Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire.
Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit.
Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps. Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades…
En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation.
Frères et sœurs bien-aimés,
Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu.
Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » (Luc 2, 14).
Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays.
Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9)
Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres.
À tous et à toutes, fructueuses célébrations!
Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An.
Philippe Cardinal OUEDRAOGOArchevêque Métropolitain de Ouagadougou
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a échangé, ce vendredi dans la matinée du vendredi 16 octobre 2026, avec les Étoiles du Faso, des Ambassadeurs du civisme et les lauréats du Grand prix d’engagement citoyen. Le Chef de l’État a félicité ces illustres élus avant de les envoyer en mission où ils sont condamnés à réussir : « promouvoir le civisme, le patriotisme et que leur brillance se déteigne sur les autres Burkinabè ».
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a appelé les Étoiles du Faso, les Ambassadeurs du civisme et les lauréats du Grand prix d’engagement citoyen à sensibiliser leurs frères burkinabè afin d’impulser le développement du Burkina Faso
Les hôtes du Président du Faso à cette audience sont de trois catégories : les Étoiles du Faso, des personnalités modèles dans leurs domaines d’activités, les Ambassadeurs du civisme qui sont des élèves lauréats du concours sur le civisme, et les lauréats du Grand prix d’engagement citoyen décerné à des personnalités modèles qui ont fait flotter le pavillon national.
Conduits par le Ministre de la Justice, Camarade Edasso Rodrigue BAYALA, ces femmes et hommes de différentes générations se voient confiées une mission par le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ. « Vous êtes condamnés à être des étoiles pour toujours, pour illuminer le cerveau des plus jeunes et de tous vos frères. Donc, c’est une mission qui vous est confiée désormais de pouvoir illuminer tout un chacun », a-t-il dit aux Étoiles avant de s’adresser aux Ambassadeurs : « Vous avez aussi une grosse mission. Et vous aussi, vous n’avez pas le droit à l’erreur de votre jeune âge ».
Le Président du Faso, a également expliqué à ces « élus », la quintessence du civisme et du patriotisme, qui sont des valeurs fondamentales et un socle du développement. Pour le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le patriotisme, c’est « l’amour que nous avons pour notre chère Patrie, l’amour que nous avons pour la terre que nos ancêtres se sont battus pour nous léguer, l’amour que nous avons à entretenir cette terre pour la remettre dans de meilleures conditions à nos enfants, aux générations à venir. L’amour que nous avons entre nous, citoyens du même pays, entre nos frères et sœurs. Nous devons aimer tout Burkinabè comme notre sang ».
Cette audience se tenant dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne dont le thème porte sur la promotion du consommer local, le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a expliqué à ses hôtes, les enjeux.
Le Ministre de la Justice, le Camarade Edasso Rodrigue BAYALA a annoncé que des conférences seront organisées afin de permettre aux personnalités de partager leurs expériencesLe Porte-parole des personnalités, le Camarade Inoussa SARÉ a remercié le Président du Faso pour l’honneur et pris l’engagement, au nom de l’ensemble, à réaliser la mission qui leur est confiée
« L’enfant intelligent achète les galettes de sa maman. Encore faut-il que la maman puisse produire ses galettes et que l’enfant intelligent les paie ? Mais ça veut dire beaucoup de choses. Pour faire des galettes, il faut qu’on produise. Voilà pourquoi partout où nous sommes, il faut qu’on arrive à produire ce dont on a besoin. Nous ne pouvons pas dire qu’on est patriote et continuer d’importer ce que nous pouvons produire nous-mêmes ici », a fait comprendre le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Le Porte-parole des Étoiles, le Camarade Inoussa SARÉ a remercié le Président du Faso pour l’honneur et a traduit l’engagement de tous les lauréats aux côtés du Capitaine Ibrahim TRAORÉ pour relever les défis.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Président du Faso, Chef de l’État, Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce vendredi 16 octobre 2026 une délégation des Directeurs généraux des Douanes des pays membres de la Confédération AES et du Togo.
