Il est connu de tous, que les mois de mars à mai sont des périodes de canicules au Burkina Faso. La consommation en énergie est très élevée, au point que la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) n’arrive pas à satisfaire la demande qui va crescendo d’année en année. En dépit des efforts déployés par les autorités pour atténuer la souffrance des consommateurs qui subissent la «foudre» des délestages, le besoin en énergie n’est toujours pas encore comblé. Mais force est de reconnaître que la situation de la présente période chaude est nettement meilleure à celle des années antérieures. Les pannes électriques ne sont plus légion et les délestages ont considérablement diminué. Ces acquis sont à mettre à l’actif du ministère en charge de l’énergie. Depuis l’année dernière, ce département a mis en place un programme d’investissement pour rattraper le déficit énergétique. Au cours du dernier sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, tenu à Yamoussoukro en juillet 2018, la partie ivoirienne s’était engagée à accroître la fourniture d’énergie au pays des Hommes intègres, d’une puissance moyenne de 73,37 Mégawatts (MW), au premier semestre de l’année, avec pour ambition d’atteindre 90 MW d’ici à la fin de la même année. Le vendredi 5 octobre 2018, le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré et son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo inauguraient la ligne d’interconnexion électrique de 225 kV entre Bolgatanga (Ghana) et Ouagadougou. Des projets d’augmentation de la production au niveau des centrales thermiques sont également en cours. Il s’agit de la construction de la centrale thermique de Fada N’Gourma pour une capacité additionnelle de 7,5 MW et du renforcement de la centrale thermique de Kossodo pour une capacité additionnelle de 50 MW. Dans la même logique, le privé est mis à contribution pour accroître la production énergétique. La construction des centrales solaires n’est pas en reste. Les villes de Koudougou et de Kaya abriteront des centrales solaires photovoltaïques de puissances respectives de 20 MWc et 10 MWc à travers le Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASEL). A ce niveau, les dossiers d’appel d’offres ont obtenu l’avis de non-objection. Le processus de sélection des constructeurs est lancé. En marge de la 3e édition de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d’Afrique (SEERA), le gouvernement, à travers le ministère de l’Energie et des Producteurs indépendants d’électricité (PIE), a signé une convention pour la fourniture d’une production d’énergie solaire de 155 mégawatts le 5 avril 2019. Et à partir du 15 mai 2019, le réseau énergétique de la SONABEL se verra renforcé d’une puissance de 50 MW, grâce à une convention signée entre le gouvernement et le privé. Tous ces investissements constituent des solutions qui vont raffermir les options politiques déjà prises dans l’optique de renforcer la sécurité énergétique du pays. Il appartient au département de l’Energie de poursuivre dans cette dynamique, car la demande reste toujours forte en témoignent les délestages, bien qu’elles soient de courtes durées.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO
pathnema@gmail.com

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