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Au Burkina Faso, certains parkings aménagés à proximité des voies bitumées perturbent quotidiennement la fluidité de la circulation. En effet, dès qu’un véhicule manifeste l’intention de se garer, des placeurs sifflent et bloquent la chaussée, contraignant les autres usagers à ralentir voire à s’arrêter brusquement. Cette pratique,
désormais banalisée, engendre d’importants embouteillages,
accroît les risques d’accidents et complique considérablement les déplacements, tant pour les piétons que pour les conducteurs. Pourtant, la route demeure un espace partagé qui exige de tous, discipline, courtoisie et respect mutuel. Faciliter le stationnement ne doit pas se faire au détriment de la sécurité et de la fluidité du trafic. Il apparaît donc impératif que les gestionnaires de parkings, les placeurs et les automobilistes adoptent des comportements plus responsables. Si chacun a un droit sur la route, il a aussi le devoir fondamental de préserver la sécurité et la liberté de circulation d’autrui, car notre liberté s’arrête là où celle des autres commence.

Bark-wendé Sandrine TASSEMBEDO
(Stagiaire)

 

Province de la Koosin : neutralisation de plusieurs chefs terroristes dont Sangaré Barry Manga

Les forces combattantes ont porté un coup sévère au terrorisme dans la province de la Koosin. Plusieurs chefs terroristes dont Sangaré Barry Manga (32 ans) ont été neutralisés, le 25 juillet 2026, lors d’une offensive des patriotes, a appris l’AIB de sources sécuritaires.

Dans le cadre de la reconquête de l’intégrité du territoire national, les forces combattantes ont mené, courant le mois de juillet 2026, de grandes offensives dans les sanctuaires des terroristes établis dans les forêts de la province de Koosin. C’est au cours de ces opérations qu’une unité engagée a eu un accrochage avec des malfaiteurs dans la forêt de Kinséré, commune de Barani, le 25 juillet 2026. Après d’âpres combats, quinze terroristes ont été neutralisés parmi lesquels plusieurs chefs terroristes, dont Sangaré Barry Manga. Agé d’environ 32 ans et originaire de Pini, commune de Kassoum, Sangaré Barry Manga s’était engagé dans le terrorisme courant l’année 2018.

Il s’était formé au maniement des armes sur une base terroriste installée dans un pays voisin. Chef terroriste actif sur la base de Kinséré, commune de Barani, il a coordonné et participé à plusieurs attaques contre les Forces combattantes et les populations civiles dans la région du Sourou, notamment dans les zones de Barani, Bomborokui et Nouna. Parmi les dernières attaques attribuées à Sangaré Barry Manga figurent une embuscade tendue contre les forces combattantes entre Bomborokui et Konankoira/Nouna, le 12 juillet 2026, ainsi qu’une attaque menée contre les Forces combattantes à Konankoira/Nouna, le 20 juillet 2026.

La neutralisation de ce criminel représente un succès stratégique majeur, portant un coup sévère aux capacités opérationnelles des groupes terroristes actifs dans la région du Sourou. Elle renforce la dynamique de reconquête et de sécurisation du territoire national, engagée par les Forces combattantes sous le leadership du commandant en chef des armées, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat.

 

Agence d’information du Burkina

Opération: Dougoukoloko / Mali Plus de 1 850 terroristes neutralisés en deux mois par les FAMa

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Au cours des mois de juin et juillet 2026, la situation sécuritaire au Mali a été marquée par une forte intensité opérationnelle sur l’ensemble des théâtres. Le bilan global fait état de 1 850 terroristes neutralisés, 45 bases des Groupes armés terroristes (GAT) détruites, ainsi que 153 pick-up (dont 40 équipés), 11 blindés et plus de 230 motos et matériels logistiques détruits.

Ces chiffres ont été communiqués hier mardi 11 août 2026 par le patron de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA), le colonel-major Bakary Bocar Maïga, lors d’un point de presse consacré à la présentation de la situation sécuritaire et des activités des Forces armées maliennes (FAMa).

