Sommet de la CEDEAO de Niamey : « la junte doit nous aider à aider le Mali », président Mahamadou Issoufou

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part le 7 septembre 2020 à Niamey à la 57e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui a entamé ces travaux ce matin, à Niamey. Trois allocutions ont ponctué la cérémonie d’ouverture. Celles du président de la Commission, Jean-Claude Kassi-Brou, du président en exercice, le président du Niger, Mahamadou Issoufou et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef du bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas.
Cette conférence des chefs d’Etat est le premier sommet en présentiel que la CEDEAO tient, cette année. Pandémie de COVID-19 oblige, c’est par visioconférence que les chefs d’Etat et de Gouvernement se sont jusqu’à présent concertés. A la fin août 2020, la région enregistre 160 704 cas de coronavirus, avec malheu-reusement, 2389 décès.
Lors du sommet extraordinaire d’avril 2020, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, avait été désigné champion de la communauté dans la lutte contre la pandémie.
La COVID-19 aura un impact négatif sur les économies des pays de la région. On attend, en effet, une récession de -2,1% en fin 2020, en lieu et place d’une croissance prévisionnelle établie à 3%.
En plus de la COVID-19, les chefs d’Etat et de Gouvernement aborderont, ici, à Niamey, la lutte contre le terrorisme qui sévit dans le Sahel et le Nord du Nigéria. Au cours du premier semestre 2020, on a dénombré 270 attaques terroristes, qui ont fait plus de 1750 morts et de nombreux blessés, civils et

militaires.
La situation sociopolitique au Mali sera également au cœur des travaux, en vue de trouver des solutions pour une sortie rapide de crise.
« Le génie du peuple malien nous autorise à avoir beaucoup d’espoir dans ce sens », dira le président de la Commission, Jean-Claude Ka

ssi-brou. « Il est du devoir de notre communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques. La junte doit nous aider à aider le Mali », renchérira pour sa part, l’hôte du sommet, président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou.

Ce dernier devrait passer les rênes à son homologue du Ghana, Nana Akufo-Addo, pour présider aux destinées d’une région, qui connaîtra cinq scrutins présidentiels dans les quatre prochains mois : Guinée, Côte d’Ivoire, Ghana, Burkina Faso et Niger.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso


Mise en place de la Transition au Mali
La CEDEAO donne un ultimatum d’une semaine

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) exigent de la junte malienne, un président et un Premier ministre de transition civils, au plus tard, le 15 septembre 2020. C’est l’une des décisions issues du 57e sommet de l’organisation tenue hier 7 septembre 2020 à Niamey, au Niger. Les dirigeants disent par ailleurs prendre acte des consultations inter-maliennes, lancées le samedi 5 septembre, mais ne renoncement pas pour autant aux sanctions prises antérieurement contre le Mali.

La Rédaction

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