En attendant de connaitre l’identité du vainqueur de la 35e Coupe d’Afrique des nations, le consultant Madou Dossama dresse un bilan technique à froid des Etalons.

Les Etalons du Burkina ont terminé 2e du groupe E avec 6 points (2 victoires, 1 défaite), se qualifiant pour les huitièmes de finale.

Résultats en phase de groupes :
– Victoire 2-1 contre la Guinée équatoriale (2 buts en fin de match : Georgi Minoungou 90+5’, Edmond Tapsoba 90+8’).
– Défaite 1-0 contre l’Algérie (but de Riyad Mahrez sur penalty).
– Victoire 2-0 contre le Soudan (Franck Traoré et Arsène Kouassi).
En huitième de finale, les Etalons ont été éliminés par la Côte d’Ivoire (3-0), avec une domination ivoirienne nette.

Statistiques techniques clés

Possession de balle : En huitième de finale contre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso a subi une forte domination, avec seulement 42% de possession (58% pour la Côte d’Ivoire).

Tirs et occasions :
Les Etalons n’ont cadré aucun tir sur 3 tentatives, tandis que les Ivoiriens ont cadré 4 tirs sur 18 tentatives.

Buts et surface de réparation :
Les buts burkinabè en phase de groupes ont été marqués dans la surface de réparation (notamment les deux buts en fin de match contre la Guinée Equatoriale). Contre la Côte d’Ivoire, les trois buts encaissés sont venus d’actions dans la surface burkinabè.

Passes réussies :
Les Etalons ont eu du mal à construire leur jeu face à la pression ivoirienne, avec un taux de passes réussies inférieur à 70% en huitième de finale.

Dribbles et créations :
Georgi Minoungou a été le joueur le plus créatif (6 occasions créées, 7 dribbles réussis), mais l’équipe a manqué de justesse dans la finition.

Les Points forts et limites des Etalons

Points forts :
Résilience en phase de groupes (victoires en fin de match), organisation défensive, efficacité en transition.

Limites :
Manque de possession dans l’ensemble et absence de créativité face à des équipes techniques (Côte d’Ivoire, Algérie), difficulté à convertir les occasions, vulnérabilité défensive sur les coups de pied arrêtés et les contre-attaques. Le Burkina Faso a montré une grande force mentale en phase de groupes, mais a été limité techniquement par des équipes plus expérimentées en phase finale. L’équipe a souffert du manque de possession et de précision dans la dernière passe, ainsi que d’une défense parfois fragile sur les actions rapides.

Propos recueillis par Yves OUEDRAOGO

Laisser un commentaire