Le ministre de la Santé au 23e BIR : « Le peuple burkinabè est fier de vous »

En visite à Toma dans le cadre de sa tournée dans la région du Sourou, le ministre de la Santé, Robert Kargougou a rendu une visite de courtoisie au 23e Bataillon d’intervention rapide (BIR 23) basée à Toma.

« Je reviens de Tougan par la route. Il fut des moments où c’était impossible. Grâce à votre engage-ment, il est possible d’aller et revenir par la route de façon sereine », a-t-il lancé à l’endroit des combattants du 23e Bataillon d’intervention rapide (BIR 23) basé à Toma. Pour lui, la situation s’est améliorée parce que les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont décidé de se battre contre le terrorisme. Au nom du président du Faso, a-t-il dit, « je suis là pour vous traduire toutes ses admirations, la gratitude du peuple burkinabè, les félicitations du gouvernement ». Il a indiqué que c’est grâce aux FDS et VDP que des vaccins, les personnels de santé parviennent à arriver à leurs postes.
« Le gouvernement est fier de vous. Le peuple burkinabè est fier de vous. Il faut maintenir la détermination pour qu’ensemble, nous gagnions cette guerre », a affirmé le ministre.

Adama SEDGO

Tournoi UFOA-B U20 : les félicitations du Président du Faso

Je salue la brillante victoire de nos jeunes Etalons qui ont pris le dessus sur l’équipe du Nigéria en finale du tournoi UFOA-B U20 2026.
C’est avec beaucoup de fierté que j’ai suivi le parcours de nos vaillants représentants à ce tournoi. Le talent, l’esprit d’équipe et l’amour de la patrie dont vous avez fait montre durant la compétition me réconfortent et augurent de meilleures perspectives pour notre équipe fanion.
Cette belle victoire nous ouvre les portes de la coupe d’Afrique des Nations U20. Je vous invite donc à rester unis dans le travail et la discipline pour défendre dignement les couleurs de notre chère Patrie.
Toutes mes félicitations aux membres de l’encadrement technique, aux supporteurs et encore bravo aux jeunes pour cette victoire réconfortante.

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons

Camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat

2e forum humanitaire et réunion ministérielle du Genre : l’Alliance des Etats du Sahel renforce sa coopération à Ouagadougou

Le Burkina Faso accueille du 10 au 12 août 2026, le 2e forum humanitaire de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) conjointement avec la réunion des ministres en charge du Genre de l’AES.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent renforcer leur coopération dans la gestion des crises humanitaires, en privilégiant une approche articulant réponse aux urgences, relèvement et développement durable. C’est pourquoi, après une première édition du forum des ministres chargés de l’action humanitaire de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) organisée au Mali en août 2025, le Burkina Faso abrite, du 10 au 12 août 2026, le 2e forum humanitaire. Cette rencontre est placée sur le thème : « De l’urgence à la résilience : vers un modèle d’action humanitaire intégré pour l’AES ».

Parallèlement, les ministres chargés du genre réfléchissent sur la « Mise en œuvre des référentiels nationaux de développement des pays de l’AES : contribution des femmes à la construction d’un espace souverain, résilient et prospère ». Les travaux ont été officiellement ouverts le lundi 10 août 2026, par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Le chef du gouvernement a souligné que la tenue simultanée de ces deux assises traduit la volonté des Etats membres de promouvoir une approche intégrée du développe-ment. Selon lui, l’action humani- taire, la résilience, l’inclusion sociale et la promotion du genre constituent les piliers de la transformation régionale.

Il a rappelé que ces rencontres interviennent dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, humanitaires, climatiques et économiques qui affectent profondément les conditions de vie des populations. « Notre espace commun est depuis des années, la cible d’attaques terroristes qui endeuillent nos Nations, provoquent des déplace-ments massifs et fragilisent les moyens d’existence », a-t-il déclaré. Face à ces défis, le Premier ministre a salué la détermination des peuples et des forces armées des pays de l’AES dans la reconquête du territoire. Il a toutefois insisté sur la nécessité de repenser l’action humanitaire afin qu’elle dépasse la seule gestion de l’urgence.

