Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire.
Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit.
Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps. Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades…
En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation.
Frères et sœurs bien-aimés,
Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu.
Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » (Luc 2, 14).
Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays.
Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9)
Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres.
À tous et à toutes, fructueuses célébrations!
Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An.
Philippe Cardinal OUEDRAOGOArchevêque Métropolitain de Ouagadougou
Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 22 octobre 2026, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, Président du Conseil des Ministres. Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade Mathias TRAORÉ assurant l’Intérim du Ministre Porte-parole du Gouvernement, le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et pris des décisions importantes pour la bonne marche de la Nation, conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Pour le compte de la Présidence du Faso, le Conseil a adopté un décret portant création de l’Initiative Présidentielle Énergie pour Tous « Faso Wa-Fulu », en langue nationale san. Portée par le Ministère en charge de l’Énergie, cette initiative d’envergure nationale vise à garantir un accès généralisé à l’électricité d’ici à 2030.
D’un coût de plus de 2 800 milliards FCFA sur 10 ans, le programme s’articule autour de 4 composantes que sont les Brigades d’électrification, l’Inclusion communautaire, l’Accès énergétique et la Souveraineté énergétique. « Cette initiative vise à accélérer l’accès de l’énergie pour tous à l’horizon 2030. C’est une initiative qui va s’étaler sur une période de 10 ans, avec une première période d’accélération de la prise en charge des questions énergétiques et une seconde phase de 5 ans qui sera consacrée à la consolidation des acquis », a expliqué le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le Camarade Yacouba Zabré GOUBA.
Naissance de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB)
Au titre du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil a adopté un décret portant création d’une société d’économie mixte à participation publique majoritaire dénommée Société viticole du Burkina Faso (SOVIB).
Pour le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, le Camarade Serge Gnaniodem PODA, cette société d’économie mixte est dotée d’un capital initial d’un milliard FCFA avec une participation de 45 % pour l’État, 10 % pour BRAFASO et 45 % pour le secteur privé burkinabè.
« La SOVIB permettra la création de centaines d’emplois et la transformation de vignes produites au Burkina Faso », a soutenu le Ministre PODA. Cette unité industrielle sera basée à Bobo-Dioulasso, et nécessitera un investissement d’environ 9,8 milliards FCFA.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Camarade ministre des Affaires étrangères, accompagné de ses proches collaborateurs, en l’occurrence ceux de l’Inspection générale des services, a présidé un webinaire avec les chefs des Missions diplomatiques et Postes consulaires, sur la gestion budgétaire au niveau des ambassades et consulats généraux du Burkina Faso à l’étranger.
Cette rencontre tenue le 21 octobre au ministère des Affaires étrangères, a également connu la participation en présentiel ou en ligne, des représentants de l’ASCE-LC, de l’inspection générale des Finances, de l’inspection technique du Trésor, de l’Agent judiciaires de l’Etat, de la Direction générale des Affaires immobilières et de l’Equipement de l’Etat (DGAIE) et de la Caisse nationale de Sécurité sociale, qui interviennent également à des niveaux différents dans le contrôle ou l’appui au fonctionnement de nos MDPC.
Deuxième du genre, elle traduit la volonté du département des Affaires étrangères de renforcer la qualité de la gouvernance diplomatique, dans un contexte où la rationalisation des ressources de l’État, la transparence et l’obligation de rendre compte constituent des exigences fondamentales de l’action administrative.
Il s’agit à travers cette démarche, de réduire les dysfonctionnements constatés dans la gestion administrative, des ressources humaines, du matériel mobilier et immobilier, de la commande publique et le pilotage opérationnel des activités au niveau de nos ambassades et consulats généraux.
Ce cadre est initié à la suite de missions d’audit et d’appui-conseil effectuées par les corps de contrôle dans les MDPC et qui ont décelé des insuffisances récurrentes, liées non seulement au non-respect des normes de gestion administrative, comptable et financière, mais aussi à l’interprétation subjective ou parfois erronée de certains textes, qui peuvent impacter négativement le bon fonctionnement de ces MDPC.
Pendant trois heures d’échanges entre premiers responsables du ministère des Affaires étrangères, chefs de MDPC et cadres du ministère de l’Economie et des Finances, il est ressorti la nécessité de mettre l’accent sur la communication, si l’on veut mettre fin aux dysfonctionnements et améliorer durablement la performance des MDPC.
« Ces dysfonctionnements sont plus liés à un manque de communication ; il faut améliorer la communication au sein de nos Missions diplomatiques, entre les Missions diplomatiques et la Centrale et entre le ministère des Affaires étrangères et les autres départements, notamment celui des Finances », a insisté le Camarade Karamoko Jean Marie TARORE.
Une formation du personnel diplomatique sur la gestion budgétaire s’avère également une nécessité selon la délégation du ministère en charge des Finances, afin d’éviter les manquements qui sont fréquemment décelés.
A cela s’ajoute la digitalisation des services dans les MDPC qui permettra de garantir la transparence dans leur fonctionnement.