Conduite par la Ministre déléguée chargée du Budget, Camarade Fatoumata BAKO /TRAORÉ, la délégation est venue faire, au Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, le point sur la rencontre des Directeurs généraux des Douanes de la confédération et du commissaire général de l’Office togolais des Recettes qui s’est tenue le 15 octobre dernier à Ouagadougou.
« Il s’agit d’examiner les recommandations de la dernière réunion de Bamako (…), de compléter le texte devant créer l’union douanière, d’instituer les procédures de certification et de reconnaissance de l’origine confédérale. Nous avons pu valider le projet de décision en la matière. Et avec l’administration des douanes du Togo nous avons fait l’état de mise œuvre de l’interconnexion de nos systèmes informatifs », a soutenu le porte-parole de la délégation, le Directeur général des douanes du Niger, Colonel Mohamed Yacouba SIDO qui confie que la délégation a reçu des orientations du Chef de l’État en matière de facilitation du commerce: « le Président du Faso nous a instruits de mettre en œuvre tous les instruments nécessaires afin de faciliter les échanges entre nos États ».
Selon le Commissaire des douanes et droits indirects de l’Office togolais des Recettes, le Colonel des douanes Konzi TEÏ, le Président du Faso a également donné des orientations pour le renforcement du rôle des douanes dans l’économie qu’il faut assainir. « Les orientations du Chef de l’État vont être pour nous un testament dans la suite de la coopération entre les douanes togolaises de l’OTR et les États de la Confédération AES », a-t-il précisé.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Dans le cadre d’Octobre Rose, une campagne gratuite de sensibilisation et de dépistage a été organisée à Dadoh University, au profit de la communauté universitaire. L’initiative vise à encourager les femmes et les jeunes filles à faire des examens et dépistage de cancers du sein et de col de l’utérus afin de connaître leur état de santé, tout en promouvant l’accès à l’information sanitaire à travers les plateformes numériques du projet « C’est la vie !».
La communauté universitaire de Dadoh University s’est mobilisée autour de la prévention des cancers féminins. Cette activité a permis à des étudiantes et au personnel de l’établissement de bénéficier de consultations et de dépistages gratuits, notamment du cancer du sein et du col de l’utérus. Des examens liés à l’hépatite B et au VIH figuraient également parmi les services évoqués par les organisateurs.
Léonard Kafando, délégué général des étudiants et point focal du projet « C’est la Vie » au Burkina Faso, cette initiative répond à un double objectif : favoriser le dépistage précoce des maladies et accroître le nombre d’abonnés aux plateformes numériques du projet
Pour Léonard Kafando, délégué général des étudiants et point focal du projet « C’est la vie ! » au Burkina Faso, cette initiative répond à un double objectif : favoriser le dépistage précoce des maladies et accroître le nombre d’abonnés aux plateformes numériques du projet. « Mieux vaut prévenir que guérir », a-t-il rappelé en substance, soulignant l’importance de se faire examiner avant l’apparition de complications.
Le projet « C’est la vie ! », s’appuie notamment sur les réseaux sociaux Facebook, TikTok, Instagram et YouTube pour diffuser des contenus de sensibilisation. À travers une série télévisée diffusée sur A+, ses messages abordent des questions de santé, d’engagement, de développement et de leadership des jeunes.
Selon Léonard Kafando, l’inscription s’effectue gratuitement, soit par le scan d’un QR code, soit à travers un lien Linktree donnant accès aux différentes plateformes. www.cestlavie.tv
Les abonnés peuvent également accéder via WhatsApp, qui s’appuie sur l’intelligence artificielle pour fournir des informations relatives à la santé, à la planification familiale et au leadership des jeunes. Les contenus s’adressent principalement aux jeunes de 15 à 24 ans, sans exclure les autres catégories d’âge.
Kombelempagré Soumaya estime qu’il est important de se faire dépister, même en l’absence de symptômes.
Du côté des bénéficiaires, la gratuité des services et la possibilité de détecter précocement une maladie constituent des motivations essentielles. Étudiante en sciences économiques et de gestion, Kombelempagré Soumaya, estime qu’il est important de se faire dépister, même en l’absence de symptômes. Elle invite les femmes et les hommes à accorder une attention particulière à leur santé.
Adjaratou Sandrine Thiombiano, directrice du service communication et marketing de Dadoh University, a souligné que le dépistage ne doit pas être limité au mois d’octobre.
Dans le même sens, Adjaratou Sandrine Thiombiano, directrice du service communication et marketing de Dadoh University, a souligné que le dépistage ne doit pas être limité au mois d’octobre. Pour elle, les femmes doivent pouvoir consulter dès qu’elles ressentent une anomalie, afin de favoriser une prise en charge précoce. Elle a également insisté sur le rôle des proches, notamment des hommes, dans l’accompagnement et le soutien des femmes.
Farida Kindo et Orokia Zerbo, étudiantes de l’établissement, ont, elles aussi, salué cette initiative. Elles encouragent leurs camarades à profiter de ces consultations gratuites et à ne pas considérer le cancer du sein comme une maladie réservée aux femmes âgées.
Au-delà de la campagne ponctuelle, cette mobilisation rappelle que la prévention repose sur l’information, le dépistage et la solidarité. Elle invite chacun à faire de la santé une priorité, bien au-delà d’Octobre Rose.
Le lien pour plus d’information: www.cestlavie.tvHubert BADO
En prélude aux premières consultations formelles entre la Confédération AES et la CEDEAO, le Comité ministériel de pilotage de la Confédération AES s’est réuni ce vendredi 16 octobre 2026 à Ouagadougou, afin de consolider les positions communes et assurer une participation réussie à la rencontre de Dakar.
Après Niamey en février 2025 et Bamako en mai 2025, aux intérêts fondamentaux des populations, et à celle du Mali, Ouagadougou est la dernière étape pour la partie Confédération AES d’adopter une vision commune sur les perspectives de coopération avec la CEDEAO.
Pour la Confédération AES, trois impératifs devront orienter les futures négociations entre nos deux entités.
Il s’agit de la préservation de la souveraineté des Etats de la Confédération, de la consolidation de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la protection des intérêts des populations de l’espace confédéral.
À l’entame des travaux, les ministres Karamoko Jean Marie TRAORE, Abdoulaye DIOP et Bakary Yaou SANGARE ont salué d’une voix commune le leadership du Camarade Président du Faso à la tête de la Confédération AES. Ils ont indiqué que les négociations de Dakar s’inscrivent en droite ligne de l’étape de Bamako et ont pour but d’aboutir à de nouveaux arrangements institutionnels et juridiques.
Ils ont également précisé que la vision des Chefs d’État de la Confédération dans ces négociations reste guidée par les aspirations de leurs populations, notamment en termes de libre circulation des personnes et des biens.
L’étape de Dakar permettra de définir les rapports de l’AES avec la CEDEAO et de formaliser de nouvelles relations entre ces deux entités qui composent désormais le bloc ouest-africain.
Selon les Chefs de la diplomatie de l’AES, à Dakar les échanges se feront dans un esprit de responsabilité et de respect de la vision des Chefs d’Etat de l’espace confédéral, en tenant compte des intérêts et des liens profonds entre les peuples de l’AES et de la CEDEAO.
Les ministres indiquent également que ces discussions seront basées sur les principes de l’unité de l’espace AES, la conviction qu’entre Africains nous pouvons régler nos propres problèmes, la primauté des intérêts de nos populations et le respect absolu de la souveraineté des Etats de la Confédération AES.
Les négociations entre les deux entités se tiendront à Dakar les 17 et 18 octobre 2026.
