Athlétisme: les athlètes retrouvent le stade du 4-Août

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La Fédération burkinabè d’athlétisme a annoncé, au cours d’une conférence de presse, mercredi 24 septembre 2025 à Ouagadougou, le retour au stade du 4-Août pour les athlètes à la faveur des championnats nationaux, prévus pour les 27 et 28 septembre prochain. Les conférenciers ont également fait le bilan de la participation du Burkina Faso aux 20es championnats du monde d’athlétisme.

C’est avec joie que les acteurs de l’athlétisme burkinabè retrouvent le stade du 4-Août. Et pour ce grand retour à de meilleures conditions d’expression, ce sont les championnats nationaux qui ont été retenus. Ils sont prévus pour se tenir les 27 et 28 septembre 2025. C’est ce qu’a confié le premier vice-président de la Fédération burkinabè d’athlétisme, Missiri Sawadogo, lors d’une conférence de presse, à Ouagadougou.

Cinq pays sont invités pour marquer l’évènement et relever le niveau de la compétition, ont fait savoir les autorités chargées de l’athlétisme burkinabè. Il s’agit du Mali, du Niger, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. « Nous avons reçu la réponse de deux pays que sont le Bénin et le Niger. Comme elle vient de rentrer des championnats du monde, la Côte d’Ivoire a promis de nous revenir. Il en est ainsi pour le Ghana mais quoi qu’il en soit, ce sera les championnats les plus relevés et avec ce joyau qu’est ce stade, je pense que nous allons battre des records nationaux », a indiqué le premier vice-président de la Fédération. La rencontre avec les journalistes avait également pour objectif de faire le bilan de la participation du Burkina Faso aux 20es championnats du monde d’athlétisme tenus,
du 13 au 21 septembre, dans la capitale du Japon.

A ce propos, l’objectif qui était d’accrocher au moins une médaille ou à défaut, de réaliser une performance, n’a pas été atteint pour les deux représentants burkinabè, Fabrice Zango et Marthe Koala. « Fabrice Zango a fait tout ce qu’il pouvait. Il a été le plus applaudi là-bas car tout le monde a compris que c’était la fin de sa carrière », a expliqué Missiri Sawadogo.

Voro KORAHIRE

Autonomisation des personnes deplacées internes: Le Burkina et le HCR conjuguent leurs efforts

Le ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale a reçu en audience, le mercredi 24 septembre 2025, à la Répresentation permanente du Burkina Faso à New York, le Haut-commissaire assistant-operations du Haut-commissariat des Nations unies pour les refugies, Raouf Mazou.

Le Haut commissariat des Nations unies pour les refugies (HCR) est engagé à poursuivre son aide et son assistance aux Personnes déplacées internes(PDI) au Burkina Faso. En plus de cela, il compte continuer à leur fournir l’assistance humanitaire dont ils ont besoin, mais surtout de leur rendre autonome le plus vite possible. C’est ce qu’a laissé entendre, le Haut-commissaire assistant-operations du Haut commissariat des Nations unies pour les refugies(HCR), Raouf Mazou, à sa sortie d’audience avec le ministre de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale, le mercredi 24 septembre 2025, à la Répresentation permanente du Burkina Faso à New York. “Le ministre nous a rappelé que la philosophie au Burkina, c’est qu’il faut que les gens puissent travailler, subvenir à leurs besoins. L’assistance humanitaire es essentielle, mais le plus vite possible, comment est-ce qu’on peut faire qu’ils puissent être autonomisés là où ils se trouvent avant de pouvoir retourner dans leur zone d’origine. Parce que beaucoup d’entre eux peuvent rentrer dans les zones d’origine quand la situation de sécurité le permet”, a expliqué M. Mazou. Pour y parvenir, le ministre et M. Mazou ont evoqué les stratégies à mettre en place. “Le ministre a parlé aussi de ce que le gouvernement fait avec le secteur privé, d’une compagnie en particulier qui s’appelle Anatrans, qui fait beaucoup pour les déplacées, et comment faire qu’en plus des efforts qui sont faits sur le plan international pour mobiliser les ressources, comment est-ce qu’on peut mobiliser les ressources locales”, a-til dit. Selon le Haut-commissaire assistant-operations du HCR, la question de l’accueil des réfugiés a fait aussi l’objet d’échanges. “Le Burkina reçoit pratiquement 40.000 réfugiés essentiellement maliens. Nous avons parlé de  comment faire en sorte pour leur fournir l’assistance nécessaire. Il y a une tradition d’accueil au Burkina. Le pays a toujours reçu les réfugiés, des personnes en quête de protection. Nous avons échangé sur comment faire pour que ceux qui pourraient éventuellement rentrer dans leur pays puissent le faire et être autonomisés le plus vite possible” a ajouté M. Mazou. En guise de perspectives, il a rassuré que le HCR va continuer sa collaboration avec le Burkina. “Le programme que nous avons au Burkina est un des plus importants dans la région. Nous allons travailler ensemble pour que la dépendance et l’assistance humanitaire puissent être réduites, et que le plus vite possible on puisse se diriger vers une autonomisation des populations refugiees ou deplacees internes , avant qu’elles ne puissent retourner chez elle lorsque la situation de sécurité leur permettra”, a-t-il soutenu.