Il en est de même pour l’immatriculation du personnel diplomatique pour mettre fin aux difficultés de gestion de la pension des retraités issus des MDPC, selon le représentant de la CNSS.
Sur ce point, le Camarade ministre TARORE a indiqué la nécessité d’envisager une session spéciale avec la CNSS.
Appelant à la rigueur et à la discipline dans l’utilisation des biens de l’Etats dans les MDPC, le ministre et les autres intervenants ont encouragé les chefs de postes, à poursuivre les efforts dans le domaine de la Comptabilité Matière, et à d’envisager l’acquisition des biens immobiliers, et ainsi amener l’Etat à quitter le statut de locataire vers celui de propriétaire.
Aux chefs des MDPC qui ont salué la tenue de cette séance, le premier responsable du ministère des Affaires étrangères a demandé de prendre en compte les observations, les orientations et les recommandations formulées pour une gouvernance diplomatique dans le respect de la réglementation en vigueur au Burkina Faso.
Dans le village de Kamandena situé dans la commune de Dédougou, une forêt de onze hectares attire les regards. Préservée depuis plusieurs décennies, cette brousse est devenue un véritable sanctuaire de plantes médicinales. Partie d’une initiative privée de sauvegarde du couvert forestier, sa préservation constitue aujourd’hui un appui concret à la vision des plus hautes autorités qui consiste à promouvoir une médecine endogène fondée sur l’utilisation des plantes locales. De nos jours, le bosquet est un lieu de convergence des populations des villages environnants et d’ailleurs, venues y cueillir des feuilles et des écorces d’arbres pour satisfaire leurs besoins en pharmacopée. Nous sommes allés en immersion sur ce site aux allures de pharmacie naturelle, courant septembre 2026. Reportage !
Le cri de douleur de Omar Sawadogo a déchiré le calme des champs de Kamandena au cours d’une journée de la campagne agricole humide 2025-2026. Derrière sa charrue, le jeune homme de 27 ans venait d’être victime d’une morsure de serpent au pied droit. Son état de santé s’est rapidement dégradé. Paniquée, sa famille cherchait vainement à le stabiliser avant un éventuel transfert dans un centre de santé à Dédougou. C’est alors qu’intervient son oncle, Amadoun Sawadogo, connaisseur de la nature et des vertus des plantes. Il se rend dans la
Les acteurs régionaux de Bankui et du Sourou sont résolument engagés à accompagner la mise en œuvre de la politique à travers des campagnes de mise en terre de plantes médicinales, indique le directeur régional des Eaux et forêts, Aly Coulibaly (gauche).
forêt protégée et quelque temps après, il revient avec des feuilles et des écorces. Les plantes fraîchement cueillies ont servi à préparer une tisane. Après avoir bu la décoction, le malade, a progressivement retrouvé ses esprits. Son état s’est stabilisé et les saignements ont cessé. Aujourd’hui, Omar Sawadogo a repris sa vie et fréquente les sites d’orpaillage à la recherche de fortune.
« Il a eu la vie sauve grâce au pouvoir de nos arbres », lance Bibata Rouamba, guérisseuse bien connue à Kamandena.Dans ce bosquet, des centaines d’espèces d’arbres ont été identifiées. On trouve, entre autres, l’ébénier d’Afrique, le citron de mer, le gommier rouge, le « Sagba » ou le « siiga » respectivement en langues nationales dioula et mooré et le kinkéliba coriace. A ces arbres s’ajoutent plusieurs dizaines d’herbacées saisonnières utilisées dans les soins traditionnels. Il y a le thym sauvage, auquel il est
attribué des vertus spirituelles, et le gingembre sauvage. « C’est l’unique forêt digne de ce nom que nous puissions avoir dans toute la zone. En plus, j’étais sûr d’y trouver ce dont j’avais besoin », précise le cultivateur, Amadoun Sawadogo. Habitué du lieu qu’il fréquente depuis des décennies, il connait parfaitement les arbres, les animaux et les oiseaux. Depuis plus d’un quart de siècle, Bibata Rouamba considère cette forêt comme sa pharmacie naturelle.
Un bosquet à multiples enjeux
… qu’en herbacées médicinales.
« Nous avons toujours soigné des morsures de serpents, des fièvres, des maladies diarrhéiques, des maux d’yeux ou de ventre et bien d’autres maladies à partir des plantes médicinales », témoigne-t-elle.
Elle se réjouit de la volonté des autorités de promouvoir la médecine à base de plantes médicinales. Selon elle, cette orientation donne un nouvel élan à un savoir transmis de génération en génération et contribue à la valorisation du patrimoine thérapeutique
local.
