Coopération bilatérale : Le Burkina Faso et la République du Burundi se rapprochent à travers leur première Commission mixte de coopération
𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞 𝐬𝐚𝐡𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞́ 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞
Le Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 10 août 2026 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Forum humanitaire de la Confédération des États du Sahel (AES), couplée à la deuxième réunion des ministres chargés du Genre de l’espace confédéral.
Réunissant des délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ces deux rencontres traduisent la volonté des États membres de renforcer leur coopération face aux défis humanitaires, tout en accordant une place centrale à la résilience des communautés et à l’autonomisation des femmes.
À l’ouverture des travaux, le Chef du Gouvernement a rendu hommage à la vision et au leadership des Chefs d’État de l’espace confédéral, engagés dans la consolidation d’une souveraineté fondée sur les réalités et les aspirations des peuples du Sahel. Le couplage du Forum humanitaire avec la réunion des ministres chargés du Genre s’inscrit, selon lui, dans cette dynamique et traduit une approche intégrée associant action humanitaire, relèvement, résilience, inclusion sociale et égalité de genre.
Le deuxième Forum humanitaire est placé sous le thème : « De l’urgence à la résilience : vers un modèle d’action humanitaire intégré pour l’AES ». La deuxième réunion des ministres chargés du Genre porte, pour sa part, sur le thème : « Mise en œuvre des référentiels nationaux de développement des pays de l’AES : contribution des femmes à la construction d’un espace souverain, résilient et prospère ».
Ces réflexions interviennent dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, humanitaires, climatiques et économiques qui aggravent les vulnérabilités et affectent durement les populations, notamment les plus fragiles.
Face à cette situation, le Camarade Premier ministre a salué la détermination des peuples et des forces armées des pays de l’AES engagés dans la reconquête du territoire. Pour lui, cette dynamique de souveraineté ne peut toutefois se limiter au domaine sécuritaire. Elle doit aussi se traduire par la capacité des États à définir leurs priorités et à conduire leurs propres politiques de développement.
Cette exigence suppose de repenser en profondeur l’action humanitaire afin qu’elle ne se limite plus à la seule gestion de l’urgence, mais contribue également au renforcement des capacités nationales, locales et communautaires.
« L’assistance ne saurait être une finalité en soi. L’action humanitaire doit répondre à l’urgence tout en préparant les conditions de l’autonomie », a déclaré le Chef du Gouvernement.
Le Premier ministre a ainsi plaidé pour une meilleure articulation entre action humanitaire, relèvement et développement, dans le respect de la souveraineté des États, de la dignité des populations, du leadership des autorités nationales et des principes humanitaires.
La réflexion engagée à Ouagadougou s’inscrit dans la continuité de la première édition du Forum, organisée à Bamako en 2025, qui avait permis de poser les bases d’une coopération renforcée, notamment en matière de coordination et de financement de l’action humanitaire. Accueillie par le Burkina Faso dans le cadre de sa présidence de la Confédération, cette deuxième édition doit permettre d’aller plus loin dans la consolidation de ces acquis.
Les échanges portent notamment sur le renforcement de la gouvernance et de la coordination humanitaires, la mutualisation des capacités, le partage d’expériences, la préparation aux crises et la mobilisation de ressources endogènes. Ils doivent aussi permettre d’approfondir les réflexions sur la prévention, l’alerte précoce, le relèvement socio-économique, la restauration des moyens d’existence et la réhabilitation des services sociaux de base.
Le Chef du Gouvernement a, dans le même esprit, appelé à des mécanismes de financement plus prévisibles et davantage endogènes, ainsi qu’à une amélioration du ciblage, de la coordination et de la redevabilité de l’action humanitaire.
La construction de ce modèle plus autonome et plus résilient repose également sur une meilleure valorisation de la contribution des femmes. Le Camarade Premier ministre a rappelé leur rôle central dans la cohésion sociale, les activités productives, l’éducation, la prévention des conflits et la reconstruction du tissu communautaire.
La deuxième réunion des ministres chargés du Genre devra notamment faire le bilan de la mise en œuvre de la feuille de route sur la Déclaration de Niamey, identifier des mécanismes de financement endogènes et innovants, procéder au lancement officiel de la plateforme régionale des organisations de femmes de l’AES et formuler des recommandations pour renforcer leur participation au développement de l’espace confédéral.
Pour le Premier ministre, la construction d’une Confédération forte et résiliente passe nécessairement par une pleine reconnaissance de la contribution des femmes et par leur participation effective aux instances de décision, aux politiques publiques ainsi qu’à la vie économique et sociale.
Tout en saluant l’engagement des acteurs humanitaires nationaux, communautaires et internationaux, il a insisté sur la nécessité d’une réponse durable, alignée sur les priorités définies par les États et orientée vers le relèvement et l’autonomie des communautés.
« Ensemble, nous avons la responsabilité historique de faire émerger, à partir de nos réalités, un modèle humanitaire sahélien, porté par les États, ancré dans les communautés et centré sur les populations », a-t-il déclaré.
Dans son intervention, le Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Burkina Faso, M. Njoya Tikum, a salué la dynamique engagée par les États de l’AES et l’évolution vers une action humanitaire davantage orientée vers la résilience et le développement durable.
Il a indiqué que « le système des Nations Unies partage pleinement la direction fixée par ce forum » et réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans la mise en œuvre des recommandations, dans un esprit de respect, de dialogue et de partenariat.
M. Njoya Tikum a également insisté sur la nécessité d’adapter les réponses humanitaires aux réalités de chaque territoire et de renforcer les capacités nationales et locales. « Notre rôle n’est pas de prendre la place de ceux qui sont aux premières lignes. Notre rôle est de renforcer les capacités et de les soutenir », a-t-il souligné.
À travers le Forum de Ouagadougou, les États membres entendent ainsi consolider leur coopération et faire émerger des réponses communes, durables et adaptées aux réalités des populations sahéliennes.
𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
Santé des jeunes: A la découverte des plateformes digitales éducatives
Le Jeune Ambassadeur Growth du Réseau africain pour l’éducation et la santé (RAES), Leonard Kafando, ne cesse de sensibiliser les jeunes Burkinabè à l’importance des plateformes digitales du RAES, notamment Facebook, TikTok, Instagram et YouTube. Ces plateformes diffusent gratuitement des contenus éducatifs et de sensibilisation sur la santé et le bien-être des jeunes. Leur utilisation a été au cœur d’une causerie éducative organisée le 31 juillet 2026 à Ouagadougou.
Profitant d’une causerie éducative du Mouvement d’action des jeunes de l’ABBEF, consacrée au thème « Les infections sexuellement transmissibles (IST) et les méthodes contraceptives », le Jeune Ambassadeur Growth du RAES, Leonard Kafando, a invité les jeunes à s’abonner aux plateformes digitales « C’est la vie ! » du RAES : Facebook, TikTok, Instagram et YouTube.
Ces plateformes proposent des contenus éducatifs et de sensibilisation portant notamment sur la santé et le bien-être des adolescents et des jeunes.
Animée par un pair éducateur, la causerie a réuni 20 jeunes âgés de 18 à 25 ans, venus s’informer et échanger sur les questions liées à leur santé.
A cette occasion, Leonard Kafando a également invité les participants à s’abonner aux plateformes « C’est la vie ! » et à partager leurs contenus avec leur entourage. À l’issue de l’activité, onze jeunes se sont abonnés séance tenante. Les autres participants ont promis de le faire dès que les conditions leur permettront.

« Les participants ont manifesté un réel intérêt pour les plateformes “C’est la vie !”. Cependant, certains n’avaient pas leur téléphone portable sur place. Ils ont promis de s’abonner par la suite et surtout d’en parler à leurs pairs », s’est réjoui Leonard Kafando.
En tant que jeune mobilisateur et relais communautaire, Kafando mène régulièrement des activités d’enrôlement et de sensibilisation sur le terrain. Ces actions sont organisées dans les établissements secondaires, les universités, les marchés, les arrêts de bus et les espaces publics, mais aussi lors d’activités communautaires organisées avec les associations partenaires.

L’objectif est de faire connaître davantage les plateformes « C’est la vie ! », qui mettent gratuitement à la disposition des adolescents et des jeunes des contenus éducatifs et de sensibilisation sur leur santé et leur bien-être.
B.S.
Encadré : Les liens utiles pour la santé des jeunes
Facebook
C’est la vie ! sur Facebook
TikTok
C’est la vie ! sur TikTok
Instagram
C’est la vie ! sur Instagram
youtub
https://youtube.com/@cestlavieoff?si=bXxbWgzKzywAHsLQ
Modernisation de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso: le ministre Emile Zerbo salue l’évolution des travaux
Sous le leadership du Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement poursuit sa politique de modernisation des infrastructures stratégiques afin de renforcer la mobilité, stimuler l’économie nationale et améliorer l’attractivité du Burkina Faso. C’est dans cette dynamique que le Ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le camarade Emile Zerbo, a effectué, le mercredi 5 août 2026, une visite de chantier à l’aéroport international de Bobo-Dioulasso.
Cette sortie de terrain lui a permis de constater l’évolution des travaux de modernisation de cette infrastructure stratégique, de faire le point sur l’état d’avancement du projet avec les équipes techniques et de réaffirmer l’exigence du gouvernement quant au respect des délais et des normes de qualité. Conduit sous la maîtrise d’ouvrage du Ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité (MATM) et mis en œuvre par la Société des aéroports du Faso (SAFA), ce chantier d’un investissement d’environ 79 milliards de francs CFA illustre la ferme volonté du gouvernement de doter le Burkina Faso d’infrastructures aéroportuaires modernes répondant aux standards internationaux.
L’ambition est de renforcer la connectivité du territoire, d’accroître la compétitivité économique du pays et de faire de Bobo-Dioulasso un véritable pôle régional de mobilité, d’affaires et d’investissement. Le projet prévoit notamment la construction d’une nouvelle aérogare capable d’accueillir au moins 1,5 million de passagers par an, la réhabilitation de la piste d’atterrissage et des voies de circulation, la réalisation d’une voie parallèle, l’installation d’une centrale solaire photovoltaïque, la réhabilitation et l’extension des infrastructures de fret, ainsi que l’aménagement de plusieurs voiries dans la ville de Bobo-Dioulasso. La présentation technique faite au ministre d’Etat, le camarade Emile Zerbo, a permis de relever que les travaux progressent sur l’ensemble des composantes du projet.
A la date du 5 août 2026, le taux d’exécution physique global est de 17,23 %, pour un délai contractuel consommé de 35,46 %. Plus de 500 travailleurs sont actuellement mobilisés sur le chantier où se poursuivent les travaux de gros ouvrages et de la future aérogare, la réhabilitation des infrastructures aéronautiques, les terrassements des voiries et les différents aménagements prévus.
Le respect des échéances
Les contrôles techniques réalisés confirment la conformité des ouvrages aux exigences de qualité. Conscientes des enjeux liés au respect des échéances, les entreprises en charge des travaux ont renforcé leur dispositif d’intervention.
Les équipes travaillent désormais de manière continue, de jour comme de nuit, afin d’accélérer le rythme d’exécution tout en maintenant les standards de qualité exigés. Au nom du consortium BUCG-AMP, le directeur de projet, camarade Li, a réaffirmé l’engagement des entreprises à livrer des ouvrages conformes aux prescriptions techniques. Il a assuré que toutes les dispositions sont prises pour garantir un approvisionnement régulier en matériaux, renforcer les effectifs qualifiés et assurer une exécution rigoureuse des travaux.
A l’issue de la visite, le ministre d’Etat, le camarade Emile Zerbo, s’est félicité des progrès constatés sur le terrain. Tout en saluant le professionnalisme des équipes techniques et les efforts consentis pour lever les contraintes rencontrées, il a rappelé que le gouvernement attache une importance particulière au respect des engagements contractuels. Le directeur général de la Société des aéroports du Faso (SAFA), le camarade Malegdibkièta Saturnin Théophile Bikyenga, a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités pour leur accompagnement constant.
« Ce projet marque une étape importante dans le développement des infrastructures aéroportuaires nationales et s’inscrit dans la vision portée par le Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, de faire du Burkina Faso un pôle de mobilité moderne et compétitif », a-t-il soutenu. Les échanges ont également porté sur la deuxième phase du projet, consacrée au développement d’infrastructures extra-aéronautiques. D’un coût estimé à 200 milliards de francs CFA, elle prévoit notamment la construction d’un hôtel de standing international, d’un centre de conventions, d’un complexe touristique, d’un centre médical aéronautique ainsi que d’un réseau de mobilité interne.
A terme, cette nouvelle étape ambitionne de transformer la plateforme aéroportuaire de Bobo-Dioulasso en un véritable hub sous régional créateur de valeur, d’emplois et d’opportunités économiques au profit du Burkina Faso. En réaffirmant sa détermination à assurer un suivi rigoureux des grands projets structurants, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le camarade Emile Zerbo, a réitéré l’engagement du gouvernement à conduire à terme cette transformation majeure, au bénéfice de la mobilité, du développement économique et du rayonnement du Burkina Faso.
DCRP/MATM
Promotion des arts : des espaces culturels outillés
Le 6e atelier du programme de formation, initié par Africalia et mis en œuvre par « La fabrique » à l’intention de dix espaces culturels de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso s’est tenu du 1er au 7 août 2026, à Ouagadougou.
Dans le souci d’une meilleure gestion culturelle, Africalia a initié un programme de formation mis en œuvre par « La Fabrique », à l’intention des espaces culturels s’étalant sur une année. Sélectionnés suite à un appel à candidature, dix espaces culturels dont six de Ouagadougou et quatre de Bobo-Dioulasso ont bénéficié d’une série de coaching et de sessions collectives. Ainsi, du 1er au 7 août 2026, à Ouagadougou, s’est tenu un atelier de formation collective sur la conception et la rédaction de projets culturels.
A entendre la représentante de « La Fabrique », Mayliss François, la rareté des appels à projets destinés spécifiquement aux espaces culturels et celle liée à la collecte des ressources ont motivé ce programme de formation. Le but étant, selon lui, de renforcer leurs capacités à travers des formations individuelles et la tenue de plusieurs sessions sur la gestion culturelle de ces espaces. Ainsi, « la mobilisation des ressources, la communication et le marketing, la programmation culturelle et la mise en réseau ont fait l’objet des précédentes sessions de formation collective », a-t-elle confié.

Pour cette 6e session, le formateur, Espera Donouvossi, s’est appesanti sur les critères fondamentaux de la méthodologie des projets culturels. « Qui dit projet, dit financement et les canevas des appels à projets sont différents selon les partenaires. Cependant, la méthodologie pratique de tout projet culturel répond à trois points essentiels dont la prise en compte du contexte, sa résolution et la fiabilité des résultats », a précisé Espera Donouvossi.
Soulignant l’importance des espaces culturels, le formateur a appuyé qu’ils contribuent à l’épanouissement humain, au développement social et économique, à travers la création d’emplois pour les jeunes et de l’économie circulaire autour de leur environnement. Aussi, il a appuyé qu’un bon projet devrait prendre compte des objectifs de développement nationaux, voire africains.
De l’avis du chargé de communication et de production du laboratoire international de recherche, de création et de production des arts de la scène, Ankata de Bobo-Dioulasso, Houslo Josué Tarnagda, cet atelier a été une opportunité. « Nous sortons outillés avec des éléments nécessaires pour une meilleure rédaction de nos projets », s’est-il exprimé. Venu aussi de Bobo-Dioulasso, le représentant du centre culturel les Bambous, N’Wambie François Banao, se sent aguerri pour écrire dorénavant un projet culturel. Cette session reste pour lui une opportunité.
« On sort grandi à l’issue de cette formation, parce qu’on est arrivé avec une idée de projet et on ressort avec un projet bien fini, prêt à l’emploi », s’est-il réjoui. Aussi, l’administratrice culturelle de l’espace Gambidi de Ouagadougou, Constantine B. Kama, a exprimé sa gratitude à l’endroit de Africalia et de « La Fabrique ». « J’élaborais certes des projets culturels mais, j’ai été éclairé sur certains points de leur contenu rédactionnel », a-t-elle confié.
Rémi ZOERINGRE
Dématérialisation des procédures administratives : le ministère de la Santé lance la plateforme e-AGRÉMENT-MS
Le ministère de la Santé a lancé officiellement la plateforme e-AGRÉMENT-MS, un portail numérique destiné à dématérialiser plusieurs procédures administratives dans le secteur de la santé, vendredi 7 août 2026 à Ouagadougou.
Le ministère de la Santé est dans une dyna-mique de modernisation de la gestion de plusieurs procédures administratives, tout en rapprochant davantage les services publics des citoyens. C’est pourquoi, il a franchi une nouvelle étape dans sa transformation numérique en lançant sa plateforme e-AGRÉMENT-MS, le vendredi 7 août 2026 à Ouagadougou. Ce portail numérique permettra désormais de traiter en ligne les demandes d’autorisation d’ouverture et d’exploitation des établissements privés de santé, ainsi que les demandes de conventions de partenariat entre le ministère de la Santé et les ONG, associations et fondations.
Cette initiative, selon le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, s’inscrit dans la politique gouvernementale de dématérialisation des services publics et dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de santé digitale. Pour lui, cette plateforme est appelée à devenir un guichet unique pour l’ensemble des procédures administratives qui seront progressivement dématérialisées. e-AGRÉMENT-MS, a-t-il indiqué, contribuera à fluidifier les démarches, renforcer la transparence, assurer une meilleure traçabilité des dossiers et réduire les délais de traitement.
Les bénéficiaires invités à s’approprier e-AGRÉMENT-MS
« L’obtention d’une autorisation d’ouverture d’un établissement privé de santé nécessitait auparavant 16 étapes et l’intervention de 11 acteurs différents. Avec e-AGRÉMENT-MS, ce processus est désormais simplifié, offrant aux usagers un traitement plus rapide et plus efficace », a-t-il illustré. Il a invité les professionnels de santé, les promoteurs d’établissements privés, les ONG, les associations, les fondations ainsi que les partenaires techniques et financiers à s’approprier la plateforme et à formuler des propositions afin de contribuer à son amélioration continue.
Quant à la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, elle a salué cette initiative qui s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale d’accélération de la dématérialisation des services de l’administration publique. Elle a rappelé que ce vaste chantier, engagé depuis plusieurs années par le gouvernement, mobilise l’ensemble des départements ministériels afin de rendre les services publics plus efficaces, accessibles et davantage orientés vers les besoins des usagers.
Aminata Zerbo a confié que le ministère de la Santé figure parmi les départements les plus avancés dans cette transformation numérique, notamment avec la dématérialisation des licences d’affaires et le développement du système d’information hospitalier. Ces différentes plateformes, a-t-elle laissé entendre, auront un impact significatif sur l’amélioration de l’accès aux soins, la qualité des prestations offertes aux populations, ainsi que sur la performance globale du système sanitaire national. La ministre chargée de la transition digitale a félicité le leadership du ministre de la Santé ainsi que l’ensemble des équipes techniques des deux départements pour les efforts consentis afin de rendre opérationnel ce portail.
Adama SEDGO
Maria KAHOUN (Stagiaire)
Tournoi UFOA-B U20: les Etalons qualifiés pour la CAN 2027
En battant les Flyings Eagles du Nigeria 4-1 hier, au stade Charles-Konan-Banny de Yamoussoukro, dans le cadre du tournoi de l’UFOA-B U20 qualificatif pour la Coupe d’Afrique des nations, les Etalons U20 valident leur ticket pour cette compétition prévue en 2027 au Ghana.
La rencontre finale du tournoi de l’UFOA-B U20 qualificatif pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) démarre sur des chapeaux de roues. Les deux équipes ont fait fi du traditionnel round d’observation. C’est ainsi que dès la 3e minute, comme dans un synopsis d’un film d’action, Alassane Bagayogo s’en va bruler la politesse du portier nigérian pour ouvrir la marque. Les Flying Eagles n’ont pas eu le temps de se réorganiser que Louckman Tapsoba est revenu 1 minute après pour corser l’addition.
Après cela, l’on assiste à une partie de deux styles. D’un côté, une formation nigériane qui tente d’impacter son assise physique et procéder par de longues balles et de l’autre, une équipe des Etalons assoiffée qui répond bien à l’impact physique et opte pour des contre-attaques. Soutenus par un public acquis à sa cause, les poulains d’Oscar Barro font même mieux dans l’agressivité et dans l’occupation rationnelle du terrain. Et c’est dans cette logique que le défenseur Issoufou Dabo (14e) à la réception d’un corner savamment exécuté par Mohamed Zongo va alourdir le score.
3 buts en un quart d’heure, il fallait être Etalons U20 pour le faire face à un ogre dans la catégorie sur le continent appelé Flying Eagles. Alors que l’on s’attendait à un sursaut d’orgueil de l’adversaire, que nenni, c’est plutôt une équipe des Etalons séduisante qui déroule. Elle est maitresse de la partie. Elle multiplie les actions et les occasions de but. C’est sur cette avance conséquente que les 22 acteurs ont été renvoyés aux vestiaires par le referee ivoirien Hugues Modeste Richard Kokora pour la période d’oxygénation. En réalité, il n’y a pas eu match lors de cette première partie de jeu largement dominée par le Burkina dans le jeu que par le score.
Mohamed Zongo, meilleur joueur de la compétition
De retour des vestiaires, les Nigérians sonnent très tôt la révolte à la 50e consécutif à un penalty transformé par Abdulmuiz Adeleke. Un but qui galvanise et les joueurs nigérians et leur staff technique. Son maitre à penser jette son va-tout dans le match. Il opte de jouer plus offensivement. En témoigne les 3 remplacements et notamment l’entrée du véloce Abdoulaye Agbejoye (presque 2 mètres de taille).
Ce qui n’a pas arrangé l’entrejeu qui a perdu de sa technicité. Une 2e partie terne où les Etalons ont plus subi à cause de leur baisse de régime à l’heure de jeu. Techniquement au-dessus, ils vont faire parler leur intelligence pour contenir les Nigérians pour terminer en beauté et le match avec un 4e but de Fadil Barro (90+3) de la compétition avec une 5e qualification après celle de 2003, 2007, 2019 et 2021. Le Burkina Faso a aussi fait main mise sur le présent tournoi avec les titres de meilleur joueur de la finale (Alassane Bagayogo), de meilleur gardien du tournoi (Rahim Ouattara) et celui de meilleur joueur de la compétition qui est revenu à Mohamed Zongo.
Yves OUEDRAOGO
Développement du tourisme interne et l’hôtellerie : le ministre chargé du Tourisme échange avec les députés
Dans le cadre de la mission d’information sur la problématique du tourisme interne et de l’hôtellerie au Burkina Faso, les députés membres de la Commission du développement durable (CDD) ont rencontré, le vendredi 7 août 2026, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le camarade Pingdwendé Gilbert Ouedraogo.
La rencontre a permis d’obtenir un éclairage sur la situation actuelle du secteur, les actions engagées par le gouvernement ainsi que les défis à relever pour faire du tourisme un véritable levier de développe-ment économique. Dans son intervention, le ministre a rappelé que le secteur a été fortement affecté par la crise sécuritaire et l’épidémie de le COVID-19. Il a toutefois souligné que les efforts consentis par le gouvernement commencent à produire des résultats, avec une reprise progressive de la fréquentation des sites touristiques et des établissements d’hébergement.
Le ministre a indiqué que le tourisme interne constitue aujourd’hui l’un des principaux axes de la stratégie nationale de relance du secteur. A ce titre, plusieurs initiatives ont été engagées, notamment la grande saison du tourisme interne, la promotion de nouvelles destinations, le développement de partenariats avec les collectivités territoriales et les opérateurs privés, ainsi que le renforcement des actions de communication pour valoriser la destination Burkina Faso. Les échanges avec le premier responsable du département du tourisme et de l’hôtellerie a également été l’occasion d’aborder les principaux défis auxquels le secteur demeure confronté.
Il s’agit notamment de l’amélioration des infrastructures d’accueil, du désenclavement de certains sites touristiques, du renforcement de leur sécurisation, de la mobilisation des financements, de la professionnalisation des acteurs et du développement d’une véritable culture du tourisme au sein des populations. Le ministre a, en outre, présenté les réformes en cours visant à accroître l’attractivité du secteur, à améliorer la qualité des services et à encourager les investissements publics et privés en faveur du tourisme et de l’hôtellerie.
Les échanges, nourris par les préoccupations des députés, ont permis de recueillir des informations qui serviront de base aux visites prévues dans plusieurs régions du pays. Les constats qui y seront faits viendront enrichir les travaux de la commission du développement durable en vue de formuler des recommandations au gouvernement pour une meilleure valorisation du patrimoine touris-tique national et un développement durable du secteur de l’hôtellerie.
ALP


