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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

37e Tour du Faso/4e étape : Le Néerlandais Jonathan Kerkhofs s’impose à Bobo-Dioulasso

Le critérium disputé ce lundi 2 novembre 2026 à Bobo-Dioulasso comptant pour la 4e étape du 37e Tour du Faso, a vu la victoire du Néerlandais Jonathan Kerkhofs. Le maillot jaune de leader échoit au Sud-africain Gustav Basson. Vingt-deux ans après sa dernière victoire à Bobo-Dioulasso, la Hollande est de retour pour une 4e victoire au Tour du Faso. Cette fois-ci c’est Jonathan Kerkhofs qui en 2h38’13’’, avec une vitesse moyenne de 44,130 Km/h signe le succès néerlandais. Il devance le Marocain Youssef Bdadou (2e) et Hamza Amari de l’Algérie (3e). Avec les deux abandons de la veille dont le maillot jaune Tom Wijfje suite à sa chute, c’est le Sud-africain Basson Gustav qui a enfilé la tunique dorée de premier au classement général pour le départ de la 4e étape aux cotés de 71 autres cyclistes. La distance à parcourir était de 116,10 km en circuit fermé soit 10 tours sur le Boulevard de la révolution.  Emile Van Niekerk de l’Afrique du Sud a rapidement pris le premier point chaud au 2e tour après 23,22 km, suivi de Youssef Bdadou du Maroc et de Roland Ntané du Cameroun. Leur groupe de 13 coureurs réussit à creuser un écart de 2’20’’ sur le reste du peloton dont le maillot jaune mesuré au 3e tour. Après les 45 km sur la ligne, 11 coureurs sont désormais en tête avec 1’42’’ d’avance. Le second point chaud jugé à la moitié de la course a été enlevé par le Marocain Youssef Bdadou devant Wogué Ivan Njonkoué du Cameroun et le Malien Yaya Diallo. Ils maintiennent un écart de 1’37’’ à une vitesse 44,256km/h. et c’est dans cette configuration que le Marocain s’octroie également la bonification du dernier sprint intermédiaire à l’avant dernier tour. Il est talonné de près par le Burkinabè Saturnin Yaméogo et le Camerounais Wogué Ivan Njonkoué.  L’écart des dix hommes de tête à ce moment est de 1’33’’ et l’allure à plus de 44 km/h. Les trois meilleurs au classement général sont dans le peloton où la réplique tarde à s’organiser. Paul Daumont finit par tenter de sonner la révolte mais trop tard, il ne parvient pas à s’inviter dans le sprint final. Au classement, le Marocain Youssef Bdadou s’adjuge naturellement le maillot des points chauds. Ilboudo Soumaïla enfile le maillot du meilleur jeune de la compétition, le maillot vert aux points change d’épaules au profit de l’Algérien Yacine Hamza de l’Algérie. Demain les coureurs s’élanceront de Bobo-Dioulasso pour Pâ longue de 131,32km. Voro KORAHIRE

Burkina Faso/Montée des couleurs nationales : Pr Adjima THIOMBIANO réagit suite à la sortie de nouveaux bacheliers de la diaspora sur les réseaux sociaux

Ce lundi 02 novembre 2026 à l’immeuble de l’éducation, les travailleurs du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du Ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales étaient mobilisés pour la traditionnelle montée des couleurs nationales. La cérémonie était présidée par les deux ministres, les camarades Pr Adjima THIOMBIANO et Jacques Sosthène DINGARA.

Au cours de cette cérémonie, le ministre chargé de l’enseignement supérieur qui a livré le message du mois, a réagi suite à des propos malveillants tenus par des nouveaux bacheliers de la diaspora sur le Burkina Faso sur les réseaux sociaux la semaine dernière.

« Si le Burkina ne leur convient pas, qu’ils repartent d’où ils viennent…nous sommes très fiers d’être des burkinabè et nous nous battons toujours pour que le Burkina soit meilleur », a réagi le camarade Pr Adjima THIOMBIANO.

