Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire.
Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit.
Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps. Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades…
En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation.
Frères et sœurs bien-aimés,
Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu.
Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » (Luc 2, 14).
Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays.
Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9)
Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres.
À tous et à toutes, fructueuses célébrations!
Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An.
Philippe Cardinal OUEDRAOGOArchevêque Métropolitain de Ouagadougou
Du 19 au 22 novembre 2026, Ouagadougou accueillera la 11e édition de la Grande conférence de l’abondance et de la prospérité (GCAP). Pour la première fois, le Coach Simon Ouédraogo enseignera la métaphysique pure pendant 96 heures, avec un public cible élargi aux décideurs et aux entrepreneurs. Dans cet entretien, avec Sidwaya, il nous apporte des éclaircissements sur cet évènement.Sidwaya (S) : Quel est le fil conducteur de la 11e édition de la GCAP et qu’apporte-t-elle de fondamentalement nouveau par rapport aux dix précédentes ?Simon Ouédraogo (S.O) : Ce qui est fondamental et nouveau, c’est d’abord le format de la GCAP. Pour la toute première fois, je vais enseigner la métaphysique pure sur 96 heures. Les GCAP précédentes, je les faisais souvent en une journée. Deuxièmement, il faut noter le standing, le lieu et le public cible. C’est la toute première fois que je permettrai à des collègues, des amis, des gens qui ont du contenu, de donner également des master class. Voilà ce qui différencie la GCAP 11 des autres.
S : Quel est le public cible de la GCAP et quels résultats concrets attendez-vous de leur participation ?S.O : La GCAP s’adresse à tout le monde, les personnes morales, ensuite les institutions, les décideurs, les grandes organisations, les grands chefs d’entreprises. Cette édition de la GCAP, s’adresse à 80 % aux grands décideurs, aux grands entrepreneurs, à des gens qui sont à un certain niveau. Ce que j’attends de ces participants, c’est qu’ils aillent appliquer les lois universelles que je vais enseigner.
S : Après dix éditions, quels résultats pouvez-vous présenter pour démontrer l’impact de la GCAP sur les parcours professionnels, les initiatives entrepreneuriales et les conditions de vie des participants ?S.O : Mes vidéos et conférences ont permis à des millions de jeunes en Afrique francophone de changer de paradigme et de commencer à avoir confiance en eux. Rien que pour cela, je reçois énormément de remerciements tous les jours. Quant à ceux qui ont participé aux différentes GCAP, aujourd’hui, ils sont des entrepreneurs et mieux, ils impactent leurs entourages. Ils sont tellement nombreux qu’aujourd’hui, on se croise souvent dans des aéroports, les hauts lieux et ils viennent me dire « coach merci ».
S : Quelles sont les grandes articulations de la 11e édition de la GCAP ?S.O : Je vais tabler sur la connaissance de soi et la haute spiritualité. J’aime taquiner les gens en leur disant que la religion est la classe préparatoire de la spiritualité, alors que malheureusement 99 % des Africains ont redoublé en classe préparatoire. Pourtant, il faut qu’on devienne des spirituels, qu’on vibre à la fréquence universelle. C’est pourquoi, au cours de la rencontre, je vais donner aux participants les clés spirituels et métaphysiques qui permettent à l’Homme de se connecter avec son âme, son esprit, de s’harmoniser avec ses propres pensées créatrices.
S : Quelle place accordez-vous à la métaphysique dans la compréhension de l’être humain et de son potentiel ?S.O : La place que j’accorde à la métaphysique dans la compréhension de l’être humain, c’est la toute première place. Je ne donne pas des définitions issues des dictionnaires, mais en tant que métaphysicien, je définis la métaphysique comme la science de l’invisible. Parce que lorsque vous écrivez le mot visible, vous allez voir le préfixe « in ». Donc, ça veut dire que tout ce qui est visible a été invisible à quelque part, soit dans la pensée ou l’imagination de quelqu’un. D’ailleurs, nous les êtres humains, on était des invisibles. Qui est capable de percevoir une cellule fœtale ? Qui est capable de percevoir des spermatozoïdes ? Mais, nous sommes passés de l’invisible au visible. D’une cellule fœtale à un bébé, regardez le processus. Et tout ce que nous pouvons toucher comme matériel a été invisible dans l’esprit. Et quand vous écrivez le mot métaphysique, vous avez le « méta » et vous avez la partie physique. Donc, c’est la science de l’esprit, de l’âme, de la pensée, la science de l’imagination. Comme l’a si bien dit le professeur Albert Einstein : « la logique vous conduit d’un point A à un point B, mais l’imagination vous conduit partout ». C’est pour dire que lorsque l’Homme commence à devenir un scientifique de l’imagination, il est capable de beaucoup de choses.
