Le Burkina Faso et son engagement actif au sein du Système des Nations unies

Du 23 au 29 septembre 2025, New York accueillera la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, dont le débat général constitue le moment fort. Comme à l’accoutumée, le Burkina Faso prendra part à ce rendez-vous mondial à travers une délégation officielle, afin de réaffirmer la voix du pays des Hommes intègres sur les grandes questions de développement au sein de cette tribune internationale. Ainsi, le Burkina Faso confirme plus que jamais son attachement au respect de ses engagements internationaux, au multilatéralisme et à la coopération internationale à travers une participation active aux activités du Système des Nations unies.

Malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et humanitaires, le Burkina Faso continue de s’affirmer comme un acteur symbolisant résilience et sens de la responsabilité. Cette constance se reflète aussi bien dans ses engagements nationaux, en collaboration avec les agences onusiennes, que dans sa participation régulière aux grands cadres multilatéraux. En effet, depuis son adhésion à l’ONU, le 20 septembre 1960, notre pays prend part avec assiduité aux sessions de l’Assemblée générale, aux travaux du Conseil des droits de l’Homme ainsi qu’aux activités de nombreux comités et agences spécialisés du Système des Nations unies tels que le PNUD, l’UNICEF, la FAO ou encore l’OMS.

Un pays résilient face aux défis sécuritaires et humanitaires
Le Plan de réponse humanitaire 2025, élaboré avec l’appui du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) vise à mobiliser plus de 900 millions de dollars soit environ 540 milliards de FCFA pour répondre aux besoins les plus urgents des populations vulnérables. Ces efforts traduisent une volonté claire et affichée : ne pas céder à l’adversité et inscrire l’action nationale dans une logique de solidarité internationale.
A travers des programmes mis en œuvre avec l’appui des agences onusiennes, le Burkina Faso a renforcé son action dans plusieurs domaines prioritaires. Il s’agit de :

– la paix et la sécurité :
Des programmes de dialogue communautaire et de cohésion sociale ont permis en 2025, de toucher plus de 300 000 personnes dans les zones à fort défi sécuritaire. Ces initiatives endogènes favorisent la prévention et la gestion pacifique des conflits, en étroite collaboration avec les populations locales.
Dans la perspective de développement durable avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la FAO, le Burkina Faso a investi dans la résilience climatique et la sécurité alimentaire. Plus de 100 000 hectares de terres dégradées ont été restaurées dans le cadre des projets de la Grande Muraille verte tandis que 650 000 ménages bénéficient désormais d’un meilleur accès aux intrants agricoles.

– les droits humains et la cohésion sociale :
Grâce au travail conjoint avec le Haut-commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et l’UNICEF, plusieurs campagnes de sensibilisation ont été menées, touchant plus de 1,2 million de jeunes et de femmes. Un programme efficace de formation des formateurs sur les droits humains a été mis en œuvre au bénéfice des Volontaires pour la défense de la patrie et des Forces de défense et de sécurité intérieure.
Ces initiatives visent à renforcer la participation citoyenne, l’inclusion et la lutte contre les violences basées sur le genre.
Ces avancées illustrent une fois de plus la capacité du Burkina Faso à inscrire ses priorités nationales dans l’agenda global du développement durable, notamment dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.

Le Burkina Faso, acteur d’un multilatéralisme rénové
A cette tribune, le Burkina Faso sera représenté par une délégation officielle. Cette participation s’annonce historique, dans un contexte mondial où la voix des pays sahéliens, notamment celle de l’AES doit être davantage entendue. La tribune onusienne représente une occasion unique pour notre pays de rappeler :
– son engagement en faveur de la paix et de la stabilité régionale ;
– sa vision sur les grands enjeux mondiaux
– son appel à une solidarité internationale accrue face au terrorisme et aux crises humanitaires ;
– sa volonté de défendre un système multilatéral plus juste et équilibré, capable de répondre aux aspirations des peuples du Sud.
L’action du Burkina Faso au sein du Système des Nations unies en 2025 reflète une vision claire : porter la voix des peuples sahéliens, défendre une coopération internationale fondée sur l’équité et replacer l’humain au centre des priorités mondiales.
En conjuguant initiatives locales et participation active aux débats mondiaux, notre pays démontre qu’il est possible, même dans l’adversité, de contribuer à la construction d’un monde plus équitable et solidaire.
Au moment où la 80e Assemblée générale s’ouvre, le Burkina Faso réaffirme sa détermination à être un acteur responsable et engagé, convaincu que le multilatéralisme demeure le cadre privilégié pour relever les défis communs de l’humanité.

DCRP/MAECR-BE

Secteur de la micro finance : haro sur des pratiques non conformes à la règlementation !

Il a été rapporté à Kantigui que des pratiques non conformes à la règlementation minent le secteur de la micro finance en vigueur au Burkina Faso. « Il me revient que des membres des organes délibérants ou des organes exécutifs de certaines Institutions de micro finance (IMF), notamment celles constituées actuellement sous forme d’Institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit (IMCEC) et d’associations, s’adonnent à des pratiques consistant à signer des conventions pour la cession de leurs agréments et de leurs fonds de commerce en violation des textes régissant le secteur », a constaté Kantigui, dans un communiqué du (…)

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Kantigui
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Atelier Pré-SAMAO: faire de la cimenterie locale un levier de croissance durable et de souveraineté industrielle

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a ouvert la Pré-SAMAO (Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest), le 23 septembre 2025, à Ouagadougou. Cet évènement se tient à deux jours de l’ouverture officielle de la 7e SAMAO, sur le thème : « Développement d’une industrie du ciment respectueuse de l’environnement à partir des ressources locales du Burkina Faso : défis technologiques et opportunités économiques ».

Le gouvernement veut faire de l’industrie locale du ciment, un vecteur de croissance durable et de souveraineté économique. Conformément à cette vision, il a inscrit le sujet au centre des échanges de la Pré-SAMAO (Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest), qui se tient les 23 et 24 septembre 2025, à Ouagadougou, sur le thème : « Développement d’une industrie du ciment respectueuse de l’environnement à partir des ressources locales du Burkina Faso : défis technologiques et opportunités économiques ». Selon le directeur général des Carrières, Stanislas Touobèkourè Meda, en dépit de son potentiel géologique caractérisé par d’abondantes substances de carrières, le Burkina Faso reste un gros importateur de matériaux de construction.

Pour lui, il est temps d’inverser la donne, en faisant du secteur des carrières un levier de développement durable et de souveraineté industrielle. « Et cela passe par une adaptation des technologies aux spécificités des matériaux locaux, le renforcement des compétences des acteurs pour de nouvelles pratiques de production, l’élaboration des cadres réglementaires incitatifs et clairs, et la mobilisation des parties prenantes autour d’une stratégie commune et inclusive », a-t-il fait savoir.

Ce qui devrait permettre de saisir les opportunités qu’offre le secteur, à savoir exploiter la diversité des matières premières locales pour produire du ciment à moindre empreinte environnementale, stimuler l’économie locale en réduisant les importations et en créant des emplois dans les filières amont et aval. Il y a également l’opportunité de renforcer la recherche et l’innovation pour positionner le Burkina Faso comme acteur régional de référence en ciment durable, a ajouté M. Meda. Cet atelier Pré-SAMAO devrait y contribuer.

Car, il se veut un cadre pour faire connaître et cartographier le potentiel des substances
de carrières du pays, renforcer les capacités techniques et réglementaires des professionnels, favoriser le partage d’expériences, de procédés et d’innovations, identifier les voies d’une industrialisation durable et économiquement viable et pour proposer des orientations de politique publique pour accompagner la transformation du secteur, a-t-il précisé.

Mettre fin au paradoxe des importations

… les participants à des échanges ouverts, constructifs et orientés vers l’action afin de faire du ciment burkinabè un symbole de durabilité, d’innovation et de fierté nationale.

Pour le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, le choix du thème de cette Pré-SAMAO traduit la volonté politique du gouvernement de valoriser l’industrie nationale du ciment dont l’importance n’est pas à démontrer. « Le Burkina Faso, à l’instar de biens d’autres pays africains, connaît une croissance urbaine soutenue, accompagnée d’une demande sans cesse croissante en infrastructures
et en logements, occasionnant des besoins considérables de matériaux de construction d’une manière générale et de ciment en particulier », a-t-il souligné.

