Second compact : « Nous sommes sur une bonne trajectoire », le coordonnateur Samuel Kaboré

Le coordonnateur national de l’Unité de formulation de la formulation du second compact du Burkina Faso (UCF-Burkina), Dr Tambi Samuel Kaboré, a animé une conférence de presse sur le processus d’opérationnalisation dudit programme le jeudi 25 février 2021, à Ouagadougou.

Après la mise en œuvre réussie du premier compact, le Burkina Faso a bénéficié du gouvernement américain d’un second compact axé sur le secteur de l’électricité et qui a fait l’objet d’une signature de convention entre les deux parties le 13 août 2020. A partir de cette date, le pays des Hommes intègres dispose de 24 mois maximum pour préparer l’opérationnalisation de ce nouveau compact qui interviendra en 2022.
Dans le but d’informer le public sur ce processus d’opérationnalisation, le coordonnateur national de l’Unité de formulation de la formulation de ce second compact du Burkina Faso (l’UCF-Burkina), Dr Tambi Samuel Kaboré, a animé un point de presse, le jeudi 25 février 2021, à Ouagadougou. Selon lui, suivant une approche participative et inclusive, le processus de formulation du second compact, conduit par l’UCF-Burkina, a abouti à trois projets majeurs. Il s’agit du « Projet de renforcement de l’efficacité du domaine de l’électricité », du « Projet d’accroissement de l’offre d‘électricité moins coûteuse » et du « Projet Réseaux et Accès à l’électricité ».

Mais avant leur mise en œuvre sur le terrain, à travers la réalisation des investissements, trois catégories d’activités doivent être effectuées durant la période préparatoire, a-t-il fait savoir. Il y a d’abord la mise en place du cadre institutionnel par la création des organes de mise en œuvre. Il s’agit de la création du MCA-Burkina II, du comité d’orientation qui est l’instance de délibération, du comité national des parties prenantes, le recrutement des consultants pour accompagner la mise en œuvre des projets.

Le privé doit se préparer…

Le deuxième paquet d’activités concerne les conditions préalables au démarrage du projet. Sur un total de 15 conditions préalables, 5 sont déjà bouclées, a confié Dr Kaboré. Il s’agit notamment des conditions externes relatives à l’organisation du ministère en charge de l’énergie dont le décret a été adopté en Conseil des ministre d’hier, du décret sur l’organisation de l’autorité de régulation, du décret sur la redevance énergétique qui est assez avancé. « Vu ce que nous avons déjà réalisé à l’interne et à l’externe, nous pouvons dire que nous sommes sur une bonne trajectoire », a-t-il rassuré.

Les autres principales conditions préalables restantes sont relatives à l’organisation de la SONABEL, à son plan stratégique, au plan d’élimination du déficit, au plan tarifaire. Enfin, la dernière catégorie d’activités porte sur les études de faisabilité détaillées, la préparation des dossiers d’appels d’offre, le recrutement du personnel du MCA-Burkina II. Pour une mise en œuvre réussie de cet ambitieux programme, il y a trois défis majeurs à relever, a insisté le coordonnateur national de l’UCF-Burkina. Il s’agit de la réalisation des conditions préalables, de l’engagement effectif des différentes parties prenantes. Sur ce dernier point, M. Kaboré a sollicité l’accompagnement des médias à travers des actions d’informations, de communication et de sensibilisation des acteurs. Le dernier défi, selon lui, est la préparation du secteur burkinabè pour l’accès aux marchés publics de réalisation des infrastructures. « Les marchés publics de ce programme ne fonctionnent pas suivant les méthodes et procédures nationales. Ce sont des marchés publics internationaux ; pour les remporter, il faut se préparer », a-t-il averti.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

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