« L’assistance ne saurait être une finalité en soi. Elle doit préparer les conditions de l’autonomie », a-t-il affirmé. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a ainsi formulé le vœu que ces deux rencontres débouchent sur des orientations stratégiques ambi-tieuses, des recommandations opérationnelles et des engagements concrets, assortis de mécanismes de suivi au profit des populations.

Les femmes, actrices de la résilience

Le coordonnateur-résident du système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya Tikum, a salué l’orientation prise par les Etats de l’AES vers une action humanitaire davantage tournée vers la résilience et le développement durable. Il a réaffirmé la disponibilité du système onusien à accompagner la mise en œuvre des recommandations du forum, dans un esprit de dialogue et de partenariat. La représentante de la plateforme des organisations féminines du Burkina Faso, Pascaline Coulibaly, a salué la volonté politique des autorités de promouvoir l’égalité des chances et l’autonomisation des femmes.

« Les femmes ne doivent pas être considérées uniquement comme bénéficiaires des politiques publiques. Elles sont des actrices et des partenaires à part entière », a-t-elle déclaré. Elle a réaffirmé la disponibilité des organisations féminines du Burkina à travailler avec leurs homologues du Mali et du Niger pour la mise en place d’une plateforme régionale des femmes de l’AES. Les échanges ont porté sur la gouvernance et
la coordination humanitaire, la mutualisation des capacités, la prévention et l’alerte précoce, ainsi que la mobilisation de ressources endogènes. En marge de la cérémonie officielle d’ouverture des travaux, les officiels ont eu droit à une visite guidée des stands d’exposition.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

Montée des couleurs au ministère de la Sécurité : l’engagement patriotique et la culture du résultat réaffirmés

Le ministère de la Sécurité a tenu, ce lundi 10 août 2026, sa traditionnelle cérémonie mensuelle de montée des couleurs, sous la présidence du ministre de la Sécurité, le camarade Mahamadou Sana. Placée sous le signe du patriotisme, de la discipline et de l’engagement au service de la Nation, cette cérémonie a constitué un moment de rassemblement des personnels autour des valeurs républicaines et des exigences liées à l’exercice des missions de sécurité.

Dans son adresse, le ministre a appelé l’ensemble des personnels à maintenir le cap de la rigueur, de la discipline et de l’efficacité, tout en poursuivant les actions engagées pour renforcer la présence des services de sécurité sur le territoire et améliorer la qualité de l’accueil et des prestations offertes aux usagers. Il a notamment insisté sur la nécessité de cultiver le sens du devoir, la responsabilité et la culture du résultat.

Au titre des principaux chantiers en cours, le ministre a relevé le renforcement du maillage sécuritaire, l’ouverture de nouveaux services, le redéploiement des forces de police et de gendarmerie, ainsi que la mise en œuvre de nouvelles approches dans la prévention et la lutte contre l’insécurité et le terrorisme. Ces actions visent à consolider la capacité opérationnelle des services et à rapprocher davantage l’administration de sécurité des populations. Revenant sur les activités menées au cours du mois de juillet, le camarade ministre a notamment salué la bonne organisation de la 10ᵉ édition de la Semaine nationale de la sécurité routière et félicité l’ensemble des acteurs mobilisés pour les actions de sensibilisation et de prévention.

Il a appelé les personnels et, au-delà, l’ensemble des usagers de la route, à faire preuve davantage de civisme et de responsabilité dans la circulation.
S’agissant des personnels du ministère, le ministre a rappelé l’importance du respect des prescriptions réglementaires et des exigences liées à la discipline. Il a notamment insisté sur le port systématique du casque par les agents concernés dans l’exercice de leurs déplacements à motocyclette, ainsi que sur le respect des règles relatives à la présentation et à la tenue des personnels, conformément aux prescriptions en vigueur.

