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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Journée internationale de la Poste : le message du Dr Aminata ZERBO/SABANE

En ce 9 octobre, le Burkina Faso se joint à la communauté postale internationale pour célébrer la Journée mondiale de la poste.
Loin d’être une simple commémoration, cette journée nous rappelle que la poste est bien plus qu’un service de courrier et de colis. Elle est un lien. Un lien entre les personnes de divers territoires, un lien entre les producteurs et les marchés, un lien entre les citoyens et les services auxquels ceux-ci aspirent. Un lien qui rapproche, qui facilite les échanges et qui contribue, chaque jour, à faire circuler des nouvelles, des informations, des biens, des documents et des opportunités.
Le thème retenu cette année par l’Union Postale Universelle, « Un seul réseau postal, des possibilités infinies », traduit à juste titre cette vocation.
À travers un réseau qui s’étend à l’échelle mondiale, la poste constitue en effet l’un des plus importants réseaux de proximité au service des populations. Mais au-delà de ses infrastructures et de ses services, elle repose sur une valeur fondamentale : la confiance.
La confiance de celles et ceux qui confient à la poste leurs courriers, leurs documents, leurs marchandises et, parfois, une part de leurs projets et de leurs espoirs.
Au Burkina Faso, ce thème trouve un écho tout particulier avec nos ambitions nationales de transformation économique et sociale.
Notre pays a besoin de réseaux solides, accessibles et résilients pour accompagner son développement. Dans cette dynamique, le réseau postal doit pleinement prendre sa place et continuer à évoluer, à se moderniser pour répondre aux besoins nouveaux de nos populations.
Cette transformation est déjà engagée. Elle se traduit notamment par le développement de nouvelles formes de proximité, à l’image des Zama Tchey, qui contribuent à étendre le maillage postal et à faire de la poste, un acteur important de l’inclusion numérique en rapprochant les services dématérialisés de l’administration publique des populations. Ces nouveaux points de contact constituent aujourd’hui l’un des visages de la modernisation et de l’extension du réseau postal burkinabè.
Cette transformation se traduit également par l’actualisation du cadre légal et réglementaire du secteur, l’évolution des services financiers postaux, qui a conduit à la création de la Banque postale du Burkina Faso, ainsi que par le renforcement de l’identification et de la traçabilité des envois et des opérateurs postaux à travers le lancement prochain de la plateforme nationale de tracking.
À travers ces différentes initiatives, nous faisons progressivement évoluer notre réseau postal pour le rendre plus accessible, plus moderne, plus innovant et davantage en phase avec les besoins de nos populations et les transformations de notre économie.
En regardant la poste aujourd’hui, nous devons voir bien au-delà du courrier que nous recevons ou du colis que nous envoyons. Nous devons voir un réseau de possibilités.
Notre ambition est de faire du réseau postal burkinabè un véritable levier de développement, d’inclusion et de souveraineté, au bénéfice de toutes les populations.
Cette ambition exige de poursuivre et intensifier les efforts déjà entrepris pour étendre la couverture postale, moderniser les points de contact, améliorer la qualité des services et renforcer la capacité de nos opérateurs à répondre aux mutations du secteur.
Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire et dans les orientations du Plan RELANCE, qui placent la transformation structurelle de notre économie, l’inclusion et le développement endogène au cœur de l’action publique.
Sa réalisation appelle la mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’écosystème postal : pouvoirs publics, opérateurs postaux, partenaires techniques et financiers, travailleurs du secteur et, bien entendu, les usagers eux-mêmes.
C’est par le dialogue, la coopération, l’innovation et le partage d’expériences que nous pourrons construire un réseau postal à la hauteur des aspirations de notre peuple.
En cette journée particulière, je voudrais, à cet égard, saluer particulièrement les femmes et les hommes qui font vivre quotidiennement la poste dans notre pays malgré les défis auxquels ils font face.
Dans les bureaux de poste comme sur le terrain, dans les services de proximité comme dans les fonctions techniques et administratives, vous contribuez à maintenir ce lien de confiance qui donne tout son sens à l’activité postale.
À toutes et à tous, je voudrais exprimer ma reconnaissance pour votre engagement et votre contribution au développement de notre pays.
Ensemble, faisons du réseau postal Burkinabè un réseau de confiance, de proximité et d’opportunités.
Heureuse Journée mondiale de la poste à toutes et à tous.
Vive la Poste burkinabè.
Vive le Burkina Faso.
Force et victoire à nos forces combattantes.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.

Distribution des manuels de la révolution progressiste populaire : Plus de 125 millions FCFA versés au Fonds de Soutien Patriotique (FSP)

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a remis ce jeudi 8 octobre un deuxième chèque, de plus de 125 millions FCFA issus de la distribution du Recueil de discours « Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit » et du « Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire », au profit du Fonds de Soutien Patriotique (FSP). Cette remise intervient après le chèque de plus de 35 millions FCFA donné en juin dernier. Le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a salué l’engouement des Burkinabè et des amis du Burkina Faso pour ces documents qui a permis d’augmenter les ressources au profit du Fonds de Soutien Patriotique.   « C’est l’occasion de renouveler notre appel aux Burkinabè et aux amis du Burkina Faso, à acquérir ces ouvrages d’une part, pour leur propre édification et d’autre part, pour contribuer indirectement au FSP », a soutenu le Camarade Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso. Pour le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, ce chèque d’une valeur de 125 millions 10 mille FCFA constitue l’une des plus grandes contributions de l’année 2026, et est le témoignage de l’engagement du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en faveur du Fonds de soutien patriotique. Ce geste venant de la plus haute institution de l’État doit être, selon le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, un signal fort pour les Burkinabè et l’ensemble des partenaires de notre pays. Direction de la communication de la Présidence du Faso

Vaccination : cinq pays africains s’allient contre les enfants « zéro-dose »

Et si le numérique permettait de retrouver les enfants les plus difficiles à atteindre par les programmes de vaccination ? À Dakar, cinq pays africains ont placé la digitalisation au cœur de leurs stratégies de lutte contre les enfants « zéro-dose ». Suivi nominatif, croisement des données géographiques et vaccinales, registres électroniques, interopérabilité des plateformes : les innovations numériques apparaissent désormais comme un levier majeur pour identifier, atteindre et maintenir les enfants dans le parcours vaccinal. Cinq pays africains veulent accélérer la lutte contre les enfants « zéro-dose ». Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Djibouti et la Gambie ont mis en commun leurs expériences et identifié des solutions susceptibles d’améliorer l’accès à la vaccination des enfants les plus difficiles à atteindre. La rencontre, organisée par Galien Africa en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal, a réuni pendant quatre jours des délégations des cinq ministères de la Santé, ainsi que plusieurs partenaires techniques, financiers et académiques, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF, l’Institut Pasteur de Dakar et la Fondation Gates. Cette première mission régionale de benchmark s’inscrit dans la dynamique engagée lors du Dîner ministériel organisé en marge du Forum Galien Afrique 2025. L’objectif est de faire de l’apprentissage entre pays un levier pour accélérer la vaccination et réduire durablement le nombre d’enfants « zéro-dose ». Des solutions observées sur le terrain Durant les quatre jours de travaux, les délégations ont présenté leurs difficultés, leurs innovations et leurs bonnes pratiques. Elles ont également effectué des visites auprès de la Direction de la Prévention, notamment la Division de l’Immunisation, ainsi que dans le district Dakar Centre. Les échanges ont notamment porté sur la gestion des stocks, le suivi de la chaîne du froid, la gestion des équipements et la distribution des vaccins. L’expérience sénégalaise a également mis en évidence l’importance de l’accompagnement humain dans l’utilisation des outils numériques. Après un coaching de proximité, le taux d’utilisateurs actifs du Tracker est ainsi passé de 50 % à plus de 90 %, selon les informations communiquées par Galien Africa. Dans le district Dakar Centre, les délégations ont également découvert des interventions mobiles organisées entre 16 heures et 20 heures. Une approche qui vise à adapter les horaires et l’offre de vaccination aux réalités des familles. Les participants ont aussi accordé une attention particulière aux approches communautaires. La « Ronde des jeunes filles », basée notamment sur les relations entre pairs et la confiance, a été présentée comme une expérience destinée à renforcer l’adhésion à la vaccination contre le HPV. Quatre leviers pour accélérer les résultats Au-delà du partage d’expériences, les troisième et quatrième journée ont été consacrées à l’analyse des conditions nécessaires pour transposer certaines pratiques dans les différents contextes nationaux. Les discussions ont notamment concerné le financement domestique et territorial de la vaccination, la mobilisation de nouvelles ressources, la participation des communautés, l’accès aux populations mobiles et frontalières, ainsi que la professionnalisation et la motivation des acteurs de santé communautaire. Quatre leviers structurants ont finalement émergé des travaux : un financement domestique durable et innovant, une gouvernance multisectorielle, la digitalisation et l’interopérabilité des données, ainsi qu’une participation communautaire renforcée. Au terme de la mission, les cinq délégations ont retenu 21 actions prioritaires. Deux orientations communes se dégagent de leurs feuilles de route nationales : le renforcement du Vers une coopération régionale durable La rencontre de Dakar ne devrait pas rester au stade du simple échange d’expériences. Les cinq pays ont identifié des domaines dans lesquels ils pourront apprendre les uns des autres. Le Gabon, la Côte d’Ivoire et la Gambie souhaitent notamment s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière d’outils digitaux. De son côté, le Sénégal entend tirer des enseignements de l’expérience gambienne dans la cartographie des enfants « zéro-dose ». Le Gabon prévoit également de partager son manuel de maintenance de la chaîne du froid une fois celui-ci validé. Une matrice régionale commune doit permettre de suivre les actions retenues, leurs responsables et leurs indicateurs. Une première revue est prévue dans trois mois, suivie d’une seconde à six mois afin d’évaluer les effets obtenus sur l’identification, l’accès aux services et la vaccination des enfants « zéro-dose ». Pour les participants, l’enjeu dépasse désormais le simple échange de bonnes pratiques. Il s’agit de transformer ces expériences en résultats mesurables sur le terrain : identifier davantage d’enfants, les atteindre, les vacciner et les maintenir dans le parcours vaccinal. Synthèse :BS

UACO 2026: Guerre communicationnelle: le BIR-C, modèle sahélien de communication

La deuxième journée de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a débuté par l’animation du panel III. Celui-ci a abordé la thématique mettant en lumière le modèle sahélien de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle : Exemple des Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C).

Les activistes communément appelés « les Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C) » constituent un rempart contre la désinformation et les manipulations nuisibles à la Révolution progressiste populaire (RPP). C’est la conviction de Sitapha Bihoun, travailleur social qui l’a fait savoir lors de la deuxième journée de la 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO). Dans son exposé présenté, jeudi 8 octobre 2026 sur le modèle sahélien de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle, Sitapha Bihoun a indiqué que face à la désinformation toxique orchestrée contre le Burina Faso, les BIR-C ont entrepris des initiatives communicationnelles permettant aux citoyens de mieux apprehender les réalités, les enjeux, les acquis et les perspectives de la RPP.

Leurs interventions ont renforcé, à son avis, la redevabilité communautaire, la promotion de bons réflexes d’hygiène numérique et informationnelle, la visibilité des institutions et la vérification des faits. Au titre des défis, le communicateur a relevé que l’intégration de l’Intelligence artificielle dans le domaine de la communication a rendu la concurrence entre les créateurs de contenus sur les réseaux sociaux plus rude. Il a également mentionné l’application rigoureuse des sanctions contre les comportements illégaux des internautes sur les réseaux sociaux.

Sitapha Bihoun a rappelé que les BIR-C, en plaçant les leaders de la RPP, les institutions du gouvernement et des Burkinabè au centre de leurs interventions, ont montré à la jeunesse mondiale, la voie à suivre en matière de communication sur les réseaux sociaux axée sur les valeurs de cohésion sociale, de souveraineté et de résilience. Le présentateur a formulé plusieurs recommandations en vue de permettre aux BIR-C d’être plus efficaces dans la prévention contre la désinformation et d’adopter les bons comportements sur les réseaux sociaux. Mieux respecter les lois et les mécanismes qui encadrent les comportements, il a appelé à développer des formations adaptées aux BIR-C, les doter d’équipements et d’infrastructures technologiques appropriées et développer des modes de travail collaboratifs.

Noufou SAWADOGO

Non à la guerre familiale !

