Campagne agricole humide 2025-2026 dans le Goulmou: 714 000 tonnes de céréales attendues

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a effectué des visites dans une ferme de production avicole et un bas-fond rizicole dans la région du Goulmou, mardi 23 septembre 2025, lors de sa tournée de suivi de campagne, du 22 au 24 septembre 2025.

Au compte du suivi de la campagne agricole humide 2025-2026 dans les régions du Nazinon, du Nakambé et du Goulmou, du 22 au 24 septembre 2025, Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, était mardi 23 septembre 2025, dans une ferme de production avicole et un bas-fond rizicole dans la région du Gulmu. La ferme « Faso production » de Seydou Traoré, au secteur 2 de Fada N’gourma, a fasciné le ministre d’Etat Sombié et sa délégation.

Créé en 2009 et bâti sur un hectare (ha) avec quatre infrastructures, ce lieu de production avicole abrite des poulets de race : « Isa Brown et Leghorn blanche » dont la source d’approvisionnement est la capitale Ouagadougou. Aux visiteurs du jour, Seydou Traoré a précisé que la ferme dispose de 1 000 pondeuses et 650 poussins qui consomment les aliments « Siatol et Faso Guulgo », avec à la clé, une production journalière de 26 plaquettes de 30 œufs et des sous-produits composés de 250 sacs de 50 kilogrammes (kg) de fumier.

Sur le site d’exploitation avicole, quatre employés dont trois permanents y travaillent en s’occupant non seulement de la volaille mais aussi des taureaux associés aux activités de production de « Faso production ». En perspectives, le promoteur
a indiqué qu’il prévoit de clôturer la ferme et réaliser d’autres infrastructures avec
le soutien du gouvernement qui s’est déjà investi, à travers le ministère en charge de l’agriculture, par le suivi sanitaire (vaccination et produits de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires), l’octroi des aliments, le suivi et l’appui-conseil. Selon M. Traoré, les charges de production s’élèvent à 19 683 FCFA et les produits à 25 636 800 FCFA, soit une marge brute de 5 953 800 FCFA.

Œuvrer à l’autonomisation alimentaire des régions

Le commandant Ismaël Sombié a félicité le producteur pour sa résilience. Il a assuré que les besoins de développement de la ferme vont être pris en compte, tout en appelant les structures techniques régionales du département à œuvrer à l’autonomisation alimentaire régionale. Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a aussi évoqué le Fonds Dumu Kafa qui pourrait accompagner des producteurs modèles à l’image de Seydou Traoré, pour améliorer leurs productions.

Après la ferme « Faso production », le cap a été mis sur le bas-fond de riz aménagé de type « PRP », en 2014 et réhabilité en aménagement sommaire, en 2024, dans le village de Dapotenga (commune de Tibga). C’est une superficie potentielle de 40 ha et exploitée de 35,50 ha sur laquelle travaillent 294 personnes dont 242 femmes, le reste étant des jeunes, ont fait savoir les techniciens. Le bas-fond rizicole présente des parcelles élémentaires de 0,125 ha avec un rendement moyen de 3,5 tonnes (t)/ha. La récolte est attendue à partir d’octobre prochain pour une production prévisionnelle de 124 t. L’emblavure bénéficie de l’engagement des producteurs résilients et est extensible à 40 ha. Le site, proche et accessible, a un magasin de stockage de 60 t.

Mais, les exploitants ont déploré l’installation tardive de la campagne, marquée par des poches de sécheresse du 21 au 30 juin 2025 et du 4 au 12 juillet 2025. Pour produire plus, les producteurs entendent acquérir des batteuses, des motoculteurs, une aire de séchage, des infrastructures d’assainissement et un forage pour la maraîcher culture. Le ministre d’Etat Sombié, tout en félicitant les femmes et les Forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont sécurisé le bas-fond, a promis de doter l’exploitation d’un forage.

La responsable des femmes, Mariam Sana, s’est réjouie de la visite du gouvernement qui est encourageante, pour les exploitants. Le directeur régional chargé de l’agriculture du Goulmou, Bassirou Mandé, a soutenu que la situation de la campagne est « très bonne » avec l’espoir d’avoir en fin octobre, de bonnes récoltes. « Nous attendons dans la région
714 000 t de céréales, 63 624 t de riz, 312 000 t de sorgho, 125 000 t de mil et 12 500 t de maïs », a-t-il confié. Quant au secrétaire technique de l’Offensive agro-pastorale et halieutique, Amos Kienou, il a fait comprendre que la région
a été appuyée en intrants, en labours et en semences.
« Aujourd’hui, nous sommes très heureux de voir que ces soutiens ont été fructueux », a-t-il laissé entendre.

Boukary BONKOUGOU

Réglementation des prix: la DRICA Yaadga veille au respect des prix des fournitures scolaires

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, dans sa nouvelle vision de règlementation des prix, multiplie les actions afin de lutter contre la surenchère. Après la réglementation des prix des motos, le cap est mis sur ceux des fournitures scolaires à quelques jours de la rentrée des classes. C’est dans cette perspective qu’une équipe de la direction régionale en charge du commerce de Yaadga a mené une opération de contrôle des prix des fournitures scolaires dans la ville de Ouahigouya, le lundi 22 septembre 2025.

Objectif, assurer la transparence des prix et dissuader toute éventuelle hausse des coûts des articles scolaires pour le bonheur des consommateurs (parents d’élèves). Dans l’Etablissement Nabelissigo et frères (ENAF), spécialisé dans la vente des fournitures scolaires, les clients se bousculent pour se procurer cahiers, ardoises, stylos, sacs … pour les enfants. L’équipe de contrôle fait son entrée et inspecte minutieusement l’ensemble des acticles scolaires et leurs prix en compagnie du responsable du lieu.

« Je peux vous dire que tout s’est bien passé. Ils nous ont donné des conseils et nous nous engageons à respecter ces directives pour le bonheur des consommateurs », a déclaré le responsable de ENAF, lliassa Ouédraogo. Une initiative saluée par les consommateurs que sont les parents d’élèves. Après avoir payé le nécessaire pour son enfant, Justin Zongo donne son appréciation sur les prix des fournitures scolaires.

« Les prix sont un peu en hausse. La hausse des prix ne facilite pas les choses pour nous. Il faut payer les frais de scolarité et les fournitures. Nous invitons l’ensemble des commerçants à modérer les choses. Nous félicitons l’équipe de la direction régionale en charge du commerce pour le contrôle. Les autorités doivent multiplier ces contrôles pour ne pas que les commerçants puissent fixer les prix comme ils veulent. Nous comprenons parfaitement les commerçants mais ils n’ont qu’à faire pardon par rapport à la hausse des prix », a soutenu M. Zongo.

Appeler pour dénoncer

Après ce lieu, c’est la boutique Ramata service de Ramata Soro, également spécialisé dans la vente des articles scolaires qui a accueilli l’équipe de la direction régionale en charge du commerce. Là également, étagère par étagère l’équipe de contrôle vérifie les prix affichés des articles. En plus de ces boutiques, deux autres boutiques de la place ont reçu la visite des contrôleurs.

Pour le chef de service de contrôle économique et de répression de la fraude, Biékafama Son, cette sortie a pour objectif de vérifier les prix des articles scolaires sur le marché et veiller à une concurrence saine, tout en dissuadant toute éventuelle hausse des prix d’articles scolaires.
« A l’issue de la tournée, nous avons constaté dans l’ensemble, quelques irrégularités qui doivent être corrigées. C’est par exemple le non affichage des prix des articles
alors que les prix des différents acticles doivent être affichés clairement pour les consommateurs. Nous invitons l’ensemble des commerçants au strict respect de la réglementation des prix en vigueur », a-t-il lancé. Selon l’équipe de contrôle, toute personne prise en flagrant sera soumise à des sanctions. La sanction peut être pécuniaire avec des amendes allant de 25 000 F à 500 0000 F CFA.

La direction régionale en charge du commerce de Yaadga tout en comptant sur la bonne collaboration des commerçants, invite par ailleurs les consommateurs à dénoncer toute personne qui ne respecterait pas les prix selon les textes en vigueur, en appelant aux numéros verts 80 00 11 84 ; 80 00 11 85 ou 80 00 11 86.

Bassirou BADINI

Il accuse un villageois de terrorisme pour une question de terre

C.K a comparu en matière correctionnelle devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 9 septembre 2025. Il lui est reproché des faits de dénonciation calomnieuse, de détention d’arme à feu et de menaces de mort contre K.B. Les faits se sont déroulés le 25 juillet 2025 dans une localité de la province des Banwa (Solenzo). Le prévenu a demandé une portion de terrain à sa victime pour ériger des installations. Mais cette dernière n’a pas accédé à sa requête. Il entreprend (…)

Retrouvez Au coin du palais sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Yacouba BELEM

Nous a rendu visite: une délégation du CSC dans les locaux de Sidwaya/Bobo

Une délégation du Conseil supérieur de la communication (CSC) a visité, le 24 septembre 2025 la direction régionale de l’Ouest des Editions Sidwaya à Bobo-Dioulasso. Elle a encouragé le personnel et remis le « Pacte des médias burkinabè pour une communication de guerre contre le terrorisme et pour la reconquête du territoire national ».

Une délégation du Conseil supérieur de la commu-nication (CSC) conduite par le conseiller Abdoulaye Tao était le 24 septembre 2025 dans les locaux de la direction régionale de l’Ouest des Editions Sidwaya à Bobo-Dioulasso. Elle a visité l’imprimerie, les différents services et s’est entretenue avec le personnel. Le chef de la délégation, Abdoulaye Tao, a encouragé le personnel pour le travail qu’il abat au quotidien. Il a, à l’occasion, remis une copie du « Pacte des médias burkinabè pour une communication de guerre contre le terrorisme et pour la reconquête du territoire national » qui avait été adopté par les acteurs des médias en mai 2025.

Il a expliqué l’idée qui a prévalu à l’adoption de cette charte, son objectif et son contenu. « C’est une visite de courtoisie à l’endroit de la direction régionale de Sidwaya du Conseil supérieur de la communication (CSC) qui est à Bobo dans le cadre de la vulgarisation du pacte patriotique signé par les médias. Il s’agit de partager le contenu et rappeler
aux organes de presse leur engagement. Ce pacte regroupe les engagements pris par les responsables des médias pour accompagner l’action du gouvernement dans la défense de la patrie.

Les médias se sont engagés à soutenir les FDS pour promouvoir les actions qui vont dans le sens de la cohésion nationale, à lutter contre la désinformation. Sidwaya est en première ligne dans ce combat et nous les encourageons à continuer à servir la cause nationale », a souligné le conseiller. Le directeur régional de l’ouest des éditions Sidwaya, Patinema Oumar Ouédraogo a présenté la direction régionale à son hôte et a salué la visite qui galvanise encore plus le personnel.

Adaman DRABO
Safiatou Boly
(stagiaire)

Développement industriel au Burkina Faso: l’ANCF en prospection à Gaoua

L’Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF), structure rattachée à la Présidence du Faso, était en mission de prospection à Gaoua, le lundi 22 septembre 2025, dans le but d’identifier un site pour l’implantation d’une zone industrielle dans la cité de Bafudji. La délégation a visité un terrain situé dans le secteur 7 (Tonkar) et a échangé avec les acteurs du foncier.

Le gouvernement envisage l’implantation d’une zone industrielle à Gaoua, conformément à la vision présidentielle d’industrialiser toutes les régions du Burkina Faso. L’Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF) a conduit, le lundi 22 septembre 2025 à Gaoua, une mission de prospection sur un site de 55 hectares situé au secteur 7 (Tonkar). L’objectif est d’évaluer l’espace destiné à accueillir une zone industrielle dans la cité de Bafudji dans la région du Djôrô.

Cette initiative répond aux instructions données par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de la rencontre avec les forces vives à Manga, le 14 juin 2025. En amont, la mission a été reçue en audience par le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro. Celui-ci a souligné l’importance de l’industrialisation pour le développement de la région. « La présence de l’ANCF à Gaoua est une étape importante pour sécuriser le site et permettre aux opérateurs économiques d’investir dans la région. L’industrialisation est une priorité pour le développement endogène et la création d’emplois locaux », a déclaré le gouverneur.

Il a estimé que l’industrialisation de Gaoua permettra de dynamiser l’économie locale, de créer des emplois, de réduire le chômage et de renforcer la contribution endogène au développement du Burkina Faso. Pour Siaka Barro, la région dispose d’un fort potentiel minier, agricole et culturel qui peut être transformé en richesse concrète grâce à une planification rigoureuse et à l’implication des acteurs publics et privés.

A l’en croire, les opérateurs économiques attendent un cadre sécurisé pour installer leurs unités industrielles. « La sécurisation foncière est donc une étape cruciale pour concrétiser la vision du président du Faso et faire de Gaoua un véritable pôle industriel », a conclu le gouverneur. Par la suite, la délégation a échangé avec les structures techniques régionales en charge du foncier pour faire le point sur la disponibilité et l’état du site envisagé pour accueillir les futures unités industrielles.

Constat sur le terrain

Après les échanges, la mission s’est rendue sur le terrain pour constater l’espace réservé à la zone industrielle. Selon le directeur régional en charge de l’urbanisme et de l’habitat, Kader Abdoul Sawadogo, le site situé dans le secteur 7 de Gaoua couvre environ 55 hectares, conformément au schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme. Le constat sur le terrain révèle une occupation partielle par des habitations spontanées, estimée à environ 30 % de la superficie prévue.

« Aujourd’hui, nous constatons une occupation progressive du site par des habitations à usage résidentiel. Cette dynamique se poursuit avec de nouvelles constructions qui apparaissent çà et là », a-t-il déploré. Avant d’ajouter que depuis l’adoption du schéma directeur, une mesure conservatoire est appliquée qui consiste à n’autoriser que les demandes conformes à la vocation industrielle. « Les autres occupations, principalement des habitations spontanées ne peuvent légalement obtenir de titre d’affectation sur ce site », a précisé le directeur régional.

Dans l’immédiat, il a annoncé la suspension du traitement de tout nouveau dossier non conforme. Ce, dans le but, d’attendre les orientations issues de la mission de prospection. « Cela permettra à l’Autorité nationale de coordination du foncier de définir la suite à donner et de renforcer la sécurisation effective de la zone », a fait savoir M. Sawadogo. Le directeur des opérations de l’ANCF, Boroma Traoré, a rappelé l’importance
de cette prospection.

« La colonisation partielle observée traduit un décalage entre les prévisions initiales et le temps nécessaire à la réalisation des projets de l’Etat », a-t-il affirmé. Pour lui, la colonisation des habitats spontanés ne remet pas en cause ce projet. « Nous restons globalement satisfaits », a-t-il laissé entendre. Au terme de cette visite, M. Traoré a annoncé la production d’un rapport qui va permettre la sécurisation complète du site et la poursuite du processus de mise en place d’une zone industrielle au profit de la région du Djôrô.

Boudayinga J-M THIENON

Fête nationale du Royaume d’Arabie saoudite: 95 ans d’unification célébrée à Ouagadougou

L’ambassade du Royaume d’Arabie saoudite a commémoré le 95e anniversaire de la fête nationale du pays, mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou.

Le Royaume d’Arabie saoudite a 95 ans. La commémoration de cette fête historique a eu lieu à l’ambassade du Royaume d’Arabie saoudite au Burkina Faso, mardi 23 septembre 2025. C’était en présence de membres du gouvernement burkinabè,
de représentants de missions diplomatiques et consulaires plus des invités de marque. Après l’exécution des hymnes nationaux des deux nations, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite à Ouagadougou, Fahad Bin Abdulrahman H. Aldosari, a rappelé l’importance de la date du 23 septembre pour le peuple saoudien.

« Cette commémoration marque le 95e anniversaire de son unification par sa Majesté (feu) le Roi Abdul Aziz bin Abdul Rahman Al Saud », a-t-il souligné. Le diplomate a expliqué que depuis l’unification du pays, le Royaume a adopté une politique étrangère empreinte de sagesse et fondée sur les principes de justice, d’égalité et de non-ingérence dans les affaires internes des Etats. « Cette politique étrangère œuvre à la promotion de la paix et de la sécurité internationale », a-t-il poursuivi.

S’agissant des relations diplomatiques entre le Royaume d’Arabie saoudite et le Burkina Faso, il a fait savoir qu’elles sont nées de la signature d’un accord bilatérale, le 25 août 1965. « Nous célébrons donc le 60e anniversaire de nos relations fraternelles inscrites dans le cadre du respect mutuel et de solidarité », a-t-il précisé. Selon l’ambassadeur Aldosari, le Royaume d’Arabie saoudite a mis en œuvre des initiatives humanitaires en faveur du Burkina Faso, à travers la réalisation de plus de 80 projets dans divers secteurs de développement d’une valeur de plus de 1 000 milliards F CFA.

Une coopération empreinte de respect mutuel

Outre cela, il a souligné que sur instruction de sa Majesté, le serviteur des deux saintes Mosquées, le Roi Salma bin Abdulaziz Al Saud, les jumelles siamoises Khadidija et Hawa Dianda ont été accueillis au Royaume d’Arabie saoudite pour bénéficier d’une prise en charge médicale complète en 2024.

La ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Marie Stella Eldine Kabré, a adressé les vives et chaleureuses félicitations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, au serviteur des deux saintes Mosquées, sa Majesté le Roi Salma Bin Abdulaziz Al Saoud, son Altesse royale, le Prince héritier, Mohamed Bin Salman, ainsi qu’à l’ensemble du peuple saoudien pour les fruits de cette coopération.

Pour elle, la fête nationale saoudienne est l’occasion de rappeler le chemin remarquable du Royaume sur la scène internationale. Mme Kabré a reconnu que le Burkina Faso et le Royaume d’Arabie saoudite entretiennent une amitié sincère et durable, bâtie sur une coopération empreinte de respect mutuel et fructueux dans plusieurs domaines. Marie Stella Eldine Kabré a cité le domaine de l’éducation, de la santé, des infrastructures ainsi que du financement du développement.

La ministre déléguée a souligné que le peuple burkinabè garde en mémoire les multiples appuis du Royaume dans ses efforts de développement et de résilience face aux défis sécuritaire et humanitaire. « Nos nations parta-gent la conviction que seule la solidarité internationale, nourrie par des collaborations sincères, permettra de relever les grands défis », a-t-elle conclut.

Soumaïla BONKOUNGOU
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Agir pour la paix

Comme à l’accoutumée, les dirigeants du monde entier sont actuellement à New York, dans le cadre de la 80e Assemblée générale de l’Organisation des nations unies (ONU). Ce conclave, à l’allure d’une foire annuelle, s’est ouvert, mardi 23 septembre 2025, en présence de nombreux chefs d’Etat, de représentants de gouvernement
et de responsables d’Organisations internationales. Cette 80e session est placée sur le thème : « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ».

