Kantigui a appris avec regret qu’un différend autour d’un lotissement dans le village de Léguéma (Arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso) a failli virer au drame le 4 août 2026, lorsqu’un habitant de la localité, présenté comme un membre du Conseil villageois de développement (CVD) de Léguéma a tiré à balles réelles sur des propriétaires terriens. Selon le récit des faits, ledit membre du CVD, accompagné d’une prétendue délégation spéciale de la mairie de l’arrondissement 3, se serait présenté pour « récupérer » environ 300 hectares de champs destinés à un lotissement au nom de l’Etat. Il a été dit à (…)
La campagne régionale de reforestation 2026 dans la région du Guiriko a été officiellement lancée, le samedi 8 août 2026, sur le bosquet de l’Université Nazi-Boni (UNB), à Bobo-Dioulasso. Placée sur le thème « Une institution, un bosquet », l’initiative vise à inscrire la restauration du couvert végétal dans la durée, en associant les institutions à la création et à l’entretien d’espaces boisés.
La région du Guiriko a donné le ton à sa campagne régionale de reforestation. La cérémonie s’est tenue sur le bosquet de l’Université Nazi -Boni, situé au secteur 22 de Bobo-Dioulasso, le samedi 8 août 2026, sous la présidence du gouverneur de la région, Mariama Konaté. Selon elle, le choix du site universitaire traduit la volonté de donner à l’opération une dimension à la fois environnementale et pédagogique. D’une superficie de trois hectares, le bosquet est appelé à servir de « laboratoire naturel » pour la recherche scientifique ainsi que pour la formation pratique et continue des étudiants.
Le thème « Une institution, un bosquet » vise, selon les autorités régionales, à responsabiliser les structures dans la création et le suivi d’espaces végétalisés. Pour le gouverneur de la région du Guiriko, la réussite de la campagne ne devra pas se mesurer uniquement au nombre d’arbres plantés, mais également à leur capacité à se maintenir dans le temps. Elle a rappelé les enjeux liés à la dégradation du couvert végétal. Selon les chiffres présentés lors de la cérémonie, le Burkina Faso a perdu près de 47% de ses superficies forestières entre 1992 et 2014, avec une progression annuelle estimée à 247 145 hectares.
« L’objectif affiché dans la région est d’obtenir un taux de survie d’au moins 75 % des plants », a indiqué Mariama Konaté. Pour le directeur régional des eaux et forêts du Guiriko, le colonel Hassime Rabo, le lancement régional s’inscrit dans la dynamique nationale de reforestation. Les opérations de reforestation, selon lui, doivent justement contribuer à compenser les pertes enregistrées chaque année. « Chaque année, nous perdons beaucoup d’hectares. A travers ces reboisements, nous pensons que nous allons compenser les pertes », a-t-il expliqué.
Un bosquet à vocation pédagogique
Au-delà de la mise en terre des plants, le directeur régional des eaux et forêts estime que ces campagnes constituent également des occasions de sensibiliser les popu- lations sur l’importance de l’arbre. Il a rappelé que plusieurs actions de reforestation ont été engagées au cours de la saison. Ces différentes opérations doivent contribuer, selon lui, à l’objectif national annoncé de 20 millions de plants au terme de la campagne 2026.
Pour le président de l’Université Nazi-Boni, Pr Hassan Bismarck Nacro, le bosquet a une vocation pédagogique. L’espace doit permettre aux étudiants et aux chercheurs de disposer d’un cadre pratique pour leurs travaux, notamment dans des domaines liés à la botanique, aux plantes médicinales et aux huiles essentielles. Une diversité d’espèces a été introduite sur le site. « 21 espèces ont été identifiées pour être mises en terre dans ce bosquet, avec notamment des espèces fruitières, médicinales et présentant un intérêt scientifique », a-t-il indiqué.
