Derniers articles

Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

0
Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Translog Africa 2026 : des recommandations pour renforcer la chaine de transport

La Ve édition du Symposium international sur le transport et la logistique a clos ses travaux, jeudi 21 octobre 2026, à Ouagadougou, par des recommandations visant à renforcer la résilience et la sécurisation des chaînes de transport et de la logistique. Les travaux de la Ve édition du Symposium international sur le transport et la logistique (Translog Africa) placés sur le thème, « Résilience et sécurisation des chaînes logistiques dans un environnement mondial en pleine mutation », se sont achevés sous de bons auspices. En effet, la cérémonie de clôture qui est intervenue dans l’après-midi du jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, a permis aux participants de poser un diagnostic et formuler des recommandations visant à renforcer la résilience et la sécurisation des chaînes de transport et de la logistique. Parmi des contraintes soulevées, il ressort la vétusté des infrastructures, l’insuffisance de la digitalisation et de l’interconnexion des systèmes, les guichets uniques non opérationnels, la persistance des pratiques anormales, les surestaries et les frais de détention qui alourdissent les coûts logistiques. En réponse à ces préoccupations, des recommandations majeures ont été formulées. Il s’agit entre autres, de l’élaboration de schémas directeurs national et régional de la logistique, la mise en place d’un guichet unique maritime et du commerce extérieur, l’interopérabilité des plateformes numériques entre les ports, les douanes et les opérateurs. En outre, la simplification de l’amen- dement des connaissements, le développement d’une expertise nationale en ingénierie logistique et le renforcement de la coopération entre Etats voisins ont été aussi proposés.

Translog Africa institutionnalisé

Les recommandations formulées par les participants…
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, qui a présidé la clôture des travaux aux côtés de son homologue du Niger le colonel-major Amadou Abdourahamane, a rassuré que les recommandations ne sauraient demeurer lettre morte. « Nous veillerons à la mise en place, sans délai, d’un comité de suivi confié au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), et accompagnerons l’élaboration de l’instrument juridique consacrant la reconnaissance officielle de Translog Africa », a-t-il promis. A cette Ve édition, Translog Africa a été officiellement institutionnalisé en tant que plateforme intergouvernementale et partenariale permanente de concertation sur les transports, la logistique et sécurité en Afrique. Il a désormais pour missions principales de promouvoir l’harmonisation d’un cadre réglementaire et juridique régissant le transit et le transport transfrontalier en Afrique, d’accélérer la digitalisation, la cybersécurité et la résilience des infrastructures logistiques portières, ferroviaires et routières, de faciliter le dialogue public-privé entre les ministères en charge des transports, les conseils des chargeurs, les opérateurs privés de la chaîne logistique etc. Le ministre Emile Zerbo a invité chaque acteur à s’approprier la part qui lui revient car Translog Africa doit demeurer un instrument de coopération au service d’une Afrique qui décide par elle-même et pour elle-même. « C’est le sens du combat que mène le Burkina Faso, sous le leadership éclairé du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, qui a fait de la souveraineté et du développement endogène des choix irréversibles », a-t-il soutenu. Le ministre Zerbo a rendu un hommage aux forces combattantes qui sécurisent, au prix de leur vie les routes et les corridors. Il a, par ailleurs, témoigné sa gratitude au ministre des Transports et de l’Aviation civile de la République du Niger, le colonel-major Amadou Abdourahamane pour sa présence à l’évènement.

Aly SAWADOGO

Opération « zéro poulailler vide » : des poules et des aliments pour volaille remis aux fermiers à Mogdin et à Gampéla

Le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a remis des kits composés de poules et d’aliments pour volaille à des fermiers de Mogdin et de Gampéla dans la commune de Saaba, jeudi 22 octobre 2026. L’opération « zéro poulailler vide » est en marche. En effet, le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a visité deux fermes avicoles à Mogdin et à Gampéla dans la commune de Saaba, à la périphérie Est de Ouaga-dougou, jeudi 22 octobre 2026. Il a, à l’occasion, remis des kits composés de poules et d’aliments pour volaille aux fermiers de ces localités. A Mogdin, le fermier Abdoul Razack Seni a remercié le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques pour l’initiative. « Le Burkina Faso a vraiment besoin de cette opération. Ces poulets locaux améliorés vont nous permettre d’accroitre la production avicole dans notre Centre de formation professionnelle agricole Baôba (CFP-AGB) », a-t-il déclaré. Il a ajouté que c’est l’occasion pour son centre de montrer à ses apprenants comment réceptionner les poulets et les entretenir jusqu’à maturité.

