La directrice générale des Sports et des Loisirs, Valérie Badolo, née Tapsoba, a animé, le mercredi 21 octobre 2026 au stade du 4-Août à Ouagadougou, une conférence de presse consacrée à la première édition de la Coupe du Faso multisport, en compagnie de ses collaborateurs du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. A cette occasion, elle a présenté les grandes orientations de cette compétition qui a concern
é 11 disciplines sportives, avec des phases finales programmées les 24 et 25 octobre 2026. Le coût global de l’organisation a été estimé à 100 millions de FCFA.
Le sport burkinabè a franchi une nouvelle étape avec l’élargissement de la Coupe du Faso à d’autres disciplines que le football. Pour cette première édition, 11 fédérations ont été retenues, notamment celles de l’athlétisme, des sports pour personnes handicapées, du volleyball, du handball, du rugby, de la lutte, de la boxe, de la pétanque, du karaté-do, du taekwondo et du cyclisme.
A travers cette initiative, le ministère chargé des Sports a affiché son ambition de diversifier l’offre sportive nationale, de détecter de nouveaux talents et d’améliorer la préparation des athlètes. Le projet a également visé à renforcer la visibilité des disciplines concernées, à promouvoir l’équité sportive et à consolider la cohésion sociale.
Interrogé sur le choix des 11 disciplines, le représentant du ministère a expliqué que la sélection s’était appuyée sur plusieurs critères. Il a notamment cité les performances sportives, la gouvernance des instances dirigeantes, la couverture du territoire national, les capacités organisationnelles et le niveau d’inclusion au sein des fédérations.
Cette sélection s’est inscrite dans le cadre d’un processus de catégorisation des fédérations, qui n’a pas consisté à établir un classement du premier au dernier, mais à apprécier leurs performances et leurs capacités de fonctionnement.
Le ministère a également indiqué que cette première phase pourrait s’étendre à d’autres disciplines lors des prochaines éditions, en fonction des résultats obtenus, des ressources disponibles et des capacités organisationnelles des fédérations.
La question du financement a occupé une place importante dans les échanges avec les journalistes. Le coût de cette première édition a été évalué à 100 millions de FCFA, répartis entre les onze fédérations retenues pour assurer l’organisation des compétitions.
Face aux préoccupations relatives aux difficultés financières rencontrées par certaines fédérations et au niveau des primes accordées aux athlètes, le ministère a assuré avoir pris des dispositions pour mettre les ressources nécessaires à leur disposition.
Les fédérations ont également été invitées à proposer une répartition des primes consacrant au minimum 50 % de l’enveloppe reçue à cette rubrique. Selon les explications fournies à la presse, les propositions ont été transmises au ministère, qui a affirmé suivre leur mise en œuvre. Les récompenses ont été annoncées sous forme de médailles et de primes en numéraire.
Les phases finales ont été programmées à Ouagadougou les 24 et 25 octobre 2026. Le ministère a justifié ce choix par le caractère expérimental de cette première édition et par les ressources financières disponibles. L’objectif a été de tirer les enseignements de cette première expérience avant d’envisager une délocalisation de certaines finales dans les régions lors des prochaines éditions.
Le calendrier a également tenu compte des contraintes scolaires et du programme sportif national, particulièrement chargé cette année. Après des échanges avec les fédérations, les organisateurs ont retenu cette période, qui a précédé le Tour du Faso.
Le ministère a précisé que les compétitions avaient débuté dès le 20 octobre pour certaines disciplines, tandis que les phases finales ont été concentrées sur les 24 et 25 octobre. Les sites de compétition ont été désignés par les fédérations et les programmes ont été regroupés dans un calendrier commun. Les responsables du département ont annoncé leur présence sur les différents sites afin d’accompagner le déroulement des finales.
Au cours de la conférence de presse, le ministère a insisté sur le rôle central des fédérations dans la mise en œuvre de cette initiative. Celles-ci ont participé aux réunions préparatoires et aux discussions relatives aux modalités d’organisation des compétitions.
Présentées comme les principaux acteurs techniques sur le terrain, elles ont été chargées de contribuer au bon déroulement des épreuves, sous le suivi du ministère. Les organisateurs ont également appelé à une bonne coordination entre les différents intervenants, au respect des règles et à la promotion du fair-play.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO



