«Nous sommes une référence dans la sous-région»

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L’agrobusinessman, Abdoulaye Sawadogo, vient de passer la main à la tête de l’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina (UNPS-B) après dix ans de gestion. Dans cet entretien accordé à Sidwaya, le jeudi 11 avril 2019, il dresse son bilan et évoque diverses questions liées à la filière semencière.

Sidwaya (S) : Quel bilan faites-vous de votre passage à la tête de l’UNPS-B ?

Abdoulaye Sawadogo (A.S.) : Ma nomination en tant que président de l’UNPS-B en 2009 a été un challenge. J’étais le président de la Table filière banane du Burkina et le premier producteur du pays en la matière. J’ai diversifié par la suite, en m’investissant dans la production de riz, domaine dans lequel je suis également leader. C’est grâce à cette expérience, que j’ai accepté de diriger l’UNPS-B. J’ai bénéficié de l’accompagnement d’une équipe forte, compréhensible, solidaire, dévouée qui s’est donnée à la tâche pour qu’on puisse atteindre nos objectifs. L’union n’avait pas de siège et nous fonctionnions sur la base de crédits. L’Etat nous attribuait des marchés et nous accompagnait auprès des banques pour obtenir des crédits pour les exécuter. C’est compte tenu de cela, que nous avons travaillé à relever le défi d’assurer l’autonomie financière de l’UNPS-B. Nous avons fait appel à des techniciens, grâce à qui, nous avons pu engranger des acquis. Nous avons eu un terrain à Ouaga 2000, où le siège de l’organisation a été construit à niveau. Nous avons également œuvré à crédibiliser l’UNPS-B auprès de nos partenaires financiers. De nos jours, nous disposons d’une ligne de crédits de près de 7 milliards F CFA dans deux banques de la place. Ce qui montre que l’union se porte bien financièrement. Nous avons aussi acquis des camions pour les 13 régions du pays, afin de faciliter le transport des semences. Une autre action, qui m’a le plus marqué d’ailleurs, c’est l’achat d’actions d’une valeur de 800 millions F CFA à la Banque agricole du Faso pour tous les producteurs. Cela est important, car pouvant assurer aux producteurs, des revenus, une retraite paisible ou leur faciliter des investissements. Le bilan de ma présidence est globalement satisfaisant. C’est un motif de fierté pour nous, pour l’ensemble de nos collaborateurs, des producteurs, des partenaires institutionnels et financiers qui ont bien voulu nous accompagner.

S. : Ce n’est pas toujours évident dans le secteur agricole, comment avez-vous réussi à asseoir une confiance entre l’organisation et les banques ?

A.S. : Je suis un entrepreneur agricole complet, si je peux ainsi dire. J’étais le premier producteur de banane avec un chiffre d’affaires de près de 150 millions F CFA par an. Idem sur le plan de la production céréalière, avec près de 100 hectares. Je suis également leader dans la production du riz avec une superficie de 65 hectares. Mon investissement dans le domaine m’a permis d’avoir le premier prix mondial de l’agriculture familiale en 2007 et le grand prix des leaders panafricains dans l’agriculture. Je suis passé de l’agriculture familiale à l’entrepreneuriat agricole, ce qui dénote d’un certain travail. C’est mon parcours personnel et ma rigueur dans le travail qui ont amené les banques à faire confiance à l’UNPS-B, car elles me connaissaient déjà.

S. : On note également une évolution de la production semencière ces dix dernières années…

A.S. : A la création de l’UNPS-B en 2004, nous étions 265 producteurs avec une production nationale de 200 tonnes par an. On manquait de professionnalisme. Il a fallu donc travailler à changer la donne. De nos jours, l’union compte près de 4000 producteurs, pour une production annuelle avoisinant 20 000 tonnes. Un travail a été fait pour en arriver là. Ce qui me satisfait surtout, c’est l’amélioration de la qualité des semences, toute chose qui fait de nous une référence dans la sous-région. Nous devons garder le cap et je ne doute pas des capacités de la nouvelle et dynamique équipe dirigeante de l’UNPS-B à œuvrer pour consolider les acquis.

