Les Etalons ont toujours leur destin en main malgré la défaite contre l’Algérie.

Les Etalons ont été battus (3-0) lors de leur match de 8e de finale de la CAN 2025 par les Eléphants de Côte d’Ivoire, le 6 janvier 2026 au Grand stade de Marrakech. Les Etalons, qui rêvaient du trophée au début de la compétition, voient leur aventure s’arrêter.

Tout comme lors de la CAN 2023 il y a deux ans en Côte d’Ivoire, la CAN 2025 des Etalons se terminent à nouveau au stade des 8es de finale. Le derby ouest-africain face à la Côte d’Ivoire a tourné à l’avantage des Eléphants qui l’ont facilement remporté sur le score de 3-0. Les Poulains de Brama Traoré se sont présentés, un peu diminués, au grand stade de Marrakech sans leur pièce maitresse en attaque, le capitaine Bertrand Traoré, blessé et mis sur le banc. Le milieu de terrain Gustavo Sangaré, auteur de deux premiers matchs intéressants en phase de poules est également touché.

Aussi, le sélectionneur Brama Traoré choisit de laisser Blati Touré sur la touche. Adamo Nagalo, titulaire, les Etalons débutent la rencontre en 3-5-2 avec sans doute l’intention de bloquer les couloirs, la principale force de la Côte d’Ivoire avec ses deux ailiers techniques et rapides que sont Amad Diallo à gauche et Yan Diomandé à droite. Ce sont effectivement ces deux joueurs qui seront les bourreaux des Etalons lors des 45 premières minutes, bien aidés par une prestation approximative et de nombreuses pertes de balles des Burkinabè. L’attaquant de Manchester United ne profitent pas au début des errements des Etalons (8e, 10e et 16e), mais finit par les sanctionner (20e ) suite à une hésitation de la défense qui réclamait une faute sur Adamo Nagalo.

Le défenseur burkinabè n’est jamais entré dans son match et est totalement perdu sur la pelouse du grand stade de Marrakech, plus grave il écope d’un avertissement (5e ) en début de partie sur une grosse faute sur le remuant Amad Diallo. Les Etalons inquiètent, même Edmond Tapsoba, d’habitude si sûr dans ses transmissions, rate beaucoup de passes. Les Poulains de Brama Traoré, impuissants, abusent dans l’utilisation de longues passes, de véritables cadeaux pour la défense ivoirienne. Ils le paient cash avec une réalisation de Yan Diomandé sur un centre de Amad Diallo (31e). Malmené, Brama Traoré opère un réaménagement tactique en remplaçant Adamo Nagalo par Blati Touré (41e ).

Le Burkina Faso alors revient à son traditionnel 4-3-3. Le moins que l’on puisse dire est que les Etalons n’ont pas existé lors de la 1re partie, hormis Dango Ouattara et Cyriaque Irié Bi, qui ont tenté d’inquiéter les Eléphants. La frappe de Irié rase la ligne de but de Yahya Fofana (17e), Dango, lui, trouve le poteau gauche du portier ivoirien (40e). A la reprise, le sélectionneur réaménage à nouveau son dispositif en faisant entrer Georgi Minoungou à la place de Franck Lassina Traoré, inexistant lors de la première manche. Dango Ouattara est replacé à la pointe de l’attaque. Mais cela n’empêche pas les Eléphants de poursuivre leur contrôle du match.

Les combinaisons entre le jeune milieu de terrain, Christ Inao Oulai, et l’allier Yan Diomandé donnent du fil à retordre à Steeve Yago et à la défense burkinabè. Force est de reconnaitre que l’entrée de Georgi Minoungou a fait du bien à l’attaque Burkinabè. Très remuant et volontaire comme à son habitude, l’une de ses incursions (61e ) a offert à Dango Ouattara une grosse occasion. Mais le portier ivoirien repousse du pied la reprise de l’attaquant de Brentford. La Côte d’Ivoire contrôle tranquillement la rencontre et tente à plusieurs reprises d’enfoncer le clou.

Le portier Hervé Koffi sauve miraculeusement les siens en remportant du pied son face à face avec Amad Diallo (76e ). Cependant il ne peut rien suite au raid solitaire de 40 mn de Bazoumana Touré (86e) qui vient tranquillement le battre au premier poteau. Le score de 3-0 est lourd et logique au vu de la physionomie de la rencontre. Les Etalons n’ont pas été en mesure de rivaliser lors de ce 8e de finale avec les tenants du titre, la Côte d’Ivoire. La faute à une approche tactique un peu hasardeuse à l’entame du match, mais également à de nombreuses approximations, des passes ratées et un manque de justesse technique. L’on n’a pas retrouvé le collectif qui faisait la force de cette équipe depuis plusieurs années. Le rêve des Etalons de décrocher enfin une étoile s’est évanoui à l’issue des 90 mn de jeu au grand stade de Marrakech.

Sié Simplice HIEN
depuis Marrakech

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