Centre d’accueil des migrants de Bassinko : les procédures opérationnelles standardisées de mise en service en cours de validation

Le ministère des Affaires étrangères à travers la Direction générale des Burkinabè de l’extérieur tient depuis ce mercredi 5 août 2026 à Koudougou, un séminaire pour examiner et valider les procédures opérationnelles standardisées du centre de Bassinko pour l’accueil et le transit des migrants organisé en partenariat avec les ONG Croix-Rouge et We World ainsi que l’Union européenne.

Les procédures opérationnelles standardisées dont il est question sont en réalité un manuel de mise en service du centre de Bassinko pour l’accueil et le transit des Migrants au Burkina Faso qui accueille chaque année des milliers de migrants burkinabè et étrangers. Elles définissent en clair les mécanismes de coordination, de gestion et de suivi des migrants burkinabè de retour au pays ou ceux en transit sur le territoire burkinabè, tout en définissant les responsabilités des acteurs impliqués.

Le séminaire de Koudougou a pour vocation d’étudier le projet en vue de mieux structurer la mise en service de centre d’accueil de Bassinko, à partir des procédures d’accueil, en passant par l’assistance, l’orientation et la sécurité. Il est question ici, de recueillir les contributions des participants issus des départements ministériels et des ONG impliquées dans la question migratoire, dans l’optique de disposer à terme, d’un document pratique et adapté aux réalités du terrain. En président l’ouverture des travaux, le camarade secrétaire général du ministère des Affaires étrangères a indiqué que le document qui sera validé au terme des trois jours d’échanges devra permettre d’organiser la prise en charge des milliers de migrants burkinabè ou en transit au Burkina.

« Il s’agira de construire un instrument réellement utilisable, compris par tous, applicable sur le terrain et capable de résister à l’épreuve des situations concrètes », a indiqué l’ambassadeur Hermann Yirigouin Toé. Le camarade secrétaire général a invité les participants à mettre l’accent sur la réalité du terrain, de tenir compte des capacités et des ressources de l’Etat burkinabè, et surtout d’avoir à l’esprit l’exigence de clarté en définissant clairement le rôle de chacun, sans oublier l’exigence d’efficacité qui traduit chaque acte en résultats vérifiables au bénéfice des migrants.

Réceptionné en 2023, le centre de Bassinko pour l’accueil et le transit des migrants est un complexe immobilier d’une capacité d’hébergement de quatre-vingt lits, doté de bureau, d’une cuisine, d’un plateau sportif, d’aires de jeux pour les enfants. Il est le fruit de la coopération entre le gouvernement burkinabè, l’Organisation pour les migrations (OIM) et l’Union européenne.

DRCRP/MAE

Montée des couleurs nationales dans le Guiriko : le don de sang placé au cœur du patriotisme et de la solidarité

La traditionnelle cérémonie régionale de montée mensuelle des couleurs nationales s’est tenue, le mardi 4 août 2026, au Centre régional de transfusion sanguine (CRTS) du Guiriko, à Bobo-Dioulasso. Au-delà de l’hommage rendu aux symboles de la Nation, l’activité a permis de faire le bilan des principales actions conduites dans la région et de mettre en lumière les défis liés à la transfusion sanguine.

Autour du drapeau national, les corps constitués de la région du Guiriko ont renouvelé leur attachement aux valeurs de souveraineté, de discipline et d’engagement citoyen, le mardi 4 août 2026. Présidée par le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, cette cérémonie s’est tenue au Centre régional de transfusion sanguine (CRTS) du Guiriko, à Bobo-Dioulasso. Selon le gouverneur Mariama Konaté, cette rencontre mensuelle constitue un cadre pour faire le point sur les activités majeures de la région, présenter les priorités gouvernementales et réaffirmer l’engagement des acteurs régionaux dans la dynamique de refondation nationale. Passant en revue les faits marquants du mois de juillet, elle a cité la réception officielle, le 11 juillet dernier, à Fada N’Gourma, du flambeau de l’organisation de l’édition 2027 de la Journée mondiale du donneur de sang. Pour elle, le choix porté sur le Guiriko pour accueillir cette célébration nationale constitue une marque de confiance du gouvernement, mais également une responsabilité collective pour réussir cet événement. Le gouverneur a également évoqué le lancement de l’immersion patriotique obligatoire des nouveaux bacheliers, le 28 juillet 2026, pour renforcer les valeurs civiques et patriotiques de la jeunesse burkinabè. Abordant les perspectives du mois d’août, Mariama Konaté s’est réjouie de la mise en eau du périmètre irrigué de Niéguèma par le Premier ministre. « D’un coût de plus de neuf milliards  francs CFA entièrement financé par l’Etat, cet aménagement vient renforcer le potentiel agricole de la région et soutenir l’offensive agropastorale et halieutique engagée par le gouvernement », a-t-elle souligné. Mariama Konaté a invité les participants à donner leur sang pour sauver des vies. « Donner son sang, c’est offrir une chance de vivre à son prochain », a-t-elle déclaré, invitant les populations, les administrations, les entreprises, les associations et les communautés religieuses à s’engager davantage dans cette démarche de solidarité. Elle a également félicité le CRTS du Guiriko pour l’organisation de la Semaine régionale de promotion du don de sang et de la célébration régionale de la Journée mondiale du donneur de sang.

Du matériel pour augmenter la durée de conservation des produits sanguins

Le Directeur régional du Centre régional de transfusion sanguine du Guiriko, Dr Alain Konseybo, a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance aux autorités régionales pour le choix porté sur son institution pour accueillir cette cérémonie patriotique. Il a rappelé que le centre, ouvert le 5 octobre 2005, assure l’approvisionnement en produits sanguins des régions du Guiriko et de Tannounyan. « Le CRTS a mobilisé 25 161 donneurs bénévoles ayant effectué 30 027 dons de sang, soit une moyenne de 1,19 don par donneur, supérieure à la moyenne nationale », a-t-il révélé. Ces résultats traduisent, selon lui, la fidélité des donneurs, le professionnalisme des équipes et la confiance accordée par les populations au centre. La cérémonie a également été marquée par la remise officielle d’équipements de conservation du sang au CRTS. Ce matériel a été remis par la société Service Forage Aurora et Houndé Gold Operation (OGH). Selon le représentant de la Directrice générale de l’entreprise Service Forage Aurora, Rabankhi Abou-Bâkr Zida, ce matériel, d’une valeur de plus de 25 millions  francs CFA, va permettre de conserver les produits sanguins sur une longue durée et d’améliorer leur disponibilité pendant les périodes de forte demande, notamment lors des pics de paludisme et dans le contexte sécuritaire. Pour lui, ce don s’inscrit dans la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise. Spécialisée dans le forage minier, Service Forage Aurora entend contribuer également au développement social en accompagnant les initiatives en faveur de la santé publique. « Nous ne devons pas seulement creuser pour faire remonter des richesses, nous devons aussi partager ces richesses afin d’améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il déclaré. Le directeur régional du CRTS a traduit sa reconnaissance aux donateurs pour leur geste qui permettra de sauver de nombreuses vies.

Noufou NEBIE

Pengd wendé Charles Bamogo

(Stagiaire)

Remise de diplômes de fin de formation à l’institut 2IE : Près de 1000 étudiants en fin de cycle reçoivent leurs parchemins

L’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement a organisé une cérémonie de remise de diplômes de la 55e promotion, mardi 28 juillet 2026, à Ouagadougou.

L’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) a commémoré la réussite de ses étudiants ayant achevé leur formation académique et professionnelle avec succès, au cours d’une cérémonie de remise de diplômes, mardi 28 juillet 2026, à Ouagadougou. L’objectif de la cérémonie est de valoriser les acquis de la formation et renforcer les liens entre les récipiendaires, les partenaires et les acteurs du monde professionnel.

Elle était placée sous le patronage du ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, représenté par le secrétaire général adjoint du ministère. 976 étudiants de l’institut 2IE de 21 nationalités en fin de cycle doctorat, master et bachelor ont reçu leurs parchemins dans 17 filières. Parmi eux 34 majors de promotion ont reçu des prix. 21 étudiants ont reçu leur diplôme de cycle doctorat en sciences et technologiques de l’eau, de l’énergie et de l’environnement.

Pour le cycle master, 75 étudiants ont été diplômés en management des entreprises et organisation, neuf en master spécialisé en gestion durable des mines, 17 spécialisé Wash humanitaire, 56 en ingénierie génie civil bâtiment et travaux publics, 89 en ingénierie génie de l’eau de l’assainissement et des aménagements hydroagricoles, 44 en ingénierie génie électrique et énergétique.

Au niveau du cycle Bachelor, ils sont six diplômés en bachelor technologique, en exploitation et maintenance des installations hydrauliques, six en bachelor technologique en énergies renouvelables et efficacité énergétique, 20 en bachelor technologique en maintenance et gestion de parcs de matériels de travaux publics, 39 en sciences en génie civil bâtiments et travaux publics et 32 en ingénierie en génie civil, bâtiments et travaux publics.

Une référence dans la sous-région

En plus des diplômés, des partenaires ont été récompensés pour leur accompagnement. Le directeur général de l’institut 2IE, Pr Bamba Diaw, a adressé ses félicitations à l’ensemble des diplômés.« Vous avez su conjuguer rigueur académique et scientifique, esprit d’innovation, discipline et résilience. Votre réussite est une fierté pour la communauté 2IE », a-t-il dit.

Le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques, Yassia Kindo, a confié que le Burkina Faso est fier d’abriter l’institut 2IE, une référence dans la sous-région. Il a souligné que ses formations répondent aux normes internationales les plus exigeantes tout en restant ancrées dans les réalités des continents.

Depuis sa création, a-t-il expliqué, 2IE a formé plus de 13 200 diplômés dont 95 % travaillent en Afrique et 3975 d’entre eux sont des Burkinabè. De 2021 à 2025, il a noté que 1431 Burkinabè ont été formés aux 2IE. Près de 3/4 exercent dans les domaines stratégiques de l’eau et de l’agriculture et 30% servent dans l’administration publique. Yassia Kindo a donc salué la performance et l’excellence de l’institut, devenu une école de toute l’Afrique. Il a souhaité une brillante et utile carrière aux diplômés.

Le parrain de la cérémonie, Adama Soro, a invité ses filleuls à prendre leur place dans la société en servant le Faso. « Travaillez avec excellence, soyez audacieux, restez humbles. Que votre intégrité soit votre signature et votre leadership votre manière d’agir », a-t-il conseillé. Le major de la promotion, Yvan Roussel Fouelefak du Cameroun diplômé en master génie électrique et énergétique a salué l’administration des 2IE pour la qualité de la formation.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Bark-Wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

Commune de Thiou : Des kits scolaires à des élèves déplacés internes et des kits AGR pour femmes   

 

Yacouba Sawadogo à travers son Association pour la Recherche d’Initiatives et d’Actions pour un Développement Harmonisé (ARIADH) a remis des kits scolaires, des kits d’activités génératrices de revenus à des personnes vulnérables de la commune de Thiou. La cérémonie est intervenue le mercredi 22 juillet 2026 à Ouahigouya en présence du Haut-commissaire de la province du Yatenga Pierre Claver Bancé.

 

C’est de 400 élèves déplacés internes et plus de 50 femmes vulnérables de la commune de Thiou qui ont reçu respectivement des kits scolaires et des kits d’activités génératrices de revenus ce mercredi 22 juillet à Ouahigouya. Une initiative portée par Yacouba Sawadogo, président de l’ARIADH. Selon le donateur, à travers cette initiative, l’association entend donner les mêmes chances d’accès à l’éducation aux élèves déplacés internes et de contribuer également à l’amélioration des conditions de vie   de la femme. La cérémonie a été présidée par le Haut-commissaire de la province du Yatenga.  Les kits scolaires composés notamment de sacs, cahiers, stylos et autres fournitures ont été remis à ces élèves déplacés internes à Ouahigouya.  Cinquante (50) femmes ont également reçu des kits destinés à renforcer leurs activités génératrices de revenus afin de leur permettre d’améliorer leurs revenus et de contribuer davantage au bien-être de leurs familles.

Pour le président de l’Association pour la recherche d’initiatives et d’actions pour un développement harmonisé (ARIADH), Yacouba Sawadogo, cette action traduit sa volonté  de répondre à l’appel du président du Faso à travers son association  d’accompagner les efforts de l’État en faveur de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté. « Investir dans un enfant, c’est investir dans l’avenir du Burkina Faso. Aucun enfant ne devrait abandonner l’école faute de fournitures scolaires. De la même manière, soutenir une femme dans ses activités économiques, c’est renforcer une autonomisation financière de toute une famille. Notre engagement est d’apporter notre contribution, aussi modeste soit-elle, au développement harmonieux de notre société », a-t-il déclaré.

Il a également invité les élèves à faire preuve d’assiduité, de discipline et de persévérance dans leurs études afin d’honorer la confiance placée en eux. Aux femmes bénéficiaires, il a recommandé de faire un usage judicieux des équipements reçus pour développer des activités pérennes et créer davantage de richesse au profit de leurs ménages.

Présidant la cérémonie, le haut-commissaire de la province du Yatenga a salué cette initiative qui vient renforcer les actions du gouvernement en faveur des couches sociales les plus vulnérables. Selon lui, les défis liés à l’éducation et à l’autonomisation économique nécessitent une mobilisation collective de tous les acteurs. Il a souligné que les associations citoyennes ont un rôle déterminant à jouer dans le développement local. « Le développement ne peut être seulement l’affaire État. Il repose également sur l’engagement des citoyens, des associations et des personnes de bonne volonté. Le geste de l’ARIADH mérite d’être salué, car il apporte une réponse concrète aux besoins de nombreuses familles. J’invite les bénéficiaires à utiliser ces dons de manière responsable afin qu’ils produisent les résultats attendus » a-t-il indiqué. Le Haut-commissaire a, par ailleurs, encouragé d’autres bonnes volontés à emboîter le pas de l’ARIADH afin de multiplier les initiatives de solidarité en faveur des populations.

La cérémonie de remise des Kits est intervenue au cours d’une journée dédiée à l’excellence scolaire voulue par l’association pour saluer la résilience des acteurs de l’éducation et de récompenser les meilleurs élèves. Au nom des élèves bénéficiaires, leur porte-parole Roufiatou Ouédraogo a exprimé sa profonde gratitude envers le donateur et l’ensemble des partenaires ayant contribué à cette remise de kits. « Nous recevons ces fournitures avec beaucoup de joie et de reconnaissance. Elles nous permettront de mieux préparer la prochaine rentrée scolaire. Nous promettons de travailler avec sérieux, de respecter nos enseignants et nos parents afin d’obtenir de bons résultats scolaires. Nous remercions sincèrement M. Yacouba Sawadogo et son association pour cette marque de solidarité », a-t-elle affirmé.

Les femmes bénéficiaires ont également salué cette action qu’elles considèrent comme une véritable opportunité pour renforcer leurs activités économiques. Elles se sont engagées à utiliser les kits de manière productive afin d’améliorer les revenus de leurs ménages et de participer activement au développement économique local.

En plus des élèves déplacés internes et des femmes vulnérables de la commune de Thiou, l’association ARIADH a remis cinq (06S) vélos au Haut-commissaire de la province du Yatenga au profit des enfants des FDS tombés dans la défense de la Patrie. Une façon pour le président de l’association de traduire toute sa gratitude et sa reconnaissance aux FDS qui se battent au quotidien pour le retour de la paix.

Bassirou BADINI

 

CAN Féminine 2026 / Burkina # Afrique du Sud (0-1) : les Etalons Dames sorties la tête haute

Les Etalons Dames ont vu leur parcours à la Coupe d’Afrique des Nations féminine, Maroc 2026, s’arrêter le mardi 4 août au stade Moulay Rachid de Casablanca. Battues 1 but à 0 par les Banyana Banyana d’Afrique du Sud lors de la troisième et dernière journée du groupe B, les joueuses d’Issa Balboné échouent aux portes des quarts de finale. Pourtant, la victoire de la Côte d’Ivoire (2-1) face à la Tanzanie dans l’autre rencontre leur ouvrait la voie de la qualification. Un simple match nul face aux championnes d’Afrique en titre aurait suffi pour poursuivre l’aventure.

Pour ce rendez-vous décisif, le sélectionneur Issa Balboné n’a apporté qu’un seul changement à son onze de départ par rapport à celui qui avait dominé la Tanzanie vendredi dernier. Safiatou Sam a retrouvé une place de titulaire en défense à la place de Diamilatou Zongo, un choix dicté par la volonté de renforcer l’arrière-garde burkinabè face à la puissance offensive sud-africaine. Dès le coup d’envoi, les intentions du staff burkinabè étaient perceptibles.

Les Etalons Dames ont volontairement laissé l’initiative du jeu à leurs adversaires en évoluant dans un bloc médian, misant sur une organisation défensive compacte et des transitions rapides pour exploiter les espaces. Un choix tactique assumé face à une équipe réputée pour sa maîtrise technique et sa capacité à monopoliser le ballon. Ce plan de jeu a permis de contenir les premières offensives sud-africaines, mais il a aussi limité les ambitions offensives burkinabè. Les transmissions en profondeur manquaient de précision et les rares contres étaient rapidement neutralisés par une défense sud-africaine bien en place.

La première véritable occasion est pourtant à mettre à l’actif des Burkinabè. A la 12e mn, une mésentente dans la défense sud-africaine profite à Adama Congo. Seule face à la gardienne Kaylin Swart, l’attaquante hésite entre le dribble et la frappe, laissant à la portière des Banyana Banyana le temps de sortir et de repousser le danger. Les championnes d’Afrique 2022 reprennent ensuite leur domination. Très actives sur le côté gauche de l’attaque, elles multiplient les dédoublements et les permutations jusqu’à trouver la faille.

A la 21ᵉ, Thembi Kgatlana conclut une action initiée sur le flanc gauche et ouvre le score (1-0). Loin de lever le pied, les Sud-Africaines poursuivent leur entreprise de domination grâce à un jeu de possession fluide, ponctué de passes courtes et d’un pressing constant. Elles se procurent encore plusieurs situations dangereuses tandis que les Etalons Dames peinent à conserver le ballon. Seule une tête d’Adèle Kabré sur coup de pied arrêté apporte un léger frisson sans trouver le cadre. A la pause, la possession est logiquement en faveur des Banyana Banyana (59 % contre 41 %).

Au retour des vestiaires, Issa Balboné tente de relancer son équipe en procédant à deux changements. Les Etalons Dames affichent davantage de l’agressivité et portent le pressing plus haut. Cette réaction semble rapidement récompensée lorsqu’Adèle Kabré est déséquilibrée dans la surface de réparation. L’arbitre désigne d’abord le point de penalty avant de revenir sur sa décision après consultation de la VAR, privant le Burkina Faso d’une occasion idéale de revenir au score. Cette décision redonne de l’allant aux Burkinabè qui tentent de maintenir la pression. Mais, en se découvrant davantage, elles offrent aussi des espaces aux Sud-Africaines, plusieurs fois proches du but du break.

Adama Congo, peu en réussite durant la rencontre, perd plusieurs ballons importants et écope d’un carton jaune. Malgré les changements opérés de part et d’autre et une volonté manifeste de revenir dans la partie, les Etalons Dames ne parviennent jamais à inquiéter sérieusement la gardienne sud-africaine dans le dernier quart d’heure. Bien organisées et expérimentées, les Banyana Banyana gèrent leur avantage avec sang-froid jusqu’au coup de sifflet final. Dans le même temps, la Côte d’Ivoire s’impose 2 buts à 1 face à la Tanzanie et décroche, avec l’Afrique du Sud, son billet pour les quarts de finale.

Le Burkina Faso quitte ainsi la compétition avec un bilan d’une victoire pour deux défaites. Si l’élimination laisse inévitablement des regrets, notamment au regard du match nul qui suffisait face à l’Afrique du Sud pour se qualifier, les Etalons Dames repartent néanmoins du Maroc avec un motif de satisfaction : la première victoire de leur histoire en phase finale de la CAN féminine, acquise face à la Tanzanie. Une performance qui confirme les progrès de cette jeune sélection et nourrit de réels espoirs pour les prochaines échéances continentales.

Achille Pengdwendé OUEDRAOGO

Depuis Casablanca

RDP-RPP : même vision !

Le 4 août 1983, le destin du Burkina Faso, appelée Haute-Volta à l’époque, a changé à jamais, quand le capitaine Thomas Sankara a accédé au pouvoir. Le fringant et jeune officier a instauré la Révolution démocratique et populaire (RDP) qui a transformé sensiblement les mentalités des Burkinabè. Conquérir la souveraineté nationale en brisant les liens de la dépendance économique et politique vis-à-vis de l’extérieur et promouvoir le développement endogène, voilà ce à quoi le capitaine Sankara a travaillé pendant quatre ans.

A ce titre, l’instigateur de la RDP a œuvré, entre autres, à combattre l’impérialisme sous toutes ses formes, à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, à la promotion du consommons local, à la lutte contre l’injustice et les privilèges des classes conservatrices, et à garantir l’accès à la santé, à l’éducation et au logement. Si elle a eu ses limites, la RDP était partie pour changer fondamentalement la trajectoire du pays et lui assurer un avenir plus digne et radieux. Malheureusement, les forces impérialistes et leurs valets locaux ont réussi à briser l’élan de la RDP en assassinat, son leader, Thomas Sankara, le 15 octobre 1987.

Les espoirs d’une transformation qualitative du Burkina Faso s’étaient ainsi envolés, laissant la place au Front populaire (FP) de Blaise Compaoré, qui est passé de la « rectification » de la RDP à la démocratisation du pays. En 27 ans de pouvoir, le régime de l’enfant de Ziniaré n’est pas parvenu à éteindre les idéaux de Thomas Sankara, qui sont restés gravés dans les esprits. « Tuer Sankara et des milliers de Sankara naitront », avait prévenu le guide de la RDP, avec forte conviction. L’histoire lui a entièrement donné raison. L’insurrection populaire de 2014 qui a « balayé » le pouvoir de Blaise Compaoré et les soubresauts politiques qui s’en sont suivis jusqu’à nos jours sont caractéristiques d’une volonté de retour au « sankarisme ».

Quarante-trois (43) ans après l’instauration de la RDP, le Burkina vit une autre révolution, sous la conduite du capitaine Ibrahim Traoré, dans un contexte particulier de lutte contre le terrorisme, une forme de néocolonialisme. Aux commandes du pays depuis 2022, cet officier, dont le patriotisme et le courage inspirent, a décidé de marcher sur les pas de son devancier Sankara, en lançant la Révolution progressiste populaire (RPP). Le capitaine Traoré partage la vision et le combat de la RDP, dont il assure avec fierté et détermination le prolongement avec la RPP. Si elle intervient dans un contexte où le Burkina mène une guerre sans merci contre les groupes armés terroristes, la RPP est en train de changer profondément l’ordre politique et social établi.

En dehors de la rupture des relations diplomatiques avec l’ancienne puissance, la France et la diversification des partenariats, la RPP a permis d’opérer des réformes dans tous les secteurs d’activités (sécurité, défense, finances publiques, santé, économie, agriculture, éducation…). Des actions ont été entreprises pour acquérir plus d’équipements militaires et assurer un meilleur maillage du territoire national face aux agresseurs du pays. Des initiatives ont été développées pour booster l’agriculture et atteindre l’autosuffisance alimentaire, améliorer la qualité de l’éducation et des soins de santé. Plusieurs autres actions sont également à prendre en compte, dont entre autres, l’institution d’une immersion et d’un fonds de soutien patriotiques, d’une politique de financement endogène des projets structurants par l’actionnariat populaire.

Les lignes bougent à tous les niveaux, sous l’impulsion du capitaine Traoré. La RPP est dans une grande lancée, en vue de réussir là où les ennemis de la Nation avaient fait échouer la RDP. La dynamique est bel et bien en marche et tous les Burkinabè doivent s’engager à gagner le combat pour la souveraineté et le développement endogène, comme ne cesse de le répéter le capitaine Traoré. Dans son message à l’occasion de la journée de commémoration et de recueillement du 4 août 2026, le chef de l’Etat a été on ne peut clair une fois de plus.

« Notre devoir et notre engagement sont de consolider les bases de cette vision pour l’avènement d’une Nation fière, souveraine, forte et résolument tournée vers un développement endogène au profit de ses filles et fils. J’invite les Burkinabè à s’engager sans réserve dans la guerre de libération que nous menons », a-t-il mentionné. Cet appel ne doit pas tomber dans les oreilles de sourds. L’heure n’est plus à l’attentisme, mais à la mobilisation de tous pour assurer un succès éclatant à la RPP.

Kader Patrick KARANTAO

Gestion des chaussées aéronautiques : des responsables du patrimoine technique des aéroports outillés

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L’Union des gestionnaires d’aéroports d’Afrique du Centre et de l’Ouest en partenariat avec la Société des aéroports du Faso organise un séminaire régional sur la gestion des chaussées aéronautiques, du 3 au 7 août 2026, à Ouagadougou.

Dans un contexte d’évolution du trafic aérien en Afrique et d’exigences constantes en matière de sécurité, les exploitants d’aéroports sont appelés à adapter les infrastructures aux normes standards. Dans ce cadre, l’Union des gestionnaires d’aéroports d’Afrique du Centre et de l’Ouest (UGAACO), en partenariat avec la Société des aéroports du Faso (SAFA), organise un séminaire régional pour renforcer les capacités des responsables du patrimoine technique des aéroports sur la gestion des chaussées aéronautiques, du 3 au 7 aout 2026, à Ouagadougou.

Cet apprentissage réunit les gestionnaires d’aéroports venus du Burkina Faso, du Bénin, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Gabon, des ingénieurs de la SAFA, des techniciens spécialisés ainsi que des cadres des organismes membres de l’UGAACO. Selon le Secrétaire exécutif (SE) de l’UGAACO, Simon Kaboré, la gestion des infrastructures aéroportuaires requiert des compétences spécifiques dans le domaine du dimensionnement des chaussées aéronautiques, les techniques d’auscultation et les stratégies de maintenance préventives et curatives.

Développer de bonnes pratiques dans les aéroports

Pour lui, dans un contexte régional marqué par la réalisation de projets de certification, d’homologation de pistes et de construction de nouveaux aéroports comme celui de Donsin, cette expertise devient stratégique pour garantir la sécurité, la régularité et la durabilité des plateformes. Ainsi, durant le séminaire, les participants devraient être outillés sur les principes fondamentaux de la gestion des chaussées aéronautiques afin d’améliorer la maintenance des infrastructures. Des partages d’expériences et de bonnes pratiques développées dans les différents aéroports de la sous-région devraient permettre aussi de renforcer la coopération technique entre les professionnels de la gestion aéronautique de la région.

Le Secrétaire général (SG) de la SAFA, Fayçal Ouédraogo, a confirmé que grâce aux modules qui seront développés, les responsables du patrimoine aéronautique pourront assurer une bonne gestion et anticiper les techniques de réparation des chaussées afin d’avoir des chaussées qui répondent toujours aux normes. « Pour qu’une chaussée aéronautique tienne, il faut bien prendre en compte la masse des aéronefs qui vont y atterrir et la capacité portante de la chaussée pour pouvoir accueillir tous ces aéronefs sans risque pour les différents avions », a-t-il ajouté.

Selon la Secrétaire générale adjointe (SGA) de l’Administration territoriale et de la Mobilité, par ailleurs Présidente du conseil d’administration (PCA) de la SAFA, Kiswendsida Alice Ouédraogo, ce séminaire vient à point nommé en ce sens que les Etats, dans leur grande majorité, sont engagés dans de vastes chantiers de certification et de modernisation de leurs aéroports.

Elle a cité notamment, le projet du nouvel aéroport international de Donsin, les travaux de modernisation de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso et des aérodromes secondaires au Burkina Faso, ainsi que d’autres projets en cours au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Rwanda et en Guinée. « Les outils que vous allez acquérir pour la portance, l’adhérence et la formulation des enrobés bitumineux vous permettront d’assurer un meilleur encadrement des entreprises et de garantir la durabilité des investissements si coûteux pour nos Etats et même pour les générations futures », a-t-elle signifié aux séminaristes.

Kadi RABO

Fraude à l’identité : un revendeur de cartes SIM interpellé

Accepter d’identifier des cartes SIM à partir de documents d’identité reçus via WhatsApp ou tout autre canal, sans vérifier l’identité de la personne concernée ni requérir sa présence physique, facilite la commission d’infractions. Des informations données à Kantigui, de tels actes engagent votre responsabilité pénale et vous exposent à des poursuites judiciaires. Pourtant, c’est ce qu’a fait un revendeur de cartes téléphoniques âgé de 24 ans à Kombissiri. Après plusieurs plaintes enregistrées par la BCLCC, a-t-on expliqué à Kantigui, les investigations menées par la Division des enquêtes (DE) ont permis (…)

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Kantigui

kantigui2000@gmail.com