Le bosquet n’est pas seulement médicinal. Il constitue également une ressource économique et culturelle pour les populations, estime la vieille Rouamba. Pour soigner certaines maladies, les habitants des trois villages qui l’entourent, Sagala, Koukatenga et Kamandena, se rendent rarement à l’hôpital. « Ils se contentent généralement des arbres du bosquet », explique-t-elle. Face à la disparition progressive des forêts, transformées en champs sous la pression humaine, la sexagénaire regrette que les jeunes générations ne puissent plus connaitre certains arbres ni leur rôle dans la vie sociale. Elle estime que la forêt peut contribuer à préserver cette mémoire culturelle et historique. La vieille guérisseuse nourrit une profonde admiration pour les arbres du bosquet. « Les arbres ont beaucoup à nous donner. Mais il faut savoir les écouter, les respecter et comprendre leurs propriétés », soutient-elle. Dans sa pratique, elle confie avoir été témoin du soulagement apporté par certaines plantes à des personnes souffrant de divers maux. Pour elle, chaque arbre à son utilité et mérite d’être
protégé.
« Quand une personne est malade et qu’une plante lui apporte du soulagement, cela lui
redonne espoir. Les arbres sont donc nos compagnons », laisse-t-elle entendre. Malgré son état physique qui ne lui permet plus de fréquenter régulièrement la forêt, elle reste vigilante.
Née pour préserver la nature
« Quand je vois une personne rôder autour du bosquet avec une pioche ou une machette, je l’interpelle sans attendre », dit-elle. Comme elle, des villageois participent à la surveillance. Esdras Serepé, habitant de Koukatenga y passe deux à trois fois par semaine avec son lance-pierres. Il déplore toutefois que des individus parviennent encore à s’y infiltrer pour extraire des racines, exposant certains arbres à une disparition progressive.
Le bosquet s’étend sur une superficie de onze hectares.
Pourtant, le bosquet de Kamandena est une propriété privée appartenant à l’entrepreneur agricole Olivier Paré. Son histoire remonte à 1958, lorsque son père acquiert un terrain de 24,5 hectares. A son décès, son fils décide de pratiquer l’agriculture autrement, en réservant une partie du domaine à la régénération naturelle, avec la volonté de ne pas « exploiter la terre sans donner à la terre ».
« Cela m’a poussé à garder 11 hectares pour en faire une forêt », explique-t-il. Son approche repose sur la complémentarité entre agriculture, élevage et foresterie. Sur son exploitation, il pratique la culture fourragère et céréalière et élève des bovins, des ovins et de la volaille, tout en assurant l’entretien de sa forêt, une activité qui lui demande beaucoup d’efforts.
La ferme constitue également un espace d’apprentissage. Des élèves et étudiants de Dédougou, notamment Yasmine Ira, Yansao Nacro et Guirahoun Sanou, y ont séjourné durant un trimestre afin de se perfectionner dans les techniques de production. La forêt accueille aussi, chaque année, de nombreux visiteurs. Pour développer le couvert forestier, le promoteur combine la Régénération naturelle assistée (RNA), le greffage et la plantation d’arbres. Pépiniériste, a-t-il confié, il a produit environ 20 000 plants en 2025, dont plus de 10 000 ont été distribués gratuitement dans les régions de Bankui et du Sourou, dans le cadre de la lutte contre la désertification et pour la préservation du couvert végétal.
Les services des Eaux et forêts lui apportent un appui-conseil dans la production et la mise en terre des plants, la RNA, ainsi que l’inventaire, la surveillance et la protection de la forêt. Le directeur régional des Eaux et forêts de Bankui et du Sourou, le colonel des Eaux et forêts, Aly Coulibaly, déplore toutefois l’absence de clôture, qui expose le site à la pression des riverains. Il appelle les associations, ONG, les partenaires et les bonnes volontés à soutenir le promoteur afin de préserver ce patrimoine.
Pôle d’attraction
Lance-pierres en main, Esdras Serepé, donne de son temps libre, comme beaucoup d’autres villageois, pour sécuriser à sa façon ce qui est qualifié de « boîte à pharmacie naturelle ».
Dans la zone de Kamandena, souligne-t-il, cette forêt constitue l’une des dernières reliques forestières abritant encore des espèces rares ou disparues ailleurs, tout en fournissant aux populations des plantes destinées à la pharmacopée.
« La forêt est d’une importance communautaire dépassant le cadre de son propriétaire », affirme Issaka Ouédraogo, un ami de longue date du promoteur. Depuis Dédougou, il parcourt une vingtaine de kilomètres pour s’approvisionner en écorces d’arbres, notamment pour se prémunir contre l’hépatite. Depuis 1976, Issaka Ouédraogo fait de ce bosquet de son ami, une source de produits de médecine traditionnelle. Il y a recensé plusieurs dizaines de plantes médicinales, devenues difficiles à trouver ailleurs.
