Mali : L’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta, libéré

L’ancien président malien, Ibrahim Boubacar Keïta a regagné son domicile.

Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a annoncé, hier jeudi 27 août 2020, la libération de l’ancien président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), arrêté le 18 août dernier à la suite d’un coup d’Etat. Son fils, Karim Keïta, qui avait réussi à quitter le pays se trouve en Côte d’Ivoire.

C’est sur les réseaux sociaux que le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), mis en place par les militaires pour diriger le Mali, a donné l’information : « l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta a été libéré et se trouve actuellement à sa résidence ». Selon un membre de sa famille contacté par RFI, Ibrahim Boubacar Keïta a été ramené par des éléments des forces spéciales malien-nes, dans la nuit du 26 au 27 août 2020 (aux environs de 3h du matin), dans sa résidence du quartier Sébénikoro à Bamako et est désormais sous surveillance.

La CEDEAO a été en première ligne dans les négociations pour la libération de l’ancien chef de l’Etat malien. Durant toute la journée du 26 août, son représentant à Bamako, Hamidou Boly, a ainsi été en contact avec le CNSP afin de les inciter à libérer IBK avant la prochaine réunion des chefs d’État de la sous-région, prévue aujourd’hui 28 août. Selon Jeune Afrique, la CEDEAO avait, en effet, fait de la remise en liberté de l’ex-président, un préalable à un assouplissement des sanctions à l’encontre de la junte. Celle-ci avait été fortement invitée à faire un geste de bonne foi.

Ses émissaires, menés par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, avaient pu rencontrer Ibrahim Boubacar Keïta sur son lieu de détention, en présence des colonels du CNSP, puis en leur absence.

Par ailleurs, son fils, Karim Keïta, était parvenu à quitter le Mali pour se rendre en Côte d’Ivoire, afin d’y rejoindre sa famille. Son domicile privé, situé non loin du domaine familial, a été saccagé. Agé de 41 ans, Karim Keïta est un homme politique malien et un homme d’affaires. Il est membre de l’Assemblée nationale depuis 2013. Ces dernières semaines, il a démissionné de la présidence de la commission Défense de l’Assemblée nationale.

Synthèse de Jean-Marie TOE
Sources : jeuneafrique.com ; rfi.fr

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