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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Coupe du Faso multisport 2026 : Ouagadougou accueille les premières finales du 24 au 25 octobre

La directrice générale des Sports et des Loisirs, Valérie Badolo, née Tapsoba, a animé, le mercredi 21 octobre 2026 au stade du 4-Août à Ouagadougou, une conférence de presse consacrée à la première édition de la Coupe du Faso multisport, en compagnie de ses collaborateurs du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. A cette occasion, elle a présenté les grandes orientations de cette compétition qui a concerné 11 disciplines sportives, avec des phases finales programmées les 24 et 25 octobre 2026. Le coût global de l’organisation a été estimé à 100 millions de FCFA. Le sport burkinabè a franchi une nouvelle étape avec l’élargissement de la Coupe du Faso à d’autres disciplines que le football. Pour cette première édition, 11 fédérations ont été retenues, notamment celles de l’athlétisme, des sports pour personnes handicapées, du volleyball, du handball, du rugby, de la lutte, de la boxe, de la pétanque, du karaté-do, du taekwondo et du cyclisme. A travers cette initiative, le ministère chargé des Sports a affiché son ambition de diversifier l’offre sportive nationale, de détecter de nouveaux talents et d’améliorer la préparation des athlètes. Le projet a également visé à renforcer la visibilité des disciplines concernées, à promouvoir l’équité sportive et à consolider la cohésion sociale. Interrogé sur le choix des 11 disciplines, le représentant du ministère a expliqué que la sélection s’était appuyée sur plusieurs critères. Il a notamment cité les performances sportives, la gouvernance des instances dirigeantes, la couverture du territoire national, les capacités organisationnelles et le niveau d’inclusion au sein des fédérations. Cette sélection s’est inscrite dans le cadre d’un processus de catégorisation des fédérations, qui n’a pas consisté à établir un classement du premier au dernier, mais à apprécier leurs performances et leurs capacités de fonctionnement. Le ministère a également indiqué que cette première phase pourrait s’étendre à d’autres disciplines lors des prochaines éditions, en fonction des résultats obtenus, des ressources disponibles et des capacités organisationnelles des fédérations. La question du financement a occupé une place importante dans les échanges avec les journalistes. Le coût de cette première édition a été évalué à 100 millions de FCFA, répartis entre les onze fédérations retenues pour assurer l’organisation des compétitions. Face aux préoccupations relatives aux difficultés financières rencontrées par certaines fédérations et au niveau des primes accordées aux athlètes, le ministère a assuré avoir pris des dispositions pour mettre les ressources nécessaires à leur disposition. Les fédérations ont également été invitées à proposer une répartition des primes consacrant au minimum 50 % de l’enveloppe reçue à cette rubrique. Selon les explications fournies à la presse, les propositions ont été transmises au ministère, qui a affirmé suivre leur mise en œuvre. Les récompenses ont été annoncées sous forme de médailles et de primes en numéraire. Les phases finales ont été programmées à Ouagadougou les 24 et 25 octobre 2026. Le ministère a justifié ce choix par le caractère expérimental de cette première édition et par les ressources financières disponibles. L’objectif a été de tirer les enseignements de cette première expérience avant d’envisager une délocalisation de certaines finales dans les régions lors des prochaines éditions. Le calendrier a également tenu compte des contraintes scolaires et du programme sportif national, particulièrement chargé cette année. Après des échanges avec les fédérations, les organisateurs ont retenu cette période, qui a précédé le Tour du Faso. Le ministère a précisé que les compétitions avaient débuté dès le 20 octobre pour certaines disciplines, tandis que les phases finales ont été concentrées sur les 24 et 25 octobre. Les sites de compétition ont été désignés par les fédérations et les programmes ont été regroupés dans un calendrier commun. Les responsables du département ont annoncé leur présence sur les différents sites afin d’accompagner le déroulement des finales. Au cours de la conférence de presse, le ministère a insisté sur le rôle central des fédérations dans la mise en œuvre de cette initiative. Celles-ci ont participé aux réunions préparatoires et aux discussions relatives aux modalités d’organisation des compétitions. Présentées comme les principaux acteurs techniques sur le terrain, elles ont été chargées de contribuer au bon déroulement des épreuves, sous le suivi du ministère. Les organisateurs ont également appelé à une bonne coordination entre les différents intervenants, au respect des règles et à la promotion du fair-play. Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Coopération bilatérale : la République Tchèque souhaite consolider ses relations avec le Burkina Faso

