo de la région du Guiriko, le capitaine Mahamadou Hema, le samedi 20 septembre 2025, au siège de Faso Mêbo à Bobo-Dioulasso.

Selon le porte-parole de la coordination provinciale des VDP du Kénédougou, Moussa Traoré, ce geste vise à accompagner l’initiative présidentielle lancée par le président du Faso à chaque Burkinabè pour le développement du pays, surtout en tant qu’acteurs majeurs de la lutte pour la reconquête du territoire national. Il a profité de l’occasion pour lancer un appel à l’ensemble des Burkinabè à l’union afin de construire le pays.

« C’est l’occasion pour moi de demander à tous les Burkinabè de mettre les mains dans la pâte et de se joindre à l’initiative présidentielle Faso Mêbo afin de bâtir notre pays, le Burkina Faso », a-t-il laissé entendre.

Le responsable de la coordination de Faso Mêbo de la région du Guiriko, le capitaine Mahamadou Hema, n’a pas manqué de féliciter et de saluer ce geste de la coordination provinciale des VDP du Kénédougou, tout en les invitant à plus de rigueur au travail pour la reconquête du territoire national.

Jessica RABO
(Stagiaire)

Brigade des Volontaires pour la défense de la patrie: le lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo aux commandes

Le Chef d’Etat-major général des armées, le général de brigade Moussa Diallo, a installé le nouveau commandant de la Brigade des Volontaires pour la défense de la patrie (BVDP), le lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo, dans ses fonctions le jeudi 25 septembre 2025, à Ouagadougou.

Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) répondent désormais aux ordres du lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo. Nommé en remplacement du colonel Thomas Savadogo. Il a été installé officiellement dans ses fonctions par le Chef
d’Etat-major général des armées, le général de brigade Moussa Diallo, jeudi 25 septembre 2025, à Ouagadougou.

Tout en remerciant les plus hautes autorités du pays pour la confiance placée en lui, le nouveau commandant a dévoilé son ambition de faire de la Brigade des VDP (BVDP) un symbole vivant de la mobilisation du peuple pour la défense de son intégrité. Pour ce faire, le lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo a indiqué que son action reposera sur cinq grands piliers. Le premier qu’il a cité est la restructuration des forces pour plus d’efficacité. « Pour être en phase avec les défis sécuritaires du moment, il est impératif de rationaliser nos forces pour optimiser leur efficacité.

C’est pourquoi, j’engagerai la réorganisation et la restructuration des bataillons mixtes de marche afin de les rendre plus opérationnels, plus rapides dans la riposte et plus flexibles dans leur déploiement », a-t-il indiqué.

Le commandant de la BVDP a confié également qu’il procèdera au regroupement régional des VDP communaux afin de concentrer les forces dans les zones à fort défi sécuritaire, en les déployant où ils sont le plus nécessaires pour assurer la protection des populations et favoriser la reprise des activités socio-économiques. « Une force bien organisée est une force qui gagne », est-il convaincu.

Le renforcement du lien armée-nation constitue également l’un des grands chantiers du nouveau commandant. De son avis, les VDP doivent être le pont entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et la population. « Etant issus du peuple, ils doivent le servir. Leur présence dans chaque village et quartier doit rimer avec protection, mais aussi avec collaboration », a-t-il estimé.

Le lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo ambitionne par ailleurs de faire des VDP des acteurs du développement tout en restant des sentinelles de la nation. De son avis, leur rôle ne doit pas se limiter seulement aux opérations militaires. « La défense de la patrie est une entreprise collective qui va bien au-delà.
Les VDP doivent inspirer la jeunesse à prendre en main leur destin et à être prête à s’investir pour son pays », a-t-il soutenu.

Préparer l’avenir des VDP

Le nouveau commandant veut, en outre, faire de la BVDP un catalyseur de la résilience communautaire. Les VDP doivent être en son sens, le ciment qui unit les communautés face à l’adversité. « Une population informée et préparée ne cède pas à la peur mais à la capacité de transformer la passivité en action, la peur en courage et la désunion en solidarité », est-il convaincu.

