Moi aussi, j’ai écrit une lettre !

Si je savais écrire une bonne lettre sans la moindre faute, je m’adresserai au bon Dieu himself : «ô juste ciel, pourquoi veux-tu nous tomber sur la tête ?» Il paraît que ma patrie fait partie des fratries bien-aimées de la providence mais pourquoi c’est chez nous que les frères de la même terre se font la «guerre» ? Il semble même que les dieux et les aïeux planent et veillent toujours sur nous, mais à qui appartiennent «ces serpents qui sifflent au-dessus de nos têtes» ; à qui sont ces têtes de l’échafaud qui tombent et roulent sous nos pieds ? Selon certains vendeurs d’illusions imbus de slogans volatiles : «plus rien ne sera comme avant» et «le meilleur reste à venir» dans un avenir en pointillés. Pour les troubadours de la langue de bois, l’intégrité est une panacée et être Burkinabè se mérite. Mais entre nous, y a-t-il un quelconque mérite à scier la branche sur laquelle on est assis? Y a-t-il une certaine gloriole à regarder la case commune brûler sans avoir l’humilité et la sagesse d’apporter sa calebasse d’eau ? Y a-t-il un vainqueur dans une rixe où les pugilistes préfèrent se faire harakiri que de se battre à la loyale ? Quand tout le monde commence à avoir raison et tort à la fois, il faut craindre que personne ne soit là pour dire la vérité qui concilie avant de réconcilier.

Mais cette chronique ne dira pas la vérité tant attendue, tant déjà connue. Cette chronique volera au-dessus de la mêlée sans écorcher un seul égo. Comme l’albatros qui plane dans les éthers en regardant les ignares matelots sur le bateau, cette chronique n’entend pas haranguer l’arène de coqs mal dressés. Rien ne sert de tirer la seule calebasse rafistolée qui nous reste. Sinon chacun aura sa part mais personne n’en profitera. Rien ne sert non plus de faire le partage sans s’inspirer de Confucius, sans se mettre à la place de l’autre. En vérité, il n’y a pas que le réseau qui fait défaut au Faso ; il y a longtemps que nous avons perdu plus que le réseau. Nous avons perdu notre intégrité et par-dessus bord, nous avons balancé notre fibre patriotique pour nous arrimer au besoin du nombril. Une bonne partie de la raison elle-même à tort par excès ou par omission. Ça balance dans tous les sens entre guerre et «grèves asymétriques» ; entre dialogue de sourd et compromis d’aveugle ; entre désamour fraternel et crime passionnel. Même face à l’évidence du lendemain sans chemin d’impénitents démiurges font des géométries dans l’espace pour se tailler des lopins de strapontins et remporter 20/20 en 2020.

Si je pouvais adresser une lettre dénuée d’agenda caché et de tout non-dits, je l’enverrai à qui de droit en vociférant à qui veut m’entendre : «les plus grandes incendies de forêt commence toujours par une étincelle de rien». Attention à la traînée de poudre ! Les plus grandes crises commencent toujours par la plus petite traîtrise ou méprise des hommes. Quand deux frères se dressent l’un contre l’autre au prix du sang, de quelle hospitalité bancale et maladroite parle-t-on à l’étranger désabusé ? Quel Burkina se vante d’être la «terre d’accueil» mais cache mal ses écueils intimes aux senteurs de deuil ? Quand un Burkinabè peut oser «impunément» faire ça à un autre Burkinabè sur la terre sacrée de l’intégrité, où sont passés les dieux pour punir l’odieux personnage du carnage ? Y a-t-il encore quelque chose de plus sacrée que la vie humaine ? Au-delà de la justice, y a-t-il un pardon qui a valeur de don pour donner du sens à l’abandon sans éroder les cordons du cocon ? On ne deal pas avec la vérité ; il n’y a point de troc entre le vrai et le faux.
Si je savais écrire une lettre, je dirai au fils de Patarbtaalé que l’heure de vérité semble poindre à l’horizon. En tout cas, si ce n’est un mirage, une fumée sans feu ou un chien qui aboie sans mordre, il y a de forte chance que l’histoire elle-même applaudisse. Alors, fouillez, bêchez et creusez et surtout «ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse». Déballez tout et n’oubliez pas le neveu têtard braillard et tocard des nullards que vous avez pistonné au portillon d’une Fonction publique trop publique.

