Filière mangue : la «cochenille farineuse», une nouvelle menace

Un insecte, appelé cochenille farineuse, apparu il y a une dizaine d’années dans les régions des Hauts-Bassins et des Cascades, menace de porter un coup dur à la production de la mangue. Si ce phénomène est pour le moment circonscrit dans les villes, les acteurs de la filière craignent sa propagation dans les vergers et souhaitent des solutions rapides.

La plupart des feuilles des manguiers de Bobo-Dioulasso brillent comme si elles étaient aspergées d’huile. Une autre remarque est que ces manguiers ne portent pas assez de fruits ou même pas, et le sol est tapissé d’une substance gluante et collante issue des feuillages. Des insectes de couleur blanche tombent également de ces manguiers et rendent inconfortable toute détente à l’ombre. Dans les domiciles, les services ou à la périphérie de la ville, les manguiers connaissent tous ce problème. A Orodara, à Koloko, dans la province du Kénédougou, à Péni et Toussiana dans le Houet, région des Hauts-Bassins ou encore à Banfora et à Sindou dans la Comoé, région des Cascades, le même phénomène est perceptible. Il est cependant moins présent sur l’axe Ouagadougou-Bobo-Dioulasso où les manguiers présentent un aspect presque normal.

Le technicien d’agriculture à la retraite, Oumarou Tall, brandissant une branche de manguier totalement infectée par la cochenille farineuse.

Le phénomène est beaucoup plus prononcé dans les centres urbains que dans les champs comme nous le confirme Jean Pierre Coulibaly, exploitant une dizaine d’hectares de manguiers à Bandougou dans la commune de Orodara. «Nous avons constaté que les manguiers dans les villes sont beaucoup attaqués par des insectes, qui sont moins présents dans les vergers», a-t-il dit. Le chef de service encadrement et développement de la matière première à la société Dafani à Orodara abonde dans le même sens. «Le phénomène est répandu dans les concessions, mais il s’étend de plus en plus dans les vergers, surtout dans la zone de Wéléni dans le Kénédougou. Dans les villes, presque tous les manguiers sont attaqués. L’insecte se propage rapidement à cause des vents ou des abeilles, d’où notre inquiétude de voir les vergers contaminés», a expliqué M. Coulibaly.

Les producteurs inquiets

L’insecte mis en cause est, selon des recherches, la cochenille farineuse. Il serait venue de la Côte d’Ivoire et se serait introduit dans les villes de Niangoloko et Banfora dans les Cascades pour ensuite se propager dans les régions des Hauts-Bassins et d’autres zones de production de mangue. «La cochenille farineuse du manguier encore connue sous le nom scientifique de rastroccocus invadens, est un petit insecte recouvert de poudre blanche qui se nourrit des plantes, en particulier les plantes ornementales, les agrumes, et les manguiers», détaille Remy Dabiré, maître de recherche en entomologie au CNRST/INERA, station de recherche de Farako-Bâ. Selon ses explications, la cochenille farineuse pompe la sève nourricière du manguier en l’affaiblissant. Elle secrète ensuite une substance sucrée et huileuse, le miellat qui est beaucoup appréciée des fourmis et sert de terreau à un champignon noirâtre du nom de fumagine qui se développe sur les feuilles.

Ce champignon finit par couvrir toute la feuille du manguier et l’empêche ainsi de réaliser la photosynthèse, mécanisme par lequel la plante vit. On assiste donc à une diminution de la production et de la productivité de la mangue, ajoute le chercheur. Pour le moment, aucun traitement n’existe, ce qui inquiète les acteurs de la filière mangue. «Ça sera désastreux pour nous si les mouches continuent à s’accroître. On risque d’avoir une année blanche au niveau de la filière mangue si le phénomène persiste. Pourtant, cette filière compte une centaine d’unités de séchage, une vingtaine de centres de conditionnement et d’unités industrielles», alerte le président de l’Association inter professionelle mangue du Burkina (APROMAB), Paul Ouédraogo. Cette inquiétude est partagée par les responsables de Dafani, qui a pour matière première la mangue.

En quête de remède

Minata Ouattara, productrice à Banfora dans les cascades, a demandé au ministère de l’Agriculture de les aider à combattre la cochenille.

Le président de l’Associa-tion professionnelle des exportateurs et commerçants de mangues au Burkina Faso, Issiaka Bougoum, par ailleurs Président directeur-général (PD-G) de l’entreprise «Ranch de Koba», spécialisée dans l’exportation de mangues, se fait également des soucis. «Il n’y aura pas de campagne de mangues si les manguiers n’arrivent pas à produire à cause de la cochenille farineuse. J’emploie plus de 200 personnes en pleine campagne et traite avec plus de 200 fournisseurs. La filière génère plus de 14 milliards F CFA comme chiffre d’affaires. Donc, il faut prendre le taureau par les cornes avant que toutes les régions productrices de mangues ne soient affectées».
En plus de la nuisance sur la production, la cochenille farineuse, à cause de la substance qu’elle secrète, ne permet pas à ceux qui ont des manguiers dans leur cours de profiter de l’ombre de ces arbres. Le séjour sous les manguiers sera encore plus inconfortable en cette période de chaleur, à en croire un technicien de l’agriculture à la retraite, Oumarou Tall. La filière mangue joue un rôle important tant sur le plan économique, social qu’alimentaire. Il est alors urgent de trouver des solutions à la cochenille farineuse afin de ne pas la compromettre. Et les propositions sont nombreuses.

Lassina Traoré, producteur à Toussiana dans la province du Houet, propose d’abattre les arbres contaminés. Minata Ouattara, propriétaire d’un verger à Banfora, appelle les responsables du ministère de l’Agriculture à les aider à combattre ce fléau.
Pour Issiaka Bougoum, la cochenille farineuse doit être considérée comme un fléau national, à l’instar des criquets, et combattue comme tel. Selon Paul Ouédraogo, son association est membre du Comité national de lutte contre les mouches de fruits et autres insectes nuisibles. Il compte prendre en compte la cochenille farineuse qui ne figurait pas dans son plan d’actions. La recherche est sur le coup, mais elle est confrontée à un manque de moyens.