Quatrièmes de la Coupe d’Afrique de rugby à 7 à l’île Maurice, les Etalons du Burkina Faso affichent un bilan jugé satisfaisant par leurs dirigeants. Le manque de compétition et de préparation reste toutefois un handicap majeur pour rivaliser avec les meilleures nations africaines.
Les Etalons du Burkina Faso ont terminé à la quatrième place de la Coupe d’Afrique de rugby à 7 disputée à l’île Maurice. Si l’objectif de décrocher un trophée n’a pas été atteint, la sélection nationale a néanmoins réussi à se maintenir dans le top 4, une performance qui lui permet de rester en course pour les prochaines échéances de Rugby Afrique.
Pour le président de la Fédération burkinabè de rugby, Nouroudi Guinko, le bilan est globalement satisfaisant. « Les jeunes ont bien joué, ils ont mouillé le maillot », souligne-t-il, mettant en avant l’engagement des joueurs face à des adversaires de référence, notamment Madagascar et l’Afrique du Sud. Ces confrontations ont permis aux rugbymen burkinabè de mesurer leur niveau face à des équipes expérimentées. Le président de la fédération estime que cette expérience sera bénéfique pour les prochaines compétitions, notamment les qualifications aux Jeux olympiques et les rendez-vous continentaux.
Toutefois, le manque de compétition demeure une difficulté majeure pour les Etalons. Cheick Abas Sawadogo, joueur de l’équipe nationale, regrette l’insuffisance de préparation avant cette échéance. « Depuis l’année dernière, nous n’avons pas eu de préparation », déplore-t-il.
Selon lui, les équipes concurrentes bénéficient d’un calendrier plus fourni, avec plusieurs tournois disputés au cours de l’année. A l’inverse, l’absence d’un championnat régulier de rugby au Burkina Faso limite les possibilités pour les joueurs de gagner en expérience et de maintenir leur niveau.
Le joueur estime qu’une participation plus fréquente aux compétitions nationales et internationales permettrait à la sélection de mieux se préparer et de viser des médailles, voire le titre continental.
Conscient de cette insuffisance, Nouroudi Guinko affirme que l’amélioration de l’offre de compétition figure parmi les priorités de son équipe depuis son arrivée à la tête de la fédération en 2024. L’ambition est de donner davantage de temps de jeu aux jeunes afin de renforcer leurs capacités et d’améliorer les performances du rugby burkinabè.
Chef de la délégation à l’île Maurice, Jean-Philippe Dakouré se dit également satisfait de la prestation des Étalons. Il salue l’engagement des joueurs et considère cette quatrième place comme encourageante, dans un contexte où le rugby reste moins populaire au Burkina Faso que le football ou le cyclisme.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO
L’année 2026 s’affirme comme une année de percées exceptionnelles pour l’aérospatiale chinoise, marquée par des avancées technologiques majeures et une coopération internationale spatiale sans précédent. Parmi ces progrès, l’arrivée prochaine d’un astronaute pakistanais dans la station spatiale Tiangong constitue un nouveau jalon historique pour la cause spatiale chinoise et illustre la volonté de la Chine d’ouvrir largement ses plateformes spatiales au monde.
Lors du 77e Congrès international d’astronautique, Yang Liwei, premier astronaute chinois, a salué les performances « extrêmement excellentes » des deux candidats astronautes pakistanais en formation. Après l’achèvement imminent de la mission Shenzhou-23, la Chine accueillera pour la première fois un astronaute étranger dans sa station spatiale dans la seconde moitié de 2026. L’un des deux astronautes pakistanais sélectionnés embarquera très probablement à bord de Shenzhou-24 pour une mission spatiale.
Conformément au plan de mission, l’astronaute pakistanais participera à un vol spatial de courte durée en tant qu’expert de charge utile, principalement pour mener à bien des projets de recherche scientifique pakistanais. Afin de collaborer efficacement avec les astronautes chinois et d’utiliser normalement les équipements et systèmes de la station spatiale marqués en chinois, les deux candidats pakistanais ont suivi entre autres une formation intensive en chinois pendant plusieurs mois durant leur préparation. Cette future mission inaugurera une nouvelle ère de coopération sino-pakistanaise dans l’espace.