Dans son intervention, l’officier supérieur est notamment revenu sur les attaques contre le camp du 23e Régiment d’infanterie de San, vigoureusement repoussées par les FAMa. Malgré les moyens engagés par l’ennemi pour réussir une opération de communication, cette tentative s’est soldée par un échec lourd de plus d’une cinquantaine de terroristes neutralisés et d’importants matériels saisis. Le premier responsable de la DIRPA a souligné que les GAT, fortement affaiblis sur le plan opérationnel, privilégient désormais des actions asymétriques ciblant les axes logistiques et les populations civiles.

Le colonel-major Bakary Bocar Maïga a rappelé que la conduite de ces actions s’inscrit dans le cadre du Plan Dougoukoloko, instauré par décret en avril 2025, qui s’impose comme la référence pour la planification stratégique, l’adaptation technologique et le maintien d’une pression continue sur les réseaux terroristes, avec l’appui opérationnel des partenaires d’Africa Corps. Sur le Théâtre Est (Gao, Ménaka, Kidal), la coalition JNIM/FLA a lancé début juillet des attaques coordonnées contre Gao, Anéfis et Aguelhoc.

Selon la hiérarchie militaire, la riposte aéroterrestre des FAMa a permis d’anéantir la logistique ennemie à Tahalandak et de neutraliser plusieurs centaines d’assaillants. Il a ajouté que la manœuvre d’envergure baptisée « La grande marche vers Gao » a ensuite été menée à son terme, sécurisant l’axe stratégique et garantissant le ravitaillement du secteur.

Sur le Théâtre Centre, le haut gradé a indiqué que la confrontation est restée exigeante, mais les forces armées ont repoussé les assauts contre les postes de Thy et Konna tout en poursuivant le désenclavement des zones sensibles. Sur le Théâtre Sud, il dira que les FAMa ont vigoureusement riposté à l’attaque de Sandaré et détruit les principaux sanctuaires terroristes ciblés dans les massifs forestiers de Kenenkoun, Nyamina, Soussan, Baoulé et La Faya.

Le patron de la DIRPA a signalé que du 4 au 10 juillet, la coalition terroriste a essuyé une défaite cuisante sans atteindre aucun de ses objectifs stratégiques, échouant à interrompre l’exécution du plan Dougoukoloko ou à paralyser les mouvements des forces.
En parallèle des combats, il a fait remarquer que les FAMa ont assuré la protection des flux économiques en escortant 15 589 citernes et de nombreux convois marchands à travers le pays. En ce qui concerne l’Armée de l’Air, le commandement militaire a déclaré qu’elle a réalisé 673 missions de transport au profit des populations civiles, transportant 4 804 passagers et plus de 201 tonnes de fret. Pour lui, ces résultats illustrent la montée en puissance continue des FAMa, soutenue par le renforcement des effectifs, la discipline et une préparation opérationnelle accrue.

L’Essor/Mali

 

Diffa: la VIIIe édition de la caravane nationale civilo-militaire lance ses activités

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Le secrétaire général de la région de Diffa, Mahamadou Attahirou Maidouka, a présidé, ce lundi 11 août 2026, dans l’après-midi, à la tribune officielle de Diffa, la cérémonie officielle de lancement des activités de l’étape régionale de la VIIIe édition de la caravane nationale civilo-militaire.

La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du Secrétaire général adjoint de la région de Diffa, du Secrétaire général de la Préfecture de Diffa, de l’administrateur délégué de la commune urbaine de Diffa, le lieutenant-colonel Abdou Halilou Atto, des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), des chefs traditionnels et religieux, des responsables des services déconcentrés de l’Etat, ainsi que des représentants des organisations de la société civile, des femmes et de la jeunesse. Placée sur le thème : « La police de proximité au cœur de la mobilisation générale », cette VIIIe édition vise à renforcer la coopération entre les populations civiles et les Forces de défense et de sécurité, à promouvoir la vigilance citoyenne et à consolider la cohésion sociale dans un contexte marqué par des défis sécuritaires.