 

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

(New York)

Coopération bilatérale: Deux mémorandums d’entente signés entre la Hongrie et le Portugal

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré a accordé, une audience au ministre des Relations économiques extérieures et des Affaires étrangères de la Hongrie et celui des affaires étrangères du Portugal. A l’issue des échanges, un  memorandum d’entente entre le Burkina et les deux pays a été signé.

 La diplomatie burkinabè ne cesse d’engranger des notes positives pour le Burkina Faso. Les dernières en date sont, la signature de deux memorandums d’entente avec la Hongrie et le Portugal. Elles ont été signés, le 23 septembre 2025, à New York en marge des travaux de la 80e Assemblée générale des Nations unies entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur et ses homologues des deux pays. Concrètement, le premier porte sur les consultations politiques entre les ministères en charge des Affaires étrangères du Burkina et de la Hongrie. Il vise à lancer le dialogue politique permanent entre les deux institutions. Le second concerne, un accord de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur, qui sera notamment marqué par l’octroi de bourses d’étude hongroises à des étudiants burkinabè dans diverses filières.

Le ministre des Relations économiques extérieures et des Affaires étrangères de la Hongrie, Péter Szijjártó s’est rejoui du partenariat entre le Burkina et son pays qui s’est matérialisé par la signature dudit mémorandum d’entente. A  son tour, le ministre d’Etat et des Affaires étrangères du Portugal, Paulo Rangel  s’est aussi dit heureux du renforcement des liens de coopération avec le pays des Hommes intègres dans plusieurs secteurs de développement. De son côté, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré a dit à ses homologues que la vision actuelle du Burkina Faso qui est de bâtir une coopération fondée sur la non ingérence, le respect mutuel, et dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant.

 

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

(New York)

Burkina Faso:  Le Nicaragua et Venezuela dans la perspective de relance de leur cooperation

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré a reçu en audience, le mardi 23 septembre 2025, le ministre des Affaires étrangères du Venezuela,  Yván Eduardo Gil Pinto et le ministre conseiller auprès des co-présidents de la République du Nicaragua pour la politique et les affaires internationales Denis Moncada Colindres. La relance la coopération dans plusieurs secteurs ont constitué le point central des échanges

 Le Burkina et le Venezuela veulent insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération. Présent à New York pour la 80e Assemblée générale de l’ONU, les ministres chargés des affaires étrangères du Burkina et son homologue du Venezuela ont saisi l’occasion pour revisiter la coopération entre ces deux pays. De commun accord, ils ont convenu de donner un nouveau souffle à leurs relations bilatérales. Concrètement, les chefs de la diplomatie de leur pays ont convenu, de mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation des accords signés, d’organiser des rencontres virtuelles et de favoriser des échanges de délégations entre les deux pays. Pour joindre l’acte à la parole, Yván Eduardo Gil Pinto a annoncé sa visite prochaine à Ouagadougou, afin de marquer une nouvelle étape de la coopération bilatérale. Au cours des echanges, M. Pinto a confié que son pays suit de près la Revolution populaire progressiste au pays des Hommes intègres. Au ministre Traoré, le ministre vénézuélien a dit  que le président Nicolás Maduro suit avec admiration les chantiers engagés avec succès par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, notamment dans les secteurs des mines, de l’agriculture, des infrastructures et de l’éducation.

De commun accord, le Burkina et le Venezuela ont convenu de donner un nouveau souffle à leurs relations bilatérales.

Outre les questions relatives à leur pays, les deux ministres ont fait le diagnostic des premieres interventions du jour de l’ouverture de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies. Pour eux, certains discours sont de nature à perpétuer la domination, voire la dictature de certaines grandes puissances sur les autres États. Fort de ce constat, ils ont souligné la nécessité, pour les pays injustement considérés comme faibles, de mutualiser leurs forces et de faire preuve de détermination afin de résister aux agressions, aux ingérences et aux comportements frustrants des États dits forts. Avant le diplomate venezuelien, le ministre Traoré a échangé avec le ministre conseiller auprès des co-présidents de la République du Nicaragua pour la politique et les affaires internationales, Denis Moncada Colindres. L’état de la coopération entre le Nicaragua et le Burkina a été exploré. Les secteurs  agricole, diplomatique, la formation professionnelle et la santé ont été au cœur de leurs échanges.

 

 

Abdel Aziz NABALOUM

(New York)

Confédération AES: L’Union africaine souhaite une nouvelle dynamique de collaboration

Les ministres chargé des Affaires étrangères de la Confédération AES et le Président de la Commission de l’Union africaine(UA), Mahmoud Ali Youssouf, ont échangé, le 22 septembre 2025 au siège des Nations unies. Cette rencontre qui s’inscrit dans la dynamique du renforcement de la collaboration avec les pays de l’AES.

 L’Union africaine(UA) ne doit pas être en marge des réalités qui prévalent dans l’espace AES. Pour cela, ses decisions doivent tenir compte de ces dites realites plutôt que de s’en tenir uniquement à des principes abstraits. C’est ce que les ministres en charge des Affaires étrangères de la Confédération AES ont dit au Président de la Commission de l’UA,  Mahmoud Ali Youssouf, lors de leur tête-à-tête, le 22 septembre au siège des Nations unies à New York. Prenant la parole, le ministre burkinabè des affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré a dit au Président de la Commission de l’UA qu’il faut nécessairement corriger les erreurs d’appréciation à travers une immersion dans l’espace AES, avoir une proximité entre les décideurs et le terrain, et sortir du narratif porté par des personnes qui ne sont pas en contact avec eux. Le terrorisme, l’a-t-il rappelé, c’est toute l’Afrique qui est concernée, pas seulement le Sahel. “Nous devons le combattre à travers une approche réaliste. On ne saurait parler de terrorisme sans les pays de l’AES. Même suspendus, on ne doit pas parler de nous sans nous », a precisé le ministre burkinabè des affaires ètrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Le Président de la Commission de l’UA Mahmoud, Ali Youssouf(gauche) a dit avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les ministres de l’AES.

Les diplomates de l’AES sont convaincus que le terrorisme persiste parce qu’il est soutenu par certaines puissances, avec des relais dans des pays voisins de l’AES. C’est pourquoi, ils ont déploré l’absence d’une solidarité agissante de la communauté internationale à l’égard du Mali, du Niger et du Burkina. A l’unisson, les ministres Abdoulaye Diop du Mali, Bakary Yaou Sangaré du Niger et Karamoko Jean Marie Traoré du Burkina ont exprimé les attentes de la Confédération AES vis-à-vis de l’UA dans le contexte de la crise sécuritaire que traversent leurs pays. Toutefois, ils ont salué la nouvelle dynamique initiée par le Président de la Commission de l’UA qui se manifeste par l’envoi de missions permettant aux représentants de l’institution panafricaine de s’immerger dans la réalité des pays de l’AES. Les ministres des affaires étrangères de l’AES, l’ont signifié que c’est par cette démarche que pourra évoluer l’appréciation faite actuellement sur les pays de l’AES, souvent basée sur des informations non fondées.  Pour sa part, le Président de la Commission de l’UA a dit avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les ministres de l’AES. Mahmoud Ali Youssouf a reconnu la nécessité d’adapter les textes de l’organisation aux réalités propres à chaque État membre. Il a rassuré que, sous son mandat, il veillera à éviter tout isolement des États de l’AES. « La Commission que je préside continuera à soutenir et conseiller l’AES, mais aussi à prendre en compte ses critiques. Nous allons avancer ensemble », a affirmé le Président de la Commission de l’UA. Par ailleurs, il a également salué la reprise de la coopération entre l’AES et la CEDEAO. Pour lui, c’est une  étape importante vers le rétablissement des liens entre l’UA et la Confédération AES.

 

Abdel Aziz NABALOUM

(New York)

 

 

 

 

 

La Coopération Inde-Afrique clé pour exploiter les Minéraux Critiques en vue d’un Avenir Durable

Lors du 20e Conclave des Affaires Inde-Afrique du CII, Shri Sevala Naik Mude, Secrétaire adjoint (C&WA) au Ministère des Affaires Etrangères, a souligné le rôle essentiel de la collaboration indo-africaine pour façonner un avenir durable grâce à l’exploitation des minéraux critiques. S’exprimant lors d’une session sur l’exploitation des minéraux critiques pour un avenir durable, il a souligné comment le partenariat entre les deux régions s’est développé au cours des deux dernières décennies, créant des opportunités qui vont bien au-delà du commerce.

« Au fil des ans, les relations indo-africaines ont franchi plusieurs étapes importantes », a observé Shri Sevala Naik Mude. « Nos échanges commerciaux, qui s’élevaient à environ 30-35 milliards de dollars en 2010-2011, ont désormais franchi la barre des 100 milliards de dollars ; une performance remarquable qui témoigne des efforts et de l’esprit d’entreprise des milieux d’affaires des deux côtés. »

Il a également souligné que l’Inde est aujourd’hui le cinquième investisseur en Afrique, avec des investissements dépassant les 80 milliards de dollars. Ces enjeux, a-t-il déclaré, ne se limitent pas à l’exploitation minière, mais s’étendent à la fabrication, à la création de valeur et aux services. « Les entreprises indiennes sont allées au-delà de l’exploration pour créer des industries créatrices d’emplois locaux et contribuant à une croissance durable », a-t-il souligné, citant le Nigéria, le Mozambique, le Maroc, la Tunisie et l’Afrique du Sud comme destinations d’investissement clés. Reconnaissant les riches réserves de minéraux critiques de l’Afrique, essentielles à la transition mondiale vers une énergie propre, Shri Sevala Naik Mude a souligné que ces ressources « appartiennent avant tout à l’Afrique ». L’approche de l’Inde, a-t-il souligné, est collaborative plutôt qu’extractive. « L’exploitation des minéraux critiques de l’Afrique doit bénéficier directement à l’Afrique en créant de la valeur localement, en développant des industries, en créant des emplois et en renforçant le développement socio-économique sur tout le continent. »

Shri Sevala Naik Mude a souligné que la véritable opportunité réside dans l’exploration conjointe, la production conjointe et la création de valeur en Afrique même. « Extraire et exporter des minéraux ne suffit pas ; cela ne garantit ni la croissance à long terme ni le développement durable. Ce que nous devons rechercher ensemble, c’est un modèle de partenariat où la richesse minérale de l’Afrique se transforme en puissance industrielle, garantissant une prospérité inclusive », a-t-il déclaré.