N’épargnez pas la mignonne nièce gâtée de la basse-cour de la complaisance que vous avez poussée à passer par le trou de l’aiguille parfois avec ou sans diplôme. N’enjambez surtout pas le militant de première heure dont les enfants ont infesté les bureaux climatisés sans un baluchon intellectuel digne de ce nom. Et allez déloger le stagiaire que nous avons tous côtoyé au ministère et qui a fini par ravir la vedette à ses concurrents factices d’un concours dit de «mesures nouvelles» pour s’arroger le numéro matricule de la sinécure, sans mérite. Il y en a même qui ne sont pas passés par un concours ! Que les témoins patriotes se préparent à dénoncer ceux qui ne seront pas sur la liste. Parce que sauf erreur, le plus grand fraudeur, ce n’est pas Patarbtaalé, le fils du pauvre, ce n’est pas Moah, le fils de la folle ! Il suffit de lire entre les lignes de cette lettre …

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Axe Ouaga-Riyad : le président du Faso invité en Arabie Saoudite

Le président du Faso, Roch Marc Chritsian Kaboré, a reçu le jeudi 18 avril 2019 au palais présidentiel de Kosyam, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite au Burkina Faso, Dr Waleed ben Abdul Rahman Al Hamoudi.

L’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite au Burkina Faso, Dr Waleed ben Abdul Rahman Al Hamoudi, était le 18 avril 2019 au palais de Kosyam, où il a été reçu en audience par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Après trois quarts d’heure d’échanges avec le chef de l’Etat, le diplomate s’est confié à la presse : «Nous sommes venus transmettre une lettre d’invitation du roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud d’Arabie saoudite au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dans laquelle il invite son homologue burkinabè à une visite de travail et d’amitié en d’Arabie saoudite». Selon l’émissaire saoudien, en retour, le chef de l’Etat burkinabè a donné un avis favorable à l’invitation et devrait très prochainement se rendre en Arabie saoudite. «Cette visite va contribuer à raffermir davantage les relations d’amitié et de coopération qui existent entre le Burkina Faso et le Royaume d’Arabie saoudite», a-t-il ajouté.

Selon l’ambassadeur Al Hamoudi, au cours de son séjour, le président du Faso aura des rencontres avec les autorités saoudiennes notamment le Roi Salman et le prince héritier, dont l’ambition est de faire du Burkina Faso un partenaire de premier plan dans l’intérêt des deux peuples. La lutte contre le terrorisme, le grand banditisme ainsi que l’amélioration des conditions de vie des femmes, constituent des domaines de coopération entre les deux Etats.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonroamain@yahoofr

Incendie au marché de Arbollé : des dégâts matériels enregistrés

Un incendie s’est déclenché, mercredi 17 avril 2019, dans le marché de la commune rurale de Arbollé, à une trentaine de kilomètres de Yako, sur l’axe Yako-Ouagadougou.

Les habitants de la commune rurale de Arbollé ont eu la peur au ventre, dans la soirée du mercredi 17 avril 2019, à la suite d’un incendie dans le marché. Le feu se serait déclaré à la suite de l’explosion de barriques d’essence frauduleusement stockés dans des magasins. L’on déplore, à cet effet, plusieurs dégâts matériels composés, entre autres, de 45 bicyclettes, sept motocyclettes, deux tricycles et des hangars partis en fumée. Aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée.

Selon le préfet du département de Arbollé, Ousmane Traoré, qui s’est déporté sur les lieux du drame en compagnie du directeur provincial de la police nationale du Passoré, Roger Pascal Yaméogo, l’incendie qui se serait déclenché aux environs de 14 heures a pu être circonscrit aux environs de 18 heures, grâce à une forte mobilisation de la population et des commerçants dudit marché, avec l’appui du service des sapeurs-pompiers venus promptement de Ouagadou-gou. En attendant l’issue des enquêtes diligentées par la police départementale de Arbollé, une cellule est mise en place par les autorités locales pour évaluer le matériel incendié.

Ousmane Traoré demande aux personnes de bonnes volontés ou aux organisations associatives œuvrant dans le domaine humanitaire, de venir au secours des victimes du drame.
Il a, par ailleurs, précisé que le matériel détruit par l’incendie a été transporté au commissariat de police de Arbollé promettant que les victimes du drame seront dédommagés.

Zezouma Elie SANOU
(AIB-Passoré)

Secteur de l’éducation : l’ «avertissement» des enseignants au gouvernement

La Coordination des syndicats de l’éducation (CNSE) a organisé, le jeudi 18 avril 2019 sur le territoire national, une journée de protestation, en vue d’exiger l’application du protocole d’accord signé avec le gouvernement. A Ouagadougou, les enseignants ont marché et organisé un piquet de grève à la Bourse du travail.