Le ministre chargé de l’enseignement supérieur s’est voulu clair : « Que ce soit dans le cadre du Pacte NEKRE, que ce soit dans la nouvelle dynamique impulsée par les plus hautes autorités de ce pays, Il n’y aura aucune chance à qui que ce soit, d’où qu’ils viennent de venir perturber notre système éducatif. Chacun de vous devra s’ériger en rempart face à des comportements qui meublent souvent la révolte. Chacun devrait ressentir cette fierté de revenir apprendre chez lui et de créer des conditions idéales pour que chacun puisse véritablement être fier », a poursuivi le Pr Adjima THIOMBIANO avant de les mettre en garde contre toute tentative de saper les efforts consentis par les plus hautes autorités pour donner à l’université burkinabè sa lettre de noblesse. « Il n’y aura pas de place pour ces enfants égarés dans nos campus. Nous n’allons pas tolérer que tout ce que nous avons construit en 4 années, que cela soit battu en brèche par ces enfants », a insisté le ministre avant d’ajouter que « Si un enfant quitte ailleurs pour venir étudier chez lui, c’est noble. Nous l’accueillons tant que les intentions sont bonnes. Mais un enfant qui vient pour dénigrer ce pays, il trouvera tous les burkinabè sur son chemin », a-t-il laissé entendre.

Toujours sur le plan de l’éducation, le Pr Adjima THIOMBIANO est revenu sur le lancement le 17 octobre 2026 à Kaya , du Pacte NEKRÉ pour la Refondation de l’école burkinabè. Il a invité l’ensemble des acteurs à plus d’engagement afin de faire de ce Pacte qui consacre définitivement la cohérence du système éducatif depuis le préscolaire jusqu’à l’université, « pour qu’il y ait cette renaissance réelle de l’école burkinabè ».

Mais avant, le ministre a tenu à souhaiter un joyeux anniversaire aux Forces Armées Nationales qui ont célébré hier 1er novembre 2026, leur 66è anniversaire.

Il leur a exprimé sa gratitude et toute sa fierté « pour le combat que ces hommes et ces femmes mènent, abattent au quotidien pour que le Burkina puisse rester encore debout », a indiqué le camarade Pr Adjima THIOMBIANO.

DCRP-MESRI

Montée des couleurs à l’hôtel administratif du Kadiogo : « le Burkina Faso est un pays fréquenté et fréquentable », Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a pris part ce lundi 02 novembre 2026 à la traditionnelle montée mensuelle des couleurs aux côtés de ses collègues ministres chargées de la Transition digitale (Dr Aminata ZERBO/SABANÉ), de la Famille (Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie KABRÉ/KABORÉ) et du personnel des départements ministériels logés à l’hôtel administratif du Kadiogo.
A l’issue du cérémonial de montée des couleurs, le Ministre Porte-parole a adressé un message aux serviteurs du peuple. Il a d’abord rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité qui ont célébré le 1er novembre leur 66e anniversaire. Bien que des défis sécuritaires demeurent, de belles avancées ont été faites sur le terrain de la reconquête du territoire et de la lutte contre le terrorisme, ce qui a permis le retour progressif de nombreux déplacés chez eux et la reprise des activités dans les localités reconquises.
​ En second lieu, le chef du Département chargé du tourisme a martelé que le Burkina Faso force l’admiration sur la scène internationale et reste un pays fréquenté et fréquentable. Pour preuve, la tenue concomitante de trois grands événementiels à cette période vient battre en brèche le narratif tendant à « peindre en rouge » le Pays des hommes intègres.
Il s’agit de la tenue de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui se déroule du 30 octobre au 8 novembre avec une quinzaine de pays participants ; le 37e Tour international du Faso qui se tient à la même période et qui connait la participation de 80 cyclistes venant d’une dizaine de pays d’Afrique, d’Europe et marqué par le retour de l’Union cycliste internationale (UCI) ; et enfin l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo qui réunit 45 sculpteurs de 13 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du 02 au 23 novembre.
L’ensemble de ces événements qui accueillent des participants venus des quatre coins du monde, prouvent que le pays garde toute sa place sur la scène internationale.
​Pour terminer, le Porte-parole du Gouvernement a invité l’ensemble du personnel à aborder la fin de l’année avec rigueur, solidarité et amour du prochain. <<C’est en restant unis et soudés que les Burkinabè continueront de bâtir une paix durable et un pays fort>>, foi du Ministre Pingdwendé.
DCRP/MCCAT