Pour lui, il est impératif d’exploiter à l’optimum cet important potentiel en substances de carrières dont dispose le pays des Hommes intègres, afin de mettre fin au paradoxe des importations, et être ainsi en phase avec la vision d’un développement endogène durable et souverain porté par les plus hautes autorités. « L’industrie du ciment qui au cœur de la construction peut devenir un puissant levier de transformation. En effet, en intégrant des matériaux alternatifs tels que l’argile calcinée, le calcaire dolomitique ou la chaux, les tufs, la poudre de basalte ou du granite, nous avons l’opportunité de produire des ciments à faible émission de carbone, tout en stimulant l’économie locale et en réduisant notre dépendance aux importations », a-t-il indiqué.

Et au regard des enjeux, le ministre Gouba a invité les participants à ce cadre de réflexion à des échanges ouverts, constructifs, orientés vers l’action et à même de guider les politiques, afin de bâtir, dans la synergie, une cimenterie burkinabè symbole de durabilité, d’innovation, de fierté nationale et qui renforce sa souveraineté industrielle. Les acteurs du secteur se sont réjouis de cet honneur fait à leur secteur et qui offre l’opportunité de se penser sur les défis liés à la durabilité. « L’activité des carrières intègre de nombreux intervenants, parmi lesquels les cimentiers.

… les participants à des échanges ouverts, constructifs et orientés vers l’action afin de faire du ciment burkinabè un symbole de durabilité, d’innovation et de fierté nationale.

Pour les cimentiers, les substances de carrière sont des éléments très importants qui rentrent dans le cadre de la fabrication du ciment. C’est donc pour nous un honneur d’être à cet atelier qui nous donne l’occasion de pouvoir participer au développement des recherches relatives à l’amélioration des conditions environnementales de l’industrie de la cimenterie », a confié le président de l’Association des cimentiers du Burkina, Jacques Amiong et par ailleurs directeur général de CIMBURKINA. Cet atelier, a-t-il relevé, va servir de tribune pour passer en revue les défis liés à la valorisation des matériaux locaux, questionner les pratiques de protection de l’environnement, la production du ciment, mettre en exergue les rôles de l’ensemble des parties prenantes, notamment les pouvoirs publics, les cimentiers, les professionnels des carrières.

Mahamadi SEBOGO
windmad76@gmail.com

 

Il court, Netanyahou !

Sorti meurtri de sa confrontation avec l’Iran qui lui a infligé de grandes pertes, incapable de récupérer les otages du Hamas malgré le déluge de feu qui s’abat, jour et nuit sur la Cisjordanie et Gaza, affaibli au plan intérieur avec une coalition politique qui va à vau-l’eau et isolé sur la scène internationale avec la reconnaissance de l’Etat de Palestine par plusieurs Etats, Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, n’a plus que la guerre pour exister politiquement voire pour exister tout court.

Dans ce fatras et ce fracas des armes au Proche-Orient et dans la péninsule arabique sur fond de guerre médiatique intense, c’est que le Premier ministre israélien est plus que jamais isolé et affaibli au plan intérieur avec une majorité rabougrie et une opinion publique de plus en plus critique au vu de son incapacité à régler définitivement la crise des otages du Hamas. Au niveau de sa majorité de gouvernement, il n’y a guère plus que les partis orthodoxes adeptes du « Grand Israël » englobant quasiment les deux rives du Jourdain qui lui tiennent la tête hors de l’eau.

Or, cet état « biblique » théorisé par les pères du sionisme au début du 20e siècle, ne peut plus avoir droit de cité si tant est qu’il empiétera sur l’état hachémite, bouleversant du coup tous les équilibres régionaux. Désapprouvée par la Gauche et les partis du Centre-droit, ce sionisme originel sera certainement combattu dans les urnes une fois que Netanyahou mettra fin à sa fuite en avant qui a le « mérite » d’ostraciser son pays. Alors, le temps de la justice viendra, avec les nombreux procès qui lui pendent au nez. Bibi joue donc sa survie à quitte ou double dans une arène hostile avec sa foi de « gardien d’Israël » chevillée au corps. Un peu court comme programme.