Le lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo entend également anticiper la fin de la crise afin de préparer l’avenir des VDP. A cet effet, il a annoncé qu’un projet de reconversion « ambitieux » sera initié à leur profit. Il s’agira, a-t-il indiqué, de mettre en place des formations professionnelles et des opportunités d’emploi qui leur permettront de réintégrer la vie civile avec des compétences nouvelles et valorisantes dans les domaines de l’agro-sylvo-pastoral, de l’artisanat, des technologies et d’autres secteurs de métier.

« Des efforts seront consentis pour accorder la priorité aux VDP sur le marché de l’emploi en fonction des compétences et des qualifications acquises », a déclaré le nouveau commandant. Bien que prévoyant des réformes, le lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo entend également consolider les acquis engrangés par son prédécesseur. « Vous avez su inculquer aux VDP les valeurs de courage, de discipline, de patriotisme et de respect des droits humains dans l’exécution de leurs missions opérationnelles. L’héritage que vous nous laissez est inestimable. Il constitue une fondation solide sur laquelle je m’appuierai », a-t-il dit au colonel Thomas Savadogo.

Des mots qui ont conforté le commandant sorti de la BVDP, le colonel Thomas Savadogo, dans son sentiment de devoir accompli. Loin de s’appesantir sur les réalisations faites, il a rendu hommage à l’ensemble du personnel de la BVDP pour le noble combat mené ensemble pour la liberté et la dignité du Faso.
Tout en relevant que des défis demeurent, il a affirmé de ne pas douter de la capacité de son successeur, précédemment commandant adjoint de la BVDP à les relever. Il a, toutefois, marqué sa disponibilité à l’accompagner dans la réussite de sa mission.

Nadège YAMEOGO

 

Agenda femmes, paix et sécurité: les acteurs évaluent la mise en œuvre des engagements

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale tient, les 25 et 26 septembre 2025, à Ouagadougou une session ordinaire de la Commission nationale du suivi de la mise en œuvre des engagements du Burkina Faso en faveur de la femme (CNSEF). La rencontre est placée sur le thème « Examen et validation du rapport pays sur la mise en œuvre de l’Agenda femmes, paix et sécurité ».

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale veut s’assurer d’une meilleure mise en œuvre des engagements pris en faveur de la femme. Dans ce sens, le
département organise, les 25 et 26 septembre 2025 à Ouagadougou, une session ordinaire de la Commission nationale du suivi de la mise en œuvre de ces engagements. La session est placée sur le thème « Examen et vali- dation du rapport pays sur la mise en œuvre de l’Agenda femmes, paix et sécurité ».

Selon le chargé de mission du ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Livin- gstone Saba, cette rencontre vise à présenter le projet de rapport pays sur la mise en œuvre de l’Agenda femmes, Paix et Sécurité. A l’issue de la présentation les participants seront invités à faire des amendements et à formuler des recommandations dans le but d’enrichir le rapport, a-t-il poursuivi. M. Saba a expliqué que le rapport
reflète les progrès réalisés, les bonnes pratiques mais aussi les défis auxquels les acteurs doivent faire face dans un contexte national marqué par des défis sécuritaire, humanitaire et socio-économique.

L’engagement des acteurs salués

Il a aussi confié que ce rapport constitue un outil de suivi et d’évaluation, mais aussi un cadre d’orientation qui va permettre de renforcer les acquis, identifier les défis et proposer des réponses adaptées au contexte actuel.

M. Saba a salué l’engagement des membres de la commission, des organisations de la société civile, ainsi que des partenaires techniques et financiers qui contribuent chacun à leur niveau à la mise en œuvre effective de l’Agenda « femmes, paix et Sécurité » au Burkina Faso.

