Fonds de soutien patriotique: le conseil d’orientation découvre le bataillon mixte de marche fantôme 1

Les membres du conseil d’orientation et du comité de gestion du Fonds de soutien patriotique (FSP) ont visité le vendredi 7 août 2026 à Fada N’Gourma dans le Goulmou, le bataillon mixte de marche fantôme 1, réalisé grâce aux ressources du fonds.

Qu’est- ce qui est fait avec les ressources du Fonds de soutien patriotique (FSP) ? Quelles sont les réalisations ? Autant de questions que se posent les citoyens ? Pour y apporter des réponses, les membres du conseil d’orientation et du comité de gestion du Fonds de soutien patriotique (FSP) sont allés en immersion au bataillon mixte de marche fantôme 1 de Fada N’Gourma, vendredi 7 août 2026. Une infrastructure réalisée entièrement grâce aux ressources du FSP. Créé le 10 février 2023, ce bataillon est composé de centaines de Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Les hôtes ont visité le poste de commandement, le magasin d’armement, l’infirmerie, la cuisine, les dortoirs et toute la logistique de guerre.

« Notre présence ici fait suite à une instruction du camarade Premier ministre, président du conseil d’orientation du FSP relative à ce qu’il y ait une immersion des membres du conseil d’orientation et également du comité de gestion du fonds pour venir constater sur le terrain, les réalisations.

Nous avons choisi Fada N’Gourma », a justifié le représentant du président du conseil d’orientation du FSP, Vieux Abdoul Rachid Soulama, par ailleurs secrétaire général du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF). Selon lui, à l’issue de cette visite, ils sont émerveillés par les résultats qui ont été présentés.

« Nous avons pu constater le travail gigantesque qui a été fait à savoir les équipements pour mettre en place ce bataillon mixte de marche fantôme 1. Pour l’opérationnalisation de ce bataillon par mois, c’est environ plus de 700 millions F CFA qui sont dépensés pour l’entretien des hommes en termes de santé, de prime et d’alimentation », a-t-il expliqué.

Des combattants déterminés sur le terrain

Une nouvelle cohorte des VDP sont en pleine formation en vue de renforcer les rangs.

Dans ce bataillon, ce sont des centaines de motos, de véhicules, de tentes de couchage et bien d’autres matériels qui sont à la disposition des combattants. « Cette logistique a couté près d’un milliard F CFA, ce, grâce FSP», a souligné Vieux Abdoul Rachid Soulama. Pour lui, de nombreux enseignements doivent être tirés de cette visite. Il a donc saisi cette occasion pour féliciter encore la Brigade des volontaires pour la défense de la patrie (BVDP), l’ensemble des VDP et le personnel d’encadrement pour le travail qui est fait sur le terrain. « Nous prions Dieu et les mânes du Burkina pour qu’ils les accompagnent dans leur noble mission », a-t-il souhaité.

En outre, le chef de la délégation a lancé encore un appel à l’ensemble des Burkinabè pour renforcer toujours leur adhésion au fonds de soutien patriotique. Dans ce bataillon, des actions de renforcement sont en cours à travers la formation de centaines de VDP. « Tout ce que l’on injecte dans le fonds contribue à renforcer la capacité opérationnelle de nos VDP et de nos forces de défense et de sécurité sur le terrain. Donc, il est plus que nécessaire pour nous de travailler toujours à accompagner le fonds de soutien patriotique », a relevé Vieux Abdoul Rachid Soulama. Pour laisser les traces de cette visite, le représentant du Premier ministre a mis en terre un plant.

Fleur BIRBA

Sécurité routière: le constat des accidents par drone officiellement lancé à Bobo-Dioulasso

L’opération de constat d’accidents assistées par drone a été officiellement lancée à Bobo-Dioulasso, le vendredi 7 août 2026, au camp du Groupement des compagnies républicaines (CRS) de Bobo-Dioulasso. Cette nouvelle technologie devrait accélérer les constats d’accidents de la circulation et permettre de libérer les axes routiers dans des délais records.

Bobo-Dioulasso connaît désormais l’introduction d’une nouvelle technologie dans le domaine de la sécurité routière. Il s’agit du constat d’accidents assistés par drone. Après l’introduction de ce dispositif à Ouagadougou, cette technologie fait désormais son entrée dans la capitale économique du Burkina Faso. Elle a été officiellement lancée à Bobo-Dioulasso, le vendredi 7 août 2026. La cérémonie, qui s’est tenue au camp du Groupement des compagnies républicaines (CRS) de Bobo-Dioulasso, a été présidée par le chargé de mission du ministère de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de Police, Siyalé Moussa Palm. A cette occasion, il a remis deux drones à la direction régionale de la police nationale pour le début des opérations dans la ville.

Cette cérémonie marque une étape importante dans la modernisation des méthodes d’intervention de la Police nationale et traduit la volonté du gouvernement de mettre les nouvelles technologies au service de la sécurité publique. Le chargé de mission a souligné l’importance de cette innovation. « Face à l’accroissement du trafic routier, à l’urbanisation rapide de nos villes et à la nécessité de disposer d’éléments techniques fiables pour les enquêtes, il devient indispensable d’adopter des outils innovants. Le drone constitue aujourd’hui une réponse efficace à ce défi », a-t-il indiqué.

Selon lui, le drone permet d’obtenir rapidement une vue d’ensemble de la scène d’un accident et d’effectuer des mesures précises. L’initiative n’est plus désormais au stade d’expérimentation. Elle est déjà opérationnelle à Ouagadougou, où trois commissariats d’arrondissement, le commissariat central ainsi que le service de la circulation routière utilisent le drone pour réaliser les constats d’accidents, avec des résultats jugés encourageants.

Siyalé Moussa Palm a indiqué que les drones mis à la disposition de la Police nationale constituent un investissement important de l’Etat et doivent, à ce titre, être utilisés dans le strict respect des textes en vigueur et des exigences de qualité qui caractérisent l’institution.

Réduire considérablement le temps des constats

Selon le directeur régional de la Police nationale du Guiriko, Voubi Ziba, l’introduction de cette technologie va réduire considérablement le temps des constats dans la ville de Bobo-Dioulasso. « En cinq minutes maximum, l’opération est terminée et on dégage la voie », a-t-il indiqué. A l’en croire, les policiers sont les premiers bénéficiaires de cette innovation, mais l’amélioration de leurs conditions de travail profitera davantage encore aux usagers de la route. Pour lui, l’ambition est d’augmenter progressivement le nombre d’équipements afin d’accélérer la modernisation des interventions de la Police nationale. « Vous voyez qu’on n’a que deux drones.

Cela veut dire que si l’un tombe en panne, le service est du coup interrompu », a relevé le directeur régional. La cérémonie a également marqué la fin de la formation de dix policiers au pilotage des drones dans le cadre des constats d’accidents. Cette formation, qui a duré un mois, a consisté en un parcours structuré, progressif et exigeant, destiné à former des professionnels capables d’intervenir avec rigueur, précision et sens des responsabilités lors des accidents de la circulation. Selon le représentant des stagiaires, le lieutenant de police, Didier Mokoro, les participants ont appris à manipuler les drones dans leurs différentes fonctionnalités, à capturer des images sur les lieux d’un accident et à réaliser des opérations de cartographie.

« Nous sommes désormais outillés avec cette nouvelle technologie avancée et nous prenons l’engagement de mettre les connaissances acquises au profit de l’administration », a-t-il déclaré. Pour sa part, le représentant des formateurs, le capitaine de police Koubouna Somé, a expliqué que la formation s’est articulée autour de plusieurs modules complémentaires. Elle a notamment porté sur les cours théoriques, avant de passer à la phase pratique lors de sorties sur le terrain.

Noufou NEBIE

Camp vacances lecture : plus de 600 enfants à la découverte de leur identité

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Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a présidé la cérémonie de clôture de la VIIe édition du camp vacances lecture, le samedi 8 août 2026 à Ouagadougou.

Après trois semaines d’activités consacrées à la lecture, aux arts et à la découverte de l’identité culturelle, le camp vacances lecture referme ses portes. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, samedi 8 août 2026. Plus de 600 enfants de 3 à 20 ans ont participé à cette VIIe édition autour du thème “Identité culturelle et citoyenneté moderne”. Arts oratoires, théâtres, danses, chants, activités artistiques et autres disciplines ont permis de révéler des talents des jeunes.

Le ministre chargé de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, a salué cette initiative qui a permis aux enfants de connaître leurs origines, leurs valeurs culturelles et les règles de savoir-vivre. Pour lui, ce camp vacances a contribué à renforcer l’éducation des enfants en complément de l’action de l’école et de la famille. Son intérêt, a-t-il ajouté, réside dans sa capacité à offrir aux enfants un cadre d’apprentissage différent de celui de la classe. Quant à la promotrice du camp vacances lecture, Alimata Millogo, cette édition constitue un motif de satisfaction. Elle a confié que durant les trois semaines, les participants ont pris part à différentes activités, avec la lecture comme la principale.

La robotique a également été introduite cette année, a-t-elle ajouté. Une exposition de dessins réalisés par les enfants a permis de mettre en valeur leur créativité, a-t-elle poursuivi. La promotrice a également fait savoir que le thème de cette VIIe édition a donné lieu à un travail sur les origines familiales. A travers un livre « A la recherche de mon identité », spécialement édité pour le camp, les enfants ont été invités à questionner leurs parents sur leur village d’origine, leurs ancêtres et leurs grands-parents, a-t-elle expliqué. Au-delà des activités, les acquis du camp se mesurent aussi à travers l’expérience des participants. L’un des campeurs, Amadou Touré, retient notamment les nouvelles amitiés nouées et les progrès réalisés dans la prise de parole. Il estime avoir beaucoup appris au cours de ces trois semaines et entend mettre à profit ces acquis pour continuer à progresser.

Adama SEDGO

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Souveraineté énergétique: une nouvelle centrale thermique de 26,4 MW inaugurée à Bobo-Dioulasso

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a inauguré une nouvelle centrale thermique d’une capacité de 26,4 MW, le vendredi 7 août 2026 à Bobo-Dioulasso. Réalisée pour un coût de près de 34 milliards de francs CFA entièrement financé sur fonds propres, cette infrastructure vient renforcer les capacités de production de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).

Le Burkina Faso se rapproche un peu plus de sa souveraineté énergétique. En effet, après l’inauguration, le 21 juillet dernier, de la centrale thermique d’urgence de 50 MW à Pabré, le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, vient de mettre en service une nouvelle centrale thermique à Bobo-Dioulasso, le vendredi 7 août 2026. D’une capacité de 26,4 MW, elle a été entièrement financée sur fonds propres à hauteurs de 33, 893 milliards de francs CFA. Sa mise en service va contribuer à améliorer l’offre d’électricité et à répondre à la demande croissante en énergie.

Les travaux qui ont duré 15 mois ont été réalisés par l’entreprise PPI-SA. Selon le Directeur général (DG) de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), Souleymane Ouédraogo, cette centrale est constituée de trois groupes électrogènes équipés de moteurs MAN de 18 cylindres en V, développant chacun une puissance de 8,8 MW, soit une puissance installée totale de 26,4 MW. L’infrastructure comprend également des installations de stockage d’une capacité totale de 1 330 m³ destinées au combustible, à l’eau et des produits issus des vidanges, ainsi qu’un système d’évacuation de l’énergie composé de trois transformateurs.

La centrale fonctionne principalement au fioul lourd. Le diesel sert, quant à lui, de combustible de démarrage et de secours. « Le projet ne se limite pas aux groupes de production. Il comprend également un bâtiment principal, une salle de commande, un bâtiment auxiliaire, un poste HTA, un réseau de tuyauterie ainsi que différents ouvrages annexes », a ajouté le DG. A l’en croire, l’ensemble de ces équipements doit permettre d’assurer les conditions nécessaires à l’exploitation de la centrale.

Offrir une alimentation plus stable aux unités industrielles

L’apport de cette nouvelle unité modifie la capacité de production du site de Bobo 2. Celle-ci passe de 60 MW à 86,4 MW, soit une augmentation de 26,4 MW correspondant à la puissance de la nouvelle centrale. Pour le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, la réalisation de cette centrale s’inscrit dans la stratégie nationale de renforcement des capacités de production électrique, conformément à la vision portée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Cette mise en production constitue une grande victoire pour notre économie, notre souveraineté et surtout notre développement », a-t-il laissé entendre. Selon lui, les fonds investis dans cette infrastructure proviennent exclusivement de l’effort national.

Cela traduit la volonté du Burkina Faso de compter sur ses propres ressources pour financer des infrastructures stratégiques. « Cette nouvelle capacité permettra de réduire les interruptions de fourniture, d’offrir une alimentation plus stable aux unités industrielles et économiques de la région, de soutenir la création d’emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations », a indiqué le ministre en charge de l’énergie. A entendre le ministre, la mise en service de Bobo 2 ne constitue pas la dernière étape de cette série d’investissements.

Le gouvernement prévoit la poursuite des projets de production électrique dans plusieurs localités. Il a, de ce fait, annoncé que cette dynamique va se poursuivre avec l’inauguration prochaine des centrales thermiques de 25 MW à Koudougou et de 25 MW à Kaya, qui vont venir renforcer davantage les capacités nationales de production.

Noufou NEBIE Bénèdicte

Eudocsie TOE (Stagiaire)

Camp vacances Faso Mêbo : Le calendrier dévoilé

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L’agence Faso Mebo a dévoilé le calendrier de la IIe édition du camp vacances Faso Mêbo.

Promotion des entreprises à travers les publi-reportages : Alida Bagoro étudie l’efficacité à Sidwaya

L’étudiante de l’Institut supérieur de technologies, Collette Alida Marceline Bagoro, a soutenu son rapport de stage de fin de cycle pour l’obtention du diplôme de licence professionnelle en communication d’entreprise, mercredi 5 août 2026, à Ouagadougou. Son travail a été sanctionné par la note de 16/20 avec la mention très bien.

Les médias sont des canaux de communication pour la promotion et la visibilité des entreprises. C’est fort de cette réalité que l’étudiante de l’Institut supérieur de technologies (IST), Collette Alida Marceline Bagoro, a rédigé son rapport de stage pour l’obtention de la licence professionnelle en communication d’entreprise sur le thème « La promotion des entreprises à travers les publi-reportages dans la presse écrite : cas du quotidien Sidwaya ». Elle l’a défendu devant un jury, mercredi 5 août 2026 à Ouagadougou et a obtenu la note de 16/20 avec la mention très bien.

Colette Alida Marceline Bagoro a indiqué que l’objectif de la recherche est d’évaluer l’efficacité de la promotion des entreprises à travers les publi-reportages réalisés par le quotidien Sidwaya. « L’analyse approfondie des publi-reportages produits par Sidwaya a révélé que même si la mesure de leur impact sur la visibilité des entreprises-clientes reste difficile en l’absence d’outils statistiques complets, plusieurs indicateurs permettent de constater leur efficacité », a-t-elle expliqué. Elle en veut pour preuve, l’intérêt des lecteurs à travers un feedback, l’amélioration du chiffre d’affaire du quotidien, la notoriété et le professionnalisme du quotidien et les retours positifs des entreprises, appréciant la manière de faire la promotion de leurs entreprises.

Collette Alida Marceline Bagoro a relevé également la diversité de stratégies à travers les publi-reportages, allant de la mise en avant des produits et services, à la valorisation de l’image de marque des entreprises. Le jury composé de Dr Apolline Bambara le président, Jean Toé, le directeur de mémoire, Ousseni Kaboré, le rapporteur et du représentant du maitre de stage, Boukary Bonkoungou a encouragé l’impétrante à poursuivre ses études avec le même dynamisme.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Journées nationales de lutte antivectorielle : Une opération de curage de caniveaux pour lancer la première édition à Dédougou

Les activités de la première édition des Journées nationales de lutte antivectorielle (JNLAV) ont été lancées dans les régions de Bankui et du Sourou, ce samedi 8 août 2026, à Dédougou par le gouverneur des deux régions, Babo Pierre Bassinga.

Réunies au centre-ville de Dédougou, dans les encablures du grand marché, les forces vives des régions de Bankui et du Sourou ont entamé la première édition des Journées nationales de lutte antivectorielle (JNLAV), aux premières heures de ce samedi 8 août 2026. Le gouverneur Babo Pierre Bassinga a présidé la cérémonie de lancement officiel régional des JNLAV en évacuant, à coups de pelle, la boue des canaux de drainage d’eau de pluie. Prévue pour durer 48 heures, ces journées sont une initiative gouvernementale et vise essentiellement la protection de la santé des populations et l’amélioration du cadre de vie.

Pour ce faire, les actions telles que le curage des caniveaux, l’évacuation des boues, l’identification et la suppression des zones de stagnation d’eau, le remblayage ou la destruction des gîtes larvaires, la gestion des décharges sauvages ainsi que la collecte et la gestion appropriée des pneus usagés seront principalement menées sur l’ensemble du territoire régional pour contribuer à la réduction de la transmission du paludisme. Plus de détails à venir.

Yacouba BELEM

Mali : la Biennale sportive fait son retour après 36 ans d’interruption

Le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, représentant le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a officiellement lancé, vendredi 7 août 2026 à Bamako, la Biennale sportive 2026.

Après 36 années d’interruption, cette compétition nationale signe son retour, avec pour ambition de contribuer à la cohésion nationale, au vivre-ensemble et à l’épanouissement de la jeunesse. Elle rassemble les 19 régions du Mali et le District de Bamako autour de plusieurs disciplines, notamment le football, le basketball, les échecs et l’athlétisme.

Les compétitions se poursuivront jusqu’au 16 août 2026, offrant aux jeunes sportifs l’occasion de promouvoir leurs talents et de renforcer les liens entre les différentes communautés du pays.

#sidwaya.info

Lutte contre la mortalité maternelle: La SOGOB forme les sages-femmes à la prévention de l’hémorragie du post-partum

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La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé, les 6 et 7 août 2026 à Tenkodogo, un atelier de renforcement des capacités au profit des sages-femmes afin de lutter contre l’hémorragie du post-partum (HPP), l’une des principales causes de mortalité maternelle.

Au Burkina Faso, environ 30 % des décès maternels sont dus à l’hémorragie du post-partum (HPP), ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité maternelle. À travers le renforcement des capacités des acteurs de santé, la SOGOB apporte son soutien aux efforts du gouvernement en faveur de l’amélioration de la santé maternelle. Cet engagement se traduit notamment par l’adoption et la mise en œuvre de politiques ambitieuses, telles que la gratuité des soins de santé maternelle et de la planification familiale, ainsi que l’activation récente du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), qui classe désormais les décès maternels parmi les incidents de santé, renforçant ainsi leur surveillance et la riposte.

Le taux de mortalité maternelle au Burkina Faso est estimé à 198 décès pour 100 000 naissances vivantes, un niveau encore éloigné de la cible fixée par les Objectifs de développement durable (ODD), qui est de moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes.

Selon l’animateur de l’atelier, Pr Yobi Alexis Sawadogo, accélérer la réduction de la mortalité maternelle constitue un impératif si le Burkina Faso veut atteindre les Objectifs de développement durable. Pour y parvenir, le rôle des sage-femmes est essentiel, d’autant plus que la sensibilisation du grand public et des décideurs demeure insuffisante.

Pr Yobi Alexis Sawadogo

« Les sage-femmes, en tant que relais d’opinion, jouent un rôle stratégique dans la diffusion des messages de plaidoyer et la mobilisation sociale autour de cette problématique. C’est dans ce cadre que la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) renforce leurs capacités afin d’améliorer la mobilisation communautaire et sociale autour de cette problématique », a indiqué le Pr Yobi.

Durant les deux jours de formation, une trentaine de sage-femmes ont renforcé leurs capacités en matière de plaidoyer pour la réduction de la mortalité maternelle liée à l’HPP, dans le but de favoriser une meilleure couverture médiatique et une mobilisation citoyenne plus efficace. Les participantes ont également échangé sur la situation de la mortalité maternelle et de l’hémorragie du post-partum dans le monde et au Burkina Faso.

À l’issue de l’atelier, les sage-femmes ont été invitées à poursuivre leur engagement dans la lutte contre l’hémorragie du post-partum, en particulier, et plus largement contre la mortalité maternelle au Burkina Faso.

B.S.

Espace vert du secteur n°4 de Manga: Une centaine de plants pour reverdir le site

La direction régionale de l’Energie, des Mines et des Carrières (DREMC) du Nazinon a initié une séance de reboisement, jeudi 4 août 2026, sur l’espace vert du secteur n°4 de Manga, situé au côté Est de la ville.

Les travailleurs de la direction régionale de l’Energie, des Mines et des Carrières du Nazinon (DREMC), ont troqué, le temps d’une matinée, leurs activités habituelles contre pelles et dabas. Accompagnés des services des eaux et forêts, des structures déconcentrées et de volontaires, ils ont mis en terre une centaine de plants sur l’espace vert du secteur n°4 de Manga, situé au côté Est de la ville. L’initiative, selon le directeur régional chargé des mines du Nazinon, Hervé Kalmogo, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de l’arbre (JNA) édition 2026, sous le thème : « Ma concession, mon arbre ». Pour lui, les plants ont été gracieusement offerts par son ministère pour participer à la protection de l’environnement. « Planter un arbre, c’est planter une vie », a souligné M. Kalmogo tout en formulant le vœu que cette opération de reboisement puisse servir la génération présente ainsi que celles à venir. Le directeur régional chargé des mines a par ailleurs salué la mobilisation des participants à cette journée de reforestation. « L’activité a été une très belle réussite en ce sens que les populations sont sorties massivement nous accompagner », s’est-t-il réjoui. Hervé Kalmogo a par ailleurs indiqué qu’étant donné que ce reboisement va servir toute la population, alors chacun doit y mettre du sien pour l’entretien des arbres afin qu’ils soient profitables à tous.

Le représentant du directeur provincial des Eaux et forêts du Zoundwéogo, le lieutenant des Eaux et forêts, Issouf Ouattara, a pour l’occasion énuméré les différentes espèces de plants mis en terre sur le site. Il a cité, entre autres, le raisinier sauvage, le baobab, le caïlcédrat et le tamarinier. A son avis, le sol se porte très bien pour garantir la survie des plants. « Le site est également clôturé. C’est déjà une protection pour que les arbres puissent bien grandir », a ajouté M. Ouattara. Selon lui, le site représente un bosquet en plein cœur de la cité de l’épervier. Si toutefois, a-t-il dit, l’on arrive à entretenir ces plants, ce serait un bon point pour la commune de Manga. C’est pourquoi, le lieutenant des Eaux et forêts a demandé le concours des populations riveraines dans l’entretien des plants mis en terre. Il a promis que sa structure compte, à court terme, approcher les partenaires pour avoir une adduction d’eau pour arroser les arbres. Issouf Ouattara a soutenu que la survie des arbres plantés peut constituer une source de revenus pour les communautés. « Les feuilles du baobab sont utilisées dans l’alimentation et les fruits servent à faire des jus. Le tamarinier est un arbre médicinal et ses fruits sont également consommables », a-t-il expliqué. Sidonie Bouda, membre des travaux HIMO (Haute intensité de mains d’œuvres), a dit être heureuse d’apporter sa contribution à cette séance de reboisement qui, selon elle, est une initiative du Président du Faso, qui vise à planter des arbres pour préserver la nature. Mme Bouda s’est engagée à passer de temps en temps sur le site afin d’évaluer la survie des plants et à intervenir éventuellement en cas de besoin.

Noufou Sawadogo