Nous avons des VDP sur le champ de bataille contre les forces du mal, mais qui sont les VDP dans nos familles et où sont-ils ? Nous sommes en guerre contre le terrorisme depuis une décennie mais dans nos familles, on se tire à balle réelle et à bout portant les uns sur les autres, entre frères de sang, parfois dans un silence assourdissant, parfois avec un vacarme inédit qui attire les foules. De la jalousie déplacée et mal placée à la rivalité malsaine en passant par les coups bas fratricides, nos familles sont minées de rancunes inopportunes. Ce texte est plus qu’une chronique, c’est un coup de gueule et un cri du cœur lancé à la face de nos familles pour une prise de confiance. Ma plume saigne, les mots me manquent face aux maux qui rongent nos vies de famille. Quand un père de 70 ans ne parle plus avec sa femme, une mère de 60 ans révolus, que peut-on retenir d’une histoire d’amour aux sentiments désuets, effrités par les grands vents du temps ? Quand le mari attentionné d’antan finit sa course sentimentale dans un duel de dos à dos en grelotant dans les bras solitaires d’un amour délétère, dites-moi, c’est quoi l’amour ? Qu’est ce que le mariage s’il peine à être un alliage, mieux un attelage ? Il y a des foyers où le mari subvient convenablement aux besoins de sa famille sans daigner manger la nourriture de sa femme par dégoût ou par méfiance. Quand le plat de madame n’est plus au goût de monsieur et quand madame réduit monsieur au rang de tocard pour son infortune, son infirmité ou sa pauvreté, quelle langue digne va bénir les enfants de l’union ? Quel cœur les portera en prière quand la haine y a élu domicile ? J’ai vu des frères se détester avec sincérité au point de faire de la haine un héritage légué à leurs enfants pour la postérité. Sur son lit d’hôpital, du haut de ses 50 ans, il jure de ne jamais pardonner et intime aux infirmiers et à sa femme de ne jamais laisser son frère aîné franchir le seuil de la porte de sa chambre d’hôpital. Après deux semaines d’agonie sur son grabat, il rendit l’âme mais avant d’émettre son dernier souffle, il signa de son sang son intransigeance en guise de dernière volonté : « dites à mon frère que je ne veux pas le voir s’incliner sur ma dépouille, de surcroît sur ma tombe ». De vie à trépas, il y a des frères et sœurs du même « ventre » qui se détestent tellement bien, qu’ils se jettent de mauvais sorts pour jouir de leur haine mutuelle. Parfois, ils ont l’argent mais leur richesse ne sert à personne, si ce n’est pour payer de grands marabouts pour venir à bout de l’autre sur l’autel sanglant du désamour intime et fidèle. Ce qui est curieux, dans ces familles, chacun se dit « croyant pratiquant ». Il y en a même qui sont allés à Rome ou à la Mecque ! Dès l’entrée de la maison, une croix majestueuse du Christ occupe le fronton de la porte. Chaque dimanche, il se bousculent à l’église mais ne s’asseyent jamais sur le même banc. A l’heure de la communion, ils se bousculent encore pour happer le corps du Christ en scandant un « amen » grandiloquent, plein de vanité. Dans la même catégorie, il y en a qui ont érigé une mosquée dans la cour familiale, mais c’est dehors que Dieu lui-même rôde sans daigner entrer dans le sanctuaire de cacophonie familiale. Nos familles sont devenues le front des oppositions bestiales de toute nature. Entre la belle-mère et la belle-fille, il n’y a plus rien de beau, tout est peint en noir ; même le bien est vu comme un leurre au revers maléfique. La relation entre la mère et la belle-fille ressemble à un duo de coépouses. Quand les deux partagent la même concession, chaque jour est un jour de guerre latente ou ouverte sous le regard inquisiteur des belles-sœurs pyromanes, alliées sûres de la belle-mère. Il y a comme une tradition de rivalité entre ces femmes et beaucoup de foyers ont volés en éclat. Dans cette compétition de basse altitude, la famille se déstructure et se réduit parfois en lambeaux, en affectant tout une fratrie sous le regard désabusé des familles alliées. Finalement, l’homme est un loup pour l’homme comme se méfiait Thomas Hobbes. Nous vivons à peine 80 ans pour les plus chanceux, mais nous passons parfois la moitié de notre vie à détester, à convoiter, à bouder. Nous prétendons croire en un Dieu que nous ne voyons pas et nous crions sur tous les toits notre amour pour Lui, mais nous détestons avec un certain plaisir le visible prochain que nous voyons et côtoyons. Mais heureusement, il y a des familles paisibles, parfois même sans un sou vaillant, mais le cœur des membres est rempli d’humanisme et d’amour. Il y a des familles qui ne brandissent pas leur foi mais sont mille fois plus en joie que les folkloristes spirituels de la vanité. En attendant que toutes les familles en crise enterrent la hache de guerre, soyons des solutions plutôt que des problèmes dans nos relations humaines.

Clément ZONGO Clmentzongo@yahoo.fr

Participation à la souveraineté alimentaire : la Garde républicaine réussit sa première récolte piscicole au Camp Naaba-Koom II

S’inscrivant dans la vision de souveraineté nationale impulsée par le Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, la Garde républicaines (GR) a procédé, ce jeudi dans la matinée au Camp Naba-Koom II, à la récolte de sa toute première production de poissons-chats africains communément appelés silures. Conformément à la vision du camarade capitaine Ibrahim Traoré, et dans une dynamique d’autosuffisance, le Camp Naaba-Koom II, pour un essai, a été équipé de deux bassins piscicoles d’une capacité de 80 m³ chacun. Grâce à l’accompagnement du Bureau national des grands projets du Burkina et à l’appui technique du ministère en charge des ressources halieutiques, la Garde républicaine a empoissonné 5 000 alevins, répartis entre le premier bassin (2 000 alevins) et le second (3 000 alevins). Après environ sept mois de suivi, d’entretien et d’alimentation, le commandant de la Garde républicaine s’est félicité des résultats obtenus.
La première récolte réalisée affiche des résultats probants, avec des spécimens atteignant un poids moyen d’environ 3,5 kg par poisson.
Pour le chef de Bataillon Jean Ouiya « la présente récolte se veut être un acte majeur symbolisant la volonté du camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, de faire de notre chère Patrie un Etat souverain dans tous les domaines, et singulièrement dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage ». Au-delà de la réponse aux besoins alimentaires, cette initiative revêt une dimension sociale et humaine essentielle. Pour le ministre conseiller spécial du président du Faso chargé des questions agricoles et de l’autosuffisance alimentaire et coordonateur de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimen- taire (IP-P3A), Dr Abdourasmane Konaté, ces aménagements ont aussi un autre objectif.

Une réinsertion par la production

« Cette initiative permettra aux soldats blessés de guerre et aux invalides d’avoir des activités de production sur place dans des cages mobiles pour produire dans le cadre de la sécurité alimentaire du pays », a-t-il soutenu. Selon l’adjudant Martin Kadeba, la récolte réalisée affiche des résultats probants, avec des spécimens atteignant un poids moyen d’environ 3,5 kg par poisson, une production destinée en premier lieu à la consommation en interne. Pour garantir la pérennité et la conservation des récoltes, l’unité de production a également été dotée d’un fumoir d’une capacité de 200 kg par jour pour le séchage.

Vers une généralisation dans les casernes

Cette expérience est une étape dans un programme plus vaste. Des projets d’élevage (poulaillers, porcheries, bergeries) sont déjà déployés dans 13 casernes à travers le pays, la pisciculture est appelée à se développer via des formations et la mise à disposition de matériel adapté aux militaires, selon le ministre conseiller spécial Dr Konaté. Cette première récolte réussie au Camp Naaba-Koom II illustre la volonté de l’armée burkinabè de participer activement à l’effort de production nationale et de servir de modèle en matière d’autosuffisance alimentaire.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Plan d’urgence pour la campagne sèche 2026-2027 : 750 forages à prix subventionné pour les producteurs agropastoraux

Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a annoncé jeudi 8 octobre 2026, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse, la mise en œuvre de l’opération spéciale de réalisation de forages à prix subventionné, dans le cadre de la campagne sèche 2026-2027. Le gouvernement burkinabè va subventionner la réa-lisation de forages au profit des producteurs agropastoraux afin de faciliter leur accès à l’eau et de soutenir la campagne sèche 2026-2027. C’est dans cette dynamique que le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieu-tiques a annoncé la mise en œuvre de cette opération spéciale, le jeudi 8 octobre 2026 à Ouagadougou. Le plan d’urgence de la campagne sèche 2026-2027, selon les conférenciers, comprend dix opérations spéciales de mobilisation de l’eau pour produire dès cette campagne et irriguer 50 000 hectares supplémentaires d’ici au 31 octobre 2027. Il prévoit la réalisation de 750 forages à prix subventionné pour soutenir les producteurs. D’un coût global de 254,79 milliards F CFA, ces opérations visent à rendre productif le patrimoine existant inexploité et à créer de nouvelles superficies irriguées. Des structures comme l’Agence Faso Mêbo, l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER), le génie militaire, 8 000 « VDP agricoles », 17 ateliers de forage et 4 626 artisans nationaux devraient être mobilisés. L’appel à candida-tures s’étend du 12 au 18 octobre 2026, avec des dépôts en ligne et physiques pour les souscripteurs aux forages à prix subventionné. Le secrétaire technique de l’Offen- sive agropastorale, hydraulique et halieutique, Amos Kienou, a rappelé que la première année de mise en œuvre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028 a été marquée par des séquences sèches parfois difficiles au cours de la campagne agricole humide 2026-2027. « Certes, ces séquences ne remettent pas fondamentalement en cause la sécurité alimentaire du Burkina Faso, mais rappellent la nécessité de dépendre moins des aléas pluviométriques », a-t-il indiqué. C’est pourquoi, a-t-il justifié, un plan d’urgence de la campagne sèche 2026-2027 a été élaboré en réponse à cette situation. « C’est un plan ambitieux d’un niveau jamais égalé dans notre pays », a assuré Amos Kienou.

Une instruction ferme du chef de l’Etat

Le Directeur général (DG) de la Société Faso Agropôles (SOFA), Oula Damien Ouattara, a rappelé que le plan d’urgence découle d’une instruction du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, adressée au gouvernement et portée par le ministère en charge de l’Agriculture. « La campagne en cours a été marquée relative-ment par une pluviométrie peu satisfaisante, jalonnée de poches de sécheresse. Beaucoup d’études montrent que ces types d’épisodes secs pourraient, dans les années à venir, devenir beaucoup plus fréquents », a relevé le DG de la SOFA. Face à ce risque qui se profile à l’horizon, a-t-il dit, le Burkina Faso peut s’appuyer sur sa capacité estimée à 30 000 hectares (ha) de périmètres irrigués techniquement exploita-bles actuellement. « Nous avons de grandes potentialités en eaux de surface, notamment les barrages dont les curages sont en cours, en eaux souterraines, en terres et en superficies facilement aména-geables et irrigables. Il nous faut donc prendre en urgence des dispositions pour changer ce contraste », a laissé entendre Oula Damien Ouattara. Il faut, a-t-il affirmé, dans un premier volet, mettre à profit l’ensemble des eaux souterraines, entre autres, avec une cible de 750 forages pour cette campagne sèche. Dans un second volet, il a relevé qu’il est question de réduire durablement la dépendance à la pluie. « Cela porte essentiellement sur des terrassements urgents d’environ 62 500 ha, préparant le terrain pour un aménagement commando de 50 000 ha. Ce, pour nous faire gagner en échelle en termes de capacité de périmètres irrigués disponibles et d’équiper ces aménagements avec des ouvrages hydroméca-niques », a noté Oula Damien Ouattara. A son avis, il va s’agir de passer d’environ 30 000 ha de superficies irriguées effectivement exploitables à un seuil de 80 000 ha.

