Immersion patriotique obligatoire 2026 : Le ministre Nacanabo aux côtés des appelés du site de Saaba

Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, accompagné de la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, a visité, le vendredi 7 août 2026 à Ouagadougou, le site de l’immersion patriotique obligatoire du Lycée Wend-Pouiré de Saaba.

Depuis le 27 juillet 2026, le site du lycée Wend-Pouiré de Saaba, dans la région du Kadiogo, accueille 699 appelés à l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) 2026. Pour s’imprégner du bon fonctionnement de cette session, le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, et la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, à la tête d’une forte délégation, sont allés au contact des nouveaux bacheliers, le vendredi 7 août 2026.

… les appelés à se donné à fond

L’objectif principal de cette visite était de féliciter et d’encourager les pensionnaires du site. Selon le camarade Nacanabo, l’immersion patriotique constitue une innovation majeure de la Révolution progressiste populaire. « Elle amène les élèves, après leur baccalauréat, à comprendre l’importance de l’intérêt national et de l’engagement patriotique, mais surtout à cultiver des valeurs de solidarité, de civisme et de dévouement. C’est une activité primordiale, et c’est la raison pour laquelle nous avons fait le déplacement », a-t-il expliqué.

Le ministre a souligné la mobilisation globale de la communauté autour de cette initiative : mères à la cuisine, autorités coutumières présentes aux côtés des jeunes, etc. Pour lui, l’enthousiasme et la détermination observés sur place confirment la pertinence de ce choix gouvernemental.

                                              Renforcer le civisme et la solidarité

La délégation s’est également rendue à la cuisine pour s’assurer des conditions de restauration.

Le ministre en charge de l’économie, Aboubakar Nacanabo a exhorté les jeunes diplômés à tirer le meilleur parti de cette expérience afin de renforcer des valeurs clés (patriotisme, civisme, discipline et solidarité) jugées indispensables à la construction d’une Nation forte et unie.

Rappelant que cette formation va au-delà du cadre scolaire traditionnel, le ministre a affirmé que l’avenir du pays repose sur le terrain de la responsabilité citoyenne. Le gouvernement, a-t-il précisé, entend façonner des citoyens « hautement qualifiés », dotés avant tout d’un « cœur patriotique ».

Nacanabo a également rappelé aux appelés le rôle central qu’ils ont à jouer dans la transformation sociétale en cours : « Nous comptons sur vous. Je souhaite que chacun d’entre vous sorte d’ici fier de ce parcours. Mais cela ne doit pas s’arrêter à la fin de l’immersion : ce site est un laboratoire où vous intégrez des valeurs à appliquer au quotidien », a-t-il déclaré. Il a profité de l’occasion pour saluer le travail des encadreurs civils et militaires engagés dans ce programme à l’échelle nationale.

Au nom de ses camarades, le représentant des appelés, Emmanuel Benaja Yempabou Tindano (1ʳᵉ compagnie), a indiqué que le séjour se déroulait dans de bonnes conditions. Malgré une prise de contact exigeante au début, l’adaptation a été rapide face au rythme imposé : rassemblement, sport dès 5 heures du matin, modules de civisme et séances de défilé. Il s’est dit vivement encouragé par la visite des autorités gouvernementales.

Le représentant des appelés, Emmanuel Benaja Yempabou Tindano : « Notre quotidien commence par le rassemblement pour le comptage, suivi du sport de 5 h à 7 h. »

Sur le plan organisationnel, le proviseur du lycée et chef de centre, Jean-Vincent Socrate, a précisé que la formation repose sur une approche mixte. Les appelés reçoivent des cours civiques dispensés par des intervenants civils sur six modules précis, complétés par un encadrement d’instruction militaire. « L’équipe administrative gère les inscriptions, les dossiers de dérogation ou d’ajournement et assure l’interface entre les appelés, les familles et l’encadrement », a-t-il précisé.

À l’issue des échanges, la délégation a planté des arbres dans le bosquet du site, avant de visiter les infrastructures de base, notamment l’infirmerie, la cuisine et les dortoirs.

Wamini Micheline OUÉDRAOGO

Inoussa SONDÉ

(Stagiaires)

 

Propos du Président nigérian sur la situation sécuritaire dans l’AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger expriment leur profond regret

Le Ministre des Affaires étrangères, le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORÉ, a reçu, dans la soirée du jeudi 06 août 2026, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de la République fédérale du Nigéria au Burkina Faso, à la suite des déclarations du Président nigérian, Bola Ahmed TINUBU, sur la situation sécuritaire dans les pays de la Confédération des États du Sahel (AES).

Cette rencontre s’est déroulée en présence des Chargés d’Affaires des Ambassades du Mali et du Niger, illustrant la position concertée et solidaire des trois États membres de la Confédération.

Le 30 juillet dernier, lors d’une rencontre avec des chefs traditionnels nigérians, le Président TINUBU a imputé la recrudescence des enlèvements et des attaques terroristes au Nigéria à ce qu’il a qualifié d’« effondrement » de la sécurité dans les pays voisins du Sahel.

« Certains d’entre eux (les terroristes) ne sont pas Nigérians. Vous voyez, le problème de l’insécurité au Mali, au Burkina Faso et au Niger ne fait qu’aggraver nos difficultés. », avait affirmé le Président TINUBU devant les chefs traditionnels nigérians.

Au nom de ses homologues du Mali et du Niger, le Ministre Karamoko Jean Marie TRAORÉ a exprimé le profond regret des pays de la Confédération face à ces propos inexacts et peu compatibles avec l’esprit de solidarité qui doit prévaloir entre États voisins confrontés à une menace commune.

Selon le Chef de la diplomatie burkinabè, cette lecture de la situation sécuritaire occulte les sacrifices considérables consentis quotidiennement par les Forces de défense et de sécurité, ainsi que par les populations, du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans la lutte contre le terrorisme.

« C’est une analyse rapide, très simpliste et surprenante, qui révèle un biais préoccupant de la part de la première autorité du Nigéria. Nous aurions souhaité que le contexte sécuritaire soit présenté avec davantage de justesse, plutôt que de faire porter à des pays voisins la responsabilité d’une situation complexe, au risque d’alimenter des incompréhensions et des frustrations entre des peuples liés par l’histoire, la géographie et la fraternité », a déclaré le Ministre TRAORÉ.

Pour le cas particulier du Niger, le ministre des Affaires étrangères estime que les propos du Président TINUBU constituent un mépris du sacrifice consenti par l’armée nigérienne face à Boko Haram depuis des années, alors que le phénomène de terrorisme ne sévissait pas encore dans les pays de la Confédération AES.

Le Ministre a par ailleurs rappelé que malgré les connexions établies entre Boko Haram et certains groupes terroristes actifs au Sahel, les États de la Confédération AES se sont toujours gardés de toute accusation publique contre le Nigéria, privilégiant une approche fondée sur la coopération et la responsabilité partagée.

Pour le Chef de la diplomatie burkinabè, « le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigéria font face au même ennemi. À ce titre, les succès enregistrés par les Forces de défense et de sécurité des pays de l’AES bénéficient à la sécurité de l’ensemble de la sous-région, y compris du Nigéria, en limitant les capacités de nuisance et la mobilité des groupes terroristes ».

Le Ministre TRAORÉ a ainsi invité les autorités nigérianes à privilégier des discours fédérateurs et porteurs de solidarité, plutôt que des déclarations susceptibles d’alimenter les divisions ou les malentendus entre peuples voisins.

« Nous ne sommes pas responsables de ce qui nous arrive. Nous en payons la facture, mais les véritables ennemis sont ailleurs. C’est pourquoi nous devons agir comme des peuples frères, unis par une même histoire et confrontés à une même menace », a-t-il souligné.

Le Ministre Karamoko Jean Marie TRAORÉ a réaffirmé que la démarche des trois pays de la Confédération AES ne relevait ni de la polémique ni de la confrontation diplomatique, mais traduisait la volonté d’entretenir un dialogue franc, respectueux et constructif entre États frères, convaincus que seule une coopération sincère permettra de relever durablement les défis sécuritaires de la sous-région.

En réponse, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Nigéria a indiqué avoir pris bonne note du message qui lui a été transmis et s’est engagé à en rendre fidèlement compte à ses autorités à Abuja.

Il a, par ailleurs, reconnu les efforts considérables consentis par les pays de la Confédération des États du Sahel dans la lutte contre le terrorisme, citant notamment le rôle déterminant joué par le Niger dans la prévention d’attaques qui auraient pu viser le territoire nigérian.

Le diplomate nigérian a enfin salué la démarche des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES, y voyant la volonté des États voisins de privilégier le dialogue, la compréhension mutuelle et la solidarité face à une menace commune.

DCRP/MAE

Burkina : 18 évènementiels à caractère culturel et récréatif contraires aux bonnes mœurs interdits

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), dans le cadre d’une campagne d’assainissement et d’éducation citoyenne, a mis en demeure plusieurs promoteurs d’événements culturels et festifs de surseoir à l’organisation de leurs activités jugées contraires aux bonnes mœurs et aux valeurs culturelles prônées par la Révolution Progressiste Populaire, a appris l’AIB.

Pour le Ministère, ces manifestations sont de nature à porter atteinte à la moralité publique, à l’ordre public, aux bonnes mœurs et à la protection des mineurs.

Selon nos sources, dix-huit manifestations sont concernées par cette mesure d’interdiction. Ce sont :

  1. The Out Side (Loumbila) organisé par Zephir Event;
  2. Golden Moment (Ouaga 2000) organisé par Golden Event;
  3. Young Day organisé par Event Days;
  4. Tropical Summer (Club Hanane, Ouaga 2000) organisé par Hot Moment & Axen Event;
  5. Ouaga Show Piscine Party (Hôtel Présidence Kouritenga) organisé par Logba Shop;
  6. Happy Run Blue Ouaga organisé par Tamaro Boyz;
  7. The Chill and Barbecue organisé par Petro Event;
  8. Afro Trap-Crazy organisé par Event House;
  9. All White Party organisé par Vibes by J;
  10. Urban Vibes (Bobo-Dioulasso) organisé par Bru Event;
  11. Ouaga Summer organisé par Hot Event;
  12. Sun and Fun-Kam City organisé par Event’s & Association des leaders de demain;
  13. Ouaga Plage organisé par Ebony Group;
  14. Top Vacances (Ouaga 2000) organisé par Sire Event’s;
  15. Infinity Moment organisé par Event’s Group;
  16. Ouaga Fiesta organisé par Youth Event;
  17. Ouaga Vibes organisé par RF Group;
  18. Festy Luchas organisé par Didi Event’s.

En cas de non-respect de ces mises en demeure, le Ministère  se réserve le droit de prendre toute mesure administrative appropriée en vue de faire cesser les activités concernées, sans préjudice de l’application des sanctions prévues par les textes en vigueur.

Ces sanctions vont de l’avertissement à l’interdiction d’exercer toute profession ou activité artistique ou connexe, en passant par le retrait d’autorisation et l’amende.

Selon nos sources, le Ministère en charge de la Culture et des Arts a entrepris une vaste campagne d’assainissement de ce secteur, fondée sur la loi n°004-2025/ALT du 27 mars 2025 portant statut de l’artiste au Burkina Faso.

Le texte dispose en son article 15 que la production, la reproduction, la distribution et la diffusion des œuvres artistiques s’exercent dans le respect des lois et règlements en vigueur.

Son article 18 conditionne par ailleurs l’exercice à titre professionnel de l’activité artistique à la détention d’une autorisation délivrée par le ministère en charge des Arts.

L’article 32 de la même loi interdit formellement à l’artiste de promouvoir une activité de création contrevenant à l’ordre public et aux bonnes mœurs, tandis que l’article 34 soumet l’artiste professionnel à des règles d’éthique et de déontologie fixées par voie réglementaire.

Dans le prolongement de cette dynamique, un avertissement similaire a été adressé hier jeudi à l’artiste Kosa Pic, également enjoint de retirer sans délai des publications en lien avec sa dernière création artistique, contraires aux bonnes mœurs.

 

#sidwaya.info

Sources : AIB

Actu vert: Augmenter les productions malgré le changement climatique

Au Burkina Faso, les producteurs sont désormais confrontés à une pluviométrie de plus en plus faible et irrégulière. Les pluies arrivent tard, s’interrompent brutalement ou tombent avec une violence qui emporte les sols au lieu de les fertiliser. Ce dérèglement climatique constitue aujourd’hui l’un des principaux obstacles à l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

Les campagnes agricoles se succèdent, mais elles sont de plus en plus différentes les unes des autres. Pour faire face à cette réalité, la Révolution progressiste et populaire a décidé de faire de l’offensive agricole un moyen important pour transformer le secteur rural. L’objectif est clair : augmenter les productions malgré les problèmes climatiques. Cette stratégie repose notamment sur la rénovation des barrages, des bas-fonds et des plaines aménagées pour mieux utiliser les ressources en eau et développer les cultures irriguées. Pour soutenir les cultures de contre-saison, il faut stocker l’eau pendant la saison des pluies, d’où l’importance de rénover les barrages. Les bas-fonds offrent des terres naturellement plus humides où peuvent prospérer le riz, le maïs ou les cultures maraîchères. Les plaines aménagées présentent une exploitation plus intensive des terres tout en sécurisant la production. Mais ces infrastructures hydrauliques ne suffisent pas. La véritable révolution agricole passe également par l’adoption de techniques culturelles adaptées aux réalités de chaque région du Burkina Faso. Dans la zone sahélienne, qui couvre notamment les régions Yaadga, Soum, Liptako et une partie des Kuilse, où les prélèvements sont faibles, la priorité reste la conservation de l’eau et des sols. Les producteurs obtiennent de meilleurs résultats grâce aux techniques du zaï, des demi-lunes, des cordons pierreux et l’apport de fumée biologique. Ces techniques permettent de retenir les eaux de pluie, de restaurer les terres dégradées et d’améliorer progressivement leur fertilité.

Combiner les techniques avec la rotation des cultures

Dans les régions de Oubri, de Nando et du Nakambé, les producteurs peuvent combiner ces techniques avec la rotation des cultures, le paillage et l’utilisation de semences améliorées à cycle court. Ces variétés arrivent à maturité avant la fin des pluies et réduisent les risques de pertes liées aux sécheresses de fin de saison. Pour ce qui est des régions des Tannounyan, du Djoro et du Guiriko, où les prélèvements sont généralement plus abondants, l’enjeu est moins la rareté de l’eau que sa bonne gestion. Les aménagements antiérosifs, le drainage des parcelles, l’agroforesterie et la diversification des cultures permettent de préserver la fertilité des sols tout en limitant les effets des pluies intenses. Il ne faut pas oublier l’agroforesterie qui consiste à associer des arbres utiles aux cultures pour améliorer la fertilité des sols, réduire l’évaporation, protéger les champs contre le vent et contribuer à maintenir l’humidité. La réussite de l’offensive agricole dépendra donc autant des ouvrages réalisés que de la capacité des producteurs à adopter ces pratiques résilientes. Cela suppose un accompagnement technique renforcé du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques pour un meilleur accès aux équipements agricoles, aux semences performantes et aux conseils des services d’encadrement. Une chose est certaine, la résilience agricole au Burkina Faso n’est plus un simple choix technique. Elle est devenue une condition indispensable pour garantir la sécurité alimentaire et construire une agriculture capable de nourrir durablement le pays.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Bobo-Dioulasso : trois ministres aux côtés des appelés à l’immersion patriotique

Le lycée mixte d’Accart-Ville de Bobo-Dioulasso a accueilli, vendredi 7 août 2026, une cérémonie de montée des couleurs nationales dans le cadre de l’immersion patriotique obligatoire. L’activité s’est déroulée en présence de trois membres du gouvernement, venus apporter leur soutien et leurs encouragements aux jeunes appelés.

Au cours de la cérémonie, les membres de la délégation gouvernementale ont échangé avec les participants et les ont exhortés à tirer pleinement profit de cette expérience de formation civique et patriotique.

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a invité les appelés à être attentifs aux enseignements qui leur seront dispensés. « Nous attendons qu’à l’issue de cette immersion, les appelés soient une lumière pour ceux qui n’ont pas eu l’opportunité d’y participer », a-t-il déclaré.

La cérémonie a été ponctuée par une photo de famille et une mise en terre de plants.

#sidwaya.info

3e Légion de Gendarmerie : le colonel Théophile Florian Koudbi Tago aux commandes

Le chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale, le colonel Issa Yaguibou, a présidé la cérémonie de prise de commandement du nouveau commandant de la 3e Légion de Gendarmerie, le colonel Théophile Florian Koudbi Tago, le jeudi 6 octobre 2026, à Ouagadougou.

Désormais les officiers, sous-officiers, militaires de rang de la 3e Légion de Gendarmerie, reconnaîtront pour chef le colonel Théophile Florian Koudbi Tago. Ils devront lui obéir en tout ce qu’il leur commandera pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires, l’observation des lois et le succès des armes du Burkina Faso.

C’est en ces termes consacrés aux prises de commandement dans les armées que le nouveau chef de la 3e subdivision administrative de la Gendarmerie nationale a été installé dans ces fonctions par le chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale, le colonel Issa Yaguibou, dans la matinée du jeudi 6 août 2026, à Ouagadougou. Le colonel Tago a exprimé sa profonde gratitude au Président du Faso, chef de l’Etat, chef suprême des armées le capitaine Ibrahim Traoré pour la confiance placée en sa personne.

« J’adresse mes sincères remerciements aux camarades colonel chef d’état-major de la Gendarmerie nationale, ainsi qu’à l’ensemble de la haute hiérarchie militaire pour l’honneur qui m’est fait en me confiant le commandement de cette importante légion » a-t-il dit. Le colonel Théophile Florian Koudbi Tago a aussi rassuré sa hiérarchie de sa loyauté « indéfectible » et a pris l’engagement à consacrer ses forces, son expérience et toute son énergie à l’accomplissement de cette mission.

Le nouveau chef de la 3e Légion de Gendarmerie a également rendu hommage à tous ses prédécesseurs qui ont, selon lui, contribué à écrire une page de l’histoire de cette légion. En outre, il a déclaré être admiratif du remarquable travail accompli par le colonel Issa Yaguibou, avec à la clé des résultats reluisants, pendant son temps de commandement à la tête de ladite légion.

Contenir la menace terroriste

Le commandant entrant s’est engagé à préserver les acquis, consolider les succès obtenus et relever les nouveaux défis qui se présenteront à lui. En plus, le colonel Tago a rassuré que la 3e légion de Gendarmerie continuera d’apporter sa contribution à la lutte contre la menace terroriste, la protection des populations et de leurs biens. « Pour répondre à ces exigences, son action va s’inscrire dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP) ainsi que la lettre de mission du chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, a-t-il poursuivi.

Le colonel Théophile Florian Koudbi Tago est né le 31 décembre 1980 à Pella, dans la province du Passoré. Sa carrière militaire débute en 2002 à l’Ecole militaire interarmes de Koulikoro au Mali, où il suit la formation initiale d’officier. De retour au Burkina Faso, il occupe plusieurs postes de commandant de compagnie au 11e Régiment d’Infanterie Commando de Dori, chef de détachement militaire de Gorom-Gorom puis de Djibo et commandant de compa-gnie au 12e RIC de Ouahigouya. En 2011, il intègre la Gendarmerie nationale après un cours d’application à l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale de Melun en France.

De 2013 à 2017, il a dirigé l’Ecole nationale des sous-officiers de la Gendarmerie. Il a ensuite commandé le groupement de Gendarmerie départementale de Dori de mars 2019 à août 2021, avant de prendre la tête de la 1re Légion de Gendarmerie à Kaya en février 2022, poste qu’il occupait jusqu’à sa nomination à la 3e Légion.

Evariste YODA Inoussa Sondé (Stagiaire)

Normes et qualités dans le génie civil : Emile Nacoulma décrypte les défis et opportunités pour les infrastructures de bâtiment

L’étudiant Emile Nacoulma a présenté, le lundi 3 août 2026, à l’Institut supérieur de technologies (IST) à Ouagadougou, son travail de recherche de fin de cycle pour l’obtention du diplôme de Master en génie civil. Le mémoire a porté sur le thème : « Normes et qualités dans le génie civil : défis et opportunités pour le développement durable des infrastructures de bâtiment au Burkina Faso ».

Au Burkina Faso, en dépit de l’existence de plusieurs textes réglementaires dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, des difficultés persistent. Il s’agit notamment de la faible application des normes techniques, l’utilisation de matériaux de qualité variable, l’insuffisance des contrôles de chantier, le manque d’essais de laboratoire, la faible qualification de certains intervenants et le non-respect des prescriptions techniques. Ces insuffisances entraînent régulièrement des désagréments tels que les fissures, les affaissements, les dégradations précoces et parfois les effondrements d’ouvrages.

Face à cette problématique, l’étudiant Emile Nacoulma a décidé de se pencher dans son étude de fin de cycle pour l’obtention du Master en génie civil, sur les défis et les opportunités de l’application des normes et qualités dans le développement durable des infrastructures dans un Burkina Faso en pleine construction. Devant un jury d’experts en génie civil, l’impétrant a démontré l’intérêt scientifique, professionnel et socio-économique de son travail de recherche qui vise à contribuer à enrichir les connaissances sur le lien entre normes, qualité des constructions et développement durable au Burkina Faso, tout en fournissant des éléments utiles aux acteurs du secteur pour améliorer la performance, la sécurité et la durabilité des infrastructures.

Le jury a salué la pertinence du thème, précisant que « l’étude a été bien menée selon les règles de l’art ». Il a félicité l’impétrant pour son engagement et sa capacité d’écoute. Et c’est par une note de 17,22/20 que le jury a sanctionné le travail. « Je suis satisfait de cette note au regard du travail abattu. Je voulais vraiment contribuer à l’amélioration de l’application des normes et des exigences de qualité sur le terrain », a soutenu l’impétrant Nacoulma.

Moumini YAMEOGO

Correspondance particulière

Communication non violente : une trentaine de journalistes outillés

L’Organisation non-gouvernementale ACRA en collaboration avec le Secrétariat technique de la promotion de la paix et du vivre-ensemble (ST/PPViE) a organisé une formation au profit d’une trentaine de journalistes, les 4 et 5 août 2026, à Ouagadougou. Le thème a porté sur la lutte contre les discours de haine, les fausses informations (fake news) et la communication non violente et transformation des conflits.

L’Organisation non-gouvernementale (ONG) ACRA veut outiller les acteurs des médias à lutter contre les rumeurs, les fausses informations et les discours stigmatisants. A cet effet, en partenariat avec le Secrétariat technique de la promotion de la paix et du vivre-ensemble (ST/PPViE), elle a organisé, les 4 et 5 août 2026, à Ouagadougou un atelier sur la lutte contre les discours de haine, les fausses informations (fake news) et la communication non violente et transformation des conflits à l’intention d’une trentaine de journalistes.

Le coordinateur pays d’ACRA, Couljim Madibé Poingar, a expliqué que dans un contexte marqué par une circulation rapide de l’information, amplifiée par les réseaux sociaux et les nouvelles technologies, les professionnels des médias sont confrontés à des défis de plus en plus complexes. Il a précisé que les discours de haine, les campagnes de désinformation, les manipulations numériques et les contenus trompeurs constituent aujourd’hui des menaces réelles pour la cohésion sociale, la confiance entre les citoyens et les efforts de consolidation de la paix.

Face à ces défis, Couljim Madibé Poingar a confié que l’ONG ACRA est convaincue que les médias peuvent énormément contribuer à les surmonter. D’où l’intérêt de la tenue de cet atelier. Pour le coordinateur pays d’ACRA, la formation a été conçue pour offrir aux acteurs des médias des outils pratiques en vue de renforcer leurs compétences en matière de vérification des faits, d’utilisation responsable des médias, de communication sensible aux conflits et de production de contenus favorisant le dialogue et le vivre-ensemble.

Bâtir une société plus unie

Le Coordinateur pays d’ACRA, Couljim Madibé Poingar : « notre ambition est que chaque participant reparte avec la conviction que toute information diffusée peut contribuer à renforcer la confiance entre les citoyens
et à construire une société plus résiliente ».

« Notre objectif est qu’au terme de cette formation, chaque participant reparte non seulement avec de nouvelles connaissances, mais également avec la conviction que toute information diffusée peut contribuer à apaiser les tensions, à renforcer la confiance entre les citoyens et à construire une société plus résiliente », a-t-il soutenu. Couljim Madibé Poingar a, en outre, relevé que cet atelier est organisé dans le cadre du projet « PENSE LIBRE » mis en œuvre par ACRA en consortium avec l’Université de Milan-Bicocca, l’Institut des sciences et techniques endogènes africaines (ISTEA) au Burkina Faso et le Centre de recherches en anthropologie et sciences humaines (CRASH) au Tchad.

Le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, qui a présidé l’ouverture des travaux a salué l’initiative. Pour lui, cette formation permettra aux professionnels des médias d’approfondir leurs connaissances sur les mécanismes de vérification des faits, les techniques de lutte contre la désinformation, l’utilisation responsable des plateformes numériques et les approches de communication favorables à la cohésion sociale. C’est pourquoi, il a félicité ACRA Burkina Faso et ses partenaires pour cet atelier qui intervient dans un contexte où les questions liées à la qualité de l’information, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble revêtent une importance capitale pour le Burkina.

Dans le même ordre d’idée, le représentant de la ministre de la Famille et de la Solidarité nationale, Hamidou Koné, a signifié qu’une communication responsable, respectueuse et soucieuse de l’intérêt général, contribue à bâtir une société plus unie, résiliente et solidaire. « La paix ne se construit pas uniquement sur les champs diplomatiques ou sécuritaires. Elle se cons-truit aussi à travers les mots que nous choisissons, les informations que nous diffusons, les débats que nous animons et les valeurs que nous transmettons à nos concitoyens », a-t-il déclaré.

Abdoulaye BALBONE

10e Cérémonial d’hommage militaire à Thomas Sankara : l’héritage du Père de la Révolution en matière de commerce magnifié

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat était à l’honneur le jeudi 6 août 2026, lors du 10e cérémonial d’hommage militaire rendu chaque premier jeudi du mois au capitaine Thomas Sankara.

Le traditionnel hommage rendu tous les premiers jeudis du mois au capitaine Président Sankara, ainsi qu’à ses douze compagnons d’infortune s’est tenu pour la 10e fois, jeudi 6 août 2026 à Ouagadougou. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat était à l’honneur. Le personnel de ce département s’est mobilisé en grand nombre sur le site du Mémorial Thomas-Sankara pour rendre hommage au père de la Révolution démocratique et populaire d’août 1983. Un moment solennel présidé par le ministre chargé du Commerce avec à ses côtés le ministre de la Communication, de la Culture des Arts et du Tourisme Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Le cérémonial militaire a été exécuté par le groupement d’escorte et d’honneur de la Gendarmerie nationale. Il a été ponctué par les pas rythmés de la grande relève de la garde du Mémorial et de la sortie des chevaux, symbolisant non seulement le passé glorieux du Père de la Révolution d’août 1983 mais aussi le deuil militaire. Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, le cérémonial a été institué sur instruction du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré pour défendre les idéaux de Thomas Sankara qui, de son vivant, était attaché aux valeurs de dignité, de justice sociale et du dialogue entre les Nations.

Il a indiqué que l’héritage du capitaine Thomas Sankara en matière de commerce demeure actuel, car il a fait du Consommons local un réel projet de société pour le Burkina Faso. « A travers ses initiatives comme Faso Yaar, Thomas Sankara démontrait déjà que la souveraineté économique commence par la confiance accordée aux producteurs nationaux », a-t-il renchéri. Pour le ministre chargé du Commerce, la vision du père de la Révolution trouve un prolongement direct et pragmatique à travers les chantiers de la refondation et de la reconquête de la souveraineté.

Pour le ministre chargé du Commerce, Serge Gnaniodem Poda, Thomas Sankara a fait du Consommons local, un véritable projet de société.

Au regard du combat du capitaine Thomas Sankara pour l’émancipation des peuples et la promotion du panafricanisme, le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a invité les visiteurs du jour à s’engager pour perpétuer sa mémoire à travers leur dévouement pour la patrie. Il a saisi l’occasion pour présenter le projet de construction des infrastructures du Mémorial Thomas-Sankara.

Le ministre chargé de la Culture a confié qu’il est prévu la construction d’un Mausolée d’une tour dédiée à Thomas Sankara et de 14 statues dont 12 dédiées à ses compagnons et une en l’honneur de son « ami fidèle et Président d’honneur » John Jerry Rawlings. A cela s’ajoutent une bibliothèque physique et un amphithéâtre. Il a annoncé que l’ensemble du projet est évalué à environ 117 milliards F CFA. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a ainsi lancé un appel à l’ensemble de la population à se mobiliser pour financer la construction du Mausolée.

Wanlé Gérard COULIBALY

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou : 500 exposants et 50 000 visiteurs attendus du 22 au 27 septembre 2026

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Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, au cours d’une conférence de presse, a lancé les préparatifs de la 26e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), jeudi 6 août 2026, à Ouagadougou.

Le compte à rebours a démarré pour l’édition 2026 du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO 2026). A moins de deux mois de l’ouverture de la 16e édition, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a officiellement donné le coup d’envoi des préparatifs au cours d’une conférence de presse, jeudi 6 août 2026, à Ouagadougou.

Le Président du comité d’organisation (PCO), Bètamou Fidèle Aymar Tamini, au nom du ministre chargé du Tourisme et des organisateurs, a indiqué que cette édition est prévue, du 22 au 27 septembre 2026, au parc d’exposition du SIAO sur le thème : « Financement des projets structurants : un levier pour le développement du tourisme ».

Le SITHO 2026 ambitionne, a-t-il poursuivi, de mobiliser 50 000 visiteurs, 500 exposants, 10 pays participants et 30 professionnels de voyages à l’excursion Educ’Tour. Bètamou Fidèle Aymar Tamini a rappelé que le tourisme est bien plus qu’un secteur économique, car, il constitue un levier stratégique de croissance, de création d’emplois décents et un puissant instrument de rayonnement de l’image du Burkina Faso sur la scène internationale.

Il a relevé que le thème du SITHO 2026 met en avant la nécessité de mobiliser des ressources financières adaptées pour stimuler l’investissement, consolider l’offre touristique nationale et renforcer la compétitivité du secteur. Le PCO a aussi annoncé que le SITHO 2026 se veut un cadre de réflexion et d’innovation, où les projets rencontreront des investisseurs et les ambitions deviendront des réalisations.

Durant six jours, a-t-il poursuivi, le Burkina Faso accueillera des opérateurs économiques, des institutions financières, des offices de tourisme, des chercheurs, des startups, des médias et des délégations venus de plusieurs pays africains. Fidèle Aymar Tamini a rassuré que le programme sera riche et diversifié. Il a cité parmi les activités le forum des acteurs du tourisme de la Confédération des Etats du Sahel (AES), des rencontres B to B, une sortie Educ’Tour pour faire découvrir les richesses touristiques du pays, des concours professionnels valorisant les métiers du tourisme et de l’hôtellerie, un village SITHO, des visites virtuelles, des excursions grand public, des plateaux d’expression culturelle et artistique ainsi que des expositions.

Une vitrine de communication

Selon le directeur général de Faso Tourisme, Sumaïla Kagoné, le premier objectif du SITHO, c’est d’abord de positionner le Burkina Faso comme une destination touristique au niveau régional et sous régional. « Ce pari est en train d’être gagné, parce qu’aujourd’hui, nous sommes en phase d’être le deuxième plus grand salon du tourisme en Afrique », a-t-il ajouté. Pour lui, le pays des Hommes intègres est une porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest et le SITHO est une vitrine qui permet de communiquer sur la destination du Burkina, de présenter les potentialités touristiques dont-il dispose et également d’accueillir d’autres pays amis qui viennent au SITHO pour proposer leurs produits touristiques.

Il a, par ailleurs, appelé l’ensemble des acteurs à s’impliquer pour proposer des produits très compétitifs. La directrice du marketing et de la communication de Faso Tourisme, Hélène Sebogo, a annoncé que des stands seront mis à la disposition des acteurs du tourisme et des partenaires durant cette édition du SITHO 2026. Le site est disponible pour tous ceux qui désirent avoir plus d’informations. En réponse aux questions des journalistes, la directrice du marketing et de la communication de Faso Tourisme a confié que le Mali et le Niger sont les invités spéciaux de ce salon. Elle a précisé πque le Guiriko est la région invitée d’honneur pour cette 16e édition.

Abdoulaye BALBONE

Bark-Wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)