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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Qui ose gagne : le GPL, la prochaine frontière du secteur aval en Afrique

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Par Anibor O. Kragha, Secrétaire exécutif de l’African Refiners and Distributors Association (ARDA) L’investissement dans le GPL représente la grande opportunité qui définira le secteur aval africain au cours des deux prochaines décennies. La fenêtre d’action est ouverte dès maintenant. Lors du premier Sommet de l’AIE sur la cuisson propre en Afrique, organisé à Paris en mai 2024, Akinwumi Adesina, alors président de la Banque africaine de développement, a évoqué ses souvenirs d’études à la lumière de lampes enfumées et de feux de cuisson, auxquels il associe des problèmes de vue. Aujourd’hui encore, près d’un milliard d’Africains cuisinent au bois de chauffage et au charbon de bois. La pollution de l’air domestique tue environ 815 000 Africains chaque année. Entre 2022 et 2023, la population de l’Afrique subsaharienne a augmenté de 30 millions de personnes, tandis que seulement 11 millions ont eu accès à des modes de cuisson propres. Pendant une décennie, le raffinage a dominé le récit du secteur aval africain. Mais la prochaine frontière est le gaz de pétrole liquéfié (GPL) : le produit pétrolier qui connaît la croissance la plus rapide sur le continent, un pilier de la cuisson propre et un marché dont la chaîne d’approvisionnement reste insuffisamment développée. Des investissements urgents sont nécessaires, depuis le traitement du gaz et les terminaux d’importation jusqu’aux centres d’embouteillage, à la logistique intérieure et aux bouteilles destinées aux ménages. La prochaine phase de croissance de l’Afrique sera façonnée non seulement par ceux qui disposent des ressources, mais aussi par ceux qui investiront les premiers dans les infrastructures reliant l’offre à la demande.
LA COURSE À LA CONSTRUCTION DE L’AVENIR DU GPL EN AFRIQUE
Le GPL représente 76 % des personnes qui accèdent à la cuisson propre en Afrique subsaharienne. Pourtant, la région a consommé 6,4 millions de tonnes en 2025, soit 4,8 kg par habitant, contre plus de 50 kg en Afrique du Nord. La demande a progressé de 12 % l’année dernière, et CITAC Africa prévoit qu’elle sera presque multipliée par trois pour atteindre 17 millions de tonnes d’ici 2045. D’ici 2050, une personne sur quatre dans le monde sera africaine. La chaîne d’approvisionnement n’est pas prête. Les États-Unis sont le premier fournisseur de GPL de l’Afrique, mais aucun terminal d’Afrique subsaharienne ne peut décharger une cargaison complète d’un très grand méthanier (VLGC), soit environ 45 000 tonnes. Seules une vingtaine d’installations de stockage de GPL sur le continent ont une capacité d’au moins 10 000 tonnes, et les stocks couvrent généralement dix jours de demande ou moins. L’Afrique achète principalement sur le marché au comptant, en petites cargaisons coûteuses, sans contrats à long terme ni prévisibilité des prix. La demande n’est pas le facteur limitant. Ce sont les molécules, les terminaux, les bouteilles et les camions qui font défaut. En 2026, lorsque le détroit d’Ormuz a été fermé, les prix à l’importation en Afrique de l’Est et de l’Ouest ont bondi de 70 à 100 % au-dessus de leur moyenne de 2025. Lorsque le prix des recharges double ou que les dépôts sont à sec, les ménages retournent au charbon de bois. Le développement de la cuisson propre progresse à la vitesse de la chaîne d’approvisionnement en combustibles.
L’OPPORTUNITÉ SUR L’ENSEMBLE DE LA CHAÎNE DE VALEUR
Des investissements sont nécessaires à chaque maillon de la chaîne : dans le traitement du gaz et le raffinage afin de conserver davantage de GPL africain sur le continent, malgré des exportations d’environ 10 millions de tonnes par an ; dans des plateformes d’importation capables d’accueillir des VLGC et des capacités de stockage stratégique permettant de conclure des contrats à long terme ; dans des centres d’embouteillage et la fabrication de bouteilles afin de réduire les coûts pour les ménages ; dans la logistique intérieure destinée aux marchés enclavés ; et dans la distribution du dernier kilomètre grâce à la recirculation des bouteilles, aux petites bouteilles de 3 à 6 kg et aux systèmes de paiement à l’usage. L’AIE estime que l’accès universel à la cuisson propre en Afrique coûtera environ 2 milliards de dollars par an d’ici 2040, soit moins de 0,1 % des investissements énergétiques mondiaux. Le capital n’est pas rare ; ce sont les structures de financement bancables qui le sont. Trop souvent, les programmes financent uniquement le réchaud plutôt que l’ensemble de la chaîne. L’opportunité n’attendra pas : ceux qui agiront les premiers contribueront à façonner l’avenir du GPL en Afrique. Trois questions sont essentielles : qui investira, où et comment réunir les promoteurs de projets et les financiers ?