Cette richesse floristique est également relevée par Aboubacar Da, professeur certifié et herboriste, qui entreprend de répertorier les espèces médicinales du massif. L’intérêt pour cette forêt ne se limite pas aux herboristes. Le promoteur, lui, affirme recevoir quotidiennement des personnes sollicitant l’autorisation de cueillir des feuilles ou des écorces pour leurs besoins sanitaires. « Je suis assailli de toutes parts par des sollicitations au quotidien », confie-t-il, entre satisfaction et surprise face à cet engouement populaire pour les ressources de son bosquet. Le président de la délégation spéciale de Dédougou, Dieudonné Tougfo, se réjouit également de la présence de ce massif forestier rare dans son ressort territorial.
Médecine traditionnelle et moderne, complémentarité
Il estime que la valorisation de la médecine traditionnelle permet de mettre en lumière les savoirs endogènes. Pour lui, son importance n’est plus à démontrer, la médecine moderne s’inspirant également des savoirs traditionnels dans ses
recherches.Selon le pharmacien, Dr Eloi Kiswendsida Tiendrebéogo, la pharmacopée occupe une place importante dans la prise en charge sanitaire des communautés. Le recours aux tradipraticiens et aux plantes médicinales constitue souvent le premier réflexe des populations. Cette médecine endogène, complémentaire à la médecine moderne, estime-t-il, permet de prendre en charge diverses pathologies, Il salue au passage, la volonté des autorités de valoriser les plantes médicinales qui doit également permettre de renforcer la recherche à l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS), dans une logique de souveraineté sanitaire et de réduction de la dépendance aux médicaments importés. Elle devrait, relève-t-il, surtout offrir un cadre réglementaire à la pharmacopée, à travers l’accompagnement des tradipraticiens, la formation, la recherche et le contrôle de la qualité des plantes utilisées. « C’est un changement de posture qui est la bienvenue, à condition qu’il s’accompagne d’un encadrement rigoureux »,
avertit-il.
D’autres initiatives locales
La forêt subit la pression des populations riveraines dont les entrées sont difficiles à contrôler faute de clôture.
Le directeur régional des Eaux et forêts pense que l’action du promoteur de cette forêt s’inscrit pleinement dans la dynamique engagée au sommet de l’Etat en faveur de la protection de l’environnement. Cette volonté s’est notamment exprimée à travers la VIIe édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA), célébrée en 2025 sur le thème : « Plantes médicinales, sources de résilience sanitaire et climatique des communautés ». Il rappelle que les populations rurales restent fortement dépendantes des ressources naturelles pour leurs moyens d’existence. « Les plantes médicinales participent pour beaucoup aux premiers soins des ménages », souligne-t-il. Dans les régions de Bankui et du Sourou, les services des Eaux et forêts travaillent ainsi à favoriser la disponibilité des plantes médicinales. Lors de la JNA 2025, un bosquet de trois hectares a été aménagé à Kamandena, dans la commune de Dédougou.
Quelques 1 500 plants d’espèces médicinales, dont l’arbre à saucisses, le fromager encore appelé l’arbre à kapok, le prunier noir ou prunier des savanes, le caïlcédrat et le marula ou le prunier d’Afrique ou encore le prunier jaune y ont été mis en terre. Des bosquets similaires ont été installés dans les six provinces. Les collectivités ont également été invitées à en créer dans les communes, avec pour ambition, à terme, d’en doter chaque village, précise le directeur régional. Les promoteurs privés sont, eux aussi, encouragés à privilégier les espèces à vertus médicinales, lance le technicien des Eaux et forêts qui relève que ces actions contribuent à renforcer la résilience sanitaire et climatique des communautés. Il voit aussi dans la promotion des plantes médicinales un moyen de contribuer à la lutte contre la désertification et les changements climatiques. Dans la zone de Kamandena, la forêt privée, selon les services des Eaux et forêts, sert par ailleurs, de refuge à plusieurs espèces de faune sauvage, notamment les lièvres, les civettes, les genettes, les francolins, les céphalophes et les rats.
Une initiative qui doit faire tache d’huile
La végétation fournit également d’importants services écosystémiques à travers la pollinisation, la régulation du climat et la séquestration du carbone. La richesse végétale ne se limite pas au bosquet. La ferme compte aussi un parc agroforestier d’environ 2 000 pieds de karité et plusieurs centaines de néré ainsi que d’autres espèces recensées par les services des eaux et forêts en 2023.
Le choix des autorités de promouvoir la médecine endogène à base des plantes médicinales fait la fierté de la guérisseuse Bibata Rouamba.
Partie d’une volonté personnelle de disposer de ressources pour la pharmacopée, l’initiative de Olivier Paré, propriétaire et promoteur de la forêt privée, a progressivement pris une dimension communautaire. Sa forêt fournit aujourd’hui des plantes médicinales à de nombreux habitants et contribue à la préservation du couvert végétal. Le responsable régional des Eaux et forêts voit ainsi en lui un modèle d’entrepreneur agricole à accompagner. « C’est un exemple d’entrepreneur agricole qu’il convient d’accompagner pour booster la mise en œuvre d’autres initiatives.