La représentante du PNUD et coordinatrice du projet « Femmes-Paix-Sécurité », Rokhaya Paquita, a affirmé que ce projet vise à renforcer la contribution effective des femmes et des jeunes filles aux instances de décision sur les plans national, régional et local et une meilleure participation aux processus politiques et de consolidation de la paix au Burkina Faso.

Mme Paquita a également notifié que dans un contexte de défis sécuritaire et humanitaire, le projet va promouvoir la mise en œuvre de l’Agenda « Femmes-Paix et Sécurité », découlant de la Résolution 1325 et connexes ainsi que la participation politique des femmes pour une gouvernance inclusive. Rokhaya Paquita a assuré que chaque année, un compte rendu sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’Agenda « Femmes-paix et sécurité » est dressé en vue de respecter les engagements vis-à-vis du cadre continental de résultat.

 

Abdoulaye BALBONE
Bénédicte KAM
(Stagiaire)

Lutte contre le trafic de stupéfiants :plus de 500 kg de chanvre indien saisis à Kaya et Ouagadougou

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Le Service régional de la Police judiciaire de la région des Kuilsé (SRPJ-Kuilsé), dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, a réalisé une grande opération de saisie de plus de 500 kilogrammes de chanvre indien à Kaya et Ouagadougou.

Sur la base d’informations reçues et faisant cas de l’existence d’un réseau de trafic de drogue dans la ville de Kaya et d’autres localités du pays, le SRPJ-Kuilsé a mené de minutieuses investigations qui ont permis une première saisie de sept (7) kilogrammes de chanvre indien au secteur 4 de la ville de Kaya.

La suite de l’enquête a révélé l’étendue du réseau dans la ville de Ouagadougou, précisément dans les quartiers Boassa et Sondogo et dans la commune de Saaba. Ce qui a permis de saisir respectivement six (6) et dix (10) sacs contenants chacun cinquante (50) plaquettes de chanvre indien.

L’ensemble de ces opérations ont permis de saisir au total cinq cent soixante-quinze virgule quinze (575,15) kilogrammes de chanvre indien d’une valeur estimée à quatre-vingt millions (80 000 000) de francs CFA.

Les enquêteurs ont également réussi à appréhender un membre actif du réseau, saisir une moto et du numéraire.
La Police nationale remercie encore une fois les populations grâce à qui ce résultat a été atteint. Elle les exhorte à toujours poursuivre la dynamique de collaboration tout en continuant de dénoncer les cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.

La Police nationale, une force publique au service des citoyens

Tourisme et Hôtellerie: des potentialités du pôle de croissance de Bagré présentées aux professionnels du tourisme

Dans le cadre du 15e Salon international du tourisme et de l’hôtellerie (SITHO), l’agence nationale de promotion du tourisme « Faso Tourisme » a organisé un voyage touristique dénommé « Educ’tour » du 21 au 24 septembre 2025 dans la région du Nakambé. A l’occasion, des professionnels du tourisme et de médias ont visité plusieurs sites au pôle de croissance de Bagré les 23 et 24 septembre 2025.

Le pôle de croissance de Bagré avec ses infrastructures hydroélectriques, ses plaines aménagées pour l’agriculture et son centre écotouristique constitue un lieu d’attraction des visiteurs. Pour montrer les potentialités du pôle, des professionnels du tourisme ont séjourné à Bagré les 23 et 24 septembre 2025. C’était à l’occasion d’un voyage touristique dénommé « Educ’tour » organisé par l’agence nationale de promotion du tourisme « Faso Tourisme » du 21 au 24 septembre dans la région du Nakambé.

Cette sortie qui s’inscrit dans le cadre de du 15e Salon international du tourisme et de l’hôtellerie (SITHO) a mobilisé une trentaine de personnes constituées des Tours opérateurs, des agences de voyages et de tourisme et des acteurs des médias venus du Burkina Faso, du Mali, du Cameroun, de la Côte d’ivoire, de l’Afrique du Sud et de la France. Ainsi, elles ont visité la centrale hydro-électrique, le centre d’élevage piscicole à cage flottante, une ferme piscicole où un site est réservé à la pêche sportive, un centre d’étuvage de riz, un champ de cacao et de bananiers et le centre écotouristique.