Boubakar SY

Opportunités d’affaires: le Groupe San Donato veut investir dans divers secteurs au Burkina

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a reçu en audience le président du Groupe hospitalier privé GKSD Investment Holding et Gruppo San Donato, Kamel Ghribi, lundi 22 septembre 2025, à New York. Ils ont échangé sur les opportunités d’affaires au Burkina.

Le Groupe hospitalier privé GKSD Investment Holding et Gruppo San Donato ne veut pas rater les opportunités d’investissement au Burkina Faso. A l’issue de la participation au 7ᵉ Conseil européen des entreprises sur l’Afrique et le Moyen-Orient (ECAM), le chef du gouvernement burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé une audience à son président, Kamel Ghribi, lundi 22 septembre 2025.

Celui-ci a manifesté son desir d’investir particulierement dans les secteurs de la santé, de l’agro-industrie et de l’énergie, etc. Pour joindre l’acte à la parole, M. Ghribi a traduit sa disponibilité à dépêcher très prochainement une équipe afin d’engager des échanges
en vue d’un partenariat solide et durable. Après avoir salué l’ambition du premier responsable du Groupe hospitalier privé GKSD Investment Holding et Gruppo San Donato d’investir au pays des Hommes intègres, le Premier ministre a présenté la vision qui guide les investissements au Burkina Faso.

Il a dit qu’il s’agit d’une vision fondée sur la valorisation des compétences internes et la transformation des ressources nationales pour créer une plus-value directement profitable au peuple burkinabè. Le chef du gouvernement a réaffirmé l’ouverture du gouvernement
à toute initiative de coopération respectueuse de la souveraineté nationale et orientée vers la prospérité partagée. Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement du plaidoyer porté par le chef du gouvernement lors du Conseil européen des entreprises qui s’est tenu plus tôt dans la journée du 22 septembre 2025 autour du thème « Les leaders africains pour le changement : renforcer la coopération dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la recherche, de l’agro-industrie et de l’énergie verte ».

Abdel Aziz NABALOUM
(New York)

80e Assemblée générale de l’ONU: la grand-messe d’une « paix mondiale fragilisée »

La 80e Assemblée générale de l’Organisation des nations unies (ONU) s’est ouverte, hier mardi 23 septembre 2025, à New York aux Etats-Unis d’Amérique. Lors de cette session, les chefs d’Etat et de gouvernement du monde dont le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo vont se succéder à la tribune des Nations unies pour livrer leur vision du monde.

Plus d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont présents à New
York aux Etats-Unis pour la 80e Assemblée générale de l’Organisation des nations unies (ONU). Le débat général a été ouvert, le mardi 23 septembre 2025 devant un parterre de dirigeants du monde. Cette année, la 80e session est placée sur le thème : « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ».

Avant le début officiel des déclarations des différents chefs d’Etat, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres a fait un « diagnostic du monde ». Il a reconnu que des forces secouent le monde et ébranlent jusqu’aux fondements du système des Nations unies. « Nous sommes confrontés à des tensions et à des divisions géopolitiques croissantes, à une incertitude chronique et à une pression financière de plus en plus forte », a-t-il deploré. Selon António Guterres, en ces temps de crise, « jamais l’ONU n’a été aussi indispensable».

Face à ces crises multiformes, pour lui, le monde a besoin de la légitimité unique que l’ONU incarne, de sa capacité de rassemblement, sa volonté d’unir les nations, de réduire les clivages et de relever les défis qui se présentent au monde. « Nous sommes toutes et tous

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres : « quel que soit le défi à relever ou les obstacles à surmonter, les Etats doivent triompher ».

dans le même bateau. Et, c’est dans cette salle de l’Assemblée générale que palpite le cœur de cette vérité. C’est la raison pour laquelle, depuis des décennies, les responsables du monde entier se réunissent en ce lieu unique en son genre », a-t-il rappelé.

De l’avis du secrétaire général de l’ONU, lorsqu’elle joue pleinement son rôle, l’AG de l’ONU est bien plus qu’un lieu de rencontres. Mieux, elle est une boussole morale, une force de paix et de maintien de la paix, un gardien du droit international, un catalyseur du développement durable, etc. « Sans institutions multilatérales efficaces, la multipolarité ouvre la porte au chaos. Dans un monde où les menaces ne connaissent pas de frontières, l’isolement est un leurre. Aucun pays ne peut arrêter à lui seul une pandémie. Aucune armée ne peut enrayer la hausse des températures.