Le Camarade ministre des Affaires étrangères a reçu en audience l’envoyé spéciale de la République Tchèque pour le Sahel, S.E. Madame Štěpánka LITECKÁ, dans la soirée du 22 octobre 2026. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations entre Ouagadougou et Prague d’une part et entre la République Tchèque et la Confédération des Etats du Sahel d’autre part. A travers son déplacement à Ouagadougou, la diplomate tchèque dit vouloir des échanges directs avec le ministre des Affaires étrangères, en vue de mieux comprendre la vision de notre pays en matière de coopération, et ainsi bâtir des relations de qualité, pragmatiques et bénéfiques pour chaque partie. Le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE a indiqué que le pragmatisme est ce que le Burkina Faso souhaite désormais dans la collaboration avec les partenaires. Pour lui, le Burkina Faso reste ouvert pour coopérer avec des partenaires qui utilisent une grille de lecture juste et objective pour comprendre notre contexte, avec des approches qui s’alignent sur nos priorités et non des approches à l’ancienne, faites d’injonctions de la part de certains partenaires. « Les partenaires doivent comprendre que dans la dynamique actuelle, les Africains ne vont plus accepter d’être sur le banc de touche alors que le terrain de jeu leur appartient et qu’ils peuvent bien jouer.C’est ce message que nous voulons faire passer et nous sommes disposés et disponibles pour coopérer avec les partenaires qui comprennent cela », a soutenu le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE. Les autres points d’échanges ont porté sur les domaines qui peuvent intéresser le Burkina Faso et la République Tchèque dans leur coopération, tels que l’économie et les échanges commerciaux, ainsi que la promotion de la jeunesse à travers des projets structurants. « Nous voulons relancer notre partenariat avec le Burkina Faso dans des secteurs d’intérêt partagé et sans aucune considération géopolitique », a précisé l’envoyé spéciale de la République Tchèque pour le Sahel. Le Camarade ministre des Affaires étrangères a salué cette vision et a invité la République Tchèque à tirer leçon des échecs de certains partenaires, pour tisser des relations de confiance et de sincérité avec le pays des Hommes intègres. Les deux personnalités ont relevé la nécessité de mettre en place des cadres de concertations bilatérales pour des échanges approfondis qui permettront de donner de la solidité à la coopération. Le sujet sur les rapports entre le Burkina Faso et l’Union Européenne a également été abordé pendant les échanges, et S.E. Madame Štěpánka LITECKÁ de confier que la majorité des envoyés spéciaux des pays de l’UE pour le Sahel, comprennent désormais la vision du Burkina Faso de la Confédération AES en matière de relations internationales. DCRP/MAE

Consultations politiques Burkina Faso- République de Türkiye: des concertations tous azimuts pour renforcer la coopération

