Violences basées sur le genre: une session de communauté de pratique pour  renforcer le réseautage

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L’Association SOS/Jeunesse et Défis membre du réseau Alliance Droits et Santé a tenu une session de communauté de pratique sur les violences basées sur le genre, mercredi 24 septembre 2025 à Ouagadougou.

Dans la promotion de l’abandon des violences à l’égard des femmes et des filles au Burkina Faso et le renforcement de la collaboration entre intervenants du domaine des violences basées sur le genre (VBG),un projet sur une meilleure utilisation des plateformes numériques et physiques s’avère importante. C’est dans cette perspective que l’Association SOS/ Jeunesse et Défis membre du réseau Alliance Droits et Santé a tenu une session de communauté de pratique sur les violences basées sur le genre, mercredi 24 septembre 2025 à Ouagadougou. Cette activité qui  s’inscrit dans l’’initiative du projet « Alliance Transformative »   a pour but de renforcer le réseautage entre les structures du même domaine d’intervention notamment les violences basées sur le genre.

Le responsable plaidoyer et communication de l’association SOS Jeunesse et défis, Etienne Koula a souligné que l’objectif de la session est de permettre aux parties prenantes de se partager les expériences et les bonnes pratiques.

Le responsable plaidoyer et communication de l’association SOS Jeunesse et Défis, Etienne Koula a laissé entendre qu’on  constate, la situation des violences basées sur le genre prend des envergures grandissantes au Burkina Faso surtout avec la crise sécuritaire. C’est pourquoi les membres du réseau Alliance Droits et Santé  du Burkina Faso échangent autour de la communauté de pratique sur les violences basées sur le genre. Pour lui, une communauté de pratique, est un espace d’échange entre les praticiens, les acteurs et surtout tous collaborateurs autour d’un thème donné. « L’objectif de la session est de permettre aux parties prenantes du projet Alliance Transformative travaillant dans le domaine de la lutte contre les violences basées sur le genre de se partager les expériences et les bonnes pratiques » a-t-il laissé entendre.Il a expliqué qu’au cours de la session les participants ont eu droit à échanger, sur comment renforcer la synergie d’action entre acteurs de la societé  civile. Aussi entre les acteurs de la société  civile, et les secteurs institutionnels comme le ministère en charge du genre et le ministère en charge des droits humains.

La représentante de la direction générale des droits humains, Appolline Bienvenue Konsem

La représentante de la direction générale des droits humains, Appolline Bienvenue Konsem a félicité le Réseau alliance droits et santé pour l’effort fourni en faveur des femmes et des filles au Burkina Faso. Elle a mentionné qu’au sein du ministère des droits humains, des actions aussi sont menées en faveur des droits de la femme. Comme les VBG à travers des campagnes d’information et de sensibilisation. Elle a rappelé à cet effet, qu’il existe des Centres d’information, d’orientation et d’écoute en droits humains en faveur de la lutte contre les  VBG dans toutes les directions des différentes Régions du Burkina Faso. Elle a donc encouragé les personnes cibles à visiter ces différents Centres.

Le secrétaire technique du réseau Alliance Droits et Santé Landry Hien

Le secrétaire technique du réseau Alliance Droits et Santé Landry Hien a souligné que le réseau Alliance Droits et Santé est une organisation de la société civile existante depuis 2013. Son objectif est de promouvoir les droits et santé sexuels et reproductifs des femmes en Afrique de l’Ouest. Et lutter contre les violences basées sur le genre.

                                                               Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                                                    Collaborateur

Ouagadougou : la commune de Ouagadougou rappelle les tarifs de parking en vigueur

Le Président de la Délégation Spéciale de Ouagadougou, M. Maurice KONATÉ, invite tous les gérants de parking au strict respect des tarifs officiels

Lire le communiqué ci-dessous

 

#sidwaya.info

 

Chine : Xi Jinping visite l’exposition marquant le 70e anniversaire de la fondation de la région autonome ouïgoure du Xinjiang

Le président chinois Xi Jinping, a visité mercredi matin une exposition thématique célébrant le 70e anniversaire de la fondation de la région autonome ouïgoure du Xinjiang dans un centre culturel situé à Urumqi, capitale régionale.