Cette thématique, si besoin en est, illustre à suffisance l’importance de l’intégration de la paix dans les discussions multilatérales pour un vivre-ensemble plus harmonieux. Malheureusement, à y voir de près, tout semble concourir à dire que cette quête de cohésion mondiale tant recherchée n’est que l’ombre d’elle-même. Ce, au regard des multiples conflits qui endeuillent l’humanité. Pourtant, faut-il le rappeler, l’Assemblée générale de l’ONU, principal forum de discussion pour les Etats membres, devrait jouer un rôle crucial dans la recherche de la paix, en servant de plateforme pour la diplomatie, le débat sur les questions de sécurité internationale et l’adoption de résolutions fermes sur des conflits.

Bien plus, elle devrait formuler de fortes recommandations assorties de plan d’actions sur des questions de paix et de sécurité pour l’atteinte de ses objectifs. Malgré un contexte géopolitique délicat, l’organisation devrait chercher des moyens de poursuivre et renforcer ses efforts. Mais, sans trop de pessimisme, à mesure que les années et les jours passent, on est en droit de se demander si véritablement, cette grande messe des dirigeants du monde a un véritable impact positif sur la résolution des conflits et les multiples fléaux auquels l’humanité est confrontée, depuis les temps anciens.

Ce n’est pas trop de le dire, la paix et le progrès dans le monde sont plus que jamais menacés. « Les piliers de la paix et du progrès s’effondrent sous le poids de l’impunité, des inégalités et de l’indifférence », a, en effet, reconnu le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à l’ouverture de la session. La guerre au Soudan du Sud, le conflit israélo-palestinien, la crise migratoire, la guerre en Ukraine, l’immigration clandestine, la guerre au Congo, le terrorisme soutenu par des puissances occidentales, pour ne citer que ceux-ci, en sont des exemples éloquents.

Parlant de l’hydre terroriste, le Premier ministre burkinabè présent à New York, a d’ailleurs appelé à « sortir du narratif qui consiste à éviter de citer les parrains du terrorisme ». Car, l’impression qui se dégage de cette morosité qui plane sur l’organisation et son avenir laisse penser qu’elle est devenue une simple spectatrice des affaires mondiales. Fort de cela, des actions majeures s’imposent.

C’est pourquoi, pour relever l’ensemble des défis colossaux, de nombreux observateurs appellent, et ce, à juste titre, à repenser les actions de l’ONU dans le sens d’un véritable maintien de la paix mais surtout à renforcer son engagement politique, financier et stratégique sur l’échiquier international. Faute de quoi, elle restera toujours inefficace face aux enjeux mondiaux et vouer aux gémonies par ses détracteurs en quête de paix, de stabilité et de progrès. « Les Nations unies ne sont pas là pour nous. Quel est le but des Nations unies ? », s’est interrogé le Président américain, Donald Trump, ajoutant que l’organisation avait « tant de potentiel », mais qu’elle était incapable de le réaliser.

Autant dire que pour plus de crédibilité et de cohérence, au lieu de légitimer des discours sans une portée certaine sur la paix mondiale, l’ONU devrait plutôt travailler à plus d’actions tangibles, démontrer sa capacité de rassemblement, sa volonté d’unir les nations, de réduire les clivages préjudiciables à la paix. C’est connu que les Nations unies ne pourront pas résoudre les fractures géopolitiques qui opposent leurs membres les plus puissants, mais les diplomates peuvent, au moins, s’entendre sur des initiatives plus modestes qui pourraient contribuer à atténuer ou à désamorcer la violence et
l’instabilité favorisées par les rivalités internationales. Cela dit, il est donc opportun, pour les « paroliers » d’être plus sincères en faisant table rase des intérêts individuels pour une réflexion globale sur la paix. Ce n’est qu’ainsi que le monde peut sortir du bourbier, dans lequel il est, depuis des lustres.

Soumaïla BONKOUNGOU

Prévisions du trafic routier: Houmpouguini Thiombiano met en évidence la modélisation

Pour l’obtention du diplôme de cycle A option Statistique et analyse du développement,
l’élève conseiller en Statistique et analyse du développement, Houmpouguini Thiombiano, a défendu son mémoire de fin de formation à l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB), le jeudi 18 septembre 2025, à Ouagadougou.

