Explosion d’un car sur la RN1: 5 morts, 14 blessés

L’explosion d’un car de transport en commun, ″Transport Dianda et Frères″ (TDF) a fait cinq morts et 14 blessés graves et légers, ce vendredi 27 novembre 2020), sur la route nationale une (RN1) au poste de contrôle de la police de Yimdi, après le péage à la sortie ouest de Ouagadougou, aux environs de 17 heures.

De retour d’un voyage à Koudougou, dans une compagnie de transport en commun, nous sommes tombés sur un car en flammes ce vendredi 27 novembre 2020), sur la route nationale une (RN1), au poste de contrôle de la police de Yimdi, après le péage à la sortie ouest de Ouagadougou, aux environs de 17 heures, à une vingtaine de km de la capitale. A notre arrivée, les rescapés aidés par les riverains et les passants transportaient la dernière victime qu’ils venaient d’extraire du car toujours en flammes. Il n’est plus possible de sauver ceux y étaient. La foule des riverains et des passants, sous l’encadrement des policiers en poste, observaient, impuissants, le véhicule se consumer sous de fortes flammes et dégageant une grosse fumée noire.

Après avoir maitrisé les flammes aux environs de 19 heures 30 minutes, le bilan fait par les sapeurs sur place à 20 heures est lourd. 14 blessés graves et légers, 5 morts dont 3 cramés, un bébé de 18 mois décédé à l’hôpital Yalgdogo après son évacuation et un autre décédé au niveau du péage, a indiqué le commandant à la première compagnie d’incendie et de secours de la Brigade nationale ses sapeurs-pompiers,  Rasmané Wango.

Le précieux secours d’un pompier et des civils

« 10 victimes ont été évacués par nos services et 4 autres par des moyens civils », a-t-il ajouté. Parmi les blessés graves, un a perdu ses jambes. Côté bilan matériel, rien n’est sorti du car complètement consumé, qui s’est transformé en un amas de ferrailles.

17h15min, arrivent les sapeurs-pompiers, à pas de course déploient immédiatement leurs dispositifs d’extinction du feu, pendant que les ambulanciers s’affairent à secourir et à évacuer les blessés qui ont pu échapper aux flammes. « Le car brule depuis environ une heure. Et c’est maintenant que les sapeurs-pompiers arrivent. Ils sont venus pour sauver la ferraille et non des vies humaines », dépite une voie dans la foule, visiblement sous le choc du drame. La première citerne des pompiers n’a pas pu venir à bout des flammes. « Nous avons été obligés de repartir nous ravitailler en eau à Ouagadougou car il n’y avait pas un point d’eau à côté », explique M. Wango.

Avant l’arrivée des sapeurs-pompiers, un de leurs collègues en partance à Bobo-Dioulasso est descendu de son car pour porter secours aux victimes dans le véhicule en flammes, avec l’aide des civils. « J’ai aidé à extraire 4 personnes au niveau du car et une dame et un enfant qui étaient dans une voiture RAV4 derrière le car », confie le sergent-chef Adama Yogo, la chemise tachetée de sang. Le chauffeur et ses apprentis qui ont pu sortir du car aux premiers instants de l’explosion et ont également aidé à sauver les passagers qui criaient au secours.

Des causes inconnues

Mais qu’est-ce qui est à l’origine de cette déflagration ? Les avis divergent. « Nous étions stationnés pour le contrôle de la police. Une voiture RAV4 conduite par une femme est venue nous percuter notre véhicule par derrière et en même temps, notre car s’est explosé », témoigne un des apprentis à bord du car parti en flamme.  Et d’ajouter que le car de 70 places a quitté Ouagadougou pour Fara et transportait environ une vingtaine de passagers dont 4 femmes, des marchandises, deux motos et des bouteilles de gaz. « Il y avait 14 bouteilles de gaz en haut du car et d’autres bouteilles dans le coffre avant mais je n’ai pas une idée exacte de leur nombre », confie un autre apprenti.

Selon un autre témoin qui dit être arrivé sur les lieux à moto au moment de la détonation, il n’y pas eu de collision. « Le car s’est explosé tout seul au niveau du côté avant », raconte-t-il. « Nous étions dans le car qui a subitement pris feu. Je me suis évanoui, je n’ai pas su ce qui s’est réellement passé », témoigne une victime, Habibou Tiendrebeogo, avec des brulures sur la peau. Le Commandant Wango dit également ignorer, pour l’instant, les causes exactes de l’incendie du car. Il faut attendre les conclusions des investigations de la police scientifique.

Au moment où nous quittons les lieux du drame à 20heures 10 minutes, la  police de Boulimiougou et celle de Tanghin Dassouri étaient sur place pour les constats d’usage.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

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