M. Xi, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), et président de la Commission militaire centrale, a déclaré que les profondes transformations survenues au Xinjiang au cours des 70 dernières années constituaient une illustration vivante du processus historique du renouveau national.

 

Les pratiques ont démontré que le système d’autonomie régionale ethnique établi par le Parti était tout à fait correct, a indiqué M. Xi, ajoutant que la politique du Parti pour la gouvernance du Xinjiang dans la nouvelle ère est à la fois scientifique et efficace, et doit être maintenue à long terme.

L’exposition présente une vue d’ensemble des progrès réalisés grâce à l’unité, au travail acharné et à la persévérance de tous les groupes ethniques du Xinjiang au cours des 70 dernières années, sous la direction solide du PCC et avec le soutien vigoureux des autres régions du pays.

 

Les éléments exposés comprennent des images historiques, des produits industriels, des reconstitutions de scènes d’un grand magasin, des photos mettant en avant les réalisations en matière de réduction de la pauvreté, des panneaux d’exposition sur l’unité ethnique, ainsi qu’une carte des terminaux illustrant l’ouverture croissante de la région.

Faisant l’éloge de l’exposition pour avoir transmis une énergie positive et inspiré les visiteurs, M. Xi a appelé à organiser des visites pour encourager les responsables et les populations de tous groupes ethniques du Xinjiang à continuer de s’efforcer de mener une vie meilleure et plus heureuse sur la voie de la prospérité commune.

 

Wang Huning, président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois, Cai Qi, directeur de la Direction générale du Comité central du PCC, et d’autres responsables ont participé à la visite. MM. Wang et Cai sont tous deux membres du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC. 

 

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source: CGTN Français

 

Economie mondiale: Le Burkina appelle à une réforme profonde de l’architecture financière internationale

Le premier sommet biennal pour une économie mondiale durable, inclusive et résiliente, s’est tenu le mercredi 24 septembre 2025, à New York, aux Etats-Unis d’Amérique en marge de la 80e Assemblée générale de l’ONU. Le Burkina Faso a appelé à une reforme du système financier international.

La situation économique du Burkina Faso est illustrative de celle des pays de la Confédération des Etats du Sahel et de toutes les autres nations confrontées au terrorisme. Mais, le gouvernement burkinabè mène la lutte à la fois sur le front du développement et de la sécurité. C’est ce qu’a fait savoir le ministre chargé des Affaires étrangères du Burkina, Karamoko Jean Marie Traoré, aux participants au premier sommet biennal pour une économie mondiale durable, inclusive et résiliente, s’est tenu le mercredi 24 septembre 2025, à New York, aux Etats-Unis d’Amérique en marge de la 80e Assemblée générale de l’ONU. En effet, a-t-il détaillé, pour protéger son peuple et préserver son intégrité territoriale, le pays des Hommes intègres a consenti une part substantielle de ses efforts à la défense et la sécurité. Le Burkina n’a pas eu tord, a-t-il souligné, car, ces impératifs sécuritaires produisent aujourd’hui des résultats tangibles, non seulement en termes de restauration de la paix, mais aussi de la reprise économique.

Construire une économie mondiale durable, inclusive et résiliente selon le ministre Traoré exige que “nous puissions opérer des choix audacieux et œuvrer pour une solidarité réelle”. C’est pourquoi, a-t-il revelé, le Burkina Faso souscrit pleinement à une réforme en profondeur de l’architecture financière internationale pour la rendre plus juste, plus représentative et plus réactive aux besoins des pays du Sud. Egalement, il souscrit à un réaménagement des mécanismes de la dette en vue de favoriser les investissements sociaux, à des pratiques plus souples, transparentes et équitables de la part des institutions bancaires multilatérales, afin qu’elles soutiennent réellement les priorités nationales au lieu d’imposer des conditionnalités déconnectées des réalités locales.