En plus d’apporter des soins à la population, il contribue à améliorer le couvert végétal de la région », soutient-il. Quant au président adjoint du comité villageois de développement de Sagala, (village voisin), Issa Ramdé, il indique que la forêt joue également un rôle de protection des terres agricoles environnantes. Les racines des arbres et des herbes contribuent à maintenir le sol, tandis que la litière ralentit l’écoulement des eaux de pluie et favorise leur infiltration, détaille-t-il. La forêt constitue ainsi un rempart naturel contre le ruissellement et l’érosion. A Dédougou, la forêt de Olivier Paré apparaît donc comme bien plus qu’un simple îlot de verdure. Réserve de plantes médicinales, refuge de la faune et rempart naturel, elle est devenue, au fil des décennies, un patrimoine dont les bénéfices dépassent les limites de la propriété. Sa préservation dépend désormais de la mobilisation conjuguée du promoteur, des communautés et des acteurs de l’environnement. Derrière chaque arbre se joue ainsi un enjeu de santé, de biodiversité et de résilience pour les générations présentes et futures.
Yacouba BELEM
La santé animale, l’autre combat
«Cette année, je produis notamment du Leucaena leucocephala et du Cajanus cajan. Ce sont des plantes fourragères destinées à l’alimentation animale, mais qui possèdent également des vertus médicinales. A mon avis, on ne peut pas parler de santé humaine sans penser à la santé animale, car, les deux sont liées. Un animal malade peut en effet transmettre certaines infections à l’homme, notamment à travers la consommation de sa viande. Il est donc important de veiller à sa santé pour garantir une alimentation saine aux populations. C’est dans cette logique que j’ai décidé d’agir également dans le domaine de la santé animale par les plantes, en cohérence avec la vision du Burkina de renforcer son autonomie sanitaire. Cette campagne, j’ai emblavé un quart d’hectare de Leucaena leucocephala et de Cajanus cajan, soit environ 1 000 plants. Ces plantes peuvent notamment servir la santé animale ».
En marge de la commémoration en différé de la Journée internationale de la femme rurale, dans la région de Yaadga, la ministre de la Famille et de la Solidarité, lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a visité le champ de la paix à Gourga. Ce périmètre maraîcher d’un hectare a été aménagé au profit des femmes déplacées internes et des populations hôtes, afin de renforcer leur résilience.
Présente dans la région de Yaadga qui a accueilli, le 20 octobre 2026, la cérémonie officielle de la célébration de la Journée internationale de la femme rurale, la ministre de la Solidarité et de la Famille, lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, s’est rendue dans le champ de la paix. Situé dans le village de Gourga, le champ de la paix est un périmètre maraicher d’un hectare, exploité en symbiose par des femmes déplacées internes et celles de la communauté hôte.
Elles y cultivent oignons, tomates, choux et autres légumes. Fruit d’un partenariat entre le ministère de la Famille et de la Solidarité et le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), l’aménagement est une initiative qui vise à promouvoir le vivre-ensemble, renforcer l’autonomisation de la femme conformément à la vision du gouvernement. Selon la ministre chargée de la famille, elle s’inscrit dans la nouvelle orientation prônée par le département, à savoir rompre avec
les cérémonies sans retombées concrètes au profit d’actions structurantes.
Le lieutenant–colonel Kaboré a salué la force et la dignité des femmes du Yatenga. « Ce champ de la paix est la preuve que lorsque l’on donne à la femme rurale l’accès à la terre, à l’eau et aux intrants, elle nourrit sa famille, renforce la cohésion sociale et bâtit la Nation », a-t-elle déclaré. La ministre chargée de la Solidarité a rappelé que le gouvernement, sous la vision du président du Faso, fait de l’autonomisation de la femme une priorité, en traduisant les paroles en actes concrets.
« Nous invitons l’ensemble des bénéficiaires à faire de ce site une vitrine de la souveraineté alimentaire et du vivre-ensemble. Nous les encourageons à cultiver la solidarité, la cohésion sociale et promouvoir le vivre -ensemble », a-t-elle poursuivi
Le courage et la résilience de la femme rurale
La porte-parole des bénéficiaires, Félicité Belem, au nom des exploitantes, a remercié le gouvernement et son partenaire pour
ce champ dont elles tirent des revenus. « Avant, nous étions assises, les mains croisées et on attendait que quelqu’un vienne nous donner. Aujourd’hui, grâce au champ de la paix, nous travaillons ensemble, PDI et hôtes, comme des sœurs. Grace à ce champ nous avons retrouvé notre dignité. Nous disons merci au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et au gouvernement pour leur engagement quotidien en faveur des femmes », a-t-elle témoigné.
Le représentant-résident de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sasenrath, pour sa part, a réaffirmé l’engagement de l’institution aux côtés du gouvernement. « Le Fonds des Nations unies pour la population est fier d’accompagner ce modèle. Ce que nous voyons à Gourga va au-delà du maraîchage. Une femme autonome économiquement est une femme qui décide de sa santé, de l’éducation de ses enfants et qui est moins exposée à la vulnérabilité », a-t-il soutenu. Yves Sasenrath a précisé que l’appui à ce champ s’inscrit dans le programme de renforcement de la résilience des femmes et des filles conformément aux orientations des autorités du Burkina.
La première session des consultations politiques entre le Burkina Faso et la République de Türkiye s’est tenue, hier 20 octobre, au ministère turc des Affaires à Ankara.
La délégation burkinabè conduite par le camarade secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin Toé, a eu des échanges francs avec la partie turque dirigée par l’Ambassadeur Volkan Isikci, directeur général Afrique de l’Ouest et du Centre au ministère turc des Affaires étrangères. Tous les domaines de coopération entre les deux pays ont été examinés sans langue de bois : éducation, formation professionnelle et technique, santé, coopération agricole, développement industriel, appui à l’amélioration du potentiel de l’élevage, investissements dans les secteurs des mines et de l’énergie etc.
En matière de santé notamment, le chef de la délégation burkinabè a salué l’appui de la Türkiye dans la capacitation des compétences nationales pour la réalisation des transplantations rénales comme un bel exemple de partenariat dynamique. Il a plaidé pour la mise en place d’un circuit de visa sanitaire d’urgence pour nos patients et leurs accompagnants en expliquant que l’ambition du Burkina à terme est de parvenir à zéro évacuation sanitaire, d’où la nécessité d’un renforcement de nos infrastructures de santé.
Abordant les points de coopérations régionale et multilatérale, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin Toé a insisté sur la reconfiguration géopolitique au niveau du Sahel central avec la création de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Il a invité la Türkiye à développer des partenariats avec les pays de la Confédération, notamment dans la lutte conte le terrorisme qui appelle « une solidarité internationale concrète » a-t-il souligné.
Tous les domaines de coopération entre la Türkiye et le Burkina Faso ont été examinés sans langue de bois
Le chef de la délégation turque a insisté sur la « grande importance » que son pays attache « à la paix et au développement » et réitérer l’engagement de la Türkiye à « continuer à soutenir le Burkina Faso » dans son combat pour la sécurité, la souveraineté et la défense de son intégrité territoriale. « Nous restons à vos côtés pour contrer cette menace importante contre la paix et la
stabilité internationale » a-t-il conclu. La partie turque a d’ailleurs exprimé son souhait de voir la signature d’un accord de défense et de sécurité entre nos deux pays.
Les deux pays ont, en outre, convenu de l’examen d’une convention de partenariat entre les instituts diplomatiques burkinabè et turc.
« Nous allons apporter notre « Know how » (Savoir-faire) au Burkina Faso », a déclaré l’Ambassadeur Volkan Isikci qui estime que notre coopération politique doit être à la hauteur de nos relations politiques et que de ce point de vue nous devons tirer parti du potentiel important qui existe entre nos deux pays en matière économique et commerciale.
Au terme de ces consultations, le chef de la délégation burkinabè a estimé que « nous avons eu des échanges francs fondés sur la confiance ». « Ce fut un cadre de dialogue utile qui va ouvrir la voie à des échanges plus constructifs ». L’Ambassadeuar Toé a remercié les autorités turques pour toutes les facilités et les dispositions prises pour le bon déroulement de ces concertations politiques et souhaité une bonne préparation de la 4e Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la Türkiye prévue en 2027 à Ouagadougou.
Ambassade du Burkina Faso en Türkiye
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, représentant le Premier ministre a présidé l’ouverture de la VIe édition de la conférence de 48 heures des commissaires de police, le mercredi 21 octobre 2026, à Ouagadougou.
La Police nationale resserre les rangs pour s’adapter aux réformes de l’heure afin de booster la sécurité intérieure. C’est dans ce contexte que s’est ouverte, le mercredi 21 octobre 2026, la sixième conférence des commissaires de police sur le thème principal : « la Révolution progressiste populaire (RPP), levier de réformes de la Police nationale : adaptabilité, défis et perspectives ». Par cette rencontre de deux jours, la crème de l’administration policière veut mieux assimiler les valeurs de la RPP afin de renforcer la sécurité intérieure.
Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, l’adaptabilité, la performance et le leadership constituent les principales exigences auxquelles les cadres de la police doivent répondre. Il a souligné l’importance de traduire les orientations gouvernementales en actions opérationnelles mesurables, d’assurer une meilleure coordination entre les forces de défense et de sécurité et de renforcer la confiance entre la police et les populations. Il a salué les « efforts remarquables » de la Police nationale, mais invite la hiérarchie policière à redoubler d’effort pour s’adapter à la criminalité et aux différentes menaces sécuritaires devenues « multiformes, multidimensionnelles et complexes ».
Au sortir de ce conclave de deux jours, des recommandations seront formulées pour permettre à la Police nationale d’être plus opérationnelle.