Satisfécit des aviculteurs

Abdoul Razack Seni a, par ailleurs, rappelé que le CFP-AGB a été créé en juillet 2025 et a formé au total 100 personnes (formation initiale et de courte durée), en collaboration avec la délégation spéciale de Saaba. La fermière de Gampéla, Mamounata Kaboré, a également témoi-gné sa satisfaction d’être sélectionnée dans la dyna-mique de l’opération « zéro poulailler vide ». « Je suis une nouvelle retraitée et je produis depuis 2024. Mais, par la suite, j’ai enregistré des difficultés. Je salue cette action concrète de l’Etat burkinabè », a-t-elle signifié. Elle a confié que pour le moment, elle est bénéficiaire de 35 sacs d’aliments de volaille, en attendant les poulets. Quant au directeur général des productions animales, Emilien Bakoné, il a soutenu que l’opération « zéro poulailler vide », lancée le 21 août 2026, s’inscrit dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028. « C’est une première initiative de pouvoir renforcer les capacités d’au moins 500 aviculteurs modernes et traditionnels en leur dotant de kits », a-t-il laissé entendre. Sur le plan de l’élevage moderne, aux dires de Emilien Bakoné, il est prévu d’offrir à chaque bénéficiaire un kit de 1 000 poussins de chair et de plus de deux tonnes d’aliments de volaille ainsi qu’un appui en vaccin. « Pour ce qui est de l’élevage traditionnel, le kit était de 100 volailles adultes composés de 90 poules et 10 coqs avec un accompagnement d’aliments de volaille de trois tonnes et de soins vétérinaires », a-t-il fait comprendre. Le directeur général des productions animales a aussi fait savoir que 24 000 personnes se sont inscrites sur la plateforme du ministère en charge de l’agriculture après le lancement de l’opération « zéro poulailler vide ». « A l’issue de la sélection, 516 bénéficiaires ont été retenus et présentés au public », a relevé Emilien Bakoné.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

SIAO 2026 : la LONAB injecte 50 millions F CFA pour l’organisation

La Loterie nationale burkinabè (LONAB) apporte son soutien à l’organisation du 18e Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) à hauteur de 50 millions F CFA. Cet appui financier a fait l’objet d’une signature de convention entre les deux institutions, le jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou. Traditionnel partenaire du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), la Loterie nationale burkinabé (LONAB) a, une fois de plus, marqué sa disponibilité à accompa-gner ce rendez-vous international de l’artisanat africain. Pour l’organisation de cette 18e édition SIAO, qui se tient du 30 octobre au 8 novembre 2026, dans la capitale burkinabè, sur le thème, « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel », en tant que sponsor officiel, la Nationale des jeux a décidé d’apporter un soutien financier à hauteur de 50 millions F CFA. Cet appui a fait l’objet d’une signature de convention entre les deux structures, le jeudi 22 octobre, à Ouagadougou. Selon le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani, cette contribution financière de 50 millions F CFA traduit la volonté de sa structure à accompagner la réussite de cet évènement majeur. Il a relevé que le SIAO contribue à révéler le talent, le savoir-faire et à créer des emplois, à générer des revenus et à valoriser l’identité culturelle du Burkina Faso voire de l’Afrique. « Cet engagement de la LONAB est en parfaite cohérence avec notre plan stratégique révisé 2023-2027, notamment son axe relatif au développement socio-écono-mique et à la promotion des initiatives créatrices de valeurs au profit des populations », a-t-il souligné. Cette collaboration, a-t-il poursuivi, s’appuie sur une histoire de confiance réciproque entre les deux partenaires et sur la réussite des éditions passées. Il est convaincu que lorsque les institutions nationales travaillent ensemble, les résultats suivent. En contrepartie de cet appui, la LONAB bénéficiera d’un espace de promotion et de vente de ses produits. Ibrahim Ben Harouna Zarani a salué le travail qu’abat au quotidien le comité d’organisation du SIAO, tout en formulant le vœu que cette édition connaisse un succès et contribue davantage à la promotion du savoir-faire burkinabè et au rayonnement de l’artisanat africain. Le directeur général du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, Eric Bassolé, a confié que cet apport financier va contribuer à faire face à beaucoup de défis rencontrés sur le site du SIAO. Il traduit sa gratitude à la LONAB qui accompagne le SIAO depuis plu-sieurs éditions, tout en lançant un appel aux sociétés d’Etat ainsi que celles du privé à emboiter le pas de ce partenaire afin de faire briller davantage l’artisanat africain, et en particulier burkinabè.

