Interruption sécurisée de grossesses: La CAPSSR-BF et ses partenaires vont porter le plaidoyer au parlement de Transition

La Communauté d’action pour la santé sexuelle et reproductive-Burkina Faso (CAPSSR-BF) a co-organisé, avec l’ABBEF et Marie Stopes International , le mercredi 29 juin 2022, à Ouagadougou, une rencontre nationale de consensus sur l’argumentaire de plaidoyer en faveur de l’amélioration de l’accès à l’interruption sécurisée de la grossesse de qualité dans le cadre de la loi.

Les acteurs des organisations de la société civile militant pour les droits en Santé sexuelle et reproductive (DSSR) préparent un plaidoyer, en faveur de l’amélioration de l’accès à l’Interruption sécurisée de la grossesse (ISG) de qualité dans le cadre de la loi, à l’intention des  députés de  l’Assemblée législative de Transition(ALT). En effet, sur invitation de la Communauté d’action pour la santé sexuelle et reproductive-Burkina Faso (CAPSSR-BF), ces organisations ont réfléchi sur l’argumentaire à présenter à l’ALT.

A l’ouverture des travaux, la  Présidente du conseil d’administration (PCA) de la CAPSSR-BF,  Mariam Nonguierma, a indiqué que l’objectif de cette rencontre est de permettre de parvenir à un consensus sur l’argumentaire de plaidoyer en faveur de l’amélioration de l’accès à l’ISG de qualité, de la révision et de l’harmonisation des textes juridiques sur les DSSR au Burkina Faso.

 « Cet argumentaire finalisé, servira aux différentes rencontres qui seront organisées avec les parlementaires pour explorer les pistes allant dans le sens de l’amélioration de l’environnement juridique et politique en faveur des droits sexuels et reproductifs. Notre objectif n’est rien d’autre que celui de parvenir à la réduction de la mortalité et de la morbidité dues aux ISG et plus globalement améliorer la santé sexuelle et de la reproduction », a-t-elle soutenu.

Pour convaincre les participants, une présentation sur l’état des lieux de  l’avortement au Burkina Faso a été faite  par la Directrice de la santé de la famille (DSF), Dr Valery Zombré.

Elle a expliqué que  les limites de l’accès des femmes et des jeunes filles éligibles à l’ISG sont de plusieurs ordres. Il s’agit, entre autres, des insuffisances dans le fonctionnement des structures sanitaires et dans l’application des textes en matière d’ISG,  des insuffisances dans l’application des textes en matière d’ISG au niveau des juridictions dans les délais requis,  des incohérences et insuffisances de précisions dans les textes législatifs qui encadrent l’ISG, de la méconnaissance des textes juridiques par plusieurs parties prenantes notamment des agents de santé, des hommes et femmes de loi et des bénéficiaires eux-mêmes et des  convictions religieuses, culturelles, coutumières et la communauté pour qui l’avortement est un tabou.

La  Présidente du conseil d’administration (PCA) de la CAPSSR-BF,  Mariam Nonguierma (milieu)

Ainsi, la CAPSSR et ses partenaires (ABBEF et MSI) ont porté leur plaidoyer sur deux volets à savoir : l’amélioration des conditions d’accès à l’ISG de qualité selon la loi en vigueur, la révision de la loi  sur la santé sexuelle et reproductive et l’harmonisation de tous les textes de loi qui encadrent l’ISG.

La réussite d’un plaidoyer, a insisté, Boureima Ouédraogo, facilitateur de la rencontre, cela doit se baser sur la clarification des valeurs. A l’issue des présentations et des travaux de groupe, les initiateurs de la rencontre ( CAPSSR, ABBEF,MSI-BF) disposent de l’ossature pour parfaire l’argumentaire et le présenter à l’ALT. Et, bientôt le processus sera lancé et l’ensemble des acteurs sont appelés à œuvrer à l’aboutissement du plaidoyer en faveur des DSSR.

 

L’atelier a été cofinancé par la CAPSSR-BF à travers le projet : « Sauver la vie » avec le financement de Pathfinder,  par l’ABBEF et MSI/BF.

M.Benao

(Collaborateur)

 

 

 

 

 

 

 

 

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