9e Semaine nationale de la sécurité routière: innover pour sauver

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La IXe édition de la semaine de la Sécurité routière s’est ouverte, le mardi 16 septembre 2025 à Ouagadougou sur le thème « Innover pour sauver : la technologie au service de la sécurité routière ».

Chaque année, environ 1 000 usagers de la route perdent la vie par suite d’accidents de la circulation. En vue de renverser la tendance, le ministère de la Sécurité, à travers l’Office national de sécurité routière (ONASER), a initié depuis 2017, la semaine de la sécurité routière.

La IXe édition a été lancée le mardi 16 septembre 2025 à Ouagadougou. Pendant une semaine, plusieurs activités vont être menées notamment des conférences et panels, des séances de sensibilisation et de contrôle ainsi qu’une vente promotionnelle de casques. Pour cette édition, le thème retenu est « Innover pour sauver : la technologie au service de la sécurité routière ». Aux dires du ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, le choix de ce thème témoigne de la volonté du département de tirer profit des technologies modernes et de la recherche pour relever les défis actuels de la mobilité et de la sécurité routière. « Jusqu’ici, nos actions ont surtout reposé sur la communication, la sensibilisation, la surveillance et la répression.

Ces efforts, bien qu’essentiels, n’ont pas toujours produit les résultats escomptés. Il est donc temps d’adopter des approches novatrices », a-t-il soutenu. Pour lui, la technologie numérique, les systèmes intelligents, les plateformes de données doivent devenir
des leviers efficaces pour prévenir les accidents, alerter en temps réel, intervenir rapidement et éduquer les concitoyens. Utilisées à bon escient, ces innovations permettront, est-il convaincu, de réduire significativement les comportements à risque, d’améliorer la fluidité du trafic et, surtout, de sauver des vies.

Il a donc invité les acteurs à participer activement aux échanges et activités prévues au cours de cette semaine, pour en faire un moment fort de réflexion, d’innovation et d’actions concrètes en faveur d’une mobilité plus sûre et durable au Burkina Faso. « La sécurité routière est une responsabilité partagée et c’est en mutualisant nos efforts et compétences que nous pourrons bâtir une culture forte de sécurité, fondée sur la responsabilité individuelle et collective », a-t-il déclaré.

« Chaque vie sauvée est une victoire »

Le directeur général de l’ONASER Règma Zongo, pour sa part, est revenu sur l’essence de cette semaine. Il a noté qu’elle vise essentiellement à sensibiliser, intensifier le contrôle de l’application de la règlementation et interroger les pratiques en matière de sécurité routière en vue d’opérer les réajustements nécessaires.

Pour lui, l’édition 2025 de la semaine de la sécurité routière offre l’opportunité, au regard du thème choisi, d’explorer des solutions concrètes de géolocalisation et de collecte d’informations sur les accidents, des solutions pour la prise en charge urgente des accidentés, la conduite sûre des véhicules, la vidéo-verbalisation des infractions au Code de la route et bien d’autres innovations qui peuvent transformer le système de sécurité routière burkinabè. « Nous serons également sur le terrain pour sensibiliser, contrôler et contribuer à sécuriser les déplacements des Burkinabè.

Nous ne manquerons pas de réprimer là où il le faut », a prévenu M. Zongo. Tout en souhaitant plein succès à cette semaine, il a salué le travail abattu par les équipes du ministère de la Sécurité, de l’ONASER et les partenaires pour sa tenue effective. Le représentant du ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Charles Nébié, parrain de la présente édition, a félicité l’ONASER pour cette initiative. « Chaque vie sauvée est une victoire collective contre l’insécurité routière », a-t-il rappelé. C’est pourquoi, il a marqué l’engagement du département en charge de l’enseignement supérieur à soutenir les projets de recherche appliquée à la sécurité routière ainsi que les projets de développement de solutions innovantes pour améliorer significativement la sécurité routière au Burkina Faso.

