Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire.
Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit.
Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps. Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades…
En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation.
Frères et sœurs bien-aimés,
Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu.
Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » (Luc 2, 14).
Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays.
Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9)
Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres.
À tous et à toutes, fructueuses célébrations!
Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An.
Philippe Cardinal OUEDRAOGOArchevêque Métropolitain de Ouagadougou
A l’occasion de la célébration, le 4 novembre de chaque année, du Jour de l’Unité nationale, une fête nationale célébrée en Russie, nous vous proposons cette tribune de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso, Igor Martynov.
Le 4 novembre, la Russie célèbre le Jour de l’Unité nationale, une fête nationale qui met en avant la force et la cohésion de notre peuple multiethnique, regroupant plus de 190 groupes ethniques. Ce jour-là, nous commémorons l’exploit de la milice populaire russe qui a libéré Moscou des envahisseurs polono-lituaniens, le 4 novembre 1612. Le gouverneur provincial Kouzma Minine et le prince Dmitri Pojarski ont rassemblé une armée composée de représentants de différentes nationalités, classes sociales et confessions religieuses, et se sont dressés contre les envahisseurs.
L’unité du peuple a aidé la Russie à maintes reprises à défendre sa liberté et son indépendance nationale, à surmonter la période de troubles et à obtenir des résultats véritablement triomphaux dans le développement du pays. Nous sommes sortis victorieux de la guerre patriotique de 1812 (contre la France napoléonienne) et de la Seconde Guerre mondiale, nous avons reconstruit le pays après la guerre civile et surmonté les difficultés qui ont suivi l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui encore, la consolidation de la société est la condition essentielle à notre progression ; elle nous donne confiance et force.
Tout au long de l’histoire millénaire de la Russie, le peuple russe et la langue russe ont toujours joué un rôle unificateur considérable. C’est précisément la langue russe qui a été le principal vecteur et porte-parole de l’unité nationale, consolidant le grand monde russe qui s’étend bien au-delà des frontières de notre pays. Le monde russe ne s’est jamais construit sur le principe de l’exclusivité nationale ou ethnique; il a toujours été ouvert à ceux qui se sentent partie intégrante de la Russie et considèrent la Russie comme leur patrie.
Je tiens à souligner que la portée idéologique du Jour de l’unité nationale est similaire à celle des fêtes nationales du Burkina Faso, à savoir la Fête de l’indépendance (le 5 août) et la Fête nationale, marquant la proclamation de la République (le 11 décembre). Ces dates mémorables sont associées au soulèvement de tous les nombreux groupes ethniques peuplant le Pays des hommes intègres, ce qui a permis d’accéder à l’indépendance vis-à-vis de la France et d’entamer un cheminement assuré vers un développement souverain, en s’appuyant sur ses propres valeurs et repères. Quant au héros burkinabè Thomas Sankara, à l’instar de Kouzma Minine et de Dmitri Pojarski, il a inspiré de nombreuses générations de Burkinabè à œuvrer avec abnégation pour le bonheur de leur pays.
Je rappelle que le 20 septembre 2026, des bureaux de vote ont été mis en place sur l’ensemble du territoire de la Fédération de Russie, ainsi que dans les représentations diplomatiques russes. Je tiens à remercier tous nos compatriotes résidant au Burkina Faso qui, à cette date, ont exprimé leur engagement civique et ont participé aux élections à la Douma d’Etat de la Fédération de Russie de la IX législature. Le vote de chaque Russe est un véritable témoignage de notre cohésion.
Le Jour de l’Unité nationale nous rappelle que seule l’unité du peuple permet de protéger notre Patrie contre les attaques ennemies et les empiétements territoriaux, et de défendre le droit à un développement libre et indépendant de l’Etat.
Joyeuse fête! Joyeux Jour de l’Unité nationale!
Igor MARTYNOVAmbassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso
Diak-art studio de Mamadou Diakité est un exposant du SIAO 2026. Il nous fait découvrir les œuvres d’art en 3 dimensions.
Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou est un lieu où se rencontrent les plus grands artistes des quatre coins du monde à l’image de Mamadou Diakité. Un autodidacte burkinabè venu présenter son art, les peintures en 3D en utilisant des mélanges de sables, de bois, de colle et de peinture, aux visiteurs du SIAO 2026. Le peintre a confié ne pas en être à sa première participation au SIAO. Il a également expliqué que le SIAO représente un lieu où il peut exposer son travail et se faire connaitre. L’édition passée lui a rapporté un chiffre d’affaires satisfaisant, foi de Mamadou Diakité.
Mamadou Diakité : « Le SIAO est une très bonne chose. Il y a eu beaucoup d’innovations cette année et comme d’habitude, ils ne font que progresser ».
« J’espère que cette année encore, ce sera beaucoup plus, parce qu’actuellement, je sens à travers la population, à travers les Burkinabè, une certaine motivation pour la culture, pour l’art africain », a-t-il souligné. Parlant de ses œuvres, l’artiste a indiqué que c’est à partir de matériaux purement traditionnels qu’il travaille. « C’est avec la poudre de bois que je fais le modelage des œuvres que je veux faire. Et après, vous avez du sable dessus pour les alentours et purement des habillements traditionnels », a-t-il dit. Ce sont des œuvres vivantes, des œuvres uniques qui sont, a-t-il poursuivi, faites à la main, des créations purement personnelles. Selon lui, chaque œuvre transmet une histoire. Puis indexant un tableau représentant des têtes de personnes à la peau noire, il a expliqué que cela représente le peuple noir. « Nous avons un leader et derrière ce leader, il y a toute une population, il y a tout un peuple qui le suit », a-t-il affirmé.
Wendyam Pascaline KALMOGO Crédit photo : Wendyam Pascaline KALMOGO
Le premier à l’arrivée de la 6e étape courue ce mercredi 4 novembre entre Saponé et Léo (140,49 km) a été l’Algérien Yacine Hamza qui signe sa troisième victoire d’étape sur le 37e Tour du Faso. Il a bouclé la distance en 3h09’56’’. Le Sud-africain Gustav Basson conserve le maillot jaune. Et de trois pour Yacine Hamza. Le sprinter algérien a fait parler une fois de plus sa puissance à l’arrivée de la 6e étape ce 4 novembre à Léo. Il a « déposé » sur la ligne finale le Néerlandais Cas Hermans (2e) et l’Algérien Mohamed Nadib Assal au bout d’un alléchant sprint groupé à 44, 380 km/h. Partis à 8h 37 avec trois coureurs de moins que la veille, ils étaient 70 en lice pour ce sixième jour de compétition. Le peloton est resté calme jusqu’au premier point chaud de la journée, jugé à Rakaye au km 34,22. Un sprint intermédiaire remporté par Tiémoko Diamouténé du Mali devant Marouan Kharbouchi du Maroc et Wogué Ivan Njonkoué du Cameroun.
C’est seulement après 48 km parcourus que les Burkinabè Paul Daumont et Barthélémy Yaméogo ainsi que le Néerlandais Jannes Van Weele donnent la première véritable animation à la course. Elle restera le seul fait majeur avant l’explication finale. En effet, les trois hommes vont réussir à creuser un écart avec le peloton qui a prospéré jusqu’à 2’30’’ à l’entrée de Sapouy. Ils vont ainsi se partager les différentes bonifications du second sprint intermédiaire au km 72,51km.
Paul Daumont le premier suivi de Jannes Van Weele (2e), Barthélemy Yaméogo (3e). Le rythme imprimé par les ‘fuyards’’ va les porter jusqu’à 3’20’’ plus avant sur le groupe maillot jaune au moment d’aborder le village de Taré. La réplique des poursuivants après Nébou à 35 km de l’arrivée va cependant avoir raison de l’effort des hommes de tête. Leur avance va progressivement fondre et ils seront repris un par un.
D’abord le Néerlandais victime de crevaison. Paul Daumont sentant le monde à ses talons tente une ultime accélération sur plus de 10km seul en tête mais il sera rattrapé à 5km de l’arrivée par le groupe. Les intentions des Algériens sont désormais claires : la victoire d’étape. Ils se positionnent pour cet objectif et la suite leur donnera raison avec deux places sur le podium. Le premier Burkinabè de l’étape est Saturnin Yaméogo arrivé 10e.