«Des activités de recherche étaient engagées, mais n’ont pas abouti par manque de financement. C’est l’occasion pour nous les chercheurs d’interpeller les autorités compétentes, afin qu’elles nous appuient dans la recherche de solution au problème», confie Dr Rémy Dabiré. Au ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, on rassure que des initiatives ont été prises pour accompagner la recherche. «Il existe un protocole d’accord entre le ministère en charge de l’agriculture et le Centre national de recherches scientifiques et de technologies et dans ce cadre, il est prévu un appui aux activités de recherches sur la cochenille farineuse du manguier», rassure le directeur général de la protection des végétaux et du conditionnement, Dieudonné Ouédraogo.

Il invite tous les acteurs de développement à soutenir l’expertise nationale afin qu’elle puisse faire face à cette menace. En attendant, M. Ouédraogo exhorte les producteurs à bien entretenir les plants, à adopter des comportements de nature à ne pas contaminer les plants sains et à éviter le transport de tout matériel végétal infesté d’une zone à une autre zone non infestée.

Adaman DRABO

Pas d’incidence sur l’homme
La cochenille farineuse n’a pas d’incidence directe sur l’homme. C’est du moins l’assurance que donne Dr Rémy Dabiré, maître de recherche en entomologie au CNRST/INERA, station de recherche de Farako-Bâ à Bobo-Dioulasso.
Elle pose cependant de sérieux problèmes d’hygiène et à la qualité de la mangue car une mangue recouverte de la cochenille farineuse est impropre à la consommation et à la commercialisation.
A.D

La filière mangue en chiffres
Selon les données du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, fournies par l’INERA, la superficie réservée aux manguiers en 2017, est de 19 737 hectares dans quatre régions pour une production de 197 372 tonnes environ en 2018, réparties en 35 326,6 tonnes pour les Cascades,138 025,9 tonnes pour les Hauts-Bassins, 12 580,5 tonnes pour le Centre-Ouest et 11 439,2 tonnes pour la Boucle du Mouhoun. L’Union nationale des producteurs des mangues prévoit une production en 2019 de 250 000 tonnes. L’exportation des mangues fraîches est estimée à 5 252 tonnes vendues sur le marché international, 3 290 tonnes sur le marché sous régional et 3 500 tonnes sur le marché national. Le marché international permet d’engranger 3 151 200 000 FCFA de chiffres d’affaires. Ce chiffre est de 3 934 158 970 FCFA sur le marché national. La mangue séchée est de 2 774,257 tonnes en 2018 et de 5 339 tonnes de purée de mangue. Ce maillon de la transformation mobilise à lui seul 12 215 emplois en 2018 dont 91,16% de femmes selon les données de l’APROMAB.
A.D

Du savon en poudre comme palliatif
Pour le moment, il n’y a pas de solution appropriée contre la cochenille farineuse. Des paysans ont développé des initiatives pour essayer de la combattre. Certains utilisent les savons en poudre qu’ils mélangent avec de l’eau pour pulvériser les feuilles des manguiers infectés. Ce traitement semble efficace, mais l’effet selon ceux qui l’ont expérimenté, est de courte durée. Les mouches reviennent quelques temps après. L’un des moyens de lutte qui peut être efficace est la lutte chimique. Mais la question qui se pose au niveau de la recherche est de savoir s’il est judicieux d’utiliser des produits toxiques dans des concessions, avec le risque de provoquer des problèmes de santé publique. Il est donc impérieux d’appuyer la recherche afin de proposer des solutions efficaces et durables aux producteurs.
A.D

Association «Dafing-Bobo-Peulh s’amusent» : une semaine pour magnifier l’alliance à plaisanterie

L’association «Dafing-Bobo-Peulh s’amusent» (DBP’S) tiendra sa deuxième édition de ses journée communautaires, du 20 au 27 avril 2019, dans la cité de Sya. Les organisateurs l’ont annoncée, le mercredi 17 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, à travers une conférence de presse.

L’association « Dafing-Bobo-Peulh s’amusent » (DBP’S) veut faire de la parenté et l’alliance à plaisanterie, un socle pour la cohésion et la paix entre les communautés. C’est dans ce sens qu’elle tiendra, du 20 au 27 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, la IIe édition de ses journées de communautés. L’annonce de l’évènement a été faite, le mercredi 17 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, lors d’une conférence de presse. L’objectif de la conférence du jour était de dérouler le programme desdites journées et d’expliquer leurs objectifs. Le président de la section de Bobo-Dioulasso de l’association, Alexandre Sanou, a confié que ces sept jours, seront ponctués, entre autres, d’une conférence animée par trois «éminents» anthropologues le premier jour, d’un match de gala impliquant toutes les trois communautés, et d’une foire tout au long de la semaine, au jardin Kaboré. L’association, a-t-il indiqué, a officiellement été reconnue en avril 2018, et a pour but de promouvoir et de valoriser la parenté à plaisanterie.

«La parenté à plaisanterie est une trouvaille ancestrale qui est en train de se perdre», a-t-il déclaré. Pour M. Sanou, beaucoup sont ceux qui pratiquent la parenté à plaisanterie, sans connaître son sens ni son origine. Il a, en outre, rappelé que la naissance de l’association est partie d’un groupe créé sur Facebook, qui, au fur et à mesure, a atteint 15 000 membres. Et de là, est née l’idée de la création de DBP’S. L’association a une envergure nationale voire sous régionale et même internationale, car, à en croire Alexandre Sanou, elle a des représentations dans plusieurs pays de la sous-région, et au-delà de l’Afrique.

Le président de la section de Bobo-Dioulasso a précisé que la tenue des présentes journées se fait de façon tournante. Ainsi, après Ouagadougou, en 2018, et Bobo-Dioulasso cette année, l’édition 2020 se tiendra dans une autre ville, nationale, ou sous régionale, aux dires des organisateurs. A la question de savoir si l’association mène d’autres activités hormis ces journées, Alexandre Sanou a répondu par l’affirmative. Il a, entre autres, cité des reboisements, et leur participation aux récentes marches contre la stigmatisation des communautés.

Alpha Sékou BARRY

Le DP d’Aujourd’hui au Faso bat sa coulpe et demande pardon

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Le Directeur de publication du quotidien Aujourd’hui au Faso, Dieudonné Zoungrana s’est dit profondément désolé des commentaires faits sur le plateau de la télévision nationale sur un sujet d’actualité au menu de l’émission « Débat de presse » du dimanche 14 avril 2019. Notre prise de position sur la question de l’authentification des diplômes d’entrée a la Fonction publique a été jugé offensant, injurieux, discriminatoire, voire haineux, par une partie de nos compatriotes. Nous comprenons et partageons les frustrations légitimes, exprimées d’une façon ou d’une autre, par des burkinabè. Notre intention n’était pas de blesser, de jeter l’opprobre ou de stigmatiser une catégorie de nos concitoyens  qui sont nés, qui ont fait leurs humanités ou qui font des affaires au Burkina Faso ou hors des frontières matérielles du pays. A tous ceux qui se sont sentis concernés, à toute la diaspora qui s’est sentie ciblée, humiliée, par nos propos, nous présentons nos sincères regrets et excuses.

 Dieudonne Zoungrana

Directeur de publication de Aujourd’hui au Faso

Hadj 2019

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Le Ministre d’Etat Siméon Sawadogo a procédé ce matin du jeudi 18 avril au lancement officiel du hadj 2019 lors d’une conférence de presse.
Le coût du Hadj cette année est de 2 132 000 Fcfa contre 2 285 000 de Fcfa en 2018. Le quota des pèlerins est de 8143 comme en 2018. La compagnie Saoudienne SkyPrime a été retenue pour le transport des pèlerins de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso

Ministère en charge de la jeunesse : Le maintien de la direction de l’entrepreneuriat, souhaité

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Le Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso (CNJ/BF) a animé une conférence de presse, le mardi 16 avril 2019 à Ouagadougou, pour donner son point de vue sur la situation qui prévaut au ministère en charge de la jeunesse.

Les membres du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso (CNJ/BF) sont en phase avec leur ministère de tutelle. Les leaders de cette organisation en ont donné l’assurance à l’occasion d’une conférence de presse, le mardi 16 avril 2019 à Ouagadougou.

Le président du CNJ/BF, Moumouni Dialla a, en effet, noté que «c’est avec satisfaction», qu’ils ont découvert que le nouvel organigramme du ministère en charge de la jeunesse a créé une direction en charge de l’entrepreneuriat des jeunes et un secrétariat permanent de «Youth connect». «Pour nous, la direction générale de l’entrepreneuriat sera une solution à l’auto-emploi des jeunes.

Cela permettra un accompagnement et un suivi permanent de leurs activités entrepreneuriales. Le secrétariat permanent de Youth connect travaillera à créer des opportunités et mettra les jeunes du Burkina Faso en connexion entre eux et avec ceux des autres pays», a-t-il expliqué. Et pour mieux exprimer leur approbation à propos de ce changement, Moumouni Dialla a informé que sa structure a adressé deux correspondances datant du 21 février 2019 au ministre de la Jeunesse et de la promotion de l’Entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré.

Ces correspondances, selon les confidences de M. Dialla, exhortaient le ministère à travailler à la représentativité de la jeunesse dans les différents conseils d’administration de l’Etat, à créer des opportunités sur les plans national et international pour les jeunes, a accompagner les initiatives de la jeunesse en facilitant l’accès au financement, et à créer une direction générale qui s’occupera de l’entrepreneuriat, de créer un cadre de concertation trimestrielle entre le ministre, ses structures techniques et les jeunes, d’accompagner le renforcement institutionnel des structures de jeunesse.

Néanmoins, Moumouni Dialla a déploré que, selon des informations qui leur sont parvenues, la création de la direction générale de l’entreprenariat des jeunes ne semble pas faire l’unanimité. Il a donc informé l’opinion publique que la création d’une direction de l’entrepreneuriat répond à la volonté de la jeunesse.

A l’entendre, ce sont les réalités du terrain et le nombre croissant de chômeurs dans le pays qui commandent l’érection de cette direction. M. Dialla a, par conséquent, souhaité que chacun transcende ses intérêts pour accompagner cette jeunesse qui «souffre» et plaider pour que la jeunesse soit au cœur de toutes les stratégies et politiques publiques.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

Des infrastructures socioéconomiques au profit de sept régions

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 17 avril 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale,  procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :
– un rapport relatif au choix du thème pour la célébration de la fête nationale du 11 décembre 2019 à Tenkodogo, Chef-lieu de la région du Centre-Est.
Le Conseil a retenu le thème : « Cent ans de la création du Burkina Faso : Devoir de mémoire et engagement patriotique en vue de la consolidation de l’Etat-Nation ».
I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :
– un décret portant adoption du 4ème Contrat-plan Etat/Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour la période 2019-2021.
L’adoption de ce décret permet l’exécution dudit contrat-plan entre l’Etat et la SONAGESS en vue d’apporter des réponses adéquates à l’insécurité alimentaire dans notre pays.

I.1.3. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
– un décret portant modification du décret n°2018-0896/PRES/PM/MCIA/MINEFID du 11 octobre 2018 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Secrétariat technique de mise en œuvre du plan d’industrialisation accélérée du Burkina Faso.
L’adoption de ce décret permet de rendre opérationnels les organes de mise en œuvre du plan d’industrialisation accélérée du Burkina Faso.
– un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national des indications géographiques et marques collectives du Burkina Faso.
Le Comité national des indications géographiques et marques collectives a pour mission de conduire le projet pilote de labellisation de quatre (04) produits du terroir que sont : le Faso dan fani, le chapeau de Saponé, le beurre de karité et les produits de cuirs et peaux de Kaya.
La création de ce comité fait suite aux deux (02) ateliers organisés le 31 août et le 2 novembre 2018 à Ouagadougou à l’attention des producteurs, à l’atelier de lancement du projet de labellisation du Faso dan fani à  Bobo-Dioulasso les 27 et 28 octobre 2018 et à l’atelier de labellisation du chapeau de Saponé le 7 mars 2019 à Saponé.
Le projet vise à améliorer la compétitivité et l’accès aux marchés nationaux et étrangers de ces produits nationaux.
L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre institutionnel indispensable à la mise en œuvre du processus de labellisation.

