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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Accès à l’eau potable à Bobo Dioulasso : de nouveaux travaux pour renforcer la desserte de 132 000 personnes

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a lancé, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques. Le projet vise à améliorer l’approvisionnement en eau potable de plusieurs quartiers de la ville et à renforcer la desserte de près de 132 000 personnes supplémentaires. L’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue une priorité des autorités burkinabè, conformément aux orientations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est dans cette perspective que le gouvernement poursuit ses investissements dans le renforcement des infrastructures hydrauliques. A Bobo-Dioulasso, les secteurs 17, 18, 26 et 27 figurent parmi les zones concernées par ces travaux en ce sens que les populations de ces quartiers font face à des difficultés d’approvisionnement, liées notamment à une demande en eau supérieure aux capacités actuelles du réseau. Pour apporter une réponse à cette problématique, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a procédé, au lancement des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso. Le projet entend ainsi renforcer les dispositifs de pompage, de stockage et de distribution pour améliorer la disponibilité de l’eau dans les ménages. Les travaux prévus portent notamment sur la réalisation d’une station de pompage d’une capacité de 300 m³ par heure, la
Les autorités et les acteurs techniques mobilisés pour le lancement du projet de renforcement des infrastructures hydrauliques.
construction d’un château d’eau de 2 000 m³ et la pose d’environ 7 000 mètres linéaires de conduite. A terme, ces infrastructures devraient permettre d’améliorer l’accès à l’eau potable pour quelques 132 000 personnes supplémentaires. Le délai d’exécution du chantier est fixé à dix mois. Pour le ministre d’Etat, la particularité de Bobo-Dioulasso est que la ressource en eau est disponible, mais les infrastructures pour faciliter la distribution faisaient défaut. « Avec ces investissements, ce problème sera réglé et les quartiers qui n’étaient pas autrefois desservis en eau potable le seront dès fin avril, début mai 2027 », a-t-il déclaré. Le ministre chargé de l’Eau a indiqué que le projet s’inscrit dans la volonté des autorités de répondre aux préoccupations quotidiennes des Burkinabè et qu’il traduit également les orientations du chef de l’Etat, qui fait de l’amélioration des conditions de vie des populations un axe majeur de l’action gouvernementale. Au-delà de Bobo-Dioulasso, il a rappelé que cette dynamique concerne également d’autres villes du pays. Des travaux de renforcement de l’approvisionnement en eau potable sont prévus ou en cours à Ouahigouya, Koudougou, Fada N’Gourma et Dédougou. Ces investissements a-t-il insisté, visent à accroître les capacités des infrastructures existantes et à mieux répondre aux besoins croissants des populations. Le ministre d’Etat a encouragé l’entreprise chargée de l’exécution du chantier, à livrer des infrastructures de qualité, tout en l’invitant à mettre du sérieux pour réaliser ces travaux dans le délai. Il a également exhorté les structures techniques et les équipes responsables du suivi à rester mobilisées afin d’assurer une exécution rigoureuse du projet et l’atteinte des résultats attendus.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO


  Ismaël Sombié visite le chantier du château d’eau de Orodara Dans le cadre du renforcement de l’approvisionnement en eau potable dans la province du Kénédougou, le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité le chantier du château d’eau de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) à Orodara, dans l’après-midi du samedi 10 octobre 2026. Cette infrastructure s’inscrit dans un programme d’investissements visant à améliorer durablement la desserte en eau potable des populations de la localité et de la province. A l’issue de sa visite, le ministre a précisé que la réalisation du château d’eau constitue la première phase d’un ensemble de travaux destinés à répondre aux besoins en eau potable de la zone de Orodara. « C’est la première phase d’un ensemble d’investissements qui sont prévus et qui visent à régler la question de l’approvisionnement en eau potable de la zone de Orodara », a-t-il expliqué. Selon le commandant Ismaël Sombié, les travaux engagés comprennent plusieurs composantes complémentaires. Après la réalisation du château d’eau, la construction d’une bâche de stockage est prévue, suivie de la pose des conduites destinées à renforcer le réseau de distribution. Le ministre a indiqué que les dispositions nécessaires ont déjà été prises pour le démarrage de cette dernière phase. L’entreprise chargée de l’exécution des travaux a été recrutée et le lancement du chantier est annoncé dans les prochains jours. Le financement de ces investissements est assuré par l’ONEA.

POO

Burkina Faso-Etats-Unis d’Amérique : un nouveau cadre de dialogue pour renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays

Ce jeudi 8 octobre 2026, le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré et le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du département d’Etat américain, Richard Michaels, ont co-présidé à Ouagadougou, la session inaugurale du groupe de travail conjoint entre le Burkina Faso et les Etats-Unis d’Amérique. Il s’agit d’un nouveau cadre de concertation et de dialogue permanent qui permettra aux experts des deux pays d’identifier les axes de coopération mutuellement bénéfiques, offrant ainsi de nouvelles perspectives de renforcement des liens d’amitiés et de coopération entre Ouagadougou et Washington. Pour Richard Michaels, à la tête d’une forte délégation à Ouagadougou, ce groupe de travail est une tribune qui va offrir l’opportunité de repenser le partenariat entre les deux pays, basé sur le respect mutuel, le respect de la souveraineté de chaque partie et les intérêts communs, à travers notamment l’écoute mutuel. Pour sa première visite au Pays des Hommes intègres, le chef de la délégation américaine a salué l’ouverture et la disponibilité des autorités nationales, donnant ainsi l’occasion à son pays de s’engager sur la voie de la redynamisation de sa coopération avec le Burkina Faso. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, la cérémonie inaugurale du groupe de travail conjoint Burkina Faso-Etats-Unis, marque une étape majeure dans la collaboration entre les deux pays, et c’est le fruit d’une volonté partagée de redéfinir une nouvelle base de coopération, fondée sur un dialogue ouvert et la sincérité, en vue d’identifier les problèmes avec objectivité et de construire des solutions communes. « Ce cadre de dialogue permettra de reconfigurer les rapports, pas seulement avec le Burkina Faso, mais aussi avec la Confédération des Etats du Sahel et faire en sorte que nous soyons désormais dans une coopération où les deux entités se sentent valorisées », soutient le ministre des Affaires étrangères. A noter qu’avant la rencontre inaugurale, le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du Département d’Etat américain, Richard Michaels et sa délégation accompagnés par l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Joann Lockard ont été reçus en audience par le patron de la diplomatie burkinabè, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré. Une autre concertation s’est tenue par la suite dans un format plus élargi, avec la présence du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le camarade Célestin Simporé.

DCRP/MAE

 

UACO 2026: Un appel à intensifier la lutte contre la désinformation

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La 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO) a pris fin, le vendredi 9 octobre 2026. Après trois jours d’échanges, la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a pris fin, le vendredi 9 octobre 2026. Placé sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », cette rencontre a réuni des chercheurs, des communicateurs, des journalistes, des étudiants et des responsables institutionnelles venus de plusieurs pays d’Afrique. Les participants ont formulé plusieurs recommandations. Ils ont appelé à intensifier la lutte contre la désinformation et les manipulations informationnelles, à travers la promotion du journalisme de vérification des faits, le développement des mécanismes de veille et d’alerte et la généralisation de l’éducation aux médias auprès des populations. La 2e recommandation formulée par les participants concerne le développement des compétences numériques, technologiques et éditoriales des professionnels de l’information et de la communication. Et ce dans les domaines de l’intelligence artificielle, la production multimédia, la vérification numérique, la gestion des données, la cyber sécurité et les nouveaux formats éditoriaux. Les participants à la 15e édition des UACO ont plaidé pour la mise en place de programmes réguliers de formation et de perfectionnement, afin de permettre aux professionnels africains de s’adapter aux mutations technologiques, tout en préservant les principes d’éthique, de responsabilité et de qualité de l’information. Le soutien à la production de contenus africains crédible et souverains a été aussi l’une des recommandations des UACO 2026. Il s’agit pour les participants d’encourager la production de contenus mettant en valeur les réalités, les cultures, les langues, les savoirs, les initiatives et les aspirations des peuples africains. La dernière recommandation consiste à encourager les médias et les acteurs de la communication à développer davantage de contenus contribuant à la prévention des conflits, au dialogue entre les communautés, à la sensibilisation des populations et au renforcement de la solidarité, particulièrement dans le contexte de crise. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Consolider la paix

Il a salué la mobilisation et la qualité des réflexions qui ont marqué cette rencontre. « Il est ressorti de nos travaux que les attitudes attendues des acteurs de l’information et de la communication sont notamment la vigilance, le sens du devoir, l’esprit critique, le respect de la vérité, la capacité d’écoute, le courage intellectuel et l’engagement patriotique », a confié Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. En outre, le ministre chargé de la Communication a relevé que les aptitudes nécessaires pour une bonne communication incluent la maîtrise des outils numériques, l’analyse des contenus, la vérification des faits, l’adaptation aux nouveaux canaux de diffusion, ainsi que la capacité à produire une information crédible, équilibrée et utile au développement. « Dans un environnement où les frontières entre le vrai et le faux deviennent parfois floues, où les opinions se propagent à une vitesse fulgurante et où les perceptions peuvent être orientées en quelques instants, il revient aux professionnels de l’information et de la communication de demeurer des repères, des sentinelles et des bâtisseurs de confiance », a-t-il soutenu. Le ministre chargé de la Communication a insisté sur le rôle du journalisme qui est, selon lui, de préserver la cohésion sociale, consolider la paix, éclairer le débat public et accompagner la construction d’une Afrique plus informée, plus résiliente et plus souveraine. Il a fait savoir que la fin de ces travaux ne marque pas pour autant celle de la réflexion, mais plutôt le commencement de l’action. « C’est dans cette perspective que les résultats de ces UACO prendront tout leur sens et produiront les effets attendus », a-t-il laissé entendre. La 15e édition des UACO s’est tenue du 7 au 9 octobre 2026. Elle a accueilli les experts venus du Mali, du Niger, de la Guinée-Bissau et du Cameroun ainsi que des acteurs d’autres pays africains.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO Déborah Bénédicte YAMEOGO (Stagiaire)

Haoua Sorgho, secrétaire permanente du guichet unique du commerce et de l’investissement : « Tout importateur de détergents, de concentrés de tomate, d’eau de javel, de savon a l’obligation de demander une autorisation »

En sa séance du 8 octobre 2026, le Conseil des ministres a révisé le décret portant fixation de la liste des produits soumis à Autorisation spéciale d’importation (ASI) et à Autorisation spéciale d’exportation (ASE). Cette révision intègre désormais les concentrés de tomates, les détergents, le savon et l’eau de javel sur la liste des produits soumis à l’ASI. Dans cette interview accordée à Sidwaya, la secrétaire permanente du guichet unique du commerce et de l’investissement, Haoua Sorgho, revient sur les motivations de la prise de ce décret et l’impact attendu. Elle y lance également un appel à toutes les parties prenantes à jouer pleinement leur partition afin de permettre à la nouvelle mesure de produire tous les effets escomptés. Sidwaya (S) : Le gouvernement à travers un décret, a révisé la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation, en intégrant de nouveaux produits comme les concentrés de tomates, les détergents, le savon, l’eau de javel. Qu’est-ce qui a motivé la prise de ce décret ? Haoua Sorgho (H.S) : Le conseil des ministres, en sa séance du 8 octobre 2026, a pris un certain nombre de textes pour encadrer plusieurs secteurs d’activités. Et c’est dans ce cadre que le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a soumis trois décrets qui ont été adoptés. Et parmi ces décrets, il y a le décret fixant la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et des produits soumis à autorisation spéciale d’exportation. Ce décret s’inscrit dans la vision du gouvernement de mieux apprécier les flux des échanges commerciaux, de promouvoir la production nationale et de protéger le consommateur. L’autorisation spéciale d’importation est un mécanisme administratif mis en place pour encadrer les importations d’un certain nombre de produits jugés stratégiques, et préalablement définis en fonction des informations économiques. De même, les auto-risations spéciales d’exportation sont également un dispositif administratif mis en place pour contrôler la sortie d’un certain nombre de produits, jugés stratégiques et conformément à nos orientations, à nos besoins. Ces dispositifs ont été mis en place pour avoir une certaine visibilité afin de pouvoir suivre les flux commerciaux, de disposer des informations justes sur les produits concernés pour la prise de décision. Ils ne viennent donc pas fermer le marché burkinabè aux produits similaires venant de l’extérieur. Il s’agit juste de permettre à l’Etat d’avoir plus de visibilité conformément à ses orientations, à sa vision. Parlant de vision, depuis, le 30 septembre 2022, jusqu’à nos jours, le Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré a décidé de faire de l’industrialisation un pilier du développement écono-mique de notre pays. Suivant cette volonté politique bien affrichée, plu-sieurs unités industrielles ont vu le jour avec l’accompagnement du gouvernement et du peuple, à travers l’actionnariat populaire, et l’engage-ment du secteur privé. Avec cet essor industriel, il y a eu la production d’un grand nombre de produits sur le marché burkinabè dans plusieurs domaines. Il était donc indiqué pour le gouvernement de prendre un certain nombre de mesures pour accompagner ces unités indus-trielles afin de leur permettre de pérenniser leurs activités, rentabiliser leurs investissements et de protéger les consommateurs. C’est dans ce sens que le gouvernement a décidé de voir dans quelles mesures, il faut ajouter ces nouveaux produits mis sur le marché par nos unités nationales à la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation et à l’autorisa-tion spéciale d’exportation, au regard du volume de production, du niveau important de consommation et d’importation de ces produits similaires venant de l’extérieur. Dans cette dynamique, depuis 2022, l’exécutif a eu à réviser à quatre reprises le décret portant autorisation spéciale d’importation et d’exportation. En 2023, il a été révisé pour prendre en compte le fil de coton, les aliments pour bétail et pour volaille qui sont produits par nos unités nationales et qui sont disponibles maintenant sur le marché national. En 2024, il a été également révisé pour prendre en compte la tomate fraîche, les mangues, le miel et d’autres produits sur cette liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et d’exportation. Le 30 juillet 2026, ce décret a d’abord fait l’objet de révision pour prendre en compte les couscous, les semoules et gritz de maïs sur la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation. Et dernièrement, le 8 octobre 2026, il a encore été révisé pour prendre en compte un certain nombre de produits de nos unités nationales que sont les concentrés de tomates, l’eau de Javel, le savon et les détergents. Désormais, toute personne qui veut importer des détergents, des concen-trés de tomate, de l’eau de javel, du savon a l’obligation de demander une autorisation. Il n’y a pas ce jour où lesdits produits ne sont pas utilisés dans une famille, dans un ménage, dans un hôpital. C’est pour dire que ces produits sont fortement consommés, fortement demandés et nos unités nationales sont en mesure d’approvisionner le pays, d’assurer les besoins de nos consommateurs.
La prise de ce décret s’inscrit dans la vision du gouvernement de mieux apprécier les flux
des échanges commerciaux, de promouvoir la production nationale et de protéger le consommateur.
Il y a donc lieu de prendre des mesures pour réguler le marché afin d’assurer l’écoulement de ces produits, d’accompagner les investisseurs et assurer également la protection des consommateurs. Parlant des concentrés de tomates, vous convenez avec moi qu’il n’y a pas ce jour où ce produit n’est pas utilisé dans les grandes villes, par les familles, pour la production des repas que chacun de nous consomme. S : Malgré que la demande de ces produits soit forte, vous rassurez donc que cette mesure ne va pas entraîner leur rupture sur le marché ? H.S : La mesure n’a pas été prise de façon fortuite, mais au regard du niveau de production de ces unités qui peuvent répondre aux besoins de la population au niveau national, voire même couvrir d’autres demandes au niveau de la sous-région, au niveau national. De 2022 à 2026, pour le secteur des détergents et des concentrés de tomates, 23 unités ont été mis en place, dont 21 dans le secteur des détergents et deux dans le secteur de la transformation de la tomate fraîche. Le montant des investissements de ces 23 unités se chiffre à près de 26 milliards F CFA, avec plus de 1700 emplois créés au profit de la population. Pour ce qui est de leurs capacités de production, à titre d’exemple, en matière de détergents en poudre, nos unités nationales produisent plus de 115 000 tonnes, contre des importations d’environ 50 000 tonnes. En matière d’eau de javel, nos unités nationales peuvent