Mahamadi SEBOGO Aïssatou DIARRA (Stagiaire)

Le rendez-vous manqué

Ce matin, j’ai attendu l’Afrique sur le quai de l’avenir Elle vrombissait au loin dans un nuage de poussière Les yeux larmoyant de joie, j’ai cru en elle avec zèle Elle vociférait dans la nuée ardente des volcans gênants Ce matin, je l’ai vue marcher, tanguant à pas de charge Ployant sous son propre poids et portant des faix défaits En tombant de partout, ses membres s’érodaient en l’air L’heure était grave sur le chemin de toutes les entraves Ce matin, j’ai vu l’Afrique debout sur des crics en briques Sa posture inclinée vers l’Ouest la brisait en deux au centre Pendant qu’au Sud, elle se donnait des coups de sa corne Sur son flanc Nord, les boussoles avaient perdu les repères Ce matin, elle est arrivée dans un berceau de mort-né Dépouillée par la portée agitée de l’espoir reporté Elle ne repartira peut-être demain peut-être pas ou jamais A deux mains, demain, remettons l’Afrique en chemin !

Clément ZONGO clmentzongo@yahoo.fr

Forces armées nationales : 24 officiers en administration reçoivent leur diplôme

Les Forces armées nationales ont organisé une cérémonie de fin de formation des officiers stagiaires du premier cours de perfectionnement en administration et du deuxième cours d’application des officiers en administration, le jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou. Onze officiers stagiaires du premier cours de perfectionnement en administration et treize officiers stagiaires dont quatre femmes, du deuxième cours d’application des officiers en administration des Forces armées nationales ont fini leur formation. La cérémonie de sortie des promotions a eu lieu, le jeudi 22 octobre 2026, sous la présidence du directeur central de l’intendance militaire, l’intendant lieutenant-colonel Issa Konseiga. Pour le porte-parole des stagiaires, le commandant Yannick Cheick Kader Sourweima, le stage de perfectionnement en intendance a permis à des officiers chevronnés de réinterroger leurs pratiques, d’intégrer les nouvelles exigences de la gestion publique et d’adapter leurs compétences aux défis opérationnels contemporains. Quant au cours d’application des officiers d’administration, d’après lui, la promotion a suivi un cursus exhaustif de cours magistraux, de travaux dirigés, de conférences et d’immersion. Il a poursuivi que l’objectif assigné était de former des gestionnaires immédiatement opérationnels, capables d’administrer un corps de troupes, d’assurer la comptabilité des deniers et des matières et de soutenir le combattant avec rigueur et efficacité.
Ils sont 24 cadres compétents à renforcer les effectifs dans l’administration de l’armée.
Le président de la cérémonie, le directeur central de l’intendance militaire, l’intendant lieutenant-colonel Issa Konseiga, a, pour sa part, exprimé sa satisfaction pour cette fin de stage. Pour lui, la proclamation des résultats et la remise des diplômes consacrent les efforts des stagiaires et traduisent la volonté de renforcer les compétences nécessaires à l’efficacité du soutien aux Forces armées nationales. Ainsi, il a adressé ses chaleureuses félicitations aux récipiendaires. Toutefois, il a laissé entendre que le diplôme atteste les connaissances acquises, mais que c’est la qualité du service rendu qui révèle la véritable valeur professionnelle. En outre, le directeur Issa Konseiga a fait savoir que l’intendance militaire occupe une place essentielle dans la préparation et la conduite des opérations, car derrière chaque unité engagée, se trouvent des ressources à mobiliser, des besoins à anticiper, des approvisionnements à assurer et des droits à préserver. « La performance opérationnelle ne dépend donc pas uniquement de la qualité des équipements et de la détermination des combattants, elle repose également sur la fiabilité du soutien, la disponibilité des ressources et la rigueur de leur gestion », a-t-il expliqué. Car, a-t-il estimé, le soutien ne s’improvise pas, il se planifie, s’organise et se perfectionne grâce à des personnels compétents et responsables.