La question de l’entretien des plants figure également parmi les préoccupations. Il a annoncé qu’un dispositif d’approvisionnement en eau, comprenant notamment un forage et deux bassins, va être installé sur le site afin de permettre l’arrosage des plants pendant la saison sèche. Dans la région du Guiriko, le thème « Une institution, un bosquet » doit ainsi encourager les structures à créer leurs propres espaces boisés et à en assurer l’entretien. Sur le bosquet de l’Université Nazi-Boni, l’expérience doit également permettre de rapprocher les connaissances scientifiques des pratiques de terrain, à travers l’implication des enseignants et des chercheurs dans le suivi des espèces plantées et l’exploitation pédagogique du bosquet.
Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières a organisé, le lundi 10 août 2026 à Réo, dans la province du Sanguié, la cérémonie de mise en exploitation officielle des infrastructures du Projet d’électrification et de développement des connexions à l’électricité (PEDECEL).
Dans sa volonté de fournir de l’énergie électrique fiable et de qualité aux populations, l’Etat burkinabè a initié le Projet d’électrification et de développement des connexions à l’électricité (PEDECEL). La mise en exploitation officielle des infrastructures de ce projet est intervenue le lundi 10 août 2026 à Réo, dans la province du Sanguié, par le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, et des collègues du gouvernement, dont Rodrigue Edasso Bayala, natif de la localité.
Selon le ministre en charge de l’énergie, pour résoudre la question énergétique, il faut agir sur plusieurs leviers à la fois. Parmi ces leviers, il y a l’augmentation de la capacité de production et le renforcement de la densification du réseau parce que l’énergie produite doit être distribuée aux utilisateurs finaux que sont les ménages et les entreprises, pour ainsi accompagner l’industrialisation du pays. « Pendant longtemps, le taux d’électrification a été plombé par des problèmes d’ordre financier.
C’est pourquoi, nous avons entrepris, à travers ce projet, de densifier le réseau, de construire davantage de lignes, de participer à l’éclairage public afin de lutter contre l’insécurité dans les centres urbains et périurbains », a-t-il fait savoir. Le ministre Gouba a ajouté qu’un système innovant a été mis en place permettant ainsi de rendre l’électricité accessible à la population.
Le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo, a indiqué que l’innovation essentielle du PEDECEL réside dans son ambition de lever l’un des obstacles majeurs à l’accès à l’électricité : le coût initial du raccordement des ménages. A l’écouter, le projet propose un mécanisme qui consiste à différer le paiement des frais d’abonnement et de raccordement, permettant ainsi un accès plus facile des ménages à l’électricité.
En effet, grâce à ce système, il faut débourser seulement 3 000 F CFA pour un abonnement et le reste du montant sera recouvré avec des facilités sur une période de 36 mois, soit 3 ans. « Dans sa configuration actuelle, le PEDECEL couvre 65 communes urbaines et rurales réparties dans 10 régions administratives du Burkina Faso.
« Des résultats concrets »
Des membres du gouvernement et bien d’autres ont assisté à la cérémonie à Réo.
Il vise principalement à accroître la couverture du réseau de distribution et à renforcer les capacités opérationnelles de la SONABEL », a-t-il précisé. Et d’ajouter que la mise en œuvre du projet produit déjà des résultats concrets, en témoignent les résultats suivants : 10 localités mises sous tension ; 19 684 ménages raccordés au réseau électrique ; 33 kilomètres de lignes moyenne tension réalisés ; 631 kilomètres de lignes basse tension réalisés ; 56 postes de distribution HTA/BT réalisés ; 500 foyers d’éclairage public solaire réalisés.
Les réalisations sont prévues pour être réalisées jusqu’en décembre 2028 pour un coût total de 76 526 000 000 F CFA, financé par le gouvernement du Burkina Faso avec l’accompagnement de la Banque africaine de développement et de la Banque islamique de développement. Le préfet, Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Réo, Issaka Zagré, a exprimé sa gratitude au ministre de l’Energie et à ses collaborateurs ainsi qu’au gouverneur de Nando, Adama Jean Yves Béré, pour le choix de Réo pour accueillir cette importante cérémonie de mise en exploitation des infrastructures du PEDECEL. Badjou Bako, militaire à la retraite, dispose d’un branchement grâce à ce mécanisme qui, selon lui, lève un obstacle pour certaines couches de la population.
