Institut supérieur d’études de protection civile : 18 officiers sapeurs-pompiers à la disposition de 12 pays africains

Le DG de l’ISEPC, le colonel Koudougou Abel Zongo, a invité les nouveaux officiers, à se mettre au service des populations.

L’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) a organisé, le jeudi 8 juillet 2021 à Ouagadougou, la fin de Formation initiale d’officier (FIO) sapeur-pompier. Au nombre de 18 admis sur 20, ces stagiaires sont issus de 12 pays africains.

Après cinq mois de formation, entamée le 8 février dernier, 18 officiers sapeurs-pompiers sur 20 stagiaires au début, sont prêts pour emploi au profit de 12 pays africains. Il s’agit du Burundi, de la Centrafrique, de la Côte d’Ivoire, du Congo-Brazzaville, de Djibouti, du Gabon, du Mali, de Madagascar, du Niger, du Sénégal, du Tchad et du Togo. La fin de la formation initiale de cette 9e promotion a été organisée, le jeudi 8 juillet 2021 à Ouagadougou, par l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC).
Pour le délégué de la promotion, le Gabonais, Nesth Haykeur Barrault, le stage a été éprouvant mais passionnant, marqué par l’apprentissage de connaissances théoriques, de manœuvres et exercices, de gardes en immersion dans des centres de secours et des examens qui ont sanctionné la formation. M. Barrault a donc exprimé la reconnaissance de la promotion à l’encadrement et aux premiers responsables de l’Institut, avant d’appeler ses promotionnaires à observer la discrétion professionnelle, mais aussi l’humilité, l’humanité et l’honnêteté.

Selon le directeur de cours, le capitaine Simplice Ouédraogo, les stagiaires ont suivi plusieurs modules dont l’initiation au métier de sapeur-pompier avec les formations en secourisme, secours routier et extinction incendie et la phase de Chef d’agrès au cours de laquelle, les stagiaires ont appris la gestion d’une intervention avec un engin d’incendie communément appelé « engin pompe » ou ambulance. A cela, il a ajouté les Certificats de prévention et de Chef de garde incendie, mais aussi les modules Risques technologiques et naturels et de commandement. « La vie des victimes étant un enjeu, l’institut s’impose un label qualité caractérisé par la rigueur et surtout l’objectivité. Ainsi, à l’issue de toutes ces phases d’évaluation, 18 stagiaires sur 20, sont désormais aptes à remplir les fonctions de chef de garde d’incendie et peuvent dès lors être engagés dans les différentes interventions, soit un taux de réussite de 90% », a précisé le directeur de cours.

Le capitaine Ouédraogo a exhorté les officiers qui occuperont « certainement et très prochainement » des postes de responsabilité dans leurs pays respectifs, à être des responsables « exemplaires et crédibles », dans leurs missions de protection des populations, de sauvegarde de leurs biens ainsi que de l’environnement.
Déjà, le colonel directeur général de l’ISEPC, Koudougou Abel Zongo, a exprimé sa reconnaissance aux pays « abonnés » à l’institut pour leur confiance renouvelée. « Soyez fiers d’avoir choisi d’être sapeurs-pompiers car le sacrifice de soi pour la vie de l’autre fait de celui-ci, le plus beau métier », a-t-il lancé aux nouveaux chefs de garde d’incendie. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Clément Sawadogo, a félicité les jeunes officiers et remercié l’ambassade de France au Burkina Faso qui soutient l’ISEPC depuis sa conception.

Jean-Marie TOE

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