Enfin, le Burkina a-t-il soutenu souscrit à la mobilisation des ressources substantielles requises par an pour financer les développements et le respect des engagements pris en matière de justice climatique. “Le Burkina Faso avance avec dignité et courage sur le chemin de la résilience et du développement endogène” a clamé, haut et fort le ministre chargé des Affaires étrangères. La construction d’une économie mondiale durable, inclusive et résiliente ne doit pas être le privilège de quelques-uns, mais plutôt un droit pour tous, selon M. Traoré. Car, bâtir une prospérité protégée, partagée, c’est aussi bâtir la confiance entre les nations, consolider la paix et garantir la dignité de chaque peuple.

 

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

(Nwe York)

Participation au débat général de l’ONU: Les Premiers ministres de l’AES harmonisent leurs points de vue

Les Premiers ministres de la Confédération AES ont organisé, une séance de travail, le mercredi 24 septembre 2025, à New York. Ils ont harmonisé leurs points de vue avant leur participation au débat général de la 80e Assemblée générale de l’ONU.

 Les pays membres de la Confédération AES prendront par au débat général de la 80e Assemblée générale(AG) des Nations unies, le samedi 27 septembre prochain. Avant leur prise de parole pour livrer leur message au monde, ils ont jugé nécessaire de se concerter pour mieux accorder leur violon. Chose faite, le mercredi 24 septembre 2025, à New York, lors d’une réunion en travail en présence des chefs de gouvernement du Burkina, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, du Mali, Abdoulaye Maïga et celui Niger, Ali Lamine Zeine qui représenteront leur Chef d’Etat respectif. De la substance des échanges, le ministre des affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop a confirmé que  les Premiers ministres ont décidé de se rencontrer d’abord pour échanger des informations sur leur pays, mais aussi pour partager leurs analyses par rapport à cette 80e AG de l’ONU, à l’état du monde et des aspirations des peuples de la Confédération des Etats du Sahel, qui est celle de pouvoir se prendre en charge, pour plus d’indépendance, de souveraineté de leurs États et de rupture par rapport à des pratiques qui jurent avec l’intérêt de leurs populations. A cet effet, a-t-il clarifié, les Premiers ministres ont passé en revue les activités qu’ils vont entreprendre de façon collective pour faire en sorte que la Confédération des Etats du Sahel puisse porter la voix et les aspirations des peuples du Burkina, du Mali et du Niger à la tribune de l’AG des Nations unies de façon solidaire pour faire passer leurs messages par rapport à leur vision de la marche du monde. “Ils se sont concertés sur un certain nombre d’actions qu’ils entreprendront ici à New York, qui touchent également aussi à la rencontre des communautés de l’AES qui résident aux États-Unis d’Amérique. Aussi, ils se sont félicités de toutes les avancées enregistrées par la Confédération sous le leadership de nos Chefs d’État, en l’occurrence, ses Excellences le Général d’armée Assmi Goïta, le Capitaine Ibrahim Traoré,  le Général d’armée Abdourahamane Tiani qui ont eu cette lumineuse idée de mettre en place cette forme de collaboration entre nos pays pour pouvoir continuer à travailler ensemble”, a précisé le ministre chargé des affaires étrangères, Abdoulaye Diop. Le diplomate malienne a également signifié que les chefs de gouvernement de l’AES ont renouvelé leur engagement à continuer à travailler de façon solidaire et à coordonner leurs équipes et à les maintenir mobilisés jusqu’à l’atteinte de l’objectif final qui est celui de la dignité, de la souveraineté, mais aussi celui de la prospérité de leurs peuples.

 

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

(New york)

Santé publique: le siège du centre d’excellence en sciences du médicament inauguré

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, le Pr Adjima Thiombiano, accompagné de son collègue de la Santé, Dr Lucien Robert Kargougou, a inauguré ce mercredi 24 septembre 2025 à Ouagadougou le siège du Centre de formation, de recherche et d’expertise en sciences du médicament (CEA-CFOREM) à l’université Joseph-Ki-Zerbo.

Le Centre de formation, de recherche et d’expertise en sciences du médicament (CEA-CFOREM) de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) dispose désormais d’un nouveau siège. Le joyaux a été inauguré ce mercredi 25 septembre 2025 par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, en présence de son collègue de la Santé, Dr Lucien Robert Kargougou, parrain de la cérémonie.

