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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Conseil des Ministres : Assainissement du Secteur minier artisanal et création d’une société d’État « Faso SANU » ; Adoption d’un projet de loi pour le développement des activités sportives ; Création de l’Agence burkinabè de médecine traditionnelle

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi 5 novembre 2026, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) selon le Porte-parole du Gouvernement, Camarade Gilbert OUÉDRAOGO.
Pour le Porte-parole du Gouvernement, Camarade Gilbert OUÉDRAOGO, les décisions ont été prises pour la bonne marche de la Nation, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire
Pour le Porte-parole du Gouvernement, Camarade Gilbert OUÉDRAOGO, les décisions ont été prises pour la bonne marche de la Nation, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire
Au titre du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le Conseil a adopté trois décrets. Le premier décret portant conditions et modalités de réorganisation de l’exploitation des sites miniers illégaux, des sites miniers illégaux faisant l’objet de conflits et des sites miniers illégaux présentant un caractère stratégique pour l’État. Selon le Ministre de l‘Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA, l’adoption de ce décret vise une meilleure réorganisation de ces sites afin d’instaurer un climat apaisé pour l’exploitation artisanale de l’or. Et conformément au code minier en vigueur dans notre pays, « tout acteur qui se rendra coupable de l’emploi des enfants sur les sites miniers se verra appliqué toute la rigueur de la loi », soutient le camarade GOUBA.
Selon le ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA, « Faso Sanu » est un bras technique fort pour assainir et encadrer le sous-secteur de l'artisanat minier tout en appliquant la rigueur de la loi contre l'emploi des enfants
Selon le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA, « Faso Sanu » est un bras technique fort pour assainir et encadrer le sous-secteur de l’artisanat minier tout en appliquant la rigueur de la loi contre l’emploi des enfants
Le deuxième décret adopté au titre du ministère en charge des mines est relatif à la création d’une société d’État dénommée Faso SANU (or, en langue dioula). Il s’agira, à travers la création de cette société, de permettre à l’État d’assurer une meilleure réorganisation du sous-secteur et de disposer d’un bras technique à même de pouvoir concourir à la prise en charge du premier décret. Selon le camarade GOUBA, Faso SANU sera détenue à 50% par la Société nationale des substances précieuses (SONASP) et 50% par le Trésor public. Quant au troisième décret, il est relatif à l’adoption des statuts de ladite société.
Restructuration territoriale et opérationnelle du ministère de la santé
Au titre du ministère de la Santé, le Conseil a adopté un décret modifiant l’organigramme du département. Aligné sur le nouveau découpage territorial et la mise en place des Centres médicaux communaux (CMC), ce changement ambitionne, selon le ministre de la Santé, Camarade Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, de concrétiser plus efficacement la vision du Président du Faso en matière de santé publique.
Pour le ministre de la Santé, Camarade Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, la création de l'Agence Burkinabè de Médecine Traditionnelle (ABMT) vise à valoriser le caractère hautement stratégique de la médecine traditionnelle
Pour le ministre de la Santé, Camarade Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, la création de l’Agence Burkinabè de Médecine Traditionnelle (ABMT) vise à valoriser le caractère hautement stratégique de la médecine traditionnelle
Cette vaste réorganisation s’articule autour de plusieurs innovations dont la création d’un Secrétariat général adjoint pour superviser les structures hospitalières et sociétés d’État, la mise en place de structures spécialisées que sont le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida, les IST, les hépatites virales et la tuberculose, ainsi que le Secrétariat technique pour l’intelligence sanitaire.
Il y a également la création du Faso Center for Disease Control and Prevention (Faso CDC) et de l’Agence burkinabè de médecine traditionnelle, valorisant ainsi le patrimoine médical national et le renforcement du maillage territorial avec la création de directions provinciales de la Santé et de centres hospitaliers provinciaux.
Dans un souci d’efficience et de rationalisation, le texte acte par ailleurs la dissolution de la SOGEMAB (Société de gestion d’équipements et de la maintenance biomédicale) et du secrétariat technique en charge de la multisectorialité pour la nutrition.
Refonte du cadre juridique sportif
Pour le compte du département en charge des sports, un projet de loi a été adopté afin de combler les lacunes de la loi 050 portant orientation du sport et des loisirs datant de 2019. Selon la ministre Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, cette relecture vise à « mettre en cohérence les ambitions de notre pays, définir une vision claire et un plan d’action concerté pour transformer le secteur du sport en un moteur de développement socioéconomique ».
Selon la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, Camarade Annick PIKBOUGOUM ZINGUÉ OUATTARA, la relecture de la Loi 050 de 2019 vise à transformer le sport en un moteur de développement socio-économique
Selon la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Camarade Annick PIKBOUGOUM ZINGUÉ OUATTARA, la relecture de la Loi 050 de 2019 vise à transformer le sport en un moteur de développement socio-économique
Parmi les innovations phares de ce texte figurent : la protection sociale et salariale des sportifs à travers une rémunération décente, la subordination des participations internationales des équipes nationales à une autorisation gouvernementale préalable, l’encadrement inclusif du sport pour les personnes vivant avec un handicap, le renforcement des règles relatives à la santé des athlètes et à la lutte antidopage.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Espace jeu : Pour le bonheur des enfants