produire plus de 11 millions de litres, contre 2 millions de litres importés. La production dépasse largement de loin ce que nous importons. Je rassure donc que ces produits sont disponibles et que nos unités nationales sont en mesure de produire des quantités suffisantes pour répondre à la demande de la population, tout en travaillant à assurer leur sécurité. Car, ces produits étant fabriqués par nos unités nationales, nous avons la maîtrise de la composition des matières utilisées. Le fait qu’ils sont produits par nos unités locales nous permet de réguler également leur production et de rassurer les consommateurs. Ces produits sont disponibles, de qualité et à la portée des consommateurs. Il reste à travailler à ce que ces produits soient présents sur le marché, dans les différents lieux de commerce, mais aussi dans nos assiettes afin d’accompagner ces unités industrielles, ces promoteurs qui ont accepté d’investir massivement en créant des emplois, de la richesse. Tout cela concourt au développement de notre secteur économique. S : Pouvez-vous revenir plus en détail sur l’impact attendu de ce décret ? H.S : La prise de cette mesure va permettre de faire la promotion de ces produits nationaux, d’accompagner ces acteurs économiques dans l’écoulement de leur production. Et qui parle d’écoulement de la production, parle d’augmentation du chiffre d’affaires. Qui parle d’augmentation du chiffre d’affaires, parle également d’investissement. Et qui parle d’augmentation de l’investissement, parle de création d’emplois. Et qui parle de création d’emplois, parle donc de création de richesses pour l’économie et pour tout le monde. L’intérêt, c’est aussi la protection du consommateur, que nous sommes. Cette mesure est un instrument politique en matière de commerce qui vise à accompagner les acteurs locaux. Mais, il appartient aux promo-teurs qui interviennent en amont et en aval de prendre à bras le corps la promotion et la distribution de leurs produits. Car, c’est dans cette dynamique qu’ensemble, l’Etat et investisseurs pourront donc assurer le développement industriel. Et je précise que l’inscription de ces produits sur la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et autorisation spéciale d’exportation ne veut pas dire que tous les documents qui étaient demandés pour l’importation sont suspendus ou retirés. Non, la nouvelle mesure vient en complément afin de réguler le marché et permettre l’écoulement de nos produits nationaux. J’invite donc tous ceux qui importent ces produits de demander une autorisation spéciale d’importation pour faciliter les formalités douanières. Car, de par le passé, ces produits n’étaient pas soumis à l’autorisation spéciale d’importation. Mais, depuis l’adoption de ce nouveau décret, ils le sont désormais. Les importateurs doivent donc s’attacher aux services du guichet unique du commerce et de l’investissement qui est chargé de faciliter l’obtention de ce document. S : Concrètement, quelle est la procédure pour obtenir cette auto-risation spéciale d’importation de ces nouveaux produits ? H.S : Concernant la tomate, les concentrés de tomate, pour obtenir l’autorisation spéciale d’importation, il y a la facture pro-forma datant de six mois que vous devez avoir. Vous devez être à jour de vos impôts en disposant de l’attestation de situation fiscale timbrée à 500 F CFA. Vous amenez ces deux documents au niveau du Guichet unique du Commerce et de l’Investissement. Nous allons donc vous faire acheter les imprimés que la Chambre du Commerce vend et dont le prix global ne dépasse pas 2 000 F CFA. Si nous avons ces documents réunis, nous vérifions leur authenticité, et procéder donc à la délivrance de l’autorisation spéciale d’importation. Mais par moments, nous avons besoin des avis d’autres ministères compétents pour pouvoir nous assurer de la conformité, du respect de la réglementation, avant de procéder à la délivrance de cette autorisation spéciale d’importation, qui n’est que le premier document pour enclencher la procédure liée à l’importation.
De 2022 à 2026, 21 unités de production des détergents ont été mis en place.
Le détergent, le savon, l’eau de Javel, les concentrés de tomates ont été soumis à l’autorisation spéciale d’importation ; pour le moment, ils ne sont pas soumis à l’autorisation spéciale d’exportation comme d’autres produits le sont. Autrement dit, la régulation ne concerne que l’impor-tation des produits similaires à ces produits. S : Nous sommes dans la zone UEMOA, un espace communautaire qui préco-nise la libre circulation des biens et des personnes. Qu’en est-t-il de la conformité de ce décret avec les normes communautaires ? H.S : Ce décret est en phase avec les règles communautaires. Car, ce dispositif qui a été mis en place n’est pas fait pour interdire l’importation de produits similaires étrangers. Il s’agit juste pour permettre à l’Etat d’avoir de la visibilité pour suivre les flux d’importations et réguler le marché intérieur pour accompagner nos unités nationales dans l’écoulement de leurs productions et protéger nos consommateurs. Cela veut dire que les produits similaires que l’on vient d’inscrire sur la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation et d’exportation sont toujours importés, mais le marché est régulé. S : Nous sommes dans le « mois du consommer local ». Quel est message voulez-vous lancer à toutes les parties prenantes, notamment les importateurs et les populations, pour accompagner cette mesure du gouvernement burkinabè et permettre à ce décret de produire tous les effets attendus ? H.S : Ces produits mis sur le marché sont le résultat des efforts de tous : du gouvernement, de la population et du secteur privé. Il appartient donc à tous les Burkinabè de consommer ce que nous produisons et transformons afin de booster nos investissements, de garantir la rentabilité de ces unités, de créer des emplois. A travers ce mois du consommons local, nous voulons inviter toute la population à consommer ce que nos unités industrielles mettent sur le marché afin d’assurer leur pérennité. Nous gagnerons à consommer ces produits afin de permettre de rentabiliser leurs investissements, de créer des emplois pour nos enfants et nos frères et créer de la richesse au profit de tout le monde et également assurer la protection de tout un chaque un de nous en tant que consommateur. Car, ces mesures de régulation profitent au final aux consommateurs. C’est un cri du cœur que je lance à toute la population : consommons ce que nous produisons, consommons ce que nous connaissons. Encourageons nos unités industrielles en consommant leurs produits. Et dans c’est cette dynamique collective que nous allons travailler à valoriser notre industrie nationale qui fera la fierté de tous les Burkinabè qui va contribuer à booster notre économie.

Interview réalisée par Mahamadi SEBOGO Windmad76@gmail.com

Journée mondiale de la santé mentale : les crises post-traumatiques au menu des échanges

A l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé une conférence publique sur la « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires », le samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou. Selon l’Organisation mon-diale de la santé (OMS), la santé mentale est une composante essentielle de notre santé, permettant de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et travailler et de contribuer à la vie de la communauté. Cependant, cette santé peut être troublée par de nombreux facteurs dont, la crise sécuritaire. C’est dans cette optique que le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale, une conférence publique pour sensibiliser la population sur les conséquences de la santé mentale sur la population, samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou. Le thème choisi est : « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires ». Le conférencier, Dr Alphonse Nikiema, par ailleurs, psychiatre-psychothérapeute au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo, a relevé que la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso, a un impact sur la santé mentale des populations, aussi bien les personnes sinistrées que celles qui les protègent. Il a soutenu qu’1/5 des personnes dans les zones de guerre souffrent des troubles mentaux.
Le chef de service de psychiatrie de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué : « la santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmonieux de chacun de nous et
qui aide à une bonne productivité en termes de rendement ».
« Contrairement aux blessures physiques, celles psy-chiques sont souvent invisibles », a-t-il mentionné. Pour Dr Alphonse Nikiema, les séquelles liées à la guerre durent souvent une dizaine d’années, si elles ne sont pas prises en charge. Il a donc appelé la population à être attentive face aux troubles de comportement et à consulter un spécialiste. Pour une bonne santé mentale, le psychiatre-psychothérapeute préconise la vie en communauté, la pratique du sport et un sommeil régulier. La conférence s’est déroulée en présence du chef de service de psychiatrie de l’hôpital universitaire Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué. Pour lui, il n’y a pas de santé sans santé mentale. « La santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmo-nieux de chacun de nous et qui aide à une bonne productivité en termes de rendement », a-t-il relevé. Aussi, Boubacar Bagué a ajouté que quand la santé mentale est troublée, cela entraine des conséquences, pour l’individu lui-même, mais également pour son entourage. Il a, en outre, rassuré que les agents de santé vont être outillés pour accompagner les patients atteints de troubles, de stress post-traumatique, de dépressions, d’anxiété et les conduites addic-tives.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

Campagne agricole humide au centre pénitentiaire de Baporo : Pour 500 tonnes de céréales prévues, plus de 1014 tonnes sont attendues

Le camarade Me Edasso Rodrigue BAYALA, ministre de la Justice a effectué, le vendredi 9 octobre 2026, une visite au centre pénitentiaire agricole de Baporo. Cette sortie de terrain visait à apprécier l’évolution de la campagne agricole humide 2026. Au terme de la visite, le constat est plus que satisfaisant, avec des champs présentant une belle physionomie, le riz déjà en pleine récolte. Avec des poches de sécheresse au stade des semis, sur les 300 hectares emblavés, 263 hectares ont pu être exploités, dont 90 hectares de riz, 85 hectares de maïs, 63 hectares de sorgho, 20 hectares de niébé et 5 hectares de sésame. Pour toutes ces spéculations, il est attendu une récolte totale de 550,2 tonnes pour le seul centre pénitentiaire agricole de Baporo. C’est la traduction en actes concrets de la vision du chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré Président du Faso, qui consiste à faire désormais de la prison une opportunité de production agricole et de formation professionnelle. Produire pour se nourrir, punir pour réinsérer dans la société, tel est désormais le slogan dans tous les établissements pénitentiaires du Burkina Faso. Le ministre de la Justice s’est dit très satisfait des résultats de cette campagne, qui augurent de perspectives encourageantes pour la suite des récoltes. « Nous sommes très satisfaits aujourd’hui parce que nous sommes déjà aux récoltes pour le riz, et même le maïs est déjà à maturité », s’est-t-il exprimé. En rappel, la production pénitentiaire totale de 2020 à 2025 s’élève à environ 640 tonnes avec 350 tonnes produites en 2025. « Si les 1014 tonnes sont réalisées, ce qui est évident, car, on est aux stades des récoltes, c’est dire que l’on réalisera en une année deux fois ce qui a été réalisé en 6 ans », selon le camarade ministre. Il faut aussi rappeler que cette production exceptionnelle est le résultat des réformes entreprises par le ministre Bayala depuis son arrivée à la tête du ministère de la Justice avec une mise en exergue du travail d’intérêt général. A Baporo, plus de 350 pensionnaires sont occupés par les travaux agricoles. Pour leur part, les pensionnaires ont réaffirmé leur engagement à faire de Baporo le grenier par excellence des établissements pénitentiaires du Burkina Faso. A travers cette ambition, ils entendent poursuivre leurs efforts pour accroître les rendements et consolider les acquis de la production agricole.

DCRP-MJ

Construire notre narratif

Face au terrorisme et à la guerre communicationnelle, le Burkina Faso et les deux autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) doivent davantage affirmer leur capacité à raconter eux-mêmes leur histoire. Les 15es Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) qui ont refermé leurs portes, le vendredi 9 octobre 2026, ont remis cet impératif au centre des débats. Au Burkina Faso, la lutte contre le terrorisme engage les forces de défense et de sécurité. A cette réalité s’ajoute une bataille de l’information dans laquelle les faits, les images et les paroles sont instrumentalisés à des fins de manipulation. Face aux fausses nouvelles, à la désinformation et aux récits hostiles, la réponse ne saurait se limiter à la dénonciation. Elle doit être organisée, rapide, pertinente et convaincante. C’est tout l’intérêt d’une réplique tactique médiatique : assurer une veille permanente, vérifier les informations, identifier les narratifs trompeurs et leur opposer des contenus documentés, accessibles et capables de convaincre. Il ne s’agit pas de toujours réagir systématiquement à chaque provocation, mais de savoir quand, comment et avec quels arguments intervenir pour rétablir les faits et éclairer l’opinion. De toute évidence, les médias burkinabè ne partent pas de zéro. Au quotidien, des contenus sont conçus et diffusés pour contrer les fakes news, déconstruire les manipulations, rétablir la vérité des faits et faire connaître les réalités du pays. Des journalistes s’emploient à expliquer les enjeux nationaux, à valoriser la résilience des populations et à rendre compte des efforts de reconstruction. Cet engagement mérite d’être consolidé. L’enjeu est désormais de franchir un nouveau palier en renforçant les dispositifs de veille informationnelle, les capacités de vérification numérique et l’anticipation des campagnes de désinformation. Il faut aussi investir davantage dans la conception de contenus originaux, pédagogiques et persuasifs, adaptés aux différents publics et aux nouveaux modes de consommation de l’information. Car, une information juste, si elle arrive trop tard ou ne parvient pas à son public, risque de laisser le champ libre aux fausses nouvelles. Les médias sont ainsi convoqués à assumer pleinement leur rôle dans la bataille des récits. Cela suppose de signer, par les actes et les pratiques professionnelles, un véritable engagement à occuper l’espace public. Laisser les autres raconter nos vécus, définir nos priorités et façonner seuls la perception de nos réalités reviendrait à leur abandonner une part essentielle de notre souveraineté. Notre récit doit être construit par nous-mêmes, avec nos mots, nos langues, nos références et nos expériences. Le Burkina Faso ne se résume ni au terrorisme ni aux épreuves qu’il traverse. Des femmes et des hommes continuent de travailler, d’entreprendre, de créer et de participer à la construction nationale. Ces réalités méritent d’être documentées, expliquées et portées à la connaissance du public, sans jamais sacrifier l’exigence de vérité sur l’autel de la communication. Les conférences publiques et les conférences de presse du gouvernement sont illustratives de cette démarche. Les recommandations des 15es UACO tracent, à cet égard, une voie : lutter contre la désinformation, renforcer les compétences numériques et éditoriales et soutenir la production de contenus africains de qualité. Mais les recommandations ne suffisent pas. Les rédactions doivent consolider leurs pratiques de vérification, structurer leur veille et investir dans des formats capables de retenir l’attention, de susciter l’adhésion et de résister à l’agressivité des contenus trompeurs, car, la manipulation n’a plus de limite. Elle allie désinformations, l’appel à l’émotion, aux faux experts, aux sondages tronqués… Cela vise à formater l’opinion publique, installer la peur, discréditer les autorités, provoquer la révolte. A l’échelle de l’AES, la coopération médiatique en cours permettra de développer des compétences communes en matière de veille, de vérification numérique et de production éditoriale. La circulation des contenus entre les médias publics des trois pays constitue un levier important pour mieux faire connaître les réalités sahéliennes, croiser les regards et donner davantage de visibilité aux initiatives des peuples de la Confédération. La déconstruction des récits appelle donc à un engagement collectif, durable et méthodique. Au dela des médias, les intellectuels de tous bords, les autorites coutumieres et religieuses, les FDS et tous les citoyens ont une part contributive à la construction de notre narratif. Car, si les armes peuvent défendre un territoire, une information rigoureuse et un récit maîtrisé contribuent à préserver l’image du pays, à consilder la cohésion des peuples et à renforcer leur confiance en leur propre avenir.

Par Assetou BADOH

Campagne agropastorale 2026-2027 : Ismaël Sombié salue les performances de la ferme « Yere Ta »