Le Centre international d’Évangélisation Mission intérieure africaine (CIE/MIA), à travers l’Association Lydie, a remis le mardi 11 août 2026 à Ouagadougou un important lot de matériels et d’équipements au profit des pensionnaires de la Cour de solidarité de Paspanga.
L’association Lydie, bras social du Centre International d’Évangélisation (CIE), y a remis le mardi l11 août 2026, un lot important d’équipements et demateriel au profit des personnes âgées et de l’établissement. L’association a marqué un geste de solidarité en offrant un lot de matériel et d’équipements d’une valeur totale de 8 445 950 FCFA. Cette initiative vise à renforcer les capacités de l’institution et à améliorer le quotidien des pensionnaires.
La contribution, composée de plusieurs volets, touche directement différents aspects de la vie au sein de la Cour. Elle comprend la réfection de foyers pour la préparation des repas, la pose de deux extracteurs d’air dans la salle de garde, l’installation de 44 ventilateurs, soit un par dortoir, de deux climatiseurs dans le bureau administratif, ainsi que de trois téléviseurs. L’association a également confectionné des étagères pour faciliter le rangement des effets, remis 62 matelas en skaï, des intrants pour la fabrication du soumbala, des cartons de savon, ainsi que des plats et divers matériels.
2- Un important matériel offert au centre de solidarité de Paspanga, pour améliorer les conditions de vie ….
Selon la présidente de l’Association Lydie, Dr Hortense Karambiri, ce geste illustre une volonté de contribuer concrètement à l’amélioration des conditions de vie des pensionnaires, tout en renforçant les capacités de la Cour de solidarité de Paspanga dans sa mission sociale. « Un matelas, c’est un équipement simple, mais pour une maman, c’est la possibilité de dormir, de se reposer et de se relever sans épuisement. C’est redonner du sens à sa vie. La solidarité ne doit pas rester un vain mot : nous devons écouter, mais surtout agir sans tarder », a déclaré la responsable de l’association.
La solidarité doit devenir une culture
…. des pensionnaires
Elle a par ailleurs indiqué que cette cérémonie de remise rappelle une responsabilité collective. Elle a précisé que la solidarité ne peut être seulement une réaction ponctuelle face à la souffrance ; elle doit devenir une culture, une valeur, un engagement. « Aucun gouvernement, aussi engagé soit-il, ne peut relever seul tous les défis liés à la vulnérabilité et à l’exclusion sociale », a affirmé Hortense Karambiri. C’est pourquoi elle a lancé un appel à la communauté afin de s’approcher des pensionnaires, les écouter et agir pour leur redonner confiance et changer leur trajectoire.
Le Secrétaire général du ministère de la Famille et de la Solidarité, Émile Zabsonré, représentant la ministre de tutelle, a félicité l’Association Lydie pour cet élan de solidarité. « Ce geste va bien au-delà de sa valeur matérielle. Il traduit un engagement concret en faveur de la dignité humaine. L’État a la bonne volonté, mais il ne peut pas porter seul la prise en charge de toutes les vulnérabilités. Il est essentiel que la société civile et les bonnes volontés se mobilisent », a-t-il souligné.
Pour le secrétaire général du Ministère de la Famille et de la Solidarité, Emile Zabsonré, cette action illustre la nécessité d’une solidarité agissante et d’une synergie entre les pouvoirs publics, les organisations de la société civile et les partenaires,
Au nom des bénéficiaires, une représentante a exprimé sa profonde gratitude envers les donateurs, soulignant l’émotion et la joie qui animent l’ensemble des femmes hébergées.
Créée en 1985, la Cour de solidarité de Paspanga accueille aujourd’hui 57 femmes âgées, dont la plupart issues de la région du Nord, particulièrement de la province du Passoré (Yatenga).
La deuxième édition du Camp vacances Faso Mêbo a été officiellement lancée le 11 août 2026 sous le patronage régional du camarade Gouverneur Babo Pierre BASSINGA, sous le parrainage régional du camarade Commandant de la 5e Région militaire, le Lieutenant-colonel Sosthène COULIBALY et sous la bénédiction du Chef de canton de Dédougou. L’initiative réunit 514 enfants âgés de 10 à 15 ans avec pour slogan «je m’instruis et je participe à la construction de ma Nation. La Patrie ou la Mort, nous Vaincron!s».
La cérémonie s’est déroulée avec la présence remarquée du Camarade Ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU.
Selon le Camarade Coordonnateur régional de l’Agence Faso Mêbo dans les régions de Bankui et du Sourou, représentant le Directeur Général de l’Agence Faso Mêbo, le Lieutenant Oumarou OUEDRAOGO, les 514 campeurs sont composés de 490 inscrits sur la liste générale et 24 issus des pupilles de la Nation.
Pour le camarade Gouverneur Babo Pierre BASSINGA, cette initiative contribue à former des jeunes capables de participer au développement du Burkina Faso, en leur transmettant le savoir, le savoir-faire et le savoir-être.
Le parrain régional, le camarade Lieutenant-Colonel Sosthène COULIBALY, a pour sa part, souligné que l’encadrement mettra l’accent sur le civisme, le patriotisme et la connaissance du pays, afin de préparer ces jeunes à devenir des acteurs de son développement.
Prévu du 11 au 20 août, le camp vacances vise à inculquer aux jeunes campeurs des valeurs de patriotisme, de civisme, de discipline, de rigueur et de travail prônées par la Révolution Progressiste Populaire. Pendant ces dix jours, les 514 campeurs seront ainsi appelés à vivre, apprendre et travailler ensemble, dans un esprit de discipline, de solidarité et de patriotisme, avec pour ambition de faire d’eux des citoyens engagés dans la construction du Burkina Faso.
Les Forces combattantes ont porté un coup sévère au terrorisme dans la province de la Koosin. Plusieurs chefs terroristes dont Sangaré Barry Manga (32 ans) ont été neutralisés le 25 juillet 2026 lors d’une offensive des patriotes, a appris l’AIB de sources sécuritaires.
Dans le cadre de la reconquête de l’intégrité du territoire national, les Forces combattantes ont mené, courant le mois de juillet 2026, de grandes offensives dans les sanctuaires des terroristes établis dans les forêts de la province de Koosin.
C’est au cours de ces opérations qu’une unité engagée a eu un accrochage avec des malfaiteurs dans la forêt de Kinséré, commune de Barani, le 25 juillet 2026.
Après d’âpres combats, quinze terroristes ont été neutralisés parmi lesquels plusieurs chefs terroristes, dont Sangaré Barry Manga.
Âgé d’environ 32 ans et originaire de Pini, commune de Kassoum, Sangaré Barry Manga s’était engagé dans le terrorisme courant l’année 2018. Il s’était formé au maniement des armes sur une base terroriste installée dans un pays voisin.
Chef terroriste actif sur la base de Kinséré, commune de Barani, il a coordonné et participé à plusieurs attaques contre les Forces combattantes et les populations civiles dans la région du Sourou, notamment dans les zones de Barani, Bomborokui et Nouna.
Parmi les dernières attaques attribuées à Sangaré Barry Manga figurent une embuscade tendue contre les Forces combattantes entre Bomborokui et Konankoira/Nouna, le 12 juillet 2026, ainsi qu’une attaque menée contre les Forces combattantes à Konankoira/Nouna, le 20 juillet 2026.
#sidwaya.info
Depuis le lundi 10 août 2026, le prix du gasoil au litre est passé de 675 à 750 F CFA, soit une hausse de 75 F CFA. Quelles sont les raisons de cette augmentation ? Est-ce un problème de stock ou de ravitaillement ? Explications !