Le barrage de Bagré a une capacité d’1,720 milliard de m³ d’eau et une superficie de 28 500 hectares. L’infrastructure dont la construction a débuté en 1989 et la mise en eau effectuée en juillet 1992, fait aujourd’hui la fierté de la localité. Selon le responsable de la division exploitation de l’infrastructure hydroélectrique, Issaka Kaboré, la première vocation du barrage est l’agriculture. « Si la cote atteint 226, 70 m, nous arrêtons la production de l’électricité au profit de l’agriculture », a-t-il précisé.

La pêche sportive, une réalité à Bagré

Le centre d’élevage piscicole produit annuellement plus d’un million d’alevins selon le chef du centre, Bassory Ouattara.

Le pôle de croissance dispose d’un centre d’élevage piscicole. Fruit de la coopération entre le Burkina et la Chine Taiwan, le centre a pour vocation la production et la commercialisation des alevins.Selon le chef du centre Bassory Ouattara, sa structure produit par an plus d’un million d’alevins. La production de poissons à cage flottante est aussi pratiquée à Bagré. Elle a été lancée le 20 juillet 2024, a indiqué le chef
de l’unité technique du périmètre halieutique du plan d’eau de Bagré, Boalidjoa Ouali.

Il a aussi souligné que plus de 250 cages flottantes sont installées sur le plan d’eau et exploitées par 80 exploitants privés. « Les récoltes ont commencé le 20 décembre 2024 et nous sommes aujourd’hui autour de 200 tonnes de poissons produits », a-t-il assuré. En sus de la production de poissons à cage flottante, d’autres promoteurs pratiquent d’autres types de pisciculture. C’est le cas de Souleymane Yougbaré dont la ferme est spécialisée dans la production d’alevins de poissons dans des bassins piscicoles. Il est aussi spécialisé dans la promotion de la pêche sportive.

A l’occasion, l’équipe s’est adonnée à la pratique qui demande la patience et une concentration. Certains ont su tirer leur épingle du jeu en péchant de gros poissons. Les visiteurs ont aussi découvert le Centre Eco-Touristique où ils ont passé deux nuits. Le centre est un complexe hôtelier à vocation touristique et d’édu- cation environnementale. Il dispose de salles d’hébergement, de salles de conférence, d’un restaurant, d’une piscine, d’une plage artificielle et d’un espace de jeux pour enfant.

Abdoulaye BALBONE

SITHO 2025: le centre d’élevage piscicole produit annuellement plus d’un million d’alevins selon le chef du centre, Bassory Ouattara.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié représentant le Premier ministre a patronné, ce jeudi 25 septembre 2025 à Ouagadougou, l’ouverture de la 15e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou.

C’est parti pour la 15e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) et ce, jusqu’au 28 septembre prochain. Le top départ a été donné par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, représentant le Premier ministre. Placée sur le thème « Tourisme et intégration des peuples du Sahel », la cérémonie d’ouverture a été marquée par des prestations d’artistes, des allocutions, des ballets et des prestations de troupes.

Le ministre chargé du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a invité les festivaliers à explorer les opportunités, à nouer des partenariats.

Le représentant des parrains, Mohamed Ag Alhousseini a remercié les autorités du Burkina Faso pour ce salon, d’une grande importance pour le secteur. Pour lui, l’hôtellerie et le tourisme constituent un vecteur de création de biens, un maillon essentiel de l’économie locale. « Le tourisme ne connait pas de frontières, il tisse des liens. Il offre des emplois à la jeunesse et renforce la résilience de nos économies », a-t-il ajouté.

Le représentant du ministre chargé du Tourisme du Ghana, pays invité d’honneur, Joseph K. Amo s’est dit honoré de sa participation au SITHO. Ce choix, a-t-il laissé entendre, contribue à renforcer davantage les relations entre les deux pays.