Le ministre a également fait le point sur plusieurs initiatives destinées à renforcer les capacités opérationnelles et institutionnelles du département. Il s’agit notamment de l’extension à Bobo-Dioulasso du constat d’accident assisté par drone, du lancement des activités sportives du ministère et de la sortie de la 10ᵉ promotion des commissaires et officiers de police de l’académie de police. Par ailleurs, le renforcement du suivi et de l’évaluation des structures, la consolidation d’une véritable culture du résultat, ainsi que la prévention et la lutte contre la corruption constituent des priorités devant contribuer à améliorer durablement la performance des services publics de sécurité.

Ces orientations participent également au renforcement de la confiance entre les citoyens et leur administration. Plusieurs échéances et actions sont programmées dans les prochaines semaines. Elles concernent notamment la réalisation d’une enquête de satisfaction auprès des usagers des services de sécurité, la tenue de la deuxième édition de la Coupe du MSECU, la poursuite des dialogues de gestion, la préparation du budget 2027, les préparatifs de la formation de passage de grade au sein de la Police nationale, ainsi que l’ouverture de la direction régionale de la Police nationale de Nando.

Le ministre a enfin annoncé plusieurs initiatives à portée opérationnelle et environnementale, dont la pose prochaine de la première pierre du projet de réhabilitation de la forêt classée du barrage de Ouagadougou (Bangr-Wéogo), ainsi que le lancement de la Brigade de recherche et d’investigation de lutte contre l’incivisme routier et de la brigade Yiri Dèmè des Eaux et forêts. A travers cette cérémonie, le ministère de la Sécurité entend ainsi maintenir une dynamique collective fondée sur le patriotisme, la discipline, la responsabilité et la recherche permanente de l’efficacité. Le ministre a invité les personnels à demeurer pleinement mobilisés afin de traduire ces orientations en résultats concrets au bénéfice de la Nation et des populations.

DCRP-MSECU

Nigéria : à quoi joue Tinubu ?

C’est une polémique dont le Président nigérian, Bola Tinubu, se serait bien passé, si la sagesse avait pris le dessus. Lors d’une rencontre avec des chefs traditionnels, le 30 juillet dernier, il a déclaré que la hausse des enlèvements et des attaques terroristes au Nigeria est imputable à l’ « effondrement » de la sécurité dans les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). « Certains d’entre eux (les terroristes) ne sont pas des
Nigérians. Vous voyez, le problème de l’insécurité au Mali au Burkina Faso et au Niger ne fait qu’aggraver nos difficultés », a-t-il affirmé à l’occasion.

Dans son entendement, les Etats du Sahel sont responsables de la situation sécuritaire chaotique qui prévaut actuellement dans le pays, dont il tient les commandes. En tenant de tels propos pour les moins choquants, le chef de l’Etat nigérian a manifestement fait dans la provocation que dans le pragmatisme, dans un contexte de tensions géopolitiques avec les pays concernés, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Accusés à tort, les Etats de l’AES n’ont pas tardé à monter au créneau pour manifester leur mécontentement vis-à-vis des mots de Tinubu.

Au nom de ses homologues du Niger et du Mali, le ministre des Affaires étrangères burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, a signifié au chargé d’Affaires de l’ambassade du Nigéria au Burkina Faso, le « profond regret » de l’AES face à ces propos
« inexacts et peu compatibles » avec l’esprit de solidarité censé prévaloir entre des pays voisins en proie à des attaques terroristes à répétition. Pour des pays qui partagent un défi commun, celui de la lutte contre le terrorisme, la sortie du Président Tinubu laisse sans voix.

Au lieu de travailler à ramener la paix au Nigéria, comme promis à ses compatriotes qui l’ont porté avec confiance à la tête du pays en 2023, l’ex-gouverneur de l’Etat de Lagos cherche apparemment des boucs émissaires face à son incapacité à combattre efficacement l’insécurité. Si ce n’est pas la secte islamiste Boko Haram qui dicte sa loi dans le Nord-Est, ce sont des gangs armés qui procèdent régulièrement à des enlèvements de masse dans le Nord-Ouest et le Centre du Nigéria.

En plus de la « vie chère », marquée, entre autres, par la hausse du prix du carburant après l’arrêt des subventions et l’inflation alimentaire, les Nigérians sont également condamnés à subir le diktat des terroristes et des groupes criminels. La criminalité a augmenté ces dernières années au Nigéria, avec un indice avoisinant de nos jours 66/100, selon le site web mondial de base de données sur les pays, Numbeo.