L’Inde a déjà pris des mesures concrètes pour soutenir cette vision, en accordant un accès préférentiel aux exportations africaines, transformées et non transformées, grâce au régime de préférences tarifaires en franchise de droits. Mais au-delà du commerce, Shri Sevala Naik Mude a appelé à mettre davantage l’accent sur les coentreprises, les installations de transformation locales et les partenariats industriels susceptibles de générer une plus grande valeur à long terme. Le développement du capital humain est un pilier essentiel de ce partenariat, a-t-il souligné.

« L’investissement seul ne suffit pas ; nous devons également investir dans le capital humain », a-t-il déclaré. L’Inde, a-t-il ajouté, a constamment partagé son expertise avec l’Afrique par le biais de la formation, du renforcement des capacités et de la coopération technique. « L’exploitation minière est l’un des secteurs où le développement des compétences est essentiel. L’Inde s’est engagée à élargir ses modules de formation, à améliorer le transfert de connaissances et à partager les technologies afin de garantir que la jeunesse africaine soit équipée pour mener cette transformation. » En conclusion, Shri Sevala Naik Mude a appelé l’Inde et l’Afrique à avancer ensemble, animées par une vision commune. « En partageant les meilleures pratiques, en alignant les politiques, en développant les industries et les compétences, nous pouvons exploiter les minéraux essentiels de l’Afrique non seulement pour des gains économiques, mais aussi pour construire un avenir durable et inclusif. »

 

Par Kanchi Batra, le 29 Août 2025

Modernisation agricole en Chine : De la technologie de drones à l’agriculture intelligente

L’agriculture intelligente connaît un développement sans précédent en Chine. Des entreprises investissent dans la recherche et développement pour proposer des technologies multifonctions à des coûts accessibles. Une entreprise, basée à Guangzhou, chef-lieu de la province du Guangdong, fait figure de pionnière dans la fabrication des engins agricoles intelligents. Découverte.

 Une ferme verdoyante s’étend au flanc d’un pic montagneux dans une banlieue de Guangzhou, chef-lieu de la province du Guangdong. Un vent léger caresse les plants de riz verdoyants. Des machines agricoles sont disposées de part et d’autre dans la ferme. Des travailleurs essaimés dans la rizière s’adonnent à toutes sortes d’activités. Les uns s’activent à rendre fonctionnel un réseau d’irrigation automatisé de la ferme. Des camionnettes transportent du matériel d’un point à un autre de la ferme. Dans un angle, un bâtiment construit avec des conteneurs est visible par sa couleur blanche. Nous sommes dans la ferme expérimentale d’une entreprise avant-gardiste dans les technologies de drones.

Travail agraire automatisé

En visitant cette ferme expérimentale en cette matinée du mois de juin, l’on se croirait dans un décor de science-fiction tant la technologie s’est imposée dans toutes les tâches agricoles. Les labours, les semences, l’irrigation, la pulvérisation des engrais et des insecticides sont exclusivement pris en charge par les machines agricoles intelligentes depuis quelques années. Des drones de différentes tailles assurent la pulvérisation de l’engrais et des insecticides. Un système automatisé d’irrigation apporte la quantité d’eau nécessaire à la rizière dans tous ses recoins. De nouvelles machines agricoles multifonctions assurent plusieurs tâches comme le sarclage, le labour ou encore la pulvérisation d’insecticides. Le personnel agricole se contente uniquement de contrôler l’ensemble des activités de la ferme avec de simples téléphones portables et à partir d’une salle de contrôle.