S. : Malgré l’amélioration de la production, la vulgarisation des semences auprès du monde rural demeure un défi…
A.S. : C’est une réalité, mais nous ne restons pas les bras croisés. Cela fait cinq ans, que nous soutenons le ministère en charge de l’agriculture, à travers des dons de semences lors de la Journée du paysan, pour une valeur comprise entre 30 à 50 millions F CFA. Cette action vise à faire connaître les semences améliorées dans le milieu des producteurs. Nous travaillons également à mettre en place des parcelles de démonstration dans les différentes régions, avec des visites commentées. Nous mettons donc l’accent sur la vulgarisation des semences améliorées, car nous sommes conscients de leur faible utilisation. C’est de notre devoir, de faire connaître les semences améliorées, qui ont pour avantage d’augmenter les rendements des producteurs.

S. : Vous avez engrangé beaucoup d’acquis. Qu’est-ce que vous n’avez pas pu faire cependant ?

A .S. : Ce que je regrette de n’avoir pas pu accomplir durant mon mandat, c’est l’installation des unités de transformation, de triage et de conditionnement des semences. J’en possède au niveau de mon entreprise et j’ai voulu que les différentes régions puissent en avoir également. Nous avons eu un crédit d’une institution basée en Hollande d’un montant de 975 millions F CFA à un taux d’intérêt de 5% pour acheter 13 unités de nettoyage et construire 26 magasins de stockage pour les 13 régions. Malheureusement, nous n’avons pas pu réaliser ce projet. Mais le nouveau bureau s’attellera à le concrétiser.

S. : Un producteur semencier vous a récemment accusé de malversations financières portant sur une somme de plus de 500 millions F CFA. Qu’en est-il exactement ?

A .S. : Cette accusation me fait rire, car venant de Adama Ouédraogo, un producteur du Centre-Sud exclu de l’union en 2014 pour livraison de mauvaises semences et conduite non exemplaire. L’UNPS-B a un système de gestion avec un contrôle interne et externe avec des audits, si bien que personne ne peut faire sortir un franc des caisses sans une décision commune. La gestion du budget de l’organisation n’est pas une affaire d’une ou de deux personnes. M. Ouédraogo raconte des balivernes.

S. : Il vous accuse également d’avoir manœuvré pour l’exclure de l’UNPS-B. Que répondez-vous ?

A.S. : Il faut remonter les faits pour comprendre l’exclusion de M. Ouédraogo, qui n’est pas un producteur semencier professionnel. Il est plutôt gestionnaire d’une entreprise de réalisation de forages. En 2008, il a livré des semences de mauvaise qualité dans le cadre d’un marché. Il a réussi à collecter près de 150 tonnes de grains pour en faire des semences et à avoir même un faux certificat attestant de leur qualité. Sa manœuvre a été découverte et il s’était confondu en excuses devant les responsables du ministère de l’Agriculture, lors d’une réunion. S’il a oublié, les témoins de la rencontre sont toujours vivants. Malheureusement, il n’avait pas été sanctionné, ni mis en garde par écrit. L’année suivante, M. Ouédraogo a refait la même chose, en livrant près de 76 tonnes de grains de riz paddy appartenant à un groupement de femmes du Bazèga. A cet effet, il a été une fois de plus convoqué au ministère pour des explications. M. Ouédraogo a encore présenté ses excuses, sans écoper de sanctions. Il a récidivé une troisième fois, en soumissionnant à un marché de la FAO, contrevenant à une décision commune des membres de l’UNPS-B. L’union avait renoncé collégialement à répondre à l’appel d’offres, car il n’y avait pas de semences à la période indiquée. Nous étions surtout dans une dynamique de professionnalisation de la structure. M. Ouédraogo avait passé outre la décision, livrant des semences de mauvaise qualité. La FAO s’en est aperçue et s’est plainte auprès de notre structure. Nous l’avons ainsi suspendu momentanément en attendant que l’assemblée générale puisse statuer sur son cas. A la suite de cela, Boukary Zibaré, trésorier de l’Union régionale du Centre-Sud dont Adama Ouédraogo était le président, avait publié un écrit dans les journaux pour dénoncer un soit- disant deal de 800 millions F CFA impliquant l’UNPS-B et le ministère, tout en faisant afficher la photo du ministre délégué en son temps. Nous avions été interpellés par le département, qui voulait en savoir plus sur ce deal supposé. C’était une manière pour Adama Ouédraogo de compromettre les relations entre l’union et le ministère, à quelle fin, je ne saurais le dire. Ce que nous savons, c’est qu’il était plus politique que producteur semencier professionnel. Nous avions ainsi convoqué l’auteur de l’écrit et il n’a pas répondu. M. Zibaré a donc été exclu conformément aux textes, car il est inadmissible qu’un membre de l’UNPS-B puisse travailler à nuire aux intérêts de l’organisation et à nos relations avec nos partenaires. Ainsi, nous avions demandé à Adama Ouédraogo, président de l’Union régionale d’alors de procéder au remplacement du trésorier fautif. Celui-ci a refusé d’obtempérer. C’est dans ce contexte qu’est intervenue son exclusion définitive de l’UNPS-B. Dans sa lettre d’exclusion, les problèmes sont détaillés.