En séjour à Ankara dans le cadre de la première session des consultations politiques entre le Burkina Faso et la République, la délégation burkinabè conduite par le Camarade Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE a mené des concertations tous azimuts les 20 et 21 octobre 2026 avec de nombreuses personnalités au sein de diverses structures étatiques turques.
C’est ainsi que la délégation s’est rendue tour à tour à la Fondation Maarif, à l’Agence de Coopération et de Coordination (TIKA), au Conseil de l’Enseignement supérieur, au ministère de la Santé, au Conseil des Relations Economiques Extérieures (DEIK), et au ministère de l’Education nationale.
A la Fondation MAARIF, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE et sa délégation ont eu des échanges avec Anet BEY Responsable Afrique de la Fondation MAARIF assisté de collaborateurs. Il s’est réjoui de la signature d’une convention d’établissement et de gestion avec la fondation qui possède déjà des écoles à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et de l’octroi de bourses pour des élèves burkinabè.
Elle a en outre sollicité l’appui de la fondation pour l’augmentation du nombre de ces bourses et l’appui à en matière d’enseignement et de formation professionnelle et technique. MAARIF a marqué son accord pour l’ensemble de ces sollicitations. Les deux parties ont aussi examiné les possibilités de développement des activités de la fondation au Burkina Faso.
A l’Agence de Coopération et de Coordination (TIKA) qui est l’agence turque de développement fondé en 1992, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères a été reçu par Dr Yahya COSKUN, Vice-Président de l’institution. TIKA a de nombreuses réalisations au Burkina.
Elle a entre autres accompagné le développement de la médecine d’urgence avec le SAMU. L’Agence s’est dite favorable à un réexamen dudit projet pour sa mise en œuvre. Pour l’année 2027 elle s’est engagée à apporter un appui au Burkina dans le domaine de la formation professionnelle et technique en cohérence avec l’objectif de développement endogène du pays.
La délégation burkinabé a également émis le vœux qu’un Bureau TIKA puisse s’ouvrir prochainement à Ouagadougou.
Au Conseil de l’enseignement Supérieur, les discussions entre Burkinabè et Turcs ont essentiellement porté sur la question du renouvellement du protocole d’accord de 2024 qui fixe notamment les conditions de coopération en matière académique et universitaire et qui est arrivé à échéance.
D’emblée le Burkina a exprimé sa volonté de préserver les acquis, de maintenir cette coopération et de la renforcer. Le Conseil turc de l’enseignement Supérieur est également favorable à cet renouvellent et promet une augmentation du nombre de bourses pour les Masters et Doctorats au profit des étudiants burkinabè.
La partie turque s’est dite ouverte à toute proposition d’amélioration de notre coopération dans le cadre du nouvel accord. D’ores et déjà une liste des besoins hiérarchisées du Burkina sera transmise à la Türkiye. Les chercheurs burkinabè pourront également accéder et postuler à la banque de projets des centres de recherche turcs. Au ministère de la Santé, la délégation burkinabè a été reçu par le Vice-Ministre, Pr Nurullah OKUMUS.
L’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE a salué le dynamisme de la coopération entre nos deux pays en matière de santé avec comme réalisation concrète la réussite de la première transplantation rénale au Burkina Faso.
Le Vice-Ministre turc a exprimé la volonté de son pays de continuer à soutenir le Burkina Faso pour les transplantations d’organes. Ce soutien va se traduire par la formation des formateurs et leur mise à niveau en fonction de l’évolution des connaissances dans le domaine.
Il s’est également dit favorable à la facilitation de conventions entre les hôpitaux publics turcs et le ministère burkinabè de la santé dans le cadre de l’approfondissement de la coopération sanitaire.
Le Pr Nurullah OKUMUS a marqué un intérêt pour le projet de technopôle pharmaceutique de Kokologho qui pourrait offrir des possibilités d’investissement à des entreprises turques.
Au Conseil des Relations Economiques Extérieures (DEIK) qui regroupe 4 mille entreprise turques, les discussions ont débouchées sur la proposition de tenue au Burkina d’un forum d’affaires et d’investissement entre le Burkina Faso et la Türkiye. Les exportations turques en direction du Burkina sont passés de 122,24 millions de dollars US en 2023 à 177,84 millions de dollars US en 2025.
Cette croissance témoigne du dynamisme de nos relations commerciales el l’Ambassadeur TOE a salué le rôle important joué par DEIK dans le rapprochement des entreprises turcs et burkinabè. Il a exhorté l’institution à une forte implication dans le règlement des litiges entre turcs et burkinabè pour éviter que les entreprises burkinabè ne soient toujours lésées.
DEIK par la voie de Madame Vahit Oguz Cetin, une de ses dirigeantes pour l’Afrique de l’Ouest a plaidé pour une facilitation des transactions bancaires et un accord sur la suppression de la double imposition.
La partie burkinabè a expliqué que cette question de double imposition est prise en compte au niveau confédéral au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Elle a encouragé la co-entreprise et l’instauration de partenariats durables entre autres dans l’agroalimentaire, la chaîne de froid, le textile, l’énergie solaire, les mines, la formation technique etc. pour booster le développement économique national.
Au ministère turc de l’Education Nationale, les échanges ont principalement porté sur la problématique d’amélioration de la qualité de l’éducation voulue et recherchée par le Burkina pour soutenir son projet de transformation économique et sociale du pays dans le cadre de la Révolution progressiste populaire.
Le département turc de l’éducation s’est dit prêt à examiner toutes les options en matière de formation des enseignants et des administrateurs du système éducatif, de partage d’expérience dans le cadre de la formation professionnelle et technique, de partage des programme scolaires et des curricula de formation, d’implémentation de nouvelles filières.
Il a aussi proposé des projets de jumelage entre les écoles turcs et burkinabè pour un brassage des peuples, l’ambition étant de laisser aux générations futures un capital de relations fondées sur l’amitié et la coopération.
Entre deux concertations, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE et sa délégation se sont rendu au Mausolée d’Atatürk du nom de Mustapha Kemal ATATüRK, le Fondateur de la République de Türkiye.
Un retour aux sources de la Türkiye moderne, riche en enseignements sur la détermination d’un Homme et le nationalisme d’un peuple qui a su assumer son destin et s’imposer dans le concert des nations.
Ambassade du Burkina Faso en Türkiye
DCRP/MAE