S : Quelles réformes vous paraissent prioritaires pour que l’école africaine forme désormais à l’autonomie intellectuelle, l’esprit critique, l’entrepreneuriat et la capacité de créer des richesses ?S.O : Concernant les réformes, je salue un grand esprit que j’ai nommé, le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Car, il arrive en un temps record à faire ce que j’ai tant rêvé, c’est-à-dire révolutionner l’éducation. Une éducation qui ne permet pas à l’Homme d’être heureux, de créer et d’aider les autres, n’est pas une éducation. Les Africains étaient tombés dans le piège colonial. Les impérialistes veulent contrôler l’Afrique à des milliers de kilomètres du continent et pour cela, ils ont déposé un labyrinthe d’éducation qui ne mène nulle part. Le Burkina est en train de se mettre sur la bonne voie en matière d’éducation. C’est vrai, les racines de la mauvaise éducation étaient très profondes. Mais aujourd’hui, voir les décideurs en parler, des écoles qui commencent à changer de forme, ce sont déjà des prémices qui annoncent qu’on peut y arriver.
S : Etes-vous disposé à soumettre vos méthodes à des évaluations indépendantes afin d’en mesurer les effets et d’en renforcer la crédibilité scientifique ?S.O : Mon approche c’est qu’on échange.Qu’ils le sachent, il n’y a pas de point final dans la connaissance, il n’y a que des points de suspension. J’invite mes doyens universitaires, mes oncles, mes tantes, à actualiser permanemment leurs connaissances, afin qu’ensemble on puisse donner un nouveau souffle à nos petits frères et enfants. Je suis donc prêt pour n’importe quelle forme de collaboration, mais j’ai mon chemin, mon canevas et mon style d’enseignement. Et toute personne ou institution qui juge vraiment qu’on peut faire quelque chose ensemble, je suis partant. D’ailleurs, j’ai donné des conférences dans plusieurs universités. Au Burkina, je salue le docteur Lamoussa Thiao de l’université Joseph-Ki-Zerbo, un spécialiste des lettres, qui en 2020 m’a invité pour échanger avec plus de 500 étudiants.
S : Où en êtes-vous avec le projet du centre de formation et de conférences à Koubri et que va -t-il apporter à la formation d’une nouvelle élite africaine ? S.O : Le centre qui a été nommé « Hope Givers Conference Center » vise à transmettre des savoirs de façon efficiente à la jeunesse africaine. Il est un épicentre du savoir transmis à l’époque de nos ancêtres. Le savoir était transmis de façon efficiente. Quand on parle d’efficience, l’efficacité s’invite elle-même. J’ai fait l’égyptologie, étudié beaucoup de matières et je sais comment transmettre un savoir de façon efficiente. C’est-à-dire, ce que les autres vont faire en 5 ans, je suis capable de le rendre en un an. Notre méthode est 1 % théorie, 99 % pratique. Mais cette théorie doit être une théorie applicable.
Pour la construction du centre, nous avons eu les autorisations. Le mois de novembre va être consacré à la construction de la salle de 1200 places, y compris les appartements. On a également prévu plus de quatre salles de formation d’une capacité de 200 places. Donc c’est un centre de compréhension intégrée qui est en construction avec la présence de l’obélisque, qui capitalise les grandes énergies cosmiques. C’est un rêve qui est devenu une réalité tangible et nous comptons faire l’inauguration au plus tôt en 2027 et au plus tard en 2028. Et pour adhérer à ce projet, vous devez juste simplement acheter mon livre « La puissance de l’auto-éducation ».
S : Quel est votre message à l’endroit de ceux qui restent sceptiques à l’égard de votre démarche, pour les convaincre de venir à la GCAP 11 ?S.O : Lorsqu’on est intellectuel, lorsqu’on est à un certain niveau, il faut écouter. Il faut observer. La GCAP 11 s’adresse vraiment à tout le monde. Tous ceux qui aimeraient contribuer un jour à l’évolution de ce continent peuvent venir recevoir les codes spirituels, métaphysiques, les lois universelles, les principes hermétiques du précurseur Médicis, pour qu’ensemble on puisse y arriver. Je vais leur démontrer ce qu’il faut faire, du 19 au 22 novembre 2026.
Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a lancé, dans la soirée du mercredi 28 octobre 2026 à Kaya, la saison 2026-2027 de l’Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso.
Placée sous le thème : « Acteurs des ordres d’enseignement et du sport, construisons ensemble un sport scolaire et universitaire fort et durable pour un Burkina résilient », la saison 2026-2027 de l’Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (USSU-BF) touchera 550 à 600 établissements scolaires et universitaires contre 515 pour la saison écoulée, selon la Secrétaire générale (SG) du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Colette Ouédraogo. Sept catégories sont concernées, à savoir le football, le volleyball, le handball, le basketball, la lutte traditionnelle, le judo et l’athlétisme. Selon elle, en termes de particularité pour cette saison, les licences ne seront plus physiques. « Nous voulons savoir le nombre exact d’élèves qui ont participé à nos compétitions pour une meilleure formation à la base. Pour les années passées, on peut avoir un élève qui a participé à plus de deux compétitions différentes.