Cette coopération est le fruit d’un partenariat solide et structuré. En février 2025, la Chine et le Pakistan ont signé à Islamabad un accord sur la sélection, la formation des astronautes pakistanais et leur participation aux missions de la station spatiale chinoise. À l’issue d’un processus rigoureux de sélection en trois étapes, deux candidats exceptionnels, Muhammad Zeeshan Ali et Khurram Daud, ont été officiellement retenus en avril 2026, concluant la première sélection d’astronautes étrangers du programme spatial habité chinois.
Comme l’a souligné Yang Liwei, la station spatiale chinoise est devenue une plateforme scientifique ouverte aux chercheurs du monde entier. Elle favorise la coopération approfondie dans la recherche spatiale, la formation d’astronautes, l’octroi d’opportunités de vol et la vulgarisation scientifique. L’accueil d’un astronaute pakistanais incarne parfaitement cette vision d’ouverture et de partage des acquis spatiaux chinois.
Parallèlement à cette coopération internationale, 2026 voit une accumulation de percées technologiques majeures pour la Chine. Le pays a validé avec succès deux technologies de récupération de fusées réutilisables, lui permettant de maîtriser cette technologie clé. Cette avancée réduira considérablement les coûts de lancement de satellites et accélérera le déploiement spatial national. De plus, un ou une astronaute de l’équipage de Shenzhou-23 restera dans la station spatiale pour une mission d’un an, devenant le premier membre d’équipage chinois à réaliser un séjour aussi long en orbite.
Avec la mission sino-pakistanaise à venir et ces multiples innovations technologiques, la Chine confirme sa position d’acteur majeur et responsable de l’exploration spatiale mondiale, promouvant une exploration pacifique, inclusive et bénéfique pour tous.
Synthèse de Nadège YAMEOGO Source : CGTN Français
La 5e session plénière du 20e Comité central du Parti communiste chinois se tiendra à Beijing du 26 au 29 octobre 2026. Son ordre du jour principal consistera à examiner les grandes questions relatives à la poursuite constante de la gestion globale et rigoureuse du Parti. Pour les lecteurs africains, cette réunion peut sembler se concentrer sur le développement interne de la Chine, mais la logique de continuité des politiques qui s’en dégage influence profondément les perspectives de coopération sino-africaine.
L’année 2026 marque le début du 15e Plan quinquennal chinois. Cette 5e session plénière n’a pas pour objectif d’élaborer un nouveau plan, mais de garantir sa mise en œuvre. La 4e session plénière du 20e Comité central du PCC a déjà inscrit « la gestion globale et rigoureuse du Parti comme garantie fondamentale » dans les orientations directrices du développement économique et social pour la période du 15e Plan quinquennal.
Cette logique de garantie apporte à l’Afrique une plus grande prévisibilité. Depuis le 1er mai 2026, la Chine accorde un traitement tarifaire nul à 53 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle, couvrant 100 % des produits classés dans les tarifs douaniers, sans aucune condition politique. Cette mesure n’est pas isolée : elle s’inscrit dans la poursuite de l’ouverture à haut niveau de la Chine. Selon les données de l’Administration générale des douanes chinoises, en mai et juin 2026, soit au cours des deux premiers mois suivant l’entrée en vigueur de cette mesure, les importations chinoises en provenance d’Afrique ont atteint 193,8 milliards de yuans, en hausse de 23,5 % en glissement annuel. Des produits tels que le café éthiopien, les avocats kenyans et le vin sud-africain entrent plus rapidement sur le marché chinois.