QUI DEVRAIT INVESTIR, ET POURQUOI ?
Aucun acteur ne peut y parvenir seul, mais chacun a un rôle à jouer et une raison d’agir. Les producteurs américains fournissent la majeure partie des cargaisons. Des contrats à long terme, assortis de formules de prix sur 12 à 24 mois ou davantage, peuvent rendre les plateformes d’importation bancables, idéalement avec une participation minoritaire au capital. Les producteurs sécurisent ainsi une région où la demande de GPL progressera pendant des décennies. Le département américain de l’Énergie soutient l’initiative Fueling Lives, qui promeut l’accès au GPL à l’étranger. Les négociants internationaux tels que Petredec, Vitol et Trafigura disposent des capacités maritimes, de la gestion des risques et des bilans nécessaires pour exploiter des plateformes couvrant plusieurs pays. Le regroupement et la redistribution des cargaisons sont au cœur de leur activité ; les premiers à se lancer peuvent sécuriser des emplacements portuaires de premier choix. Les partenaires du Golfe, notamment les compagnies pétrolières nationales, les fonds souverains et les organismes de financement du commerce, peuvent apporter des capitaux et financer les cargaisons tout en bénéficiant de la croissance du secteur aval. Le programme Oil Sustainability Program de l’Arabie saoudite soutient la cuisson propre au GPL par l’intermédiaire de Forward7, notamment du défi IGNITE. Les organismes saoudiens de financement du commerce peuvent financer les cargaisons. L’étape suivante consiste à mobiliser des capitaux pour les infrastructures. Les investisseurs chinois sont déjà à la table des négociations. En avril, la NNPC a signé un protocole d’accord avec Sanjiang Chemical et Xinganchen (Fuzhou) Industrial Park concernant un éventuel partenariat en capital visant à redémarrer et à développer les raffineries de Port Harcourt et de Warri, notamment les activités pétrochimiques et les pôles industriels fondés sur le gaz. Les entreprises chinoises peuvent nouer des partenariats dans le traitement du gaz, la pétrochimie et la fabrication de bouteilles, à condition que le butane de qualité cuisson soit réservé aux cuisines africaines. Les compagnies pétrolières nationales africaines apportent des terrains portuaires, des concessions, du gaz domestique et des partenariats avec les pays hôtes, tout en renforçant la sécurité énergétique grâce au gaz actuellement torché ou exporté. Les distributeurs africains tels qu’Oryx Energies, Sahara, Ardova et Rainoil connaissent les clients, les régulateurs et les itinéraires intérieurs. Oryx, désormais dirigée par des Africains à la suite du récent rachat par l’équipe de direction, est un acteur majeur de la commercialisation du GPL. En Tanzanie, l’entreprise a inauguré en 2024 le premier terminal d’importation de GPL de Zanzibar. À notre connaissance, les investissements de ces distributeurs dans le dernier kilomètre ont porté leurs fruits. Le modèle proposé est celui d’un consortium de plateformes régionales : un négociant comme opérateur, des contrats d’approvisionnement américains comme socle, une compagnie pétrolière nationale africaine comme partenaire du pays hôte, des financements du Golfe ou des institutions de développement, et des distributeurs africains au service des marchés intérieurs et du dernier kilomètre.
OÙ INVESTIR, ET POURQUOI ?
MARCHÉS D’ANCRAGE : L’ÉCHELLE AUJOURD’HUI Le Nigeria, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et l’Angola représentent plus de la moitié de la demande de l’Afrique subsaharienne. Le Nigeria, avec environ 1,4 million de tonnes, vise 5 millions de tonnes par an d’ici 2030. À mesure que la raffinerie Dangote remplace les importations, les possibilités se déplacent vers le traitement du gaz, le stockage, l’embouteillage et la distribution. La Côte d’Ivoire a enregistré une croissance de 12 % en 2025 et l’Afrique du Sud de 15 % ; Durban se dote d’un terminal de 30 000 tonnes, avec une plateforme ferroviaire prévue pour le Gauteng. L’Angola, exportateur net doté du plus récent grand terminal d’Afrique, à Barra do Dande, peut devenir un fournisseur régional.
PLATEFORMES DE CORRIDOR : UN TERMINAL, PLUSIEURS MARCHÉS
