La 3e édition du Festival international de la parenté à plaisanterie s’est tenue, du 3 au 5 mai 2019, à Ouagadougou. L’initiative est de l’Association pour la parenté à plaisanterie et alliés (APPA).

La parenté à plaisanterie ou «Rakiré» en mooré ou encore «Sinankuya» en Dioula constitue un facteur de rapprochement et de raffermissement des liens entre les peuples, selon l’Association pour la parenté à plaisanterie et alliés (APPA). Elle a organisé, de ce fait, du 3 au 5 mai 2019, à Ouagadougou, la troisième édition du Festival international de la parenté à plaisanterie. Le président de l’APPA, Jérôme Somé, a indiqué que l’objectif est de promouvoir le vivre-ensemble, à travers un espace de communion, de partage, de franche collaboration entre les Burkinabè et les communautés qui vivent au Burkina Faso. « Notre association est une grande famille composée de plusieurs nationalités dont des Maliens, des Sénégalais, etc. », a-t-il fait savoir. Pour lui, toutes les personnes éprises de paix doivent se mobiliser à chaque rendez-vous de l’évènement, afin de perpétuer cet héritage ancestral. Les 72 heures consacrées à la parenté à plaisanterie, à entendre M.Somé, ont été marquées, par ailleurs, par des animations, une exposition- vente et une dégustation de mets locaux. De l’avis de l’ambassadrice du Sénégal au Burkina Faso, patron d’honneur de la cérémonie, Khadidiatou Tall Diagne, cette manifestation culturelle est la bienvenue au regard de la prolifération des conflits intercommunautaires. Selon elle, la parenté à plaisanterie joue un rôle capital, depuis des siècles, dans la régulation des tensions entre les individus, les peuples et les nations. « Elle représente une institution sociale pour préserver l’harmonie, le vivre- ensemble, l’entente, la tolérance, etc. L’Etat n’est pas le seul garant de la paix entre les citoyens en ce sens que la vie communautaire l’a précédé en Afrique », a ajouté Mme Diagne. Elle a salué, de ce fait, la démarche constructive de l’APPA qui valorise les mécanismes sociaux de pacification et de cohésion sociale de la société africaine. Dans le même ordre d’idées, le représentant du parrain, Nadji Bani, a préconisé la pérennisation et la multiplication de cette initiative. « C’est à cette seule condition que nous parviendrons à faire de notre société, un havre de paix et non un champ de bataille, une opportunité et non un risque, un paradis et non un enfer », a-t-il affirmé.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.