Sur le terrain, cette prévisibilité se traduit par des opportunités concrètes. Dans le domaine de l’énergie verte, les centrales photovoltaïques de Garissa au Kenya et de Kabwe en Zambie, construites par des entreprises chinoises, fournissent de l’électricité stable aux ménages ainsi qu’aux secteurs minier et agricole. Dans le domaine agricole, le projet d’irrigation mis en place par la Chine en Tanzanie aide les agriculteurs à ne plus dépendre des aléas climatiques. Le projet « Petits haricots, grande nutrition », mené par l’Université agricole de Chine en Tanzanie, qui s’étend désormais de la culture à la fabrication de lait de soja, permet d’offrir gratuitement des collations nutritives à base de lait de soja aux écoliers locaux et contribue à augmenter les revenus des agriculteurs. Ces projets ont un point commun : ils reposent sur un cadre politique stable, et non sur des dispositions ponctuelles.
Le projet « Petits haricots, grande nutrition » en Tanzanie
Le message envoyé par la 5e session plénière sera sans doute clair : la Chine s’appuiera sur la gestion globale et rigoureuse du Parti pour garantir la mise en œuvre du 15e Plan quinquennal, assurer la stabilité des orientations et la continuité des politiques. Pour l’Afrique, cette stabilité signifie des marchés plus prévisibles, des projets à plus long terme et des opportunités de coopération plus durables. Dans un monde marqué par une incertitude croissante, l’Afrique a besoin non seulement de projets spécifiques, mais aussi d’un partenaire stable, ouvert et durable, ainsi que d’un environnement de coopération prévisible.
Synthèse de Nadège YAMEOGO
Source : CGTN Français
La secrétaire générale de la région de Bankui, Adjara Kientega, a présidé la commémoration de la Journée mondiale de la normalisation (JMN), édition 2026, le 14 octobre à Dédougou. L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) est l’organisatrice de la cérémonie, articulée autour de deux activités principales : un séminaire d’information et de sensibilisation des acteurs socio-économiques et institutionnels locaux, et une conférence-débat avec les étudiants de l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly sur les enjeux de la normalisation pour le développement du Burkina Faso.
Du 14 au 15 octobre 2026, l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a célébré à Dédougou, dans la région de la Boucle du Mouhoun, l’édition 2026 de la Journée mondiale de la normalisation (JMN) sous le thème « Une vision commune pour un monde meilleur ». La date du 14 octobre de chaque année étant dédiée à la reconnaissance et à la valorisation des activités de normalisation à travers le monde, l’ABNORM a saisi l’occasion cette année pour se rendre à Dédougou à la rencontre des acteurs régionaux afin de magnifier l’événement autour d’activités d’information, de sensibilisation et d’échanges. L’ouverture des travaux est intervenue dans la matinée du mercredi 14 octobre 2026, sous la présidence de la secrétaire générale de la région, Adjara Kientega, représentant le gouverneur. Étaient également présentes des autorités administratives, militaires et paramilitaires, des notabilités coutumières et religieuses, des acteurs économiques et industriels de la région, ainsi que le directeur régional de l’ABNORM du Guiriko, Prosper Sidnoma Moubarack Ouédraogo, représentant le directeur général de la structure.
La commémoration de cette journée vise la reconnaissance de l’expertise des acteurs impliqués dans les activités de normalisation, a confié le directeur de la normalisation et de la certification à l’ABNORM, Dr Alain Gustave Yaguibou. « C’est bon de marquer un arrêt pour valoriser la contribution d’éminents experts qui nous permettent de commercer, de pénétrer le marché et de consommer des produits sans problème », a-t-il déclaré. Le chargé de la certification a expliqué que, depuis la création de l’ABNORM, plus de 1 400 normes ont été élaborées, couvrant une grande diversité de produits burkinabè. Dans la même dynamique, des certificats ont été délivrés pour matérialiser la conformité de près de 1 600 produits nationaux aux normes, a-t-il ajouté.
