Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré a reçu successivement en audience le samedi 18 janvier 2020 à Ouagadougou les organisations professionnelles de transporteurs et les chauffeurs routiers. Les échanges ont porté sur la crise qui secoue le secteur.

Le gouvernement veut mettre fin aux crises répétitives qui secouent le secteur du transport au Burkina Faso. C’est pourquoi, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré et le ministre en charge des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière Vincent T. Dabilgou ont échangé, le samedi 18 janvier 2020 à Ouagadougou, tour à tour avec les organisations professionnelles des transporteurs et l’Union des chauffeurs routiers. A l’issue de la rencontre, il leur est demandé de mettre en place dans un délai maximum de 30 jours, une faîtière des organisations de transporteurs. Un délai qui sera respecté selon le porte-parole des organisations de transporteurs, Issoufou Maïga à la sortie de l’audience. Cette structure, a-t-il poursuivi, sera inclusive et représentative de l’ensemble des acteurs routiers. « Nous nous sommes engagés solennellement devant le Premier ministre à résoudre de façon définitive les crises. La population peut être rassurée », a-t-il lancé. Le président de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), Brahima Rabo, a salué les dispositions prises par le gouvernement pour résoudre les problèmes qui minent le secteur des transports. « Le chef du gouvernement nous a rassurés que les démarches ont été entreprises pour que tout aille pour le mieux. Les dates ont été fixées pour que les bons de chargement voient le jour et les dispositions ont été prises sur le parking de Zorgho », a-t-il énuméré.
Le ministre en charge des transports, Vincent T. Dabilgou, a annoncé qu’un décret sera pris sur la gestion du fret, objet de discorde entre les organisations de transporteurs. « Si nous avons des difficultés pour asseoir la faîtière, le gouvernement est souverain pour mettre en place un dispositif de gestion du fret. Il appartient au Burkina Faso et c’est le gouvernement qui doit le gérer pour l’ensemble des transporteurs », a-t-il prévenu. Vincent T. Dabilgou a rappelé que le secteur du transport est très important et sensible au regard de la position géographique du pays. Pour lui, plusieurs acteurs informels et professionnels interviennent dans le domaine. « Nous avons des problèmes du point de vue règlementaire, car il n’y a pas suffisamment de textes pour organiser le transport », a-t-il reconnu. C’est pourquoi, de son avis, le gouvernement ainsi que les partenaires comme la Banque mondiale ont jugé bon d’avoir un interlocuteur unique des transporteurs du Burkina. D’où la nécessité de la faîtière dont le processus de mise en place est engagé. Selon le ministre, la mission de son département est de professionnaliser, de dynamiser, de faire en sorte que le secteur des transports soit compétitif et productif. « Nous avons entrepris une réforme du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) en lui dotant d’un conseil d’administration qui permet à l’ensemble des acteurs d’être membres. Le gouvernement va continuer les réformes pour qu’à la fin nous ayons un texte consensuel sur la gestion du transport et le fret en particulier », a-t-il promis.

Adama SEDGO

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