Tournoi UFOA-B U20: les Etalons qualifiés pour la CAN 2027

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En battant les Flyings Eagles du Nigeria 4-1 hier, au stade Charles-Konan-Banny de Yamoussoukro, dans le cadre du tournoi de l’UFOA-B U20 qualificatif pour la Coupe d’Afrique des nations, les Etalons U20 valident leur ticket pour cette compétition prévue en 2027 au Ghana.

La rencontre finale du tournoi de l’UFOA-B U20 qualificatif pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) démarre sur des chapeaux de roues. Les deux équipes ont fait fi du traditionnel round d’observation. C’est ainsi que dès la 3e minute, comme dans un synopsis d’un film d’action, Alassane Bagayogo s’en va bruler la politesse du portier nigérian pour ouvrir la marque. Les Flying Eagles n’ont pas eu le temps de se réorganiser que Louckman Tapsoba est revenu 1 minute après pour corser l’addition.

Après cela, l’on assiste à une partie de deux styles. D’un côté, une formation nigériane qui tente d’impacter son assise physique et procéder par de longues balles et de l’autre, une équipe des Etalons assoiffée qui répond bien à l’impact physique et opte pour des contre-attaques. Soutenus par un public acquis à sa cause, les poulains d’Oscar Barro font même mieux dans l’agressivité et dans l’occupation rationnelle du terrain. Et c’est dans cette logique que le défenseur Issoufou Dabo (14e) à la réception d’un corner savamment exécuté par Mohamed Zongo va alourdir le score.

3 buts en un quart d’heure, il fallait être Etalons U20 pour le faire face à un ogre dans la catégorie sur le continent appelé Flying Eagles. Alors que l’on s’attendait à un sursaut d’orgueil de l’adversaire, que nenni, c’est plutôt une équipe des Etalons séduisante qui déroule. Elle est maitresse de la partie. Elle multiplie les actions et les occasions de but. C’est sur cette avance conséquente que les 22 acteurs ont été renvoyés aux vestiaires par le referee ivoirien Hugues Modeste Richard Kokora pour la période d’oxygénation. En réalité, il n’y a pas eu match lors de cette première partie de jeu largement dominée par le Burkina dans le jeu que par le score.

Mohamed Zongo, meilleur joueur de la compétition

De retour des vestiaires, les Nigérians sonnent très tôt la révolte à la 50e consécutif à un penalty transformé par Abdulmuiz Adeleke. Un but qui galvanise et les joueurs nigérians et leur staff technique. Son maitre à penser jette son va-tout dans le match. Il opte de jouer plus offensivement. En témoigne les 3 remplacements et notamment l’entrée du véloce Abdoulaye Agbejoye (presque 2 mètres de taille).

Ce qui n’a pas arrangé l’entrejeu qui a perdu de sa technicité. Une 2e partie terne où les Etalons ont plus subi à cause de leur baisse de régime à l’heure de jeu. Techniquement au-dessus, ils vont faire parler leur intelligence pour contenir les Nigérians pour terminer en beauté et le match avec un 4e but de Fadil Barro (90+3) de la compétition avec une 5e qualification après celle de 2003, 2007, 2019 et 2021. Le Burkina Faso a aussi fait main mise sur le présent tournoi avec les titres de meilleur joueur de la finale (Alassane Bagayogo), de meilleur gardien du tournoi (Rahim Ouattara) et celui de meilleur joueur de la compétition qui est revenu à Mohamed Zongo.

Yves OUEDRAOGO

Développement du tourisme interne et l’hôtellerie : le ministre chargé du Tourisme échange avec les députés

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Dans le cadre de la mission d’information sur la problématique du tourisme interne et de l’hôtellerie au Burkina Faso, les députés membres de la Commission du développement durable (CDD) ont rencontré, le vendredi 7 août 2026, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le camarade Pingdwendé Gilbert Ouedraogo.

La rencontre a permis d’obtenir un éclairage sur la situation actuelle du secteur, les actions engagées par le gouvernement ainsi que les défis à relever pour faire du tourisme un véritable levier de développe-ment économique. Dans son intervention, le ministre a rappelé que le secteur a été fortement affecté par la crise sécuritaire et l’épidémie de le COVID-19. Il a toutefois souligné que les efforts consentis par le gouvernement commencent à produire des résultats, avec une reprise progressive de la fréquentation des sites touristiques et des établissements d’hébergement.

Le ministre a indiqué que le tourisme interne constitue aujourd’hui l’un des principaux axes de la stratégie nationale de relance du secteur. A ce titre, plusieurs initiatives ont été engagées, notamment la grande saison du tourisme interne, la promotion de nouvelles destinations, le développement de partenariats avec les collectivités territoriales et les opérateurs privés, ainsi que le renforcement des actions de communication pour valoriser la destination Burkina Faso. Les échanges avec le premier responsable du département du tourisme et de l’hôtellerie a également été l’occasion d’aborder les principaux défis auxquels le secteur demeure confronté.

Il s’agit notamment de l’amélioration des infrastructures d’accueil, du désenclavement de certains sites touristiques, du renforcement de leur sécurisation, de la mobilisation des financements, de la professionnalisation des acteurs et du développement d’une véritable culture du tourisme au sein des populations. Le ministre a, en outre, présenté les réformes en cours visant à accroître l’attractivité du secteur, à améliorer la qualité des services et à encourager les investissements publics et privés en faveur du tourisme et de l’hôtellerie.

Les échanges, nourris par les préoccupations des députés, ont permis de recueillir des informations qui serviront de base aux visites prévues dans plusieurs régions du pays. Les constats qui y seront faits viendront enrichir les travaux de la commission du développement durable en vue de formuler des recommandations au gouvernement pour une meilleure valorisation du patrimoine touris-tique national et un développement durable du secteur de l’hôtellerie.

ALP

Produire pour être souverain

Le Burkina Faso a décidé de prendre en main son destin énergétique. Les récentes mises en service de nouvelles centrales électriques à Pabré et à Bobo-Dioulasso, auxquelles s’ajouteront les 10 et 11 août 2026 respectivement celles de Koudougou et de Kaya, traduisent une orientation stratégique de réduire la dépendance extérieure en énergie et de renforcer la souveraineté du pays.

Le 21 juillet 2026, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, indiquait, à l’inauguration de la centrale thermique de 50 MW de Pabré, que cette infrastructure constituait l’un des sept projets engagés pour accroître significativement les capacités nationales de production avec un apport de près de 220 MW de capacité installée. Quelques semaines plus tard, soit le vendredi 7 août, Bobo-Dioulasso a accueilli l’inauguration de la centrale thermique Bobo II avec ses 26,4 MW supplémentaires qui portent la puissance de cette infrastructure à 86,4 MW.

Ces infrastructures s’inscrivent dans une offensive plus large qui comprend également le développement des capacités solaires et la construction de nouvelles centrales, notamment celle de Ouaga Sud-Est, d’une capacité projetée de 120 MW. Et la dynamique ne s’arrêtera certainement pas là. Ces investissements répondent à une réalité que le Burkina Faso ne peut plus ignorer.

Pendant longtemps, notre pays a dû compter sur ses voisins pour satisfaire une partie importante de ses besoins en électricité. Cette dépendance nous a exposés aux difficultés rencontrées par les pays fournisseurs. Lorsque leur production était affectée, le Burkina Faso en subissait immédiatement les conséquences. Le choix désormais assumé est celui de la production nationale. Il ne s’agit pas de tourner le dos à la coopération régionale, mais de faire en sorte que celle-ci repose sur un Burkina Faso disposant de capacités propres, capable de produire l’essentiel de l’énergie nécessaire à son fonctionnement et à son développement.

C’est là tout le sens de la souveraineté énergétique qui constitue une dimension essentielle de la souveraineté nationale en ce que le pays se donne davantage de marges de manœuvre pour planifier son développement, soutenir son économie et résister aux chocs extérieurs. L’enjeu est d’autant plus important que le Burkina Faso a engagé une véritable dynamique d’industrialisation et de transformation locale.

Il faut de l’électricité pour faire fonctionner les usines, transformer les produits agricoles, développer les mines, conserver les productions, alimenter les ateliers, faire tourner les petites et moyennes entreprises et accompagner l’essor du numérique. Sans énergie disponible, stable et à un coût maîtrisé, l’industrialisation ne peut être qu’une ambition inachevée.

La multiplication des centrales thermiques et solaires doit donc être considérée comme un investissement dans l’avenir. Elle doit permettre non seulement d’améliorer progressivement l’accès des ménages à l’électricité, mais surtout de donner à l’appareil productif national les moyens de son expansion. Chaque mégawatt supplémentaire doit contribuer à créer de la richesse, des emplois et de nouvelles opportunités pour la jeunesse burkinabè.

Par Assetou BADOH

badohassetou@yahoo.fr

Flash

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De plus en plus de femmes ont recours à des produits présentés comme des solutions miracles pour augmenter le volume des fesses ou de la poitrine. Vendus sur les réseaux sociaux, dans les boutiques de cosmétiques, dans certains commerces ou sur les marchés, ces médicaments et crèmes séduisent par leurs promesses de résultats rapides. Pourtant, les professionnels de santé alertent sur les dangers liés à leur utilisation sans avis médical.

Ces produits peuvent provoquer des réactions allergiques, des infections, des troubles hormonaux, des complications au niveau du foie ou des reins et dans certains cas, entraîner de graves conséquences sur la santé. Avant de céder aux promesses de ces produits, il est recommandé de prendre le temps de s’informer sur les effets secondaires de ces produits et privilégier toujours le bien-être. La plus belle silhouette est celle qui préserve votre santé. Apprenez à vous accepter et à valoriser votre beauté naturelle

Lydia Esther BILLA (stagiaire)

Promotion des compétences des prestations intellectuelles: un carrefour de réseautage avec des formateurs du Burkina

L’association Jeunesse éveillée pour l’action, à travers son comité d’organisation des rencontres networking des formateurs du Burkina, a tenu la 1re édition de son évènement dédié aux acteurs des prestations intellectuelles, samedi 8 août 2026, à Ouagadougou.

L’association Jeunesse éveillée pour l’action (JEA) entend valoriser les fonctions des prestations intellectuelles qui consistent à vendre des compé-tences, faire du coaching, de l’entrepreneuriat, du leadership à travers des formations. C’est dans cette dynamique que la première rencontre networking des formateurs du Burkina s’est tenue, samedi 8 août 2026, à Ouagadougou.

« Les métiers du savoir et des prestations intellectuelles : défis, opportunités et stratégies pour bâtir une carrière et une entreprise à fort impact », a été le thème principal. Plusieurs experts panélistes ont donné des communications sur diverses thématiques à plus de 50 participants. La représentante de la présidente de l’association JEA, Sonia Konda, a expliqué que l’organisation des rencontres networking des formateurs du Burkina Faso découle d’un constat et d’une ferme volonté.

« Les professionnels du savoir et des prestations intellectuelles ne doivent plus évoluer en rangs dispersés. Cette activité répond à l’aspiration de fédérer l’ensemble des forces, des expertises et des intelligences locales », a-t-elle confié. Sonia Konda a poursuivi que c’est en se rassemblant et en faisant face aux défis que les formateurs pourront saisir les grandes opportunités de leur secteur en bâtissant des entreprises à fort impact pour le Burkina Faso. Le représentant du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Guesbeogo Alexandre

Legrand Zango, a loué l’initiative de l’association JEA, car elle fait corps avec les idéaux du président du Faso et la vision du ministère de tutelle. En saluant la pertinence du thème, le parrain de la cérémonie, Daouda Maïga, a invité ses filleuls à tirer profit des communications pour contribuer au développement de la nation. Le président du comité d’organisation, Inoussa Ouédraogo, a souhaité, au sortir des échanges, que les participants puissent capitaliser ces moments et tisser des relations utiles.

« Les recommandations qui sortiront des échanges serviront de repère et de base de données », a-t-il révélé. JEA est une organisation mise en place par une équipe de jeunes formateurs professionnels issus du cabinet « Wake up now ».

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Les Editions Sidwaya : les performances présentées au personnel

La direction générale des Editions Sidwaya a organisé l’assemblée générale semestrielle ordinaire, le vendredi 7 août 2026 à Ouagadougou.

La direction générale des Editions Sidwaya, comme de coutume, a répondu à son devoir de redevabilité vis-à-vis du personnel. En effet, le vendredi 7 août 2026, l’institution a tenu à Ouagadougou, sa première assemblée générale ordinaire de l’année 2026. A l’entame de la rencontre, la directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh, a salué les efforts de l’ensemble du personnel pour la mobilisation et l’ardeur au travail. Toute chose qui, selon elle, a valu un taux d’autofinancement de 69,93% en 2025.

Assetou Badoh a précisé qu’après l’AG des Etablissements publics de l’Etat (EPE), il était de bon ton de présenter la situation aux agents. Selon la DG, il s’agit de rendre compte de sa gestion de « façon transparente » comme le veut la Révolution progressiste populaire (RPP) Elle a salué l’accompagnement constant des autorités qui a contribué à la performance de l’entreprise de presse. Au niveau organisationnel, elle a indiqué que le projet du plan stratégique 2026-2030 est déjà finalisé. De l’explication de la directrice générale, ce référentiel devrait, dans les années à venir, hisser la performance des Editions Sidwaya à un niveau beaucoup plus reluisant. Elle a également salué le bon déroulement de l’audit des postes qui a été effectué en avril 2026.

Mieux, elle a précisé que le rapport d’audit a fait des recommandations qui seront mises en œuvre très prochainement. Aussi, conformé-ment au programme d’activités annuelles, une série de formations pour le renforce-ment de compétences des agents de Sidwaya a été réalisée sur des thématiques diverses. Un volet qui aguerrit davantage les agents et permet à l’entreprise publique de demeurer performante dans sa mission régalienne.

28 prix au 1er semestre

Le personnel de la « Maison commune » peut mesurer ses sacrificesaux différentes initiatives en sa faveur.

La directrice générale des Editions Sidwaya a salué le professionnalisme des agents qui a permis à l’organe de presse d’obtenir 28 prix dont 17 aux galianx et d’autres reconnaissances nationales et internationales au premier semestre de 2026. A cela s’ajoutent plusieurs décorations décernées chaque année au personnel. Au plan logistique et matériel, deux véhicules pick-up neufs ont été acquis sur fonds propres et deux autres véhicules réformés sont déjà en service.

« Des efforts d’équipement des services de Sidwaya vont se poursuivre dans les mois à venir », a-t-elle annoncé. En termes de perspectives, le dernier semestre verra l’organisation de la journée de reconnaissance aux partenaires, et l’initiative « Marathon Houet » de Sidwaya. Un renforcement de la coopération avec les médias presse de l’AES est aussi envisagé. Le secrétaire général des Editions Sidwaya, Jean-Marie Toé, a salué la dynamique en cours au sein de la Maison commune.

Il a rappelé que le taux d’autofinancement acquis cette année est la conjugaison des efforts de tout le personnel. Pour le représentant des chefs de services régionaux à l’assemblée générale, Romain Beyon Nébié, les informations reçues sur la vie de Sidwaya rassurent. « Je trouve que c’est une belle occasion qui permet à tous les agents d’exprimer leurs attentes, leurs préoccupations. En tant que représentant des services régionaux, j’ai salué les efforts de la maison qui nous a accompagnés en termes d’équipements de travail et de production. C’est un exercice qui permet de corriger les insuffisances pour de meilleurs résultats », a-t-il dit.

Wanlé Gérard COULIBALY

Bark-Wendé Sandrine TASEMBEDO (Stagiaire)

Hydrocarbures : le prix du gasoil passe de 675 à 750 F CFA dès ce lundi

Le secrétaire général de la Primature, Abdou-Salam Gampené, était l’invité du journal de 20 heures de la RTB, hier dimanche 9 août 2026. Lors de cette édition du journal, le président du Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures (CIDPH) a annoncé l’augmentation du prix du gasoil. Nous vous proposons l’intégralité de son intervention.

Quel est votre message ?

Merci de me donner l’occasion d’informer la population, les consommateurs sur un sujet sensible que stratégique. L’information porte sur un réajustement du prix du gasoil. Concrètement, le prix du gasoil va augmenter de 75 F CFA, passant ainsi de 675 à 750 F CFA le litre pour compter de 00 heure, autrement dit, à partir du lundi 10 août 2026.

Quelles sont les raisons qui ont contraint le gouvernement à prendre cette décision d’augmentation du prix du gasoil ?

Il y a plusieurs facteurs explicatifs. Et, il faut d’abord noter que le dernier réajustement du prix du gasoil dans notre pays remonte à août 2022. Ça fait déjà 4 ans que le prix du gasoil est resté bloqué à 675 FCFA, malgré toutes les fluctuations que le marché international a connues. Et si le prix est resté fixe à 675 francs, c’est parce que les plus hautes autorités de notre pays, à commencer par le chef de l’Etat ont privilégié une politique de stabilité des prix à travers les mécanismes de subvention. Et si aujourd’hui, il est question de revoir ce prix à la hausse, c’est parce que c’est une réalité qui ne dépend pas de nous, qui ne dépend pas de notre pays, mettant à rude épreuve la soutenabilité financière de cette politique et surtout, compromet dangereusement la stabilité de notre pays en termes d’approvisionnement en hydrocarbures. Et une des réalités est que tout au long de l’année 2026, avec les crises que connait le Moyen-Orient, nous assistons à une flambée des prix sur le marché international. Le cours du pétrole communément appelé brut a flambé. Les coûts liés aux frets terrestres et maritimes ont connu une hausse. A cela s’ajoute, une revalorisation du dollar vis-à-vis du franc CFA. Donc, tous ces facteurs combinés ont des répercussions directes sur les prix réels des hydrocarbures. Et typiquement, le gasoil, à un moment donné, le prix réel, c’est-à-dire le prix auquel on aurait dû payer ce gasoil, était de l’ordre de 1 050 F CFA. La conséquence immédiate, c’est qu’en six mois, les moins-values sur le gasoil correspondant aux subventions de l’Etat étaient de l’ordre de 60 milliards F CFA. Et si rien n’est fait d’ici à la fin de l’année, ces chiffres pourraient atteindre, sinon dépasser, 135 milliards F CFA, rien que pour le gasoil. Voici la première réalité. La deuxième réalité est que le prix du gasoil est bas au Burkina Faso, comparativement aux pays de la sous-région. La quasi-totalité des pays de la sous-région ont des prix supérieurs à 675 F CFA, en dehors du Niger et du Nigeria qui ne sont pas des exemples pour le Burkina, parce que ce sont des pays producteurs. Le gasoil coûte plus cher au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Sénégal, au Ghana qu’au Burkina Faso.

Qu’est-ce qui se passe ?

Les transporteurs de ces pays préfèrent venir faire le plein au Burkina, avec même des réserves. La conséquence est qu’il y a une sorte de surconsommation sur le gasoil burkinabè. C’est le premier aspect. Et, les chiffres montrent qu’en juin, nous sommes déjà à plus de 365 millions de litres de gasoil. D’ici à la fin de l’année, si rien n’est fait, ce chiffre pourrait atteindre 730 millions de litres, comparé à une consommation moyenne du Burkina, qui tourne autour de 500 millions de litres. Il y a une différence de plus de 230 millions de litres qui ne représente pas la consommation des Burkinabè. L’Etat subventionne le gasoil pour qu’il profite au Burkinabè. Mais si l’Etat subventionne et que ce gasoil se retrouve ailleurs, cela pose problème. Et pour aller un peu plus loin, ces 230 millions de litres correspondent à environ 70 milliards F CFA. En termes simples, c’est comme si notre pays subventionnait les pays voisins dans lesquels, le gasoil coûte plus cher, subventionnait les transporteurs de ces pays voisins à hauteur de 70 milliards F CFA. Dans un contexte de guerre où chaque franc compte, vous convenez avec moi qu’il est impératif de faire quelque chose. Sinon, en plus de détériorer la stabilité financière de la SONABHY, nous faisons courir des risques à notre pays en termes, de continuité de l’approvisionnement. Et comme vous le savez, une rupture de gasoil a des conséquences incalculables.

Cette augmentation ne concerne que le gasoil, pourquoi cette disposition ?

C’est tout simplement parce que, comme je le disais, les plus hautes autorités attachent du prix à la stabilité des prix. Sinon, le changement aurait pu concerner les autres produits. Mais instruction a été donnée de faire en sorte que les autres prix restent inchangés. Sinon, nous avons les mêmes difficultés avec le gaz. Mais instruction a été donnée de maintenir le prix, malgré ce que cela coûte comme subvention, afin que ça n’aille pas dans tous les sens en termes de hausse de prix. C’est la première raison. La deuxième raison est simplement une attitude prudentielle. Le temps de voir comment vont se comporter les cours sur les marchés internationaux d’ici à la fin de l’année, afin d’apprécier. Nous avons bon espoir que la tendance va s’inverser, afin que les moins-values, et donc les subventions, prennent des proportions raison-nables et donc supportables par le budget de l’Etat. Alors, camarade président, quelle est la réalité des prix sans la subvention de l’Etat ? Alors, sans cette subvention de l’Etat, je vous donne quelques exemples. Le Super 91, qui coûte actuellement 850 francs CFA, aurait pu coûter 920 francs, sans la subvention. Le gasoil, dont il est question, qui coûte 675, aurait pu coûter 980 francs CFA, sans la subvention. Le gaz, la bouteille de 6 kg, qui fait 2 000 francs actuellement, aurait pu coûter 4 300 francs, sans la subvention. La bouteille de 12 kg, qui fait actuellement 5 500, aurait pu coûter 8 960 francs. Je peux donner d’autres exemples. Mais, je me limite à ces produits de grande consommation pour que les gens comprennent un peu l’ampleur de ce que l’Etat supporte comme subvention pour que les prix puissent rester dans des proportions acceptables.

Un message à l’endroit des consommateurs ?

A l’endroit des consommateurs, j’aimerais d’abord les inviter à la compréhension parce que si le prix du gasoil aujourd’hui change, c’est parce que l’Etat n’a peut-être pas le choix, comme ce qu’on vient de le dire. Donc, je les invite à la compréhension et à ne pas surtout perdre de vue tous ces efforts faits par le gouvernement pour que les prix des hydrocarbures, le gaz, le gasoil, le super 91… restent à des niveaux beaucoup plus bas qu’ils ne devaient l’être. Le deuxième message aussi est que j’invite les consommateurs, les citoyens, à avoir ce que j’appelle une responsabilité citoyenne. Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est les inviter à collaborer avec le corps de contrôle et à dénoncer tous les esprits malins qui s’adonnent à cette contrebande. Parce que l’Etat subventionne, comme je l’ai dit, pour que ça profite aux Burkinabè. Si, le consommateur ne participe pas, ne contribue pas en dénonçant ces contrebandiers, à un moment donné, l’Etat n’aura pas le choix que de réajuster les prix. Donc, il est bon que les citoyens aident. L’Etat a déjà joué un rôle immense. L’Etat a déjà participé en traquant tous ces contrebandiers. Le dernier message est que nous invitons les acteurs économiques, surtout les transporteurs, à ne pas tout de suite céder à des velléités inflationnistes. Autrement dit, il leur est conseillé de ne pas procéder à une augmentation des prix de quelque manière que ce soit de façon unilatérale. Cela ne veut pas dire que les portes sont fermées au dialogue. Mais toute personne qui s’exercera à vouloir augmenter les prix de façon unilatérale aura sur son chemin les corps de contrôle. Le gouvernement a mis en place un dispositif afin de recueillir toutes les préoccupations, d’échanger autour des préoccupations, de les analyser afin de trouver des solutions éventuellement. Mais cela suppose que tous les acteurs saisissent les ministères concernés ou les structures habilitées à cet effet.

Propos retranscris par La Rédaction

Immersion patriotique obligatoire 2026: le ministre Nacanabo aux côtés des appelés du site de Saaba

Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, accompagné de la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako, a visité, le vendredi 7 août 2026 à Ouagadougou, le site de l’immersion patriotique obligatoire du lycée Wend-Pouiré de Saaba.

Depuis le 27 juillet 2026, le site du lycée Wend-Pouiré de Saaba, dans la région du Kadiogo, accueille 699 appelés à l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) 2026, répartis sur plusieurs sites. Pour s’imprégner du bon fonctionnement de cette session, le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, et la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako, à la tête d’une forte délégation, sont allés au contact des appelés à l’IPO, vendredi 7 août 2026.

Selon le ministre chargé de l’Economie, l’immersion patriotique constitue une innovation majeure de la Révolution progressiste populaire (RPP). « Elle amène les élèves, après leur baccalauréat, à comprendre ce que c’est que l’intérêt national et l’engagement patriotique, mais surtout à cultiver des valeurs de solidarité, de civisme et de dévouement. C’est une activité primordiale et c’est la raison pour laquelle nous avons fait le déplacement », a-t-il expliqué.

Aboubakar Nacanabo a salué la mobilisation globale de la communauté autour de cette initiative : mères à la cuisine, autorités coutumières présentes aux côtés des jeunes, etc. Pour lui, l’enthousiasme et la détermination observés sur place confirment la pertinence de ce choix gouvernemental.

Renforcer le civisme et la solidarité

Le ministre chargé de l’Economie a exhorté les appelés à tirer le meilleur parti de cette expérience, afin de renforcer des valeurs clés de patriotisme, civisme, discipline et solidarité, jugées indispensables à la construction d’une Nation forte et unie. Rappelant que cette formation va au-delà du cadre scolaire traditionnel, Aboubakar Nacanabo a affirmé que l’avenir du Burkina repose sur la responsabilité citoyenne. Il a rappelé aux appelés le rôle central qu’ils ont à jouer dans la transformation sociétale en cours : « Nous comptons sur vous. Je souhaite que chacun d’entre vous sorte d’ici fier de ce parcours.

Mais cela ne doit pas s’arrêter à la fin de l’immersion : ce site est un laboratoire où vous intégrez des valeurs à appliquer au quotidien », a-t-il déclaré. Le ministre chargé de l’Economie a salué le travail des encadreurs civils et militaires engagés dans ce programme à l’échelle nationale. Au nom de ses camarades, le représentant des appelés, Emmanuel Benaja Yempabou Tindano (1ʳᵉ compagnie), a indiqué que le séjour se déroule dans de bonnes conditions.

L’adaptation a été rapide face au rythme imposé : rassemblement, sport dès 5 heures du matin, modules de civisme et séances de défilé. Il s’est dit vivement encouragé par la visite des autorités gouvernementales. Sur le plan organisationnel, le proviseur du lycée et chef de centre, Jean- Vincent Socrate Bationo, a précisé que la formation repose sur une approche mixte.

Les appelés reçoivent des cours civiques dispensés par des intervenants civils sur six modules précis, complétés par un encadrement d’instruction militaire. « L’équipe administrative gère les inscriptions, les dossiers de dérogation ou d’ajournement et assure l’interface entre les appelés, les familles et l’encadrement », a-t-il précisé. A l’issue des échanges, la délégation a planté des arbres dans le bosquet du site, avant de visiter les infrastructures de base, notamment l’infirmerie, la cuisine et les dortoirs.

Wamini Micheline OUÉDRAOGO

Inoussa SONDÉ (Stagiaire)

Port du casque obligatoire : tolérance zéro dès la rentrée scolaire

Le ministère de la Sécurité, en collaboration avec l’Office national de la sécurité routière (ONASER), a organisé, une sensibilisation au port du casque au profit des usagers de la route, samedi 8 août 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la Sécurité est déterminé à faire adopter le port du casque par les citoyens. En effet, dans le cadre de la 10e Semaine nationale de la sécurité routière (SNSR), son premier responsable, Mahamoudou Sana, a sensibilisé des usagers de la route au cours d’une sortie de terrain, samedi 8 août 2026, à Ouagadougou. Cette sortie se veut la dernière étape de sensibilisation, avant les sanctions, a indiqué ministre de la Sécurité. « Face au refus persistant d’une minorité d’usagers de porter le casque, le gouvernement a pris la décision d’appliquer une tolérance zéro dès la rentrée scolaire à venir », a-t-il prévenu.

Mahamoudou Sana a aussi fait comprendre qu’il est désormais hors de question de tolérer l’incivisme routier qui met en danger la vie des enfants et des citoyens. « Les autorités ont donc annoncé le déploiement de l’ensemble des moyens coercitifs et sécuritaires pour faire respecter strictement cette obligation », a-t-il dit. Mahamoudou Sana a également affirmé que 11 143 accidents de la circulation se sont produits dans les agglomérations urbaines, soit une moyenne effroyable de 62 accidents par jour.

« 8 997 personnes ont été blessées, ce qui représente près de 50 blessés quoti- diens admis dans les centres de santé. 649 personnes ont perdu la vie sur le coup, soit 3 à 4 décès quotidiens sur les lieux de l’impact », a-t-il déploré.

Les prétextes ne seront plus recevables

Lors des échanges directs sur le terrain, certains usagers de la route ont évoqué des prétextes tels que l’oubli, les maux de tête ou la préservation de leurs coiffures. A ce propos, le ministre de la Sécurité a rappelé que l’Etat a pourtant tout mis en œuvre : création de brigades spécialisées, déploiement de caméras de surveillance et diffusion de spots vidéos choquants. « Les explications n’étant plus recevables, la prise de conscience doit céder la place à l’obligation stricte », a-t-il martelé.

En outre, Mahamoudou Sana a dénoncé les pratiques illégales de vendeurs d’équipements et de motocycles qui ont profité de la forte demande, selon lui, pour augmenter abusivement le prix des casques et revendre le casque d’origine de la moto neuve. Il a déclaré que des contrôles « rigoureux » vont être faits afin de sanctionner la spéculation et de maintenir des prix accessibles à la population. Pour l’usager de route, Issaka Soré, la sensibilisation sur le port du casque est une bonne initiative pour assurer la sécurité des populations. Il a témoigné qu’en cas d’accident, le casque sauve.

Quant à la citoyenne, Bintou Pa Traoré, elle a laissé entendre que les statistiques sur les accidents présentées par le ministre de la Sécurité font froid au dos. « Je me rends compte qu’en tant que passagère, je suis tout aussi exposée que celui qui conduit. Le message est bien passé. Dès aujourd’hui, je vais acheter un casque », a-t-elle assuré

Boukary BONKOUNGOU

Emmanuella YAMEOGO (Stagiaire)

Rapport 2024 de l’ITIE : le contenu expliqué aux populations de Nando

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Le secrétariat permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE-BF) a dévoilé, le jeudi 6 août 2026 à Koudougou, le contenu du rapport 2024 aux populations de la région de Nando.

Depuis l’adhésion du Burkina Faso en 2008 à la norme ITIE, 17 rapports ont été produits et le dernier est celui de 2024. C’est la dissémination de ce rapport qui a fait l’objet d’une rencontre d’échange entre l’équipe de l’ITIE-Burkina et les populations de la région de Nando, jeudi 6 août 2026 à Koudougou. Le chargé de contrôle interne du SP-ITIE-BF, Drissa Konaté, a expliqué que le rapport ITIE qui était produit chaque deux ans est passé à l’étape annuelle. « Le rapport de 2024 est déjà prêt.

Celui de 2025 est en cours », a-t-il fait savoir. Traduit en sept langues nationales, le rapport fait ressortir entre autres, les résultats de 2024, les quantités de substances produites et

Le chargé d’études/ITIE, Bruno Zongo : « La norme ITIE exige qu’une fois le rapport produit, qu’il soit porté à la connaissance de la population ».

vendues à cette période, les données sur l’ensemble des payements des sociétés minières, la contribution du secteur dans l’économie, les nouvelles mesures du nouveau code minier. Le chargé d’études au SP-ITIE-BF, Bruno Zongo, a indiqué qu’en 2024, 14 sociétés minières ont été retenues dans le périmètre de conciliation, avec une production de 60,77 tonnes contre 57,35 tonnes en 2023, soit une hausse de 3,42 tonnes.

« Les paiements des sociétés minières s’élèvent à 635,58 milliards F CFA. 612,21 milliards F CFA ont contribué à alimenter le budget de l’Etat. Le montant reversé au Fonds de soutien patriotique (FSP) est de 53,08 milliards F CFA », a-t-il souligné. Dans ce document, une innovation a été également intégrée, à savoir, la divulgation des coûts miniers et des émissions de gaz à effet de serre (GES), qui ouvrent la voie à une analyse approfondie de la rentabilité et des impacts environnementaux du secteur extractif. Pour les principales contraintes des sociétés minières constatées en 2024, le chargé d’études a insisté sur l’aspect sécuritaire qui a occasionné la fermeture de certaines sociétés.

Le chargé de contrôle interne du SP-ITIE-BF, Drissa Konaté, remettant le rapport 2024 au PDS de Koudougou, Amédée Paré.

Comme recommandations, il s’est agi, selon M. Zongo, de renforcer notamment la progressivité du régime de redevance aurifère pour une nouvelle répartition plus équitable de la rente minière, d’analyser et de prévenir les risques de corruption dans la chaine de valeur minière et de renforcer également la traçabilité et la cohérence des flux d’or entre la production, l’achat et l’exportation. Convaincu que la transparence et la bonne gouvernance sont des valeurs essentielles pour le développement du Burkina, le Président de la délégation spéciale (PDS) de Koudougou, Amédée Paré, a invité les populations à faire de la transparence, une réalité vécue.

Afsétou SAWADOGO