La réalisation de l’infrastructure a coûté plus de 1,28 milliard de FCFA financé par la Banque mondiale et l’Etat burkinabè. Erigé en bâtiment R+3 et extensible en R+4 sur le campus de Zogona, il comporte entre autres, des salles pédagogiques, des laboratoires de recherche et des bureaux pour l’administration.

Le coordinateur du projet CEA-CFOREM, Pr Rasmané Semdé, a rappelé que le centre, créé en 2019, a déjà engrangé des résultats, notamment dans la formation et la création d’emplois dans le domaine pharmaceutique. Pour la réalisation de son nouveau siège, il a remercié les partenaires et les acteurs étatiques qui ont permis l’aboutissement du projet, malgré les difficultés rencontrées en cours.

Il a rassuré les ministres chargés de la Recherche et celui de la Santé que les actions du CEA-CFOREM contribueront à l’atteinte des objectifs du gouvernement en matière de recherche pour la santé des populations. Le président du comité scientifique international CEA-CFOREM, Pr Karim Amighi de l’université libre de Bruxelles s’est réjoui de la collaboration fructueuse entre l’UJKZ et son institution qui a permis de mettre sur pied ce centre.

Le ministre chargé de la Recherche et son collègue de la Santé ont coupé le ruban pour autoriser l’accès au bâtiment.

Il a souhaité que cette structure puisse contribuer au rayonnement du Centre d’excellence africain dans la sous-région. Saluant le dynamisme de l’équipe de coordination, il a réaffirmé sa disponibilité à l’accompagner pour faire de ce
centre une référence dans la recherche pharmaceutique.

Le président de l’UJKZ, Pr Jean-François Silas Kobiané, qui a prononcé le discours du ministre chargé de la Recherche, a indiqué que cette structure est un symbole de l’engagement des plus hautes autorités du Burkina Faso pour une éducation de qualité et une recherche innovante au bénéfice de la nation.

Pour lui, cette infrastructure est un cadre unique dans la sous-région pour les formations spécialisées et pratiques de haut niveau sur le médicament et autres produits de santé. Elle offre, a-t-il poursuivi, les expertises requises pour la validation et la production des médicaments, de dispositifs médicaux et compléments alimentaires. « Il contribuera donc à notre souveraineté sanitaire à travers le développement endogène de l’industrie pharmaceutique de la sous-région », foi du Pr Kobiané.

Il a traduit sa reconnaissance à la Banque mondiale pour son appui. Il a souligné que l’inauguration de ce complexe ouvre la voie à une nouvelle étape qui est celle de la consolidation et de la pérennisation du CEA-CFOREM. Le Pr Kobiané a appelé les
étudiants, les professionnels, les enseignants, les chercheurs, les tradipraticiens de santé, les industriels à utiliser pleinement ce centre d’excellence.

Adama SEDGO

Tourisme et hôtellerie: des promoteurs chez le Dima de Tenkodogo et à la cour royale de Garango

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L’Agence nationale de promotion du tourisme « Faso Tourisme » a organisé un voyage touristique dénommé « Educ’tour » du 21 au 24 septembre dans les régions du Nakambé. Cette sortie touristique qui s’inscrit dans le cadre du 15e Salon international du tourisme et de l’hôtellerie (SITHO) a permis à une trentaine de professionnels du tourisme et d’hommes de médias de visiter, le lundi 22 septembre le palais royal du Dima de Tenkodogo, la cour royale de Garango et le mont Boulgou.

L’Agence nationale de promotion du tourisme « Faso Tourisme veut faire des sites touristiques du Burkina, des destinations à ne pas manquer. Dans ce sens elle est consciente que ces sites doivent être mieux connus aussi bien au niveau national et qu’international. Voilà pourquoi l’agence a initié un voyage touristique dénommé « Educ’tour » du 21 au 24 septembre dans la région du Nakambé afin d’attirer plus de visiteurs. Cette sortie s’inscrit dans le cadre du 15e Salon international du
tourisme et de l’hôtellerie (SITHO).