I.1.4. Pour le compte du ministère des Sports et des loisirs :
– un projet de loi portant orientation des sports et des loisirs.
Ce projet de loi vise à doter notre pays d’une politique en matière de sport et des loisirs, répondant aux exigences internationales notamment pour la professionnalisation de la gestion et du fonctionnement des structures sportives ou de loisirs et le développement des pratiques.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de la Santé :
– un rapport relatif aux résultats des travaux de dépouillement de l’appel d’offres international après pré-qualification pour les travaux de construction du Centre hospitalier régional (CHR) de Manga.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché aux entreprises suivantes :
Lot 1 : Groupement MK CONSTRUCTION/ ALQASABI pour un montant de six milliards six cent vingt-six millions trois cent soixante-dix-neuf mille trois cent soixante-huit (6 626 379 368) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois.
Lot 2 : Groupement DYJESCK/ GERBA TP SARL pour un montant de six milliards trois cent millions quatre cent quatre-vingt-trois mille sept cent quatre-vingt-onze (6 300 483 791) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de seize (16) mois.
Le financement est assuré par le budget national, le Fonds saoudien de développement (FSD) et le Fonds koweitien pour le développement économique en Afrique (FKDEA).

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
Le Conseil a adopté trois (03) décrets :
Le premier décret est relatif à la création d’emplois à l’Université Joseph KI-ZERBO suite aux résultats des travaux de la 40ème session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), tenue à Niamey au Niger du 9 au 18 juillet 2018 et aux résultats du 19ème concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales, tenu du 5 au 14 novembre 2018 à Libreville au Gabon.
L’adoption de ce décret permet la création de vingt-trois (23) emplois de professeur titulaire et de professeur titulaire hospitalo-universitaire, de treize (13) emplois de maître de conférences, de neuf (09) emplois de maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire, de cinquante-trois (53) emplois de maître-assistant et de maître-assistant hospitalo-universitaire.
Le deuxième décret consacre la nomination de douze (12) Professeurs titulaires, de onze (11) Professeurs titulaires hospitalo-universitaires et de treize (13) Maîtres de conférences de l’Université Joseph KI-ZERBO.
Le troisième décret porte nomination de neuf (09) Maîtres de conférences agrégés hospitalo-universitaires de l’Université Joseph KI-ZERBO.

I.3. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– un rapport relatif à l’appel d’offres national restreint n°2018-001/MINEFID/SG/PADEL du 13/12/2018 pour les travaux de réalisation d’infrastructures socioéconomiques dans sept (07) régions au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Région de la Boucle du Mouhoun :
Lot 1: EDSM pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (12 sites maraichers, 2 marchés à bétail, 5 parcs de vaccination, 2 aires d’abattage, 2 magasins de stockage, 4 gares routières, 1 marché et 1 aire de stationnement) pour un montant d’un milliard sept cent soixante-cinq millions quatre-vingt mille trois cent quarante (1 765 080 340) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2: ECODI pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (431 boutiques, 38 blocs (lot de 10) de hangars de marché et 12 marchés communaux) pour un montant de deux milliards huit cent treize millions sept cent dix-huit mille deux cent dix-neuf (2 813 718 219) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
Région du Centre-Est :
Lot 1 : Groupement PRESSIMEX SOMETA GESEB pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (10 sites maraichers, 10 boutiques, 5 marchés à bétail, 4 parcs de vaccination, 1 forage pastoral avec système de pompage solaire, 3 gares routières) pour un montant d’un milliard cinq cent quatre-vingt-cinq millions neuf cent quatre-vingt-treize mille cent soixante-huit (1 585 993 168) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : ECOFOM pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (333 boutiques, 21 blocs (lot de 10) de hangars de marché et 9 marchés communaux) pour un montant d’un milliard huit cent quatre-vingt-quatre millions huit cent trois mille quatorze (1 884 803 014) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
Région du Centre-Nord :
Lot 1 : AFRIK GENIE pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (1 site maraicher, 3 marchés à bétail, 5 parcs de vaccination, 3 aires d’abattage, 2 magasins de stockage, 4 forages pastoraux avec système de pompage solaire, 2 gares routières) pour un montant d’un milliard soixante-quatre millions deux cent soixante-deux mille six cent dix-neuf (1 064 262 619) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : GENERALE EQUIPEMENT ET CONSTRUCTION pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (519 boutiques, 26 blocs (lot de 10) de hangars de marché, 3 halls centraux et 7 marchés communaux) pour un montant de deux milliards six cent cinquante-six millions cinq cent soixante-sept mille trois cent neuf (2 656 567 309) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
Région du Centre-Sud :
Lot 1 : ENTREPRISE NAKINGTAORE pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (8 sites maraichers, 2 parcs de vaccination, 6 magasins de stockage, 3 forages pastoraux avec système de pompage solaire, 2 gares routières) pour un montant d’un milliard cent trente-deux millions sept cent soixante-onze mille quatre cent quarante-trois (1 132 771 443) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : LUXE PROJET DE CONSTRUCTION pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (222 boutiques, 16 blocs (lot de 10) de hangars de marché, 1 hall central de marché et 12 marchés communaux) pour un montant de deux milliards sept cent treize millions six cent quarante-cinq mille huit cent quarante-huit (2 713 645 848) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
Région de l’Est :
Lot 1 : Groupement EKK/SCS pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (18 sites maraichers, 1 aire de stationnement, 2 marchés à bétail, 1 parc de vaccination, 1 aire d’abattage, 2 magasins de stockage, 10 forages pastoraux avec système de pompage solaire) pour un montant d’un milliard trois cent neuf millions six cent cinq mille trois cent soixante un (1 309 605 361) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : EKI pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (629 boutiques, 22 blocs (lot de 10) de hangars de marché, 2 halls centraux de marché et 6 marchés communaux) pour un montant de deux milliards cinq cent soixante-dix-huit millions six cent sept mille deux cent vingt-huit (2 578 607 228) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 3 : BSEC pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (2 Radios communales) pour un montant de cent cinq millions neuf cent vingt-deux mille neuf cent soixante (105 922 960) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
Région du Nord :
Lot 1 : GROUPEMENT EKS/STE pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (12 sites maraichers, 1 marché à bétail, 3 parcs de vaccination, 5 aires d’abattage, 6 magasins de stockage, 1 forage pastoral avec système de pompage solaire) pour un montant d’un milliard trois cent dix millions cinq cent trois mille six cent quatre-vingt-treize (1 310 503 693) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : GROUPE ZENIT pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (543 boutiques, 89 blocs (lot de 10) de hangars de marché et 10 marchés communaux) pour un montant de trois milliards trois cent quatre-vingt-onze millions six cent vingt-huit mille cent soixante-huit (3 391 628 168) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
Région du Sahel :
Lot 1 : SEGNA BTP pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (1 aire de stationnement, 3 parcs de vaccination, 1 mini laiterie, 5 aires d’abattage, 3 magasins de stockage, 2 forages pastoraux avec système de pompage solaire) pour un montant de six cent vingt millions huit cent quarante-cinq mille cent cinquante-huit (620 845 158) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : RIM-BE C&T pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (70 boutiques, 20 blocs (lot de 10) de hangars de marché et 8 halls centraux de marchés de type II) pour un montant d’un milliard vingt-cinq millions six cent quarante-deux mille dix (1 025 642 010) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
Le montant total des attributions s’élève à vingt-cinq milliards neuf cent cinquante-neuf millions cinq cent quatre-vingt-seize mille cinq cent trente-huit (25 959 596 538) F CFA TTC.
Le financement est assuré par le budget national et la Banque ouest africaine de développement (BOAD).