S. : Mais pourquoi continue-t-il de se prévaloir du titre de président de l’union régionale du Centre-Sud ?

A.S. : Malgré son exclusion, il prétend toujours être le président de l’union régionale du Centre-Sud. Il a porté l’affaire devant les tribunaux. Une dizaine de jugements ont été rendus, mais il n’a jamais gagné. L’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE/LC) a audité l’UNPS-B à la suite d’une plainte de Adama Ouédraogo et n’a rien trouvé d’anormal. La structure a juste fait des recommandations pour améliorer le fonctionnement de l’organisation, que nous avions d’ailleurs suivies à la lettre. Cela nous a permis d’atteindre le niveau où nous sommes. Aujourd’hui, il raconte sa vie à ceux qui ne le connaissent pas si non les producteurs semenciers savent qui il est.

S.: Vous avez été fait président d’honneur de l’UNPS-B, après avoir cédé la présidence de l’organisation. Quel commentaire en faites-vous ?

A.S. : C’est par respect, que j’ai accepté d’être président d’honneur, parce que mon successeur et son équipe m’ont convaincu qu’ils ont toujours à apprendre de moi. Sinon personnellement, j’ai besoin d’un peu de repos et de me consacrer à mes activités de développement agricole. Je vais néanmoins accompagner la nouvelle équipe à travers des conseils, pour faire profiter mon expérience. D’ailleurs, j’ai écrit un livre à ce sujet, que je compte publier bientôt.

Entretien réalisé par
Kader Patrick KARANTAO

Nouveau médicament contre le paludisme

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Le Burkina Faso a été choisi pour mener les évaluations sur le KAF 156, une nouvelle combinaison antipaludique. Un choix qui confirme les compétences des chercheurs burkinabè. Quelques jours après l’annonce, une délégation de Novartis est venue à Ouagadougou pour s’enquérir des conditions dans lesquelles les études vont se mener. Pour mieux comprendre le processus, nous nous sommes entretenus avec Dr David Hughes, le responsable de programme à Novartis.

Sidwaya (S.) : Pourquoi, le choix du Burkina Faso à travers les sites de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso pour conduire l’essai
clinique ?

David Hughes (D.H.) : Pour des études de ce genre, nous recherchons les plus grands experts dans le domaine de la recherche. Nous savons que le Burkina Faso en regorge. C’est ce qui explique notre présence.

S. : En plus de la subvention accordée par le Partenariat Europe-pays en développement pour les essais cliniques (ECDTP), quelles sont les
autres interventions de Novartis au Burkina Faso ?

D. H. : En plus de l’étude clinique qui va être supportée par le financement proprement dit, Novartis va contribuer au développement des capacités, fournir les équipements qui ne seraient pas disponibles, faire en sorte que le niveau technique soit amené aux standards internationaux.
S. : Quelles sont les attentes de Novartis à travers ce projet ?

D. H. : Nous travaillons avec des experts de niveau le plus élevé possible de cinq grandes universités européennes et cinq centres de recherche d’excellence en Afrique. Nous avons également le partenariat avec MMV (Medicines for Malaria Venture). Ensemble, nous allons travailler à la mise à disposition de nouveaux médicaments pour les enfants.
S. : Quelle est la date probable de la disponibilité du médicament et sera-t-il accessible à tous ?

D. H. : Nous sommes à la phase II. Nous devons terminer une phase III, de l’évaluation de ce nouveau médicament. Je pense que d’ici à 5 ans, ces travaux vont être bouclés. Bien que nous sommes préoccupés par la célérité de la mise à disposition de ce médicament. Nous ne pouvons donc pas prendre des raccourcis. Il nous faut faire le travail selon les standards internationaux et cela prendra le temps exigé. Lorsque le médicament sera approuvé et disponible, nous avons fait la promesse qu’il sera disponible là où les populations ont le plus besoin. Le coût sera abordable pour les populations.

S. : Au terme de votre visite des infrastructures du Groupe de recherche action santé (GRAS), chargé de conduire les études, quelle est votre réaction ?

D. H. : Nous sommes impressionnés par la qualité du travail et du personnel. Nous sommes également rassurés quant à la conformité des bâtiments, la qualité de l’informatique.

Entretien réalisé par Gaspard BAYALA

Radio rurale: deux ans de renaissance célébrés

La Radio rurale a célébré officiellement, l’an II de la relance de ses programmes, le jeudi 18 avril 2019 dans ses locaux à Ouagadougou.

Après 5 ans d’absence sur les ondes, la Radio rurale(RR) a émis de nouveau, le 20 avril 2017 sur la 90.3. Le 20 avril dernier, marque la deuxième année de la relance de ses activités. Cet anniversaire est célébré du 17 au 21 avril 2019 à Ouagadougou. «Cette célébration de la relance des programmes est un moment pour nous de regarder dans le rétroviseur et de dire que nous avons fait le bon choix face aux enjeux du moment», a déclaré le ministre en charge de la communication, Rémis Fulgance Dandjinou, le jeudi 18 avril, lors de la cérémonie officielle de célébration. Pour le Directeur général (DG) de la RTB, Pascal Y. Thiombiano, depuis, sa réouverture, la RR ne cesse de faire rêver ses auditeurs, aussi bien à l’intérieur qu’au-delà des frontières du Burkina Faso, à travers diverses émissions. Ce sont, entre autres, «Commentons l’actualité» en mooré et Fulfudé, «Rawalm Sen Bé», «le Forum des agropasteurs», «les sentiers du développement» et «Burkina variétés». M. Thiombiano a ajouté qu’en plus du français, ce sont 16 langues nationales qui sont parlées sur les antennes de la RR. Il s’agit du Mooré, Jula, Fulfudé, Bissa, Bwamu, Lyélé, Nuni, Kassèna, Fulsé, Tamashèq, Gulmacéma, Lobiri, Dagara, Dafing, San et Bobo Mandarè. Avec un rayon de couverture qui avoisine les 80 kilomètres, la «nouvelle» RR dispose également des stations locales implantées à Ouahigouya, Kaya et Dédougou et bientôt à Tenkodogo. «Aujourd’hui, avec le foisonnement du paysage médiatique, la RR a su se faire une place de choix. C’est une radio écoutée qui, au fur et à mesure que les années passent, étend son rayon de couverture», a précisé le DG de la RTB.

Un outil de développement du monde rural

Selon le parrain de la cérémonie, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommannogo Koutou, la RR est un outil de développement par excellence du monde rural. «La RR a contribué à transmettre des messages au monde paysan notamment lors de nos campagnes de vaccination du cheptel contre la peste bovine et la maladie gourme qui attaquait récemment l’espèce asine», a relevé le ministre Koutou. Il a rassuré de son soutien aux responsables de la RR pour leurs œuvres salvatrices. Le ministre Dandjinou a aussi, ajouté que le Burkina traverse une période difficile de son histoire, avec des tensions sociales et des menaces terroristes. Dans un tel contexte, a-t-il poursuivi, le besoin d’avoir l’information crédible est plus que nécessaire pour les populations et surtout en langues nationales. «La Radio rurale est un meilleur outil pour éloigner le Burkina Faso du spectre de la fronde sociale en diffusant des messages d’apaisement et de sensibilisation», a-t-il dit. Et pour l’accompagner dans cette mission, il a confié que son département s’est investi pour étendre le rayon de couverture de la RR et de Radio Burkina.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com

Journée nationale du paysan 2019

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo, a animé une conférence presse, le vendredi 19 avril 2019, à Ouagadougou, pour annoncer la tenue de la 21e édition de la Journée nationale du paysan (JNP) prévue se dérouler du 25 au 27 avril 2019 à Gaoua.

Le monde rural se donne rendez-vous pour la 21e fois à l’occasion de la Journée nationale du paysan (JNP) qui va se tenir du 25 au 27 avril 2019 à Gaoua dans la région du Sud-Ouest. Cette année, l’objectif global est d’échanger sur la problématique de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité, afin de poser des solutions pour le développement du secteur. Telle est l’annonce faite par le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le vendredi 19 avril 2019, à Ouagadougou. Pour lui, le défi de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité est un thème qui traduit la volonté du gouvernement et de tous les acteurs à œuvrer à l’accroissement des performances globales du secteur rural en dépit des contraintes diverses. Le programme de l’édition 2019 prévoit selon le ministre Ouédraogo, la cérémonie officielle d’ouverture du JNP, des ateliers sectoriels sur le thème de la journée, le lancement officiel du programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement à Kiligbara, des décorations d’acteurs méritants du secteur rural et de l’ouverture de la foire agro-sylvo-pastorale, halieutique et faunique. «La matinée du 27 avril sera consacrée à l’entretien direct entre le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et les paysans, sur les préoccupations du monde paysan», a-t-il précisé. Le chef du département de l’Agriculture a par ailleurs indiqué que les réflexions menées sur les innovations de la JNP prévoient un caractère biennal de la manifestation. Ce dispositif a-t-il dit, vise à donner plus de temps aux différentes parties prenantes, à mettre en œuvre leurs engagements et les recommandations prises lors des éditions précédentes. Pour le ministre des Ressources animales, Soumanogo Koutou, le caractère biennal de la JNP va donner suffisamment du temps aux acteurs pour mieux réfléchir aux recommandations des paysans afin d’apporter de meilleures réponses aux préoccupations. «Le temps de réfléchir aux solutions et recommandations, les préparatifs pour la prochaine édition sont déjà pointés à l’horizon», a-t-il reconnu. Salifou Ouédraogo a rassuré que pour la présente édition, tout est fin prêt en ce sens que les acteurs sont à pied d’œuvre pour accueillir 80 producteurs par région pour ce rendez-vous du monde rural

Mamourou BENAO
(Collaborateur)

Fête de Paques: Prière pour la stabilité au Burkina

A l’occasion de la fête de Pâques, les fidèles chrétiens ont prié pour la paix au Burkina Faso. A la paroisse- cathédrale Immaculée conception de Ouagadougou et à la paroisse Christ-Roi de l’univers de Pissy, le message a été le même, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 avril 2019.

Les fidèles chrétiens du Burkina Faso ont célébré la résurrection du Christ dans la joie et le recueillement. Une célébration qui marque l’achèvement des 40 jours de cheminement du peuple de Dieu vers la Pâques, fondement de la foi chrétienne. A la paroisse-cathédrale Immaculée conception de Ouagadougou et à la paroisse Christ-Roi de l’univers de Pissy, ils ont une fois de plus implorer Dieu afin que la paix revienne au pays des Hommes intègres. Dans son homélie à la cathédrale de Ouagadougou, le Cardinal Philippe Ouédraogo a appelé les fidèles à vivre dans la vérité, l’entente et la cohésion selon l’esprit de cette fête pascale. Il a expliqué que les valeurs chrétiennes sont basées sur la charité, la protection de la vie et la consolidation de la foi en Dieu. C’est pourquoi, il a dit que la Pâques est un appel à vivre la vie des enfants de Dieu. Il a rappelé la nécessité pour les dirigeants de se mettre au service du développement et du bien-être des populations. A l’occasion de cette veillée pascale, le 20 avril, 165 personnes ont été baptisées. Un sacrement qui démontre leur vie confiée à Jésus-Christ.