Aucun algorithme ne peut rétablir la confiance une fois qu’elle est brisée », a prevenu António Guterres. Quel que soit le défi à relever ou les obstacles à surmonter, le secrétaire général de l’ONU a estimé que les Etats doivent triompher. Tout en évoquant les nombreuses turbulences que connait le monde, la Présidente de l’Assemblée générale, Annelena Baerbock, a reconnu que l’ONU doit faire mieux. « Oui, notre monde souffre. Oui, nous avons des échecs.

Mais imaginez à quel point la situation serait pire sans les Nations unies », a-t-elle interpellé, toute émue. Pour elle, depuis sa création, l’ONU est une boussole pointant vers la paix, l’humanité et la justice. Après l’ouverture solennelle du débat général par les dirigeants onusiens, le Président américain, Donald Trump a pris la parole. Il s’est exprimé

sur divers sujets du monde, à savoir, la crise migratoire, la guerre en Ukraine, la reconnaissance de l’Etat de Palestine par certains Etats membres de l’ONU, l’immigration clandestine, la gestion de l’ONU…Revenant sur l’ONU, il a reproché à l’organisation de ne pas l’avoir aidé dans ses divers efforts de paix dans certaines parties du monde.

« J’ai mis un terme à sept guerres. Ce sont des guerres sanglantes notamment entre la Thailande et le Cambodge, le Kossovo et la Serbie, le Congo et le Rwanda, le Pakistan et l’Inde, Israel et l’Iran, l’Egypte et l’Ethiopie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan. C’est du jamais vu. Hélas, j’aurais préferé que l’ONU mette fin à ces guerres. Dans toutes ces guerres, les

Selon la Présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, l’ONU doit se réinventer pour devenir une Organisation des Nations unies agile, rentable et adaptée à ses objectifs.

Nations unies n’ont même pas aidé à résoudre ces conflits », a-t-il deploré devant les dirigeants du monde. Donald Trump s’est interrogé sur l’objectif de l’ONU. « L’ONU a un énorme potentiel. Mais, l’ONU n’est pas à la hauteur des attentes. Les Nations unies semblent se contenter de rédiger des lettres, mais tout cela reste lettres mortes »,
a-t-il poursuivi.

Porter la voix du Burkina

Sur la question de l’immigration, Donald Trump a accusé les Nations unies d’encourager « l’invasion » de certains pays, notamment en Occident, par l’immigration illégale. Sans y aller avec le dos de la cuillère, et en faisant référence à l’aide financière que l’organisation a fourni aux migrants dans le besoin, il a affirmé que l’ONU soutient les personnes qui entrent illégalement aux Etats-Unis. Pour le président américain, sa politique de répression de l’immigration clandestine est un acte humanitaire qui a permis de sauver des personnes qui auraient pu mourir en tentant de franchir illégalement la frontière américaine.

Avant l’ouverture de la 80e session de l’AG des Nations unies, le dimanche 21 septembre 2025, le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, le Portugal…ont reconnu un Etat palestinien indépendant. Pour Donald Trump reconnaître la Palestine est une récompense pour les «atrocités» commises par le Hamas. « Il faut que le conflit cesse entre Israël et le Hamas », a insisté le President Trump. Pour la guerre entre la Russie et l’Ukraine, Donald Trump a soutenu que cette guerre ne devait jamais arriver.

A cette 80e session de l’AG de l’ONU, la délégation du Burkina est conduite par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Le Premier ministre livrera le discours du Burkina, le 27 septembre prochain. Selon le ministre chargé des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, le Burkina est présent à cette session pour porter la voie du président du Faso, la voie de la rupture, la voie d’un pays qui veut s’affranchir des chaînes qui l’ont longtemps aliéné, mais aussi porter le discours d’un pays qui assume ses capacités, ses limites et qui veut avancer, avoir son mot à dire dans le discours des nations. De son avis, il est important que le Burkina puisse apporter sa voix, corriger les discours tronqués, détruire les clichés qui nous confinent et de bâtir de nouvelles relations.