SIAO 2026: le village de l’AES ouvre ses portes

Le ministre de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a lancé les activités du village de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le samedi 31 octobre 2026, dans l’enceinte du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Le concept du village de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à la 18e édition du Salon international de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) constitue une innovation. Il s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités de l’espace confédéral, qui souhaitent une harmonisation des politiques et des mesures entre les trois pays membres, Burkina, Mali, Niger afin de favoriser un développement économique et social solidaire. Le lancement officiel des activités s’est tenu, samedi 31 octobre 2026, à Ouagadougou. « C’est avec beaucoup de fierté que nous avons procédé à son ouverture et fait le tour de pays en pays pour voir les différentes richesses culturelles à travers les produits artisanaux exposés, qui existent dans notre espace », a indiqué le ministre chargé de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda. Selon lui, l’objectif recherché à travers ce village est de permettre aux structures des trois pays de l’AES de se réunir dans un seul espace pour partager les expériences, identifier les acquis, les insuffisances et trouver des solutions pour lever les problématiques qui freinent la bonne marche du secteur de l’artisanat. Serge Gnaniodem Poda est revenu sur le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de la cérémonie officielle d’ouverture de cette 18e édition. Selon lui, son discours adressé aux acteurs de l’artisanat, aux structures de financement, aux secteurs de production, à la jeunesse et à l’ensemble de la population, appelle à une nouvelle vision du secteur. « L’artisanat ne doit pas être une activité qui souffre du fait du passé, mais qui se serve du passé pour prédire l’avenir », a-t-il notifié. Il a, en outre, fait savoir que le thème de cette édition : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? », fera l’objet d’échanges au sein du village de l’AES. Il constitue selon lui, une vitrine des richesses artisanales des trois pays, qui partagent une similitude de produits, du patrimoine et des cultures. « Nous avons associé à cette cérémonie les pays frères et amis à savoir le Madagascar et le Ghana, pays invité d’honneur, afin qu’on puisse ensemble, s’inscrire résolument dans le cadre du panafricanisme à travers ce village », a-t-il signalé.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Le garde-à-vous du peuple !

Ce dimanche 1er novembre 2026, le Burkina Faso a célébré son armée. Au-delà de la commémoration, ce 66e anniversaire des Forces armées nationales est un moment de reconnaissance nationale, de fierté collective et de communion entre un peuple et ses défenseurs. A l’heure où la Nation poursuit sa marche vers la souveraineté, l’armée mérite le garde-à-vous du peuple. Un salut solennel à ces femmes et à ces hommes qui ont fait le choix de se battre sans calcul, au prix de leur vie, pour préserver la Patrie. L’armée burkinabè a fait sa mue. Elle s’est réorganisée, a renforcé ses capacités opérationnelles, amélioré sa formation et accru ses moyens d’action. Dans l’épreuve, elle a appris, s’est adaptée et a engrangé des résultats. Les efforts de reconquête qui ont permis de reprendre le contrôle de près de 75% du territoire, témoignent de cette transformation. Si le chemin reste exigeant, la progression enregistrée nourrit l’espérance et conforte la détermination nationale. Dans cette lutte pour la dignité d’un peuple et d’un territoire, le Burkina Faso a perdu des fils et des filles. Des soldats sont tombés, des familles ont été endeuillées. Leur sacrifice ne saurait être oublié. Mais, au cœur de cette douloureuse épreuve, le pays a défendu sa survie, son honneur et son droit à disposer de lui-même. La transformation de l’armée burkinabè se mesure également à l’ambition de formation. La création de l’Ecole de guerre constitue une étape majeure dans le renforcement de son autonomie stratégique. Il s’agit de former des cadres capables de concevoir et de conduire des opérations adaptées aux réalités du terrain. Forte de son expérience opérationnelle, de ses enseignements et de ses innovations, l’armée burkinabè peut nourrir l’ambition de faire de son école une référence internationale. Car, le savoir militaire qui se construit dans nos écoles s’enrichit aussi du vécu, de l’expérience du terrain et des leçons tirées de nos propres réalités. Aujourd’hui, l’armée ne se limite plus à la défense des positions. Elle participe également à l’effort national dans les hôpitaux, les champs, les établissements scolaires et sur les chantiers du développement au service des populations et de la résilience collective. Cette présence traduit une conception élargie de l’engagement patriotique, dans laquelle la défense de la Nation rejoint la protection de la vie et la reconstruction du pays. 66 ans après les premières étapes de son histoire institutionnelle, notre armée demeure une armée de combat, forgée par les épreuves et déterminée à défendre la Patrie. Elle impose le respect, non pas par les discours, mais par son engagement, sa capacité d’adaptation et les sacrifices consentis. Rendons donc hommage à nos Forces armées nationales, honorons la mémoire de nos héros et encourageons celles et ceux qui poursuivent le combat. Que le peuple tout entier se lève, uni derrière ses défenseurs, dans un même élan de solidarité et de responsabilité. A notre armée, le garde-à-vous du peuple ! Par Assetou BADOH