Evariste YODA

Création d’une société d’économie mixte à participation publique majoritaire, dénommée Société viticole du Burkina (SOVIB)

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 22 octobre 2026,
en séance ordinaire, de 09 H 00 min à 14 H 06 min, sous la présidence du
Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale,
procédé à des nominations,
et autorisé des missions à l’étranger. Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous: CONSEIL DES MINISTRES

Production textile nationale : la SONABEL confie ses tenues de travail à TEXFORCES-BF

La Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF) ont signé, le mercredi 21 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, une convention de partenariat portant sur la confection des tenues de travail des agents de la nationale d’électricité. Une collaboration qui ambitionne de valoriser le coton burkinabè et de renforcer la souveraineté économique du pays. Du coton burkinabè pour habiller les travailleurs burkinabè. C’est le principe qui sous-tend le partenariat conclu entre la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF). La convention a été signée dans l’après-midi du mercredi 21 octobre 2026, au siège de l’unité industrielle textile, à Logofourousso, en présence des responsables des deux sociétés d’Etat. A travers cet accord, TEXFORCES-BF s’engage à confectionner les tenues de travail du personnel de la SONABEL ainsi que d’autres articles textiles, selon les besoins exprimés par la société d’électricité. Pour les deux partenaires, cette collaboration traduit une volonté commune de privilégier la production nationale et de contribuer à la dynamisation du tissu économique burkinabè. « Outre sa portée contractuelle, cet acte traduit une ambition commune : valoriser notre savoir-faire indigène, renforcer la souveraineté économique de notre pays et faire davantage confiance aux capacités de production nationale », a déclaré le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo. Selon lui, le choix de TEXFORCES-BF constitue une opportunité de soutenir la filière textile nationale, de favoriser la transformation locale du coton et de créer de la valeur ajoutée au Burkina Faso. Il a également souligné que les tenues de travail ne servent pas uniquement à identifier les agents. « Elles contribuent aussi à leur protection, notamment dans l’exécution de leurs missions sur les installations électriques », a-t-il précisé. Souleymane Ouédraogo a ainsi insisté sur la nécessité de disposer de tenues adaptées aux exigences des métiers de l’électricité et répondant aux normes de qualité et de sécurité requises.

La qualité au cœur des exigences

Après la signature de la convention, le directeur général de la SONABEL et sa délégation ont visité les installations de TEXFORCES-BF. Cette visite a permis de constater les capacités de production de l’entreprise et de son aptitude à répondre aux besoins de la nationale d’électricité. Au terme de la visite, le patron de la SONABEL s’est montré émerveillé par le potentiel industriel de son partenaire. Il a salué le savoir-faire des équipes et la contribution des compétences nationales à la transformation du coton. « Depuis les champs, en passant par la logistique, jusqu’à la finition, nous arrivons à transformer le coton du Burkina Faso par des expertises burkinabè », a-t-il relevé. Pour le directeur général de TEXFORCES-BF, Karzoum Eugène Sondo, ce partenariat revêt une portée à la fois économique et symbolique. Les deux sociétés publiques, a-t-il expliqué, ont la responsabilité de travailler ensemble afin de promouvoir la production et la consommation nationales. Il a assuré que son entreprise entend s’appuyer sur une plani-fication « rigoureuse » et une organisation « efficace » pour satisfaire les commandes de la SONABEL. La qualité des produits, le respect des spécifications techniques et la maîtrise des délais de livraison figurent parmi les engagements mis en avant par le directeur général de TEXFORCES-BF. Selon DG Sondo, cette convention, au-delà de la fourniture des tenues de travail, porte l’ambition de maintenir davantage de valeur ajoutée dans l’économie nationale. « La confection locale peut contribuer à soutenir l’emploi, à valoriser les compétences burkinabè et à renforcer les débouchés de la filière coton-textile », a-t-il dit. C’est pourquoi il a, à cet effet, lancé un appel aux autres sociétés d’Etat, aux administrations publiques et aux entreprises privées ayant des besoins en uniformes et en vêtements professionnels, afin qu’elles privilégient la production locale. Pour Souleymane Ouédraogo, les ressources mobilisées par les entreprises nationales doivent également servir à soutenir les capacités productives du Burkina Faso. En misant sur ce partenariat, la SONABEL et TEXFORCES-BF entendent ainsi faire de la coopération entre entreprises burkinabè un levier de développement. Reste désormais à traduire les engagements annoncés en livraisons conformes aux exigences techniques et aux besoins des agents de la nationale d’électricité.