La ministre de l’Artisanat et du Tourisme du Niger, Aghaichata Guichene Atta, livrant le message des pays invités spéciaux (Niger et Mali), a salué l’accueil et la qualité de l’organisation de l’édition 2025 du SITHO. Elle a promis que les deux pays s’engagent à travailler main dans la main avec le Burkina Faso pour développer le tourisme en vue d’en faire un instrument de cohésion sociale et renforcement de l’unité des peuples. Elle a saisi l’occasion pour inviter les partenaires et pays amis à participer au Festival de l’AES prévu du 1er au 3 décembre prochain à Agadez, une occasion de découvrir le patrimoine culturel du Niger.

Redéfinir les stratégies de promotion du tourisme

Prononçant le discours du Premier ministre, le ministre de la Communication, de
la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que le thème : « Tourisme et intégration des peuples du Sahel » reflète une vision politique et un acte de foi en l’avenir des Etats du Sahel.

Le ministre chargé du Tourisme du Niger, Aghaichata Guichene Atta, a promis travailler avec les autres pays de l’AES pour faire du tourisme un instrument d’unité des peuples.

« Il nous rappelle que nos destins sont liés et que le tourisme peut être un puissant facteur d’union car il sait transcender les frontières artificielles et créer des passerelles de compréhension et de solidarité », a-t-il précisé. Le ministre chargé de la Culture a exhorté les participants au SITHO à explorer les opportunités qui s’offriront à eux, à nouer des partenariats et à dessiner, ensemble, les contours d’un tourisme plus durable, plus inclusif et plus authentique.

Pour y parvenir, il a souligné la nécessité pour les décideurs de redéfinir les stratégies de promotion du tourisme, en prenant en compte l’évolution actuelle du marché national et sous régional. La réussite des politiques publiques repose, à son avis, sur l’implication des acteurs privés mais aussi sur la réalisation de grandes infrastructures qui répondent aux normes et standards internationaux et s’adaptent aux besoins des touristes nationaux.
C’est dans ce sens, a relevé le ministre Ouédraogo, que le Burkina Faso, sous la houlette du capitaine Ibrahim Traoré, a entrepris la réalisation de grands projets tels que la construction de voies visant le désenclavement des sites touristiques et la mise en place d’un cadre juridique attractif afin de créer un environnement propice à l’investissement privé.

Adama SEDGO

Reconquête du territoire national: la région du Djôrô retrouve ses limites territoriales

Les actions coordonnées des forces combattantes dans les régions du Djôrô et des Tannounyan ont permis de réinstaller des populations de plusieurs dizaines villages et hameaux de culture et favoriser la réouverture et la consolidation du trafic routier sur la route national 11 (route Gaoua-Banfora). A ce jour, le constat fait état d’une vie retrouvée, avec le retour des services sociaux de base, et la présence de l’Etat via un dispositif type tout le long de la RN11.

Le Burkina Faso a traversé plusieurs étapes dans son processus de reconquête opérationnelle du territoire national. Depuis l’introduction de la guerre contre les terroristes, son développement, son intensification, la stabilisation et la consolidation des acquis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont confirmant à ce jour les 72% de territoire reconquis dont le ministre de la Défense nationale a fait cas lors de la dernière évaluation des membres du gouvernement.

Sur les traces de la centaine de villages administratifs et hameaux de culture libérés dans les régions de Djôrô et des Tannounyan, une équipe de journalistes a pu toucher du doigt ce qu’il convient de reconnaitre comme une vraie bataille rangée pour l’honneur et la dignité. En effet, le premier village foulé est celui de Lou (un nom d’emprunt qui signifie la vallée forestière en Lobiri). Il avait été déguerpi à l’arrivée des groupes armés terroristes en 2020. Les populations dans leur fuite ont laissé derrière elles des terres cultivables, des biens matériels, du bétail entre autres.

