Le Racing club de Bobo est en train de vivre l’une des pires saisons de son histoire. Eliminé en 8e de finale de la Coupe du Faso et actuellement relégable dans le Fasofoot Ligue 1, les Tigres de Diarradougou sont confrontés à des problèmes d’ordre technique, matériel et financier.
C’est la traversée du désert au Racing club de Bobo (RCB). Club mythique au Burkina Faso, les Tigres de Diarradougou sont en train de vivre l’une de ses pires saisons dans le Fasofoot. Tombé en 8e de finale et actuellement relégable dans le championnat avec 10 défaites, 6 nuls et seulement 3 victoires, le RCB a perdu son lustre d’antan. Pourtant les objectifs étaient clairs en début de saison : Jouer les 1ers rôles. Pour cela, les Tigres se
paient les services du technicien ivoirien, Soualiho Coulibaly.
Après quelques mois sur le banc, ce dernier démissionnera de son poste, invoquant
des divisions internes et des problèmes de gestion, plutôt que les résultats sportifs, après avoir initialement été recruté pour redresser l’équipe. Sous la houlette de ses adjoints, le RCB termine la phase aller au 14e rang à trois longueurs du 1er relégable. Pour la seconde partie, le coach Albert Bambara fait son come-back chez les Tigres. Après une élimination en 8e de finale de la Coupe du Faso, deux défaites et un nul au Fasofoot Ligue 1,
Albert Bambara jette l’éponge.

Une seconde démission d’un technicien dans la saison mettant en évidence une crise
au sein de la famille noir et blanc. Et celle-ci va au-delà du terrain. Le 21 novembre 2025, le Président du conseil d’administration (PCA) dissolvait le comité exécutif. Pour Baba Dayo, il y avait un blocage au sein du comité exécutif dans lequel les membres ne
parlaient plus le même langage. « Il y a eu des erreurs dans la gestion globale aussi bien au niveau du comité exécutif que de l’encadrement technique », a-t-il déploré. Dans la même veine, le journaliste sportif, Yaya Dembo Tamboura, rappelle, qu’il y a eu un
manque d’objectifs définis en début de saison et que le club naviguait à vue.
« Dirigeants, joueurs et supporters ne parlaient pas le même langage. C’est ainsi que sont nés des sous-groupes à savoir ceux des supporters, des acteurs (joueurs) et du comité directeur », a-t-il informé. Avant d’ajouter : « Des frustrations au sein du club auxquels
sont venus se greffés des problèmes financiers. Mais les difficultés ont été résolues par la suite par les sponsors de l’équipe ».
Parler le même langage Après une période de flottement, le RCB, réuni le 16 janvier dernier en assemblée générale, a élu un nouveau bureau. Sous la conduite d’Amadou
Bamba, le nouveau président du comité transitoire reconnaît que ça va mal chez les Tigres cette saison. « Depuis ma nomination j’ai essayé de rencontrer les différents acteurs du club pour faire un diagnostic. Ainsi, j’ai pu rencontrer les joueurs, les anciens joueurs, les
supporters, les personnes ressources, les membres de l’ancien bureau, les anciens présidents, les partenaires du club.
Au regard de la synthèse de ces rencontres on a pu résumer les difficultés en trois ordres à savoir humain, matériel et financier. Humain car il y a une insuffisance de ressources humaines qualifiées à tous les niveaux », a-t-il avoué. Au sortir de ses différentes rencontres initiées par le bureau transitoire, le PCA attend des propositions qu’il va analyser et apporter des solutions. « Déjà il y a eu des renforts pendant le mercato et j’ose
croire que le RCB va sortir de cette situation et se projeter vers l’avenir », a souhaité Baba Dayo. Quant à Yaya Dembo Tamboura, il a indiqué qu’il faudra une union sacrée autour de
l’équipe. « Que tous les acteurs parlent le même langage et surtout qu’il n’y ait
pas de non-dits sur des sujets comme les retards de salaires et de primes de matches, que cela soit vite résolu », a conseillé le journaliste sportif.
Abondant dans le même sens, le président des supporters des Tigres de Diarradougou insiste sur la cohésion. « La grande famille du RCB doit parler le même langage. Elle doit d’abord penser ‘’RCB’’, laisser tomber les egos et travailler à attirer les mécènes et
sponsors. C’est en cela que le club retrouvera son lustre d’antan » a estimé Lanssina Gondé.
Ollo Aimé Césaire HIEN