Boukary BONKOUNGOU

UACO 2026: les Afro-descendants comme acteurs clés du narratif international

La journée du jeudi 8 octobre 2026 des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a été consacrée à une série de communications sur la stratégie de communication des Etats africains souverainistes face à la campagne de manipulation de l’opinion publique. La première communication intitulée : « Les Afro-descendants comme levier de construction du narratif international du Burkina Faso : enjeux, stratégie et perspectives » a été animée par le directeur de la communication institutionnelle de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Paul Ismaël Bicaba. S’appuyant sur une étude qualitative, documentaire et comparative portant sur la période 2015-2026, avec des références au Ghana, au Bénin, au Rwanda et au Burkina Faso, le communicateur a proposé un modèle articulé autour des Afro-descendants, de l’influence du narratif et de la crédibilité (AIN-C). Ainsi, le communicateur a développé sa présentation sur la diplomatie publique, le rayonnement culturel et la crédibilité des messages du Burkina Faso. A l’entendre, les Afro-descendants constituent un levier stratégique pour renforcer la présence du Burkina Faso dans les récits internationaux. Cependant, il a déploré le fait que malgré ses richesses culturelles, historiques et symboliques, le pays des Hommes intègres reste confronté à une situation où les voix étrangères occupent une place importante dans la construction de son image à l’échelle internationale. Pour changer la donne, il a invité les plus hautes autorités à considérer les Afro-descendants comme des partenaires potentiels capables de contribuer à la production et à la diffusion de récits sur le Burkina Faso. « Leurs réseaux culturels, numériques, économiques, universitaires et citoyens peuvent favoriser le rayonnement du pays et renforcer sa diplomatie publique », a-t-il suggéré. En termes de potentialités, Paul Ismaël Bicaba a énuméré, entre autres, la mémoire de Thomas Sankara, les manifestations culturelles telles que la Semaine nationale de la culture (SNC) et le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). « Ces ressources constituent une base pour élaborer un narratif davantage porté par des acteurs multiples. Pour lui, la mobilisation des Afro-descendants ne devrait pas se limiter à des initiatives ponctuelles ou à un rôle de relais des messages officiels, mais à une démarche de co-production, en les associant à la conception des récits et à leur diffusion auprès de publics cibles. Parmi ses pistes de solutions, camarade Bicaba a proposé la mise en place d’un cadre stratégique de diplomatie publique, d’un dispositif interministériel de coordination et d’un conseil consultatif de partenaires, la définition d’un récit central cohérent, fondé sur l’intégrité, la création et la conscience panafricaine. Pour le communicateur, l’efficacité de cette approche dépendra de la crédibilité des porte-paroles, de la cohérence des messages et de l’évaluation de leurs effets sur les opinions nationales et internationales.

Emil SEGDA Segda9emil@gmail.com

UACO 2026: l’AES face au défi de la souveraineté narrative

Réunis à Ouagadougou, mercredi 7 octobre 2026, pour la 15e édition des Universités africaines de la communication (UACO), des chercheurs burkinabè et nigériens ont planché sur la stratégie de communication des Etats africains souverainistes face aux campagnes de manipulation de l’opinion publique. La communication est-elle devenue un pilier de la souveraineté dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ? C’est autour de cette question que plusieurs communications se sont succédé, mercredi 7 octobre 2026, lors d’un panel organisé dans le cadre de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Les échanges étaient modérés par Fousseni Kindo, directeur de cabinet du président du Conseil supérieur de la communication (CSC). Le premier à prendre la parole est le Nigérien, Dr Youssoufa Halidou Harouna. Il a traité de l’articulation entre communication de crise et communication gouvernementale. Selon lui, la refondation au sein de l’AES repose sur une réalité communicationnelle permanente. D’un côté, une communication de crise dictée par les enjeux sécuritaires et géopolitiques et de l’autre, une communication gouvernementale destinée à légitimer une nouvelle structure étatique. L’intervenant a rappelé que la communication de crise repose notamment sur la réaction rapide, la transparence, l’unification de la parole publique et la coordination interne et externe. Elle permet de maîtriser les faits, de limiter les dégâts et de rassurer le public comme les partenaires. La communication gouvernementale, quant à elle, explique les politiques publiques, rend compte de l’action de l’Etat et accompagne les mesures d’intérêt général, avec l’ambition d’instaurer un climat de confiance. Les deux formes de communication, a-t-il résumé, obéissent toutefois à des temporalités différentes. La première exige l’immédiateté, la vérité du terrain et la gestion de la panique, tandis que la seconde s’inscrit dans la durée, avec un accent sur la résilience et la déconstruction d’un narratif qualifié d’impérialiste. Le conférencier a évoqué une harmonisation de la parole officielle, portée par les chefs d’Etat, les ministres, les médias confédéraux, les médias publics et les plateformes institutionnelles. Il a cependant relevé plusieurs défis, notamment la souveraineté technologique, la gestion des réseaux sociaux, l’intelligence artificielle, les cyberattaques et la désinformation. La construction d’une souveraineté informationnelle et d’un discours unifié figure ainsi parmi les perspectives.