Le Burkina Faso n’a ni un problème de stocks ni de ravitaillement en gasoil. Le problème se situe au niveau de la sortie frauduleuse du carburant hors du pays. Selon le secrétaire général de la Primature, Abdou-Salam Gampené, (invité du journal de 20 heures du 9 août 2026), la réalité est que le prix du gasoil est bas au Burkina Faso, comparativement aux pays de la sous-région où la quasi-totalité des pays ont des prix supérieurs à 675 F CFA, en dehors du Niger et du Nigeria, qui sont des pays producteurs.
« Le gasoil coûte plus cher au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Sénégal, au Ghana qu’au Burkina Faso. Alors, les transporteurs de ces pays préfèrent venir faire le plein au Burkina, avec même des réserves pour partir. La conséquence est qu’il y a une sorte de surconsommation sur le gasoil burkinabè », a expliqué le secrétaire général de la Primature. D’ailleurs, les chiffres montrent qu’en juin 2026, plus de 365 millions de litres de gasoil sont frauduleusement sortis du Burkina.
« D’ici à la fin de l’année, si rien n’est fait, ce chiffre pourrait atteindre 730 millions de litres, comparé à une consommation moyenne du Burkina, qui tourne autour de 500 millions de litres. Il y a donc une différence de plus de 230 millions de litres qui ne représente pas la consommation des Burkinabè. Ce gap correspond à environ 70 milliards F CFA de perte pour le budget. Pourtant, l’Etat subventionne le gasoil pour qui profite aux Burkinabè. En termes simples, c’est comme si notre pays subventionnait les pays voisins dans lesquels, le gasoil coûte plus cher », a déploré le secrétaire général.
Pour le directeur général de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), Dr Patrice Forogo, cette fraude met une forte pression sur l’autonomie de la SONABHY et des hydrocarbures. « Déjà sur les six mois (janvier à juin), au niveau du gasoil, on a constaté, une augmentation de près de 40 % de la consommation. Malheureusement, cela impacte sur le budget de l’Etat partant sur le résultat de la société », a-t-il poursuivi. Dans un contexte de guerre, où chaque franc compte, il est impératif de faire quelque chose.
« Sinon, en plus de détériorer la stabilité financière de la SONABHY, nous faisons courir des risques à notre pays en termes de la continuité de l’approvisionnement de notre pays en hydrocarbures sans compter une rupture de gasoil, qui pourrait avoir des conséquences incalculables », a-t-il affirmé. Pour mettre fin à cette fraude, Patrice Forogo a souligné que l’augmentation du prix est une des solutions.
Il a ajouté que le service en charge de la sûreté de la SONABHY qui lutte contre la fraude des hydrocarbures, veille au grin. « Il faut à un certain moment que des décisions fortes soient prises. Sinon, il serait difficile de maintenir le stock de la SONABHY », a-t-il déclaré.
Le Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures (CIDPH) a annoncé, le dimanche 9 août 2026, l’augmentation du prix du litre de gasoil qui passe de 675 à 750 F CFA à compter du lundi 10 août sur toute l’étendue du territoire burkinabè. Certes, le réajustement de 75 F CFA n’est pas anodin dans le quotidien des ménages et des acteurs économiques, mais elle doit être appréciée à la lumière des réalités qui l’ont rendu nécessaire et des impératifs qui commandent aujourd’hui la gestion des
ressources de l’Etat.
Et pour cause, depuis août 2022, le prix du gasoil était maintenu à 675 F CFA, malgré les fluctuations enregistrées sur le marché international. Cette stabilité résultait d’une volonté des plus hautes autorités de protéger les consommateurs et de contenir les effets des variations des cours mondiaux grâce à un important mécanisme de subvention. Mais, cette politique aujourd’hui mise à rude épreuve par l’évolution du contexte international, notamment les crises au Moyen-Orient, l’augmentation des coûts du fret terrestre et maritime ainsi que la revalorisation du dollar par rapport au franc CFA qui ont contribué à renchérir le coût réel des hydrocarbures importés par le Burkina Faso. Selon les données communiquées par le CIDPH, le prix réel du gasoil a même atteint des niveaux proches de 1 050 F CFA le litre.
Dans ces conditions, maintenir indéfiniment le prix à 675 F CFA devenait une charge particulièrement lourde pour les finances publiques. En seulement six mois, les moins-values liées à la subvention du gasoil ont atteint environ 60 milliards F CFA. Si aucune mesure n’était prise, elles auraient pu atteindre ou dépasser 135 milliards F CFA à la fin de l’année. Dans un contexte où chaque ressource compte et où les moyens de l’Etat doivent prioritairement soutenir la lutte contre le terrorisme, la défense du territoire et les besoins
essentiels de la population, une telle situation est difficilement tenable.
A cette contrainte financière s’ajoute une autre réalité qui est l’écart de prix avec plusieurs pays voisins. Le gasoil étant vendu moins cher au Burkina Faso que dans la plupart des pays voisins, des transporteurs étrangers venaient s’y approvisionner,
parfois en constituant des réserves. Cette situation a entraîné une surconsommation qui ne correspond pas aux seuls besoins des Burkinabè. Autrement dit, la subvention destinée à soutenir le pouvoir d’achat des Burkinabè risquait, en partie, de bénéficier aux consommateurs et transporteurs de pays tiers.
Il faut néanmoins saluer la décision de ne toucher qu’au gasoil. Le Super 91, largement consommé par les particuliers, conserve son prix actuel. Il en est de même pour les autres produits, notamment le gaz. Cette option traduit la volonté des autorités de limiter l’impact de la mesure sur le pouvoir d’achat et d’éviter une propagation générale de la hausse des prix.
C’est dire qu’il faut mesurer les efforts consentis depuis quatre ans pour maintenir des prix
supportables. Du reste, cette hausse ne doit pas être considérée comme irréversible. Les cours internationaux du pétrole demeurent fluctuants. Si la tendance s’inverse et que les conditions économiques et financières le permettent, les moins-values pourraient se réduire et rendre à nouveau les subventions plus supportables.
L’essentiel, aujourd’hui, est de préserver l’équilibre entre protection du consommateur, sécurité des approvisionnements, soutenabilité des finances publiques et mobilisation des ressources pour les priorités nationales.
Dans les services publics, le gaspillage des ressources est devenu une habitude coûteuse. Lumières allumées dans des salles vides, climatiseurs et ventilateurs qui tournent bien après les heures de travail, véhicules de service utilisés hors du cadre légal : autant de pratiques qui épuisent inutilement le budget national. Ces abus fragilisent l’efficacité de l’administration et alimentent la colère des citoyens. Chaque kilowatt perdu, chaque litre de carburant détourné, c’est une ressource arrachée aux besoins essentiels du pays. Face à cette situation, il est important d’opérationnaliser à grande échelle la comptabilité des matières afin d’instaurer une gestion efficiente et promouvoir une culture de responsabilité. L’Etat doit montrer l’exemple et prouver que ses moyens servent l’intérêt général, non les privilèges individuels.
En visite à Toma dans le cadre de sa tournée dans la région du Sourou, le ministre de la Santé, Robert Kargougou a rendu une visite de courtoisie au 23e Bataillon d’intervention rapide (BIR 23) basée à Toma.
« Je reviens de Tougan par la route. Il fut des moments où c’était impossible. Grâce à votre engage-ment, il est possible d’aller et revenir par la route de façon sereine », a-t-il lancé à l’endroit des combattants du 23e Bataillon d’intervention rapide (BIR 23) basé à Toma. Pour lui, la situation s’est améliorée parce que les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont décidé de se battre contre le terrorisme. Au nom du président du Faso, a-t-il dit, « je suis là pour vous traduire toutes ses admirations, la gratitude du peuple burkinabè, les félicitations du gouvernement ». Il a indiqué que c’est grâce aux FDS et VDP que des vaccins, les personnels de santé parviennent à arriver à leurs postes.
« Le gouvernement est fier de vous. Le peuple burkinabè est fier de vous. Il faut maintenir la détermination pour qu’ensemble, nous gagnions cette guerre », a affirmé le ministre.