Musique burkinabè : Les artistes réclament des cachets consistants

Le syndicat national des artistes musiciens du Burkina Faso (SYNAMUB) a organisé, le mardi 12 février 2019 à Ouagadougou, un sit-in pour exiger la satisfaction de sa plateforme revendicative.

Les membres du syndicat national des artistes musiciens du Burkina Faso (SYNAMUB) disent attendre de leur autorité de tutelle la satisfaction de leur plateforme minimale remise, selon eux, depuis le 15 mars 2018. Ils l’ont fait savoir, le mardi 12 février 2019 à Ouagadougou, au cours d’un sit-in organisé devant les locaux de l’Hôtel administratif abritant le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme. Une délégation du SYNAMUB a été reçue, à cette occasion, par des responsables dudit département. « Notre comité exécutif a échangé avec le secrétaire général (SG) du ministère, Lassina Simporé et le directeur du cabinet du ministre, Nestor Kahoun.

Nous leur avons remis à nouveau notre plateforme minimale », a expliqué le SG du SYNAMUB, Abdoul Kader Ouattara dit Almamy KG. Le document comporte, selon celui-ci, sur six principaux points de revendication. Il s’agit, entre autres, de l’augmentation du cachet des artistes nationaux à 1 000 000 F CFA pour le live et 300 000 F CFA pour le play-back pour les manifestations organisées par l’Etat (FESPACO, SNC, SIAO), l’audit financier du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA), la suppression de tous les coefficients de répartition sur les droits d’auteurs et la réduction des frais de location de la salle de spectacle du CENASA à 100 000 F CFA pour les artistes musiciens burkinabè.

« Nos interlocuteurs nous ont demandé de leur donner encore du temps pour examiner les différents points. Ils ont promis de nous rappeler pour une nouvelle rencontre dans la première semaine du mois de mars 2019 », a affirmé l’artiste musicien, Almamy KG.

Des preuves palpables

Pour le premier responsable du ministère en charge de la culture, Abdoul Karim Sango, la réduction des frais de location de la salle de spectacle du CENASA ne relève pas de ses prérogatives. « Le CENASA n’est pas une structure centrale. Il jouit d’une personnalité autonome et dispose d’un conseil d’administration », a-t-il fait savoir.

Sur le point relatif à l’audit du BBDA, le ministre Sango a dit être « d’accord » pour la transparence. Toutefois, ce type d’exercice, a-t-il signifié, doit résulter de malversations financières ou de manquements avérés. « Si nous avons des preuves palpables, nous demanderons à l’inspection générale ou l’autorité supérieure du contrôle de l’Etat d’y aller.

Dans le cas contraire, nous ne pouvons pas nous baser sur des rumeurs ou des causeries de gargotes », a-t-il martelé. En ce qui concerne la hausse du cachet des artistes burkinabè à 1 000 000 F CFA pour le live et 300 000 F CFA pour le play-back lors des événements d’envergure nationale, il a plaidé pour « un prix plancher ». « C’est-à-dire un montant en dessous duquel on ne peut pas descendre quel que soit le statut de l’artiste.

Depuis la dernière édition du SNC, nous nous battons pour cela. Nous avons une convergence de vue sur ce point-là », a-t-il admis. Quant à la question des coefficients de répartition, elle est, foi de M. Sango, en réflexion au niveau du BBDA. « Une équipe travaille sur ce sujet. Nous attendons ses conclusions. Je lui ai même suggéré de faire la comparaison avec les coefficients de répartition dans la sous-région pour identifier la tendance globale », a-t-il conclu.

Aubin W. NANA

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