Par une grève de 24 heures, le jeudi 18 avril 2019 sur tout le territoire national, les enseignants du primaire, du post-primaire et du secondaire ont voulu dénoncer la «lenteur» du gouvernement dans la mise en œuvre du protocole d’accord signé d’accord-partie. «Mobilisation et action pour l’amélioration des conditions de vie et de travail», était l’un des slogans scandé, au cours de la marche qui a conduit les grévistes de la bourse du Travail, au ministère de l’Education nationale et de la Promotion des langues nationales. Là, ils ont dit ne plus avoir de mots à remettre aux premiers responsables de l’éducation. «On est fatigué de parler et de remettre des messages. Nos encres et nos feutres sont finis. Ce qui nous reste, c’est l’action. Ils veulent nous ramener sur le terrain de l’action et nous y seront», ont-ils laissé entendre. Après la marche, les manifestants ont tenu un piquet de grève au point de départ, à la bourse du Travail. Pour le premier responsable de la Coordination des syndicats de l’éducation (CNSE), Bonaventure Bélem, la manifestation est un avertissement à l’endroit du gouvernement qui devra désormais «écouter le silence et l’éloquence du silence».

Et d’ajouter : «Nous avons assez parlé, maintenant nous agirons». Il a martelé que les syndicats mettraient tout en œuvre pour obtenir l’application intégrale du protocole d’accord qui les lie à l’exécutif. A cet effet, les militants des syndicats membres de la CNSE sont convoqués à une assemblée générale ce vendredi 19 avril à 15 heures à la bourse du Travail de Ouagadougou. Sur le plan du dialogue avec la partie gouvernementale, Bonaven-ture Bélem a confié que la réponse du Premier ministre, le 9 avril 2019, à la correspondance de la CNSE en date du 26 mars 2019 n’indique «aucune échéance» pour la reprise des travaux sur le statut valorisant. Ce statut étant l’un des points de blocage, a-t-il dit.

«Nous demandons au gouvernement de définir un nouvel échéancier qui puisse permettre une sortie de crise», a répété le coordonnateur Beleme. Dans les écoles, la grève s’est fait sentir. Un tour au lycée Bambata de Ouagadougou en fin de matinée, nous a permis de rencontrer quelques élèves, notamment de la classe de 1re D qui ont dit avoir eu trois heures de cours de mathématiques dispensés par des enseignants stagiaires, selon certaines sources.

Synthèse de Jean Philibert SOME

Pâques : une célébration dans un contexte sécuritaire difficile

Les fidèles chrétiens, catholiques et protestants, de la région du Sahel, s’apprêtent à célébrer la résurrection de Jésus-Christ communément appelée Pâques, dans un contexte d’insécurité. Malgré l’enlèvement du curé de la paroisse de Djibo dans le Soum, l’abbé Joël Yougbaré et l’assassinat d’un pasteur ainsi que la fermeture de sept églises dans l’Oudalan, la communauté chrétienne n’entend pas renoncer à cet évènement.

A en croire le curé de la paroisse cathédrale de Dori, l’abbé Arcadius Sawadogo, par ailleurs vicaire général du diocèse de Dori, la Pâques est la plus grande fête des catholiques. Il estime qu’elle représente la victoire du Christ sur la mort et le péché. «Il est mort pour libérer tous les chrétiens ainsi que toute l’humanité sous l’emprise du péché et de la mort» a-t-il déclaré. Pour sa part, le responsable de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) de la province du Séno, le pasteur Moumouni Kanazoé, a ajouté que le Christ est ressuscité le troisième jour.

A propos du comportement des fidèles catholiques avant la Pâques, l’abbé Arcadius Sawadogo indique que ceux-ci sont invités à vivre le jeûne pendant quarante jours. En plus, précise-t-il, il y a la prière durant ces quarante jours où ils doivent soigner leurs relations avec Dieu, la source de l’amour, de la miséricorde et de bonté. «En priant, on se rapproche de Dieu et en se rapprochant de lui, on ne peut qu’être bon, bienveillant et doux, avec ses semblables», préconise l’abbé Sawadogo. Il a également fait cas du partage, donc de l’aumône qui doit être observée par les fidèles catholiques. « En jeûnant, nous ne faisons pas d’économie. C’est pour partager avec les pauvres parce qu’ils sont la chair de Jésus-Christ. Nous sommes appelés à visiter les malades, à être attentifs aux besoins des autres », rappelle-t-il.