Au classement général, aucun changement à noter. Le Sud-africain conserve le maillot jaune avec 41 secondes d’avance sur le Burkinabè Soumaïla Ilboudo. La tunique des points chauds demeure également la propriété du Marocain Youssef Bdadou. Celle du meilleur jeune est restée aussi sur les épaules de Soumaïla Ilboudo du Burkina, tout comme le maillot vert détenu par le vainqueur de l’étape Yacine Hamza de l’Algérie. La 7e étape prévu demain entre Ouagadougou et Pô est longue de 144,02 km.
Voro KORAHIRE
Les prix et primes de la 37ᵉ édition du Tour du Faso connaissent une revalorisation significative. Sur décision du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, les récompenses financières ont été triplées, portant l’enveloppe globale à 57 255 000 F CFA. L’annonce avait été faite par la Camarade Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, lors de la cérémonie de lancement de la compétition.Cette augmentation concerne l’ensemble des principales récompenses attribuées aux coureurs et aux équipes. Elle prend en compte les classements individuels et collectifs, les performances aux arrivées d’étapes, les sprints intermédiaires ainsi que les différents maillots distinctifs.
Les Prix et les primes actualisés prévoient :
𝟏. 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐥𝐢𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐮𝐱
– Classement général individuel aux temps :
1er : 4 800 000 FCFA ;
2e : 2 400 000 FCFA ;
3e : 1 200 000 FCFA.
Les récompenses sont attribuées jusqu’au 20ᵉ rang.
– Classement général par équipes :
1re équipe : 1 050 000 FCFA ;
2e équipe : 900 000 FCFA ;
3e équipe : 840 000 FCFA.
– Classement général aux points :
1er : 975 000 FCFA ;
2e : 825 000 FCFA ;
3e : 750 000 FCFA.
– Classement général des sprints intermédiaires :
1er : 600 000 FCFA ;
2e : 525 000 FCFA ;
3e : 300 000 FCFA.
𝟐. 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐯𝐢𝐝𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐞́𝐭𝐚𝐩𝐞𝐬
– Arrivées d’étapes :
1er : 900 000 FCFA ;
2e : 540 000 FCFA ;
3e : 270 000 FCFA.
– Sprints intermédiaires (à chaque sprint) :
1er : 45 000 FCFA ;
2e : 30 000 FCFA ;
3e : 15 000 FCFA.
– Classement du meilleur jeune :
1er : 300 000 FCFA ;
2e : 270 000 FCFA ;
3e : 240 000 FCFA.
Une rente de 30 000 FCFA par étape est également prévue.
– Classement du meilleur Burkinabè :
1er : 300 000 FCFA ;
2e : 270 000 FCFA ;
3e : 240 000 FCFA.
Une rente de 30 000 FCFA par étape est également accordée.
𝟑. 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐥𝐥𝐨𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐩𝐞𝐬
– Porteurs des maillots :
Maillot jaune : 90 000 FCFA par jour ;
Maillot vert : 60 000 FCFA par jour.
– Porteurs d’écharpes :
15 000 FCFA par étape et par écharpe ;
Dix écharpes sont concernées chaque jour
Cette revalorisation des récompenses constitue un accompagnement supplémentaire des acteurs du cyclisme. Elle vise à encourager la performance et à renforcer l’attractivité du Tour du Faso, qui demeure l’un des grands rendez-vous du cyclisme africain.
Source : Communication Tour du Faso
Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a lancé les travaux de la VIIe Mission d’appui technique de la Banque mondiale au Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.
Le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/ REDD+) officiellement lancé les 29 et 30 mai 2023, entend renforcer la gestion durable des paysages communaux et améliorer la géné-ration de revenus dans les zones forestières ciblées au Burkina Faso. Dans cette dynamique, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a lancé les travaux de la VIIe Mission d’appui technique de la Banque mondiale (BM) audit projet, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. Pour le Secrétaire général adjoint (SGA) du ministère en charge de l’agriculture, Yassia Kindo, cette mission d’appui technique qui s’étend au 6 novembre 2026 a permis en 2026, au PGPC/REDD+ de relever de nombreux défis. « La restructuration liée au réaménagement institutionnel a permis d’introduire de nouveaux investissements financiers, organisa-tionnels et sur le plan des passations de marché », a-t-il expliqué. Aux dires du SGA du ministère en charge de l’agriculture, le PGPC/REDD+ a aussi connu une réduction de son budget à hauteur de 10 millions
de dollars entrainant ainsi un déclenchement du mécanisme d’ur-gence.