Une pensée positive

A la paroisse Christ-Roi de l’univers de Pissy, ce sont des centaines de fidèles chrétiens qui ont également célébré la résurrection de leur sauveur.
Le curé de la paroisse, l’abbé Michel Wenceslas Tiendrébéogo, a exhorté les chrétiens à une renaissance. Pâques étant la plus importante fête chrétienne, il a souhaité que les chrétiens cultivent au quotidien, l’humilité, la tolérance et surtout la dignité humaine. «La situation nationale actuelle nous invite à être plus vertueux afin de revenir à un Burkina Faso de paix et de cohésion sociale», a dit le curé de la paroisse. Un message bien entendu par les fidèles. Magloire Tapsoba de la paroisse Christ-Roi de l’univers de Pissy, a assisté à la messe du dimanche avec sa famille. Selon lui, la fête de Pâques est très importante. «Pâques vient nous rappeler que Jésus est mort sur la croix à cause de nos péchés», a-t-il affirmé. Pour cet homme âgé de la trentaine, les catholiques doivent se comporter en petit frère du Christ, méditer et avoir une pensée positive en ces moments troublés.
Cette célébration a été le lieu pour la communauté catholique de Pissy, de prier pour le pays à l’instar des autres paroisses de la capitale et de l’Eglise burkinabè. «Nous avons prié pour qu’il retrouve sa paix d’antan et que nous puissions circuler comme avant au Burkina Faso», a soutenu M. Tapsoba. Pour Marie Pauline Porgho, vendeuse d’objets de piété, la fête pascale est une occasion de demander à Dieu de libérer notre pays des forces du mal, à l’image de ce qu’il a fait pour son peuple en le faisant sortir de l’esclavage d’Egypte. «Nous prions Dieu d’unir nos cœurs davantage et de nous aider à faire sortir le Burkina Faso des difficultés dans lesquelles, il se trouve. Nous souffrons beaucoup. Car, nous avons des enfants qui sont des agents de force de défense et de sécurité et nous avons peur pour eux qui défendent la patrie», a-t-elle dit.

Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)

Fêtes de Pâques:les fidèles fêtent la victoire du Christ

La résurrection de Jésus-Christ a été célébrée dans la nuit du 20 avril 2019, à la paroisse Notre-Dame de Fatima de Dassasgho. Jour d’allégresse, il rappelle aux chrétiens, la victoire du Christ sur la mort.

A travers des acclamations et des cris, les fidèles chrétiens de la paroisse Notre- Dame de Fatima de Dassasgho ont exprimé leur joie après 40 jours de jeûne, de pénitence et de nombreuses privations. C’était à l’occasion de la nuit du ‘’Samedi saint’’ célébrée, le 20 avril 2019 où, l’église a commémoré la résurrection de Jésus Christ. Jour d’allégresse, il rappelle aux chrétiens que Christ a vaincu la mort. Au cours de cette célébration, plusieurs lectures se sont succédé, allant du nouveau à l’ancien Testament. L’évangile parlait de la découverte du tombeau vide par les femmes et de la pierre roulée à l’entrée. Le curé de la paroisse Notre- Dame de Fatima de Dassasgho, abbé François De Sales Naré, a rappelé les propos de l’ange : «Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici. Il est ressuscité. Souvenez-vous de ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée. Il faut que le fils de l’Homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le troisième jour». L’abbé François De Sales Naré, a invité les fidèles à être la lumière et les témoins de la résurrection en annonçant la bonne nouvelle. Il a ajouté que la mort et la résurrection de Jésus Christ «nous a affranchi du péché». Pour lui, le message principal de cette célébration est la résurrection du Seigneur. Le curé a signifié : «le Christ est né en prenant notre condition humaine, il a voulu nous sauver du péché et de la mort et par amour, il s’est donné pour que nous ayons la vie éternelle». Il a poursuivi en disant, que tous les chrétiens ont été invités à renouveler leur foi et repartir du Christ pour mieux l’annoncer, à l’image de ces femmes qui sont reparties, rassurées par les anges.
L’abbé François De Sales Naré a souhaité que les chrétiens puissent vivre ressuscités et que «durant tous ces quarante jours, nous avons essayé de nous débarrasser de tout le poids du péché qui nous avilissait, maintenant nous sommes ressuscités avec le Christ. Que par Notre-Dame de Fatima, nous revenions au Christ pour témoigner des œuvres du Seigneur». Au cours de la cérémonie, 393 personnes ont reçu le sacrement de baptême et de confirmation.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

MPP: un nouveau siège, de nouvelles ambitions

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a inauguré son nouveau siège national, sis au quartier Petit Paris, dans le secteur n°5 de Ouagadougou, le samedi 20 avril 2019.