Selon lui, le jour de la Pâques symbolise la fête de la résurrection. Le Christ qui a souffert et est mort sur la croix et est ressuscité. Cela est une joie que le chrétien doit célébrer. Après la Pâques, le curé de la paroisse cathédrale de Dori demande aux fidèles catholiques de vivre l’évangile qui est la parole de Dieu. Ordinairement, informe-t-il, nous essayons de vivre ce qu’il nous a enseigné notamment vivre dans la bonté, la miséricorde et dans le pardon. «La Pâques, nouvelle naissance, donc l’entrée dans la vie de Dieu, sera marquée par la célébration de la messe. Et ceux qui veulent entrer dans la vie de l’Eglise renaîtront de nouveau à travers le baptême », nous apprend l’abbé.

Sept églises fermées

La région du Sahel, jadis paisible, subit depuis 2015, des attaques terroristes.
En effet, la population sahélienne, en particulier les fidèles chrétiens catholiques et évangéliques vivent difficilement cette situation. C’est dans cette optique que le pasteur Kanazoé indique que sept de leurs églises sont fermées dans la province de l’Oudalan. «Malheureusement, notre église à Gandafabour, à 15 km de Déou, a été incendiée et à Tasmakat dans la commune de Gorom-Gorom l’un de nos pasteurs a été abattu», déplore le pasteur.

Quant à l’abbé Sawadogo, il a fait savoir que l’Eglise catholique a constaté la disparition du curé de la paroisse de Djibo, l’abbé Joël Yougbaré dans la province du Soum. Selon l’abbé Sawadogo, il est allé à moto pour dire une messe et n’est plus rentré. «Et jusqu’à présent, regrette-t-il, nous n’avons aucune nouvelle. Nous ne savons pas ce qui s’est passé. Est-ce qu’il a été enlevé ou pas ? Et pour quelles raisons ?», nous confie l’abbé Sawadogo.
Avec la fermeture des églises évangéliques, fait savoir le pasteur Kanazoé, ses collègues et leurs familles se sont déplacés vers Gorom-Gorom, le chef-lieu de la province de l’Oudalan. Par contre, certains ont trouvé refuge à Dori et à Tougouri sur l’axe Dori-Kaya. «Au regard de la situation, nous prions pour que Dieu sauve le Burkina Faso. Nous disons à nos fidèles de faire attention en limitant leurs déplacements », conseille-t-il. Aux dires du curé Sawadogo, l’évêque du diocèse de Dori, Mgr Laurent Dabiré, a pris des mesures pour que la Pâques soit célébrée dans chaque paroisse du Sahel.

«Il a donné des instructions pour que chaque paroisse, tenant compte de sa situation spécifique, puisse programmer les messes, de sorte que ça ne soit pas tard dans la nuit. Cela en vue de respecter les mesures prises par l’autorité. Des mesures de prudence ont été prises également pour la sécurité des fidèles et des agents pastoraux», explique le vicaire général de Dori.

Au regard de la dégradation du contexte sécuritaire, les Eglises catholiques et évangéliques disent prier pour la paix et la quiétude au Sahel et partant, au Burkina Faso. Par ailleurs, elles prient pour que les FDS prennent le dessus sur les forces du mal et que tous ceux qui ont été enlevés soient retrouvés sains et saufs.

Souaibou NOMBRE
Snombre29@yahoo.fr

Hadj 2019 : il faut débourser 2 132 000 F CFA

Le comité national de suivi du pèlerinage à La Mecque en collaboration avec le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale a, au cours d’une conférence de presse, annoncé le lancement du hadj 2019, le jeudi 18 avril 2019 à Ouagadougou.

Le coût du hadj 2019 est fixé à 2 132 000 FCFA, soit une baisse de 153 000 FCFA. Cette diminution, selon le ministre en charge de l’administration territoriale, Siméon Sawadogo, a été possible grâce à la subvention accordée par l’Etat à hauteur de 1 100 000 000 FCFA. Il l’a dit, le jeudi 18 avril 2019, lors d’un point de presse organisé par le comité national de suivi du pèlerinage à La Mecque en collaboration avec le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale. Cette année, ont informé les conférenciers, l’Arabie saoudite a renouvelé le quota des 8 143 pèlerins accordés au Burkina Faso. Et la convention entre l’Arabie saoudite et le Burkina qui consacre la participation du Burkina au hadj 2019 a été signée.

