Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat organise un atelier sur la relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso, du 11 au 13 mars 2019 à Ouagadougou. L’ensemble des acteurs vont pendant trois jours faire un diagnostic de la filière afin de dégager une reprise.

Les acteurs de l’industrie cotonnière au Burkina Faso veulent en finir avec la morosité dans le secteur. Aussi, à l’initiative de l’’association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB), le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat les a réuni pour réfléchir   sur la relance durable de la production cotonnière du 11 au 13 mars 2019.

Pour le président de l’AICB, Bihoun Bambou,  il est temps de trouver des solutions afin que le Burkina Faso retrouve sa place de leader en matière de production de coton à Afrique. «  la 4e place que nous occupons depuis 2018 n’est pas en l’honneur des acteurs de la filière et il faut y remédier », a-t-il insisté. Le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, par ailleurs président du comité de haut niveau pour la relance durable du secteur du coton, a précisé que l’atelier vise à aborder les différents goulots d’étranglements et s’assurer que la campagne cotonnière 2019-2020 se passe sereinement.

Les producteurs, les responsables des sociétés cotonnières et l’administration publique veulent que le Burkina Faso retrouve sa place de leader de la production du coton.

De manière concrète, la question de la production de la semence, les mécanismes de fixation des prix des de cession des intrants de d’achat du coton graine seront examinés par les différentes parties prenantes du secteur du coton. Le diagnostic de la baisse des rendements au champ et de la production et la compilation des propositions des acteurs pour la relance vont aussi réalisé au cours de l’atelier.

Le coton est la première culture de rente du Burkina Faso. Le secteur revêt une importance économique et sociale majeure car environ millions de personnes y tirent   leurs revenus et il contribue pour 4% au produit intérieur brut, selon le ministre Harouna Kaboré. Pourtant ces dernières années la filière enregistre des contre performances avec une baisse des rendements au champ et de la production dont les conséquences se traduisent par un surendettement des producteurs, leur découragement et leur désaffection ainsi qu’une baisse des recettes d’exportation.

Nadège YE

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