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou(SIAO) fait un clin aux enfants à travers un espace de jeux. Il y a de l’engouement à l’espace de jeux dédié aux enfants situé au sein du SIAO. Tobogans, manèges (mini-carrousel, jumping-car…) jeu de réalité virtuelle, tir au but, panier à basket, trampoline, train, tri de couleur, etc. offrent du plaisir aux bambins à cette 18ème édition du SIAO. Entre cris de joie, éclats de rires de ceux qui d’apparence savourent ce moment, les pleurs de certains qui sont pris de peur ou de panique et les plaintes de ceux qui s’impatientent dans les files d’attente, l’ambiance est électrique.  Les parents, constitués majoritairement de dames participent aussi à cette atmosphère de fête en immortalisant ces instants d’enthousiasme de leurs enfants, question d’avoir un souvenir de leur passage au SIAO 2026.
Les mamans immortalisent les instants de détente de leurs progénitures lors de ce SIAO 2026.
« J’ai aimé ! C’était la guerre et j’étais dans l’espace en train de neutraliser les avions ennemis », s’est-exprimé Soulmeymane Coulibaly, élève en classe de 5ème.Selon Minougou Grace Deborah, monitrice à BIBI Parc, le jeu consiste à porter un casque au joueur à travers lequel il perçoit des images qui le plongent dans un univers réel. Avec l’engouement que suscite l’espace du jeu, la monitrice a affirmé qu’ils sont préparés à cet effet. Son collège Abdallah Tiendrebeogo a confié que l’âge de participation au jeu a été revu à la hausse afin de permettre au plus grand nombre d’enfants de se faire plaisir. Kadi RABO        

Stand région : Djôrô et Tannouyan présentent le boubou Dagaara et le panier turka

Les régions du Djôrô et des Tannnouyan promeuvent leurs identités artisanales et culturelles à la 18ème édition du SIAO. A la faveur de la 18ème édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), la région du Djôrô expose les créations de ses artisans. A son stand au pavillon le Soleil Levant, sont présentés pagnes tissés (Kôkô Dunda, Faso Dan fani), tenues traditionnelles dont le légendaire boubou Dagara, sacs faits à base de Kôkô Dunda, paniers, arc et carquois ainsi que des produits agroalimentaires : miel, huile de balanites, de neem, beurre de karité. Mangue séchée, souchet, anacarde, panier turka sont exposés au stand de la région des Tannouyan. La région des Tannouyan dévoile aussi le savoir-faire des fils de la localité. Son stand au même pavillon est paré de tissus bogolan, Kôkô Dunda, produits de vannerie ainsi que ceux issus de la transformation de produits locaux. Principalement des jus locaux en cannette, (bissap, liane sauvage…), bandji stabilisé, vin de bissap, miel, épices, thés, semoules et farines de céréales. A cette édition, les Tannouyan présente une innovation qui est le panier turka, offert à la mariée par la belle-famille le jour du mariage. Kadi RABO PHOTOS : Edith BAKALA