L’administration publique, notamment les services déconcentrés (services agriculture, vétérinaires, centres de santé, écoles primaire et post-primaire) avaient été saccagés, dynamités et incendiés. Deux à trois ans après, la « civilisation » est de retour, la vie a repris ses droits, les champs présentent une physionomie reluisante, les us, coutumes, traditions sont réactivés.

Les marchés et les boutiques dans les quartiers ont tous réouvert. Balayant d’un revers de la main les sombres moments de son village, Laurent, un citoyen de Lou, préfère nous présenter son compte d’exploitation pour la campagne agricole en cours. « J’ai emblavé 12 hectares de maïs, 2ha de soja, 7ha de coton, 5ha de niébé entre autres. L’essentiel est que le village soit relogé et plus rien ne saurait perturber la quiétude des populations, tant nous sommes décidés », a-t-il poursuivi.

Plus loin, une autre localité à cheval entre les régions du Djôrô et de Tannounyan. Il s’agit de la commune rurale de Koun-Woh (nom d’emprunt qui signifie ruche en langue Lobiri). Ce département situé dans la province de la Comoé couvre une superficie estimée à plus de 2 800 km² et compte plus de 45 000 habitants, selon le dernier recensement général de la population. Koun-Woh avait vu sa trentaine de villages administratifs et hameaux de culture littérairement vidés.

Les terroristes y ont mis pieds depuis 2020, faisant main basse sur les champs et le bétail. Ils ont tué des populations innocentes et imposé un mode de vie confessionnelle, selon notre guide Grégoire (nom de grin). Ce dernier explique que des familles entières se sont disloquées et des villageois disparus à jamais. Son récit du martyre que les populations ont vécu au cours de ces années noires de l’insécurité laisse pantois.
« Mais plus rien ne sera comme avant », a-t-il conclu.

La Patrie, ou la mort !

Selon Grégoire, la construction d’habitats en matériaux définitifs prouve que les populations sont confiantes.

« Cela est arrivé parce qu’il s’agissait d’un phénomène nouveau. Sinon, désormais, sur ces terres, nous ne pensons pas qu’un individu peut s’aventurer chez nous et faire ce que bon lui semble. Nous avons vu, nous avons compris et ça nous a ouvert les yeux. Le sacrifice consenti par les VDP et les forces combattantes afin que nous revenions sur nos terres ne peut être vain », confie-t-il le regard triste mais déterminé.

Grégoire, marié et père de 6 enfants, salue, la main sur le cœur, les plus hautes autorités qui, selon lui, ont vite fait de prendre le taureau par les cornes. Il est particulièrement reconnaissant du déploiement des combattants et de la stratégie de reconquête et de consolidation des zones en perte de contrôle dans la zone limitrophe de la région du Djôrô. « N’eut été cette intervention rapide, des villages entiers pourraient être rayés de la carte du Burkina Faso », a fait savoir celui-là qui s’est présenté comme un « Wayiyan » et un VDP.

Le chef du village de Koun-Woh partage la même analyse de la situation sécuritaire. Contraint de quitter le village pour une localité plus stable et
sécurisée à une vingtaine de kilomètres de sa circonscription administrative, le chef affirme avoir vécu ce qu’aucun chef ne peut souhaiter à son semblable. Sa juridiction traditionnelle a été déguerpie en pleine journée sous la baïonnette des forces du mal.

Situation sous contrôle

Centres de santé et dépôt pharmaceutiques sont à nouveau fonctionnels dans la commune
de Koun-Woh.

« Ils ont élu domicile dans certaines concessions, ont essayé de s’implanter en organisant l’occupation de nos terres. Et comme ils étaient plusieurs factions, ils coordonnaient leurs attaques et délimitaient soigneusement les zones dont ils ont besoin (…) », se rappelle-t-il. Aujourd’hui le chef de Koun-Woh, sur un ton guerrier, scande aux côtés de ses sujets la devise du Burkina « La Patrie, ou la mort, nous Vaincrons ! ».