66e anniversaire des Forces armées nationales : 86000 réservistes militaires inscrits en 9 mois

La première région a célébré, le 1er novembre 2026, à la place du défilé de Kaya, le 66e anniversaire des Forces armées nationales. Lors de la célébration du 66e anniversaire des Forces armées nationales (FAN), le 1er novembre 2026, la première région militaire a décerné 44 médailles aux forces combattantes pour leur loyauté, abnégation au travail et détermination à défendre la mère-patrie. Parmi ces distinctions on note 32 médailles militaires, 3 médailles de la Croix du combattant, 2 médailles d’honneur de sapeurs-pompiers et 7 médailles d’honneur des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Placée sous le thème : « Forces armées nationales et réserves militaires pour une défense souveraine de la Patrie », cette commémoration a été aussi marquée par la revue des troupes et la lecture du discours du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la défense Patriotique faite par le lieutenant-colonel, Hamado Bambara, commandant de la première région militaire, commandant d’arme de la place. « En neuf mois, on a pu enregistrer 86000 personnes qui se sont inscrites au compte de la réserve militaire. Cet engouement témoigne de l’engagement du peuple à accompagner son leader vers les objectifs bien définis », a félicité camarade Bambara. C’est pourquoi, il a encouragé les populations à toujours collaborer avec les Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que les VDP, parce que tout renseignement ou toute information apportée, contribuant à lutter efficacement contre les terroristes. Les récipiendaires ont manifesté leur joie pour cette reconnaissance. C’est le cas du commandant du premier Escadron de sécurisation routière et d’intervention (ESRI I), le capitaine Inoussa Sanané. « Je suis très honoré de recevoir cette distinction. C’est un jour mémorable. Je dédie cette médaille à l’ensemble des forces combattantes sur le terrain qui se battent nuit et jour pour que notre pays reste debout.
La gouverneure par intérim, Bernadette Adenyo/Sermé, accompagnée par le commandant de la première région militaire pour la revue des troupes.
Je la dédie également à ceux blessés ou tombés, les armes à la main », a-t-il indiqué. Le capitaine Sanané dit mesurer le sens de cette distinction qui constitue pour lui un appel à plus d’engagement, de détermination, de combattivité pour venir à bout du terrorisme qui endeuille sa mère-patrie. Après avoir traduit sa reconnaissance à sa hiérarchie militaire, il a invité la population à une franche collaboration dans la lutte contre le terrorisme. « Nous lui demandons de continuer dans cette lancée et de nous accompagner car la patrie est unique, indivisible et nous devons tout mettre en œuvre pour la reconquérir dans son ensemble et de façon intégrale », a plaidé Inoussa Sanané. Le VDP national, Tidbamba Zallé a aussi manifesté sa joie. « C’est un honneur de recevoir cette distinction de la part du Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Nous sommes très ravis et nous lui sommes reconnaissants. Nous sommes engagés en tant que VDP pour la défense de l’intégrité du territoire et nous sommes déterminés à atteindre cet objectif. Par la grâce de Dieu, aucun m² ne sera occupé par l’ennemi », a promis le défenseur de la patrie.