II. COMMUNICATION ORALE

Le ministre de la Santé a informé le Conseil du lancement, le lundi 29 avril 2019 dans la commune rurale de Saponé, de la campagne de vaccination au cours de la deuxième année de vie.
Placée sous le très Haut Patronage de Son excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso en qualité de « Champion mondial de la vaccination », cette campagne contribuera à améliorer les couvertures vaccinales notamment la deuxième dose du vaccin anti rougeole/rubéole et du vaccin anti méningococcique A.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Hubert SAWADOGO, est nommé Chargé de missions ;
– Madame Nabons-Wendé Marcela Albéric SAWADOGO, est nommée Chargée de missions ;
– Monsieur Ollo Anicet POODA, est nommé Conseiller.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Wênd-Bouda Serge SOUBEAGA, Mle 220 642 N, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Office national d’identification (ONI) ;
– Monsieur Wendolean Gerard DJIGMA, Mle 226 258, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Office national d’identification (ONI).

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

– Monsieur Ilassa PORGO, Mle 130 326 K, Magistrat, grade terminal, 4ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds d’assistance judiciaire (FAJ) ;
– Monsieur Etienne SOMBIE, Mle 130 216 R, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Patrice TOE, Mle 44 092 J, Maître de conférences, catégorie P1, est nommé Vice-président chargé des Enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université Nazi BONI (UNB) ;
– Monsieur Ibrahim SANGARE, Mle 231 448 T, Maître de conférences agrégé, catégorie P, échelle 3, 1er échelon, est nommé Vice-président chargé de la Recherche de la prospective et de la coopération internationale de l’Université Nazi BONI (UNB) ;
– Monsieur David Yemboini Kader TOGUYENI, Mle 119 748 R, Maître de conférences, catégorie P2, est nommé Vice-président chargé des Enseignements et de l’innovation pédagogique de l’Université de Dédougou ;
– Monsieur Aboubakar SAKO, Mle 245 803 Y, Maître-assistant, catégorie P, échelle 01, 1er échelon, est nommé Vice-président chargé de la Recherche et de la coopération internationale de l’Université de Dédougou ;
– Monsieur Ali DOUMOUNIA, Mle 245 727 T, Maître-assistant, catégorie P, échelle 3, 1er échelon, est nommé Directeur de la mobilisation des ressources du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ;
– Monsieur Boubacar ZINA, Mle 261 285 N, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Personne responsable des marchés du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ;
– Monsieur Hamidou Charles NABI, Mle 37 236 N, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des Finances et de la comptabilité du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ;
– Madame Kûu-Yir-Yêw Eléonore SEDOGO/SOMDA, Mle 02 00 523 A, Conseiller en ressources humaines, 2ème catégorie, échelle A, 7ème échelon, est nommée Directrice des ressources humaines du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ;
– Monsieur Inoussa ZONGO, Mle 59 232 T, Maître de recherche, catégorie P2, 1ère classe, échelon intermédiaire, est nommé Directeur de la planification et du suivi-évaluation des Projets et programmes au Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ;
– Monsieur Yalgado Hubert SAVADOGO, Mle 55 988 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la communication du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ;
– Monsieur Hamado OUEDRAOGO, Mle 30 204 U, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Contrôleur de gestion du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID).

Les personnes dont les noms suivent sont nommées professeurs titulaires à l’Université Joseph KI ZERBO pour compter du 18 juillet 2018 :
– Madame Fatoumata KINDA/BADINI, Mle 27 725, Maître de conférences en sociologie, est nommée Professeur titulaire en Sociologie urbaine (U.F.R/S.H) ;
– Monsieur Amadé OUEDRAOGO, Mle 110 930, Maître de conférences en Biologie et Ecologie végétales, est nommé Professeur titulaire en Biologie et Ecologie végétales (U.F.R/S.V.T) ;
– Monsieur Gourounga Raymond BELEMTOUGRI, Mle 26 210, Maître de conférences en Physiologie animale, est nommé Professeur titulaire en Physiologie animale-Pharmacologie (U.F.R/S.V.T) ;
– Monsieur Imaël Henri Nestor BASSOLE, Mle 110 924, Maître de conférences en Biochimie-Microbiologie, est nommé Professeur titulaire en Biochimie-Microbiologie (U.F.R/S.V.T) ;
– Monsieur Olivier GNANKINE, Mle 110 925, Maître de conférences en Biologie animale-Entomologie, est nommé Professeur titulaire en Biologie animale-Entomologie (U.F.R/S.V.T) ;
– Monsieur Urbain WENMENGA, Mle 26 564, Maître de conférences en Pétrologie-Géochimie, est nommé Professeur titulaire en Géologie (U.F.R/S.V.T) ;
– Monsieur Arsène Hampougouni YONLI, Mle 110 912, Maître de conférences en Chimie minérale industrielle, est nommé Professeur titulaire en Chimie : Chimie Physique ; Chimie de l’environnement (U.F.R/S.E.A) ;
– Monsieur Issa ZERBO, Mle 52 346, Maître de conférences en Physique Semi-conducteurs, Energie photovoltaïque, est nommé Professeur titulaire en Physique Semi-conducteurs, Energie photovoltaïque (U.F.R/S.E.A) ;
– Monsieur Martial ZOUNGRANA, Mle 84 926, Maître de conférences en Physique appliquée, est nommé Professeur titulaire en Physique Semi-conducteurs (U.F.R/S.E.A) ;
– Monsieur Sié KAM, Mle 119 750, Maître de conférences en Physique transferts thermiques et sciences des matériaux, est nommé Professeur titulaire en Physique : Sciences des matériaux (U.F.R/S.E.A) ;
– Monsieur Pèlèga Florent KIENO, Mle 25 403, Maître de conférences en Physique/Thermodynamique et systèmes énergétiques, est nommé Professeur titulaire en Thermique, Thermodynamique (U.F.R/S.E.A) ;
– Monsieur Samuel PARE, Mle 110 909, Maître de conférences en Chimie de l’environnement, est nommé Professeur titulaire en Chimie-Environnement (U.F.R/S.E.A).

