Covid-19 : des bienfaits pour l’environnement

La pandémie du Coronavirus a obligé les pays à opérer un mode de vie obligeant les populations à se confiner pour briser la chaîne de contamination. Cela a pour conséquences la baisse des activités et la mobilité humaine. Du coup, c’est l’environnement qui en tire profit en ce sens qu’il se retrouve moins pollué.

Il n’est pas de trop d’affirmer que les changements climatiques, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l’environnement de façon générale sont le fait des activités des hommes. La littérature et les recherches scientifiques abondent dans ce sens. Depuis l’apparition du Coronavirus, notre cadre de vie connaît une baisse d’émission du gaz à effet de serre.

Cette chute de pollution est liée à la réduction drastique des activités humaines. Pour rappel, c’est l’hypermobilité humaine qui est à la base de la pandémie du coronavirus. Le confinement décidé par les différents pays frappés par le COVID-19 afin de casser la chaîne de contamination permet d’établir des parallèles entre maladie et la crise climatique. Le COVID-19 a donné un coup de frein à la mobilité des citoyens dans les grandes villes du monde. La baisse actuelle du trafic aérien et celui du transport terrestre ont contribué à améliorer un tant soit peu, la qualité de l’air. En attendant des résultats d’études scientifiques, l’on peut s’inscrire dans la tendance d’une baisse des émissions de gaz à effet de serre suite à la réduction des productions industrielles. Dans le même ordre d’idées, la fermeture des marchés à Ouagadougou par exemple (quoique pénible pour les commerçants) a contribué à réduire la pollution du cadre de vie, quand on sait que les jours de marché sont des occasions de production de déchets en grande quantité.

La pollution de l’atmosphère amoindrie

Faute de politiques suffisantes pour préserver l’environnement marqué par le fonctionnement économique de nos sociétés polluantes, la maladie à COVID-19 vient montrer si besoin en est, qu’il est possible d’amoindrir la pollution de l’atmosphère. Elle nous présente une situation à effets bénéfiques comme entre autres, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l’air qui diminuent. Cependant, ce conditionnement a un coût que l’humanité ne peut supporter qu’en période où le Coronavirus sévit. Certes, le COVID-19 oblige à adopter un type de comportement auquel l’humanité n’est pas habituée, mais, le fait qu’elle permet d’empêcher la contamination, l’environnement en tire quelques avantages. Toutefois, ces mesures temporaires ne peuvent pas constituer une réponse durable au défi du changement climatique. Cette crise sanitaire doit nous amener à réfléchir à notre mode de vie et partant, l’occasion de mettre en place des plans de relance des projets et programmes liés à la préservation de l’environnement. Ainsi, il est possible d’intervenir de manière drastique dans l’économie pour faire face à des menaces qui pèsent sur la collectivité tout entière, de changer les règles, de prendre des décisions qui semblaient improbables et qui deviennent finalement inévitables.

Selon Bob Hunter, un des fondateurs de Greenpeace, nous sommes dans un moment où « les grands changements semblent impossibles au début et inévitables à la fin ». Pour lui, cette pandémie aura eu au moins la vertu de déplacer les bornes du réalisme dans l’espace public et dans la décision politique. Et d’insister que c’est une opportunité d’adapter notre modèle à l’urgence climatique. Sans quoi, nous ne ferons que subir les fléaux les uns après les autres. En attendant, pour éviter la contamination, évitons de se moucher, de cracher et d’éternuer à l’air libre. Ce minimum de comportements pollue moins notre cadre de vie.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO
pathnema@gmail.com

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