Les plateformes côtières peuvent desservir les pays voisins enclavés. Le Kenya (Mombasa) peut approvisionner l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et l’est de la RDC ; Taifa Gas achève la construction d’un terminal capable d’accueillir des VLGC, tandis que la consommation kenyane reste environ deux fois inférieure à son objectif de 15 kg par habitant. La Tanzanie peut desservir la Zambie, le Malawi, le Burundi et la RDC ; le terminal de Tanga de Petredec, capable d’accueillir des VLGC, doit entrer en service en 2027. L’Angola peut atteindre la RDC et la Zambie par le corridor de Lobito. La Côte d’Ivoire et le Ghana sont des portes d’entrée vers le Sahel ; le Ghana vise un taux de pénétration du GPL de 50 % d’ici 2030.
MARCHÉS FRONTIÈRES : LE PLUS GRAND POTENTIEL DE CROISSANCE
La République démocratique du Congo et l’Éthiopie comptent plus de 250 millions d’habitants, mais n’ont consommé respectivement que 25 000 et 28 000 tonnes de GPL en 2025, à peine plus qu’une cargaison de VLGC à elles deux. Kinshasa fonctionne au charbon de bois. Celui qui construira les routes d’approvisionnement vers ces marchés les façonnera pour toute une génération.
COMMENT L’ARDA RÉUNIT LES PROMOTEURS DE PROJETS ET LES FINANCIERS
Les investissements multinationaux nécessitent une plateforme neutre réunissant les gouvernements, les régulateurs, les entreprises et les financiers. C’est le rôle de l’ARDA. À l’occasion de sa 20e année d’existence, avec environ 85 membres à travers l’Afrique, l’ARDA peut réunir autour d’une même table les partenaires de consortiums de plateformes régionales. Constituer un portefeuille de projets. Le Forum de l’investissement de l’ARDA évalue les projets selon cinq critères (durabilité, soutien réglementaire, viabilité économique, viabilité technique et capacité d’exécution), puis met les projets bancables en relation avec des financiers, notamment Afreximbank, l’Africa Finance Corporation, Standard Bank et la Mauritius Commercial Bank. Déployer les capitaux. Avec le Global LPG Partnership (GLPGP), l’ARDA fait avancer la création d’un fonds d’un milliard de dollars américains consacré à la cuisson propre. Elle mobilise les institutions africaines de financement du développement et ses membres afin de constituer un portefeuille de projets, les terminaux capables d’accueillir des VLGC constituant la première catégorie prioritaire. Réduire les risques du marché. À travers son Forum annuel sur le GPL, coorganisé cette année avec la World Liquid Gas Association, ainsi que ses groupes de travail sur le GPL, la réglementation et le financement durable, l’ARDA plaide en faveur de règles de sécurité harmonisées, de prix reflétant les coûts, d’un accès ouvert aux infrastructures partagées, de stocks minimaux et de contrats types. L’ARDA préconise également un recours accru aux garanties partielles de risque, qui ne représentent que 5 % du financement public international de l’énergie propre destiné aux pays en développement. Partager les données et les partenariats. Avec CITAC, Argus, S&P Global, la World Liquid Gas Association et l’AIE, l’ARDA fournit des données de marché pour dimensionner les projets et éviter les surcapacités lorsque l’offre intérieure remplace les importations. Elle met ses membres en relation avec Fueling Lives et Forward7, partage des études de cas et relie les distributeurs et les innovateurs du dernier kilomètre aux dispositifs de soutien.
QUI OSE GAGNE
Les premiers acteurs prennent déjà position, et les capitaux chinois s’intéressent aux raffineries et au gaz du Nigeria. Washington et Riyad, capitales de deux des principaux pays exportateurs de GPL au monde, défendent la cuisson propre en Afrique, mais les investissements dans des terminaux à grande échelle n’ont pas suivi. C’est là que réside l’opportunité. Les sites portuaires, les concessions et les clients d’ancrage sont en nombre limité. Les investisseurs qui agissent maintenant peuvent sécuriser des terminaux, des contrats et des relations avec les clients sur un marché appelé à tripler. Ceux qui attendent risquent de trouver les meilleurs sites déjà occupés. Le combustible est disponible et la demande est certaine. Alors, qui veillera à ce que la prochaine génération puisse étudier à la lumière d’un éclairage propre et manger des repas cuisinés sans fumée ? Rejoignez les leaders du secteur au troisième Forum sur le GPL de l’ARDA, à Dar es Salaam, les 24 et 25 novembre 2026, autour du thème « Libérer le potentiel du GPL en Afrique : un catalyseur de l’industrialisation, de la sécurité énergétique et d’une transition énergétique inclusive », afin d’examiner qui saisira cette opportunité et transformera le potentiel du GPL africain en investissements, en retombées concrètes et en un avenir plus sain pour tous. Qui ose… gagne. Le moment, c’est maintenant.

Biennale de Luanda : Euphrasie Kouassi Yao plaide pour le leadership des femmes dans la gestion de l’eau

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La ministre-conseillère spéciale du Premier ministre ivoirien chargée du Genre, Euphrasie Kouassi Yao, a pris part, les 22 et 23 octobre 2026, à la 4ᵉ Biennale de Luanda, en Angola. Elle y a défendu l’intégration du genre dans la gouvernance de l’eau comme un levier de prévention des conflits et de consolidation de la paix en Afrique. Plus de 1 000 participants venus de 62 pays ont pris part à la 4ᵉ Biennale de Luanda, consacrée à la culture de la paix et de la non-violence. Organisée avec l’appui de l’Union africaine et de l’UNESCO, cette rencontre a porté sur le thème : « Renforcer la gouvernance de l’eau en Afrique comme outil de prévention, de médiation et de résolution des conflits ». Invitée par l’UNESCO, la titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD), Euphrasie Kouassi Yao, a mis en avant l’importance de la participation des femmes aux instances de décision relatives à la gestion de l’eau. À travers l’exemple du village de Diatokro, en Côte d’Ivoire, elle a montré comment l’implication des femmes dans la gestion d’une pompe hydraulique a contribué à réduire les pannes, à améliorer l’accès à l’eau et à renforcer la cohésion communautaire depuis 23 ans. Pour la ministre ivoirienne, la paix se construit au quotidien grâce à des actions concrètes et à l’engagement des communautés. Elle a également présenté le programme CREA-PAIX (Communautés Régionales pour l’Autonomisation et la Paix), qui mobilise plus de 3 000 bénévoles dans 27 pays autour de la prévention communautaire des conflits et de la promotion de la non-violence active. Au terme des travaux, la Déclaration de Luanda 2026 a notamment recommandé le renforcement de la coopération autour des bassins transfrontaliers, la mobilisation de financements innovants et une plus grande implication des femmes et des jeunes dans les décisions relatives à l’eau. En marge de la Biennale, Euphrasie Kouassi Yao a échangé avec le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany. Elle lui a présenté les initiatives ivoiriennes en faveur de l’égalité des chances, notamment la stratégie Genre et Développement et le Compendium des compétences féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), tout en plaidant pour leur valorisation à l’échelle africaine. T.K.

VDP GUIRA Issaka : UN HÉROS DANS L’ÉPREUVE

En juin 2023, GUIRA Issaka fait le choix de servir sa Patrie. Volontaire pour la Défense de la Patrie communal de Boussou, il rejoint en mars 2024 le Bataillon mixte de marche Tenga I. Depuis, il avance avec ses frères d’armes, porté par une seule détermination : défendre la Nation et reconquérir la paix. Dans la région du Yaadga, il prend part à plusieurs missions périlleuses, notamment à la sécurisation et à la libération de l’axe Ouahigouya-Titao. Courageux, disponible et déterminé, il est engagé avec ses camarades dans une mission de fouille du village de Youba, prélude au retour des populations sur leurs terres. Mais sur le chemin du devoir, le danger frappe. Au cours de leur progression à moto, son binôme percute un engin explosif improvisé. Le choc est terrible. GUIRA Issaka perd son bras gauche, sa jambe gauche et subit de graves blessures au visage. Son corps porte désormais les stigmates de la guerre. Mais son engagement, lui, demeure intact, et sa fierté encore plus grande. Car il est de ceux qui ont payé de leur chair le prix de la défense de la Patrie; de ceux dont le sacrifice rappelle que l’amour pour la Patrie est au dessus de tous. VDP GUIRA Issaka, tu es un homme d’honneur, un veritable « GANDAOGO ». #66ans_FAN #Sidwaya.info

