Compétition officielle long métrage : « Les 3 Lascars » présenté aux journalistes

« Les trois Lascars », un long métrage de 90 minutes est en compétition pour l’Etalon d’or du Yenennga.

Le film « Les trois Lascars » du réalisateur et producteur burkinabè, Boubacar Diallo, en compétition pour l’Etalon d’or de Yennenga, a été présenté en projection presse, au ciné Burkina, le lundi 18 octobre 2021, à Ouagadougou.

«Les trois Lascars » du réalisateur et producteur burkinabè, Boubacar Diallo, fait partie des 17 films fictions longs métrages à la conquête de l’Etalon de Yennenga (or, argent, bronze) pour cet 27e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Le film a été présenté à la presse et à des cinéphiles, le lundi 18 octobre 2021, à Ouagadougou, au Ciné Burkina. Sa projection va se poursuivre dans les salles de ciné. Riche en son, lumière et en actions, ce film de 90 minutes est axé sur des faits sociaux avec trois principaux acteurs. Il décrit les dérives dans les couples, marqués parfois par l’infidélité, le mensonge et la tromperie.

Ainsi, les trois acteurs principaux du film entretenaient tous, des relations extra-foyer avec cette catégorie de jeunes filles célibataires commu-nément appelées « Tchiza » (maîtresse, dans le langage de la rue, ndlr). Le hic est que sous la pression de ces maîtresses « sexy et très raffinées », les trois amis vont organiser une virée extraconjugale de quelques jours hors de Ouagadougou. Une mission « imaginaire » à Abidjan en Côte d’Ivoire est l’alibi parfait. Mais quel cauchemar lorsqu’ils apprennent que l’avion à bord duquel ils devaient voyager, a fait un crash et qu’il n’y a eu aucun survivant ! Problématique, comment revenir à la vie lorsque l’on est supposé être mort ?

A l’annonce de la nouvelle du crash à la télévision et sur les réseaux sociaux, c’est le deuil dans les trois foyers. Les concernés qui étaient en villégiature avec leur « Tchiza » sur une île isolée de la campagne burkinabè et coupés de toutes les nouvelles du monde apprendront la nouvelle plusieurs heures après. Comment revenir à la vie, et dans un foyer

Les cinéphiles ont apprécié le casting, le son et les images dudit film.

dont on tient autant ? Mais dans le scénario, les acteurs ont fini par faire leur mea culpa, se sont humilés face à la gravité de leurs mensonges. Ils ont demandé publique-ment pardon comme l’exige la tradition. La vengeance de leurs épouses sera cependant sévère certes, mais au finish, chaque « lascar » sauvera sa famille. Pour le réalisateur, Boubakar Diallo, le film s’est fait de façon accélérée et bouclée en six mois.

Il a, selon M. Diallo, coûté la somme de 151 millions F CFA. Les castings, selon lui, se sont déroulés entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Pour l’actrice comédienne, Augusta Palenfo, qui a suivi le film, il s’agit d’une grande réalisation destinée à un grand public. Elle a indiqué avoir apprécié le rôle de chaque acteur et a rappelé que la leçon de vie que le film incarne semble relever du déjà vu ou entendu. « Ce long métrage nous sensibilise tous. Il développe la triste réalité de l’existence des « Tchiza » et nous sensibilise en même temps de cultiver la fidélité autant que faire se peut », a conseillé l’actrice.

Wanlé Gérard COULIBALY

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