 

Des entreprises dans le secteur de l’agriculture intelligente proposent une panoplie de produits à des coûts accessibles qui comprennent des drones agricoles, des véhicules terrestres sans pilote, des drones de télédétection, des consoles de pilotage automatique et des systèmes de fertilisation intelligents. Avec une méthode et une démarche de qualité, le secteur de l’agriculture intelligente chinois est en train d’écrire l’histoire en lettres d’or. Le responsable technique de XAG, Liu Guangzhen, explique que l’entreprise ambitionne de faciliter le travail agraire, à la limite lui donner une dimension ludique. « À l’heure actuelle, notre véhicule aérien sans pilote agricole peut répondre à quatre fonctions principales de pulvérisation et d’épandage, d’enquête aérienne et de transport. Sa charge maximale peut aller jusqu’à 80 kilogrammes et la vitesse la plus rapide peut atteindre 13,8 mètres par seconde », détaille M. Liu.

 

 

Innover au quotidien

 

Les entreprises chinoises, grâce à leurs activités de R&D innovantes, ont rendu les coûts de leurs produits plus accessibles. Par exemple, les drones agricoles utilisent désormais des matériaux en fibre de carbone qui allègent la structure, augmentent la charge utile et réduisent les coûts, permettant ainsi une production de masse plus importante.

La réputation de la technologie chinoise sur l’agriculture intelligente est établie dans les quatre coins du monde. Que ce soit en Afrique, en Europe ou en Asie, son expertise et sa technologie sont très bien appréciées. « L’Afrique du Sud est un pays très agricole et très développé, et puis les conditions économiques sont également bonnes. Il y a beaucoup de fermes sud-africaines qui s’intéressent à nos produits, et nous avons également développé de très bons partenaires pour la distribution locale », confie le responsable de cette entreprise.

La modernisation de l’agriculture en Chine est inhérente au processus de modernisation à la chinoise. Comme l’a souligné le président chinois Xi Jinping, lors de la Fête des moissons en 2025, il faut maintenir la priorité au développement de l’agriculture et des zones rurales. Pour lui, il est impératif de perfectionner les politiques visant à renforcer l’agriculture, à favoriser les agriculteurs et à accroître leurs revenus.

De ce fait, il importe de renforcer le soutien technologique et l’équipement agricoles, d’œuvrer à l’amélioration de la capacité globale de production agricole, de promouvoir l’emploi et l’augmentation des revenus des agriculteurs. En un mot, la revitalisation rurale doit être consolidée à tous les niveaux. De nombreuses entreprises chinoises ont bien compris l’importance de l’agriculture et investissent conséquemment dans son développement.

Karim BADOLO

CGTN Français

𝐎𝐍𝐔: Le Burkina appelle à nommer les parrains du terrorisme

Présent à New York aux Etats-Unis d’Amérique pour la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, une audience, au secrétaire générale adjointe de l’Organisations des Nations unies (ONU), Amina Mohamed, le mardi 23 septembre 2025.

 La situation qui prevaut au Burkina Faso interesse la secrétaire générale adjointe de l’Organisation des Nations unies (ONU), Amina Mohamed. Pour mieux s’enquerir des nouvelles du Pays des Hommes integres, elle est venue consulter le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouedraogo, le mardi 23 septembre 2025. Au cours de l’audience qui a eu lieu en marge de la 80e AG des Nations unies,  le Prmier ministre burkinabè, l’a expliqué le contexte qui prévaut au Burkina Faso. Il l’a aussi relaté les nombreux efforts consentis par le peuple burkinabè sous le leadership du Président du Faso, Ibrahim Traoré dans les domaines de la sécurité et du développement. Lors de leurs echanges, les deux personnalités n’ont pas occulté, la rupture des accords avec la France, les progrès dans la lutte contre le terrorisme, les réformes engagées, la discipline budgétaire, la rationalisation des dépenses publiques et la mobilisation accrue des ressources endogènes. La question sécuritaire a été l’un des points saillants de l’audience. Le chef du gouvernement burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a demandé d’eviter de “carresser” les groupes dans le sens du poils. Alors, le Premier ministre a appelé à “sortir du narratif qui consiste à éviter de citer les parrains du terrorisme”. Il a precisé que de nombreux pays font du terrorisme, un outil d’asservissement des peuples tout en revenant à la tribune de l’ONU pour parler au nom de la paix. Pour lui, « tant qu’on ne les nomme pas, ils continueront leur forfait ».  ….le Burkina a declare personna non gratta la representante residente du système des Nations Unies au Burkina. Revenant sur la coopération avec le Système des Nations unies, Jean Emmanuel Ouédraogo a dit à la secrétaire générale adjointe de l’ONU que tant que l’organisation onusienne restera dans une posture d’accompagnement respectueuse des priorités nationales, le Burkina Faso demeurera disposé à poursuivre sa coopération avec elle. “Les récentes décisions impliquant l’ONU au Burkina, que le pays a assumées avec responsabilité, témoignent d’ailleurs de cette détermination à maintenir un partenariat franc et transparent”, a affirmé le Premier ministre. En perspectives, M. Ouédraogo a exprimé sa disponibilité à favoriser une visite de Amina Mohamed au Burkina Faso. Cette initiative a été apprecié par la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Amina Mohamed.