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ne cesse de développer des stratégies dans la perspective des échéances électorales de 2020. Après le renouvellement des structures du parti, il s’est doté d’un nouveau siège national, au quartier Petit Paris sis dans le secteur n°5 de Ouagadougou. L’inauguration de ce nouveau «laboratoire», un bâtiment de type R+1 de 18 bureaux entièrement équipés, a eu lieu, le samedi 20 avril 2019. Elle a mobilisé des dizaines de militants de divers secteurs et arrondissements de la capitale burkinabè.
Le président par intérim du MPP, Simon Compaoré, a rappelé aux militants que ce nouveau local est la marque de la grandeur de leur parti. Car, il leur permettra d’échanger, de communiquer, de confronter leurs idées et de marcher résolument vers les objectifs qu’ils se sont fixés. C’est la preuve, a-t-il dit, que le MPP est en marche et que les lignes vont sérieusement bouger dans les jours et mois à venir. «Nous sommes en train de bâtir avec méthode, assurance et détermination, un MPP du futur. Notre parti doit continuer à fédérer tous ceux qui pensent, partagent et qui s’engagent à mettre le pays sur la rampe du développement à travers des actions militantes fortes pour la concrétisation du référentiel PNDES et la mise en œuvre du programme quinquennal du président du Faso», a clamé le président par intérim du MPP. Il a ajouté : «Notre intention est claire. C’est d’aller à la conquête du pouvoir en 2020 en ordre serré, dans la discipline, pour donner la victoire et une majorité parlementaire confortable au président du Faso pour la mise en œuvre de son
programme afin que tous les Burkinabè bénéficient des fruits de la croissance». Pour y parvenir, M. Compaoré a invité tous les responsables des structures du parti à la mobilisation générale et à déposer auprès de la direction politique nationale leurs programmes d’activités. «Nous devons être plus combatifs. Car, l’heure de la redevabilité avec notre peuple qui nous a donné sa confiance est proche», a-t-il rappelé. Le MPP, c’est 55 députés, 11 208 conseillers municipaux, 300 maires, 13 présidents de conseils régionaux, a-t-il soutenu. Donc, pour lui, il se positionne comme la première force politique du pays, implantée partout au Burkina Faso et à l’étranger. Depuis sa création a indiqué, le secrétaire général du parti, Lassané Savadogo, le parti s’est engagé pour le renforcement de ses structures et la formation de ses militants. Le renouvellement des structures du Kadiogo est achevé, a confié le secrétaire général de la section provinciale du Kadiogo, Aimé Zongo. Celui-ci s’est engagé à faire du parti, celui de la discipline et de l’engagement.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

Entreprenariat: Avoir l’esprit ‘’ingénieur’’ pour réussir

ISM Paris-Supméca se délocalise au Burkina Faso à deux offres de formation : Executive master engineering(EME) Logistique et Executive master engineering(EME) Finance.

Décrocher un master logistique ou finance en restant au Burkina Faso est désormais possible grâce à ISM Paris, une école d’ingénieurs publique française. Aux Burkinabè, l’établissement propose des cours en vidéo conférence en Executive Master of engineering(EME) Logistique et Executive master of engineering(EME)  Finance. « C’est une formation quasiment unique sur le continent africain », a affirmé le directeur général de l’ISM Paris-Supméca, professeur Alain Rivière, lors d’une rencontre, le mardi 02 avril 2019 à Ouagadougou. La formation en logistique (supply chain), organisée pour la troisième fois au pays des Hommes intègres, se déroule tous les six mois. Selon les formateurs, à l’ère des technologies de l’information et de la communication, avoir une  compétence logistique est stratégique parce qu’elle conditionne la réussite de toute organisation, petite ou multinationale. A travers cet EME Logistique, ISM Paris entend former de hauts responsables burkinabè « capables de transversalité, de rigueur scientifique et d’un savoir-faire de haut niveau.» Et le professeur Gérard Baglin, le responsable de l’EME logistique, d’ajouter : « le master vise à donner des compétences pour gérer de façon cohérente l’ensemble de la chaine logistique. On ne peut pas gérer séparément la production, la distribution, les achats. Il faut avoir une politique cohérente pour réussir en termes de qualité de service, de coût de revient, de montant des investissements, d’impact écologique.» L’EME Finance, qui est à sa première promotion, cible les hauts cadres  outillés pour faire des analyses et des études financières-pour des opérateurs- relatives au  marché, aux risques, aux produits, aux restructurations économiques, etc.

Alassane KERE