Emil SEGDA Segda9emil@gmail.com

SIAO 2026 : les ministres africains accordent leurs violons pour promouvoir l’artisanat

Les ministres chargés de l’artisanat des pays membres de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA) se sont réunis, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur les priorités de leur feuille de route 2026-2028, notamment la normalisation, la labellisation et les synergies entre artisanat et industrialisation. L’artisanat africain entend franchir un nouveau cap grâce à une coopération renforcée entre les Etats. C’est dans cette dynamique que les ministres chargés de l’Artisanat des pays membres de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA) ont tenu, une rencontre d’échanges, vendredi 30 octobre 2026, dans l’enceinte du SIAO, à l’occasion de l’ouverture de la 18ᵉ édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). A l’issue des travaux, le président de l’ODEPA, par ailleurs, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme du Mali, Mamou Daffé, a fait le point des échanges avec la presse. Pour le président de l’ODEPA, cette rencontre constitue une occasion importante de renforcer la concertation entre les pays africains autour de la promotion de l’artisanat. « Nous avons été honorés d’être invités par le gouvernement du Burkina pour prendre part au SIAO. C’est un grand moment de l’artisanat africain », a-t-il déclaré. Il a rappelé que Ouagadougou abrite le siège de l’ODEPA, qui regroupe 28 pays africains. D’où l’importance, selon lui, de la présence des ministres chargés de l’Artisanat à ce rendez-vous continental, afin de faire le point de leur feuille de route pour les deux prochaines années. Les discussions ont notamment permis de passer en revue les principales orientations de cette feuille de route, avec un accent particulier sur la normalisation et la labellisation des produits artisanaux. Au-delà de ces priorités, les participants ont accordé une attention particulière à l’articulation entre l’artisanat et l’industrialisation, en cohérence avec le thème de cette édition du SIAO. Pour Mamou Daffé, la thématique retenue rejoint pleinement les ambitions de la nouvelle feuille de route de l’ODEPA. Il a indiqué que les ministres ont également été reçus par le Président du Faso, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Salon. Une audience au cours de laquelle, ils ont bénéficié d’encouragements et d’orientations pour le développement de l’artisanat africain.

Une coopération ouverte à tous les pays africains

Autre fait marquant de la rencontre : la participation du Ghana, pays invité d’honneur du SIAO 2026. Le ministre malien s’est réjoui de la présence de sa collègue ghanéenne au sein des instances de l’organisation. Membre de l’ODEPA, le Ghana pourrait également voir sa participation explorée en qualité de membre associé de l’espace AES. Une perspective accueillie favorablement par les responsables de l’organisation, au regard des liens historiques et culturels entre les peuples. « Nos pays ont des héritages en commun, nous avons des ancêtres en commun et nos artisans travaillent ensemble depuis fort longtemps », a souligné Mamou Daffé. Pour lui, il est important de renouer avec les réalités profondes, les traditions et les valeurs communes des peuples africains, au-delà des divisions héritées du passé.

« C’est ensemble que nous sommes plus forts », a-t-il soutenu.Le président de l’ODEPA a, par ailleurs, salué la présence de plusieurs délégations africaines à Ouagadougou, notamment celles de Madagascar et du Niger. Il a estimé que la promotion de l’artisanat ne doit pas se limiter à l’espace AES ou à l’Afrique de l’Ouest, mais s’inscrire dans une dynamique continentale.« Aujourd’hui, nous parlons de l’Afrique. Pour la souveraineté et l’identité africaines, c’est l’héritage commun, le patrimoine commun, la créativité et l’imagination de nos artisans qui vont porter cette nouvelle Afrique qui nous est chère », a-t-il affirmé. Il a ainsi plaidé pour une Afrique autonome, digne et capable de construire son propre modèle de développement en s’appuyant sur ses ressources, ses savoir-faire et le génie de ses artisans. Dans cette perspective, il a invité les autres pays africains à rejoindre l’organisation. « Nous avons besoin de tous les pays africains », a-t-il lancé. Les ministres présents entendent ainsi mettre à profit les dix jours du Salon pour poursuivre les concertations et renforcer les synergies d’actions en faveur d’un meilleur outil de promotion de l’artisanat africain.