La commémoration de la JMN 2026 s’est articulée autour de communications visant à informer et sensibiliser les acteurs socio-économiques et industriels, les producteurs et les acteurs institutionnels locaux sur l’application des normes, la maîtrise des procédés de production et de transformation, ainsi que sur le respect des exigences de qualité et de sécurité. L’objectif est de permettre aux produits transformés dans les différentes unités de répondre aux attentes des consommateurs et d’accéder durablement au marché, tout en offrant des garanties de confiance.
Moderniser l’économie
Voir l’ABNORM dans la région de la Boucle du Mouhoun, au contact des forces vives, pour commémorer la journée du 14 octobre est une initiative et une démarche très appréciées. Gérant de station à Dédougou, Abdoul Aziz Gansonré a soutenu que le séminaire d’information et de sensibilisation a permis aux participants de découvrir l’ABNORM et son mode de fonctionnement. « Nous avons été informés et sensibilisés sur les exigences à remplir pour être en conformité avec les normes établies, sans oublier les informations sur la documentation à détenir », a-t-il relevé.
En plus du séminaire, l’ABNORM a eu des échanges avec les étudiants de l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly de Dédougou, le 15 octobre 2026, autour d’une conférence-débat sur le thème « Normalisation et certification : outils stratégiques pour l’innovation locale et la compétitivité internationale ». Cette activité a eu pour ambition de rapprocher la normalisation du monde universitaire, de susciter l’intérêt des futurs ingénieurs, chercheurs, entrepreneurs et techniciens, et de favoriser une meilleure prise en compte des exigences de qualité dans les projets.
Quant à la présidente de la cérémonie, Adjara Kientega, elle a indiqué que la normalisation contribue à la modernisation de l’économie et à l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est ainsi que le gouvernement, à travers l’ABNORM, accorde une importance particulière à la qualité en accompagnant les opérateurs économiques dans leurs efforts d’amélioration qualitative des produits et de protection des consommateurs. Il s’agit, selon elle, de faire de la qualité un levier de compétitivité, de création de valeur et de souveraineté économique. Elle a poursuivi en soulignant que la normalisation constitue un instrument de prévention des risques et d’amélioration des performances. « Elle permet aux entreprises de disposer de références techniques communes, d’améliorer leurs procédés de production et de répondre plus efficacement aux attentes des marchés. Elle favorise également l’innovation en facilitant la diffusion des connaissances techniques et l’adoption de solutions éprouvées », a soutenu la secrétaire générale régionale.
Yacouba BELEM
Le président de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina Faso (UNPS-B), accompagné de ses proches collaborateurs, était le mercredi 14 octobre 2026, dans trois localités de la région de Nando, pour s’assurer de l’état d’avancement de la campagne semencière.
A Niangdo, localité située à une trentaine de kilomètres de Koudougou dans la région de Nando, le champ de quatre hectares de sorgho du producteur semencier, Mathias Koala, est peu reluisant, à cause de l’arrêt brusque des pluies. Bien que « Dame nature’ » n’ait pas été au rendez-vous, ce producteur reste optimiste. Il a confié à l’équipe de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semen- ciers du Burkina Faso (UNPS-B), qu’il espère récolter cette année, huit tonnes de cette variété « Sariaso 14 », contre 10 tonnes lors de la campagne précédente. « Nous avons bénéficié des semences de base et des intrants.
Avec la physionomie des cultures, à un certain moment, nous avons eu peur, parce que cela fait 22 jours, que le ciel n’a pas ouvert ses vannes. Mais par la grâce de Dieu, les pertes seront moindres à la récolte », a-t-il justifié. Le président de l’UNPS-B, Inoussa Ouédraogo et sa délégation, ont effectué cette visite dans le cadre du suivi de la campagne semencière, en vue d’évaluer les objectifs qui étaient assignés. Après Niangdo, ils ont mis le cap sur Mougounounsi, dans la commune de Poa, où une trentaine de VDP agricoles s’attelaient à la récolte de la variété « Issa sosso » de niébé, dans un champ de plus de 10 hectares, dont cinq hectares ont été occupés pour la culture de cette spéculation.