De son côté, le Directeur général de la police nationale (DGPN), l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a indiqué que cette conférence constitue un cadre de concertation, de réflexion stratégique et d’évaluation des actions de l’institution. Elle offre aux commissaires de police, l’occasion d’examiner les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs missions et de
proposer des orientations susceptibles d’améliorer le fonctionnement des services.
Selon lui, le thème revêt une importance particulière dans un environnement marqué par l’évolution des menaces, la diversification des phénomènes criminels et la nécessité d’adapter continuellement les réponses institutionnelles aux réalités territoriales. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a animé la conférence inaugurale sur le thème central a fait savoir que la police est un outil central de la gouvernance.
Et que dans le cadre de la RPP, elle joue un rôle primordial et doit maitriser les « défis à relever et les risques » du moment. C’est pour cette raison que le ministre s’est penché sur comment bâtir une police plus professionnelle dans le contexte de la RPP. « Les réformes visent à apporter un changement, un bouleversement qualitatif. Il faut une rupture avec un ordre ancien. Les enjeux sécuritaires étant nombreux, la police doit s’adapter à toutes ses formes de criminalité »,
a-t-il dit.
La Direction centrale de l’action sociale et des services psychologiques des armées (DCAS-SPA) a lancé, le mercredi 21 octobre 2026, à Ouagadougou, la deuxième édition des journées de détente et de récupération des blessés en opération, une initiative de 48 heures consacrée au soutien moral, psychologique et social des militaires blessés.
Les Forces armées nationales (FAN) placent ses blessés en opération au cœur de la célébration de leur 66e anniversaire. En effet, la Direction centrale de l’action sociale et des services psychologiques des armées (DCAS-SPA) tient, les 21 et 22 octobre 2026 à Ouagadougou, la deuxième édition des journées de détente et de récupération des blessés en opération. L’objectif est de renforcer l’accompagnement de ces hommes et femmes qui ont été blessés dans l’accomplissement de leur mission.
Au programme de ces deux jours figurent deux conférences, dont l’une porte sur la prévention de la dépression chez le blessé en opération et l’autre sur le rôle de la famille dans son processus de guérison et de réinsertion. Aussi, des séances de soutien moral et psychologique, des compétitions de jeux de société, des activités sportives et culturelles ainsi qu’une visite du Mémorial Thomas Sankara sont également prévues. Une séance de peinture autour du thème : « L’art pour guérir » complète ces activités.
Le représentant du chef d’état-major général des armées, le colonel Narcisse Bassinga, a rassuré que le commandement reste engagé à renforcer les dispositifs de soutien afin qu’aucun blessé ne se sente oublié.
Pour le représentant du chef d’état-major général des armées, le colonel Narcisse Bassinga, par ailleurs, commandant du groupement central des armées, le choix de consacrer ces journées aux militaires blessés est porteur de sens. « La blessure n’efface ni la dignité du soldat, ni la grandeur de son sacrifice », a-t-il déclaré. Il a aussi rappelé que les blessures, qu’elles soient physiques
ou psychologiques, témoignent de l’engagement de ces combattants au service de la Nation. Le représentant du chef d’état-major général des armées a assuré que le commandement entend poursuivre les efforts d’accompagnement des blessés afin qu’aucun d’entre eux ne se sente oublié.
Pour le président du comité d’organisation, le lieutenant Hubert Nana, ces journées traduisent un engagement de solidarité envers des frères et sœurs d’armes blessés dans l’accomplissement de leur devoir. Il a souligné que le combat pour leur rétablissement ne se limite pas au champ de bataille, mais se poursuit également dans les structures de soins, les services sociaux et les familles.
La directrice de la DCAS-SPA, le capitaine Arlette Mathilda Ouédraogo, a rappelé que, même temporairement éloignés du théâtre des opérations, ces militaires demeurent au cœur du combat collectif et incarnent le courage, la résilience et l’esprit de sacrifice des FAN.
Alors que la France est à feu et à sang depuis plusieurs semaines avec l’éruption volcanique, dans les lycées et collèges qui ravage désormais tout le corps social, les médias français dans leur grande majorité traite le sujet du bout des lèvres et de manière biaisée accusant à tour de bras les milieux « gauchistes » et les black boks spécialistes en casse et en pillage. Un traitement biaisé si tant est que l’insurrection populaire qui a cours actuellement en France tire son origine des politiques économiques et sociales ultralibérales qui ont plombé irréversiblement l’avenir de cette prétendue grande puissance dont l’histoire révèle qu’il est plutôt un Etat parasite qu’autre chose. Une couverture médiatique parcimonieuse et tronquée qu’il faut cependant saluer, car, elle illustre quelque part, le degré de patriotisme des médias français, ce qui devrait édifier certains adeptes de la liberté d’expression et de critique chez nous, surtout en ces moments cruciaux de notre histoire sociopolitique.