Et quand on comptabilise, nous avons beaucoup d’élèves, mais en réalité, ce n’est pas exactement le nombre », a-t-elle indiqué. Mme Ouédraogo a invité les ministères mettant en œuvre le projet de l’USSU-BF à accompagner les élèves et étudiants désirant se frotter, se rencontrer et se mesurer. Quant à la population, la SG du ministère en charge des Sports a souhaité qu’elle adhère à ce projet sportif pour soutenir les élèves. « Nous voulons également que les élèves, les sportifs eux-mêmes, s’engagent réellement vers les meilleures perfor-mances. Nous avons l’éducation physique dans les établissements et à l’école primaire. L’USSU-BF est un cadre d’expression des
talents, et nous pouvons détecter ces talents pour les clubs et les ligues de souveraineté », a souligné Colette Ouédraogo.
Détection des futurs champions
Pour le patron de la cérémonie et représentant le gouverneur par intérim, le haut-commissaire de Sandbondtenga, Idrissa Gamsonré, l’organisation saisonnière de l’USSU-BF est une réaffirmation de la place du sport dans la formation de la jeunesse, la détection des futurs champions et la construction d’une Nation forte, disciplinée et solidaire. « Cette cérémonie est un moment d’ambition et de responsabilité collective permettant de faire de nos écoles et universités de véritables espaces d’apprentissage, d’épanouissement et de développement du sport », a-t-il poursuivi. Le haut-commissaire Gamsonré a aussi adressé sa reconnaissance à tous les acteurs qui œuvrent au développement du sport scolaire et universitaire et contribuent au maintien des activités éducatives et sportives, y compris dans les zones confrontées à d’importants défis sécuritaires.
A l’entendre, la saison de l’USSU-BF écoulée a enregistré la participation de 470 établissements scolaires, de 44 universités et grandes écoles, ainsi que de 20 752 licenciés. Même si le travail a été jugé accompli, il a exhorté les acteurs de l’éducation et du sport à œuvrer pour une grande participation des élèves et des étudiants. Le lancement de la saison 2026-2027 de l’USSU-BF a été marqué par une séance d’aérobic et un match gala entre l’équipe du lycée provincial Moussa-Kargougou qui s’est inclinée sur un score de 1-0 face à l’équipe du lycée privée Phenix (ex-ADK). Chacune des deux équipes a reçu trois ballons pour la préparation de la saison.
A l’initiative de ses étudiants, l’université Thomas-Sankara, l’université Aube-Nouvelle et le Centre d’études et de recherche sur l’intégration économique en Afrique organisent un colloque international en hommage à l’œuvre du Pr Idrissa Mohamed Ouédraogo, du 29 au 31 octobre 2026, à Ouagadougou.
47 thèses de doctorats encadrées, des milieux d’étudiants formés dont des centaines devenues des cadres dans l’administration publique et privée, dans les banques, les assurances, les organisations régionales et internationales, plusieurs travaux de recherches sur
le secteur formel, sur le développement socioécono-mique, c’est entre autres, ce qui résume le parcours universitaire de l’ensei-gnant-chercheur Pr Idrissa Mohamed Ouédraogo. En reconnaissance à cette œuvre utile, la communauté scientifique et universitaire a décidé de rendre hommage à l’homme qui a consacré plus de trois décennies à la recherche, à la formation, à la transmission du savoir aux jeunes générations, à travers un colloque international du 29 au 31 octobre 2026, à Ouagadougou, sur le thème :
« Secteur informel et dévelop-pement en Afrique : enjeux théoriques et perspectives d’actions ».
Cette rencontre scientifique d’hommage est organisée par l’université Thomas-Sankara, l’université Aube-Nouvelle et le Centre d’études et de recherche sur l’intégration économique en Afrique (CERIEA), sous le haut patronage du Premier mi-nistre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et le parrainage du ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré et du président-directeur fondateur de l’université Aube-Nouvelle, Isidore Kini. Durant ces trois jours, outre la conférence inaugurale et les témoignages sur la contribution de Pr
Ouédraogo à la science, à la formation, les chercheurs et praticiens venus du Mali, du Niger, du Sénégal et du Canada vont échanger autour des panels et communications scientifiques sur plu-sieurs sous-thèmes.
La communauté universitaire et scientifique burkinabè et africaine a rendu un hommage au Pr Idrissa Mohamed Ouédraogo pour son parcours d’impact.
Il s’agit, entre autres, de la formalisation de l’informel, « Mobile money et pauvreté monétaire dans les pays de l’UEMOA », « Effet du secteur informel sur la mobilisation des recettes fiscales : rôle de la monnaie mobile », « Effet de l’aide extérieure sur l’informalité des économies africaines », « Emprunt pu-blic et accès au crédit du secteur informel dans l’UEMOA : effet d’éviction ou d’entrainement financier ». Le président de l’université Thomas-Sankara, Pr Didier Zoungrana, a salué cette initiative de reconnaitre le mérite de celui qui a consacré sa vie à la nation, à la formation du capital humain, à la production et à la transmission du savoir.
« Ce colloque est né d’une dette. Une dette que l’on ne rembourse jamais tout à fait : celle de l’étudiant envers son Maître. Nous avons choisi de nous en acquitter non pas par une simple cérémonie, mais par ce qui compte le plus pour un chercheur : la science en débat », a confié le président du comité d’organisation du colloque, Pr Mahamadou Diarra, par ailleurs premier docteur encadré Pr Idrissa Ouédraogo. Au nom de ses anciens étudiants, Jean Erdjouman Sanou, actuellement cadre à la BCEAO, a rendu un hommage à celui qu’il a qua-lifié de baobab multi-casquettes et qui a su façonner des vies. « L’enseignant transmet le savoir ; le pédagogue le rend intelligible et accessible à tous ; l’encadreur guide, soutient et accompagne jusqu’à l’autonomie ; le Maître, enfin, va au-delà de la transmission :
il inspire par sa conduite, éclaire par sa sagesse et trace, par l’exemple, un chemin à suivre.
Au-delà des anciens, l’hommage du gouvernement
Le Professeur Idrissa Ouédraogo a traduit sa reconnaissance à ses anciens étudiants pour ce grand hommage rendu à sa personne.
Réunir ces quatre dimensions en une seule personne est une qualité rare. Le Professeur Idrissa M. Ouédraogo appartient à cette catégorie d’hommes qui ne se contentent pas de transmettre des connaissances, mais qui contribuent à former des esprits, à façonner des destins et à susciter des vocations », a-t-il confié.
Le représentant des parrains, Dr Lancina Ki, manager général de l’université Aube-Nouvelle, a traduit sa reconnaissance à l’enseignant qui a consacré ses travaux à un secteur longtemps resté en marge de la recherche. Dès sa thèse de 1996 sur le secteur informel urbain, il l’a placée au centre de l’analyse écono-mique. Il a montré qu’ils sont des agents économiques rationnels, capables de choix optimaux adaptés à leur environnement », a-t-il relevé. La représentante du directeur national de la BCEAO, Judith Kaboré, est revenu sur la contribution de celui qui est en l’honneur au développement du secteur financier bancaire, à travers la formation, ses recherches et sa contribution aux cadres de réflexions stratégiques.
Pr Ouédraogo n’a pas pu cacher les sentiments de surprise et de joie qui l’animent en ce jour inoubliable. « Il y a des biens qui n’ont pas de prix sur le marché. L’estime des autres ne se vend pas, ne s’achète pas ; elle se donne, se reçoit. Le bonheur que vous me faites vivre en ces instants, aucune somme d’argent ne permet de l’avoir », a-t-il fait savoir. Au nom du Premier ministre, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a rendu l’hommage du gouvernement burkinabè à un de ses bâtisseurs. « Je voudrais, à l’entame de
mon propos, vous transmettre d’abord les salutations patriotiques du camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat. Il m’a chargé de vous faire part de l’importance qu’il accorde à toute initiative qui met le savoir au service de la refondation de notre Nation », a-t-il confié.
Pour lui, l’homme appartient à cette génération d’univer-sitaires qui ont bâti, souvent avec très peu de moyens,
l’enseignement supérieur burkinabè. « Le Professeur Ouédraogo, personnellement, a surtout fait un choix de conviction. A une époqueoù beaucoup d’hommes consi-déraient le secteur informel comme une anomalie appelée à disparaître, il en a fait l’objet de toute une vie de recherche », a poursuivi le ministre Traoré. La remise de cadeaux de ses anciens étudiants et collègues a marqué la fin de la cérémonie d’ouverture de ce colloque international.
En marge des travaux et discussions du troisième forum Russie-Afrique, le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a été reçu en audience par le Président du Mali, le général Assimi Goïta, dans la soirée du jeudi 29 octobre 2026 dans la capitale moscovite.
Quelques heures après la fin de l’édition 2026 du Sommet Russie-Afrique, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo s’est entre-tenu avec le Président du Mali, le général Assimi Goïta le 29 octobre 2026. A sa sortie d’audience, le chef du gouvernement burkinabè a confié que l’entretien lui a permis de présenter ses civilités et son admiration au Président malien.
« Au-delà, cette audience a été l’occasion de lui transmettre les fraternelles salutations de ses frères, notamment le camarade capitaine Ibrahim Traoré et son excellence le Président de la république du Niger, le général Abdourahamane Tiani »,
a-t-il dit. Le chef du gouvernement a confié qu’au cours de l’audience, il a fait le point à chaud du sommet Russie-Afrique auquel, le Burkina et la Mali ont participé. « Nous avons recueilli ses hautes orientations dans le sens de la consolidation de tous les engagements qui ont été pris dans le cadre bilatéral pour chacun de nos Etats et celui de la Confédération de l’AES », a-t-il assuré.