La reconquête de la RN11 et de centaines de villages le long du tronçon a coûté du sang et de la sueur. Jusqu’à ce jour les VDP et FDS déployés dans la zone en détachement ou au sein d’unités mobiles tactiques ou encore au compte de groupes d’actions rapides de surveillance, ne ferment pas l’œil. Les patrouilles et autres « actions feu » se poursuivent puisque l’ennemi surfe sur la frontière avec des pays voisins et utilise les barrières naturelles terrestres pour espérer surprendre les hommes sur le terrain.

A ce jour, les expéditions punitives des « boys » dans le Djôrô ont été un franc succès, la situation est quasiment sous contrôle selon les officiers du théâtre des opération du Groupement de forces pour la sécurisation de l’Ouest (GFSO). Mais comme on aime à le dire dans la région du Djôrô, pour avoir été déjà mordu par un serpent, même le lombric peut apeurer. Les différents chefs d’unités ou de détachement qui assurent et coordonnent les actions sur le terrain ne sont pas allés du dos de la cuillère pour expliquer à quel point la bataille fut rude.

Sans s’attarder sur des victoires, ils indiquent que le vrai satisfecit c’est la réouverture de la RN11 avec un trafic dans les deux sens de jour comme de nuit. Aussi, le retour des populations dans leurs localités d’origine assurant paisiblement leurs activités quotidiennes sans se soucier justifient le sens de l’engagement des combattants. En un mot, la vie au village a repris son cours jadis, puisque les services sociaux de base (CSPS, écoles primaires et secondaires) sont fonctionnels, les préfectures, et mairies sont également en service en ce moment.

Wanlé Gérard COULIBALY

Partenariat AES-Russie: de bons acquis sur le plan sécuritaire

Les ministres des affaires étrangères de l’AES et celui de la Russie ont eu une séance de travail le mercredi 24 septembre 2025, à New York. Ensemble, ils ont fait le point de la coopération entre les deux pays. 

Les pays membres de l’AES et la Russie ont marqué un arrêt pour faire le point de leur coopération militaire, économique…C’est le mercredi 24 septembre 2025, à New York, aux Etats-Unis d’Amérique à la faveur de la 80e Assemblée générale des Nations unies que les ministres des affaires étrangères de l’AES et celui de la Russie ont jaugé les acquis de la relation bilatérale. A cette rencontre qui s’est tenue dans le cadre du mécanisme de consultation mis en place en avril 2025, à Moscou entre les ministères des Affaires étrangères de la Russie et celui des États de la Confédération AES, le ministre malien des affaires etrangeres, Abdoulaye Diop a revele que des avancées importantes qui ont été enregistrées entre les deux pays.

Le partenariat stratégique, les questions de défense et de sécurité ont été évoquées en priorité.

“Sur le plan de la sécurité, il y a quelques semaines, les ministres de la Défense des trois pays se sont retrouvés à Moscou et des résolutions importantes ont été prises pour pouvoir renforcer le travail en commun et pouvoir apporter le soutien militaire et technique nécessaire à la matérialisation de la force unifiée de l’AES”, a affirmé M. Diop. Il a ajouté : ”Nous avons aussi procédé à un échange de vues sur la situation sécuritaire et la situation politique au niveau de nos trois pays, mais aussi au niveau de la région”.

La coopération entre l’AES et certaines organisations régionales africaines ont été abordées. “Nous avons soulevé notre vision qui est celle de la nécessité pour ces organisations d’avoir une grille de lecture qui soit conforme aux réalités des pays de l’AES. Les pays de l’AES et la Russie, sur  le plan économique ont renouvelé leur engagement à travailler pour le renforcement des relations économiques et commerciales entre de l’AES et la Russie.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a réaffirmé l’engagement de la Russie à soutenir  la Confédération AES dans sa lutte contre le terrorisme. Pour preuve, il a confirmé : « nous allons continuer à apporter le soutien nécessaire à l’AES pour gagner la lutte contre le terrorisme, notamment à travers le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Nous tenons à la stabilisation et à l’intégrité territoriale de l’espace AES ». Le ministre malien des affaires etrangeres, Abdoulaye Diop a remercié la Fédération de Russie pour son accompagnement, son soutien aux pays de l’AES sur les questions de paix et de sécurité.