Dans son intervention à cette occasion, le Secrétaire général de la région de Diffa, Mahamadou Attahirou Maidouka, a souligné la portée particulière de cette étape pour la région, rappelant que c’est à Diffa qu’avait été lancée la première édition de la caravane civilo-militaire. Selon lui, le retour de la caravane à Diffa, à l’occasion de sa huitième édition, constitue un symbole fort de la résistance, de la résilience et de l’engagement patriotique des populations de la région. « Diffa a connu les épreuves. Diffa a connu les souffrances. Mais Diffa n’a jamais renoncé à la Patrie », a-t-il déclaré, en rappelant les sacrifices consentis par les Forces de défense et de sécurité ainsi que la résilience dont ont fait preuve les populations face aux différentes crises.

Pour le Secrétaire général, la caravane civilo-militaire ne saurait être réduite à une simple activité de sensibilisation. Elle constitue, a-t-il expliqué, un instrument de mobilisation patriotique et de renforcement de la conscience nationale. Il a insisté sur le fait que la défense de la Patrie ne relève pas exclusivement des militaires, estimant que « la Patrie appartient à chacun de nous » et que son intégrité, sa souveraineté et son avenir concernent l’ensemble des citoyens.

Mahamadou Attahirou Maidouka a appelé à faire de la mobilisation générale une réalité nationale, en commençant par les familles, les quartiers, les villages et les communautés. Il a particulièrement insisté sur le rôle de la jeunesse, des femmes, des leaders traditionnels et religieux, des organisations de la société civile et de l’ensemble des citoyens dans la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de la sécurité.

Dans cette perspective, il a invité les populations à développer une coopération étroite avec les FDS, notamment à travers la vigilance citoyenne, la transmission d’informations utiles aux services compétents, le refus de la désinformation et des discours de haine, ainsi que la préservation de la cohésion sociale.

S’adressant aux jeunes de Diffa, le Secrétaire général leur a demandé de mettre leur énergie au service de la construction du Niger et de ne pas se laisser instrumentaliser par les discours de division et de violence.

« Votre arme la plus puissante est votre engagement pour la Patrie », a-t-il lancé, appelant à une jeunesse consciente, disciplinée, courageuse, travailleuse et entreprenante.
Il a également salué le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, l’éducation des enfants et la transmission des valeurs patriotiques, les invitant à continuer à jouer pleinement leur rôle d’actrices de paix, de cohésion et de résilience.

En clôturant son intervention, le secrétaire général de la région de Diffa a appelé les populations à faire de cette VIIIe édition un nouveau point de départ pour renforcer durablement les relations entre civils et militaires.

Il a souhaité que chaque quartier, chaque village et chaque communauté devienne un espace de patriotisme, de vigilance, de solidarité et de responsabilité citoyenne.
« Défendre la Patrie, préserver notre souveraineté, renforcer notre unité nationale, protéger nos populations et construire un Niger debout, digne et maître de son destin », tels sont, selon lui, les principaux objectifs qui doivent guider cette mobilisation collective.
Il a enfin invité les populations de Diffa à rester unies, vigilantes et mobilisées aux côtés des forces de défense et de sécurité, tout en rappelant que la souveraineté nationale repose également sur la responsabilité et l’engagement de chaque citoyen.

Prenant la parole à son tour, le Président national de l’Alliance civilo-militaire (ACM Niger), Adamou Mato Idrissa, a expliqué que «la caravane constitue un cadre de rapprochement entre les Forces de défense et de sécurité et les populations».
Contextualisant son intervention à la situation particulière de Diffa, il a rappelé que «l’objectif de cette initiative est de favoriser la confiance, le dialogue et la collaboration entre les différents acteurs de la sécurité et les communautés ».