Le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité la ferme « Yere Ta» du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso. Ce sont travers des mots de félicitation et d’encouragement que le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a adressé au Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou à l’issue de la visite de la ferme « Yere Ta » de Matourkou à Bobo-Dioulasso. En effet, dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le camarade ministre d’Etat y a marqué une halte, le samedi 10 octobre 2026. Il a pu apprécier les efforts engagés par le CBF pour accroître les capacités de production, renforcer la disponibilité des semences et des produits vivriers, et promouvoir les bonnes pratiques agricoles. « Nous avons vu du maïs de consommation, du sésame, du niébé et visiblement les rendements sont très importants et les plantes se portent bien. Nous avons interpellé les équipes de prendre les dispositions pour que cette production puisse se poursuivre au cours de la campagne sèche à venir», a-t-il exhorté. Selon le directeur général du CBF, Clément Attiou, sur une superficie globale de 300 hectares, la ferme a emblavé 243 hectares au cours de la campagne. Ils sont répartis entre trois principaux types de production à savoir : la production semencière, la production destinée à la consommation et la production fruitière. « La production semencière couvre environ 36 hectares, dont 17,6 hectares de niébé et 17 hectares de maïs. La production vivrière occupe environ 150 hectares. Quant à la production fruitière, elle s’étend sur près de 80 hectares et concerne notamment l’anacarde, la mangue et le citron », a-t-il précisé. Pour lui, ces superficies traduisent la volonté du CBF de contribuer à l’approvisionnement du monde rural en semences et en produits agricoles, tout en valorisant le potentiel productif du site. Elles illustrent également la place que peut occuper une ferme de référence dans la promotion des filières agropastorales et halieutiques et la diffusion de pratiques de production performantes. Au regard des résultats engagés et des perspectives du site, le premier responsable du département de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique au-delà de la saison humide. Il a invité les responsables du CBF à anticiper la campagne sèche, en renforçant les dispositifs d’irrigation afin de soutenir l’intensification de la production et d’accroître les superficies cultivées. Au-delà des cultures déjà pratiquées, Ismaël Sombié a également recommandé d’élargir la gamme des spéculations à travers l’introduction de cultures spécifiques à fort potentiel, notamment le palmier à huile, la vigne, la banane plantain et le cacao. L’ambition, de son avis, est de faire de la ferme « Yere Ta », un véritable champ témoin, réunissant une grande diversité de cultures et permettant de promouvoir des itinéraires techniques adaptés, des pratiques performantes et des modèles de production reproductibles.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO


Le ministre Ismaël Sombié satisfait de l’état des cultures à Guenako Le site de Guenako dans la province du Kénédougou, déclaré d’utilité publique par le gouvernement il y a deux ans, a été mis à la disposition des populations pour une exploitation encadrée par la société Faso Agropole, à travers l’agropole de Samandéni, qui couvre cette zone. A l’issue de sa visite, le ministre s’est réjoui de l’état général des cultures et des investissements consentis pour soutenir la production agricole. « Nous avons vu que les plantes se portent globalement très bien. Au cours de cette campagne agricole, des investissements importants ont été réalisés dans la production du niébé et du soja, aussi bien pour les semences de base que pour les semences certifiées. Ces efforts visent à renforcer les capacités de production et à améliorer la disponibilité des semences de qualité au profit des producteurs », a-t-il indiqué. Pour lui, malgré ces résultats encourageants, des défis restent à relever pour valoriser pleinement le potentiel agricole du site. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer la fertilité des sols grâce à des apports d’amendements adaptés. Il a également souligné l’importance de développer des systèmes d’irrigation performants afin de permettre aux producteurs d’exploiter durablement les terres et de réaliser plusieurs campagnes agricoles au cours d’une même année. De l’avis du commandant Ismaël Sombié, la mobilisation de l’eau constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance de l’agriculture aux aléas climatiques. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président du Faso, à travers la mise en œuvre de dix opérations présentées récemment lors d’une conférence de presse. Ces opérations visent notamment à promouvoir la production sous maîtrise totale de l’eau, afin de sécuriser les activités agricoles et d’accroître les rendements. Ismaël Sombié a saisi l’occasion pour rassurer la disponibilité de son département à accompagner les femmes engagées sur le site tout en les encourageant dans la production.

POO

‎Initiative presidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive : L’Ambassadeur pour le sport joue la carte de la Ligue de l’Espoir (LIDE)

Le stade Wobi de Bobo-Dioulasso a abrité samedi 10 octobre, le lancement officiel de la première édition de la Ligue de l’Espoir (LIDE). Portée par l’Ambassadeur pour le Sport, le Camarade Charles KABORÉ, ancien capitaine des Étalons, cette compétition, réservée aux moins de 17 ans (U17), s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à travers l’Initiative Présidentielle pour la Relève et la Promotion de l’Élite Sportive. Le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, le Camarade Ousmane OUATTARA, représentant le Premier ministre, Patron de cette édition, a, dans son discours, relevé le rôle cardinal de la jeunesse dans la Révolution Progressiste Populaire : « Le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, place la jeunesse au cœur de la transformation nationale (…) Investir dans la jeunesse, c’est préparer l’avenir de la Nation. Structurer le sport à la base, c’est donner à cette jeunesse des fondations solides pour bâtir l’avenir ». Selon l’Ambassadeur pour le Sport, le Camarade Charles KABORÉ, ce championnat représente une opportunité majeure d’expression et de visibilité pour les jeunes de 13 à 17 ans. « C’est une initiative très importante pour la jeunesse sportive et la promotion de nos compétences (…) Cette compétition offre une opportunité aux jeunes d’être détectés par de grands clubs nationaux et étrangers », a-t-il souligné. Au-delà des aspects compétitifs, avec ce projet ambitieux et s’appuyant sur son expérience, il s’agit pour l’ancien capitaine des Étalons, de transmettre les exigences du milieu professionnel aux plus jeunes. « On veut créer ce cadre-là pour qu’ils soient régulièrement en compétition, comme nous, on l’a été dans le temps. (…) Aujourd’hui nous venons traduire cette expérience ici avec l’accompagnement du Camarade Président, Capitaine Ibrahim TRAORÉ », a expliqué l’Ambassadeur pour le Sport. Cette édition de la LIDE réunit 16 formations réparties entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, et pose les bases d’un renouveau du football national. Elle ambitionne de devenir un pilier durable du développement du football burkinabè. C’est une initiative qui est mise en œuvre en attendant la Ligue de la Souveraineté, annoncée à l’issue du Conseil des ministres du jeudi dernier avec une plus large ouverture en termes de catégories et une envergure nationale prenant en compte toutes les régions du pays. Le match inaugural de cette première édition de la Ligue de l’Espoir a vu la victoire des U17 de Rahimo FC sur ceux de Vitesse FC par 3 buts à 2. ‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Côte d’Ivoire : Euphrasie Kouassi Yao réinvestit son Prix Harambee au profit des femmes et des jeunes