Le chef du gouvernent a annoncé qu’il repart avec beaucoup d’énergie pour poursuivre les actions, en vue de la consolidation des relations straté-giques entre la Confédération des Etats du Sahel et la Fédération de Russie. Le chef du gouvernement était accompagné à l’audience des ministres chargés de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba, de la Transition digitale, Aminata Zerbo, de l’Economie, Aboubakar Nacanabo et des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Les proches collaborateurs des chefs de dépar-tements ministériels ont aussi pris part à la rencontre avec le Président Assimi Goïta. Le ministre des Affaires étrangères du Niger a lui aussi participé au debriefing à chaud du sommet par les pays de la Confédération des Etats du Sahel.
Les évènements de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 demeurent, de loin, indélébiles dans les mémoires des Burkinabè car, ayant constitué un tournant majeur de l’histoire politique récente du pays. En deux journées décisives, des milliers de citoyens ont contraint Blaise Compaoré à quitter le pouvoir après vingt-sept années de règne. A l’ori-gine de cette mobilisation historique, une volonté de modifier la Constitution pour permettre au chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat, malgré les aspirations grandissantes à l’alternance. Elu en 1991, puis réélu en 1998, 2005 et 2010, Blaise Compaoré était à la fin de son dernier mandat autorisé par la Constitution.
La limitation des mandats présidentiels, rétablie en 2000 après une première modification en 1997, lui interdisait de se représenter en 2015. Cependant, son camp entreprend de modifier à nouveau l’article 37 de la Constitution afin de lui permettre de briguer un autre mandat. Cette initiative a provoqué le courroux de l’opposition. Les partis politiques, les syndicats et les organisations de la société civile ont ainsi dénoncé une tentative de prolongation du pouvoir au mépris de l’alternance démocratique. La contestation est également portée par de nouveaux mouvements citoyens, notamment le Balai citoyen, créé en 2013 autour de figures comme Sams’K Le Jah
et Smockey.
A ces revendications politiques se sont ajoutées les difficultés socioéconomiques, le chômage des jeunes et les frustrations liées à la gouvernance. La modification constitutionnelle devient ainsi le catalyseur d’un mécontentement longtemps contenu. Le 30 octobre 2014, alors que l’Assemblée nationale doit examiner le projet de révision constitutionnelle, des milliers de manifestants investissent les rues de Ouagadougou et d’autres villes du pays. La mobilisation prend une ampleur exceptionnelle.
L’Assemblée nationale et le siège du CDP sont notamment incendiés ou saccagés, tandis que les affrontements font des victimes. Face à cette pression populaire, le processus de révision est interrompu. Toutefois, cette décision ne suffit plus à apaiser la colère des manifestants qui réclament désormais le départ du chef de l’Etat. Le 31 octobre, la mobilisation se poursuit et s’intensifie. Confronté à une contestation devenue incontrôlable, Blaise Compaoré annonce sa démission. Après vingt-sept années au pouvoir, il quitte le Burkina Faso pour la Côte d’Ivoire. Son départ marque la fin d’un long règne et ouvre une période d’incertitude politique.
La succession donne lieu à des tensions entre militaires et acteurs civils et politiques. Le lieutenant-colonel Isaac Zida assume provisoirement les responsabilités de chef de l’Etat, avant la mise en place d’une Transition dirigée par Michel Kafando, avec Isaac Zida comme Premier ministre. L’insurrection populaire de 2014 a démontré la capacité des citoyens à défendre leurs aspirations et à s’opposer à la confiscation du pouvoir. Elle a rappelé qu’aucun dirigeant ne peut durablement ignorer la volonté populaire ni considérer les institutions comme des instruments au service de ses intérêts personnels. Toutefois, le départ de Blaise Compaoré n’a pas suffi à résoudre les difficultés structurelles du pays.
La consolidation des institutions, la lutte contre l’impunité et la satisfaction des attentes écono-miques et sociales sont demeurées des défis majeurs. Le coup d’Etat manqué de septembre 2015 a d’ailleurs révélé la fragilité du processus de transition. Cela dit, les 30 et 31 octobre 2014 constituent une page décisive de l’histoire du Burkina Faso. En faisant barrage à la modification constitutionnelle, les Burkinabè ont affirmé leur volonté dans la détermination de leur avenir. Et le véritable héritage de cette insurrection réside dans la nécessité de promouvoir une gouvernance responsable, des institutions au service de l’intérêt général et une justice accessible à tous. C’est dans cette dynamique que s’inscrivent les idéaux de la Révolution populaire progressiste dont les actions
porteuses sont visibles pour le bien-être des Burkinabè.
L’ONG CARE International au Burkina Faso et son partenaire, Alliance technique d’assistance au développement (ATAD), ont organisé un atelier national de bilan du projet d’assistance multisectorielle intégrée en santé sexuelle et reproductive, protection et nutrition, le jeudi 29 octobre 2026, à Ouagadougou.
Environ 202 000 personnes ont bénéficié du projet d’assistance multisectorielle intégrée en santé sexuelle et reproductive, protection et nutrition dans les régions des Koulsé, du Liptako et du Soum. Cette information a été donnée par le coordonnateur de CARE Burkina Faso, Jean-Marie Zongo, lors d’un atelier national de bilan organisé le jeudi 29 octobre 2026 à Ouagadougou. Le projet d’assistance multisectorielle intégrée en santé sexuelle et reproductive, protection et nutrition, lancé en janvier 2025 et qui s’achève, le 31 octobre 2026, a couvert les communes de Sabcé, Boulsa et Boala dans la région des Koulsé, ainsi que Dori, Bani et Arbinda dans le Liptako et le Soum, a-t-il précisé.
Sur le plan de la santé sexuelle et reproductive, il a soutenu que neuf formations sanitaires ont été réhabilitées et 12 équipées en matériel médico-technique. Neuf tricycles médicalisés ont été mis à disposition pour faciliter le transport des patients en milieu rural. Les consultations et prestations ont touché 48 364 personnes. « Cela a permis de renforcer l’offre de soins et de réduire la distance que nos mères et nos sœurs traversaient pour atteindre le centre de santé », a souligné Jean-Marie Zongo.
Dans le volet protection, 1 250 kits de dignité et 500 kits d’hygiène ont été distribués aux femmes et filles survivantes de Violences basées sur le genre (VBG) ou vulnérables.
Quatre espaces sûrs ont été réhabilités ou aménagés pour l’accueil, l’écoute et l’autonomisation des femmes. La prise en charge psychosociale a bénéficié à 1 144 personnes, et 116 cas de VBG ont été pris en charge. Les séances de sensibilisation ont touché 18 784 personnes, a assuré le coordonnateur de CARE Burkina Faso. Il a en outre fait savoir qu’en nutrition, 58 922 cas de malnutrition ont été dépistés. Les séances de sensibilisation ont atteint 80 883 personnes, et 421 femmes ont bénéficié de counseling sur les pratiques nutritionnelles.
Préserver les acquis du projet
« Nous ne sommes pas réunis pour présenter le résultat final d’un projet, mais pour comprendre ce qui a fonctionné, identifier ce qui aurait pu être amélioré et transformer l’expérience acquise en connaissances utiles », a insisté Jean-Marie Zongo. Il a plaidé pour que la fin du projet ne signifie pas la fin de l’engagement : « La durabilité d’une intervention ne se décrète pas à la clôture d’un projet. Elle se construit tout au long de la mise en œuvre, à travers la recréation locale, le renforcement des capacités et la qualité des relations institutionnelles ».
L’ambassadeur désigné du Canada au Burkina Faso, Richard Le Bars, a rappelé que le projet est financé à près de deux milliards de francs CFA par Affaires mondiales Canada.
« Les besoins en santé sexuelle et reproductive, en protection et en nutrition sont étroitement liés et nécessitent des réponses coordonnées, inclusives et centrées sur les personnes », a-t-il affirmé. Il a invité les participants à documenter rigoureusement les résultats, à valoriser l’expertise des acteurs locaux et à formuler des recommandations concrètes pour l’avenir.
Le représentant du ministre de la Famille et de la Solidarité, le secrétaire général, Ourobé Eric Coulibaly, a salué une intervention qui place
« la personne humaine au centre de l’action ». « Notre devoir collectif est de faire en sorte que la vulnérabilité ne devienne jamais synonyme d’abandon et que chaque intervention contribue à restaurer l’espoir, la dignité et la capacité d’agir des populations », a-t-il déclaré.
La journaliste Souréa Mariam Vanessa Touré a dédicacé son œuvre littéraire dénommée « Hummm… Et la vie continue ! », mercredi 28 octobre 2026 à Ouagadougou.
L’univers du livre s’est enrichi d’une nouvelle œuvre littéraire. Souréa Mariam Vanessa Touré, figure emblématique du petit écran national, a officiellement présenté son premier livre, intitulé « Hummm… Et la vie continue ! ». La cérémonie de dédicace, présidée par le représentant du ministre chargé de la Culture, Jérémie Nion, s’est déroulée le mercredi 28 octobre 2026.
L’œuvre est composée d’une soixantaine de chroniques réparties sur 315 pages.
Selon l’auteure, le titre, « Hummm… », symbolise un cri du cœur, l’expression de ses profondeurs face à la maladie et aux épreuves traversées depuis 2016. Elle a confié que, loin d’être une simple autobiographie, le livre explore les thématiques universelles du quotidien qui sont, entre autres, la parentalité, le mariage et la vie de couple. « La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Quelles que soient les épreuves, il faut faire confiance, lutter pour rester en vie », a-t-elle témoigné. Souréa Mariam Vanessa Touré a aussi relevé que l’œuvre est entièrement dédiée à sa défunte mère, qualifiée de « port d’attache » et de confidente absolue, dont la force silencieuse continue d’éclairer son chemin.
Le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jérémie Nion, a salué la profondeur de l’ouvrage, le qualifiant d’« anthropologie d’un parcours de vie. Il a rappelé la nécessité de mettre l’accent sur la culture comme moyen de décolonisation des esprits et de renforcer la cohésion nationale par une perpétuation du vivre-ensemble.