C’est vrai qu’il ne convient pas de faire montre d’un optimisme panglossien à l’analyse des réalités du moment, mais le criticisme exagéré de la part de certains « milieux » traduit plus un ressentiment personnel suite à la perte de certains privilèges. Dans sa volonté de « contrôle absolu » de nos Etats, la France n’a pas oublié le secteur capital des médias avec son fonds d’appui à la presse francophone, chargé de « biberonner » les médias phares et de les mettre ainsi au pas. Certains « gourous » de la presse sont « convoqués » lors des réunions préparatoires des sommets de la francophonie pour percevoir la « dime ». Une manne financière consistante qui « oriente » les éditos et autres chroniques.
Cela explique leur désamour vis-à-vis des pouvoirs souverainistes du Sahel qui détricotent progressivement tous ces liens incestueux. A leur décharge, l’étroitesse du marché de la publicité et du lectorat qui affaiblit certaines consciences devant le gombo frais. Mais, cela ne saurait dédouaner ceux qui franchissent les limites du tolérable. Pour en revenir à nos confrères français, on imagine d’ici les chroniques jubilatoires voire jouissives qu’ils auraient sorties de leur imagination enfiévrée si l’un de nos Etats était en cause. Avec les restrictions de liberté (couvre-feu) qui ont cours dans certaines villes, on nous aurait ressorti la bonne vieille théorie des « juntes » liberticides.
Avec les manifestations de samedi prochain et celles à venir, c’est plutôt à Paris que l’on aura bientôt un gouvernement de salut public étant donné que l’actuel ne peut pas faire face à la demande sociale. L’arroseur arrosé, quel beau clin d’œil de l’histoire qui devrait appeler à moins de condescendance et de morgue de la part de cet Etat failli en voie de putréfaction avancée.
Une délégation de la gendarmerie turque séjourne à Ouagadougou, dans le cadre d’une visite de travail et de consolidation du partenariat avec la Gendarmerie nationale du Burkina Faso. Cette mission est conduite par le général de corps d’armée Aykut Tanriverdi, commandant adjoint du commandement général de la gendarmerie de la République de Türkiye.
C’est par la montée des couleurs, un acte haute-ment solennel et riche en symboles que la délégation turque a entamé son immersion au sein de la Gendarmerie nationale du Burkina Faso. Aux côtés de ses frères d’armes burkinabè, le commandant adjoint du commandement général de la gendarmerie de la République de Türkiye et sa délégation ont vu se lever l’étendard national, et admiré leurs collègues burkinabè chanter avec ferveur et une grande fierté leur hymne national, exprimant ainsi leur appartenance à cette Nation forte et résiliente qu’ils servent et défendent avec loyauté, dévouement et un sens élevé de la responsabilité, du devoir et du sacrifice.
A l’issue de cette cérémonie d’allégeance au drapeau national, le camarade colonel Issa Yaguibou, chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale, a , à l’entame des travaux, rappelé toute la portée de cette visite, qui témoigne de l’excellence des relations entre les deux nations et de la solidité du partenariat qui lie les deux institutions . Il a précisé que cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par la complexification des menaces sécuritaires, leur caractère de plus en plus transnational et par la nécessité, pour les institutions, de développer des réponses adaptées, coordonnées et résolument tournées vers l’efficacité opérationnelle. L
e chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale a, en outre, rendu un vibrant hommage au camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef suprême des Forces armées nationales. Il a salué son leadership éclairé et son impulsion stratégique, qui ont permis d’engager des partenariats respectueux des choix et de la souveraineté du Burkina Faso ainsi qu’une mobilisation optimale des ressources du pays pour restaurer la sécurité, protéger les populations et garantir l’intégrité du territoire.
Après l’adresse du CEMGN, la délégation turque a suivi des présentations sur la Gendarmerie nationale du Burkina Faso , ses structures de formation et l’état des lieux de la coopération entre notre pays et la Türkiye. Une présentation de la gendarmerie turque suivie d’échanges ouverts ont permis aux deux institutions de se découvrir davantage et d’explorer d’autres pistes de collaboration. Pour promouvoir le partage des bonnes pratiques, la délégation turque a bénéficié d’une immersion au sein de la légion spéciale de la Gendarmerie nationale.
A travers une présentation faite par son commandant, le colonel Sib Sié Arnaud, les membres de la délégation turque y ont découvert la légion, ses missions, ses prouesses et ses différentes ramifications. Pour agrémenter ces moments, le général de corps d’armée, Aykut Tanriverdi et sa suite ont pu assister à un concert de l’Escadron de Musique de la Gendarmerie nationale qui a fait montre d’une dextérité et de tout son professionnalisme dans l’exécution des hymnes nationaux des deux pays. Le programme
de cette première journée s’est achevé sur une démonstration de carrousel.
H.T. est un récidiviste pour avoir déjà fait la prison. Il était de nouveau à la barre de l’audience correctionnelle du TGI de Dédougou, le mardi 13 octobre 2026. Il comparaissait pour répondre des faits de vol qui se sont produits courant septembre 2026 dans une localité de la province des Balé, région de Bankui. Dans un premier temps, il a cambriolé un (…)
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