 

Adama SAWADOGO

Lutte contre la cybercriminalité : 9 acteurs distingués

La IIe édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a connu son apothéose au cours d’une soirée de distinction des acteurs méritants, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou. Débutée le 26 octobre 2026, la IIe édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité qui s’est tenue sur le thème : « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime », a pris fin vendredi 30 octobre dernier, par une soirée dédiée aux acteurs. C’est le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police, Mahamadou Sana, qui a présidé cette soirée qui a connu la distinction d’acteurs méritants du domaine de la lutte contre la cybercriminalité. Ce sont 3 lauréats du jeu concours hackaton, 1 lauréat du prix africain de l’EMI african mil awards 2026 et 5 personnalités qui ont été distingués. Le prix africain de l’Education aux médias et à l’information (EMI) african mil awards 2026 a été remporté par le malien, Moussa Togola, dans sa lutte contre la désinformation. Il est reparti avec un chèque de 1 500 000 F CFA et un trophée. C’est une initiative de l’association Educommunik qui vise à encourager les acteurs contribuant à la promotion de l’éducation aux médias et à l’information en Afrique. Pour le jeu concours hackaton, l’équipe Faso Sec s’empare de la 1re place avec son projet « Faso tracker ». Elle a reçu un chèque de 500 000 F CFA et un trophée. A travers sa plateforme de moteur d’investigation persistante dans la transabilité des preuves parfaites destinée à la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), elle prélève des journaux originaux, collecte les évènements, reconstitue les scenarios d’attaque à l’aide de référentiel numérique et produit des rapports documentés. L’équipe Burkina innovation a remporté la 2e place avec son outil de vérification de page web, de site et de numéro de téléphone pour repérer les payements frauduleux et aider les enquêteurs à identifier les faux comptes à travers son projet « Vesgo ». Elle est repartie avec un chèque de 300 000 F CFA et un trophée.

Dénoncer les cas d’arnaques

Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police
Mahamadou Sana (droite), a invité les lauréats à plus de détermination.
L’équipe All Flex a été classée 3e pour son projet « FDS du Net ». Elle a reçu un chèque de 200 000 F CFA et un trophée. Dans un environnement isolé, elle observe les tentatives d’inclusion, centralise les journaux, collecte des fichiers et prélève des traces pour l’investigation. Tous les lauréats ont reçu des gadgets en plus des chèques. En effet, le jeu hackaton est une initiative du ministère de la Sécurité à travers la BCLCC. Elle constitue un espace de créativité, d’innovation et d’intelligence collective offrant à des jeunes talents, l’occasion de mobiliser leur compétence numérique pour concevoir des solutions innovantes face aux défis de la cybercriminalité. En plus des lauréats, 5 personnalités ont reçu des trophées d’honneur pour leur leadership et exploit dans la lutte contre la cybercriminalité. Il s’agit du premier commandant de la BCLCC, commissaire principal de police Bantida Samire Yoni, de l’adjudant-chef de gendarmerie Christian Kiéma, de wibila Nacoulma, de l’OSC partenaire Educommunik et du magistrat Cyrille Sawadogo. Le commandant de la BCLCC, le commissaire principal de police Bayi Akim Nignan, par ailleurs, membre de la cellule de coordination du comité national d’organisation de la IIe édition de la SNLC, a fait la synthèse des travaux et recommandations à l’issue des 5 jours d’activités. Entre autres, il a noté la prise d’une loi pour instaurer l’âge de la majorité numérique au Burkina, l’organisation des activités de sensibilisation des parents sur l’éducation numérique. « La promotion de l’éducation aux médias et à l’information au profit des parents et élèves, l’élaboration et l’intégration de module lié à la cybercriminalité et la sécurité numérique dans les programmes de formation, l’encouragement de la population à dénoncer les cas d’arnaques auprès des autorités compétentes » pour ne citer que ceux-là. En clôturant les activités de la IIe édition de la SNLC, le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, a félicité l’ensemble des lauréats et les a invités à redoubler de détermination face aux menaces numériques.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE Collaborateur