Journées d’hommage et de célébration du Président Thomas SANKARA en Italie: le Ministre Porte-parole du Gouvernement et une forte délégation sont arrivés à Rome

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, accompagné d’une importante délégation, est arrivé dans la soirée de ce jeudi 22 octobre 2026 en Italie, dans le cadre des Journées d’hommage et de célébration du Président Thomas SANKARA en Italie.
A leur arrivée à l’aéroport, le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO et la forte délégation ont été accueillis par l’Ambassadrice du Burkina Faso en Italie, la Camarade Cyrille GANOU/BADOLO, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso près le Saint-Siège (Vatican), le Camarade Régis Kévin BAKYONO et l’équipe de l’Ambassade du Burkina Faso en terre italienne.
Le choix de l’Italie est symbolique : le 17 septembre 2025, la Municipalité de Rome a rendu un hommage historique au Père de la Révolution d’août 83 en baptisant un parc de 22 289m2 à son nom, dans l’arrondissement n°3 de la ville italienne.
Le programme de ce séjour dans la ville romaine sera marqué du 23 au 25 octobre par diverses activités dont :
✅le lancement international de la Campagne <<Ma brique pour SANKARA>>
✅le dévoilement de la statue du père de la Révolution au parc Thomas SANKARA à Rome
✅une exposition muséale dénommée <<SANKARA, le retour>>
✅une rue marchande
✅une soirée artistique animée par l’Orchestre de la Présidence du Faso et autres artistes Burkinabè
✅des projections cinématographiques
✅etc.
A l’occasion, le Ministre Porte-parole du Gouvernement, invite l’ensemble de la diapora Burkinabè et Aesienne, les amis du Burkina, en Italie et en Europe, à se mobiliser massivement pour donner un écho retentissant à cet événement.
DCRP-MCCAT

Translog Africa 2026 : des recommandations pour renforcer la chaine de transport

La Ve édition du Symposium international sur le transport et la logistique a clos ses travaux, jeudi 21 octobre 2026, à Ouagadougou, par des recommandations visant à renforcer la résilience et la sécurisation des chaînes de transport et de la logistique. Les travaux de la Ve édition du Symposium international sur le transport et la logistique (Translog Africa) placés sur le thème, « Résilience et sécurisation des chaînes logistiques dans un environnement mondial en pleine mutation », se sont achevés sous de bons auspices. En effet, la cérémonie de clôture qui est intervenue dans l’après-midi du jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, a permis aux participants de poser un diagnostic et formuler des recommandations visant à renforcer la résilience et la sécurisation des chaînes de transport et de la logistique. Parmi des contraintes soulevées, il ressort la vétusté des infrastructures, l’insuffisance de la digitalisation et de l’interconnexion des systèmes, les guichets uniques non opérationnels, la persistance des pratiques anormales, les surestaries et les frais de détention qui alourdissent les coûts logistiques. En réponse à ces préoccupations, des recommandations majeures ont été formulées. Il s’agit entre autres, de l’élaboration de schémas directeurs national et régional de la logistique, la mise en place d’un guichet unique maritime et du commerce extérieur, l’interopérabilité des plateformes numériques entre les ports, les douanes et les opérateurs. En outre, la simplification de l’amen- dement des connaissements, le développement d’une expertise nationale en ingénierie logistique et le renforcement de la coopération entre Etats voisins ont été aussi proposés.