Coopérative Song-Taaba : Des biscuits pour soutenir les FDS et les VDP au front

Originaire de la région du Nakambé, la société coopérative « Song-Taaba » de Tenkodogo connaît une grande affluence. Elle présente au salon une gamme de produits transformés mettant en valeur le potentiel des céréales locales. Selon les déclarations de la responsable de la coopérative Song-Taaba, basée au secteur N°1 de Tenkodogo dans la région de Nakambe, Larba Tarnagda Nagalo, la participation à cette 18e édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) vise à promouvoir les saveurs de sa région. Elle a affirmé que sa coopérative s’illustre particulièrement dans la fabrication de biscuits modernisés à base de petit mil, de maïs, de riz de Bagré et de sorgho rouge chocolaté. Parmi ces produits, elle met en avant une création spécifique nommée « L’énergie du combat ». Elle a expliqué avoir conçu ce biscuit hautement nutritif pour soutenir les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
On peut trouver une gamme innovante et variée de céréales transformées et de produits forestiers non ligneux de la coopérative sur son stand.
                Selon elle, ce repas sec et facile à emporter permet aux combattants de résister plusieurs jours sur le terrain, offrant une alternative plus saine au pain sec ou aux boîtes de conserve. Elle propose aussi aux visiteurs du lait d’arachide prêt à boire, du couscous de maïs jaune, des grumeaux de bouillie de petit mil ou de sorgho rouge, ainsi que du soumbala de néré ou de soja destiné à remplacer les bouillons chimiques sans oublier les huiles (sésame, d’arachide, de balanites, de graines de baobab) et du beurre de karité naturel.
La promotrice de la société coopérative « Song-Taaba », Larba Tarnagda Nagalo, promeut le ‘’consommons local’’.
Elle a affirmé que les produits de son groupement respectent un planning de fabrication strict garantissant l’hygiène et la qualité. Grâce à cette rigueur, elle signale que les ventes battent des records et que les contacts d’affaires B2B augurent des suites favorables. Julien Zoungrana Crédit photos : Julien ZOUNGRANA        

Burkina Faso-Royaume de Belgique : un engagement renouvelé à bâtir un partenariat aligné sur les priorités nationales

Le Camarade ministre des Affaires étrangères est dans la capitale belge pour une visite d’amitié et de travail. Ce jeudi 05 novembre 2026, le Camarade Karamoko Jean Marie TARORE a eu une rencontre bilatérale avec S.E.M. Maxime PREVOT, Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique.
Ce cadre a permis aux deux hommes de saluer l’engagement du Royaume de Belgique et du Burkina Faso, à renforcer leur coopération, un choix à contre-courant du retrait de certains partenaires occidentaux. Le Chef de la diplomatie burkinabè a salué la démarche du Royaume de Belgique, qui prouve qu’un partenariat d’égal à égal, fondé sur le respect de la souveraineté est possible.
« L’amitié que notre pays a avec le Royaume de Belgique est bâtie sur un socle assez durable, solide et fort. Je salue les honneurs que ce pays accorde au Burkina Faso et je salue surtout la franchise et la sincérité des échanges que nous avons eus. Nous avons parlé de la coopération bilatérale entre nos deux pays et les perspectives de sa consolidation, ainsi des questions sous- régionales », a déclaré le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE à l’issue de la rencontre.
Pour le Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique, cette visite du Chef de la diplomatie burkinabè à Bruxelles est une occasion de célébrer une coopération de plusieurs décennies qui va continuer de s’intensifier.
« Nous sommes bien avisés de la stratégie et du plan RELANCE du Burkina Faso 2026-2030 et nous souhaitons pouvoir inscrire notre coopération pleinement en ligne avec les priorités décidées par le Chef de l’Etat burkinabè, sans venir avec nos priorités, mais dans le respect de celles qui ont été souverainement définies par le Faso lui-même », a indiqué S.E.M. Maxime PREVOT.
Cette rencontre bilatérale a donc été une opportunité pour les deux parties de dire leur disposition, à consolider les acquis et à préparer l’avenir de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, qui a renouvelé son engagement pour un appui financier au Burkina Faso pour la période post-2027, à hauteur de 40 millions d’euros, à travers l’agence belge de coopération internationale (Enabel).
Au cours de sa visite, le Camarade ministre des Affaires étrangères aura également des rencontres avec des responsables de la Commission de l’Union européenne, pour mieux présenter la nouvelle vision du Burkina Faso en matière de partenariat.
Il s’entretiendra également avec les responsables des structures opérationnelles de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, telles que Enabel et Bio Invest, sans oublier la rencontre avec la communauté burkinabè installée au Royaume de Belgique.
A noter que cette visite d’amitié et de travail du ministre burkinabè des Affaires étrangères à Bruxelles, intervient après celle de son homologue belge à Ouagadougou en août dernier, preuve du dynamisme de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique.
Source : DCRP/MAE