Bobo-Dioulasso : la CNAVC-Houet réaffirme son soutien à la RPP

La Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), section du Houet, a organisé, dans l’après-midi du samedi 31 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, une grande mobilisation pour réaffirmer son soutien et son adhésion aux idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP) à son leader, le capitaine Ibrahim Traoré. Tenue à la place Tiéfo Amoro Sitarail, cette rencontre a rassemblé de nombreux militants et sympathisants, venus témoigner de leur engagement en faveur de la dynamique portée par la RPP. À travers cette mobilisation, la CNAVC-Houet entend renforcer l’adhésion populaire aux idéaux de la Révolution et réaffirmer sa volonté d’accompagner les actions engagées dans ce cadre. Les participants, arborant des tenues aux couleurs nationales et brandissant des drapeaux burkinabè, ont affiché leur attachement à cette orientation. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de mobilisation citoyenne autour de la RPP. Elle traduit la volonté des organisateurs de maintenir la mobilisation des populations et de promouvoir une révolution qu’ils souhaitent forte et au service du peuple. #Sidwaya.info

Festival Pulaaku : l’édition 8 place la jeunesse au cœur des enjeux de sauvegarde du patrimoine culturel

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, (Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO) et le Ministre chargé de l’Enseignement secondaire, (Pr Moumouni ZOUNGRANA) ont respectivement présidé et parrainé la 8e édition du Festival international Pulaaku, dont l’ouverture officielle est intervenue ce samedi 31 octobre 2026 à Ouagadougou, au CENASA. Placé sous le thème <<Jeunesse, éducation et culture : leviers de développement et de cohésion sociale>>, le programme de cette édition qui se déroule du 30 octobre au 1er novembre prévoit entre autres un atelier de formation, une foire d’exposition, des spectacles culturels, … Le Ministre Pingdwendé s’est réjoui de cette initiative qui place la jeunesse au cœur de la réflexion au cours de la présente édition, en tant qu’héritière de nos valeurs et des savoirs et savoir-faire. <<Il faut lui inculquer nos valeurs, lui transmettre nos langues, nos savoirs et savoir-faire et faire de cette jeunesse le garant de notre patrimoine>>; a-t-il exhorté. Cette édition du Festival international Pulaaku est dédiée à la mémoire de <<feu l’Emir de Djibo, Aboubakari DICKO>>. À travers cet hommage, le Festival salue la mémoire d’un homme de paix, d’un rassembleur et d’un artisan de cohésion sociale. Le Ministre Porte-parole a invité l’ensemble des acteurs à traduire cet hommage en actes concrets dans la vie de tous jours. Pour lui, <<un hommage n’a de sens que s’il devient un engagement, mieux un serment. Faisons donc vivre son héritage en refusant les discours de division, en choisissant le dialogue plutôt que la rupture et en bâtissant une société où chaque communauté peut apporter sa part de singularité à l’œuvre commune>>. DCRP-MCCAT

Première journée de la 18e édition du SIAO : la sécurité veille au grain

 L’ouverture du parc d’exposition au public, à l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), est intervenue le vendredi 30 octobre 2026 à 12h30, sur le site du salon. Pour cette première journée de la 18e édition du SIAO, les Forces de défense et de sécurité (FDS) sont fortement mobilisées. Leur mission consiste notamment à contrôler les visiteurs, à sécuriser le site et à assurer la protection des exposants et des participants. Leur vigilance a permis de saisir plusieurs objets, notamment des couteaux, des ciseaux, des briquets, des fonds de teint contenant des miroirs tranchants ainsi que des flacons de parfum. Certains appartenaient à des exposants, tandis que d’autres étaient détenus par des visiteurs, en dépit des consignes en vigueur. Dans une interview accordée aux Éditions Sidwaya, le président de la commission sécurité du SIAO, Aguima Abdoulaziz Yonli, par ailleurs directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, a invité les usagers du site à respecter scrupuleusement les consignes données par les agents de sécurité. Il recommande notamment aux visiteurs d’éviter de venir avec des objets de grande valeur et de prendre les précautions nécessaires pour les protéger contre les vols. Les objets encombrants, susceptibles de gêner la circulation, sont également à éviter. « Leur travail vise à protéger les personnes et leurs biens », a-t-il rappelé. Toute personne constatant un comportement suspect ou une situation anormale est invitée à la signaler aux autorités compétentes. Selon lui, les numéros d’urgence à retenir sont le 10-10, le 17, le 18 et le 16. À l’endroit des exposants, Aguima Abdoulaziz Yonli a insisté sur le respect des consignes de prévention des incendies. « Les installations électriques anarchiques doivent être évitées, notamment les branchements improvisés destinés à alimenter des appareils ou à animer les stands », a-t-il prévenu. Selon lui, une harmonisation de la musique dans les pavillons est prévue afin de limiter les installations individuelles. Des consignes spécifiques ont également été données pour le village artisanal, notamment en matière d’installations électriques et de diffusion musicale. « La sécurité doit aller de pair avec l’hygiène publique, la salubrité et le respect des normes alimentaires. Une commission est chargée de ces aspects et nous apportons notre appui à la mise en œuvre des mesures prévues », a-t-il indiqué. Le respect de l’ensemble de ces consignes devrait permettre aux visiteurs, aux artisans et aux autres acteurs de prendre part au SIAO dans de meilleures conditions de sécurité. Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Diaspora en Russie : les Burkinabè fiers des efforts des reconquête de la souveraineté

Au terme de son séjour à  Moscou, dans le cadre de l’édition 2026  du sommet Russie-Afrique, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a échangé avec les Burkinabè vivant en Russie le 30 octobre.
Lors de la rencontre avec les Burkinabè en Russie, le premier ministre avait à ses cotés trois membres de son gouvernement et l'ambassadeur du Burkina.
Lors de la rencontre avec les Burkinabè en Russie, le premier ministre avait à ses cotés trois membres de son gouvernement et l’ambassadeur du Burkina.
Les Burkinabè  vivant en Russie ont rencontré le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de son séjour à Moscou, vendredi 30 octobre 2026. A l’entame de la rencontre, le Ditanyé a été entonné  en cœur  par   les participants. Le  président du Haut conseil des Burkinabè de Russie, Gaston Millogo a souhaité la  bienvenue  à ses  compatriotes de la mère patrie. « Nous suivons  avec fierté   les  efforts   entrepris  sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré pour la reconquête de la souveraineté et le développement du Burkina », a-t-il affirmé.
Le président du haut conseil des Burkinabè en Russie, Gaston Millogo a salué les efforts entrepris pour le reconquête de la souveraineté et le développement du Burkina.
Le président du haut conseil des Burkinabè en Russie, Gaston Millogo a salué les efforts entrepris pour le reconquête de la souveraineté et le développement du Burkina.
Gaston Millogo a indiqué que les Burkinabè vivant en Russie, sont le reflet de la résilience et restent engagés et mobilisés pour apporter leur pierre à l’édification d’un Burkina prospère et respecté. « C’est ainsi que, la communauté burkinabè en Russie a contribué à l’installation d’un système de pompe à eau à Tobinkora dans la commune de Kampti en 2019 et en 2021 à Dorokui dans la commune de Béréba ». Gaston Millogo a formulé le vœu que les résolutions du sommet Russie-Afrique ouvrent de nouvelles perspectives pour l’Afrique et le Burkina Faso.
Le plaidoyer du représentant des étudiants Kiswensida Salif Kaboré pour la facilitation de l'obtention des documents administratifs a été entendu par les membres du gouvernement.
Le plaidoyer du représentant des étudiants Kiswensida Salif Kaboré pour la facilitation de l’obtention des documents administratifs a été entendu par les membres du gouvernement.
Le représentant étudiants burkinabè en Russie, Kiswendsida Salif Kaboré, a soumis des doléances liées entre autres, au renouvellement du passeport, l’obtention des documents administratifs et les compléments de bourses. Le représentant de la délégation d’hommes d’affaires burkinabè  au sommet Russie-Afrique,  Bouraima Sangaré , a  présenté le club d’amitié  russo-burkinabé. Selon lui, il s’agit d’un regroupement  d’au moins 200  entrepreneurs des  deux nationalités  qui  est  à la disposition de autorités pour saisir les  opportunités de coopération économique. Le premier ministre, pour sa part, a remercié les membres de la communauté  burkinabè en Russie. Il leur a rappelé l’importance des relations entre le Burkina  et  la Russie. « Le Burkina Faso voit en la Russie un partenaire stratégique pour gagner le combat contre le terrorisme et pour le développement », a-t-il soutenu.
Le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : "votre présence est le témoignage de votre attachement au pays".
Le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : « votre présence est le témoignage de votre attachement au pays ».
C’est pourquoi Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a encouragé la diaspora incarner le meilleur visage du Burkina, à travers leur travail et leurs comportements en Russie. Il a dit  avoir pris bonne note des doléances des étudiants et les a rassuré que la digitalisation des services  publics va apporter des solutions aux  problèmes liés à l’obtention des documents administratifs. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a expliqué aux étudiants que la réforme concernant les bourses engagés au pays vise justement à éviter que des étudiants se retrouvent dans une situation  de précarité dans des pays étrangers. « Faites vos  études, soyez de bons citoyens en Russie  et  revenez au pays, car nous avons  besoin de  vos compétences », a-t-il ajouté. Le premier  ministre a félicité les entrepreneurs burkinabè, présents au sommet, pour leur dynamisme. Il les a exhorté à nouer des partenariats utiles avec des résultats visibles sur le terrain. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a souligné que le délai de traitement des dossiers pour le renouvellement du passeport est de six mois, au regard des contraintes liés à leur acheminement par la valise diplomatique. Aussi, il a conseillé à ceux dont  les passeports arrivent à échéance d’entreprendre les démarches de renouvellement plus tôt. En ce qui concerne le complément de bourse, il a souligné qu’il s’agit d’un service de l’Etat qui est  limité par les ressources. La rencontre s’est achevée dans une ambiance bon enfant et des photos avec les différentes composantes. Nadège YE