 

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

(New York)

Credit photo: 𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Sécurité alimentaire à Ouagadougou: le projet « Nourrir la ville » dresse son bilan

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L’Organisation non gouvernementale ACRA, en collaboration avec la mairie de Ouagadougou et d’autres structures associatives, a organisé un atelier de clôture du projet dénommé « Nourrir la ville », mardi 23 septembre 2025,
à Ouagadougou.

Après trois ans d’exécution, le projet « Nourrir la ville : agriculture urbaine et promotion d’une alimentation saine et locale pour le développement d’un système agroalimentaire durable et inclusif dans la ville de Ouagadougou » est arrivé à terme. En effet, l’atelier de clôture officielle tenu, mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou, a permis de présenter les acquis, partager les leçons apprises et capitaliser sur les expériences afin de favoriser la pérennisation des résultats. Il a constitué également un moment pour remercier et valoriser les partenaires, autorités locales et bénéficiaires.

Co-financé par l’agence italienne pour la coopération au développement, le projet « Nourrir la ville » a été mis en œuvre par l’Organisation non gouvernementale (ONG) ACRA en collaboration avec Mani Tese, la mairie de Ouagadougou ainsi que d’autres structures partenaires. « Notre commune a eu l’honneur de bénéficier de ce projet ambitieux qui, pendant plus de trois années, a apporté des réponses concrètes et durables au défi de l’alimentation, de l’éducation et de la préservation de notre environnement », a déclaré le 1er vice-Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Pingdewendé Ouédraogo.

Selon lui, plusieurs résultats ont été engrangés entre autres 15 hectares aménagés sur la ceinture verte permettant à plus de 750 bénéficiaires dont des ménages, d’accéder à de nouvelles opportunités économiques et de contribuer activement à la sécurité alimentaire et à la préservation des ressources naturelles. Il a poursuivi que 12 écoles de la commune ont bénéficié de vivres pour renforcer la cantine scolaire pendant deux années scolaires, améliorant ainsi la nutrition et la scolarisation des enfants.

Consolider les actions menées

M. Ouédraogo a également souligné que des aménage-ments importants ont été réalisés au parc urbain Bagréwéogo qui bénéficie désormais d’une meilleure valorisation au service de la communauté. « Les actions menées doivent être consolidées et étendues, afin que leurs impacts s’inscrivent dans la durée », a-t-il souhaité. Il a exprimé la reconnaissance de la commune envers le partenaire technique et financier, qu’est l’agence de coopération italienne ainsi que l’ONG ACRA, chef de file dans la mise en œuvre de ce projet pour son leadership ayant permis l’atteinte de ses résultats.