« La sécurité du Niger, c’est l’affaire de tous »

Selon lui, le thème : « Police de proximité au cœur de la mobilisation générale » traduit la nécessité d’une implication plus forte des citoyens dans la prévention de l’insécurité.
Il a souligné que «la sécurité durable repose notamment sur la confiance entre les populations et les forces chargées de leur protection».

« La sécurité du Niger, c’est l’affaire de tous », a-t-il indiqué en substance, appelant les populations à participer pleinement à la mobilisation générale à travers la vigilance, la collaboration et le partage d’informations utiles avec les services compétents.
Adamou Mato Idrissa a également mis en avant la dimension sociale de la caravane, qui ne se limite pas aux activités de sensibilisation et de mobilisation. Il a rappelé que l’initiative entend également favoriser des actions au bénéfice des communautés, notamment dans les domaines social, sanitaire et de la cohésion communautaire.

Il a, par ailleurs, salué l’engagement des autorités administratives et des populations de Diffa dans l’accueil et l’accompagnement de cette étape de la caravane.
Pour sa part, l’administrateur délégué de la commune urbaine de Diffa, le lieutenant-colonel, Abdou Halilou Atto, a souhaité la bienvenue aux caravaniers au nom des populations de la commune.

Il a salué la présence de la caravane à Diffa, estimant qu’elle «témoigne de l’attachement des différents acteurs à la paix, à la cohésion sociale et au développement de la région».
« La caravane civilo-militaire reste un symbole fort de l’union entre nos Forces de défense et de sécurité et leur peuple », a-t-il déclaré, tout en souhaitant que cette étape débouche sur des actions concrètes au profit des communautés.
Il a réaffirmé la disponibilité de la commune à accompagner les initiatives visant à renforcer la cohésion civilo-militaire et la participation citoyenne à la préservation de la paix et de la sécurité.

La cérémonie de lancement a également été marquée par plusieurs prestations artistiques et culturelles, ainsi que par un défilé civilo-militaire ayant réuni différentes composantes de la communauté. Des jeunes filles, ambassadrices représentant les différents corps des forces de défense et de sécurité du Niger, ont notamment participé à ce défilé, aux côtés de représentants de la population civile. Cette séquence a donné une dimension particulière à la cérémonie, en mettant en avant l’image d’une communauté réunie autour des valeurs de patriotisme, de cohésion et de solidarité nationale.

A travers cette démonstration, les organisateurs ont voulu illustrer la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis auxquels le Niger est confronté, en mettant en évidence la complémentarité entre les FDS et les populations civiles. La VIIIe édition de la caravane nationale civilo-militaire entend ainsi poursuivre son objectif de rapprochement entre les FDS et les populations, en mettant l’accent sur la confiance, la vigilance citoyenne, la cohésion sociale et la mobilisation générale au service de la paix et de la stabilité du Niger.

Agence nigerienne de presse

Vidéoverbalisation : quand la technologie choisit le camp de la préservation de la vie

Nos routes nous parlent ! Chaque jour, elles racontent l’impatience, l’indiscipline, mais aussi parfois l’insouciance de certains usagers. Il suffit de quelques secondes pour qu’une vie bascule. Un feu tricolore franchi au rouge, une vitesse excessive, un téléphone consulté au volant, une ceinture de sécurité négligée ou encore le refus de porter un casque de protection.

Puis, survient le fracas d’une collision. Viennent alors les sirènes, les ambulances, les familles plongées dans l’angoisse et, trop souvent, l’annonce tragique d’un décès ou d’un handicap irréversible. De petites négligences et imprudences qui suffisent à provoquer l’irréparable
Chaque accident de la circulation est un drame humain. Derrière les statistiques se cachent des visages, des rêves trop tôt interrompus, des familles endeuillées et une Nation qui perd des forces vives.

Au Burkina Faso, l’insécurité routière demeure une préoccupation majeure. Les chiffres publiés par le Ministère de la Sécurité rappellent l’ampleur du défi. De janvier à juin 2026, 11 143 accidents ont été enregistrés, faisant 8 997 victimes blessées et 649 morts. Des dizaines d’autres familles continuent, chaque mois, de faire face aux séquelles physiques, psychologiques et économiques de ces drames.

Depuis plusieurs années, l’Etat a engagé une lutte constante contre ce fléau. Les campagnes de sensibilisation se multiplient dans les médias, les établissements scolaires, les gares routières et les espaces publics. Les forces de sécurité sont quotidiennement mobilisées sur les axes routiers pour prévenir, contrôler et sanctionner les comportements dangereux. Les Volontaires adjoints de sécurité (VADS) participent également à la régulation de la circulation et à la promotion du civisme routier. Ces efforts sont réels. Ils ont permis de renforcer la vigilance des usagers et d’améliorer le contrôle sur le terrain.
Mais une réalité demeure : malgré la sensibilisation, les contrôles, la présence constante des forces de sécurité et des VADS, les accidents restent monnaie courante. Les mêmes infractions sont répétées. Les mêmes imprudences continuent de coûter des vies. Face à cette situation, rester immobile reviendrait à accepter l’inacceptable.

Un moyen de changement de comportements

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de renforcer les moyens de prévention et de contrôle par le recours aux nouvelles technologies. La mise en service, à compter du 1er août 2026, de la vidéoverbalisation dans la ville de Ouagadougou traduit cette ferme volonté politique de réduire considérablement les accidents de la circulation et de préserver la vie des citoyens.

La vidéoverbalisation ne constitue pas une rupture avec les actions déjà entreprises. Elle en est le prolongement naturel et le complément nécessaire. Elle vient compléter la sensibilisation, soutenir le travail des forces de sécurité et renforcer l’efficacité des contrôles grâce à un dispositif moderne, permanent et objectif.
Les caméras de vidéoprotection détectent et enregistrent automatiquement certaines infractions parmi les plus accidentogènes : le non-respect des feux tricolores, le non-port de la ceinture de sécurité, l’utilisation du téléphone tenu en main pendant la conduite et les excès de vitesse.

L’intérêt de cette technologie dépasse largement la simple verbalisation. En effet, elle assure une surveillance continue, de jour comme de nuit et permet de constater les infractions avec objectivité, sans discrimination sur la base de preuves. Elle renforce l’équité entre les usagers, tout en permettant aux forces de sécurité de concentrer davantage leurs efforts sur leurs missions de protection des personnes et des biens. Surtout, elle agit comme un puissant facteur de dissuasion. Un conducteur conscient qu’une infraction peut être constatée à tout moment sera davantage enclin à respecter les règles de circulation.

Lorsqu’une infraction est relevée, le propriétaire du véhicule reçoit automatiquement un SMS mentionnant les références de la contravention ainsi que le lien de paiement de l’amende sur la plateforme Faso Arzêka. Si l’amende n’est pas réglée dans un délai d’un mois à compter de la date de l’infraction, le véhicule pourra être immobilisé lors d’un contrôle routier ou au moment de la visite technique, sans préjudice des autres sanctions prévues par la loi.

Il serait toutefois réducteur de voir en cette réforme un simple mécanisme de sanction. La vidéoverbalisation n’a pas vocation à multiplier les contraventions. Son ambition est plus grande : faire évoluer durablement les comportements. Son efficacité ne se mesurera pas au nombre d’amendes infligées, mais au nombre d’accidents évités, de blessés épargnés et de vies sauvées.

Aucune technologie, aussi performante soit-elle, ne remplacera jamais le sens et le devoir de responsabilité. La sécurité routière demeure un engagement partagé entre l’Etat, qui investit dans des moyens modernes de prévention, et chaque usager, qui choisit, à chaque instant, de respecter ou non les règles qui protègent la vie.
Tout bien considéré, la vidéoverbalisation n’est pas une caméra tournée contre les conducteurs. C’est un regard porté sur notre responsabilité collective. Car, derrière chaque feu tricolore respecté, chaque ceinture attachée, chaque téléphone laissé de côté et chaque limitation de vitesse observée, il y a peut-être une vie sauvée. Une contravention se paie en quelques minutes. Une vie perdue ne se remplace jamais.

DCRP/Ministère de la Sécurité

Formation technique et professionnelle : Etablissements et entreprises renforcent leur partenariat

Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle a organisé une rencontre de partage d’expériences en matière de partenariat entre les écoles et les entreprises, mardi 11 août 2026, à Ouagadougou.

Le rapprochement entre l’école et l’entreprise est essentiel pour garantir une formation de qualité adapté aux réalités et au besoin du marché du travail. C’est dans cette perspective que la direction de l’Enseignement et de la formation technique et professionnelle (EFTP) a organisé un atelier consacré au partenariat entre les établissements d’enseignement et de formation technique et professionnelle et le secteur privé, mardi 11 août 2026, à Ouagadougou. La rencontre s’est déroulée autour du thème : « La contribution du secteur privé dans le développement de l’EFTP : état des lieux et perspectives pour une meilleure adéquation formation-emploi ».

Le directeur général de l’EFTP, Blaise Benoît Yao, a expliqué que la rencontre vise d’une part à renforcer le partenariat entre les établissements de formation professionnelle et technique et les entreprises. Elle devrait d’autre part, permettre de connaitre les réalités des entreprises, afin de pouvoir proposer des actions pour lever les contraintes.
« Comme défis, il s’agit essentiellement de dessiner le type de relation entre
l’école et l’entreprise et les modalités de relation entre ces acteurs pour la qualification », a-t-il précisé.

Blaise Benoit Yao a souligné que pour former par exemple un boulanger, il faut qu’il fasse une partie de sa formation dans une boulangerie et il en est de même pour les autres corps de métiers, car les apprenants doivent compléter la formation théorique par une phase pratique. « C’est pourquoi nous avons besoin des entreprises pour pouvoir prendre en charge une partie de la formation, notamment le volet pratique, » a-t-il insisté.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, Bienzi Didier Paré, avec une population active estimée à 8,5 millions selon l’INSD, le Burkina fait face à des enjeux structurels majeurs, notamment la prédominance du secteur informel qui concentre plus de 85% des emplois. « Pour y répondre, le gouvernement a engagé une réforme ambitieuse visant à faire de l’Enseignement et de la formation technique et professionnelle, un levier stratégique de développement », a-t-il rappelé.

L’objectif, a-t-il poursuivi, est de porter progressivement la proportion des apprenants orientés vers l’EFTP de 5% en 2025 à 60% en 2050.
De ce fait, il a estimé que le partage d’expériences entre les établissements d’enseignement et les entreprises intervient à un moment particulièrement opportun. Bienzi Didier Paré a encouragé les acteurs à capitaliser les expériences, identifier les obstacles persistants et proposer des solutions concrètes pour améliorer durablement le dispositif de formation professionnelle.

Nadège YE
Wendtinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Cohésion sociale et Révolution progressiste populaire : les leaders religieux musulmans renforcent leurs capacités

La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a organisé une formation sur l’usage des réseaux sociaux, le lundi 10 Août 2026 à Bobo-Dioulasso au profit des leaders religieux musulmans. Cette formation vise à renforcer les capacités des leaders religieux sur l’utilisation de ces réseaux sociaux et leur montrer les feuilles de route de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Certains discours, prêches et pratiques religieux mettent en péril la cohésion sociale et la paix au Burkina Faso. Cette situation s’est empirée après l’adoption de la loi relative aux libertés religieuses en Juin dernier. Pourtant, la religion est considérée comme un facteur de la cohésion sociale et de la paix. C’est pour mettre fin à ce phénomène que la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a organisé le lundi 10 Août 2026 une session de formation des guides religieux musulmans afin de les sensibiliser sur l’usage des réseaux sociaux, et les enseigner sur le manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP).

La formation a été articulée sur deux thèmes majeurs : l’exploitation des réseaux par les leaders religieux musulmans, son impact sur la cohésion sociale »,
et « l’appropriation du manifeste de la Révolution progressiste populaire par les leaders religieux musulmans ».

Cette session de formation constitue un cadre d’échanges entre acteurs de la sécurité, de la justice et des leaders religieux. Les formateurs, Seydou Coulibaly, directeur général de la police municipale de Bobo-Dioulasso et Daouda Simbre, magistrat, ont relevé les dérives qui peuvent être constatées dans l’exploitation des réseaux sociaux et leurs impacts sur le vivre-ensemble et expliqué le règlement à suivre.

Daouda Simbre, magistrat a identifié les infractions telles que les injures publiques, l’atteinte à l’ordre public, la sécurité à la paix sociale. Les sanctions peuvent aller d’une année de cinq à dix ans de prison et des amendes de 300 000 à 10 000 000 F CFA. A l’occasion de cette séance, le parrain de la formation, Souleymane Guira, par ailleurs Président-directeur général (PDG) de Imag Service, a remis 500 exemplaires du manifeste de la Révolution à ceux qui ont pris part à la formation.

Ses exemplaires sont écrits en français et en arabe pour permettre à tout le monde de comprendre les idéaux de la RPP. Pour le président de la FAIB de Bobo-Dioulasso, Mahama Sanou, la présence des grands imams révèle l’intérêt de cette conférence.
« Ils vont aider à vulgariser l’idée de bonne utilisation des réseaux sociaux dans leur communauté et dans les différentes mosquées », a-il-indiqué.

Adaman DRABO
Pengd Wendé Charles BAMOGO
(Stagiaire)

Syrie : d’un passé à l’autre

Les nouvelles autorités syriennes sont décidées à demander des comptes au régime de Bachar Al-Assad, chassé du pouvoir en décembre 2024 par l’ex-chef djihadiste,
Ahmad Al-Chareh. L’ancien dirigeant, qui a conduit la Syrie d’une main de fer pendant 24 ans, a été condamné par contumace à la peine de mort, hier mardi 11 août 2026, par un tribunal de Damas. Refugié depuis sa chute en Russie, Bachar Al-Assad, qui était évidemment absent à son procès, a été reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

La justice syrienne tient l’ancien président syrien pour responsable de la guerre civile dans laquelle le pays a baigné pendant 14 ans et qui a occasionné la mort d’environ 500 000 personnes et le déplacement de millions d’autres. Visés par plusieurs mandats d’arrêts, Bachar Al-Assad, que l’Occident présentait comme un dictateur, est rattrapé par son passé mouvementé. Face à un soulèvement populaire inspiré par le printemps arabe, l’ex-chef d’Etat de ce pays du Moyen Orient a dû sortir les armes pour défendre son pouvoir jusqu’à sa chute.

Les mouvements de protestation, motivés par un besoin de plus de liberté et des appels à une véritable lutte contre la corruption et à de meilleures conditions de vie, se sont transformés au fil des mois en une guerre civile, qui a ému le monde entier. Ce conflit, qui a pris fin avec la chute de Bachar Al-Assad, laisse de douloureux souvenirs et marquera à jamais l’histoire de la Syrie. A travers la condamnation prononcée mardi, Bachar Al-Assad voit sa responsabilité clairement établie, dans de nombreux faits répréhensibles, dont, entre autres, des crimes d’homicide volontaire, des meurtres délibérés de personnes, des meurtres délibérés d’enfants de moins de 15 ans et des meurtres délibérés accompagnés d’actes de torture.