Translog Africa institutionnalisé

Les recommandations formulées par les participants…
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, qui a présidé la clôture des travaux aux côtés de son homologue du Niger le colonel-major Amadou Abdourahamane, a rassuré que les recommandations ne sauraient demeurer lettre morte. « Nous veillerons à la mise en place, sans délai, d’un comité de suivi confié au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), et accompagnerons l’élaboration de l’instrument juridique consacrant la reconnaissance officielle de Translog Africa », a-t-il promis. A cette Ve édition, Translog Africa a été officiellement institutionnalisé en tant que plateforme intergouvernementale et partenariale permanente de concertation sur les transports, la logistique et sécurité en Afrique. Il a désormais pour missions principales de promouvoir l’harmonisation d’un cadre réglementaire et juridique régissant le transit et le transport transfrontalier en Afrique, d’accélérer la digitalisation, la cybersécurité et la résilience des infrastructures logistiques portières, ferroviaires et routières, de faciliter le dialogue public-privé entre les ministères en charge des transports, les conseils des chargeurs, les opérateurs privés de la chaîne logistique etc. Le ministre Emile Zerbo a invité chaque acteur à s’approprier la part qui lui revient car Translog Africa doit demeurer un instrument de coopération au service d’une Afrique qui décide par elle-même et pour elle-même. « C’est le sens du combat que mène le Burkina Faso, sous le leadership éclairé du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, qui a fait de la souveraineté et du développement endogène des choix irréversibles », a-t-il soutenu. Le ministre Zerbo a rendu un hommage aux forces combattantes qui sécurisent, au prix de leur vie les routes et les corridors. Il a, par ailleurs, témoigné sa gratitude au ministre des Transports et de l’Aviation civile de la République du Niger, le colonel-major Amadou Abdourahamane pour sa présence à l’évènement.

Aly SAWADOGO

Opération « zéro poulailler vide » : des poules et des aliments pour volaille remis aux fermiers à Mogdin et à Gampéla

Le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a remis des kits composés de poules et d’aliments pour volaille à des fermiers de Mogdin et de Gampéla dans la commune de Saaba, jeudi 22 octobre 2026. L’opération « zéro poulailler vide » est en marche. En effet, le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a visité deux fermes avicoles à Mogdin et à Gampéla dans la commune de Saaba, à la périphérie Est de Ouaga-dougou, jeudi 22 octobre 2026. Il a, à l’occasion, remis des kits composés de poules et d’aliments pour volaille aux fermiers de ces localités. A Mogdin, le fermier Abdoul Razack Seni a remercié le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques pour l’initiative. « Le Burkina Faso a vraiment besoin de cette opération. Ces poulets locaux améliorés vont nous permettre d’accroitre la production avicole dans notre Centre de formation professionnelle agricole Baôba (CFP-AGB) », a-t-il déclaré. Il a ajouté que c’est l’occasion pour son centre de montrer à ses apprenants comment réceptionner les poulets et les entretenir jusqu’à maturité.

Satisfécit des aviculteurs

Abdoul Razack Seni a, par ailleurs, rappelé que le CFP-AGB a été créé en juillet 2025 et a formé au total 100 personnes (formation initiale et de courte durée), en collaboration avec la délégation spéciale de Saaba. La fermière de Gampéla, Mamounata Kaboré, a également témoi-gné sa satisfaction d’être sélectionnée dans la dyna-mique de l’opération « zéro poulailler vide ». « Je suis une nouvelle retraitée et je produis depuis 2024. Mais, par la suite, j’ai enregistré des difficultés. Je salue cette action concrète de l’Etat burkinabè », a-t-elle signifié. Elle a confié que pour le moment, elle est bénéficiaire de 35 sacs d’aliments de volaille, en attendant les poulets. Quant au directeur général des productions animales, Emilien Bakoné, il a soutenu que l’opération « zéro poulailler vide », lancée le 21 août 2026, s’inscrit dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028. « C’est une première initiative de pouvoir renforcer les capacités d’au moins 500 aviculteurs modernes et traditionnels en leur dotant de kits », a-t-il laissé entendre. Sur le plan de l’élevage moderne, aux dires de Emilien Bakoné, il est prévu d’offrir à chaque bénéficiaire un kit de 1 000 poussins de chair et de plus de deux tonnes d’aliments de volaille ainsi qu’un appui en vaccin. « Pour ce qui est de l’élevage traditionnel, le kit était de 100 volailles adultes composés de 90 poules et 10 coqs avec un accompagnement d’aliments de volaille de trois tonnes et de soins vétérinaires », a-t-il fait comprendre. Le directeur général des productions animales a aussi fait savoir que 24 000 personnes se sont inscrites sur la plateforme du ministère en charge de l’agriculture après le lancement de l’opération « zéro poulailler vide ». « A l’issue de la sélection, 516 bénéficiaires ont été retenus et présentés au public », a relevé Emilien Bakoné.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

SIAO 2026 : la LONAB injecte 50 millions F CFA pour l’organisation

La Loterie nationale burkinabè (LONAB) apporte son soutien à l’organisation du 18e Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) à hauteur de 50 millions F CFA. Cet appui financier a fait l’objet d’une signature de convention entre les deux institutions, le jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou. Traditionnel partenaire du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), la Loterie nationale burkinabé (LONAB) a, une fois de plus, marqué sa disponibilité à accompa-gner ce rendez-vous international de l’artisanat africain. Pour l’organisation de cette 18e édition SIAO, qui se tient du 30 octobre au 8 novembre 2026, dans la capitale burkinabè, sur le thème, « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel », en tant que sponsor officiel, la Nationale des jeux a décidé d’apporter un soutien financier à hauteur de 50 millions F CFA. Cet appui a fait l’objet d’une signature de convention entre les deux structures, le jeudi 22 octobre, à Ouagadougou. Selon le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani, cette contribution financière de 50 millions F CFA traduit la volonté de sa structure à accompagner la réussite de cet évènement majeur. Il a relevé que le SIAO contribue à révéler le talent, le savoir-faire et à créer des emplois, à générer des revenus et à valoriser l’identité culturelle du Burkina Faso voire de l’Afrique. « Cet engagement de la LONAB est en parfaite cohérence avec notre plan stratégique révisé 2023-2027, notamment son axe relatif au développement socio-écono-mique et à la promotion des initiatives créatrices de valeurs au profit des populations », a-t-il souligné. Cette collaboration, a-t-il poursuivi, s’appuie sur une histoire de confiance réciproque entre les deux partenaires et sur la réussite des éditions passées. Il est convaincu que lorsque les institutions nationales travaillent ensemble, les résultats suivent. En contrepartie de cet appui, la LONAB bénéficiera d’un espace de promotion et de vente de ses produits. Ibrahim Ben Harouna Zarani a salué le travail qu’abat au quotidien le comité d’organisation du SIAO, tout en formulant le vœu que cette édition connaisse un succès et contribue davantage à la promotion du savoir-faire burkinabè et au rayonnement de l’artisanat africain. Le directeur général du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, Eric Bassolé, a confié que cet apport financier va contribuer à faire face à beaucoup de défis rencontrés sur le site du SIAO. Il traduit sa gratitude à la LONAB qui accompagne le SIAO depuis plu-sieurs éditions, tout en lançant un appel aux sociétés d’Etat ainsi que celles du privé à emboiter le pas de ce partenaire afin de faire briller davantage l’artisanat africain, et en particulier burkinabè.