37e Tour du Faso : L’Algérien Yacine Hamza, 1er de l’étape 2

La seconde étape du 37e Tour du Faso courue entre Ouagadougou et Koudougou a été remportée par le coureur de l’équipe algérienne Yacine Hamza ce samedi 31 octobre 2026. Le maillot jaune reste la propriété du Néerlandais Tom Wijfje vainqueur hier de la première étape. A la différence de celle de la veille, l’arrivée de la 2e étape à Koudougou a été groupée. Dans la masse de coureurs qui se sont lancés à l’assaut de la ligne d’arrivée c’est Yacine Hamza qui remporte le sprint devant son coéquipier Mohamed Assal (2e) et Paul Daumont du Burkina Faso (3e). Il a parcouru la distance en 3h21’27 » soit une vitesse moyenne de 38,640km/h. Une seule véritable échappée a été enregistrée pour cette 375e étape de l’histoire du Tour du Faso. Elle a été initiée avant que les 78 coureurs du jour ne quittent Ouagadougou par les Burkinabè Issouf Ilboudo (équipe régionale du Centre) et Idrissa Ouangraoua (équipe régionale de l’ouest). Ils ont creusé un écart qui est allée jusqu’à 1’50 » sur les autres, se partageant au passage les deux points chauds jugés à Kokologho et à Sabou, Idrissa Ouangraoua en tête. Ils seront repris par le peloton après ce dernier point chaud à 36 km de l’arrivée. Au classement général, le Néerlandais Tom Wijfje garde le maillot jaune de leader. Voro KORAHIRE

𝐃𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐞 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 : 𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐛𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛𝐞̀ 𝐞𝐧 𝐯𝐢𝐭𝐫𝐢𝐧𝐞 𝐚𝐮 𝐌𝐮𝐬𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐧𝐫𝐮𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐟𝐬

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a visité, ce vendredi 30 octobre 2026 à Moscou, une exposition mettant à l’honneur le patrimoine culturel burkinabè au Musée panrusse des arts décoratifs. Les membres de la délégation burkinabè présente au troisième Sommet Russie–Afrique ont accompagné le Chef du Gouvernement à cette occasion.
Organisée dans le cadre du programme culturel du Sommet, l’exposition donne à voir des créations en bronze de sculpteurs burkinabè et des tissus traditionnels africains, dont des pièces burkinabè. À travers ces réalisations, le public russe est invité à découvrir des savoir-faire qui traduisent l’histoire, l’inventivité et les références culturelles des peuples africains.
Les sculptures présentées illustrent notamment la maîtrise de la technique de la cire perdue, transmise au fil des générations. Elles témoignent de la capacité des artisans burkinabè à faire du bronze un support de représentation, de mémoire et de création.
Portée avec l’appui du Centre de diplomatie publique russe, l’initiative a connu des présentations dans plusieurs villes de la Fédération de Russie, notamment à Novossibirsk et à Kazan, avant son arrivée à Moscou. Elle s’inscrit dans l’ambition de mieux faire connaître la créativité burkinabè auprès du public russe.
Le Camarade Premier ministre a salué cette initiative qui renforce la présence culturelle du Burkina Faso en Russie. Il a relevé que le rapprochement entre les deux pays peut également se construire par la connaissance de leurs patrimoines respectifs, le dialogue entre les créateurs et le partage des savoir-faire.
 
Cette visite intervient alors que s’ouvre à Ouagadougou la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, à laquelle la Fédération de Russie est représentée. Elle illustre la contribution de la culture et de l’artisanat au rayonnement du Burkina Faso et au renforcement de ses partenariats.
𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Dédougou : Le ballon militaire s’invite aux préparatifs de la commémoration du 66e anniversaire de l’armée

Avec des jeux de ballon militaire, la garnison de Dédougou a refermé ses activités organisées en prélude à la commémoration du 66e anniversaire de la création des Forces armées nationales, le jeudi 29 octobre 2026, à Dédougou. Au complexe sportif du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dédougou, s’est jouée dans l’après-midi du jeudi, 29 octobre 2026, la finale du ballon militaire qui a opposé l’équipe « Gnatamou » à celle dite « Gondal ». La première est composée des Eaux et forêts, du 4e Groupement d’intervention rapide (GIR) et de la Direction provinciale de la police du Mouhoun tandis que son adversaire, elle, s’est structurée de la 16e Compagnie d’incendie et de secours (CIS) de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), de la Brigade anti criminalité (BAC) et de la douane. L’issue de la rencontre a été favorable à Gnatamou qui a triomphé de Gondal par neuf buts à huit. L’équipe victorieuse a remporté le trophée plus la somme de 50 000 FCFA. Gondal, qui n’a pas démérité, s’est vu récompenser avec une enveloppe financière de 40 000 FCFA. Au total quatre équipes étaient sur la liste au départ. Le quatrième et le troisième au classement ont respectivement reçu 20 000 FCFA et 30 000 FCFA. L’équipe fair-play et les meilleurs buteur et gardien ont été également récompensés. Cette finale a marqué la fin des activités préparatoires de la commémoration du 66e anniversaire de la création des Forces armées burkinabè, prévue pour le 1er novembre 2026, dans la garnison de Dédougou. Elle a été précédée d’un match de gala qui a mis aux prises les femmes et les officiers de la garnison. La rencontre s’est terminée en faveur des officiers qui l’emportent par quatre buts à deux. Parrain de la présente commémoration, le commandant de la 5e Légion de gendarmerie, le lieutenant-colonel Hamado Kafandao, a magnifié la beauté du jeu que les différents acteurs ont démontré à l’occasion des compétitions. Selon lui, le meilleur a gagné, mais personne n’a perdu. « Ce sont les différentes unités de la garnison qui sortent plus unies et solidaires avec une cohésion plus renforcée », a-t-il confié. Ces activités préparatoires qui se sont refermées ce jeudi 29 octobre 2026 avaient été lancées le 20 octobre dernier à travers un cross populaire. Le parrain a invité les populations régionales à participer à la cérémonie commémorative des 66 années d’existence de l’Armée qui va se dérouler sous forme de cérémonie de prise d’armes suivie de décoration le dimanche 1er novembre 2026 à Dédougou sous la présidence du commandant de la 5e Région militaire, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly. Yacouba BELEM