Abdel Aziz NABALOUM

Emirathe@yahoo.fr
(New York)

Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne: la 2e phase se tient du 2 au 16 octobre

Le ministre de la Justice, des Droits humains, Edasso Rodrigue Bayala, a animé une conférence de presse pour annoncer la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

La deuxième phase de l’édition 2025 des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) va se tenir, du 02 au 16 octobre 2025. L’information a été donnée par le ministre de la Justice, des Droits humains, Edasso Rodrigue Bayala, au cours d’une conférence de presse, mardi 23 septembre, à Ouagadougou. Face aux journalistes, le ministre Bayala a rappelé que depuis l’avènement du MPSR II, le gouvernement s’est résolument engagé dans une dynamique de refondation de la société en vue d’asseoir les bases d’une nation solide et de raffermir la paix, la cohésion sociale.

« Les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne s’inscrivent dans cette dynamique. Elles visent à susciter l’éveil de la conscience patriotique et l’engagement citoyen de chaque Burkinabè à travers des actions de promotion des valeurs de civisme, de patriotisme, de courage, de tolérance, de respect et de solidarité », a-t-il déclaré. Pour le ministre Bayala, les JEPPC constituent une activité d’envergure nationale qui appelle l’engagement sincère et la contribution significative de l’ensemble des acteurs publics et privés.

Le thème de la 1re phase « Pour l’ordre et la discipline : je m’engage ! » a été reconduit pour la seconde phase des JEPPC 2025. Cela a détaillé Edasso Rodrigue Bayala, en vue de consolider les acquis de la première phase et assurer une meilleure appropriation du sens et de la portée des valeurs de l’ordre et de la discipline par les populations. Tout comme la première phase, plusieurs activités sont prévues. Lesquelles activités, selon Edasso Rodrigue Bayala, sont en lien avec la diffusion du message du président du Faso, la montée des couleurs nationales, les travaux d’intérêt commun, la promotion du made in Burkina, la valorisation des modèles d’engagement patriotique.

La communication de masse, la promotion du civisme et les compétitions et récompenses des citoyens et la montée des couleurs suivie de la lecture du message du président du Faso dans les ministères, les institutions, les gouvernorats, les missions diplomatiques et postes consulaires, les mairies, les écoles et autres services et lieux publics et privés constituent le reste des activités prévues. Le ministre a cité en plus des rencontres d’échanges et de partage d’expériences avec les « Etoiles du Faso », dans les universités publiques et privées, les projections de films sur les expériences révolutionnaires, la caravane de la citoyenneté active, etc.

« Je voudrais inviter l’ensemble des citoyens et citoyennes à se mobiliser autour des activités des journées d’engagement patriotique et participation citoyenne et à y participer massivement. C’est ensemble que nous pouvons relever les défis de la révolution progressiste populaire afin de bâtir un Burkina Faso nouveau de dignité, de paix et de prospérité », a lancé Edasso Rodrigue Bayala. A la question de savoir si le bilan de la première phase est satisfaisant, le ministre a répondu par l’affirmative indiquant que l’élan de patriotisme se perçoit déjà dans les comportements des citoyens.

Soumaïla BONKOUNGOU
Mohamed LY
(Stagiaire)

Soutenance de fin de formation en journalisme: Rufin Paré se penche sur les défis des Editions Sidwaya face au numérique

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Konwoman Rufin Paré a soutenu, mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou, son mémoire de fin de formation en journalisme. Le jury lui a attribué la note de 18/20 avec mention ‘’excellent’’.

Après 24 mois passés à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC), Konwoman Rufin Paré a défendu avec brio son mémoire de fin de formation de cycle A en journalisme autour du thème « Les Editions Sidwaya face à l’avènement du numérique : défis, opportunités et perspectives ». Après des observations, questions de compréhension, le jury a jugé son travail pertinent assorti d’une rigueur dans la rédaction. Il lui a attribué la note de 18/20 avec la mention « excellent ». L’impétrant est parti du constat qu’avec l’avènement du numérique, certains observateurs avaient prédit la mort des médias de presse papier comme les Editions Sidwaya.