Nadège YAMEOGO
Bénédicte KAM
(Stagiaire)

Préventions des inondations: le système d’alerte précoce crues et inondations lancé

Le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement à travers la direction générale des ressources en eau a lancé officiellement le Système d’alerte précoce Crues et inondations (SAP-CI), mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, les inondations demeurent un défi majeur. En effet, les événements dramatiques du 1er septembre 2009, ainsi que les plus récents de 2022 et 2024 au pont de Hérédougou ayant occasionné la coupure de la route nationale1, ont impacté la circulation et l’économie nationale. Conscient de ces enjeux, le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale a mis en place le Système d’alerte précoce des
crues et inondations (SAP-CI).

Il a été lancé officiellement, mardi 23 septembre 2025 à Ouagadougou. Selon le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, le SAP-CI vise en priorité à informer les populations et les acteurs concernés sur les risques imminents d’inondation. Grâce à cette anticipation, il devient possible de prendre des dispositions afin d’éviter ou de limiter les dégâts humains, matériels et économiques. « La mise en place de ce système vient soulager tous les acteurs, parce qu’il s’agit d’abord d’informer. L’information est de prendre les dispositions pour que les conséquences soient évitées ou minimisées au maximum », a indiqué le ministre.

Pour le ministre Baro, la mise en place du système d’alerte précoce crues et inondations a été rendue possible grâce à une collaboration étroite entre plusieurs structures nationales. Il s’agit de la Direction générale des ressources en eau (DGRE), la Direction générale de la protection civile, l’Agence nationale de la météorologie, le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation. Le ministre a insisté sur la nécessité d’assurer la pérennité du système en intégrant son fonctionnement dans le budget annuel de l’Etat afin d’éviter toute interruption liée à des manques de financement.

« Nous invitons les acteurs à la pérennisation du système. Parce qu’on ne peut
pas investir 2 milliards 600 millions FCFA et des problèmes budgétaires vont entrainer son dysfonctionnement. Nous avons donné les instructions pour que chaque année budgétaire, le maximum soit prévu pour que ce centre ne connaisse pas un problème de fonctionnement », a prévenu le ministre.

Des alertes accessibles à tous

Dans la salle de veille, la délégation ministérielle a suivi le mode de traitement des informations.

Le SAP-CI a soutenu, la directrice générale des ressources en eau, Nadège Flora Du Barry, permet de suivre et de prévenir les aléas climatiques en vue de mieux protéger les populations. Elle a en outre expliqué que le système repose sur plusieurs composantes, dont la plus importante est celle de l’alerte et de la communication.

Les données hydrométéorologiques sont collectées en temps réel
puis traitées avant d’être transformées en messages adaptés au grand public.« Les informations que nous collectons sont fiables, car elles proviennent de
stations hydrométéorologiques qui transmettent en temps réel », a-t-elle indiqué. Pour la première responsable de la DGRE, une fois les informations collectées, elles seront ensuite diffusées à travers des SMS, les radios locales, des bulletins d’information et les réseaux sociaux.

« Nous comptons véritablement sur l’ensemble des acteurs pour s’approprier les messages d’alerte. Nous comptons aussi sur la presse pour relayer l’information en temps réel et faire grandir cet outil au-delà des murs qui l’abritent », a déclaré la directrice. A l’issue de la cérémonie, la délégation conduite par le ministre Baro a visité les salles de veille et de prise de décision de la DGRE.

Oumarou RABO

Communication électronique au sein des ministères et institutions: un manuel de procédures de gestion des systèmes d’information validé

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé un atelier de validation du manuel de procédures de gestion des systèmes d’information, mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou. Cet atelier est organisé au profit des directeurs des systèmes d’information des différents départements ministériels et des institutions.

Dans la dynamique de la modernisation et de la bonne gouvernance au sein de l’administration publique, il a été entrepris l’élaboration d’un manuel de procédures de gestion des systèmes d’information au profit des directeurs des systèmes d’information des différents départements ministériels et des institutions. Ce document a été soumis à validation lors d’un atelier, le mardi 23 septembre 2025, à Ouagadougou par les acteurs concernés.

Le représentant du ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, le secrétaire général, Jonas Michel Somé, a confié que la validation marque une étape importante dans leur volonté commune de bâtir une administration numérique résiliente, capable de répondre aux défis actuels.