Les statistiques résultent de la collecte, l’organisa-tion, l’analyse et l’inter- prétation des données afin de faciliter l’orientation ou la prise de décision. Ainsi, dans
un contexte de croissance démographique et économique soutenue, la compréhension des dynamiques du trafic routier est cruciale pour la planification des infrastructures. Fort de
ce constat, Houmpouguini Thiombiano, pour l’obtention du diplôme de cycle A de l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB) Option Statistiques et analyse du développement a effectué ses recherches sur le thème: « Modélisation des prévisions du trafic routier du
Burkina Faso : cas des routes communautaires » (CU).

L’impétrant a bénéficié des conseils avisés de l’économiste, Dr Traoré Youssouf directeur de mémoire. Pour Houmpouguini Thiombiano, le réseau routier constitue un indicateur du développement économique et infrastructurel d’un pays. « Un réseau routier étendu, bien entretenu et connecté reflète une économie en croissance, une bonne urbanisation
et une meilleure connectivité intérieure. Il facilite la mobilité des personnes et des biens, stimule le commerce, et contribue au développement régional », a expliqué M. Thiombiano.

Selon Lui, la croissance économique et la dynamique démographique, tant au niveau national et sous régional, constitue le principal moteur de l’intensification du trafic routier des routes communautaires au Burkina Faso. « Mes résultats soulignent
la nécessité de renforcer les investissements dans les infrastructures routières et d’approfondir la coopération régionale pour une gestion efficace des corridors de transit », a-t-il confié. Les membres du jury ont jugé le travail de recherche recevable. Ainsi Houmpouguini Thiombiano a reçu la mention bien avec les félicitations du jury.

Emmanuel BICABA

Nouveau dispositif du contrôle routier : 40 postes de contrôle sur 15 axes principaux reconnus

La Coordination nationale de contrôle des forces de police (CONACFP) a animé une conférence de presse pour apporter des éclaircissements sur les nouvelles mesures prises par le ministère de la Sécurité relatives à la réarticulation du contrôle routier, mercredi 24 septembre 2025 à Ouagadougou.

A la suite du communiqué du ministre de la Sécurité en date du 9 septembre 2025 sur les nouvelles dispositions prises pour le contrôle routier, la Coordination nationale de contrôle des forces de police (CONACFP) était face à la presse, mercredi 24 septembre 2025 à Ouagadougou pour donner des explications relatives à ces orientations. Selon le coordonnateur national, le colonel Kanou Coulibaly, une prolifération des postes de contrôle a été constatée sur les axes routiers. Au mois de novembre 2024, il a déclaré que 385 postes de contrôle ont été recensés contre 93 répertoriés en 2022, soit une hausse de 413,98%.

Au regard des pertes de temps causés par la pléthore de ces postes de contrôle routier et la persistance des pratiques anormales, le ministre de la Sécurité, aux dires du coordonnateur national de contrôle des forces de police, a donné des orientations fermes
en vue d’une meilleure réorganisation. Ainsi, pour la période du 15 septembre au 14 octobre 2025, 40 postes de contrôle sur 15 axes principaux du territoire national sont reconnus. Parmi ces postes, a précisé M. Coulibaly, neuf vont effectuer des contrôles sécuritaires tandis que les autres seront assujettis au contrôle mixte. « Tout autre poste est considéré comme illégal.

Ce dispositif sera modulable mensuellement à partir du 15 septembre 2025 en fonction des besoins du moment », a-t-il indiqué. Au cours des échanges, il a annoncé que le contrôle d’identité des passagers dans les postes de contrôle va s’effectuer désormais à l’intérieur des cars. Par ailleurs, le coordonnateur national a souligné qu’aucun frais ne doit être perçu pour l’enregistrement des passagers et des véhicules à la frontière. « Toute tentative de monnayer un passage est considérée comme une dérive grave qui ne devrait pas être tolérée », a-t-il prévenu.

Comment distinguer les nouveaux postes réglementaires des autres points de contrôle improvisés ? Quelles garanties existent pour assurer que les agents travaillent correctement et respectent la réglementation ? En réponse à ces interrogations des journalistes, le colonel Coulibaly a précisé qu’une liste officielle des postes a été définie et validée par les autorités compétentes. Elle a été communiquée aux associations de transporteurs et de chauffeurs afin d’être diffusée. « Les postes sont généralement situés à l’entrée des grandes agglomérations du pays.

Les postes frontaliers, eux, relèvent d’un autre dispositif et ne sont pas concernés par ces contrôles occasionnels », a-t-il dit. Sur la question des inquiétudes soulevées concernant la légitimité des agents sur le terrain et les risques de corruption, M. Coulibaly a rappelé que des mesures disciplinaires existent. Toutefois, il a rappelé les populations à prendre les dispositions avant le voyage pour éviter les blocages ou sanctions.

Oumarou RABO

Tourisme et hôtellerie :un cross pour démarrer la 15e édition du SITHO

0

Le 15e Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) a donné le ton avec un cross populaire, suivi d’une séance d’aérobic, hier 24 septembre 2025. Cette 15e édition, qui se tient à Ouagadougou du 25 au 28 septembre 2025, a pour thème : « Tourisme et intégration des peuples du Sahel ».

Prévu du 25 au 28 septembre 2025, le Salon international du tourisme et de l’hôtellerie
de Ouagadougou (SITHO) ouvre officiellement ses portes aujourd’hui. En prélude à cette 15ᵉ édition, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a organisé, hier 24 septembre, un cross populaire. Mené par les ministres chargés du Tourisme du Burkina, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et du Niger, Soufiane Agaichata Guichème, ce cross a rassemblé de nombreux sportifs pour un circuit de 3km,
suivi d’une séance d’aérobic.

Pour le ministre burkinabè du Tourisme, cet événement sportif marque la volonté des autorités de lier étroitement le sport et le tourisme. « Le tourisme et le sport sont deux alliés », a-t-il déclaré, justifiant ainsi ce choix par le caractère physique de l’exploration des reliefs et sites naturels du pays, tels que les dômes de Fabédougou ou les pics de Sindou. Le sport est également un facteur de cohésion sociale et un élément essentiel à la bonne santé, a-t-il ajouté. Placée sur le thème :
« Tourisme et intégration des peuples du Sahel », la 15e édition du SITHO 2025 vise à renforcer la coopération régionale et à promouvoir la paix à travers le tourisme.

Ainsi, le Ghana est l’invité d’honneur de cette édition, tandis que le Niger et le Mali sont les pays invités spéciaux. Selon le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le secteur du tourisme au Burkina Faso se porte de mieux en mieux, après avoir été durement touché par le terrorisme.

Et, grâce aux efforts de reconquête du territoire par les forces combattantes, la fréquentation des sites touristiques et les statistiques sont à la hausse. Le ministre a cité des chiffres illustratifs de ce redressement. En effet, a-t-il dit, le Mémorial Thomas-Sankara, inauguré le 17 mai dernier, a déjà accueilli 40 000 visiteurs en seulement 4 mois. Le Musée national a, quant à lui, attiré près de 87 000 visiteurs cette année, contre 45 000 pour l’ensemble de l’année 2024.

En termes économiques, la contribution du tourisme au Produit intérieur brut (PIB) a atteint près de 64 milliards F CFA, a précisé Gilbert Ouédraogo.
« Pour renforcer cette dynamique, le gouvernement a pris une mesure clé : la gratuité des visas d’entrée pour les voyageurs se rendant au Burkina Faso. Cette initiative vise à ouvrir nos portes à tous les Africains, à tous les amis du Burkina Faso pour qu’ils puissent découvrir les merveilles du pays et contribuer à son développement économique », a-t-il insisté.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO