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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Equestre : Grand prix international Jacqueline Ouégnin

Les Etalons présentent leurs lauriers au Mogho Naaba Baongo Les Etalons cavaliers ont été reçus dans la matinée du 27 octobre dernier par le Mogho Naaba Baongo. Ils sont allés présenter leurs trophées remportés en Côte d’Ivoire lors du Grand prix international Jacqueline Ouégnin. Le sport équestre burkinabè a fait grande sensation lors de la première édition du Grand prix international Jacqueline Ouégnin disputé le samedi 10 octobre dernier au stade municipal de Grand -Bassam. Le Burkina est monté sur le podium cinq fois à travers des montures telles « Jolie dame », « kiswendesida », « Evendro », « RTB » et « Belle rapide ». Une belle performance reconnue par le chef des Mossis qui a reçu la délégation le mardi 27 octobre dernier dans son palais. Il a salué le bon comportement des cavaliers burkinabè en ébrunie. Pour le Mogho Naaba Baongo, le cheval fait partie des mœurs des Burkinabè.
(11)-Le Mogho Naaba Baongo a félicité les Etalons cavaliers pour leur performance.
C’est pourquoi il a exhorté la Fédération burkinabè des sports équestres (FBSE) à poursuivre sur sa bonne lancée de promotion du monde équestre. « Avant d’aller à cette compétition, nous sommes venus chez le Mogho Naaba Baongo pour bénéficier de ses conseils et de ses bénédictions. La moisson a été bonne et il était de bon ton que nous revenons lui présenter les trophées et lui témoigner notre gratitude » a expliqué le président de la FBSE Rachid Nacoulma. L’activité a mis en compétition une soixantaine de chevaux locaux ouest-africains venus du Bénin, du Burkina, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Yves OUEDRAOGO            

𝐃𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐞 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐭𝐮𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨

En séjour à Moscou dans le cadre du troisième Sommet Russie–Afrique, le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, le 27 octobre 2026, un entretien exclusif au média RT (Russia Today). Conduit par le journaliste Igor Kurashenko, cet entretien a principalement porté sur la lutte contre l’impérialisme, la maîtrise des ressources nationales et la construction de partenariats respectueux de la souveraineté du Burkina Faso. Lors de cet entretien d’une trentaine de minutes, le Chef du Gouvernement a réaffirmé la détermination du Burkina Faso à décider librement de son avenir. Dénonçant les rapports de domination, les accords déséquilibrés et les ingérences, il a rappelé que la rupture avec la politique impérialiste française répondait à une exigence d’émancipation. « Nous n’avons rien contre le peuple français », a-t-il précisé, tout en défendant le droit du peuple burkinabè à être maître de son destin. « Nous avons quitté un type de coopération pour un autre type de coopération. » Par cette déclaration, le Premier ministre a répondu aux discours assimilant le rapprochement avec Moscou à un changement de tutelle. Il a mis en avant une coopération honnête, transparente, d’égal à égal et fondée sur les intérêts des deux peuples. Les attentes du Burkina Faso à ce sommet ont traduit cette ambition en objectifs concrets : renforcer la formation, les transferts de technologies et les capacités nationales de production. Produire suffisamment pour se nourrir, transformer les ressources minières sur place et développer les compétences nationales : telles sont les priorités défendues par le Chef du Gouvernement, dans la mise en œuvre de la vision du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré. La reconquête du territoire a également occupé une place importante dans l’entretien. Le Premier ministre a fait état d’une amélioration significative et continue de la situation sécuritaire. Il a précisé que le chiffre de plus de 74 % du territoire consolidé concernait les zones reconquises, sécurisées durablement et où les populations déplacées avaient pu se réinstaller. Il a aussi souligné l’apport du partenariat russe à la prise en main des équipements et au renforcement des capacités des Forces combattantes. Cette lutte pour la souveraineté, portée avec le Mali et le Niger au sein de la Confédération des États du Sahel, comporte également une dimension informationnelle. Le Chef du Gouvernement a dénoncé les campagnes de désinformation visant les États de l’AES et plaidé pour des relations internationales fondées sur le respect des peuples. À travers cet entretien, le Premier ministre a porté l’orientation claire de la Révolution progressiste populaire, notamment dans son volet diplomatique : bâtir des partenariats qui renforcent les capacités du Burkina Faso, préservent sa liberté de choix et servent les aspirations de son peuple.   𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞  

Marche sportive Raguilio/ IVe Editon : Drissa Sawadogo et Aude Marie Saboué conservent leur trône

La quatrième édition de la compétition de marche sportive Raguilio s’est tenue dans la matinée du samedi 24 octobre 2026, au rond-point de la route nationale n°22 et de la voie de contournement. Environ 890 participants se sont inscrits à cette activité qui allie performance sportive, cohésion sociale et promotion de la santé. Chez les hommes, Drissa Sawadogo a remporté l’épreuve pour e 4e fois d’affilé en 1 heure, 4 minutes et 39 secondes. Il a devancé David Rouamba et Souleymane Ouédraogo. Chez les dames, Aude Marie Saboué, de Diédougou, a conservé sa couronne en franchissant la ligne d’arrivée en 1 heure, 16 minutes et 5 secondes. Nadine Tapsoba et Talato Koala ont complété le podium. Dans les catégories juniors, Théophile Zabré s’est imposé chez les garçons en 31 minutes et 11 secondes, devant Abdoule Azack Coulibaly et Zozoé Kini. Chez les filles, Farida Ouédraogo a remporté la première place en 38 minutes et 9 secondes, suivie de Chérifa Yakaba et Ange Aka. Des prix spéciaux ont récompensé Kuilga Abdramane Nikiéma, âgé de 72 ans, et Abiba Nombré, présentés comme les plus âgés à avoir bouclé le circuit. Ousmane Sidié, 10 ans, a été désigné plus jeune participant. Pour le président de la délégation spéciale de Pabré, Jean-Baptiste Ouédraogo, cette initiative contribue à renforcer la visibilité de la commune à travers le sport. Il a également mis en avant son rôle dans la promotion de la solidarité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
Marche) La compétition Raguilio entend poursuivre son développement en faisant de la marche un levier de santé, de rassemblement et de promotion sportive à Pabré.
Le président du comité d’organisation, Abdel Kader Tigungu Ouédraogo, dit « Coach Ti », s’est réjoui de la mobilisation. Il a toutefois relevé des difficultés financières et logistiques. Pour la cinquième édition, les organisateurs envisagent d’ouvrir la compétition à la sous-région et d’instaurer des frais de participation afin de contribuer au financement de l’événement. Au-delà des performances, le comité scientifique a insisté sur les bienfaits de la marche. Le docteur Brahima Ouédraogo, enseignant-chercheur, a rappelé qu’elle favorise le bien-être physique et mental et contribue à la prévention de maladies, notamment cardiovasculaires et du diabète. Il a invité les populations à lutter contre la sédentarité en intégrant davantage l’activité physique dans leur quotidien. Pengdwendé Achille OUDRAOGO    

Le porte-parole du gouvernement à la diaspora Burkinabè vivant à Naples : « Pensez au pays, ayez confiance aux autorités, sachez que nous n’allons jamais vous trahir »

En marge des Journées d’hommage au  Président Thomas Sankara organisées, les 24 et 25 octobre 2026, à Rome en Italie, le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a échangé le dimanche 25 octobre avec les Burkinabè vivant à Naples, ville située à environ 250 Km de la capitale italienne et où vit une forte communauté burkinabè. Face à nos compatriotes, le MCCAT a d’abord donné les nouvelles du pays sur le plan de la sécurité et les grands chantiers de développement amorcés sous la Révolution progressiste populaire (RPP). “ Je voudrais vous dire que le Burkina Faso se porte très bien, contrairement aux narratifs auxquels la diaspora est exposée via les réseaux sociaux et certains médias impérialistes”. Le ministre Pingdwendé a ensuite évoqué les grands projets de développement engagés en dépit de la guerre menée contre le terrorisme. Il a rassuré qu’aucun secteur n’est laissé en marge: de l’éducation à la santé en passant par l’agriculture, l’industrie, les infrastructures,… “le Burkina Faso se construit sous le leadership du camarade  capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat ”. Il a engagé la diaspora à s’impliquer, à soutenir les initiatives et à contribuer dans la mobilisation des ressources afin d’être des acteurs actifs de la dynamique actuelle impulsée en vue de transformer profondément et durablement le Burkina Faso pour en faire un « Eldorado ». Des initiatives comme « Diapora Bonds » et l’Agence pour la  promotion de l’entreprenariat communautaire (APEC), offrent l’opportunité à la diaspora  de contribuer au développement du Burkina Faso, car aujourd’hui « il y a des perspectives et de la vision ». Le ministre Pingdwendé a enfin exhorté les compatriotes en terre napolitaine à cultiver les vertus de la solidarité et à promouvoir la cohésion. « Travaillez à éloigner de vous la division », a-t-il conseillé tout en les invitant à l’union et au dialogue autour des délégués et autres responsables. Il a par ailleurs invité la diaspora à un réel changement de mentalités en ayant un regard vers le pays natal. « Pensez au pays, ayez confiance, aux autorités. Sachez que nous n’allons jamais vous trahir ».

DCRP-MCCAT

 

Cofinancement du développement: l’AES et la Russie balisentles domaines prioritaires

En prélude au 3e sommet Russie-Afrique, la société d’Etat de développement et la banque confédérale
pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel ont eu une séance de travail, mardi 27 octobre 2026 à Moscou.

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, et son homologue de l’Economie et des Finances ont
participé à une séance de travail entre la société d’Etat de développement (VEB.RF) et la banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel (BIDC), mardi 27 octobre à Moscou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du troisième sommet Russie-Afrique a permis aux deux parties d’échanger autour de leurs visions de la coopération et des domaines prioritaires de partenariat.

Le vice-président de la société d’Etat de développement, Daniil Algulian, a rappelé que la VBE.RF est une institution financière, vielle de 150 ans. Il a souligné que les relations entre la Russie et les Etats du Sahel datent de plus de 60 ans. C’est pourquoi, le vice-président de la VBE.RT a affirmé que la séance de travail marque le renouveau de vieilles relations. « Actuellement, notre portefeuille pour l’Afrique dépasse deux milliards de dollars et nous comptons l’augmenter », a-t-il assuré. Pour lui, le potentiel de l’AES est énorme et la Russie, à travers son agence de développement, entend être un témoin du renouveau de l’Afrique et du Sahel.

Le représentant des ministres des Affaires étrangères de l’AES, Karamoko Jean Marie Traoré, a remercié la fédération de Russie pour l’institution de ce cadre qui vise à la rapprocher des Etats du Sahel. « Pour nous, le présent cadre inaugure des relations nouvelles, puisqu’il s’agit d’un renouement avec des partenaires africains dans un contexte où les Etats du sahel savent où ils veulent aller. Il s’agit d’une
nouvelle étape dans la construction autour de nos intérêts majeurs », a-t-il précisé.

Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que la banque confédérale a vu le jour pour répondre à la vision de financer la souveraineté.
Le président de la BIDC, Serge Auguste Bayala, a relevé que l’une des préoccupations fondamentales est de faire du développement international, un instrument au service de bien-être des populations. Il appelé les responsables de la VBE.RT à passer à une requalification et un recyclage du partenariat avec les Etats du Sahel. « Je vous exhorte à passer à une logique de coproduction de richesses, de partage des risques et à faire des Etats du Sahel, des espaces d’investissement. Serge Auguste Bayala a déclaré que les secteurs prioritaires pour l’espace confédérale sont l’énergie, le développement de l’économie urbaine et le développement des infrastructures aussi bien physiques que financières.

Le ministre chargé de l’Economie, Aboubakar Nacanabo, a insisté sur l’importance de créer de la valeur et des opportunités pour les jeunes. Son homologue du Mali a salué la tenue de la séance de travail. Pour lui, il s’agit d’un signal fort qui va être matérialisé par la signature d’un mémorandum de coopération prévue pour, le 28 octobre 2026, dans la capitale russe.

Nadège YE
(De Moscou)

18e édition du SIAO: « Nous sommes prêts pour assurer la sécurité du Salon », Aguima Abdoulaziz Yonli, président de la commission sécurité

Le président de la commission sécurité du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), Aguima Abdoulaziz Yonli, par ailleurs directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, rassure que les dispositions
sont prises pour sécuriser la 18e édition de cette biennale de l’artisanat africain. Dans cette interview accordée
à Sidwaya, il revient sur le dispositif déployé, les innovations introduites, la gestion des flux de visiteurs
et les consignes à respecter pour un Salon sans incident.

Sidwaya (S) : A quelques heures de l’ouverture officielle de la 18e édition du SIAO, prévue du 30
octobre au 8 novembre 2026, votre commission est-elle prête à assurer la sécurité de l’événement ?

Aguima Abdoulaziz Yonli (A. A. Y.) : Nous sommes à pied d’œuvre depuis près d’un mois dans le cadre des préparatifs de la sécurisation du SIAO. Durant cette période, nous avons tenu plusieurs rencontres et effectué des sorties sur le terrain afin d’évaluer les conditions de sécurité. Ces travaux nous ont permis d’identifier les menaces éventuelles et de proposer des solutions adaptées, en tenant compte des moyens humains, matériels et logistiques nécessaires.
La commission regroupe les différentes forces de défense et de sécurité, notamment la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie nationale, l’Armée et la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, entre autres. A la suite des rencontres de cadrage et des évaluations effectuées, nous avons élaboré un plan de sécurisation appelé « ordre d’opération », qui définit les différentes activités à mener. A ce stade, je peux affirmer que nous sommes prêts à assurer la sécurité du SIAO.

S : Quel dispositif avez-vous mis en place pour protéger les exposants, les visiteurs et leurs biens ?

A. A. Y : Notre dispositif repose sur une combinaison de moyens humains, matériels et logistiques, définis à partir de l’évaluation des menaces. Il prévoit notamment une surveillance humaine assurée par des agents en tenue et en civil, ainsi que des moyens technologiques, dont la vidéosurveillance et les drones. Ces différents moyens doivent permettre de protéger les visiteurs, les artisans, leurs œuvres et les marchandises exposées. Des dispositions sont également prévues pour prévenir les vols, constater rapidement les infractions et engager les procédures nécessaires en cas d’incident. S’agissant des effectifs, les innovations introduites cette année ont nécessité un renforcement du nombre d’agents à déployer sur le terrain. Nous pouvons déjà indiquer que l’effectif mobilisé pour cette édition dépassera largement celui de 2024.

S : Quelles sont les principales innovations du dispositif sécuritaire de cette édition, notamment en matière de gestion des entrées, des sorties, du stationnement et des mouvements de foule ?

A. A. Y. : Les innovations apportées à l’organisation du SIAO ont nécessairement des répercussions sur notre dispositif sécuritaire. La prise en compte du village artisanal de Ouagadougou comme site d’exposition nous a amenés à adapter nos dispositions. Nous avons également tenu compte des recommandations et des observations formulées à l’issue des éditions précédentes. Notre priorité est d’assurer la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site. Pour cela, nous avons prévu un quadrillage de la zone et l’aménagement d’un espace piétonnier autour du SIAO afin de limiter l’accès des véhicules et des engins. Deux circuits d’accès sont prévus pour les visiteurs. L’introduction du billet électronique, ou e-ticket, constitue également une innovation
importante.

Elle permettra aux visiteurs d’acheter leurs tickets grâce aux moyens numériques, ce qui devrait réduire les files d’attente aux guichets et contribuer à fluidifier les entrées. Concernant le stationnement, un parking principal pour les visiteurs est prévu au niveau du centre des impôts du Kadiogo, pour les véhicules et les engins à deux roues. D’autres parkings agréés ont été identifiés en concertation avec les mairies des arrondissements 5 et 11. Des policiers seront présents au niveau des parkings homologués afin d’en assurer le contrôle. Nous invitons donc les visiteurs à éviter les parkings sauvages et à privilégier les espaces reconnus par l’organisation.

S : Quelles mesures sont prévues pour prévenir les incendies, prendre en charge les urgences médicales et intervenir en cas
d’accident ou d’incident ?

A. A. Y : Pour prévenir les incendies, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers a procédé à une évaluation sécuritaire des installations.
Elle a notamment examiné les câblages électriques, les grandes installations des différents pavillons et la présence des équipements de lutte contre les incendies, dont les extincteurs. Des recommandations ont été formulées, notamment pour rendre accessibles certains dispositifs de sécurité qui étaient encombrés ou difficilement accessibles. La prise en compte de ces recommandations est essentielle pour réduire les risques. Pendant le Salon, les sapeurs-pompiers seront présents à l’intérieur et à l’extérieur du
site, avec plusieurs équipes mobilisées pour intervenir en cas d’incendie ou d’accident.