Les réalités en matière d’insécurité sont alarmantes au Nigéria et n’ont rien à voir avec les pays de l’AES, qui se débattent aussi pour venir à bout du phénomène avec dignité et détermination. Déjà en campagne pour sa réélection en 2027, Tinubu cherche visiblement à marquer des points auprès des populations, dont les attentes sont loin d’être comblées. Au lieu de rejeter cette responsabilité sur les pays de l’AES, le chef de l’Etat nigérian gagnerait à l’assumer et tenir sa promesse de sécuriser le pays.

Au lieu de faire d’eux, la source des malheurs du Nigéria, Tinubu doit plutôt travailler en tandem avec les pays de l’AES, pour relever le défi commun de la lutte contre l’insécurité.
Le combat contre le terrorisme exige de la solidarité entre les Etats concernés et non des discours de nature à mettre à mal ou à saper les relations de coopération. Tinubu, du haut de ses 74 ans, devrait avoir une posture qui honore son pays et non qui le rabaisse.

Kader Patrick KARANTAO

Koudougou: une centrale thermique de 25 MW pour renforcer la souveraineté énergétique

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, a inauguré, le lundi 10 août 2026 à Koudougou, une nouvelle centrale thermique de 25 MW.

La Cité du Cavalier rouge est dans la dynamique de la souveraineté énergétique conformément aux prescriptions de la Révolution progressiste populaire (RPP), à travers l’inauguration d’une centrale thermique de 25 MW, composée de 28 groupes électrogènes. La mise en production des ‘’machines’’ a été lancée le lundi 10 août 2026, par le ministre en charge de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba. Le Président de la délégation spéciale (PDS) de Koudougou, Amédée Paré, a précisé que la disponibilité d’une énergie suffisante, fiable et accessible, apparait comme une condition indispensable pour accompagner l’urbanisation et soutenir surtout la création d’emplois.

« L’accroissement de l’offre énergétique doit être envisagé comme un investissement stratégique pour répondre aux besoins actuels et anticiper ceux des générations futures »,
a-t-il signifié. La construction de cette centrale, en plus de renforcer la capacité nationale de production d’énergie électrique, comme l’a indiqué le ministre Gouba, entre dans le cadre de l’autonomisation stratégique des régions en dehors de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, conformément à la vision portée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

« La présente mise en production est la preuve concrète que nous pouvons réaliser de grands projets structurants dans le secteur énergétique par nos propres forces, notamment au niveau du maillon production qui peut s’autofinancer », a-t-il souligné. Il a fait savoir qu’en plus d’augmenter la capacité de production nationale, de réduire les interruptions de fourniture et d’apporter un confort accru à des milliers de foyers, chaque kilowattheure qui sera injecté dans le réseau électrique par cette nouvelle centrale électrique, constituera la contrepartie d’un effort collectif pour bâtir un Burkina Faso debout, résilient et souverain sur le plan énergétique.

Un catalyseur de développement

…des populations de la région de Nando à travers la création d’emplois et d’opportunités.

Pour l’administrateur général de l’entreprise BUTEC, Sleiman Abi Ghanem, cette infrastructure célèbre une vision, une capacité nouvelle du pays des Hommes intègres, à produire son énergie et renforcer son autonomie. « Le choix de Koudougou n’est pas anodin. C’est une ville d’entrepreneurs dont le potentiel industriel, agricole, commercial et humain, mérite d’être valorisé », s’est-il convaincu.

D’un coût d’environ 15,4 milliards F CFA, cette centrale, de l’avis de l’administrateur général, doit devenir un catalyseur de développement et son souhait est qu’elle accompagne d’une part, l’implantation de nouvelles activités, permette aux entreprises existantes de se développer. D’autre part, qu’elle favorise la création d’emplois et contribue à l’essor de nouvelles chaines de valeurs et participe à l’amélioration du bien-être des populations. Le ministre en charge de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba, a indiqué que la RPP s’attèlera à l’implantation de centrales électriques dans chaque région afin de garantir une meilleure répartition des capacités de production, de réduire les pertes liées au transport de l’électricité et de renforcer la résilience énergétique du Burkina Faso.

« Le Burkina est en train de construire, avec méthode et conviction, les fondations d’une autonomie énergétique durable capable de soutenir l’industrialisation de notre pays », a-t-il expliqué. A l’entendre, Koudougou relevait uniquement de Ouagadougou et il était nécessaire de démultiplier les centrales pour avoir en même temps, des possibilités pour le démarrage des moteurs sur place et d’injecter de l’énergie sur le réseau national interconnecté. « Koudougou ne va pas consommer l’entièreté des 25 MW. Il va prendre 10 à 13 MW et le reste sera injecté dans le réseau pour alimenter les autres régions. Cette dynamique va demeurer, car il faut que nous fassions en sorte que le pays puisse avoir cette souveraineté énergétique », a-t-il clarifié.

Afsétou SAWADOGO

Gestion des ressources énergétiques et minières : des experts de l’AES planchent sur des documents structurants

La 1re rencontre des ministres chargés de l’Energie et des Mines des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel consacrée à l’examen et la validation de documents structurants pour l’avenir énergétique et minier de l’espace s’est ouverte, lundi 10 août 2026, à Ouagadougou.

Les pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont décidé de la construction d’une souveraineté énergétique et minière confédérale fondée sur l’intérêt supérieur de leurs peuples. Dans ce sens, une rencontre regroupant des hauts fonctionnaires, experts, techniciens et acteurs du Mali, Niger et Burkina se tient du 10 au 13 août 2026, à Ouagadougou. Cette réunion de haut niveau, organisée par le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières du Burkina s’est ouverte, lundi 10 août 2026 dans la capitale burkinabè.

Selon le secrétaire général, représentant le ministre chargé des Mines du Burkina, Doulaye Sanou, la rencontre vise à examiner et à valider des documents structurants pour l’avenir énergétique et minier de la confédération. Il s’agit notamment du cadre général d’exploitation des ressources énergétiques et minières de l’AES, du cadre harmonisé des politiques énergétiques des Etats du Sahel, du cadre harmonisé des politiques minières des Etats du Sahel, du mémorandum d’entente pour l’institution de la semaine de l’énergie et des mines de l’AES, ainsi que la note conceptuelle y afférente.

Pour lui, ces instruments doivent traduire une vision « commune et ambitieuse » de la gouvernance des ressources stratégiques. « Nos ressources orifères, pétrolières, minérales et autres substances stratégiques ne doivent plus sortir de nos territoires sans générer en retour des emplois, des infrastructures, des compétences, des recettes publiques et une véritable transformation industrielle », a indiqué Doulaye Sanou. Il a invité les participants à analyser ces projets de texte dans un esprit constructif pour qu’ils répondent aux réalités des Etats tout en produisant des effets dans la vie des populations. Le point focal-AES au ministère en charge de l’énergie, Alidou Ouédraogo, a soutenu que les pays ont subi un modèle dans lequel les ressources étaient abondantes, mais la maîtrise demeurait limitée.

Bâtir des fondements d’une souveraineté

C’est pourquoi, à son avis, l’harmonisation des textes doit permettre de bâtir des fondements d’une souveraineté nouvelle où la coopération entre les Etats sera plus efficace, les approches davantage coordonnées et la gestion des ressources mieux orientée vers la transformation structurelle des économies. Il a signalé que l’institution de la semaine de l’énergie et des mines de l’AES va offrir une tribune stratégique pour promouvoir les politiques, valoriser les potentialités, mobiliser les investisseurs respectueux de la souveraineté des Etats…

Le secrétaire général du ministère chargé des Mines a poursuivi que l’harmonisation des politiques énergétiques et minières créera des conditions favorables à une meilleure cohérence des cadres d’action. Le chef de la délégation malienne et conseiller technique du ministre des Mines, Lassana Guindo, a félicité la commission nationale burkinabè pour les documents de haute qualité soumis à l’examen des participants. Il a reconnu que les trois pays sont confrontés aux mêmes défis politiques, économiques, sécuritaires. D’où la nécessité, selon lui, de disposer de textes permettant de quitter ce paradoxe de pays dotés de ressources naturelles et qui vivent dans la pauvreté.

Le chef de la délégation nigérienne, par ailleurs, directeur général de Mazumawa national gold company (MNGC), Abdou Ousseni, a aussi salué l’engagement et la disponibilité de l’ensemble des délégations et des experts mobilisés pour cette rencontre. Il a souligné que la qualité des échanges et la pertinence des propositions seront essentielles pour traduire dans les textes la vision portée par les Etats et les aspirations des peuples. Abdou Ousseni a réaffirmé la disponibilité de la délégation nigérienne à contribuer de manière constructive aux travaux. « Nous devons produire des textes qui ne soient pas uniquement juridiquement cohérents, mais surtout opérationnels, applicables, porteurs de transformation de nos substances naturelles locales », a-t-il déclaré.

Aly SAWADOGO
Martin OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Accès aux soins : le ministre Kargougou encourage les agents de santé de Toma et de Koin

Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a effectué le lundi 10 août 2026, une visite au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Toma et au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Koin.

Le ministre de la Santé veut constater les efforts consentis par les agents de son département pour offrir les soins de santé à la population. C’est pourquoi, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement sanitaire 2026-2030, il a initié des tournées dans les structures de santé. Hier, lundi 10 août 2026, il a été reçu dans la province du Nayala. Cette visite de terrain l’a conduit au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Toma et au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village de Koin. L’objectif est d’encourager les agents de santé mobilisés dans les deux centres pour accomplir leurs missions au profit de la population.

Au CMA de Toma, l’hôte du jour a fait le tour des services médicaux pour constater les conditions de travail des agents. «Le chef d’Etat nous a instruit d’aller constater les conditions dans lesquels vivent les serviteurs du peuple », a-t-il justifié. Malgré le contexte difficile, a-t-il indiqué, les « VDP de la santé» sont là pour assurer la continuité du service de la santé et de la nutrition. « Nous sommes fiers de vous pour le travail abattu malgré la vetusté des infrastructures, le manque d’équipements », a-t-il loué. Il a invité les agents de santé à rester engagés, patriotes, professionnels malgré les conditions difficiles, car pour lui, être un agent de santé est un sacerdoce.

« Cette présence nous réconforte »

A l’occasion, le personnel a soumis ses préoccupations aux premiers responsables. Il s’agit notamment du problème d’équipements, d’infrastructures et de carrière. S’agissant de cette dernière préoccupation, le ministre Kargougou a rassuré. « 40 agents n’ont pas encore vu jusqu’à présent leur passif social apuré. Nous avons instruit les acteurs de la chaîne pour que tous les actes administratifs relatifs à ces agents soient traités et que leur passif social soit totalement apuré d’ici la fin du mois de septembre », a-t-il promis.
Le médecin-chef du district sanitaire de Toma, Dr Constantin Sow s’est réjoui de cette visite du ministre.

« Cette présence nous réconforte davantage dans notre mission au service de la population. Nous avons soumis des doléances à notre premier responsable et il nous a rassuré que les dispositions sont prises pour les résoudre dans les délais », a-t-il dit.
Au CSPS de Koin à une dizaine de kilomètres de Toma, le message du ministre était celui d’encouragements et de félicitations à l’endroit des agents de santé.

« Nous sommes fiers parce qu’il nous est rapporté que la population accompagnent le CSPS de Koin à travers des initiatives communautaires. C’est ce que la RPP souhaite. Cela nous donne le courage d’accompagner », a-t-il lancé tout en invitant les autres villages à prendre l’exemple de la population de Koin. Antoine Koalga, infirmier chef de poste du CSPS de Koin s’est dit surpris de cette visite.

Car, il ne pensait pas que le ministre de la Santé pouvait venir jusqu’à Koin pour s’enquérir des réalités du travail. Il a demandé l’accompagnement du département de la santé pour que les locaux soient réfectionnés, mais aussi de trouver une solution définitive aux inondations régulières dont est victime le centre de santé pendant les saisons de pluies.

Adama SEDGO

Hypertension artérielle : réduire le sel sans perdre le goût

L’hypertension artérielle est l’une des maladies chroniques les plus répandues dans le monde. Au Burkina Faso, elle touche un nombre croissant de personnes, aussi bien en milieu urbain que rural. Souvent qualifiée de « tueur silencieuse », elle peut évoluer pendant de nombreuses années sans provoquer de symptômes apparents. Pourtant, durant cette période, elle endommage progressivement les artères, le cœur, les reins et le cerveau.

Une hypertension mal contrôlée peut entraîner des complications graves telles que l’Accident vasculaire cérébral (AVC), l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance rénale ou encore une diminution de la vision. Heureusement, il est possible de prévenir ou de mieux contrôler cette maladie grâce à un mode de vie sain, dans lequel l’alimentation occupe une place essentielle. Parmi les mesures nutritionnelles recommandées, la réduction de la consommation de sel est l’une des plus efficaces, selon la diététicienne clinicienne et comportementaliste, Yasmine Zerbo.

Il est vrai que le sel est indispensable à l’organisme, toutefois, une consommation excessive représente un danger pour la santé. Et pour cause, le sodium contenu dans le sel favorise la rétention d’eau dans l’organisme. Cette augmentation du volume sanguin oblige le cœur à travailler davantage pour faire circuler le sang, ce qui augmente la pression artérielle, fragilise les vaisseaux sanguins et accroît considérablement le risque de maladies cardiovasculaires.

C’est pour cette raison que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 5 grammes de sel par jour, soit environ une cuillère à café. Pourtant, la plupart des personnes en consomment bien davantage, souvent sans s’en rendre compte. Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme sur le sel caché dans les aliments transformés comme les poissons fumés ou fortement salés, les charcuteries, les viandes salées, les conserves, les sauces industrielles, les nouilles instantanées, les chips et autres snacks salés. Les cubes d’assaisonnement et certains bouillons et condiments industriels dont l’usage est assez répandu augmentent considérablement l’apport quotidien en sodium.

Réduire le sel sans perdre le plaisir de manger

Beaucoup de personnes craignent que les repas deviennent fades, lorsqu’elles réduisent leur consommation de sel. Pourtant, le palais s’adapte progressivement et retrouve sa sensibilité aux saveurs naturelles des aliments.
Pour donner du goût aux plats sans excès de sel, il est conseillé de privilégier les aromates, épices et condiments traditionnels, qui en plus d’apporter de la saveur fournissent des composés antioxydants bénéfiques pour la santé. Il s’agit, entre autres, de l’ail, du gingembre, du citron, du persil, de la coriandre, du basilic, du poivre, du soumbala, ou du poisson sec. Les fruits et légumes doivent être plus présentes dans les assiettes si l’on souhaite réduire sa consommation de sel. Ils sont riches en potassium, fibres, vitamines et antioxydants.

Le potassium contribue à l’équilibre de la pression artérielle, en aidant
l’organisme à éliminer l’excès de sodium. Une large gamme de fruits et
légumes sont disponibles en fonction des saisons, par exemple la mangue, papaye, orange, banane, goyave, pastèque, tomate, gombo, aubergine, courgette, chou, carotte, feuilles vertes locales. Les céréales, tubercules et féculents tels que le maïs, le mil, le sorgho, le riz complet, le fonio, l’igname, la patate douce, le manioc, constituent une importante source d’énergie et de fibres lorsqu’ils sont peu transformés.

Quant aux légumineuses, comme le haricot, les pois de terre, soja, lentilles, elles sont riches en protéines végétales, fibres et minéraux. Le poisson frais, le poulet sans peau, la pintade et les œufs sont d’excellentes sources de protéines. Les oléagineux locaux comme l’arachide, les graines de sésame et les noix peuvent également être consommés avec modération dans le cadre d’une alimentation équilibrée. La meilleure boisson reste l’eau. Les jus de fruit ou de légume, ainsi que les infusions sont à privilégier, à condition de ne pas y ajouter du sucre.

En plus de ces mesures nutritionnelles, il est aussi recommandé de pratiquer au moins 30 mn d’activité physique par jour, maintenir un poids de santé, éviter le tabac sous toutes ses formes, limiter la consommation d’alcool, gérer le stress et surtout de respecter son traitement médical et consulter régulièrement son professionnel de santé.

L’hypertension artérielle n’est pas une fatalité. Une alimentation équilibrée, pauvre en sel mais riche en fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes et aliments frais constitue une stratégie efficace pour prévenir et contrôler cette maladie.
Réduire le sel ne signifie pas renoncer au plaisir de manger. En redécouvrant les saveurs
naturelles des aliments et en utilisant intelligemment les épices, les herbes aromatiques et les condiments traditionnels, il est possible de préserver sa santé tout en continuant à apprécier ses repas.

Nadège YE

Immersion patriotique : 43 journalistes à l’école des valeurs de la Nation

Le ministère de la Sécurité organise une immersion patriotique au profit des professionnels de médias du 9 au 14 août 2026, à l’Académie de police de Ouagadougou.

Informer sur la situation sécuritaire exige aussi de mieux connaître les réalités auxquelles sont confrontés ceux qui œuvrent à la défense du territoire national. C’est dans cette optique que le ministère de la Sécurité, à travers sa Direction de la communication et des relations presse (DCRP) a initié une immersion patriotique à l’endroit des professionnels de médias du 9 au 14 août 2026.

Le lancement de cette immersion qui regroupe 43 hommes et femmes des médias a eu lieu, le lundi 10 août 2026, à l’Académie de police de Ouagadougou, sise à Pabré.
Selon le directeur général de l’Académie de police, Lassina Traoré, représentant le ministre de la Sécurité, dans cette guerre imposée au Burkina Faso, les victoires ne se remportent pas uniquement par les armes, mais aussi par la maîtrise de l’information, la force du récit ainsi que la responsabilité dans le traitement de l’actualité.

« On communique toujours mieux ce que l’on comprend et l’on comprend davantage ce que l’on a vécu », a-t-il déclaré. Lassina Traoré a exhorté les encadreurs et tous ceux qui œuvrent au bon déroulement de cette immersion de transmettre avec rigueur, objectivité, exigence et dans un esprit de camaraderie les connaissances et les valeurs qui font la force des institutions. Il a, en outre, invité les immergés à faire preuve de discipline, d’humilité, d’ouverture d’esprit et d’engagement durant leur séjour et de transmettre les connaissances acquises au sein de leurs structures respectives.

Mieux connaître les questions liées à la sécurité

Le directeur de l’institut de recherche du perfectionnement et de coopération de l’Académie de police, Modeste Zeye, président du comité d’organisation, a indiqué que les immergés ne sont pas des visiteurs mais des hôtes et des partenaires d’apprentissage. Il a également relevé que l’Académie est un espace où se conjuguent discipline, engagement et patriotisme au service de la Nation. « La discipline n’est pas négociable ici. C’est la seule
option », a-t-il martelé.

Le directeur de la communication et des relations presse du ministère de la Sécurité, Issaka Ouédraogo, a expliqué que cette activité a été initiée afin de renforcer les relations entre les médias et les forces de sécurité intérieure. « La meilleure
connaissance des réalités du terrain va aider les journalistes à traiter les informations relatives à la sécurité en tenant compte des différents paramètres qui les entourent », a-t-il confié. De son côté, le délégué des immergés, Da Sié, journaliste à WebActu, a affirmé que dans le contexte sécuritaire difficile que traverse le Burkina Faso, cette initiative est la bien-
venue.

Pour lui, en tant que professionnels chargés d’informer la population, il est nécessaire de mieux connaître les questions liées à la sécurité, le fonctionnement et les méthodes de travail des forces de sécurité. « Nous espérons tirer de cette immersion des
connaissances qui nous permettront au retour de mieux informer la population et de contribuer à l’effort national », a-t-il affirmé.

Soumaïla BONKOUNGOU
Assami TIENDREBEOGO
(Stagiaire)