Au deuxième jour de la tournée, la délégation constituée des Tours opérateurs, des promoteurs d’agences de voyages et de tourisme et des journalistes venus du Burkina, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Cameroun et de l’Afrique du Sud, de la France ont visité le palais du Dima de Tenkodogo et la Cour royale de Garango. A l’occasion, les visiteurs ont aussi fait une randonnée sur la colline de Garango. Le palais royal de Tenkodogo est un lieu historique qui incarne la mémoire du royaume de Tenkodogo, origine du peuple moaga. Il symbolise les traditions, rituels et symbole des coutumières conservées depuis 1100.

A l’occasion, l’équipe touristique a eu droit à un pan de l’histoire du royaume mossi en présence du 30e Dima de Tenkodogo. Elle a visité le hangar où le Dima rencontre ses ministres rapprochés et les autres ministres ou chef de canton et de village. Le Naaba Kiba, un des ministres du 30e Dima de la lignée du royaume de Tenkodogo a indiqué que le royaume est organisé du sommet à la base et de la base au sommet. Ainsi, a-t-il justifié, il est facile lorsque le roi veut mobiliser ou donner une information à la base.
« Autour du roi, nous avons les ministres rapprochés qui ont des liens avec les
ministres des autres localités du royaume. Donc le roi donne l’information aux ministres rapprochés qui, à leur tour, la répercute aux chefs des villages », a expliqué le Naaba Kiba.

L’origine de Garango expliquée

Le Naaba Koom de Garango expliquant les symboles de la tradition bissa.

Il a aussi confié que le hangar traditionnel qui se trouve dans le palais est un des symboles de la chefferie. De son avis, sa construction obéit à l’organisation type du royaume. « Nous avons une entrée principale où passe le Dima. En sus, le hangar dispose de deux portes
secondaires réservées au Premier ministre et au président de l’assemblée », a-t-il
précisé. Le porte-parole du palais royal a en outre signifié que l’édifice est composé de trois compartiments, celui central est réservé au Dima, le deuxième aux ministres rapprochés et le troisième aux chefs de canton et des villages.

Après le palais de Tenkodogo, les participants à l’« Educ’tour » se sont rendus à Garango, une ville située à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Tenkodogo où ils ont visité la Cour royale de Garango et le mont Boulgou. La cour reflète la richesse des traditions bissa et le rôle central des chefferies dans la cohésion sociale. Le Naaba Koom, l’actuel chef, 10e de sa lignée a indiqué que la chefferie de Garango a été fondée vers 1650 par Barso et incarne un héritage culturel vivant.

Il a aussi confié que le mont Boulgou fait partie du patrimoine de leur ancêtre.
« Lors d’une battue (chasse), Barso sentant la fatigue a décidé se reposer au pied de la colline. Il fut impressionné par le beau paysage et il a dit « Gargô » qui veut dire en langue Bissa que la chasse est terminée », a-t-il expliqué. Il va alors s’y installé avec sa communauté d’où le nom de Garango donné par le colon qui est une déformation, a précisé le chef. Il a en outre fait savoir que 23 villages sont sous sa tutelle.

Abdoulaye BALBONE

Vente illégale de médicaments vétérinaires: une importante quantité de produits saisie à Sankar yaar

La Direction générale des services vétérinaires (DGSV) a organisé une opération de contrôle et de saisie des médicaments vétérinaires vendus illégalement dans la ville de Ouagadougou, mercredi 24 septembre 2025.

La Direction générale des services vétérinaires (DGSV) est passée de la sensibilisation à la répression. En effet, elle a effectué une sortie inopinée, mercredi 24 septembre 2025, au marché Sankar Yaar de Ouagadougou, ayant permis la saisie d’une importante quantité
de produits vétérinaires illicites. A cette occasion, plusieurs équipes ont été déployées dans différents sites dans le but d’assainir le marché de vente de produits vétérinaires.

Le Directeur général des services vétérinaires (DGSV), le capitaine Aboubacar Nacro, ayant conduit une équipe au marché Sankar Yaar a indiqué que cette opération dans la région du Kadiogo est la suite de celle menée dans les régions du Guiriko et des Tannounyan. Il a fait savoir que les médicaments saisis ne sont pas homologués et leur utilisation pourrait affecter la santé animale et celle humaine. Pour lui, cette sortie est en même temps une sensibilisation, justifiant qu’il s’agit d’une question de santé publique.