«Il en est de même que les contrats des différentes prestations relatives au séjour de Mina et d’Arafat, prenant en compte le service de base convenu avec la «Mouassassa» (les tentes, la climatisation et les tapis). A ces prestations, s’ajoute le transport interne signé avec United Office (organisme officiel qui facture les services liés au Hadj)», a explicité le ministre. Quelles sont les agences sélectionnées pour cette édition du hadj ? A cette question, Siméon Sawadogo a répondu que les agences de voyage chargées de l’organisation du pèlerinage sont celles qui ont été sélectionnées depuis 2018 pour deux ans, exception faite de celles qui ont été sanctionnées pour non-respect du cahier des charges et celles n’ayant pas renouvelé leurs demandes de participation.

A ce jour, la compagnie aérienne chargée du transport des pèlerins est-elle connue ? Le ministre Sawadogo a répondu par l’affirmative. Il a affirmé que c’est la compagnie saoudienne «Sky Prime», qui a été retenue pour transporter en vol Charter, le quota de 7000 pèlerins burkinabè à partir de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Le reste du quota sera utilisé en vol régulier. La limite du délai d’inscription est fixée au 5 mai 2019. Siméon Sawadogo a invité les futurs  El hadj» et «Hadja» à prendre les dispositions pour l’obtention de leurs documents de voyage.

Synthèse de
Abdel Aziz NABALOUM

Procès du putsch : les plaidoiries repoussées au 23 avril prochain

Le procès du putsch de septembre 2015 a repris, le jeudi 18 avril 2019 au tribunal militaire délocalisé à la salle des banquets de Ouaga 2000. Mais l’audience a été aussitôt reportée au mardi 23 avril prochain, à la demande des avocats de la partie civile. Cette fois, la partie civile et la défense ont parlé d’une même voix.

Dès que le président du tribunal, Seydou Ouédraogo, a donné la parole aux avocats de la partie civile pour leurs plaidoiries, Me Souleymane Ouédraogo s’est fait le porte-voix de ses confrères. Il a indiqué qu’ils ne sont pas encore prêts pour assurer « matériellement » la défense de leurs clients. L’avocat a donc sollicité un renvoi de l’audience au 23 avril. Du côté de la défense, c’est Me Mathieu Bartelé Somé qui a pris la parole pour souscrire à la requête. Me Somé a évoqué, en plus, les activités de la semaine sainte (fête de Pâques).

Le parquet militaire, pour sa part, a rappelé que le tribunal s’était déjà prononcé sur la question, puisque les avocats avaient sollicité un report de 14 jours, le 10 avril dernier, et le tribunal leur en a accordé 7. Le procureur militaire a dit ne pas être contre le principe du report et s’est remis à la décision souveraine des juges. Après concertation, le tribunal a accédé à la requête, renvoyant l’audience au mardi 23 avril 2019.

Fabé Mamadou OUATTARA

Jazz à Ouaga 2019 : l’édition du « vivre ensemble »

Le comité d’organisation de Jazz à Ouaga a animé une conférence de presse, le jeudi 18 avril 2019 à Ouagadougou, pour annoncer la tenue de la 27e édition dudit festival, qui aura lieu du 26 avril au 4 mai 2019, dans la capitale burkinabè.

La 27e édition de Jazz à Ouaga se tiendra, du 26 avril au 4 mai 2019 dans la capitale burkinabè, sous le thème : «Jazz et musique : facteurs du vivre ensemble». L’information a été livrée aux journalistes au cours d’une conférence de presse animée par le comité d’organisation du festival, le jeudi 18 avril 2019 à Ouagadougou. Selon le président de Jazz à Ouaga, Abdoulaye Diallo, cette édition aura lieu dans trois espaces, à savoir le CENASA, l’Institut français et la cour du FESPACO qui abritera le village du Jazz à Ouaga.