Les personnes dont les noms suivent sont nommées professeur titulaire hospitalo-universitaire à l’Université Joseph KI-ZERBO pour compter du 18 juillet 2018 :
– Madame Maïmouna DAO/OUATTARA, Mle 19 621, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Chirurgie cervico-faciale, est nommée Professeur titulaire hospitalo-universitaire Oto-rhino-laryngologie (U.F.R/S.D.S) ;
– Madame Yvette Marie Chantal BAMBARA/GYEBRE, Mle 53 431, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Oto-rhino-laryngologie et Chirurgie cervico-faciale, est nommée Professeur titulaire hospitalo-universitaire Oto-rhino-laryngologie (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Bertin Priva OUEDRAOGO, Mle 51 244, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Oto-rhino-laryngologie et Chirurgie cervico-faciale, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en ORL et Chirurgie cervico-faciale (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Moustapha SEREME, Médecin-Commandant, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Oto-rhino-laryngologie et Chirurgie cervico-faciale, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en ORL et Chirurgie cervico-faciale (U.F.R/S.D.S) ;
– Madame Gisèle Marie Euphémie BADOUM/OUEDRAOGO, Mle 57 427, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pneumo-phtisiologie, est nommée Professeur titulaire Pneumo-phtisiologie (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Christian NAPON, Mle 97 462, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Neurologie, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Neurologie (U.F.R/ S.D.S) ;
– Monsieur Timothée KAMBOU, Mle 16 629, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Urologie-Andrologie, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Urologie-Andrologie (U.F.R/S.D.S) ;
– Madame Timongo Françoise Danielle MILLOGO/TRAORE, Mle 34 279, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Gynécologie-Obstétrique, est nommée Professeur titulaire hospitalo-universitaire en
Gynécologie-Obstétrique
(U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Abdel Karim SERME, Médecin militaire, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Gastro-entérologie, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Gastro-entérologie et hépatologie (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Raweleguinbasba Armel Flavien KABORE, Mle 97 463, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Anesthésie-Réanimation, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Anesthésie-Réanimation (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Ousséini DIALLO, Médecin militaire, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Radiologie, Radiodiagnostic et Imagerie médicale, est nommé Professeur titulaire hospitalo-universitaire en Radiologie, Radiodiagnostic et Imagerie médicale (U.F.R/S.D.S).

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Maîtres de conférences à l’Université Joseph KI-ZERBO pour compter du 18 juillet 2018 :
– Monsieur Cyrille SEMDE, Mle 52 316, Maître-assistant en Philosophie, est nommé Maître de conférences en Philosophie pratique-Ethique-technique-société (U.F.R/S.H) ;
– Madame Foniyama Elise ILBOUDO/THIOMBIANO, Mle 52 368, Maître-assistant en Histoire et archéologie africaines, est nommée Maître de conférences en Histoire (U.F.R/S.H) ;
– Monsieur Yacouba BANHORO, Mle 36 402, Maître-assistant en Histoire contemporaine/Histoire de la santé, est nommé Maître de conférences en Histoire contemporaine (U.F.R/S.H) ;
– Monsieur Alain SANOU, Mle 29 299, Maître-assistant en Lettres modernes, est nommé Maître de conférences en Littérature Orale (U.F.R/L.A.C) ;
– Monsieur Régis Dimitri BALIMA, Mle 216 337, Maître-assistant en Journalisme, sciences de l’information et de la communication, est nommé Maître de conférences en Médias, journalisme (U.F.R/L.A.C) ;
– Monsieur Sidiki TRAORE, Mle 119 745, Maître-assistant en Grammaire et stylistique française, est nommé Maître de conférences en Grammaire et stylistique française (U.F.R/L.A.C) ;
– Monsieur Nicolas KAGAMBEGA, Mle 59 932, Maître-assistant en Géologie, est nommé Maître de conférences en Géosciences et environnement (U.F.R/L.A.C) ;
– Monsieur Zakaria ILBOUDO, Mle 231 920, Maître-assistant en Ento-mologie, est nommé Maître de conférences en Entomologie (U.F.R/S.V.T) ;
– Monsieur Youssouf KOUSSOUBE, Mle 52 138, Maître-assistant en Biologie et écologie végétales, est nommé Maître de conférences en Hydrogéologie (U.F.R/S.V.T) ;
– Madame Wendyam Marie Christelle NADEMBEGA, Mle 119 753, Maître-assistant en Biochimie-microbiologie, est nommée Maître de conférences en Biochimie/ Biologie Moléculaire/ Microbiologie (U.F.R/S.V.T) ;
– Madame Kadidia BARRO/KOÏTA, Mle 119 742, Maître-assistant en Phytopathologie, est nommée Maître de conférences en Phytopathologie (U.F.R/S.V.T) ;
– Monsieur Francis BASSONO, Mle 49 917, Maître-assistant en Mathématiques : Analyse numérique et calcul scientifique, est nommé Maître de conférences en Mathématiques appliquées (U.F.R/S.E.A) ;
– Monsieur Safimba SOMA, Mle 231 925, Maître-assistant en Mathéma-tiques et applications, est nommé Maître de conférences en Mathématiques appliquées (U.F.R/ S.E.A).