Mais encore faut-il mettre la main sur l’ancien président, quitte à le ramener en Syrie pour qu’il y purge sa peine. Ceux, qui croient que Bachar Al-Assad sera ramené comme un colis au bercail, vont devoir prendre leur mal en patience ou carrément déchanter. Justice pour justice, et sans vouloir absoudre l’ancien chef de l’Etat, le nouvel homme fort de la Syrie, qui dirige la Transition en vue de l’organisation de nouvelles élections, n’est pas aussi blanc comme neige.

Cet ancien membre d’Al-Qaïda, qui est en train d’enfiler le costume d’homme d’Etat, traine un passé aussi lourd que condamnable. Après un tour dans les années 2000 en Irak pour combattre les forces américaines aux côtés d’Al-Qaida, il a créé, en 2012, la branche Front al-Nosra en Syrie, avec à son actif de nombreux attentats et actes de violence ayant fait de nombreuses victimes. Les mandats et sanctions internationales, dont lui-même et son groupe ont fait l’objet, témoignent encore de sa mauvaise réputation d’antan.

Depuis son accession au pouvoir, Ahmad Al-Chareh, à qui les occidentaux déroulent désormais le tapis rouge, semble avoir passé l’éponge sur ses activités terroristes. Mais ainsi vont les grandes puissances : pour préserver leurs intérêts, elles sont prêtes à transformer un ennemi en ami ou à pactiser avec le diable. Le nouveau président syrien a entamé sa mue, mais encore faut-il attendre le verdict du tribunal de l’histoire. Si son prédécesseur doit des comptes, lui aussi doit répondre tôt ou tard de ses antécédents de chef terroriste.

Kader Patrick KARANTAO

Faso Bu Kaoré : début des audiences au royaume de Boussouma

Le royaume de Boussouma a organisé, le samedi 8 août 2026 au palais royal, sa première audience des instances traditionnelle et coutumière des règlements de différends.

Après l’installation des membres des instances traditionnelles et coutumières de règlement des différends en juin dernier, le royaume de Boussouma franchit une nouvelle étape en concrétisant le Faso Bu Kaoré. En effet, un comité, présidé par le Dima de Boussouma, le Naaba Sigri, a tenu, le samedi 8 août 2026 au palais royal, sa toute première audience de ces instances. Cette étape donne ainsi corps à une nouvelle dynamique de règlement des différends. Cette audience marque le démarrage effectif du fonctionnement des instances traditionnelles et coutumières dans l’ensemble du royaume, conformément à la loi Faso Bu Kaoré, adoptée en début d’année 2026.

Au-delà d’une simple audience, l’événement consacre la volonté de valoriser les mécanismes traditionnels de règlement des différends et de les inscrire pleinement dans la dynamique de consolidation de la paix et de la cohésion sociale, selon le Sonkoglnaaba du Dima de Boussouma. A l’entendre, cette justice traditionnelle se fait dans le respect des valeurs, de la sagesse et de l’héritage du royaume. « Les instances coutumières prennent désormais toute leur place dans le règlement des différends, avec une ambition de contribuer à préserver l’harmonie sociale et à renforcer le vivre-ensemble », a-t-il indiqué.

Emil SEGDA

Bobo-Dioulasso : un conflit foncier dégénère à Léguéma

Kantigui a appris avec regret qu’un différend autour d’un lotissement dans le village de Léguéma (Arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso) a failli virer au drame le 4 août 2026, lorsqu’un habitant de la localité, présenté comme un membre du Conseil villageois de développement (CVD) de Léguéma a tiré à balles réelles sur des propriétaires terriens. Selon le récit des faits, ledit membre du CVD, accompagné d’une prétendue délégation spéciale de la mairie de l’arrondissement 3, se serait présenté pour « récupérer » environ 300 hectares de champs destinés à un lotissement au nom de l’Etat. Il a été dit à (…)

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Kantigui
kantigui2000@gmail.com