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Montée des couleurs à l’hôtel administratif du Kadiogo : « le Burkina Faso est un pays fréquenté et fréquentable », Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
A l’issue du cérémonial de montée des couleurs, le Ministre Porte-parole a adressé un message aux serviteurs du peuple. Il a d’abord rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité qui ont célébré le 1er novembre leur 66e anniversaire. Bien que des défis sécuritaires demeurent, de belles avancées ont été faites sur le terrain de la reconquête du territoire et de la lutte contre le terrorisme, ce qui a permis le retour progressif de nombreux déplacés chez eux et la reprise des activités dans les localités reconquises.
En second lieu, le chef du Département chargé du tourisme a martelé que le Burkina Faso forge l’admiration sur la scène internationale et reste un pays fréquenté et fréquentable. Pour preuve, la tenue concomitante de trois grands événementiels à cette période vient battre en brèche le narratif tendant à <<peindre en rouge>> le Pays des hommes intègres.
Il s’agit de la tenue de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui se déroule du 30 octobre au 8 novembre avec une quinzaine de pays participants ; le 37e Tour international du Faso qui se tient à la même période et qui connait la participation de 80 cyclistes venant d’une dizaine de pays d’Afrique, d’Europe et marqué par le retour de l’Union cycliste internationale (UCI); et enfin l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo qui réunit 45 sculpteurs de 13 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du 02 au 23 novembre.
L’ensemble de ces événements qui accueillent des participants venus des quatre coins du monde, prouvent que le pays garde toute sa place sur la scène internationale.
Pour terminer, le Porte-parole du Gouvernement a invité l’ensemble du personnel à aborder la fin de l’année avec rigueur, solidarité et amour du prochain. <<C’est en restant unis et soudés que les Burkinabè continueront de bâtir une paix durable et un pays fort>>, foi du Ministre Pingdwendé.SIAO 2026: le village de l’AES ouvre ses portes
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Autre fait marquant de la rencontre : la participation du Ghana, pays invité d’honneur du SIAO 2026. Le ministre malien s’est réjoui de la présence de sa collègue ghanéenne au sein des instances de l’organisation. Membre de l’ODEPA, le Ghana pourrait également voir sa participation explorée en qualité de membre associé de l’espace AES. Une perspective accueillie favorablement par les responsables de l’organisation, au regard des liens historiques et culturels entre les peuples. « Nos pays ont des héritages en commun, nous avons des ancêtres en commun et nos artisans travaillent ensemble depuis fort longtemps », a souligné Mamou Daffé. Pour lui, il est important de renouer avec les réalités profondes, les traditions et les valeurs communes des peuples africains, au-delà des divisions héritées du passé.« C’est ensemble que nous sommes plus forts », a-t-il soutenu.Le président de l’ODEPA a, par ailleurs, salué la présence de plusieurs délégations africaines à Ouagadougou, notamment celles de Madagascar et du Niger. Il a estimé que la promotion de l’artisanat ne doit pas se limiter à l’espace AES ou à l’Afrique de l’Ouest, mais s’inscrire dans une dynamique continentale.« Aujourd’hui, nous parlons de l’Afrique. Pour la souveraineté et l’identité africaines, c’est l’héritage commun, le patrimoine commun, la créativité et l’imagination de nos artisans qui vont porter cette nouvelle Afrique qui nous est chère », a-t-il affirmé. Il a ainsi plaidé pour une Afrique autonome, digne et capable de construire son propre modèle de développement en s’appuyant sur ses ressources, ses savoir-faire et le génie de ses artisans. Dans cette perspective, il a invité les autres pays africains à rejoindre l’organisation. « Nous avons besoin de tous les pays africains », a-t-il lancé. Les ministres présents entendent ainsi mettre à profit les dix jours du Salon pour poursuivre les concertations et renforcer les synergies d’actions en faveur d’un meilleur outil de promotion de l’artisanat africain.
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La commémoration du 66e anniversaire s’est d’ailleurs tenue sur le thème « forces armées nationales et réserve militaire pour une défense souveraine de la Patrie ». Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a précisé que l’institution de la réserve militaire ne vise pas à faire de chaque Burkinabè un soldat. Elle a pour objectif selon lui, de permettre à ceux qui remplissent les conditions requises de servir dans un cadre légal, organisé, discipliné et adapté aux exigences de la défense nationale. Elle représente un instrument permettant de renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées nationales en mettant à leur disposition une force complémentaire rapidement mobilisable en cas de besoin.
« Elle traduit une vision : celle d’une nation qui ne se contente plus de confier sa sécurité aux seuls professionnels des armes, mais qui organise et prépare l’ensemble de ses citoyens à la défense de la Patrie », a rappelé le ministre. Il a traduit au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, la déférence et la loyauté de l’ensemble des personnels des Forces armées nationales et des VDP pour son engagement constant à leurs côtés, pour sa vision de faire du Burkina Faso un Eldorado et pour sa farouche volonté de faire de notre armée un rempart contre toute forme de domination du peuple burkinabè. Toujours dans le cadre de la célébration du 66e anniversaire des forces armées nationales, le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, et les autorités militaires ont rendu visite aux blessés en opération et ont visité l’hôpital militaire du camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso.
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Marraine de cette première édition, la présidente de la coordination communale des femmes de Ziniaré, Jeanne Kaboré, a invité les participantes à accorder une place plus importante à leur développement personnel. Elle a relevé que les femmes consacrent beaucoup de temps à leurs enfants, à leurs conjoints, à leurs parents et à leurs communautés, parfois au détriment de leurs propres aspirations. « Investir en soi n’est pas être égoïste. C’est reconnaître sa propre valeur », a-t-elle affirmé. Pour elle, la résilience ne signifie pas ne jamais souffrir, pleurer ou douter. Elle consiste plutôt à apprendre à affronter les difficultés, à rechercher du soutien et à retrouver progressivement la force d’avancer. Mme Kaboré a encouragé ses consœurs à ne pas renoncer à leurs rêves et à poursuivre leur apprentissage. Représentant la gouverneure de la région de Oubri, Assétou Barry Sy Traoré, sa conseillère technique, Clarisse Bagaya, a salué une initiative qui contribue au renforcement des capacités des femmes. Elle a rappelé leur rôle dans la vie des familles, des administrations, des marchés et des communautés. « Le développement d’une communauté ne peut se faire sans la participation pleine et entière des femmes », a-t-elle soutenu. Elle a exhorté les participantes à transformer les connaissances acquises et les échanges en actions concrètes. Au-delà des communications et des témoignages, les journées de la résilience au féminin ont surtout misé sur l’acquisition de compétences professionnelles. Une cinquante de femmes ont ainsi bénéficié d’une formation pratique en teinture et en confection de Kôkô Dunda. Financée par l’association Laanon, cette formation s’est achevée par la remise à chacune des bénéficiaires, d’un kit destiné à faciliter la mise en pratique des techniques apprises. Emues, les participantes ont exprimé leur reconnaissance à la structure pour cet accompagnement, qui leur offre des moyens supplémentaires pour développer des activités génératrices de revenus.Djakaridia SIRIBIE


