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Promotion de la médecine endogène : la forêt de Kamandena, « une boîte à pharmacie naturelle »

Un bosquet à multiples enjeux

Née pour préserver la nature
« Quand je vois une personne rôder autour du bosquet avec une pioche ou une machette, je l’interpelle sans attendre », dit-elle. Comme elle, des villageois participent à la surveillance. Esdras Serepé, habitant de Koukatenga y passe deux à trois fois par semaine avec son lance-pierres. Il déplore toutefois que des individus parviennent encore à s’y infiltrer pour extraire des racines, exposant certains arbres à une disparition progressive.
Pôle d’attraction

Médecine traditionnelle et moderne, complémentarité
Il estime que la valorisation de la médecine traditionnelle permet de mettre en lumière les savoirs endogènes. Pour lui, son importance n’est plus à démontrer, la médecine moderne s’inspirant également des savoirs traditionnels dans ses recherches.Selon le pharmacien, Dr Eloi Kiswendsida Tiendrebéogo, la pharmacopée occupe une place importante dans la prise en charge sanitaire des communautés. Le recours aux tradipraticiens et aux plantes médicinales constitue souvent le premier réflexe des populations. Cette médecine endogène, complémentaire à la médecine moderne, estime-t-il, permet de prendre en charge diverses pathologies, Il salue au passage, la volonté des autorités de valoriser les plantes médicinales qui doit également permettre de renforcer la recherche à l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS), dans une logique de souveraineté sanitaire et de réduction de la dépendance aux médicaments importés. Elle devrait, relève-t-il, surtout offrir un cadre réglementaire à la pharmacopée, à travers l’accompagnement des tradipraticiens, la formation, la recherche et le contrôle de la qualité des plantes utilisées. « C’est un changement de posture qui est la bienvenue, à condition qu’il s’accompagne d’un encadrement rigoureux », avertit-il.D’autres initiatives locales

Une initiative qui doit faire tache d’huile
La végétation fournit également d’importants services écosystémiques à travers la pollinisation, la régulation du climat et la séquestration du carbone. La richesse végétale ne se limite pas au bosquet. La ferme compte aussi un parc agroforestier d’environ 2 000 pieds de karité et plusieurs centaines de néré ainsi que d’autres espèces recensées par les services des eaux et forêts en 2023.
Yacouba BELEM
La santé animale, l’autre combat «Cette année, je produis notamment du Leucaena leucocephala et du Cajanus cajan. Ce sont des plantes fourragères destinées à l’alimentation animale, mais qui possèdent également des vertus médicinales. A mon avis, on ne peut pas parler de santé humaine sans penser à la santé animale, car, les deux sont liées. Un animal malade peut en effet transmettre certaines infections à l’homme, notamment à travers la consommation de sa viande. Il est donc important de veiller à sa santé pour garantir une alimentation saine aux populations. C’est dans cette logique que j’ai décidé d’agir également dans le domaine de la santé animale par les plantes, en cohérence avec la vision du Burkina de renforcer son autonomie sanitaire. Cette campagne, j’ai emblavé un quart d’hectare de Leucaena leucocephala et de Cajanus cajan, soit environ 1 000 plants. Ces plantes peuvent notamment servir la santé animale ».
YB
Résilience des femmes rurales : le « champ de la paix » de Gourga, un motif de fierté
Le courage et la résilience de la femme rurale
La porte-parole des bénéficiaires, Félicité Belem, au nom des exploitantes, a remercié le gouvernement et son partenaire pour ce champ dont elles tirent des revenus. « Avant, nous étions assises, les mains croisées et on attendait que quelqu’un vienne nous donner. Aujourd’hui, grâce au champ de la paix, nous travaillons ensemble, PDI et hôtes, comme des sœurs. Grace à ce champ nous avons retrouvé notre dignité. Nous disons merci au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et au gouvernement pour leur engagement quotidien en faveur des femmes », a-t-elle témoigné. Le représentant-résident de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sasenrath, pour sa part, a réaffirmé l’engagement de l’institution aux côtés du gouvernement. « Le Fonds des Nations unies pour la population est fier d’accompagner ce modèle. Ce que nous voyons à Gourga va au-delà du maraîchage. Une femme autonome économiquement est une femme qui décide de sa santé, de l’éducation de ses enfants et qui est moins exposée à la vulnérabilité », a-t-il soutenu. Yves Sasenrath a précisé que l’appui à ce champ s’inscrit dans le programme de renforcement de la résilience des femmes et des filles conformément aux orientations des autorités du Burkina.Bassirou BADINI
Coopération bilatérale : le Burkina et la Turquie négocient un accord de défense historique

