Communications électroniques : Bobo-Dioulasso a désormais son Point d’atterrissement virtuel

Le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a visité les installations et rassuré que d’autres régions du Burkina bénéficieront de ce genre d’équipement, convaincu que le développement ne peut se faire sans le numérique.

Le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a inauguré, le 4 septembre 2020 à Bobo-Dioulasso, des infrastructures de communication électronique. Ces ouvrages d’un coût de plus de 3 milliards FCFA vont permettre d’améliorer la connectivité, baisser les coûts de connexion et favoriser le désenclavement numérique du Burkina.

Les infrastructures de communication électronique inaugurées, le 4 septembre à Bobo-Dioulasso, comprennent un Point d’atterrissement virtuel(PAV), un Point d’échange internet (IXP) et d’autres infrastructures et services connexes. C’est le directeur général des infrastructures électroniques au ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Galiam Ouédraogo, qui a présenté ces différents ouvrages logés au centre émetteur de Bobo-Dioulasso.

Le PAV est à l’image d’un port sec internet. C’est, selon ses dires, un point d’approvisionnement au profit des acteurs du secteur des télécommunications.
Le PAV permet, entre autres, de booster la connectivité internationale au Burkina par l’augmentation de la capacité de la bande passante internationale, de créer un environnement favorable pour le secteur des télécommunications, attractif avec une bonne qualité des services offerts et de désenclaver numériquement le Burkina. Ces ouvrages vont également favoriser la réduction des coûts d’accès à internet international et l’amélioration de la qualité des services internet international au Burkina.

Le point d’échanges internet, quant à lui, est une installation qui permet l’interconnexion locale entre opérateurs et fournisseurs de services internet. Ces équipements ont pour avantage de réduire les délais de connectivité aux serveurs de données sur internet et d’améliorer la connexion à l’internet et les recherches de données sur la toile. Ils vont réduire les charges des opérateurs et fournisseurs d’accès internet à travers une économie substantielle dans les coûts d’accès à la bande passante internationale.

Plus de 3 milliards FCFA investis

Ces infrastructures inaugurées à Bobo-Dioulasso ont coûté plus de 3 milliards FCFA.

Ces différentes réalisations entrent dans le cadre du financement additionnel du Projet régional d’infrastructures de communication de l’Afrique de l’Ouest, composante du Burkina Faso. Elles ont coûté plus de 3 milliards FCFA et financées par la Banque mondiale.
Ce sont ces différentes infrastructures que le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a inaugurées en présence de membres du gouvernement, des autorités régionales et des acteurs du domaine des télécommunications.

A l’occasion, la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara, a présenté les différentes initiatives entreprises dans le domaine des télécommunications dans le but d’améliorer la fluidité des communications électroniques et la couverture intégrale du pays. Pour elle : « Ces installations feront du Burkina Faso, un pays de service dans le domaine du numérique ». Elle a traduit la gratitude du gouvernement burkinabé à la Banque mondiale dont le représentant a justifié sa contribution par vidéo conférence.

Hadja Fatimata Ouattara a invité les acteurs à profiter des avantages que leur offrent les équipements et à renforcer leur réseau pour fournir des services innovants et de qualité. Le président de la société coopérative simplifiée point d’atterrissement virtuel, Philippe Gobga, bénéficiaire, a souligné que les installations ont permis de passer de 5 gigas à 22,5 gigas et d’augmenter le nombre de leurs membres et la qualité de service. Pour le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré, il ne peut y avoir de développement économique et social sans le numérique.

« L’opération de mise en service de point d’atterrissement virtuel est là pour montrer que le Burkina est en train de progresser dans l’ère du numérique. On ne peut pas faire du développement économique et social sans le numérique qui va nous permettre de nous désenclaver dans nos rapports avec l’ensemble des pays du monde. Après Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, nous envisageons d’installer ces équipements dans d’autres régions du Burkina. C’est de cette manière que le développement durable va s’installer parce que le numérique va contribuer à désenclaver les services et à améliorer la compétitivité de nos entreprises », a laissé entendre Christophe Joseph Marie Dabiré.

Adaman DRABO

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