« Elle traduit également notre engagement à mutualiser les efforts, à partager les bonnes pratiques et à instaurer une culture de gouvernance numérique méthodique, fondée sur la rigueur et la responsabilité », a-t-il poursuivi. M. Somé a aussi signifié que l’élaboration du manuel de procédures de gestion des systèmes d’information vise à mettre à la disposition des acteurs du numérique un cadre de référence harmonisé pour la conduite des actions dans le secteur.

« S’inspirant des bonnes pratiques et des référentiels encadrant l’exercice dans le domaine, cet outil institue une doctrine commune, un langage partagé et des protocoles unifiés pour l’ensemble des services informatiques de l’administration burkinabè », a soutenu M. Somé.

Un instrument pour accompagner une vision stratégique

Il a rappelé que depuis plus d’une vingtaine d’années, l’utilité du manuel de
procédures a été reconnue et matérialisée par un acte règlementaire qui fait obligation à tout service public d’en disposer. « Le manuel de procédures s’inscrit comme un instrument d’accompagnement de la vision stratégique énoncée par les plus hautes autorités de notre pays », a-t-il indiqué.

Pour lui, en effet, les nombreuses initiatives et processus du numérique, tels que la dématérialisation des procédures administratives, l’administration et la maintenance du réseau informatique, l’administration des bases de données, la gestion de la sécurité informatique, ne sauraient prospérer sur un terrain procédural incertain ou inexistant.

Le directeur de développement institutionnel et de l’innovation au sein du ministère en charge de la transition digitale, Boureima Ouédraogo, a confié qu’après la validation, le ministre chargé de la Transition digitale et son collègue de la Fonction publique vont signer un arrêté conjoint. A l’entendre, cet arrêtéservira de fil conducteur pour les directeurs des systèmes d’information des différents départements ministériels et des institutions.

Kadi RABO
Soukriya NACRO
(Stagiaire)

Campagne agricole humide 2025-2026: le Nakambé et le Nazinon, deux régions qui donnent satisfaction

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, effectue des visites de champs, dans le cadre du suivi de la campagne agricole humide 2025-2026, du 22 au 24 septembre 2025, dans les régions du Nazinon, du Nakambé et du Goulmou. Dans les régions du Nazinon et du Nakambé, deux emblavures de riz ont été visitées par la délégation ministérielle, lundi 22 septembre 2024.

Dans les régions du Nazinon et du Nakambé, la campagne agricole humide 2025-2026 est jugée satisfaisante au regard de la bonne physionomie et situation phytosanitaire des spéculations emblavées, à l’image du riz. C’est ce qui ressort des visites du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, dans ces deux régions, lundi 22 septembre 2025.

En effet, à Bakago, un village du Nazinon dans la commune de Nobéré (province du Zoundwéogo), le site de Nintaoré a reçu le ministre d’Etat chargé de l’agriculture et sa délégation. Selon les techniciens, c’est une superficie totale mise en valeur de 35 hectares (ha) sur 40 ha aménageables avec 560 parcelles aménagées et mises en valeur qui est exploitée. 125 personnes réunies en coopérative de production de riz appelée « WEND-BULGA de Bakago » travaillent sur le site de Nintaoré.

Une physionomie bonne

A Patta, la délégation ministérielle a positivement apprécié un champ de maïs.

Pour la secrétaire de la coopérative, Salamata Tansoba, la physionomie du riz de variété Orylux en épiaison, avec 311 650 tonnes (t) de céréales qui ont été ensemencées, est bonne. Les riziculteurs ont dit attendre 157,5 t/ha sur les 35 ha au total pour un rendement prévisionnel de 4,5t/ha.

Lors de la tournée dans le champ, le ministre d’Etat Sombié a salué la prouesse d’une vieille qui montre encore sa capacité à travailler aux côtés des plus jeunes. Toutefois, les pensionnaires de Nintaoré ayant un magasin de stockage d’une capacité de 60 t, ont demandé des forages à gros débit, du matériel d’étuvage du riz et d’une aire de séchage ainsi que l’enrochement du barrage qui irrigue le bas-fond rizicole. Le commandant Ismaël Sombié a dit prendre note de ces doléances et promis d’y apporter des réponses, tout en félicitant les exploitants.

Dans le Nakambé, le village de Patta, dans la commune de Bagré (Province du Boulgou), présente un bas-fond d’aménagement de riz sommaire pour la campagne 2025-2026, à proximité d’une emblavure de maïs cultivée simultanément par la coopérative NONG-TAABA. Aux dires des 160 exploitants dont 140 femmes, le rendement prévisionnel est de 4t/ha sur une production de riz attendue de 160t. Les besoins, ont-ils fait savoir, sont axés sur un forage ou puits à grand diamètre, un kit d’étuvage de riz et un magasin de stockage.

La responsable desfemmes, Habibou Yaméogo, a loué la visite du premier responsable du département en charge de l’agriculture qui a assuré que les requêtes vont trouver des solutions. Quant au directeur général des productions végétales, Prosper Zemba, il a affirmé que les deux exploitations de riz se portent assez bien avec des motifs de satisfaction au regard de tout ce que le gouvernement a mis en œuvre pour le bon déroulement de la campagne agricole humide 2025-2026.

« En gros, ce sont 70 000 t d’engrais et 15 000t de semences qui ont été mises à la disposition des producteurs et un accompagnement en labours. Nous voyons une physionomie assez bonne et si dame nature est encore généreuse, nous allons atteindre l’objectif de la présente campagne qui est d’un million de tonnes de riz », a-t-il ajouté. La tournée devrait se poursuivre dans d’autres régions à savoir le Goulmou.

Boukary BONKOUNGOU

Journée de l’Enfant africain: un repas communautaire servi à Dédougou

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La Direction générale de la famille et de l’enfant (DGFE), à travers la Direction régionale de l’action humanitaire et de la solidarité nationale (DRAHSN) du Sourou et de Bankui a organisé en différé la Journée de l’Enfant africain 2025, le vendredi 12 septembre à Dédougou.

La Journée de l’Enfant africain, célébrée chaque 16 juin, a été commémorée en différé à Dédougou, le vendredi 12 septembre 2025. La cérémonie a été présidée par le directeur régional en charge de la solidarité nationale de Bankui et du Sourou, Toirimbé
Gaston Nassouri. La direction régionale est soutenue dans l’organisation de cette activité par la direction générale de la famille et de l’enfant. Cette célébration s’est déroulée sur l’un des sites d’accueil des Personnes déplacées internes (PDI) de la ville de Dédougou.

A l’occasion, un repas communautaire a été offert à plus de 300 enfants composés essentiellement de PDI. Le représentant des parents des enfants à l’honneur, Lassina Soro, a soutenu que ce repas communautaire offre un cadre de familiarité aux enfants. Il a apprécié cette action des acteurs régionaux et nationaux en charge de l’action humanitaire. « Elle va renforcer davantage la cohésion sociale et amener les enfants à savoir qu’ils sont de la même nation », a-t-il martelé.

Il a par ailleurs souhaité que cette initiative soit dupliquée partout ailleurs au Burkina Faso afin que les plus petits se sentent en famille. Selon le directeur régional, Toirimbé Gaston Nassouri, l’organisation de cette journée consiste à exprimer un esprit de solidarité et d’attachement aux enfants, d’une manière générale, et particulièrement les enfants déplacés internes.

Il a souligné que cette activité se tient dans un contexte particulier pour les enfants et leurs familles dont certains attendent impatiemment de retrouver leurs localités d’origine. Saluant la détermination des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie engagés dans la reconquête territoriale, M. Nassouri espère que d’ici la prochaine célébration, toutes les PDI rejoindront leurs villages d’origine.

Yacouba BELEM
Béré Jean Didier NAON
(Stagiaire)

Délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso: Moussa Sanou, nouveau premier vice-président

La délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso a tenu sa 3e session ordinaire de l’année, le jeudi 18 septembre 2025. Les délégués ont examiné plusieurs points inscrits à l’ordre du jour et ont élu un nouveau premier vice-président, Moussa Sanou.

La délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso a organisé sa 3e session ordinaire de l’année 2025 le jeudi 18 septembre 2025. Outre les points inscrits à l’ordre du jour, Les membres de la délégation ont élu un nouveau premier vice-président suite au retrait de Seydou Traoré. Celui-ci représentait la chambre de commerce à cette instance et a dû se retirer suite au changement intervenu dans cette institution.

C’est désormais Moussa Sanou, issu de la chefferie coutumière de Bobo-Dioulasso, et précédemment président de la commission des affaires générales de la commune, qui a été élu à l’unanimité nouveau premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso. Moussa Sanou a affirmé s’être engagé pour occuper ce poste de premier vice-président de la délégation spéciale communale afin d’apporter sa pierre au développement de la commune.

A l’issue de l’élection, les membres de la délégation spéciale ont examiné les points inscrits à la 3e session ordinaire de l’année 2025. Ils ont porté principalement sur la modification de l’outil budgétaire afin de prendre en compte les dépenses urgentes, sur la validation de divers espaces dans deux villages de la commune de Bobo-Dioulasso qui devraient servir de périmètre maraicher et de centres de traitement et de valorisation des déchets. Après les débats, les membres de la délégation spéciale communale ont visité la maternité Guimbi Ouattara en réhabilitation.

Adaman DRABO
Jessica RABO
(Stagiaire)

Incendie de la radio Alliance chrétienne: le président du CSC traduit sa compassion

Le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Louis Modeste Ouédraogo, accompagné du gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a visité la radio Alliance chrétienne de Bobo-Dioulasso, le lundi 22 septembre 2025. Il a traduit sa compassion aux responsables de la radio qui a connu un incendie le 5 août dernier.

Le 5 août 2025, la radio Alliance chrétienne de Bobo-Dioulasso a subi un incendie qui a causé de nombreux dégâts matériels. En séjour à Bobo-Dioulasso, le président du Conseil
supérieur de la communication (CSC), Louis Modeste Ouédraogo, accompagné du gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, y est allé apporter réconfort aux responsables et au personnel. Il a en effet traduit sa compassion et encouragé les travailleurs pour le travail abattu.

Selon Louis Modeste Ouédraogo, l’objectif de cette visite était, non seulement de constater les dégâts causés par cet incendie, mais aussi de témoigner sa solidarité et sa compassion envers les responsables de cette radio. « Nous sommes là pour leur témoigner tout notre soutien dans l’épreuve, parce que nous savons que c’est une épreuve qui est venue vraiment mettre en difficulté cette radio et qui a même cessé de fonctionner pendant quelques jours », a-t-il déclaré. Le président du CSC a également félicité les
responsables de la radio pour les efforts fournis pour la reprise des programmes.

« Nous les félicitons pour le courage, la détermination à poursuivre leurs contributions à l’information, à la sensibilisation des populations et à leur éducationspirituelle », a-t-il laissé entendre. Après le constat des lieux, il a exprimé sa volonté d’accompagner
la radio. Quant au président du conseil d’administration de la radio de l’Alliance
chrétienne, le pasteur Youhana Drabo, il s’est réjoui de cette visite qui vient
réconforter le personnel de la radio.

Il s’est dit consolé par cette visite de compassion. « Depuis le 5 août, date de l’évènement, Dieu nous a permis, deux semaines après, de reprendre les activités de nouveau et nous voulons toujours vos soutiens et conseils et tout ce que vous pouvez faire pour que cette radio qui émet à Bobo-Dioulasso et qui a déjà gagné la confiance de plusieurs
personnes puisse poursuivre son œuvre », a-t-il souhaité.

Noufou NEBIE
Safiatou BOLY
(Stagiaire)

Commune de Bobo-Dioulasso: les arrondissements accueillent Faso Mêbo

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Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, a lancé, le samedi 20 septembre 2025 les travaux de l’initiative présidentielle Faso Mêbo dans les arrondissements. Le top départ a été donné au secteur 9 de la ville, dans l’arrondissement 6 de la commune de Bobo-Dioulasso.

L’initiative présidentielle Faso Mêbo étend ses activités dans les arrondissements
de la commune de Bobo-Dioulasso. Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, a lancé le 20 septembre 2025, les travaux de l’initiative dans une rue jouxtant le marché des fruits et légumes au secteur 9 dans l’arrondissement 6 de Bobo-Dioulasso. Ce même exercice a été fait dans les autres arrondissements de la commune.

L’exécution de Faso Mêbo dans les arrondissements vise, selon le PDS, à accélérer le pavage et l’embellissement des rues des différents quartiers de la ville de Sya. « Il s’agit de changer nos cadres de vie en modernisant les villes tout en comptant sur nos propres forces », a fait savoir le PDS Kontogom. Laurent Koutoukou Kontogom a alors invité les populations à se mobiliser en apportant leur contribution pour l’initiative Faso Mêbo.

« Nous devons maintenir la flamme de la mobilisation pour relever les défis de faire de Bobo-Dioulasso la plus belle ville du Burkina Faso », a-t-il souhaité. Son appel a été entendu par certains habitants qui, séance tenante, ont offert des sacs de ciment a l’initiative présidentielle. Le PDS de l’arrondissement 6, Salimata Sinaré, s’est réjoui de la mobilisation des habitants de son arrondissement pour cette initiative.

Elle a rassuré que la population de son arrondissement s’engage à faire de Faso Mêbo une réussite et a souhaité des moyens pour y parvenir. Les habitants du secteur 9, à l’instar de Lassina Ouattara, ont salué la présence de Faso Mêbo dans leurs quartiers et ont promis de l’accompagner afin de rendre leur quartier plus beau et pus agréable à vivre.

Adaman DRABO


 

Les axes à paver dans les arrondissements

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, les axes ci-après ont été retenus pour les travaux de pavage et d’embellissement dans chaque arrondissement de la commune de Bobo-Dioulasso :
Aondissement n°1 : Rue Vicens (Face à la mairie centrale)
Arrondissement n°2 : Rue Noaga Ouédraogo (Boulevard-Plateau Yéguéré)
Arrondissement n°3 : Rue Bernard Sib-Sié(Boulevard-Médersa Salam)
Arrondissement n°4 : Avenue Nelson Mandela (Médersa Salam-Commissariat de Dafra)
Arrondissement n°5 : Avenue Châlons-en-Champagne (Place de la femme-Rond point du cinquantenaire)
Arrondissement n°6 : Rue Pépin Malherbe (Proximité du marché des fruits et légumes)
Arrondissement n°7 : Avenue des Arts et Lettres (SNC-CMA)

A.D

Amélioration des conditions de vie des femmes : Le Burkina réitère son engagement

La réunion de haut niveau sur le 30e anniversaire de la 4e conférence mondiale sur les femmes s’est tenue, à New York, au siège de l’ONU. La ministre de l’action humanitaire et de la solidarité nationale, Pélagie Kaboré, a porté haut la voix du Burkina et son engagement à continuer d’œuvrer pour offrir de meilleures conditions de vie aux femmes.

Le Burkina Faso a engagé des réformes structurelles en vue d’améliorer durablement les conditions de vie, en particulier celles des femmes. Conformément au programme d’action de Beijing, cet engagement s’est traduit par le renforcement du cadre juridique et institutionnel, ainsi que des initiatives visant l’autonomisation socio-économique des femmes et leur pleine participation aux sphères de décision. C’est ce qu’a dit la ministre de l’action humanitaire et de la solidarité nationale, Pélagie Kaboré, à la tribune de l’ONU, le lundi 22 septembre 2025, à New York, lors de la réunion de haut niveau sur le 30e anniversaire de la 4e conference mondiale sur les femmes.