Il a annoncé que les opérations vont s’intensifier durant les prochaines semaines. Le capitaine Nacro a rappelé aux opérateurs que pour la vente des médicaments vétérinaires il est obligatoire de disposer d’une autorisation délivrée par les services vétérinaires. Le Directeur de la santé publique vétérinaire et de la législation (DSPVL), Kadré Sanfo, a précisé que cette opération de grande envergure a permis de déployer des agents sur plus de 150 sites de ventes illicites des médicaments.

« Avec la collaboration de la gendarmerie, nous avons pu réprimer et les résultats sont tangibles. Nous n’avons pas pu comptabiliser la quantité exacte mais nous avons saisi une grande quantité de médicaments », s’est réjoui M. Sanfo. Il a confié que ces opérateurs ont été identifiés pour s’assurer que cette vente va complètement s’arrêter. « Nous sommes même allés sur des points qui étaient vraiment réputés pour la vente de ces médicaments et nous avons pu faire des saisies », a-t-il souligné.

Le DSPVL a renseigné que le bon médicament est disponible dans des établissements autorisés, à savoir les cabinets de soins, les cliniques et pharmacies vétérinaires… Il a, par
ailleurs, signalé que ces médicaments saisis seront détruits parce qu’ils sont considérés comme des produits falsifiés. « Conformément à la réglementation, dès que nous procédons à la saisie, nous établissons un procès-verbal pour attester et certifier. C’est en même temps notifier à l’opérateur qu’il fait déjà l’objet d’une saisie. Et pour la prochaine fois, nous allons appliquer la réglementation dans toute sa rigueur », a-t-il expliqué. Il a invité ces commençants à se départir de la vente de médicaments illicites car les contrevenants seront présentés devant les juridictions compétentes pour répondre de leurs actes.

Aly SAWADOGO

Promotion de la paix: des acteurs réfléchissent sur les initiatives locales

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Le Centre culturel islamique du Burkina organise, du 24 au 26 septembre 2025, le Forum des acteurs de la paix, sur le thème : « Ensemble pour la paix : acteurs et initiatives pour la résilience communautaire au Burkina Faso ».

Les Burkinabè aspirent plus que jamais à une paix durable. Dans cette dynamique se tient, du 24 au 26 septembre 2025, à Ouagadougou, le Forum des acteurs de la paix. Il est organisé par le Centre culturel islamique du Burkina et ses partenaires sur le thème :
« Ensemble pour la paix : acteurs et initiatives pour la résilience communautaire au Burkina Faso ». L’ouverture des travaux a eu lieu, mercredi 24 septembre 2025, à Ouagadougou. Elle a été présidée par le directeur général de la Sécurité intérieure, Aboubacar Compaoré, représentant le ministre de la Sécurité.

Le coordonnateur du Centre culturel islamique du Burkina, imam Alidou Ilboudo, a confié que le Forum s’inscrit dans le cadre du projet : « Djama béo néré », porté par le Centre et ses partenaires afin de « construire » la paix localement avec les acteurs du terrain. « Il est de la responsabilité du Centre, dans le champ de la communication religieuse, de produire, avec les leaders religieux des émissions à fort impact », a-t-il signifié. Il a expliqué que ces activités visent à amplifier les voix modérées, responsables et porteuses d’espoir afin de contrer les discours violents et extrémistes.

Selon l’imam Ilboudo, le terrorisme a désarticulé les structures sociales, mais pas la volonté de vivre ensemble. C’est pourquoi, il a soutenu qu’il faut concevoir une nouvelle approche de la paix dont celle centrée sur les communautés, le respect mutuel et l’acceptation de l’autre dans sa diversité.

Inscrire les initiatives locales dans les stratégies de paix

Le représentant du ministre chargé de la Culture, Abdoulaye Dioni, a déclaré que la paix ne se décrète pas mais se tisse et se construit avec les cœurs, les esprits et les mains de chacun. Fort de cela, il a salué les initiatives locales qui jouent un rôle
fondamental dans la construction de cette paix.