En matière de sécurité publique, une sous-commission composée d’officiers de police judiciaire est également prévue. Elle sera chargée de constater les infractions, de dresser les procédures nécessaires et de les transmettre aux autorités compétentes. En cas de vol ou d’un autre incident relevant de la police judiciaire, les agents pourront ainsi intervenir rapidement.
Pour les urgences médicales, le dispositif prévoit l’intervention des Services d’aide médicale urgente (SAMU), en coordination avec la commission chargée de la santé. Par ailleurs, une opération de pulvérisation des sites est prévue avant l’ouverture afin de lutter contre les moustiques et de prévenir notamment le paludisme et la dengue. Une
seconde opération doit intervenir après quatre ou cinq jours de déroulement du Salon pour renforcer ces mesures de prévention.

S : Comment comptez-vous assurer la sécurité des œuvres artisanales, des marchandises exposées et des transactions commerciales, notamment contre les vols et les pertes ?

A. A. Y : La protection des artisans, de leurs œuvres et de leurs marchandises repose sur la surveillance humaine, les moyens technologiques et l’organisation des horaires d’accès au site. Nous avons prévu une surveillance physique assurée, aussi bien par des agents en tenue que par des agents en civil. La vidéosurveillance et les drones viendront renforcer ce dispositif. Les horaires d’ouverture et de fermeture des pavillons constituent également une mesure importante. A l’ouverture, les exposants accèdent au site selon les dispositions prévues. A la fermeture, les sorties sont organisées et les accès sont ensuite fermés jusqu’au lendemain. Cette organisation permet de limiter les risques de vol ou de perte à l’intérieur des pavillons.

S : Quels sont les principaux défis auxquels votre commission est confrontée dans la préparation et la sécurisation de cette édition ?

A. A. Y : Le premier défi est de maîtriser les flux de visiteurs et de garantir la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du SIAO et du village artisanal. Pour y parvenir, nous avons prévu un circuit permettant aux visiteurs qui terminent leur parcours au SIAO de rejoindre le village artisanal par une porte de liaison, de poursuivre leur visite, puis de ressortir par la porte principale du village artisanal. Cette organisation doit éviter que les flux d’entrée et de sortie se croisent au même endroit.
Nous avons également prévu des accès distincts pour les autorités et les personnalités, d’une part, et pour les exposants, d’autre part. Ces derniers n’auront donc pas à emprunter les mêmes portes que les visiteurs, ce qui devrait faciliter la circulation.
Le deuxième défi consiste à réussir la sécurisation de cette édition à un niveau supérieur à celui des précédentes, en tirant les enseignements des expériences passées et en tenant compte des nouvelles dispositions organisationnelles.

S : Quelles consignes adressez-vous aux visiteurs et aux exposants pour contribuer au bon déroulement du SIAO ?

A. A. Y : La première consigne est de respecter scrupuleusement les instructions données par les agents de sécurité. Leur travail vise à protéger les personnes et leurs biens. Nous recommandons également aux visiteurs d’éviter de porter sur eux des objets de grande valeur. Si cela est nécessaire, ils doivent prendre toutes les précautions utiles pour les protéger contre les vols. Il faut aussi éviter d’apporter des objets encombrants susceptibles de gêner la circulation et de perturber les déplacements sur le site. Nous invitons par ailleurs toute personne qui constate un comportement suspect ou un fait anormal à le signaler aux autorités compétentes. Les numéros d’urgence à retenir sont le 10-10, le 17, le 18 et le 16.

A l’endroit des exposants, nous insistons sur le respect des consignes de prévention des incendies. Les installations électriques anarchiques doivent être évitées, notamment les branchements improvisés destinés à alimenter des appareils ou à animer les stands.
Cette année, une harmonisation de la musique dans les pavillons est prévue, ce qui devrait limiter les branchements individuels. Des consignes spécifiques ont également été données pour le village artisanal, concernant les installations électriques et la musique. Enfin, la sécurité doit aller de pair avec l’hygiène publique, la salubrité et le respect des normes alimentaires. Une commission est chargée de ces aspects et nous apportons notre appui à la mise en œuvre des mesures prévues. Le respect de l’ensemble de ces consignes permettra aux visiteurs, aux artisans et aux autres acteurs de participer au SIAO dans de meilleures conditions de sécurité.

Interview réalisée par Sidwaya

Pretoria/Washington : à quand le dégel ?

Les relations entre l’Afrique du Sud et les Etats-Unis vont-elles se détendre de sitôt ? Pour le moment, les signaux n’indiquent pas une possibilité de dégel imminent, à moins que Pretoria et Washington ne surprennent agréablement, en fumant le calumet de la paix. S’il y avait déjà des frictions sous l’administration Biden, la coopération entre les deux pays n’est plus au beau fixe depuis le retour de Donald Tromp à la Maison Blanche. A la base des tensions, figurent entre autres points de désaccord, la plainte pour génocide formulée par Pretoria contre Israël (allié historique des Etats-Unis en guerre contre la Palestine), la volonté des autorités sud-africaines de renforcer le groupe des BRICS (une organisation parallèle à l’ordre mondial international occidental comprenant la Russie et la Chine), les lois sur l’expropriation des terres en Afrique du Sud.

En réaction à ces actions, Washington a pris des sanctions et des mesures de rétorsion contre Pretoria, qui ne semble pas prêt à renoncer à sa souveraineté, même s’il reste ouvert au dialogue. En plus de réduire son aide financière à l’Afrique du Sud, le régime Trump a imposé des droits de douane et procédé à une restriction de visas. Aussi, les Etats-Unis ont-ils déclaré persona non grata, l’ambassadeur sud-africain en poste à Washington, Ebrahim Rasool, en mars 2025. La Maison Blanche met tout en œuvre pour prouver à Pretoria que sa politique intérieure n’est pas de son goût. L’Afrique du Sud est engagée dans un bras de fer diplomatique et politique avec le pays de l’Oncle Sam, courant désormais le risque de se voir exclure de l’accord commercial préférentiel AGOA, dont il est le premier bénéficiaire. En vertu de cet accord, Pretoria profite d’exemption de droits de douane, lui permettant de vendre à des prix compétitifs diverses marchandises (produits agricoles, équipements industriels…) sur le marché américain.

Si le programme AGOA fait son affaire, l’éligibilité de l’Afrique du Sud n’est plus une garantie, Washington n’étant plus en odeur de sainteté avec elle. Les conséquences économiques pourraient être lourdes pour le pays de Nelson Mandela, s’il venait à être écarté de l’AGOA. N’est-ce pas pour cette raison que les gouvernants sud-africains ont le regard tourné vers d’autres partenaires, telle la Chine qui offre également des opportunités commerciales très importantes ? S’il n’est pas encore vécu, le scenario de l’exclusion de l’AGOA est tout à fait possible, mais les autorités sud-africaines espèrent un dégel dans les mois à venir. Le nouvel ambassadeur de la Nation arc-en-ciel entré en fonction en avril dernier, Roelf Meyer, a évoqué, ces jours-ci, la nécessité de sortir de la crise entre les deux pays, en engageant un véritable dialogue.
C’est une sorte de main tendue à Washington qui exige des réalignements politiques majeurs, avant de revoir sa ferme position. Les deux nations vont-elles parvenir à arrondir les angles et à rétablir leur coopération avec beaucoup plus de sérénité ? Le temps nous édifiera.

Kader Patrick KARANTAO

37e Tour du Faso: le Mogho Naaba conseille et bénit

Comme il est de coutume à l’orée de chaque édition du Tour du Faso, les organisateurs et les athlètes burkinabè sont allés auprès du Mogho Naaba Baongo, solliciter des conseils et des bénédictions pour la réussite de la compétition. C’était le mardi 27 octobre 2026.

Nantie de conseils et de bénédictions, c’est une respon-sable comblée qui est repartie du palais du Mogho Naaba. La ministre des Sports, de
la Jeunesse et de l’Emploi y était, accompagnée des Etalons cyclistes, de leurs encadreurs et des membres du comité d’organisation. Au chef traditionnel, Annick Pikbougoum a présenté le 37e Tour du Faso avant de demander son accompagnement pour un bon déroulement de la compétition et une bonne prestation des représentants burkinabè. En réponse, l’autorité coutumière a accédé aux sollicitations de ses visiteurs en prodiguant aussi bien des conseils que des bénédictions pour la réussite de l’événement.

Il a surtout exhorté les cyclistes et les techniciens à ne pas lésiner sur l’effort et à faire preuve de cohésion par un travail collectif afin d’honorer les couleurs nationales. Avant de prendre congé de ses invités, le maître des lieux a pris connaissance de la composition des différentes équipes et leurs accompa-gnants. C’est ainsi qu’il lui a été présenté l’équipe nationale formée de Paul Daumont,
Saturnin Yaméogo, Souleymane Koné, Wahabou Bouda, Soumaïla Ilboudo et Vincent Mouni. Ils ont comme entraineur Jérémie Ouédraogo. L’équipe régionale du Centre entrainée par Karim Yaméogo est constituée par Moucaïla Rawendé, Mohamadi Ilboudo, Rachid Bouda, Robert Bamouni, Daouda Soulama et Idrissa Ouangrawa. La formation régionale de l’Ouest est composée de Bamassi Soulama, Issouf Ilboudo,
Allassane Ouattara, Barthélémy Yaméogo, Kanhaye Soulama et Jean Baptiste Zongo avec comme coach Seydou Tall.

Voro KORAHIRE

Développement de l’Intelligence artificielle :« Aïobi Forward » se tient pour la 1re fois

L’entreprise Aïobi a organisé la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026,
à Ouagadougou.

L’entreprise technologique Aïobi, créée en août 2025, est soucieuse du développement de l’Intelligence artificielle (IA). Lors de la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, l’entreprise a présenté « Aïobi Kuma ». Selon le fondateur de l’entreprise Aïobi, Bowendsom Thibaut Nikiema, « Aïobi Kuma » est une plateforme sur laquelle, il est possible de discuter avec les proches, les collègues et entre organisations de manière souveraine. Cette application a-t-il poursuivi, est disponible sur le web, sur iOS, sur Android, sur « macOS », sur Windows.

Pour lui, « Aïobi Kuma » est une nouvelle étape dans le développement de Aïobi Workspace et dans la stratégie de diversification de l’entreprise. Bowendsom Thibaud Nikiema, a rappelé que Aïobi est la première technologie d’Afrique de l’Ouest, spécialisée dans le domaine de l’IA appliquée aux entreprises. « Nous disposons de plus de sept projets en production qui vont de l’infrastructure aux applications de productivité et de métiers. A ce jour, nous enregistrons plus de 1 000 utilisateurs cumulés et plus de 10 000 personnes qui ont été impactées par Aïobi, au cours de l’année », a-t-il indiqué. Bowendsom Thibaud Nikiema a ajouté que plus de 4 200 000 vues ont été générées sur Facebook, près de 400 000 sur TikTok et plus de 24 000 personnes sur LinkedIn. « Aïobi est utilisé dans plus de dix pays différents qui vont de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo,
le Bénin, la Guinée, le Tchad », a-t-il déclaré.

Des produits conçus pour la souveraineté des données

L’évènement « Aïobi Forward » a permis également de dévoiler d’autres innovations qui viennent enri-chir l’offre Aïobi et consolider le positionnement dans l’écosystème technologique africain.
Il s’agit de « Aïobi Workspace », sur laquelle se trouvent des outils de productivité comme les outils d’édition de texte et des tableurs,
créés au Burkina Faso avec des données hébergées au sein des infrastructures nationales. « Aïobi Worspace est aussi composé d’un outil d’emails nommé myaïobi.com, d’« Aïobi Meet » pour les visioconférences et d’un logiciel de sondage
de mémoire nommé « Aïobi Forms », a poursuivi Bowendsom Thibaud Nikiema.

Il a assuré que Aïobi est aujourd’hui compatible avec 99 % des documents qu’ils soient Excel, Microsoft Word,
PowerPoint et même les PDF, avec des outils pour modifier les PDF. « Cette technologie se veut une solution pour stocker les données sur le territoire et éviter toute perte », a-t-il détaillé. Il a signifié que Aïobi ambitionne de se positionner comme le leader de la technologie en Afrique. « Notre mission c’est de pouvoir représenter le Burkina Faso et l’Afrique à l’échelle internationale.

Quand on parle de technologie, on doit pouvoir parler de Aïobi », a déclaré Bowendsom Thibaut Nikiema.
Il a expliqué que la souveraineté des données se joue d’abord sur les contrats. Bowendsom Thibaut Nikiema a invité les entreprises à laisser la chance aux sociétés comme Aïobi afin de démontrer leur savoir-faire. « Sans contrat, nous ne pouvons pas investir dans la recherche et développement », a-t-il insisté.

Boukary BONKOUNGOU
Aïssatou DIARRA

(Stagiaire)