SIAO 2026 : Quatre régions dévoilent leurs richesses artisanales

Les régions du Kadiogo, d’Oubri, du Sourou et des Koulsé exposent la diversité de leurs savoir-faire artisanaux, textiles et agroalimentaires au pavillon Soleil Levant. Du textile à l’agroalimentaire, en passant par la poterie et les objets d’art, les stands régionaux offrent un aperçu de la diversité des richesses locales. Au-delà de leur vocation commerciale, ces expositions constituent une vitrine de l’identité culturelle des territoires et de leur savoir-faire. Au stand du Kadiogo, les visiteurs découvrent des pagnes tissés avec du coton burkinabè, du Kôkô Dunda, des vêtements, des sacs confectionnés à partir de tissus traditionnels ets des chaussures à base de pneus et du cuir. La région d’Oubri mise, quant à elle, sur la diversité de ses produits textiles et agroalimentaires. Tomates pelées, purée de tomate, farines, couscous précuits, produits à base de manioc et miel enrichi au citron ou au gingembre composent son offre. Au Sourou, les pagnes traditionnels samo, dafi et bwaba côtoient des ustensiles en terre cuite, du beurre naturel, des biscuits céréaliers et des masques. De leur côté, les Koulsé valorisent le textile, la maroquinerie et la transformation des produits agricoles. Maïs, mil, riz, sésame et arachide sont transformés en biscuits, macaronis et couscous, tandis que le beurre de karité sert à la fabrication de savons. Adama SAWADOGO Crédit photo : E.B.  

SIAO  2026 : Du cuir aux étoffes, le Nakambé, le Nazinon et le Nando dévoilent leurs trésors artisanaux

À travers leurs stands au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), les régions du Nakambé, du Nazinon et du Nando mettent en lumière la diversité de leurs savoir-faire. La région du Nakambé mise sur une offre qui associe habillement traditionnel et transformation agroalimentaire. Les exposants y présentent notamment des tenues confectionnées en Faso Dan Fani et en Koko Dunda, sous forme de chemises pour enfants et adultes, ainsi que des pagnes et des sacs à main. À ces créations s’ajoutent des biscuits, du soumbala et des jus. Le Nazinon , elle, se distingue par la valorisation du cuir. Une gamme d’articles confectionnés à partir de peaux de mouton et de chèvre. Sacs, chapeaux, chaussures et autres accessoires composent cette offre artisanale, destinées à différentes catégories de consommateurs. Quant à la région du Nando, elle présente une offre particulièrement diversifiée. En plus du célèbre Faso Dan Fani, on y retrouve les produits dérivés du néré, du baobab et de la farine de maïs. Sylvie SAWADOGO Crédit photo : Edith BAKALA  