Les personnes dont les suivent sont nommées Maitres de conférences agrégés hospitalo-universitaires à l’Université Joseph KI-ZERBO pour compter du 14 novembre 2018 :
– Monsieur Papougnézambo BONKOUNGOU, Mle 42 817, Maitre-assistant hospitalo-universitaire en Anesthésie-Réanimation, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Anesthésie-Réanimation (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Lassina DAO, Mle 57 430, Maître-assistant en Pédiatrie, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pédiatrie (U.F.R/S.D.S) ;
– Madame Caroline Nyangi OKENGO, Mle 88 214, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Pédiatrie, est nommée Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pédiatrie (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Mamoudou SAVADOGO, Mle 46 949, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Maladies infectieuses, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Maladies infectieuses (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Mamoudou SAWADOGO, Mle 53 686, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Chirurgie orthopédique et traumatologique, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Orthopédie traumatologie (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Nobila Valentin YAMEOGO, Mle 224 433, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Cardiologie, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Cardiologie (U.F.R/S.D.S) ;
– Madame Kongnimissom Apoline SONDO, Mle 118 718 J, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Maladies infectieuses, est nommée Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Maladies infectieuses (U.F.R/S.D.S) ;
– Madame Estelle Noëla Hoho YOUL, Mle 216 336, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Pharmacologie, est nommée Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Pharmacologie (U.F.R/S.D.S) ;
– Monsieur Mahamoudou SANOU, Officier des forces armées nationales, Maître-assistant hospitalo-universitaire en Bactériologie-virologie, est nommé Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en Bactériologie-virologie (U.F.R/S.D.S).

D. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Madame Diara KOCTY/THIOMBIANO, Mle 74 819 S, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Chargée d’études ;
– Monsieur Bernard Parfait Bazombié BASSOLE, Mle 26 715 L, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur de la formation initiale à l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA).

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

– Monsieur Yacouba DIE, Mle 119 828 C, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de la politique nationale des logements (SP-PNL), à titre de régularisation.

F. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

– Monsieur Alexandre ZONO, Mle 208 174 T, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Tahirou NACRO, Mle 35 945 B, Inspecteur de la Jeunesse et des sports, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Basile KONATE, Mle 18 500 S, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Issa BLAGNA, Mle 101 785 F, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Secrétaire technique des infrastructures de sports et de loisirs.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Bernard BEBA, Mle 59 714 S, Administrateur civil, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’administration du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
  

  Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Pâques 2019 : Le Cardinal Ouédraogo appelle à prier pour la paix

A l’orée de la célébration de la fête de Pâques qui aura lieu, ce dimanche 21 avril 2019, l’Archevêque métropolitain de Ouagadougou, le Cardinal Philippe Ouédraogo, a livré son message, le mercredi 17 avril à l’archevêché. Il a appelé à prier pour la paix au Burkina Faso et dans le monde. Nous vous livrons l’intégralité du message.

Frères et sœurs,
Le dimanche des Rameaux nous introduit dans la semaine sainte. Ces jours saints nous invitent à nous unir au Christ dans sa Passion, sa mort et sa résurrection. Le triduum Pascal en constitue les temps forts.

Le Jeudi Saint : nous célébrons la messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur. C’est le jour que le Christ a donné à son église l’eucharistie, c’est- à-dire son corps et son sang pour la multitude en rémission des péchés. La messe sera suivie d’une adoration eucharistique. Nous rendons grâce au Seigneur pour l’eucharistie et le don du sacerdoce ministériel. C’est la fête des évêques, prêtres et diacres. Nous aurons à cœur de prier pour eux. A la Cène du Jeudi saint, Jésus nous donne le plus grand commandement: l’amour

Le Vendredi Saint : nous célébrons la Passion et la mort de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est le jour où nous contemplons la croix du Christ qui a souffert sa Passion, mais par sa mort il a vaincu la mort pour nous faire participer à sa gloire. Ce jour du Vendredi Saint nous invite à la pénitence, à la mortification, par le jeune, l’abstinence, la prière et l’aumône.

Le Samedi Saint et le Dimanche de Pâques : Fête de la Résurrection
La nuit du Samedi Saint est une nuit de veille pour le Seigneur. L’Eglise demande aux chrétiens d’être semblables à des hommes et des femmes qui veillent en attendant leur maître. Les bougies allumées symbolisent bien cela. Avec les catéchumènes qui vont être baptisés nous célébrons le passage de la mort à la vie du Christ, des ténèbres à la lumière éternelle. Ensemble, tous les chrétiens commémorent la Pâques du Seigneur en écoutant sa parole, en célébrant ses sacrements, dans l’espérance d’avoir part à son triomphe sur la mort, de participer à sa gloire et de vivre avec lui pour toujours en Dieu.
– A tous et à toutes, au nom de notre Eglise Famille de Dieu, je souhaite bonnes et saintes Fêtes Pascales
– En raison de la situation sécuritaire, toutes les paroisses sont invitées à s’organiser pour que les différentes veillées ne débordent pas minuit.
– Je recommande à la prière de tous, les agents pastoraux et autres personnes enlevées par les djihadistes. Nous aurons également à cœur de prier pour les victimes des attaques terroristes. Et j’en appelle à la solidarité de tous pour venir en aide à nos frères et sœurs déplacés et réunis dans plusieurs camps et villages en raison de la situation sécuritaire difficile. Vos dons peuvent être envoyés à l’Ocades paroissiale ou diocésaine.
– En outre, prions le Prince de la Paix pour la paix au Burkina Faso et dans le monde. La paix : un don de Dieu, fruits des efforts des hommes.
Joyeuses et saintes fêtes de la Pâques !

 

Cardinal Philippe OUEDRAOGO
Archevêque Métropolitain
de Ouagadougou

Couverture sanitaire : Manga doté d’un CHR dans 18 mois

Le Conseil des ministres du mercredi 17 avril 2019 a entériné les conclusions d’appels d’offre pour la construction d’infrastructures socioéconomiques dans différentes régions du pays, selon le point fait par le ministre porte-parole du gouvernement.

