L’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO) en collaboration avec le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, a organisé, les 2 et 3 mai 2019, un atelier national de formation sur la documentation manuelle des collections.

La collection des objets culturels, au regard de leur rôle socioculturel majeur, doit faire l’objet d’une documentation cohérente, afin de matérialiser leur paternité dans le patrimoine public, selon l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO). En partenariat avec le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, elle a organisé, à cet effet, les 2 et 3 mai 2019 à Ouagadougou, un atelier de formation sur la documentation manuelle sous le thème « Patrimoine du monde islamique » au profit d’une vingtaine de professionnels des musées. Selon la directrice générale du musée national, Rasmata Maïga, il a été question de mettre en évidence le bien-fondé de la documentation des objets de musée, leur mode d’acquisition, leur fonction sociale et leur description. « La documentation muséale », ensemble des méthodes de traitement des données et de l’information d’un musée, a fait l’objet de la première communication. Venus des musées de l’intérieur du pays, les participants ont, dans un second temps, passé en revue les différentes parties de la documentation muséale. Représentant le ministre en charge de la culture, Dr Dramane Konaté a insisté sur l’importance de la documentation dans la collection et la traçabilité des œuvres. Il a, par ailleurs, invité les bénéficiaires de la formation à initier des recherches sur divers sujets, telle l’histoire du Faso danfani. Quant au directeur de la recherche et des collections du musée national, Evariste Kaboré, il est revenu sur la décision des autorités françaises de rapatrier des objets culturels africains. « Un inventaire d’objets a été fait sur la base de notre patrimoine culturel. Et des mesures ont été prises pour le rapatriement d’œuvres d’art disparues ou volées, s’il en existe », a-t-il affirmé. Cela a été également l’occasion, a-t-il ajouté, de documenter plusieurs collections du musée national et d’acquérir du matériel pour la poursuite des enregistrements des œuvres. Au terme de cet exercice, a-t-il conclu, les chercheurs pourront disposer d’une base de données pour approfondir les recherches sur différents pans de l’histoire du Burkina Faso. En rappel, l’ISESCO est l’équivalent de l’UNESCO dans le monde islamique, mais ne partage pas totalement les valeurs de l’organisme onusien.

Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)

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