Elaborer et valider un plan d’action futur
Il a également mentionné que le PGPC/REDD+ doit travailler à intégrer un fonds additionnel qui va s’appuyer sur son volet carbone. Pour lui, il va s’agir d’enregistrer des résultats par composante, sous composante et thèmes transversaux, d’examiner le projet de draft du plan de travail et budget annuel 2027, d’élaborer et de valider un plan d’action pour les six prochains mois. La coordonnatrice du PGPC/REDD+, Collette Bougsalé Bassono Sana, a confié que cette réunion de travail avec l’équipe de la Banque mondiale (BM) va permettre de préparer la revue à mi-parcours qui se tiendra en janvier 2027. « 2027 est la dernière année opérationnelle du projet. On doit mettre l’accent sur cette année pour vraiment avoir de très bons résultats afin de pouvoir passer aux dernières actions de consolidation, de visibilité et de voir les perspectives », a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que le PGPC/REDD+ lancé pour une durée de six ans a permis de couvrir 54 communes réparties dans huit régions du Burkina Faso. Le chargé du projet de la BM, Abdoulaye Moussa Saleh, s’est dit fier de l’exécution du projet qui, à son avis, est sur la bonne voie. « Nous sommes pratiquement à la fin de la quatrième année de mise en œuvre du PGPC/REDD+. Nous avons décaissé plus de la moitié des fonds qui étaient mis au projet et les résultats aussi sont à la hauteur des attentes du ministère en charge de l’agriculture », a-t-il signifié. Il a, en outre, exhorté la mobilisation de tous les acteurs pour une reprise rapide et efficace des activités. Quatre ans après sa mise en œuvre et un an et demie avant l’achèvement du PGPC/ REDD+, le département en charge de l’agriculture intensifie les recherches de solutions adaptées pour péren-niser les acquis, entre autres.
C’est un exemple de coopération Sud-Sud qui doit faire tâche d’huile sur le continent africain. L’Algérie a décidé d’apporter un appui militaire à son voisin, le Niger, avec lequel il entretenait, jusqu’à un temps récent, des relations tendues. Si les relations entre les deux avaient été quelque peu brouillées, le pragmatisme a fini par prendre le dessus, laissant place à un retour à un réchauffement de la coopération entre les deux pays. Après avoir déployé, le 30 août dernier, des avions de chasse Sukhoî Su-30 en soutien aux autorités nigériennes au lendemain d’une énième tentative de coup d’Etat, l’Algérie est passé à la vitesse supérieure, en formalisant son appui militaire à Niamey. Le ton a été donné, avec la signature d’un protocole de coopération militaire entre les deux Etats, le 21 octobre dernier, avant que le Parlement algérien n’approuve, quatre jours plus tard, l’envoi de troupes au Niger.
Ce déploiement militaire algérien à l’étranger, qui ne s’était plus produit depuis la guerre arabo-israélienne de 1973, va permettre de soutenir les gouvernants nigériens dans la lutte contre les groupes armés terroristes et les éventuels déstabilisateurs. Engagé dans un combat pour la dignité et la souveraineté, qu’il partage avec ses homologues de la Confédération des Etats du Sahel (AES), les présidents malien et burkinabè, Assimi Goîta et Ibrahim Traoré, le général Tiani est dans le collimateur des impérialistes et de leurs valets
locaux. L’aide militaire d’Alger, qui s’accompagne d’une dotation en carburant, se veut précieuse, dans un contexte où les prédateurs du Sahel, tapis dans l’ombre, travaillent à reprendre la main en voulant déstabiliser l’AES. Ils ont d’ailleurs échoué jusque-là face à la détermination des populations, fortement mobilisées autour des dirigeants sahéliens, qui sont déterminés à barrer la route aux pilleurs des ressources du continent.
Avec sa puissance de feu et son expérience avérée dans la lutte contre le terrorisme, l’armée algérienne est un allié qu’il faut avoir à ses côtés au Sahel. En se positionnant dans cette zone, Alger fait montre d’une stratégie militaire et diplomatique savamment murie. En plus de prêter main forte à Niamey, le gouvernement algérien pourra protéger ses intérêts éco-nomiques, notamment le chantier de construction du gazoduc transsaharien pour transporter le gaz depuis le Nigéria vers l’Algérie via le Niger. Alger affirme surtout son retour avec force au Sahel, dans un contexte de relations hostiles avec deux autres voisins, notamment marocain et libyen. Les autorités
algériennes affichent leur volonté de jouer un rôle plus actif en matière de sécurité au Sahel, où les menaces sont multiformes. Cette coopération militaire avec Niamey pourrait au besoin s’étendre aux deux autres pays de l’AES, le Mali et le Burkina, qui depuis plus d’une décennie, font aussi face à des attaques terroristes. La solidarité entre les pays africains doit primer en matière de lutte contre le terrorisme. On ne saurait compter sur l’appui des occidentaux, qui n’ont pas toujours joué franc-jeu en matière de lutte contre le terrorisme. L’échec de l’armée française contre les groupes armés au Sahel, malgré ses équipements de pointe, pose question. N’est-ce pas en réalité une guerre de recolonisation, qui est menée avec le concours d’extrémistes à la solde des occidentaux ? Les Africains ont intérêt à prendre leur destin en main, comme l’enseigne la coopération nigéro-algérienne.
Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a été auditionné, le lundi 2 novembre 2026, par la Commission des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS) de l’Assemblée législative du peuple sur un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord se rapportant à la convention des Nations unies sur le droit de la mer et la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.
Adopté le 19 juin 2023 à New York, cet accord vise à offrir aux pays sans littoral la possibilité de participer à la gouvernance des eaux internationales afin d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine. Face aux membres de la CAEDS, le chef de la diplomatie burkinabè, accompagné de la camarade ministre déléguée et de ses collaborateurs de la Direction générale des affaires juridiques et consulaires (DGAJC) a présenté les raisons qui ont conduit le gouvernement à adhérer à cette convention. Selon le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, il s’agit de faire comprendre que, même sans littoral, les pays de l’intérieur ont le droit de se prononcer sur la gestion de ce patrimoine commun et de travailler aux côtés des pays disposant d’un littoral pour la protection et la sauvegarde de l’écosystème, afin de réduire les aléas climatiques.
Au regard du trafic en haute mer, « il convient de trouver des mécanismes pour mieux réguler cet espace, souvent considéré comme un espace de non droit et frequemment sujet à la pollution, afin de garantir un avenir meilleur à notre planète », a précisé le ministre Traoré. En intégrant cette convention, le gouvernement entend aussi renforcer sa coopération scientifique autour de cet espace et de faire en sorte que le pays profite, au même titre que les autres Etats parties, des bénéfices de cette convention. Au regard de la position géographique du Burkina Faso, un pays sans accès direct à la mer, les membres de la CAEDS ont soulevé un certain nombre de préoccupations notamment celles relatives aux avantages que le Pays pourra tirer de cet accord. Outre le partage juste et équitable des bénéfices monétaires et non monétaires liés à l’exploitation de la haute mer, cette convention offrira au Burkina Faso des possibilités de renforcement de l’expertise national à travers un partage d’expériences, a-t-il expliqué.
Elle permettra aux chercheurs burkinabè de travailler sur des programmes de recherche qui contribueront à la régulation et à l’équilibre du climat à travers la conservation de la flore et de la faune sous-marine, poursuit le ministre des Affaires étrangères. A l’issue de l’étape de ratification, le gouvernement prendra des mesures concrètes pour l’identification et la constitution d’un portefeuille de projets prioritaires qui marqueront l’entrée en vigueur de cet accord dont l’internalisation au plan national est prévue pour cette année, a-t-il ajouté. Au terme de l’audition et du débat général, la CAEDS a marqué son accord pour la ratification de ce projet de loi qui sera présenté à la Représentation nationale au cours de sa séance plénière du 10 novembre prochain.
Le Burkina Faso a pris part, les 28 et 29 octobre 2026, à Moscou, au troisième Sommet Russie-Afrique. Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, y était représenté par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Au-delà d’une présence diplomatique, cette participation traduit une orientation assumée par un pays qui entend choisir librement ses partenaires, défendre ses intérêts et construire son avenir sans tutelle. Dans un monde en pleine recomposition, Ouagadougou fait ainsi de la souveraineté le socle de ses relations internationales.
Le message est sans équivoque. Le Burkina Faso entend exercer pleinement son droit de nouer des alliances et de diversifier ses relations extérieures. Aucun peuple ne peut prétendre maîtriser son destin si d’autres décident à sa place de ses engagements et de ses orientations stratégiques. Les injonctions extérieures et les rapports de force hérités du passé ne sauraient entraver cette liberté. La présence burkinabè à Moscou prend tout son sens dans cette affirmation.
Dans l’entretien accordé à Russia Today, le 27 octobre, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a défendu cette position avec fermeté. En dénonçant les rapports de domination et les logiques de tutelle, tout en réaffirmant la nécessité pour le Burkina Faso de maîtriser ses ressources et ses choix stratégiques, il a porté une vision fondée sur la réappropriation du destin national. Il ne s’agit pas de remplacer une dépendance par une autre, mais de sortir de toute forme de subordination et de construire des relations librement consenties.
Cette vision trouve également un écho dans l’héritage de Thomas Sankara, dont le Président russe Vladimir Poutine a convoqué la pensée à ce sommet en rappelant sa célèbre dénonciation de la dette comme instrument de domination néocoloniale. Une référence qui résonne particulièrement avec la nouvelle dynamique diplomatique du Burkina Faso, résolu à entretenir un développement endogène, à nouer des partenariats sans tutelle, fondés sur le respect mutuel, la réciprocité et la préservation de sa liberté de décision. D’ailleurs, le Forum économique et humanitaire organisé en marge du Sommet invite les participants à « développer ensemble une coopération mutuellement
bénéfique et le potentiel de chaque pays d’Afrique ».
Cette orientation rejoint précisément l’exigence défendue par Ouagadougou, celle de partenariats équilibrés dont les retombées profitent effectivement aux peuples et renforcent les capacités de chaque nation.
Dans cette dynamique, la diversification des partenariats apparaît comme une nécessité autant qu’un choix politique. Pourquoi le Burkina Faso devrait-il enfermer ses relations extérieures dans un cercle restreint, alors que les défis sécuritaires, économiques, technologiques et sociaux appellent des réponses diversifiées ? Explorer de nouvelles perspectives de coopération relève d’une démarche légitime pour un pays qui ambitionne de consolider son autonomie.
La Russie constitue, à cet égard, un partenaire avec lequel Ouagadougou souhaite approfondir ses relations. Les perspectives concernent la sécurité, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la formation et les technologies. Ce rapprochement ne signifie cependant pas une hostilité envers d’autres peuples. Le Premier ministre a d’ailleurs distingué les désaccords politiques des relations avec le peuple français. La souveraineté n’exclut ni le dialogue ni l’ouverture. Elle exige simplement que les relations entre Etats reposent sur le
respect mutuel et l’équilibre des intérêts.
Placés sur le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement », les travaux de Moscou ont réuni des représentants de 48 pays africains. Les participants ont adopté une déclaration commune et un plan d’action pour la période 2027-2029. Ces engagements ouvrent des perspectives de coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Leur portée dépendra toutefois de leur traduction dans les faits, à travers des projets financés, des échéances respectées et des mécanismes de suivi rigoureux.
Pour le Burkina Faso, les attentes sont importantes. La coopération sécuritaire doit contribuer à mieux protéger les populations et à restaurer durablement la paix. Les partenariats économiques doivent favoriser les investissements productifs, la création d’emplois et la transformation locale des matières premières. Le transfert de technologies et le renforcement des compétences nationales doivent également ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.
Il ne saurait donc être question de limiter les partenariats à l’exploitation des ressources nationales ou à la signature d’accords de circonstance comme à une certaine époque. Le Burkina Faso doit pouvoir transformer ses richesses sur place, développer son tissu industriel et tirer un bénéfice équitable de ses collaborations. C’est à cette exigence que se mesurera la sincérité de chaque partenariat, y compris celui noué avec la Russie.