Un style pudique
Le représentant du ministre en charge de la culture, Jérémie Nion, a salué les efforts des créateurs, artistes et écrivains qui conjuguent en permanence le verbe ‘’résister’’ et proclament sans cesse le mot résilience.
Jérémie Nion a également fait un parallèle entre le combat intime de l’auteure et la marche héroïque du peuple burkinabè face à l’adversité sécuritaire. « Le pays des Hommes intègres, à l’image de Vanessa, reste debout et démontre que l’intégrité demeure sa
boussole », a-t-il confié. Le parrain littéraire de la cérémonie, le Professeur Yves Dakio, ancien professeur de sémiotique de Souréa Mariam Vanessa Touré dans les années 1990, a salué ses brillants débuts académiques. Il a loué la grande qualité littéraire de l’ouvrage, caractérisé par un style pudique, sobre et d’une forte charge émotionnelle, élevant l’auteure au rang de conseillère de la jeunesse et d’édifiante pédagogue.
Quant à la marraine, l’écrivaine Bernadette Dao, elle a souligné que la sincérité des récits et la lucidité avec lesquelles Vanessa Touré aborde la maladie, ainsi que ses compétences sur les relations humaines, rendent l’œuvre particulièrement touchante. S’exprimant au nom des promotions amies notamment la promotion A1 du lycée Ouézin-Coulibaly et la promotion lettres modernes de 1991, Assétou Badoh, par ailleurs directrice générale des Editions Sidwaya, a exprimé la fierté collective de voir leur camarade transformer la souffrance en chef-d’œuvre. Elle a invité tous ses promotionnaires à se procurer le livre.
De son côté, le directeur général de la RTB, Atéridar Galip Somé, a témoigné de l’apport de la journaliste au sein de son institution. Il a salué son courage face à la maladie et s’est réjoui que cette traversée soit enfin documentée pour l’histoire. En guise de soutien, la RTB a acheté les cinq premiers exemplaires de l’ouvrage lors de sa mise à prix officielle. L’œuvre est disponible au prix de 10 000 F CFA à la librairie Mercure.
Les responsables portuaires togolais et les opérateurs économiques burkinabè ont échangé sur les défis du transit, la réduction des coûts logistiques et l’amélioration des services, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Les responsables de la communauté portuaire togolaise et l’Alliance pour la promotion du port de Lomé (A2PL) ont rencontré les opérateurs économiques burkinabè, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre visait à renforcer la coopération entre les deux parties et à faciliter l’acheminement des marchandises à destination du Burkina Faso. Cette rencontre s’inscrit dans une mission promotionnelle organisée du 18 au 24 octobre 2026 sous le thème : « Le port de Lomé et son corridor résolument engagés dans la facilitation des échanges commerciaux avec les Etats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ». Elle a offert aux responsables portuaires l’occasion de présenter leurs services, d’écouter les préoccupations des opérateurs économiques et d’examiner les difficultés qui entravent la fluidité du transit. Avec près de 36 millions de tonnes de marchandises manutentionnées en 2025, le port
autonome de Lomé entend renforcer son rôle dans l’approvisionnement du Burkina Faso. D’où la consolidation de ses relations avec le Burkina Faso.
Le Secrétaire général (SG) de l’A2PL, Awèmèwètou Haladoko, a mis en avant les performances enregistrées par le port autonome de Lomé. Il a expliqué que les investissements réalisés dans les infrastructures ont contribué à renforcer les capacités de traitement des marchandises et à améliorer la productivité des opérations portuaires. « En 2025, le port a manutentionné près de 36 millions de tonnes de marchandises et traité environ 2,5 millions de conteneurs Equivalents vingt pieds (EVP). Le temps moyen d’attente en rade des navires porte-conteneurs a, quant à lui, été ramené à 21 heures et 39 minutes », ont indiqué les responsables. C’est pourquoi, ont-ils dit, la productivité constitue également un indicateur important de cette dynamique. Elle atteint 57,8 mouvements par heure et par navire, tandis que les cadences par portique se situent entre 35 et 38 mouvements par heure, selon les terminaux. Pour les produits stratégiques, les installations spécialisées affichent des performances de 100 à 117 tonnes par heure pour le blé, de 52 tonnes pour le riz et de plus de 350 tonnes pour le clinker. Ces capacités représentent des atouts pour les opérateurs économiques burkinabè, dont les activités dépendent notamment de la régularité et de la rapidité des opérations d’importation.
Une concertation régulière
Au-delà des performances techniques, les échanges ont mis l’accent sur les formalités administratives et les difficultés liées à l’acheminement des marchandises. Pour y répondre, les responsables portuaires ont engagé des efforts de digitalisation à
travers le Guichet unique des formalités et de délivrance des documents du commerce international (GUFORD),
exploité par la Société d’exploitation du guichet unique pour le commerce extérieur du Togo (SEGUCE TOGO).
Pour Awèmèwètou Haladoko la dématérialisation complète demeure un processus en cours. Il a affirmé : «Nous savons que la dématérialisation complète est un processus continu qui exige encore des efforts individuels et collectifs pour supprimer toutes les lourdeurs administratives que nous connaissons ».
Dans le même esprit, le port autonome de Lomé a mis en place une Task Force AES 2026, en complément du Comité de suivi et de veille permanente (CSVP). Ces dispositifs doivent contribuer à lever les obstacles administratifs et techniques, accélérer le passage des marchandises et rechercher des réponses aux préoccupations des chargeurs burkinabè. L’amélioration de la compétitivité du corridor passe également par plusieurs projets annoncés par le secrétaire général de l’A2PL. Parmi les pistes évoquées, figurent la relance du transport ferroviaire, le renforcement du centre d’appel et l’adaptation des conditions tarifaires applicables aux marchandises en transit.
Le développement des liaisons ferroviaires pourrait permettre de transporter des volumes plus importants, de réduire les coûts logistiques et de limiter la dégradation des infrastructures routières. Ces perspectives constituent des enjeux majeurs pour les opérateurs, soucieux de maîtriser leurs dépenses et de sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement. Pour sa part, la directrice générale du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), Denise Bado, a apprécié cette initiative de rapprochement entre la communauté portuaire togolaise et les opérateurs économiques nationaux. L’importance du port autonome de Lomé dans l’approvisionnement du Burkina Faso n’est plus à démontrer. C’est pourquoi, elle a insisté sur la nécessité d’une concertation régulière entre les
acteurs du transport et de la logistique. De ses dires, la compétitivité, la rapidité des opérations et la maîtrise des coûts exigent un dialogue permanent afin d’identifier les difficultés et de construire des solutions adaptées.
La province du Kourittenga a organisé une conférence publique provinciale, le jeudi 29 octobre 2026 à Koupèla, sur le civisme, la citoyenneté, l’engagement patriotique, la culture de la paix et les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP).
La conférence publique provinciale sur le civisme, la citoyenneté, l’engagement patriotique, la culture de la paix et les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP) a connu la participation des autorités administratives, religieuses et coutumières, ainsi que des représentants des différentes couches sociales de la province. Elle visait à renforcer les connaissances des populations sur les valeurs citoyennes, le patriotisme, la cohésion sociale et les orientations de la RPP. Trois communications, animées par des personnes ressources, ont ensuite permis d’aborder les différents sous-thèmes retenus. Prenant la parole, Egède Magloir Koudougou, conseiller en droits humains et conférencier, a souligné l’importance de faire connaître aux populations les idéaux de la RPP et de les amener à se les approprier. Pour illustrer son propos, il a rappelé ce proverbe : « Si tu dors dans la natte de quelqu’un, tu dors à terre ».
A travers cette image, le conférencier a invité les citoyens à comprendre la nécessité de compter sur leurs propres efforts, de valoriser les ressources nationales et de s’impliquer dans la construction du pays. Pour sa part, le directeur général de la promotion de la citoyenneté et de la paix, Benjamin Sow, a mis l’accent sur le rôle de la conscience citoyenne dans la construction d’une nation unie et résiliente. Selon lui, la reconquête du territoire doit nécessairement s’accompagner de la reconquête des consciences. Il a ainsi appelé les populations à s’engager davantage dans la lutte contre les comportements inciviques, à promouvoir la paix et la solidarité et à faire preuve de responsabilité dans leurs communautés. Il a également insisté sur la responsabilité individuelle et collective dans la promotion du civisme, du respect des règles communes et de l’engagement patriotique. « La reconquête
du territoire doit aller de pair avec celle des consciences »,
a-t-il dit.
Traduire les valeurs en actes concrets
Le parrain de la conférence, le commandant de la deuxième région militaire, Lassané Porgo a, quant à lui, invité les citoyens à accompagner les initiatives portées par le capitaine Ibrahim Traoré. Il a insisté sur l’importance de la mobilisation citoyenne, du patriotisme et de la discipline dans la réalisation des objectifs nationaux. Il a exhorté les participants à traduire les valeurs évoquées au cours de la conférence en actes concrets dans leur quotidien, notamment par le respect des institutions, la solidarité et la contribution aux efforts de développement du Burkina. Présidant la conférence, le haut-commissaire de la province du Kourittenga, Moctar Ilboudo, a salué la forte mobilisation des autorités et des populations autour de cette initiative.
Il a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs ayant contribué à l’organisation de l’activité. Le premier responsable de la province a invité les participants à s’approprier les enseignements des différentes communications et à les mettre en pratique dans leurs familles, leurs lieux de travail et leurs communautés. Il a également souligné l’importance de l’engagement de tous dans la promotion du civisme, de la paix, de la cohésion sociale et du développement local. La conférence publique provinciale s’est achevée par une plantation d’arbres, un geste symbolique traduisant l’engagement citoyen des participants en faveur de la préservation de l’environnement et du développement durable.