L’hebdomadaire conférence de presse de l’opposition politique s’est tenue, le mardi 7 mai 2019 au siège du Chef de file de l’opposition politique (CFOP). Les nouvelles stratégies des groupes terroristes, la remise à plat des rémunérations et la fronde sociale étaient menu.

Les nouvelles stratégies et modes opératoires des groupes terroristes qui s’attaquent de plus en plus aux lieux de culte, font peser de graves menaces d’une guerre religieuse sur le Burkina Faso. Telle est l’inquiétude exprimée par l’opposition politique au Burkina Faso, lors de sa traditionnelle conférence de presse tenue, le mardi 7 mai 2019 au siège du Chef de file de l’opposition politique (CFOP-BF). Selon le président du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), Adama Séré, principal animateur de la rencontre avec la presse, avec l’opération «Otapuanu», les Burkinabè espéraient une certaine accalmie sur le front de la lutte contre le terrorisme, mais les récentes attaques prouvent que le «serpent» n’est pas mort. Réaffirmant son soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS), le CFOP a interpellé le gouvernement sur la nécessité d’imaginer des stratégies plus élaborées à mettre en œuvre afin de contrer les actions terroristes. Le front social en ébullition sans cesse, depuis ces derniers mois, s’est invité dans les échanges avec les journalistes.

Pour les opposants, c’est la gestion «approximative» de la crise sociale et le manque de vision qui sont à l’origine de la situation actuelle. «Il revient de façon répétitive au sein des syndicats, que le gouvernement ne respecte pas ses propres engagements. Il lui appartient de prouver sa bonne foi et de négocier avec sincérité plutôt que de chercher à diviser les travailleurs», a déploré M. Séré qui avait à ses côtés, le président du Mouvement panafricain du Faso (MPF), Achille Rawa Ouédraogo. Toujours sur les conditions de vie et de travail des fonctionnaires, les représentants du CFOP sont revenus sur la conférence nationale sur le système de rémunérations des agents publics de l’Etat, tenue en juin 2018.

«L’opposition avait relevé le fait que cette conférence n’avait pas pris en compte les observations formulées par plusieurs syndicats importants et le fait que l’instance réunissait des gens qui n’avaient aucune légitimité ou connaissance pour statuer sur les salaires des fonctionnaires», a rappelé Adama Séré. Il a aussi fustigé l’attitude du gouvernement à qui il reproche de continuer à traiter les dossiers des revendications au cas par cas. Les drames des accidents de la circulation provoqués par les véhicules poids lourds en violation des textes sur les heures de fréquentation de la voie ont également retenu l’attention du CFOP. «Les autorités municipales font preuve de laxisme dans la gestion de cette affaire.

Entre 5 h du matin et 20 h, il ne devrait pas avoir de gros porteurs en circulation sur les artères de la capitale», a indiqué le principal conférencier. Le CFOP a donc demandé aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour le respect strict des textes en vigueur sur la circulation routière. Les journalistes ont profité de cette sortie pour poser des questions liées à l’actualité nationale. Dans un rapport conjoint, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) et la Commission nationale des droits humains (CNDH) ont pointé du doigt la responsabilité des Koglwéogo dans le drame de Yirgou. Quel est l’avis du CFOP sur l’existence des groupes d’autodéfense ? Réagissant à cette interrogation, le président du RDEBF s’est voulu clair : «Le CFOP est une institution républicaine.

Toute milice ou bande organisée contraire aux lois ne doit pas exister dans une république et il appartient à l’Etat de prendre ses responsabilités». S’agissant du dialogue politique qui peine à démarrer, le conférencier a laissé entendre que le CFOP est toujours dans l’attente après avoir transmis au chef de l’Etat, les points sur lesquels il souhaite avoir des débats avec la majorité.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

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