Ces VDP agricoles, de l’avis du président de l’UNPS-B, ont été formés dans la production semencière, sur instruction du président du Faso, en vue d’un succès de l’offensive agropastorale et halieutique. C’est à Salbisgo, dans la commune rurale de Ramongo que l’équipe de l’union des producteurs semenciers du Burkina a achevé sa tournée. Là-bas, le champ de 6,5 hectares de maïs exploité également par des VDP agricoles, force l’admiration, grâce à la mise en pratique de bonnes techniques agricoles dont ils ont bénéficié au cours de leur formation.
La sécurité alimentaire commence par une semence de qualité
Le producteur, Mathias Koala, du village de Niangdo, a indiqué que malgré les caprices des pluies, il espère récolter Huit tonnes de sorgho de la variété « Sariaso 14 ».
En plus 3,5 hectares de niébé et 0,65 hectare de gombo y ont été emblavés. « Le niébé a été attaqué par des maladies et nous envisa-geons un rendement de deux tonnes et 12 tonnes au minimum pour le maïs », s’est réjoui le VDP agricole, Philippe Yaméogo. De l’avis de Inoussa Ouédraogo, la « mayonnaise » a commencé à prendre avec les jeunes VDP. En témoigne selon lui, que ces trois sites semenciers visités se portent bien. « Nous avons traversé une période assez difficile d’absence de pluies et cela a beaucoup joué sur la production. Mais il y a eu un grand rattrapage sur le terrain, qui a permis à certaines spéculations de boucler leur cycle », a-t-il précisé.
Inoussa Ouédraogo a noté que l’objectif de 60 000 tonnes de semences attendues, toutes spéculations confondues pour la campagne 2026-2027, va être difficile à atteindre. « Pour répondre à l’appel du gouvernement, il faut que les producteurs profitent de la campagne de contre saison », a-t-il déclaré. Le président de l’UNPS-B a encouragé les producteurs à l’utilisation des semences certifiées et améliorées, car, elles s’adaptent aux aléas climatiques. Il a aussi exhorté les producteurs à « aller rapidement » à la récolte, pour éviter les pertes et à prendre d’assaut les points d’eau et entamer la production de la campagne sèche.
Le président de l’Institut des peuples noirs Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a présenté l’institution aux nouveaux étudiants de l’Université Thomas-Sankara, jeudi 15 octobre 2026.
A la faveur de la cérémonie d’accueil et de la journée d’information et de sensi-bilisation des nouveaux étudiants de l’Université Thomas-Sankara (UTS), le président de l’Institut des peuples noirs Farafina (IPN-Farafina), Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, s’est adressé à eux, jeudi 15 octobre 2026. Il a fait savoir que l’idée de créer l’IPN-Farafina vient du Président Thomas Sankara, à la suite de sa visite à
Le président de l’IPN-Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla : « nous voulons que le peuple Noir soit conscient de son rôle dans l’histoire ».
Harlem aux Etats-Unis d’Amérique en 1984. Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla a rappelé que l’institut des peuples noirs- Farafina a été mis en place mais, suite à l’assassinat de Thomas Sankara, puis est tombé en léthargie avant de disparaître, faute de suivi. Il a poursuivi que le Président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré a ressuscité l’IPN-Farafina.
Le président de l’IPN-Farafina a confié que l’ambition de cette structure est de raconter l’histoire Des Noirs en toute objectivité. « Cela, en examinant et en analysant les bons côtés comme les mauvais côtés, car, nous sommes des Noirs mais nous connaissons mal notre histoire », a-t-il ajouté. En plus, selon lui, l’IPN-Farafina devrait contribuer à parachever la Révolution démocratique et populaire de Thomas Sankara. Apolline Joachimson Kyélem de Tambèla a affirmé aux étudiants que l’institut va servir d’aiguillon pour rassembler le monde noir. Par ailleurs, il a fait un bref récit de l’histoire politique du Pays des Hommes intègres depuis sa création et jusqu’à sa reconstitution.