Pour les cent ans d’existence du pays, le gouvernement a décidé de solliciter la mémoire des Burkinabè pour les mobiliser en vue de la construction d’un Etat-nation. Le Conseil des ministres, en sa séance du mercredi 17 avril 2019, a, en effet, décidé de placer la célébration du 11-Décembre cette année à Tenkodogo sous le thème : «Cent ans de la création du Burkina Faso, devoir de mémoire et engagement patriotique en vue de la consolidation de l’Etat-nation».

D’autres dossiers ont été examinés lors de ce conseil, selon le point fait par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou. De ce rapport, l’on peut noter que le conseil a adopté les conclusions de l’appel d’offres international après pré-qualification pour la construction du Centre hospitalier régional (CHR) de Manga.

A ce titre, le ministre Dandjinou a rappelé que sur les 13 régions du pays, seules Manga dans le Centre-Sud et Ziniaré dans le Plateau central n’ont pas encore de Centres hospitaliers régionaux. «Cet appel d’offres permet de doter la région du Centre-Sud de son centre hospitalier régional», a-t-il indiqué, précisant que la réalisation de l’infrastructure coûtera environ 13 milliards F CFA pour un délai d’exécution de 18 mois, et sera financée à 40% par le Fonds koweïtien, 40% par celui saoudien et 20% par le budget de l’Etat.

D’autres infrastructures socioéconomiques devraient également voir le jour dans sept régions du pays au compte du Programme d’appui au développement des entreprises locales (PADEL). Selon Remis Fulgance Dandjinou, le Conseil des ministres a validé les résultats de l’appel d’offres national restreint pour la réalisation de périmètres irrigués, parcs de vaccination, aires d’abattage, forages pastoraux avec système solaire au niveau des pompages, magasins de stockage, marchés à bétail, gares routières et aires de stationnement dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, du Centre-Nord, du Centre-Sud, de l’Est, du Nord et du Sahel.

A l’en croire, le coût des infrastructures s’élève à environ 21 milliards F CFA assurés par la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et le budget national. «Nous espérons avoir, pour ces investissements, 17 989 emplois indirects et induits et permettre la modernisation et la transformation d’environ
7 000 unités de production informelles», a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Service minimum assuré dans les hôpitaux

Le conseil a, par ailleurs, nommé des enseignants à l’université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo dans les emplois de professeurs titulaires, professeurs titulaires hospitalo-universitaires, maîtres de conférences et maîtres de conférences agrégés hospitalo-universitaires. Le ministre Dandjinou a expliqué que ces nominations interviennent à la suite des certifications d’enseignants burkinabè à la session du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) à Niamey du 9 au 18 juillet 2018.

Le gouvernement a félicité les lauréats, selon le ministre en charge de la communication, qui a rappelé que sur 91 enseignants présentés pour les différentes listes d’aptitudes, 89 ont été retenus et 9 postulants ont été admis sur 10 candidats au concours d’agrégation en médecine. Les mouvements de grève annoncés au ministère en charge de l’éducation nationale et en cours dans les centres de santé ont fait l’objet de communication orale.

Le ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué a noté que le débrayage initié par le Syndicat national de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a effectivement lieu ; elle a aussi indiqué que le service minimum est assuré. «Dans certains endroits, il est organisé, de concert avec le syndicat, dans d’autres, c’est organisé avec les services techniques du ministère de la Santé et un peu partout avec l’aide des FDS et l’appui des écoles et structures de formation», a rassuré Pr Lougué.

A l’entendre, les concertations se poursuivent, et d’ailleurs, l’application des protocoles d’accord, exigée par le SYNTSHA, est en cours. «Il y a certains points qui nécessitent une adaptation avec les textes réglementaires, mais le gouvernement n’a jamais arrêté de mettre en application les promesses faites aux partenaires sociaux», a précisé Claudine Lougué.

 

Fabé Mamadou OUATTARA

Gestion des plaintes des usagers des ministères : Les SG s’approprient la plateforme

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, a formé les secrétaires généraux des ministères au dispositif d’enregistrement et de traitement des plaintes et suggestions des usagers des services publics. C’était le mercredi 17 avril 2019 à Ouagadougou, au cours d’un atelier.

Conformément aux principes du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) auquel il a adhéré, le Burkina Faso s’est doté d’un dispositif d’enregistrement et de traitement des plaintes et suggestions des usagers des ministères.

C’est une plateforme en ligne devant permettre la participation citoyenne à la gestion des services publics. Chargés d’affecter les plaintes reçues par les agents d’accueil et de renseignement aux services techniques concernés, les secrétaires généraux des départements ministériels et leurs collaborateurs ont pris connaissance de la plateforme et ont été formés à son utilisation.

Cela, au cours d’un atelier qui a eu lieu, le mercredi 17 avril 2019 à Ouagadougou. A la cérémonie d’ouverture de la session, le Directeur de cabinet (Dircab) du ministre en charge de la fonction publique, Jean-Marie Sompougdou, a confié que l’objectif de la formation est l’opérationnalisation de la plateforme en ligne.

Opérationnalisation qui, à son tour, vise l’amélioration de la qualité des prestations et de la performance des services publics par la prise en compte des valeurs cardinales de bonne gouvernance telles, la transparence, la redevabilité et la participation des citoyens aux prises de décisions.

«Le dispositif indique que la plainte de l’usager peut porter, entre autres, sur la qualité des prestations, les délais de traitement des dossiers et le non-respect des textes juridiques notamment les manquements à la législation sur la transparence, l’impartialité, la neutralité, l’équité et la continuité du service public», a précisé le directeur de cabinet.

Le Secrétaire permanent (SP) de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance Jacques Sosthène Dingara, a ajouté qu’il ne s’agit pas d’une plateforme de dénonciation ni de délation pour lesquelles il faut se référer à d’autres structures. Aux dires du SP, après les SG et leurs collaborateurs, ce sont les inspecteurs généraux des services qui vont être formés aujourd’hui. Et, plus tard, ce sera le tour des journalistes qui pourront ainsi informer les citoyens de l’existence du dispositif.

Jean Philibert SOME