Cour d’appel de Fada N’Gourma : Six nouveaux magistrats en renfort

La Cour d’appel de Fada N’Gourma a accueilli six nouveaux magistrats dans ces rangs. Ils ont été installés dans leurs fonctions, jeudi 5 novembre 2026, à Fada N’Gourma. Les magistrats Daouda Ouédraogo, vice-président de la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Hanouna Ganou, président de chambre, François Kaboré et Noureima Gandema, conseillers, ainsi que Jean Noël Samivo Bonzi et Ange Millogo, substituts du procureur général, tous nommés le 20 octobre 2026, ont été installés dans leurs fonctions par le premier président de la juridiction, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré. C’était, hier jeudi 5 novembre 2026, à Fada N’Gourma, au cours d’une audience solennelle, tenue en présence des autorités administratives, judiciaires, militaires et paramilitaires de la région du Goulmou. Ces six magistrats ont en commun un riche parcours académique et professionnel. En témoigne les responsabilités qu’ils ont assumées tout au long de leurs carrières. En effet, le nouveau vice-président de la Cour, Daouda Ouédraogo, magistrat de grade exceptionnel, totalise 20 ans d’expériences dans l’administration judiciaire. Avant sa nomination, il exerçait les fonctions de président de chambre à la Cour d’appel de Fada N’Gourma. Au cours de sa carrière, il a successivement occupé les postes de juge d’instruction au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouahigouya, de président du TGI de Tougan, de conseiller à la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso et de président du TGI de Tenkodogo. Le nouveau président de chambre, Hanouna Ganou, également magistrat de grade exceptionnel, cumule 19 années de service dans la magistrature. Son parcours l’a conduit à exercer comme juge au siège au TGI de Dori, président du TGI de cette même localité, puis conseiller à la Cour d’appel de Fada N’Gourma. Quant aux nouveaux conseillers à la Cour, François Kaboré et Noureima Gandema, ils occupaient respectivement, avant leur promotion, les postes de président du TGI de Léo et de juge au siège au TGI Ouaga I.
Les six nouveaux magistrats ont été installés dans leurs fonctions en présence des autorités administratives, judiciaires, militaires et paramilitaires.
« Loyauté, probité et exemplarité, trois valeurs morales et déontologiques fondamentales » S’agissant enfin des nouveaux substituts du procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Ange Millogo et Jean Noël Samivo Bonzi, ils exerçaient respectivement les fonctions de procureur du Faso près le TGI de Bogandé et de substitut du procureur du Faso près le TGI de Bobo-Dioulasso avant d’être promus. Après ce bref aperçu des parcours académiques et professionnels des six magistrats, le parquet général leur a rappelé les principales obligations liées à leurs nouvelles fonctions. Il s’agit notamment du devoir d’exécution diligente des missions qui leur sont confiées, de l’obligation d’obéissance hiérarchique ainsi que du devoir de probité, de réserve et de dignité. Ils devront accomplir leurs missions respectives « en faisant preuve de loyauté, d’exemplarité et surtout d’efficacité afin que les textes et lois deviennent davantage des boussoles d’une société modèle », a ajouté le premier président de la juridiction, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré.
Le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, les a exhortés à se mettre résolument à la tâche.
Pour sa part, le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, a indiqué que le nouveau vice-président de la Cour, le président de chambre, les deux conseillers ainsi que les deux substituts du procureur général sont des magistrats « pétris de talents » dont les parcours exceptionnels témoignent de leur compétence et montrent qu’ils ont déjà fait leurs preuves. Tout en les félicitant pour leur promotion, il les a exhortés à se mettre résolument à la tâche afin de maintenir haut le flambeau de la juridiction, récemment sacrée meilleure Cour d’appel du Burkina Faso lors de la cérémonie de l’excellence judiciaire. Joanny SOW

SIAO 2026 : Des directeurs de cabinet découvrent la maîtrise technique des artisans