Déconstruire les discours haineux à travers les sobriquets

Le doctorant burkinabè Sina Ouaro, de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, a abordé la déconstruction des discours haineux à travers les sobriquets attribués aux autorités de l’AES. Son étude porte sur le terme péjoratif « IB Cacao », employé par des détracteurs du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour juger irréalisables ses chantiers. En réponse, le groupe musical burkinabè Campus Ambiance a produit une chanson portant le même titre. Selon le chercheur, l’analyse du texte révèle une polyphonie, avec deux voix qui s’opposent. Il s’agit de celle des détracteurs qui dénigrent, et celle du groupe qui défend le chef de l’Etat. Le message est que ce qui était présenté comme impossible est réalisable au Burkina Faso. Troisième intervenant, le Nigérien Kokia Douna Ba-Koura s’est penché sur la riposte de l’Etat nigérien face aux campagnes de manipulation de l’opinion depuis juillet 2023. Il a décrit un discours souverainiste relayé de manière homogène par le chef de l’Etat, le général Abdourahamane Tiani, et les membres du gouvernement, qui appellent la population à la résilience. Il a formulé plusieurs recommandations, notamment la production d’une information de qualité, le contrôle du financement des médias, l’adoption d’une charte journalistique, la formation des journalistes locaux au contre-discours et le financement de la recherche sur l’information.

Djakaridia SIRIBIE

UACO 2026: Information et langage au cœur de la guerre communicationnelle

Le deuxième panel de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) s’est tenu, mercredi 7 octobre 2026, à l’université Joseph-Ki-Zerbo. Modéré par Fousseni Kindo, il a porté sur les « défis de l’information et de la communication en période de guerre». Au premier jour de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), mercredi 7 octobre 2026, plusieurs communications étaient à l’ordre du jour du panel 2. Deux d’entre elles ont porté sur « les attitudes et les compétences des acteurs de l’information en situation de guerre communicationnelle», ainsi que sur « le rôle du langage dans la lutte contre le terrorisme ». Dans sa communication intitulée : « les attitudes et compétences des acteurs de l’information et de la communication en situation de guerre communicationnelle », Sahal Zongo, étudiant en master en communication, a insisté sur la responsabilité des acteurs de l’information. Selon lui, ceux qui produisent et diffusent l’information peuvent influencer la manière dont les événements sont compris par le public. Dans un contexte où les informations circulent rapidement, il a invité les professionnels des médias à rester prudents et à vérifier les informations avant de les diffuser. Pour lui, une information très partagée n’est pas forcément une information vraie. Sahal Zongo a également appelé les acteurs de l’information à résister aux différentes pressions auxquelles, ils peuvent être confrontés. Pour lui, l’intégrité, la loyauté et le sens de l’intérêt collectif doivent être leur boussole. Aussi, il a souligné que la souveraineté informationnelle ne repose pas seulement sur la maîtrise des technologies. Elle dépend également de la responsabilité de ceux qui produisent, contrôlent et diffusent l’information. Pour sa part, Dr Noindonmon Alain Hien, enseignant-chercheur à l’université Bernard Ledéa Ouédraogo, a consacré sa communication au thème : « Quel langage pour la communication dans la lutte contre le terrorisme ? ». Son exposé porte sur le rôle du langage dans la lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso et dans les autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Selon le chercheur, le langage peut jouer un rôle dans les processus de radicalisation. Certains groupes peuvent utiliser des mots et des expressions pour présenter leurs actions d’une certaine manière, les justifier ou influencer les populations. Dans le cadre de sa présentation, Dr Hien a analysé des publications sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et X (ex-Twitter), ainsi que des contenus de médias nationaux et étrangers. Cette analyse a montré que le terrorisme n’est pas toujours présenté de la même manière. Les mots utilisés peuvent varier selon les acteurs et les espaces de communication. Pour Dr Hien, il est donc important d’analyser les discours utilisés autour du terrorisme. Cela permet de mieux comprendre les stratégies de communication des groupes terroristes et d’adapter les réponses.

Boudayinga J.-M. THIENON