Coordination nationale des associations de veille citoyenne : des centaines de personnes réaffirment leur soutien à la RPP

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La Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), section du Houet, a organisé, le samedi 31 octobre 2026, un meeting de soutien à la Révolution progressiste populaire (RPP), à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre a réuni plusieurs couches socioprofessionnelles venues réaffirmer leur adhésion aux idéaux de la RPP et leur soutien au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. La place Tiéfo Amoro de Bobo-Dioulasso a connu une forte mobilisation, le samedi 31 octobre 2026. A l’appel de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), section du Houet, élèves, étudiants, femmes, jeunes, producteurs, commerçants, serviteurs du peuple, représentants des organisations citoyennes… se sont retrouvés pour réaffirmer leur adhésion à la Révolution progressiste populaire (RPP) et apporter leur soutien au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Au cours des interventions, les représentants des élèves et des étudiants ont salué les initiatives du gouvernement dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Ils ont notamment évoqué la régulation des années académiques, l’amélioration des conditions d’études et la promotion du patriotisme dans les établissements scolaires et universitaires. Ils ont, par ailleurs, réaffirmé leur volonté de contribuer à la construction nationale à travers le travail et la discipline. Les représentants des jeunes, des femmes et des acteurs du monde agropastoral ont, pour leur part, salué les efforts engagés dans les domaines de la sécurité et du développement agricole. Les délégations venues du Tuy et du Kénédougou ont également exprimé leur reconnaissance aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour leur engagement dans la reconquête du territoire. Les serviteurs du peuple du Houet, regroupant des agents publics et parapublics, ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté, probité et patriotisme. Les représentants des quartiers et des secteurs ont également apporté leur soutien aux orientations de la RPP, tout en saluant les efforts déployés pour le retour de la sécurité.

Engagé jusqu’au sacrifice suprême

Le commandant de la deuxième région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo (micro) : « Nous nous sommes engagés jusqu’au sacrifice suprême… ».
Prenant la parole au nom des forces combattantes, le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel, Lassané Porgo, a salué la mobilisation des populations et leur accompagne-ment dans la lutte contre le terrorisme. Il a rappelé les sacrifices consentis quotidiennement par les FDS et les VDP pour la défense du territoire national. Le lieutenant-colonel a invité les populations à renforcer leur cohésion et à éviter les divisions qui pourraient fragiliser les efforts collectifs. « Nous nous sommes engagés jusqu’au sacrifice suprême pour que le Burkina Faso règne sur le toit de l’Afrique et du monde », a-t-il déclaré. Le lieutenant-colonel Lassané Porgo a également appelé les différentes composantes de la société à privilégier le dialogue, la solidarité et le soutien « sincère » aux forces combattantes. Représentant le gouverneur du Guiriko, le directeur de cabinet, Fousseni Traoré, a transmis les salutations et les encouragements de l’autorité régionale aux organisateurs et aux participants. Il a salué l’initiative de la CNAVC-Houet et relevé les efforts entrepris dans la région dans plusieurs domaines, notamment la sécurité, la santé, l’agriculture, l’élevage, le sport et l’industrialisation. Il a également rendu hommage aux FDS et aux VDP pour leur engagement dans la protection des populations et la reconquête du territoire national. A l’issue des différentes interventions, les participants ont adopté une motion solennelle de soutien à la RPP. Dans ce document, ils réaffirment leur attachement aux idéaux de souveraineté nationale, de refondation de l’Etat, de développement endogène et de justice sociale. La motion accorde également une importance à la promotion de la production locale, la transformation des matières premières, l’emploi des jeunes, la participation des femmes au développement et le renforcement de l’unité nationale. Les signataires ont, en outre, appelé les populations à promouvoir le patriotisme, le civisme, la discipline et le respect des biens publics.

Noufou NEBIE

66e anniversaire des forces armées nationales : 139 militaires décorés à Bobo-Dioulasso

La 2e région militaire de Bobo-Dioulasso a célébré, le dimanche 1er novembre 2026, le 66e anniversaire des forces armées nationales. A l’occasion, 139 militaires ont été décorés dans la ville de Sya pour leur engagement pour la défense de la Patrie. La 2e région militaire de Bobo-Dioulasso n’est pas restée en marge de la commémoration du 66e anniversaire des Forces armées nationales (FAN). Elle a célébré dans la sobriété cet anniversaire au camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso. Ce sont 139 militaires qui ont été distingués pour leur engagement, leur dévouement et leur sens élevé du patriotisme. Ils ont reçu la médaille d’honneur militaire, la médaille militaire, la croix du combattant et la médaille d’honneur de sapeurs-pompiers. A ces récipiendaires et aux soldats des forces armées nationales, et aux volontaires pour la défense de la Patrie, le ministre de de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, à travers son message livré par le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel, Lassané Porgo, leur a témoigné la reconnaissance de la Nation. « A vous qui êtes engagés sur le terrain, loin des vôtres, à vous qui veillez lorsque d’autres dorment, vous qui avancez malgré les obstacles et qui portez l’honneur du sacrifice, je transmets la reconnaissance de la Nation. Votre engagement honore le drapeau », les a-t-il félicités. Il a souligné que la défense de la Patrie ne doit pas être la seule affaire de ceux qui portent la tenue et chacun doit se préparer à y apporter sa pierre. « Que chacun, selon ses aptitudes et ses savoir-faire se prépare à prendre part à la construction de notre sécurité collective. Servir la Patrie ne signifie pas nécessairement porter les armes en permanence, mais être prêt à apporter sa contribution lorsque les circonstances l’exigent », a signifié Célestin Simporé. D’ores et déjà, le général de division a salué l’engouement de la population pour la réserve militaire. Pour un objectif de 100 000 réservistes d’ici la fin de l’année 2026, ce sont 86 000 personnes qui se sont inscrites. « C’est la preuve que le peuple a compris toute la portée du combat que le chef de l’Etat mène pour un avenir meilleur au profit des générations futures », a-t-il martelé.

Une visite aux blessés

Plusieurs personnalités ont assisté à la cérémonie commémorative du 66e anniversaire des forces armées nationales

La commémoration du 66e anniversaire s’est d’ailleurs tenue sur le thème « forces armées nationales et réserve militaire pour une défense souveraine de la Patrie ». Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a précisé que l’institution de la réserve militaire ne vise pas à faire de chaque Burkinabè un soldat. Elle a pour objectif selon lui, de permettre à ceux qui remplissent les conditions requises de servir dans un cadre légal, organisé, discipliné et adapté aux exigences de la défense nationale. Elle représente un instrument permettant de renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées nationales en mettant à leur disposition une force complémentaire rapidement mobilisable en cas de besoin.

« Elle traduit une vision : celle d’une nation qui ne se contente plus de confier sa sécurité aux seuls professionnels des armes, mais qui organise et prépare l’ensemble de ses citoyens à la défense de la Patrie », a rappelé le ministre. Il a traduit au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, la déférence et la loyauté de l’ensemble des personnels des Forces armées nationales et des VDP pour son engagement constant à leurs côtés, pour sa vision de faire du Burkina Faso un Eldorado et pour sa farouche volonté de faire de notre armée un rempart contre toute forme de domination du peuple burkinabè. Toujours dans le cadre de la célébration du 66e anniversaire des forces armées nationales, le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, et les autorités militaires ont rendu visite aux blessés en opération et ont visité l’hôpital militaire du camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso.

 

Adaman DRABO