Prix régional du journalisme sensible au genre : Mariam Ouédraogo, championne catégorie presse écrite

Mariam Ouédraogo des Editions Sidwaya est la lauréate du prix régional sensible au genre 2020 dans la catégorie presse écrite de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO). La remise du prix a eu lieu, le mercredi 9 décembre 2020 à Saly Portudal au Sénégal.

Mariam Ouédraogo des Editions Sidwaya, avec son grand reportage intitulé : « Lutte contre l’insécurité : Dans l’univers des femmes Kogl-wéogo », a remporté le prix régional sensible au genre, édition 2020 dans la catégorie presse écrite. Organisé par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) dans le cadre de son projet : «Femmes occupez les médias», la cérémonie de récompense a eu lieu, le mercredi 9 décembre 2020 à Saly Portudal au Sénégal. En plus de la somme de 1 500 000 FCFA, Mariam Ouédraogo a reçu une attestation. Ce prix lui a été remis par le conseiller régional à la communication et à l’information de l’UNESCO à Dakar, Michel Kenmoe.

En plus de Mariam Ouédraogo du Burkina Faso, trois autres journalistes de la sous-région ont été aussi primés. Il s’agit de Marthe Akissi de la Côte d’Ivoire pour son grand reportage
sur la « Politique en Côte d’Ivoire, où sont les femmes ?» dans la catégorie radiodiffusion, de Mohamadou Touré du studio Tamani du Mali pour son grand reportage sur « La lutte contre la déscolarisation des filles à Koumantou », catégorie télévision. Quant au prix en presse en ligne, il a été remporté par d’Hélène Doubidji du site d’informations togotopnews.com du Togo pour son grand reportage intitulé : «Mariées tôt contre leur gré». Ils ont également reçu la somme de 1 500 000 FCFA et une attestation chacun.

La présidente du jury, Eugénie Rokhaya Aw, ancienne directrice du CESTI, (Sénégal), a rappelé que cette compétition régionale, première du genre, a concerné huit pays de l’Afrique de l’Ouest que sont : le Bénin, le Togo, le Mali, le Niger, la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Burkina. Quant à la directrice de l’IPAO Diana Senghor, elle a expliqué qu’à travers cette distinction régionale, son institut et ses partenaires veulent créer une stimulation chez les journalistes et au sein des médias ouest-africains à davantage produire des sujets relatifs aux droits des femmes et des contenus médiatiques plus équilibrés du point de vue genre.

Des productions journalistiques, à l’entendre qui doivent mettre l’accent sur l’exercice ou les violations des droits des femmes, notamment la participation politique, les violences spécifiques faites aux femmes et tout sujet d’actualité pertinent relatif aux droits des femmes.

Du déroulement du colloque

La cérémonie de remise a eu lieu au cours d’un colloque régional, du 8 au 10 décembre 2020, à Saly Portudal au Sénégal sur le thème : « L’accès à l’information a-t-il un genre ? Renforcer les synergies pour la promotion du droit à l’accès et des droits de femmes à communiquer ». Cette session visait à améliorer la compréhension des participants sur le concept même de l’accès à l’information et les concepts connexes à partir des références internationales.

Ainsi, pendant trois jours, des participants venus du Niger, du Mali, du Burkina Faso, du Nigéria, du Libéria, de la Sierra Leone, du Togo, du Ghana, de la Gambie et du Sénégal, se sont penchés sur la revue critique de la mise en œuvre des législations et politiques nationales relatives à l’accès à l’information et les femmes.
Ils ont également animé des sessions parallèles sur le «Droit à l’information et droit des femmes à communiquer : Des droits « solubles ? », «L’accès à l’information : doit-il être une composante du droit à la communication des femmes ? » et « Le droit des femmes à communiquer : doit-il être une composante du droit à l’information ?».

Des synergies d’actions et des convergences pour «genrer » l’information et l’accès à l’information à l’échelle nationale et à l’échelle de la CEDEAO ont été proposées. En outre, ils ont formulé des recommandations à l’endroit des organisations professionnelles de médias et journalistes. Il s’agit notamment de la création d’un réseau inter-régional de journalistes pour l’accès à l’information et de l’implication des autres organisations nationales de journalistes. Aux gouvernements, les participants ont recommandé la mise en œuvre des dispositions de l’article 35 de l’Acte additionnel relatif à l’égalité Homme- Femme. Quant à la CEDEAO, il lui revient de favoriser la mise en place des réseaux interrégionaux de journalistes et de la régulation sur l’accès à l’information. A cela, s’ajoute le suivi de la mise en œuvre des dispositions de l’article 35 de l’Acte additionnel relatif à l’égalité Homme – Femme.

Synthèse de Rabiatou Simporé
rabysimpore@yahoo.fr

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