A ses pairs, experts et aux personnes engagées pour de meilleures conditions de vie des femmes, la ministre a precisé que les actions entreprises ont permis des avancées significatives. Ainsi, a-t-elle explicité, dans le domaine de l’éducation, le taux brut de scolariation des filles a fortement progressé à tous les niveaux, avec une présence féminine croissante dans l’enseignement supérieur. En matière de santé, elle a égelement fait savoir que la gratuité des soins pour les femmes enceintes, la hausse du taux des accouchements assistés qui est passée de 83% à 92% entre 2015 et 2023, ainsi que la subvention de la prise en charge des cancers féminins ont contribué à une baisse notable de la mortalité maternelle. Et surtout, la distance d’accès aux centres de santé a été réduite.

“En matière d’autonomisation économique, l’accent a été mis sur une meilleure inclusion des femmes et des filles dans le secteur agricole et financier. Elles ont ainsi bénéficié de financements publics à des taux préférentiels et d’au moins 30% des superficies agricoles nouvellement aménagées par l’État. En 2020 et 2024, plus de 500 000 femmes ont bénéficié de crédits du Fonds d’appui des activités ruminatrices des femmes pour un montant global estimé à près de 200 millions de dollars US”, a confié la ministre.

Relever les défis

Le Burkina est engagement pour la promotion des droits des femmes.

Concernant la gouvernance, elle a indiqué que la représentation féminine au Parlement et d’autres instances de décision ont connu une nette amélioration. Toutefois, M. Kaboré a reconnu qu’en dépit des efforts et des acquis indéniables, de nombreux défis subsistent, notamment du fait du contexte sécuritaire difficile et des déplacements forcés de populations qui en résident. En réponse à ces difficultés, elle a insisté que le Burkina Faso a adopté une stratégie nationale de relèvement des personnes déplacées internes et des communautés hautes, intégrant une approche sensible aux cas.

“A moyen et long terme, mon pays entame renforcer l’autonomisation économique et l’entreprenariat féminin, intensifier la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles ainsi que les pratiques néfastes telles que la mutilation génitale féminine et le mariage forcé, améliorer l’accès aux soins de santé maternelle et infantile, promouvoir l’accès des femmes aux sphères de décision et aux infrastructures de base”, a-t-elle signifié.

Avant de clore ses propos, la ministre chargé de la solidarité nationale, Pelagie Kaboré a rassuré que pleinement convaincues du rôle essentiel de la famille comme vecteur de transmission des valeurs et levier de transformation sociale, nos politiques publiques continuent de mettre un accent particulier sur la protection de la famille, l’âge de dépandissement des femmes et des filles.

 

Abdel Aziz NABALOUM

(New York)

 

 

 

 

Transparence minière au Burkina Faso: quand le citoyen devient évaluateur !

Le Secrétariat permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE)-Burkina Faso a procédé du lundi 15 au vendredi 19 septembre au lancement d’une vaste campagne de sensibilisation pour le renforcement de la transparence dans le secteur extractif dans les communes de Réo, de Bana, de Bagassi, de Kyon, de Pompoï, de Safané, de Koudougou, de Sabou, de Dédougou et de Boromo. Cette initiative d’envergure nationale vise à impliquer les citoyens dans l’évaluation des acteurs du secteur.
L’objectif est de mesurer la contribution des différents acteurs à la transparence du secteur minier, en classant annuellement leurs performances. Cette évaluation est une étape cruciale pour atteindre un niveau élevé de transparence dans le secteur extractif au Burkina Faso.

 

A chaque étape, autorités administratives, acteurs de la société civile, opérateurs miniers, notabilités coutumières et religieuses, diverses couches socioprofessionnelles ainsi que les médias se sont mobilisés autour des thématiques développées par les équipes du SP-ITIE. Les dépositaires de l’autorité administrative ont salué cette « noble initiative qui renforce davantage la crédibilité de notre pays ».

Selon les présidents de délégations spéciales des localités ayant abrité les ateliers de sensibilisation, « l’implication des communautés locales dans le processus d’évaluation des acteurs du secteur extractif montre que chaque voix compte ». Les autorités locales ont, du reste, affirmé leur volonté d’accompagner le processus d’évaluation afin de faire du secteur extractif un levier de développement durable au Burkina Faso.

Au cours de ces ateliers, les participants ont reçu des informations détaillées sur la méthodologie d’évaluation, le guide d’évaluation du public et les critères de notation. Les équipes du SP-ITIE ont insisté sur l’importance de la participation citoyenne pour la réussite de cette démarche. Le processus, qui combine la notation par un comité ad hoc et un sondage public, est une innovation majeure qui met les citoyens au cœur de la gouvernance du secteur.

Les différents ateliers ont mis en lumière plusieurs préoccupations des populations locales, notamment le manque d’information sur le secteur extractif, leurs situations socio-économiques en dépit de leur proximité avec les sites miniers, des problèmes de cohabitation, la non-prise en compte de certains de leurs droits, le manque d’encadrement des orpailleurs et les difficultés de fonctionnement des cadres de concertation entre les sociétés minières et les communautés riveraines. Les participants ont formulé des recommandations concrètes, telles que la traduction des documents en langues locales et la création de comités locaux de transparence.

Les échanges entre les acteurs ont permis d’harmoniser la compréhension des enjeux. Des pistes de solutions ont été dégagées pour certaines préoccupations. Pour les problèmes plus complexes, qui nécessitent une implication accrue des acteurs, un point sera soumis au comité de pilotage et aux premières autorités du Ministère de l’Economie et des Finances.

Pour le Secrétaire permanent de l’ITIE Burkina Faso, la mobilisation des populations autour de l’activité témoigne de la pertinence du projet. « Les populations sont désormais les sentinelles de la transparence dans le secteur extractif, en ce qu’elles vont évaluer ses acteurs. Toutes les préoccupations, soulevées au cours de ces ateliers, feront l’objet d’une attention particulière afin d’y apporter, avec d’autres acteurs, des réponses appropriées dans l’intérêt des populations. » a souligné Eric Wilfrid Yirin ZOURE.

Ces ateliers marquent le début d’une série de rencontres qui se tiendront dans une quarantaine de communes sur une période d’un mois. Avec cette initiative, le SP-ITIE affirme son rôle de promoteur de la transparence et de la redevabilité, et fait des populations des zones minières de véritables partenaires pour le développement durable du Burkina Faso.

En rappel, le Secrétariat permanent de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (SP-ITIE) est l’organe technique et administratif chargé de l’exécution des missions du Groupe multipartite de l’ITIE au Burkina Faso, appelé « Comité de pilotage ». Le Comité de pilotage comprend 25 membres à savoir 11 de l’Administration publique, 8 des Organisations de la société civile et 6 des entreprises minières. Il est créé par l’arrêté n°2023-0170/MEF/CAB/SP-ITIE du 29 mars 2023, définissant ses attributions, son organisation et son fonctionnement. Sa mission principale est de coordonner les actions visant à assurer la transparence dans le secteur des industries extractives sur le territoire national.

À ce titre, il est notamment responsable : (i) d’organiser les réunions des comités de supervision et de pilotage et d’en assurer le secrétariat ; (ii) de mettre en œuvre les décisions prises par le Comité de pilotage ; (iii) de suivre l’application des recommandations du Comité de pilotage ; (iv) de représenter le Groupe multipartite dans les instances nationales et internationales ; (v) de rédiger le rapport ITIE ; (vi) d’établir chaque année l’état de la transparence dans le secteur extractif conformément à la norme ITIE ; (vii) de promouvoir la transparence par la diffusion régulière d’informations, la formation, la sensibilisation et l’animation du débat public ; (viii) de conduire toute étude susceptible d’améliorer la transparence dans le secteur ; (ix) d’alerter les autorités sur les risques de corruption, fraude, évasion fiscale ou blanchiment d’argent dans le secteur extractif ; (x) de définir une stratégie de mise en œuvre de l’ITIE au Burkina Faso ; (xi) de mobiliser les ressources nécessaires au financement de l’ITIE-Burkina Faso ; (xii) de développer toute initiative visant à renforcer la gouvernance dans le secteur extractif.

Le SP-ITIE est logé au Ministère de l’Economie et des Finances.

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DICP SP-ITIE