« Soutenons les projets qui utilisent les valeurs religieuses, le théâtre, les pratiques traditionnelles etc., pour promouvoir le dialogue, la tolérance et la solidarité. Les acteurs locaux sont de véritables sentinelles de la paix car, ils innovent, réparent et relient », a-t-il relevé. C’est pourquoi M. Dioni a invité les populations à rester mobilisées pour bâtir ensemble un Burkina Faso digne, fort et résilient.

Le représentant du ministre de la Sécurité, Aboubacar Compaoré, a confié que le thème du forum est crucial et revêt une grande signification pour la consolidation de la paix. Il a souhaité que ce Forum soit le point de départ d’un mouvement national pour faire de la culture un ferment de cohésion contre la haine et un pont vers un avenir partagé.
Le représentant de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Burkina Faso, Maarten Vanlen Bosch, a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir les initiatives locales œuvrant pour la promotion de la paix au pays des Hommes intègres. Pour le diplomate, ce Forum est une opportunité unique de valorisation des initiatives locales, du
renforcement de la résilience des communautés et de consolidation la paix.

 

Soumaïla BONKOUNGOU

Soukriya NACRO
(Stagiaire)

 

 

Risques professionnels: la CNSS forme les entreprises sur la prévention

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) organise, du 24 au 26 Septembre 2025, à Ouagadougou, une session de formation au profit des entreprises sur le thème : « Prévention des risques liés à l’organisation et aux situations de travail ».

Le lieu de travail, la manière dont le travail est exécuté et la négligence organisationnelle sont, la plupart du temps, sources d’accidents et de maladies professionnelles. C’est le constat fait par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour prévenir donc ces accidents, elle organise, du 24 au 26 Septembre 2025, à Ouagadougou, une formation au profit des entreprises. Selon le représentant du directeur général de la CNSS, Dieudonné Kaboré, par ailleurs, secrétaire général, il s’agit, à travers cette formation, de mieux informer leurs partenaires sur les différents risques liés aux milieux et situations de travail, notamment les entreprises affiliées à son régime de
sécurité sociale.

« Cette formation a pour objectif de former et de sensibiliser les acteurs du monde
du travail aux risques et comment prévenir les accidents de travail et les maladies professionnelles », a-t-il ajouté. Il s’agit également de rappeler les enjeux de la prévention des risques professionnels, d’expliciter le cadre juridique de la prévention des risques, d’identifier les facteurs des risques et de cerner les étapes et les outils de mise en œuvre d’une démarche de prévention.

Pour le formateur François Dassise Sawadogo, durant les trois jours, des communications seront faites sur la prévention des risques liés à l’organisation du travail et à la gestion du travail, la question du stress au travail. « Le stress au travail est devenue une problématique dans toutes nos entreprises. Il faut trouver une solution », a-t-il ajouté. En plus, des communications en rapport avec le travail sédentaire seront livrées, car beaucoup de gens passent des heures assis dans des bureaux à travailler.

« Cela n’est pas sans conséquences sur leur santé, il serait bon que le travailleur soit vraiment outillé pour prévenir les risques liés au travail sédentaire et être davantage plus productif et avoir un bien-être au travail », a indiqué le formateur. Et M. Sawadogo d’ajouter qu’il y’aura également des travaux techniques en commission qui vont permettre aux différents participants de mieux maitriser certaines démarches en matière de prévention et les amener à mieux identifier les risques au travail et proposer des mesures de prévention appropriées à leur poste de travail.

Car, « chaque année nous avons des milliers de travailleurs qui sont victimes d’accidents de travail. Seulement en 2024, 1 174 travailleurs ont été victimes d’accidents et de maladies professionnelles dont 14 ayant causé des décès immédiats. Ce qui occasionne pour l’entreprise une perte de main d’œuvre et une perte économique, mais aussi un problème de santé pour le travailleur », a expliqué Dieudonné Kaboré. Cette rencontre, de son avis, vient à point nommé, car il servira de cadre d’auto-évaluation, d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques entre les différentes parties prenantes.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com