« Notre commune s’engage donc à poursuivre la dynamique enclenchée, à soutenir les producteurs, à promouvoir la cantine scolaire et à protéger nos espaces verts ainsi que la ceinture verte, pour bâtir une ville plus résiliente, inclusive et nourricière », a promis Dieudonné Ouédraogo. La représentante-pays de l’ONG ACRA, Elsa Rosa a relevé que l’action du projet s’est articulée autour de trois grands résultats, le renforcement de la production locale de légumes, de fruits etc., l’amélioration de l’accès à une alimentation saine et la promotion de la consommation de produits locaux.

Elle a précisé que dans le cadre du renforcement de la production locale plus
de 2750 producteurs et productrices ont été formés aux techniques agroécologiques.
« L’approvisionnement des cantines scolaires dans les 12 écoles a touché près de 6 000 élèves et leur offrant un repas équilibré », selon Elsa Rosa. Le directeur adjoint de l’agence italienne pour la coopération au développement, Francesco Nano, a notifié que l’initiative a
tracé un parcours de succès. Car, selon lui, malgré un contexte sécuritaire difficile, la mobilisation des acteurs a permis de surmonter de nombreux défis. A son avis, le projet a renforcé la durabilité et l’inclusivité du système agroalimentaire urbain, avec des avancés « notables » dans la ceinture verte de Ouagadougou. Il a remercié les autorités et les acteurs impliqués dans la mise en œuvre pour leur engagement et leur persévérance.

Aly SAWADOGO

Protection des données à caractère personnel: les membres du Conseil du cabinet du ministère chargé du Commerce outillés

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La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) a tenu une séance d’échanges sur les enjeux de la protection des données à caractère personnel au profit des membres du Conseil de pilotage du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou.

Pour accompagner le ministère de l’Industrie, Commerce et de l’Artisa-nat dans l’adoption de bonnes pratiques numériques et l’anticipation des risques, la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) a organisé une rencontre d’échanges avec les cadres de ce département, mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou. Les participants ont bénéficié de la présentation de communications relatives à la loi portant protection des données à caractère personnel et la pratique et l’usage responsable des plates-formes numériques. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par la présidente de la CIL, Alguièta Nassa. Elle a fait savoir que les données personnelles constituent une richesse, mais mal protégées, elles peuvent devenir une faiblesse, une porte d’entrée pour les cybercriminels avec des conséquences graves. Il s’agit de l’espionnage, fraudes financières, perte de competivité, atteinte à l’image et surtout perte de confiance de la population.
Pour ce faire, elle a confié que la CIL se bat pour que les institutions, les entreprises et les citoyens développent une véritable culture de protection des données à caractère personnel.

Promouvoir l’utilisation responsable des informations personnelles

Mme Nassa a soutenu que protéger les données n’est pas seulement respecter la loi.
« C’est aussi protéger la souveraineté, la compétitivité
et la dignité des acteurs économiques », a-t-elle insisté. La présidente de la CIL a également rassuré les participants de l’entière disponibilité de la Commission à les accompagner à travers des formations, des contrôles de conformité ou encore des conseils adaptés à leurs réalités spécifiques. « Ensem-
ble, nous pouvons bâtir un écosystème économique sûr moderne et respectueux des droits fondamentaux », a-t-elle déclaré. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, s’est réjoui de l’initiative de la CIL à l’attention des acteurs de son département. « Cette démarche est
la bienvenue, pertinente et opportune », a-t-il déclaré.
Pour lui, à l’ère du numérique, les données à caractère personnel constituent un enjeu important. Il a poursuivi que leur collecte, traitement et protection interpellent à la fois les institutions publiques, les entreprises privées et chaque citoyen désireux de garantir le respect des droits et libertés individuels mais également
de promouvoir l’utilisation responsable et éthique des informations personnelles. Par ailleurs, le ministre chargé
de l’Industrie a appelé la Commission de l’informatique et des libertés à étendre les séances de sensibilisation et d’information à l’ensemble des acteurs du secteur privé qui sont le plus souvent exposés aux attaques cybercriminelles.

Evariste YODA