Kamélé FAYAMA

Les rencontres musicales africaines : la IXe édition des Followers à l’honneur

La IXe édition des Rencontres musicales africaines (REMA) a été lancée, mercredi 21 octobre 2026, à Ouaga- dougou. C’est parti pour la IXe édition des Rencontres musicales africaines (REMA). La soirée marquant le début de trois jours de réflexion autour des nouveaux mo-dèles de l’économie de la culture s’est tenue, mercredi 21 octobre 2026, à Ouaga-dougou. Le promoteur de « La Cour du Naaba » et directeur des REMA, Mohamed Kaboré, alias Alif Naaba, a indiqué que cette édition réunira des participants venus de 18 pays. Cette année, le thème retenu est : « Followers : de passifs à actifs ». Le promoteur a confié que l’objectif recherché est de voir comment amener les followers qui suivent les artistes à venir à leurs concerts. « Avoir des milliers d’abonnés ne signifie pas toujours disposer d’un public engagé, capable de soutenir concrètement une carrière musicale », a souligné Alif Naaba. Il a aussi mis en avant les transformations structurelles et opérationnelles apportées à cette édition. « Nous avons opté pour une soirée de lancement au lieu d’une cérémonie d’ouverture, comme nous le faisons d’habitude le matin. Cette cérémonie ne sera pas longue. Elle sera très musicale », a-t-il relevé. Selon le promoteur des REMA, ce forum permettra aux acteurs de la culture au niveau africain de dégager des idées qui contribueront à l’élaboration d’une politique en faveur de la musique africaine et nationale.

Promouvoir le vivre-ensemble à travers la musique

Le représentant du mi-nistre chargé de la Culture, Michel Saba, a soutenu que les REMA s’imposent aujourd’hui comme un rendez-vous majeur de l’agenda culturel régional, voire international. Il a relevé que l’ambition de son département est de faire de la musique un véritable secteur économique capable de générer des emplois, de soutenir l’entrepreneuriat culturel et d’offrir des perspectives à la jeunesse. Partenaire officiel des REMA, l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, a réitéré son soutien à cet évènement. « Il faut accroître la réputation de la musique africaine, de manière à augmenter également le nombre de sponsors qui se trouvent derrière », a-t-il signifié. Il a également rappelé la place centrale de l’art dans la cohésion nationale. « La culture occupe une place très importante dans la société burkinabè et constitue le ciment de son vivre-ensemble. L’Union européenne et les Etats membres sont toujours enchantés de pouvoir apporter leur contribution », a-t-il laissé entendre.

Julien ZOUNGRANA

Conseil des Ministres du 22 octobre 2026 :  2 800 milliards FCFA pour « l’Énergie pour Tous » dans 10 ans et Création de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB)

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 22 octobre 2026, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, Président du Conseil des Ministres. Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade Mathias TRAORÉ assurant l’Intérim du Ministre Porte-parole du Gouvernement, le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et pris des décisions importantes pour la bonne marche de la Nation, conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Pour le compte de la Présidence du Faso, le Conseil a adopté un décret portant création de l’Initiative Présidentielle Énergie pour Tous « Faso Wa-Fulu », en langue nationale san. Portée par le Ministère en charge de l’Énergie, cette initiative d’envergure nationale vise à garantir un accès généralisé à l’électricité d’ici à 2030.
D’un coût de plus de 2 800 milliards FCFA sur 10 ans, le programme s’articule autour de 4 composantes que sont les Brigades d’électrification, l’Inclusion communautaire, l’Accès énergétique et la Souveraineté énergétique. « Cette initiative vise à accélérer l’accès de l’énergie pour tous à l’horizon 2030. C’est une initiative qui va s’étaler sur une période de 10 ans, avec une première période d’accélération de la prise en charge des questions énergétiques et une seconde phase de 5 ans qui sera consacrée à la consolidation des acquis », a expliqué le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le Camarade Yacouba Zabré GOUBA.
Naissance de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB)
Au titre du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil a adopté un décret portant création d’une société d’économie mixte à participation publique majoritaire dénommée Société viticole du Burkina Faso (SOVIB).
Pour le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, le Camarade Serge Gnaniodem PODA, cette société d’économie mixte est dotée d’un capital initial d’un milliard FCFA avec une participation de 45 % pour l’État, 10 % pour BRAFASO et 45 % pour le secteur privé burkinabè.
« La SOVIB permettra la création de centaines d’emplois et la transformation de vignes produites au Burkina Faso », a soutenu le Ministre PODA. Cette unité industrielle sera basée à Bobo-Dioulasso, et nécessitera un investissement d’environ 9,8 milliards FCFA.
Direction de la communication de la Présidence du Faso