Le directeur du Premier ministre, Mamadou Dembélé, a conduit une délégation composée des directeurs de cabinet de 6 départements ministériels pour une visite de stands au SIAO. Le talent et la créativité des artisans africains suscitent l’admiration des visiteurs de la 18e édition du SIAO, parmi lesquels, les directeurs de cabinet de six départements ministériels. En effet, ils ont effectué une visite de stands sur le site du SIAO, jeudi novembre 2026. Du village de l’Alliance des États du Sahel (AES) aux stands des régions, en passant par le pavillon de la créativité Thomas Sankara et les stands institutionnels, les directeurs de cabinet ont apprécié la diversité des créations artisanales. Ameublement, habillement, maroquinerie et objets d’art témoignent de la maîtrise technique et du sens de l’innovation des exposants, a affirmé le directeur de cabinet du Premier ministre, représentant les directeurs de cabinet, Mamadou Dembélé.
Les directeurs de cabinet ont apprécié la capacité des artisans à proposer des produits compétitifs face aux articles importés.
« Nous avons été impressionnés par ce que nous avons vu, parce que les artisans se sont surpassés dans les finitions, que ce soit dans l’ameublement, dans l’habillement, dans les sacs, etc. », a-t-il déclaré. Parmi les réalisations qui ont particulièrement retenu l’attention des visiteurs du jour figurent les médailles fabriquées localement, selon le camarade Dembélé. Une prouesse qui, selon lui, illustre le potentiel des artisans burkinabè. « Quand les plus hautes autorités en ont parlé au départ, on n’y croyait pas. Mais nos artisans ont montré qu’ils ont du potentiel et la capacité de fabriquer des choses qui peuvent égaler ce qu’on importait avant », a-t-il ajouté. Cette visite a également été l’occasion de saluer la participation d’exposants venus de plusieurs pays du continent, preuve selon lui, de la vivacité du pays des hommes intègres. « Cette édition du SIAO montre encore que le Burkina reste un pays fréquentable parce que nous avons vu des artisans qui sont venus des quatre coins du continent », a-t-il poursuivi. Galedie Kétoura SIMPORE   Crédit photo : Galedie Kétoura SIMPORE          

Un alunissage habité avant 2030 : la nouvelle approche chinoise pour décomposer les défis complexes de l’exploration lunaire

