Un élève accusé du viol de sa camarade

F.T., un élève âgé de 19 ans, était à la barre de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, le vendredi 11 mars 2022, pour répondre des faits de viol. Il lui est reproché d’avoir violé une élève de 16 ans. Devant les juges, le prévenu a nié catégoriquement les faits. C’était un mercredi soir, a-t-il expliqué, qu’il a envoyé un message à la victime afin qu’ils se rencontrent sur le terrain de sport d’un lycée bien connu de la ville de Sya. Rendez-vous pris, les deux élèves se retrouvent au lieu convenu pour « juste échanger ».

A la barre, la victime déclare n’avoir jamais eu de portable en sa possession, accusant le prévenu de l’avoir simplement violée. « Elle n’était pas d’accord. Donc je l’ai juste caressée. J’ai voulu faire des attouchements sexuels, sinon je ne l’ai jamais brutalisée », a réagi le prévenu, tout en insistant avoir écrit à la victime sur son numéro. « En tout cas, quand je lui écrivais, elle me répondait », a-t-il insisté. Pour F.T., une des camarades de la victime, pourrait témoigner de l’existence de ces messages. Finalement, le dossier a été suspendu et ensuite renvoyé au 1er avril prochain pour citer la camarade de la victime à comparaître et pour « produire les contenus des téléphones ». Séance tenante, l’avocat du prévenu a formulé une demande de liberté provisoire de son client. Le tribunal a rejeté cette demande.


« Le cannabis ouvre l’esprit et rend intelligent »

O.F., A.S. et N.D. ont comparu, le vendredi 11 mars 2022, au TGI de Bobo-Dioulasso, pour des faits de cession de cannabis aux fins de consommation personnelle. Après avoir maintes fois nié les faits, O.F., docker de profession, les a reconnus tout en précisant qu’il consomme le cannabis « juste pour avoir la force de travailler ». Pour sa part, A.S. a reconnu les faits sans ambages. « Je consomme le cannabis mais je ne suis pas un vendeur », a-t-il précisé. Se présentant comme un artiste-comédien, il a dit consommer le cannabis car il ouvre l’esprit et rend intelligent. Et de préciser que c’est lui-même qui s’est rendu à la police. Dans ses explications, il ressort qu’accro de la drogue, A.S., pour s’en procurer, avait l’habitude d’envoyer « son petit du quartier ».

Le jour de l’opération de police, « son petit » a été appréhendé. Ne voyant pas le petit revenir et alors que ses parents le cherchaient, A.S. a décidé de sillonner certains commissariats de police où il le retrouvera. « Je me suis rendu à la police pour que le petit ne paie pas à ma place », a-t-il fait savoir aux juges. Le troisième prévenu, N.D., considéré comme le fournisseur du cannabis, a aussi reconnu les faits. « C’est un certain Elie qui me procure le cannabis », a-t-il fait comprendre, ajoutant que ce dernier a disparu depuis son arrestation. Le tribunal a condamné A.S. et N.D. à 2 ans de prison et 500 000 F CFA d’amende, le tout ferme. O. F, quant à lui, s’est lui aussi vu infliger une peine d’emprisonnent de 2 ans, dont un an ferme et 500 000 F CFA d’amende ferme.


Les 120 g d’or de la discorde entre des orpailleurs

M.S. et A.S. ont décidé de quitter leur village natal, Bama, pour aller travailler sur un site d’orpaillage à Sobara dans la région des Cascades. Sur le site, les deux frères travaillent pour Y.O. Le « contrat » stipule que lorsque M.S. et A.S. creusent une galerie et trouvent de l’or, le gain est partagé équitablement en deux dont une partie pour Y.O. et l’autre pour les deux frères. Le 10 février 2022, M.S. et A.S. découvrent 120 grammes d’or. Ils prennent la poudre d’escampette pour se retrouver à Bama. Le vendredi 11 mars 2022, ils ont comparu au tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, pour avoir volé ces 120 grammes d’or à Sobara. A la barre, les deux frères ont nié avoir travaillé ce jour-là pour leur ‘’boss’’.

« Ce jour-là était notre jour de repos et nous avons profité pour creuser une galerie abandonnée », soutiennent-ils. Poursuivant, ils ont fait savoir que plusieurs fois, le patron n’a pas respecté le « contrat » lorsqu’ils trouvent de l’or. Une version réfutée par le propriétaire du site. Il dit avoir toujours respecté le « contrat ». Pour les juges, ce n’est pas possible d’avoir 120 grammes en moins de 2 heures dans une galerie abandonnée. Les prévenus persistent et insistent sur le fait d’avoir obtenu l’or sur un site abandonné. Le ministère public a recommandé de requalifier les faits de vol en abus de confiance à l’égard de M.S et d’accusé A.S. de recel car n’ayant pas participé directement au forfait. En répression, il a requis de les condamner à 24 mois de prison ferme et un million F CFA d’amende. Le verdict est attendu le 25 mars prochain.


6 mois de prison pour un voleur de moto

M.C. est un jeune maçon domicilié à Bobo-Dioulasso. Un jour, de passage devant une concession non clôturée à Logofourousso, aux encablures de Bobo-Dioulasso, il a profité pour soustraire une moto. Ne voyant personne dans la cour, il a décidé de pousser la moto afin de la cacher dans une brousse non loin de la cour. Puis, il est rentré chez lui pour se changer. A son retour, il s’est rendu compte que le propriétaire de la moto était sur le lieu. C’est alors qu’il a simulé un appel téléphonique. Malheureusement pour lui, il était trop tard, il sera arrêté sur-le-champ. Devant les juges de la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le vendredi 11 mars 2022, il a reconnu les faits de vol à lui reprochés. Il a demandé la clémence du tribunal car ce serait sa première fois de voler. Le prévenu a finalement été condamné à 12 mois de prison dont 6 ferme et à payer 500 000 F CFA d’amende.

Rassemblés par Boudayinga J-M. THIENON

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