Car pour eux, les consommateurs autrefois sont devenus producteurs de contenus et de publicités sur les réseaux sociaux. Mais, a-t-il relevé, face à cette mort programmée, Sidwaya a pu se réinventer et s’adapter pour survivre et même de mobiliser des ressources pour son fonctionnement. Au plan administratif, a-t-il poursuivi, l’entreprise de presse a opéré également un changement à travers la création d’une direction web et multimédia. De ses recherches, il est ressorti que le numérique constitue aujourd’hui une opportunité d’affaires pour Sidwaya qui y fait la promotion de ses produits numériques comme Sidwaya numérique, Sidwaya mobile et des ventes de produits d’archives.

Cette transition n’a pas été sans difficultés pour la « maison commune », selon M. Paré. Il a cité notamment l’insuffisance d’équipements adaptés à la transition numérique et de ressources humaines nécessaires pour une présence de ses produits sur toutes les plateformes numériques. Malgré tout, l’impétrant s’est dit confiant quant à la capacité des Editions Sidwaya de tirer encore le meilleur de cette transition digitale pour accroitre la visibilité de ses produits et du même coup mobiliser davantage des recettes.

Pour y parvenir, il a formulé des suggestions aussi bien à l’endroit des premiers responsables de l’entreprise de presse qu’à l’endroit de l’Etat. Aux responsables, il a recommandé la formation des journalistes sur le data-journalisme pour qu’ils puissent faire face à la concurrence sur les réseaux sociaux. Le renforcement du personnel, notamment celui du service web et multimédia, le recrutement de community managers pour mieux promouvoir ses produits sur les différentes plateformes numériques, sont nécessaires également.

A l’Etat, il l’a invité à appuyer les Editions Sidwaya à travers des équipements de pointe pour lui permettre d’être plus compétitif sur le marché. Konwoman Rufin Paré est un ancien agent des Editions Sidwaya qui a totalisé une dizaine d’années de service. Avant de rejoindre l’ISTIC pour le cycle supérieur en journalisme, il était le chef de service ‘’Abonnement et distribution’’ à la direction commerciale et marketing des Editions Sidwaya.

Adama SEDGO

Soutenance en master II: Lassané Ouédraogo décortique la motivation du travail des vigiles

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L’étudiant Lassané Ouédraogo a soutenu son master II en psychologie sociale du travail et des organisations sur le thème : « Représentation de soi et motivation au travail des vigiles exerçant dans la ville de Ouagadougou », à l’université Joseph-Ki-Zerbo, mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou. Il a obtenu la note de 16/20 avec la mention très bien.

Malgré les conditions de travail difficiles, certains vigiles restent motivés et engagés
dans l’exercice de leur fonction. La problématique a été au cœur des
travaux de recherches de l’étudiant en recherche et intervention en psychologie option psychologie sociale du travail et des organisations, Lassané Ouédraogo. Son thème de mémoire a porté sur la « Représentation de soi et motivation au travail des vigiles exerçant dans la ville de Ouagadougou ».

La soutenance a eu lieu à l’université Joseph-Ki-Zerbo, mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou. A l’issue de la présentation et des échanges avec les membres du jury, le candidat a obtenu la note de 16/20 avec la mention très bien sous réserve des amendements à intégrer dans le document final. Lassané Ouédraogo confie que
pour mener à bien son étude, il a utilisé le questionnaire, l’entretien et l’observation pour recueillir les données auprès d’un échantillon de 120 vigiles dans la ville de Ouagadougou.

De plus, il a signifié que les résultats des analyses ont montré que la perception de soi, qu’elle soit actuelle et ou imposée, exerce une influence significative sur la nature de la motivation au travail. « Par contre, la perception de soi idéale, n’exerce aucune influence sur la nature de la motivation des vigiles au travail », a-t-il déclaré. Dans ses recherches, il a fait des suggestions pour améliorer la performance des vigiles au travail.

Il s’agit notamment de permettre à cette catégorie de travailleurs d’avoir le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) qui est de 45 000 CFA. En effet, il a expliqué qu’en plus d’être inspecteur du travail, le constat fait sur le terrain montre que ces
acteurs de la sécurité sont « mal traités ». Pour le directeur de mémoire, le Dr Daouda Kouma, il s’est dit satisfait du travail de son étudiant et il a invité l’ensemble des étudiants à faire pareil.

Fleur BIRBA
Bénédicte KAM
(Stagiaire)