 

Forum « Investir au Burkina » : Le Premier ministre invite la diaspora africaine à se mobiliser

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a reçu en audience, le mercredi 24 septembre 2025, à New York, le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Roland Sow. Le chef du gouvernement et son hôte ont échangé sur le Forum « Investir au Burkina » qui se tiendra en à Ouagadougou.

 Les 9 et 10 octobre prochain se tiendra à Ouagadougou, le forum « Investir au Burkina »  sous l’égide de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso(CCI-BF). Présent à New York, pour inciter les investisseurs étrangers et la diaspora burkinabè à y prendre part,  une délégation de la CCI-BF conduite par le président de la délégation spéciale consulaire de la CCI-BF, Roland Sow, est venu s’entretenir avec le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Justifiant la raison de leur rencontre avec le chef du gouvernement, le président Sow a dit qu’il était très important de venir faire au Premier minitsre, le point de leurs activités,  de tout le parcours qui jalonne l’organisation de ce forum. Mais aussi accompagner la délégation du Burkina à porter haut la voix du pays lors de la 80e Assemblée générale des Nations unies. “ Nous avons été à Abu Dhabi, à Dubaï, en Chine et dans d’autres pays. Et, aujourd’hui, nous sommes aux États-Unis, à New York.

Nous mettons à profit notre séjour pour pouvoir rencontrer des investisseurs et aussi les inviter à participer à ce forum”. Le forum « Investir au Burkina » va regrouper plus de 500 investisseurs du monde selon ses organisateurs. “L’objectif est que notre économie, qui porte sur le développement endogène, doit être portée et par les investisseurs étrangers et par les Burkinabè eux-mêmes”, a-t-il dit.

Le président de la délégation spéciale consulaire de la CCI-BF, Roland Sow (2e gauche vers droite) a invité les hommes d’affaires à travers le monde à prendre part au forum.

Lors de la rencontre avec le Premier ministre la délégation de la CCI-BF l’a aussi fait le point des investissements qui sont portés par les Burkinabè dans le secteur agricole,  industriel,  infrastructurel…“On dit que le développement passe par les infrastructures, et la chambre de commerce est dans cette dynamique de pouvoir améliorer la qualité des infrastructures dans notre pays”, a-t-il signifié. A l’entendre, sa délégation mettre à profit son séjour pour échanger avec la diaspora et les motiver à investir au pays.

Tout en félicitant la CCI-BF pour son initiative, le Premier ministre a salué la dynamique actuelle, marquée par la mise en œuvre de réformes courageuses instruites par le gouvernement, destinées à soutenir l’émergence d’un secteur privé compétitif et pleinement engagé dans le développement du pays. Le chef du gouvernement a encouragé la mobilisation de la diaspora africaine pour ce grand rendez-vous économique que représente le forum, tout en rappelant la vision nationale en matière d’investissements, qui refuse la logique de prédation et de pillage des ressources et privilégie des investissements responsables, impliquant les nationaux et favorisant un véritable transfert de compétences.

Selon le Premier ministre, à travers ce forum et les réformes en cours, le gouvernement entend offrir un environnement propice à des partenariats solides et équitables, afin de bâtir une économie souveraine où le secteur privé joue un rôle moteur aux côtés de l’État. “L’essentiel pour nous, c’est qu’on arrive à développer notre tissu économique à travers l’industrie, l’agroalimentaire et tous les instruments de production. Il faut consommer ce qu’on produit. Et si, on a la chance de pouvoir porter cette industrie, cette transformation agro-siliopastorale, je pense que le Burkina, dans quelques années, va être un pays très émergent”, a affirmé le président de la délégation spéciale consulaire de la CCI-BF, Roland Sow.

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

(New York)