Mahamadi SEBOGO Aïssatou DIARRA (Stagiaire)

Le rendez-vous manqué

Ce matin, j’ai attendu l’Afrique sur le quai de l’avenir Elle vrombissait au loin dans un nuage de poussière Les yeux larmoyant de joie, j’ai cru en elle avec zèle Elle vociférait dans la nuée ardente des volcans gênants Ce matin, je l’ai vue marcher, tanguant à pas de charge Ployant sous son propre poids et portant des faix défaits En tombant de partout, ses membres s’érodaient en l’air L’heure était grave sur le chemin de toutes les entraves Ce matin, j’ai vu l’Afrique debout sur des crics en briques Sa posture inclinée vers l’Ouest la brisait en deux au centre Pendant qu’au Sud, elle se donnait des coups de sa corne Sur son flanc Nord, les boussoles avaient perdu les repères Ce matin, elle est arrivée dans un berceau de mort-né Dépouillée par la portée agitée de l’espoir reporté Elle ne repartira peut-être demain peut-être pas ou jamais A deux mains, demain, remettons l’Afrique en chemin !

Clément ZONGO clmentzongo@yahoo.fr

Forces armées nationales : 24 officiers en administration reçoivent leur diplôme

Les Forces armées nationales ont organisé une cérémonie de fin de formation des officiers stagiaires du premier cours de perfectionnement en administration et du deuxième cours d’application des officiers en administration, le jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou. Onze officiers stagiaires du premier cours de perfectionnement en administration et treize officiers stagiaires dont quatre femmes, du deuxième cours d’application des officiers en administration des Forces armées nationales ont fini leur formation. La cérémonie de sortie des promotions a eu lieu, le jeudi 22 octobre 2026, sous la présidence du directeur central de l’intendance militaire, l’intendant lieutenant-colonel Issa Konseiga. Pour le porte-parole des stagiaires, le commandant Yannick Cheick Kader Sourweima, le stage de perfectionnement en intendance a permis à des officiers chevronnés de réinterroger leurs pratiques, d’intégrer les nouvelles exigences de la gestion publique et d’adapter leurs compétences aux défis opérationnels contemporains. Quant au cours d’application des officiers d’administration, d’après lui, la promotion a suivi un cursus exhaustif de cours magistraux, de travaux dirigés, de conférences et d’immersion. Il a poursuivi que l’objectif assigné était de former des gestionnaires immédiatement opérationnels, capables d’administrer un corps de troupes, d’assurer la comptabilité des deniers et des matières et de soutenir le combattant avec rigueur et efficacité.
Ils sont 24 cadres compétents à renforcer les effectifs dans l’administration de l’armée.
Le président de la cérémonie, le directeur central de l’intendance militaire, l’intendant lieutenant-colonel Issa Konseiga, a, pour sa part, exprimé sa satisfaction pour cette fin de stage. Pour lui, la proclamation des résultats et la remise des diplômes consacrent les efforts des stagiaires et traduisent la volonté de renforcer les compétences nécessaires à l’efficacité du soutien aux Forces armées nationales. Ainsi, il a adressé ses chaleureuses félicitations aux récipiendaires. Toutefois, il a laissé entendre que le diplôme atteste les connaissances acquises, mais que c’est la qualité du service rendu qui révèle la véritable valeur professionnelle. En outre, le directeur Issa Konseiga a fait savoir que l’intendance militaire occupe une place essentielle dans la préparation et la conduite des opérations, car derrière chaque unité engagée, se trouvent des ressources à mobiliser, des besoins à anticiper, des approvisionnements à assurer et des droits à préserver. « La performance opérationnelle ne dépend donc pas uniquement de la qualité des équipements et de la détermination des combattants, elle repose également sur la fiabilité du soutien, la disponibilité des ressources et la rigueur de leur gestion », a-t-il expliqué. Car, a-t-il estimé, le soutien ne s’improvise pas, il se planifie, s’organise et se perfectionne grâce à des personnels compétents et responsables.

Evariste YODA