Moscou n’est ni une fin en soi ni une rupture recherchée pour elle-même. C’est une étape supplémentaire dans la quête de solutions aux défis nationaux. Il appartient désormais au Burkina Faso de défendre ses priorités, de négocier avec discernement et de veiller à ce que chaque engagement serve l’intérêt général.
La souveraineté véritable ne consiste pas à changer de protecteur. Elle réside dans la capacité à refuser toute tutelle, à nouer des relations d’égal à égal et à rester maître de ses décisions. A Moscou, le Burkina Faso a rappelé avec force que la souveraineté n’a pas de frontières. Elle donne à chaque nation le droit de choisir ses partenaires, de défendre ses intérêts et de coopérer avec tous les peuples, sans jamais renoncer à sa liberté ni à son destin.
Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique a lancé, la 18e session de formation en agriculture et en élevage au profit des militaires et paramilitaire en phase de reconversion, le mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.
Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique poursuit son programme de reconversion au profit des militaires en fin de carrière. Dans ce cadre, 83 militaires porteurs de projets et 10 personnels des Eaux et forêts, soit 93 apprenants prennent part à cette 18e session de formation en agriculture et en élevage. Le lancement de cette formation a eu lieu, le mardi 3 novembre 2026,
à Ouagadougou. Répartis entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ils bénéficieront de trois semaines de formation, « les techniques et rudiments nécessaires à même de leur permettre de réussir leur reconversion », a indiqué le secrétaire général du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, l’intendant colonel-major, Yamba Léonard Ouoba, représentant le ministre d’Etat. « Quitter l’uniforme ne signifie pas cesser de servir », a-t-il déclaré.
Le parrain de la cérémonie, le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le colonel-major, Alassane Guiré, a salué le choix des bénéficiaires.
« Un soldat ne quitte jamais vraiment le front de combat. Il change de combat. Vous qui êtes là, vous avez servi le Burkina Faso sous les armes. Certains ont déjà quitté l’uniforme d’autres s’apprêtent à le faire. Et tous, vous avez choisi de continuer à servir votre pays autrement », a-t-il affirmé. Il a rappelé les engagements de son département à les former aux techniques de production, faciliter l’installation à la fin de la formation, les conseiller pour produire, transformer et écouler les produits et leur faciliter l’accès au financement,
à la terre et à l’eau. « Une convention-cadre lie aujourd’hui nos deux ministères, avec comme objectif d’accompagner au moins 1000 militaires en cinq ans », a-t-il précisé.
Des acquis tangibles
Il a ainsi exhorté les apprenants à interroger leurs formateurs sans retenue, à partager leurs expériences et à repartir avec un projet plus solide. Alassane Guiré a annoncé un don de 12 tonnes d’intrants agricoles au profit des apprenants dont trois tonnes d’engrais NPK, deux tonnes d’urée, deux tonnes de tourteaux de soja, deux tonnes de tourteaux de coton, trois tonnes d’aliments pour animaux, ainsi que divers matériels techniques.
Le chargé de la formation, Ibrahima Sory, a insisté sur les exigences du métier. Il a fait savoir que l’agriculture ne se résume pas à mettre des graines en terre, pas plus que l’élevage ne se limite à entretenir les animaux.
Ce sont, a-t-il expliqué, des activités qui exigent des connaissances techniques, une bonne planification, une gestion rigoureuse et une capacité à anticiper les risques.
Pour cela, il a invité les apprenants à développer un esprit entrepreneurial, à analyser les opportunités du marché, calculer les coûts de production, évaluer les risques, rechercher les débouchés et réinvestir les bénéfices. Au lancement de cette formation, il est ressorti que le programme de reconversion des militaires affiche des résultats significatifs depuis sa mise en œuvre en 2013. Selon les chiffres présentés, 1 529 ont été formés en agriculture, élevage, élaboration de business plans et gestion d’entreprises. Depuis 2025, plus de 100 militaires bénéficient du mécanisme de subvention en matière d’engrais, de semences et de labours, et six tracteurs doivent être mis à disposition, dont deux par région militaire.
– Leila Sylvia
SAWADOGO