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La lauréate du Prix Harambee 2026, Euphrasie Kouassi Yao, a consacré la dotation financière de cette distinction à des initiatives en faveur des femmes et des jeunes de la région du Gbêkê. La cérémonie de réinvestissement, organisée le 10 octobre 2026 à Bouaké, a notamment permis de financer 12 femmes et jeunes filles, de certifier 115 personnes en intelligence artificielle et de distribuer 350 ouvrages. La distinction reçue à Madrid prend une dimension concrète sur le terrain. Le 3 mars 2026, Euphrasie Kouassi Yao a remporté le Prix Harambee pour l’égalité de la femme africaine. Plutôt que de conserver la dotation financière de 10 000 euros, soit 6 559 570 francs CFA, la ministre, conseillère spéciale du Premier ministre ivoirien chargée du Genre, a choisi de la réinvestir dans des actions au profit des femmes et des jeunes. L’Université ICK de Bouaké a accueilli, le samedi 10 octobre 2026, la cérémonie consacrée à cette initiative. Plus de 320 personnes y ont pris part, aux côtés des autorités municipales et régionales, de représentants de la jeunesse et du Forum des confessions religieuses et coutumières. « Harambee veut dire : tous ensemble », a rappelé Euphrasie Kouassi Yao devant les participants, soulignant ainsi l’esprit de solidarité qui a guidé son choix. Douze femmes et jeunes filles soutenues dans leurs activités Au cœur de cette initiative figure l’autonomisation économique des femmes. Douze femmes et jeunes filles de la région du Gbêkê ont chacune bénéficié d’un financement de 300 000 francs CFA pour développer leurs activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires exercent dans différents domaines, notamment la transformation du manioc, l’élevage, la restauration, l’artisanat, la santé communautaire, la production de jus de fruits et le tissage. L’appui concerne également des initiatives en faveur des femmes rurales. Au-delà du financement, la lauréate du Prix Harambee a invité les bénéficiaires à faire fructifier les ressources reçues, à respecter leurs engagements et à soutenir, à leur tour, une autre femme ou une jeune fille. « Ces financements ne sont pas une fin en soi. Ils sont un point de départ », a-t-elle indiqué. Cette démarche entend ainsi inscrire l’appui financier dans une dynamique de solidarité et de transmission, afin que les bénéficiaires puissent contribuer à l’autonomisation d’autres femmes. L’intelligence artificielle au service des compétences La cérémonie a également été marquée par une initiative de renforcement des compétences numériques. Au total, 115 femmes et hommes de la région ont reçu leurs certificats à l’issue d’une formation en intelligence artificielle. Cette action met en avant le développement des compétences numériques comme autre volet des initiatives conduites en faveur des populations du Gbêkê. Dans le même esprit de mobilisation collective, Euphrasie Kouassi Yao a procédé à l’installation de l’un des premiers Comités Pratiques de LA BASE, le Réseau des Bâtisseuses et des Bâtisseurs d’Amour et de Solidarité Efficace. Né en 2020, dans le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19, ce réseau est issu du Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire. Le bureau de Bouaké, présidé par Marina Fatoh, constitue une étape dans le déploiement de ces comités en Côte d’Ivoire et à l’international. 350 ouvrages distribués pour promouvoir la lecture L’éducation a constitué un autre temps fort de la journée. Quatre élèves ont présenté leur compréhension du roman EKY ou le secret de la réussite, agréé par le ministère ivoirien de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation et prescrit aux classes de troisième depuis la rentrée scolaire 2024-2025. Ils ont chacun reçu un kit scolaire. Trois lauréats d’un concours de lecture ont également été distingués. Par ailleurs, cinq établissements scolaires ont reçu chacun 50 ouvrages, soit 250 livres. Dans chaque établissement, dix livres sont destinés à la bibliothèque et quarante exemplaires sont remis à des élèves issus de familles en difficulté. Au total, 200 élèves ont ainsi reçu leur propre exemplaire. D’autres ouvrages ont été distribués à des élèves et à des femmes entrepreneures, portant à 350 le nombre total de livres remis au cours de la cérémonie. Une double célébration institutionnelle Cette journée de réinvestissement s’inscrit dans la célébration de deux anniversaires : les 15 ans du Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), créé le 4 octobre 2011, et les 20 ans de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD), fondée le 11 janvier 2006. Dirigée par Euphrasie Kouassi Yao et basée au Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES), au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la Chaire UNESCO intervient notamment dans les domaines de l’égalité des chances, de l’accès à l’eau et de la construction de la paix. En 2018, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a reconnu le Compendium comme le meilleur programme africain de valorisation des compétences féminines, selon le communiqué. À travers cette initiative à Bouaké, Euphrasie Kouassi Yao a ainsi associé son prix international à des actions locales touchant à l’autonomisation économique, au développement des compétences numériques et à l’éducation. Une manière de donner une portée collective à une distinction individuelle, en misant sur les capacités des femmes et des jeunes. T.K.