Wang Xiang, lors de la 7e Conférence académique du vol spatial habité de Chine, le 31 octobre) Le 31 octobre, lors de la 7e Conférence académique du vol spatial habité de Chine, Wang Xiang, directeur adjoint de la conception du programme chinois de vol spatial habité et concepteur en chef du programme d’exploration lunaire, a dévoilé un plan opérationnel détaillé‌ pour l’alunissage habité. Tout en réaffirmant l’objectif historique d’envoyer des astronautes chinois sur la Lune ‌d’ici la fin de‌ 2030, Wang Xiang a également révélé pour la première fois le déroulement complet et détaillé de la mission. La Chine adoptera une formule très caractéristique — « deux lancements, un alunissage » — qui, par une conception à la fois ingénieuse et pragmatique, permettra d’accomplir la mission habitée vers la Lune avec ‌des risques mieux maîtrisés et une efficacité renforcée, offrant une nouvelle voie de référence pour l’exploration spatiale profonde mondiale. Au début de la mission, une fusée Longue Marche 10 sera lancée la première et placera l’atterrisseur lunaire Lanyue sur la trajectoire de transfert vers la Lune. Parvenu dans la zone spatiale prévue, l’atterrisseur déploiera ses panneaux solaires, poursuivra de manière autonome sa route vers la Lune et se placera enfin en orbite circumlunaire, en attente de l’étape suivante. Une seconde fusée Longue Marche 10 s’envolera ensuite, emportant trois astronautes et le vaisseau habité Mengzhou. Après avoir parcouru les 380 000 kilomètres qui séparent la Terre de la Lune, le Mengzhou rejoindra avec précision l’orbite circumlunaire et réalisera un amarrage de haute précision avec l’atterrisseur Lanyue qui l’y attendra. L’amarrage une fois accompli, deux des trois astronautes entreront dans l’atterrisseur ; celui-ci se séparera alors du vaisseau habité et entamera une descente progressive vers la surface lunaire. Pendant la descente, le module de freinage, sa mission de décélération achevée, se détachera automatiquement : seul subsistera le module d’atterrissage, qui se posera en douceur dans la zone lunaire ‌ciblée‌. Les deux astronautes sortiront aussitôt pour mener une série de travaux scientifiques essentiels, notamment la marche sur le sol lunaire, les observations scientifiques et le prélèvement d’échantillons de sol lunaire. L’ensemble des travaux scientifiques accomplis sur la surface, l’atterrisseur Lanyue redécollera de manière autonome, regagnera l’orbite circumlunaire et réalisera un second amarrage avec le Mengzhou qui l’y attendra. Les deux astronautes rapporteront à bord du vaisseau habité les précieux échantillons de sol lunaire, complétant ainsi le transfert de l’équipage et du matériel. La passation terminée, les deux vaisseaux se sépareront et Mengzhou entamera son voyage de retour. À l’approche de la Terre, le module de service du vaisseau se détachera automatiquement ; la capsule de retour plongera dans l’atmosphère terrestre et, freinée progressivement par trois parachutes, raccompagnera en toute sécurité les trois astronautes au sol. Cette formule innovante de « deux lancements, un alunissage » a été largement saluée par les passionnés d’astronautique du monde entier, qui y voient une solution astronautique efficace, pragmatique et d’une grande ingéniosité. Comparé au schéma traditionnel, ce plan chinois présente plusieurs avantages marquants. D’abord, une sécurité accrue et des risques mieux maîtrisés : la mission une fois scindée, chaque segment de vol est plus simple, la marge de tolérance aux erreurs s’élargit considérablement et la probabilité d’un échec global s’en trouve réduite. Ensuite, une maturité technique et une aptitude au concret : amarrage en orbite, alunissage et décollage depuis la Lune, aller-retour en espace profond — toutes ces technologies clés ont été pleinement validées par les précédentes missions dans l’espace, et le système technique, stable et fiable, ne comporte aucune barrière inconnue. Enfin, un bon rapport coût-efficacité : le dispositif s’appuie sur les lanceurs et les vaisseaux existants, sans qu’il soit nécessaire d’engager des dépenses colossales pour développer un tout nouveau lanceur super lourd de très grande capacité, ce qui comprime fortement les cycles et les coûts de développement. (Chang’e-6) Ces deux dernières années, le programme chinois d’exploration lunaire a engrangé des résultats techniques de tout premier ordre, dont la mission Chang’e-6, menée à bien en 2024, offre la meilleure illustration : parvenue sur la face cachée de la Lune, une zone jusque-là très peu explorée par l’humanité, la sonde a réalisé, pour la première fois de l’histoire humaine, un retour d’échantillons prélevés sur la face cachée de la Lune par une mission inhabitée, rapportant un précieux sol lunaire extrait de l’ancien bassin Pôle Sud-Aitken. Cette avancée a comblé une lacune scientifique dans l’exploration de la face cachée de la Lune et accumule, pour les futures missions habitées, une expérience technique et des données scientifiques précieuses. La paix, l’ouverture et la coopération gagnant-gagnant constituent le consensus commun de l’exploration spatiale profonde, tout comme le principe de développement que l’astronautique chinoise n’a cessé de défendre. La Chine rejette résolument la mentalité figée de la course à l’espace et fait progresser l’exploration spatiale profonde à un rythme solide et graduel. Cette formule d’alunissage habité, à la fois peu risquée et très efficace, témoigne d’une maîtrise mûre et sûre des technologies d’exploration spatiale profonde ; elle offre un nouveau paradigme réalisable pour l’exploration lunaire humaine et aide l’humanité, main dans la main, à explorer l’immensité de l’univers et à repousser sans cesse les frontières de l’exploration spatiale profonde. Synthèse de Nadège YAMEOGO Source : CGTN Français