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Dédougou : Le CHR s’ouvre à ses usagers à travers des journées portes ouvertes
La secrétaire générale de la région de Bankui, Adjara Kientega, a ouvert la première édition des journées portes ouvertes (JPO) du Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou, le mardi 20 octobre 2026.
Le thème de ces premières journées portes ouvertes est relatif à la résilience du Centre hospitalier régional de Dédougou dans l’offre de soins de qualité à ses usagers, dans un esprit préventif et d’engagement communautaire. Les activités ont démarré dans la matinée du mardi 20 octobre 2026. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la secrétaire générale régionale, Adjara Kientega, représentant le gouverneur. Ces JPO ont été patronnées par le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, et parrainées par le ministre de la Santé, Dr Lucien Jean-Claude Kargougou, tous deux représentés. La cérémonie a également mobilisé les forces vives régionales et bien évidemment les usagers du CHR. Il va sans dire que ces journées constituent un pont entre la population et le CHR, une vitrine pour permettre aux acteurs de mieux découvrir la structure, selon le représentant des travailleurs de l’hôpital, Pierre Koama. Il a encouragé ses collègues à promouvoir l’esprit d’équipe et à cultiver la responsabilité professionnelle. Il a plaidé, entre autres, pour la maintenance régulière des équipements, la sécurité des travailleurs et le déménagement sur le nouveau site de l’hôpital en vue d’offrir de meilleures conditions de travail et de prise en charge des patients.
Pendant 72 heures, une panoplie d’activités seront déroulées pour permettre au CHR de se dévoiler au grand public. Il sera question de donner l’occasion à la population de se rapprocher du personnel soignant pour bénéficier de séances de sensibilisation et mieux connaître les missions ainsi que les prestations fournies par la structure hospitalière. À en croire le directeur général de l’hôpital, Issouf Rouamba, il sera organisé des séances de dépistage de l’hépatite B, du diabète et du VIH, ainsi que des opérations de don de sang. Il a confié que la clinique mobile sera mise à contribution pour le dépistage des lésions précancéreuses et du cancer du col de l’utérus.
Sensibiliser
Sans oublier les campagnes de communication à travers des conférences publiques pour contribuer à la sensibilisation des plus larges couches populaires, a fait remarquer le directeur général. Dans une présentation de l’hôpital, M. Rouamba a souligné que le CHR assure des missions d’hébergement, de diagnostic, de traitement et de surveillance des malades, des blessés et des femmes enceintes, en tenant compte de leurs états psychologique et socio-économique. Le centre participe à des actions de formation et de recherche ainsi qu’à des activités de santé publique. Avec 489 agents, toutes catégories confondues, l’hôpital de Dédougou a une capacité d’accueil de 175 lits fonctionnels. Résilient malgré les vicissitudes, le CHR a totalisé 4 141 interventions chirurgicales en 2025 et 3 607 accouchements.
Représentant les patients, Makoura Gertrude Kondé a apprécié une initiative qui offre un cadre d’échange et de compréhension mutuelle. Cependant, elle a déploré l’insuffisance du personnel dans certains services, ce qui rallonge les délais d’attente et retarde la prise en charge des malades. Le représentant du ministre de la Santé, Bassidou Saré, par ailleurs conseiller technique the ledit ministre, a estimé que les journées portes ouvertes constituent un cadre privilégié de redevabilité, de renforcement de la relation et de la confiance entre les usagers du service public de santé et le personnel soignant pour des soins de qualité centrés sur le patient. Il a relevé que la thématique traduit « une préoccupation essentielle de notre système de santé qui est de faire de l’hôpital une structure efficace, accessible, humaine et au service de la population ».
La représentante du gouverneur, Adjara Kientega, a considéré l’organisation de ces JPO comme une activité qui s’aligne sur les orientations nationales en matière de politique sanitaire. Elle a rappelé que l’engagement communautaire doit être un maillon essentiel dans la vie du CHR. L’autorité a conclu son discours par un appel à la population à participer aux différentes activités inscrites au programme de cette première édition des JPO du CHR de Dédougou. Les officiels ont visité les stands dressés pour la circonstance avant de se retirer.
Yacouba BELEM