A l’entendre, neuf soirées de concert seront organisées avec plus d’une trentaine de groupes. Il a annoncé une programmation de «haut niveau» et de «grande qualité» avec des artistes de renom de différents pays (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Niger, Bénin, Sénégal, Algérie, Belgique et France). Quelles sont les innovations de cette 27e édition ? Et M. Diallo de répondre : «La cérémonie d’ouverture connaîtra une pièce chorégraphique dénommée Jazz en mouvement, c’est-à-dire danser en Jazz avec notre consœur, la grande chorégraphe, Irène Tassembédo. Il est prévu également la Résidence musicale dénommée ‘’résistances’’ avec des artistes du Sahel». Une autre particula-rité, a ajouté le président de Jazz à Ouaga, est que le prix d’entrée a été revu à la hausse pour faire face aux difficultés financières. A cet effet, a-t-il mentionné, le public doit contribuer à hauteur de 5000 F CFA l’entrée à l’ouverture et à la clôture et 3000 F CFA pour les autres soirées. Pour lui, comme acquis, en 27 ans, Jazz à Ouaga a généré des artistes talentueux comme Patrick Kabré, Bill Aka Kora, Alif Naaba…

«Nous devons relever le défi organisationnel et celui de la mobilisation», a souligné Abdoulaye Diallo. Pour ce faire, il a sollicité l’accompa-gnement des médias. Pour un budget prévisionnel de 95 millions F CFA, M. Diallo a fait savoir que la moitié de cette somme est déjà mobilisée. Il a, par ailleurs, salué le soutien des partenaires tels l’Institut français, Télécel (le sponsor officiel), l’ambassade des Etats-Unis, l’ambassade de Suède, Heineken, Ecobank, la BICIA-B, Africalia, IAM Gold, l’Entreprise Kanazoé et frères, Fonds d’électrification, la LONAB, la coopération autrichienne, CIM FASO, Faso KDO, Africa motors, etc.

Kowoma Marc DOH
kowomadoh@gmail.com

Aide au développement : le Burkina bénéficie de plus de 6 milliards F CFA

Le ministre de l’Economie des Finances et du Développement, Lassané Kaboré et l’ambassadeur chef de mission de l’Union européenne au Burkina, Jean Lamy, ont signé deux conventions de financement d’un montant total de 6 milliards FCFA, le 18 avril 2019 à Ouagadougou.

L’Union européenne (UE) est engagée aux côtés du Burkina Faso pour relever les défis du développement. C’est dans cette perspective que l’ambassadeur chef de mission de l’Union européenne, Jean Lamy et le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, ont procédé à la signature de deux conventions de financement de plus de 6 milliards FCFA, le 18 avril 2019 à Ouagadougou.

La première convention d’un montant de plus de 2 milliards de francs CFA s’inscrit selon l’ambassadeur, M.Lamy, dans le cadre du Projet d’appui à la gestion de l’aide (PAGA). Ce projet d’une durée de 60 mois vise à optimiser l’efficacité de l’aide et des politiques publiques du Burkina Faso. Il est attendu de la mise en œuvre du PAGA, quatre résultats principaux dont l’amélioration de la visibilité des actions de développement de la coopération de l’UE et le renforcement des cadres de concertation pour la gestion de l’aide communautaire. «Ce projet va doter les services d’appui à l’ordonnateur national en ressources humaines en quantité et en qualité », a-t-il laissé entendre.

Le PAGA ambitionne également l’amélioration du dispositif de suivi-évaluation de la coopération de l’UE. A cet effet, Jean Lamy a rassuré que le PAGA ne remet pas en cause la capacité du Burkina Faso à gérer l’aide qui lui est octroyée. «Le Burkina Faso bénéfice de l’aide budgétaire mais nous ne faisons pas cela avec tous les pays. Ce qui témoigne du niveau de confiance et de l’excellente coopération entre les services techniques chargés de la mise en œuvre de cette aide», a-t-il déclaré.

Améliorer la compétitivité

Quant à la seconde convention, elle concerne le programme pour la compétitivité en Afrique de l’Ouest-volet Burkina Faso. L’UE met ainsi à la disposition du Burkina Faso une enveloppe de 4,91 milliards FCFA pour financer ce projet d’un coût global de plus de 5 milliards FCFA. Ce programme, piloté par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, vise, selon les dires du ministre en charge de l’économie, à promouvoir trois chaînes de valeurs. Il s’agit des chaînes de valeur huileries et dérivés du coton, miel et dérivés, énergie solaire et domestique.

En outre, le programme ambitionne de renforcer le cadre législatif et règlementaire sur la compétitivité des entreprises. Tout en traduisant sa reconnaissance à l’UE pour son soutien permanent aux efforts de développement du Burkina Faso, le ministre Kaboré s’est engagé, au nom du gouvernement, à assurer une utilisation efficace et transparente des financements. Il a, en outre, promis que ses services ne ménageront aucun effort pour l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de ces projets.

Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)