Fonds minier de développement local: Des maires réclament le paiement des montants dus

A travers une conférence de presse, le réseau des maires des communes minières a interpellé, le 12 avril 2019 à Ouagadougou, le gouvernement et les sociétés exploitant du minerai à rendre opérationnel le fonds minier de développement local.

Quatre ans après la création du Fonds minier de développement local (FMDL) avec l’adoption du code minier du Burkina Faso de 2015, ses ressources restent inaccessibles aux communes abritant des mines. Las d’attendre, les maires des communes minières, réunis au sein d’un réseau, ont lancé, vendredi 12 avril 2019, à Ouagadougou, un appel au gouvernement et aux sociétés minières à jouer leur partition pour que les collectivités territoriales puissent bénéficier de montants qui leur sont dus dans le cadre de ce fonds dans les meilleurs délais.

«Les maires des communes minières et leurs populations respectives exigent la mise à disposition des ressources du fonds pour accélérer l’exécution des plans communaux de développement, le paiement intégral des sommes dues par chaque société minière soumise à la contribution au FMDL, et le paiement intégral des sommes dues par l’Etat au titre du fonds», a déclaré le président du réseau, Issaka Yaméogo, par ailleurs maire de Yalgo.

Les sociétés minières sont interpellées à payer les sommes qu’elles doivent aux communes qui les ont accueillies.

En effet, le fonds minier de développement local est alimenté par 20% des redevances proportionnelles collectées par l’Etat et liées à la valeur des produits extraits et/ou vendus et 1% du chiffre d’affaires mensuel hors taxes des sociétés minières en exploitation. Les maires demandent aussi à l’Etat de diligenter l’édition des bulletins de liquidation pour que les entreprises minières puissent effectivement s’acquitter de leur devoir, et mettre en place les structures de gestion du fonds, notamment le comité de suivi au niveau communal.

A travers cette interpellation citoyenne, le réseau des maires entre dans la lutte, engagée par la société civile sur le FMDL et pour une gouvernance du secteur minier au profit des populations négativement impactées par les activités minières, a soutenu Issaka Yaméogo.
Plusieurs raisons expliquent le retard dans l’opérationnalisation du fonds minier de développement.

Selon le maire de la commune de Zabré, dans la province du Boulgou, Me Boureima Fidèle Louré, cette situation est, entre autres, due au fait que l’Etat central n’assure pas l’application des textes de lois, la réticence des miniers puis leurs appréhensions quant à l’utilisation du fonds. «Certaines sociétés minières se sont dit inquiètes quant à la capacité des communes à convertir les ressources financières en investissements», a-t-il expliqué.

Nadège YE

Programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement : Les acteurs se concertent à Bobo-Dioulasso

La Direction générale de l’eau potable (DGEP) a organisé, les 11 et 12 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, un atelier de concertation sur l’exécution de la composante «accès à l’eau potable en milieu rural» du Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA). Les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de cette composante ont échangé sur l’organisation et les responsabilités des uns et des autres dans la réalisation des travaux

Afin de permettre le démarrage et l’achèvement des travaux de la composante «accès à l’eau potable en milieu rural» du Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA) dans les meilleures conditions et dans les délais, la Direction générale de l’eau potable (DGEP) a organisé un atelier, les 11 et 12 avril 2019 à Bobo-Dioulasso.

Cet atelier a permis à la DGEP d’échanger avec les services administratifs et les bureaux d’études impliqués dans la mise en œuvre de cette composante sur l’organisation et les responsabilités des acteurs impliqués dans la réalisation des travaux. Durant les deux jours, les acteurs ont présenté la consistance de la composante AEP-Rurale des travaux de forages, examiné le chronogramme d’intervention des différentes prestations, adopté le calendrier prévisionnel de démarrage des prestations.

A cela s’ajoutent, la présentation des conditions de réalisations des marchés ainsi que des modèles, des conditions d’établissement et de vérification des décomptes. En effet, selon le directeur général de l’eau potable, Dofihouyan Yé, le programme est financé par la Banque mondiale et doit s’exécuter sur cinq ans. «Il permettra de réaliser plus de 1 100 forages, 90 adductions d’eau potable simplifiée (AEPS), réhabiliter et mettre à niveau 60 AEPS et faire les études de dix systèmes d’adduction d’eau potable Multi-villages (AEP-MV)», a-t-il laissé entendre.

Avant de rappeler  que les besoins en ouvrages d’approvisionnement en eau potable pour l’atteinte du taux d’accès de 100% en 2020 dans les quatre régions d’intervention (Boucle du Mouhoun, Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest), sont de 2 124 forages communautaires et 161 AEPS. Au Burkina Faso, le taux d’accès à l’eau potable en 2018 était de 67,1% en milieu rural et de 91,1% en milieu urbain, selon M. Yé.

Pour rappel, le Programme national d’approvisionnement en eau potable (PAEP) a été ainsi adopté en 2016 pour servir d’instrument à l’atteinte des Objectifs du développement durable (ODD) dont l’objectif 6, relatif à l’eau et à l’assainissement est de «garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau».

Boudayinga J-M THIENON

Koudougou Doc, 6e édition : Le clap de début sera donné le 26 avril

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Le directeur artistique du festival Koudougou Doc, Michel Zongo a animé, le samedi 13 avril 2019 dans la cité du cavalier rouge, une conférence de presse pour annoncer la tenue de la VIe édition de ladite manifestation, les 26 et 27 prochain sous le thème : « Résistance, résister pour créer et créer pour résister ».

Koudougou Doc ou les rencontres documentaires de Koudougou est un évènement cinématographique qui s’enracine au fil des années dans la cité du cavalier rouge. A travers des soirées de projections de films documentaires suivies de débats en passant par les masters class, et la formation en sonorisation grand public.

Son initiateur n’est autre que Michel K. Zongo, auteur du court métrage ‘’Y a plus d’or à Kalsaka’’ projeté au dernier FESPACO. Le festival Koudougou Doc qui prend de l’ampleur d’année en année réunira cette année encore des professionnels d’Afrique et d’Europe.

En effet, pour cette sixième édition, et avec le soutien de son réseau de structures et de professionnels, le festival a programmé une vingtaine de films documentaires longs-métrages, moyens-métrages et courts-métrages venant du Niger, de Madagascar, de l’Algérie, de la Belgique, de l’Allemagne, de la France et du Burkina Faso.

A travers un partenariat entre Camera etc., de Belgique, Camera & Consort du Burkina et le festival Koudougou Doc, un programme spécial enfants est mis en place par la sélection de plusieurs courts-métrages d’animation (dessin animé). Cette année, les projections se tiendront sur plusieurs sites, à savoir le Quartier général (Ex permanence du secteur n° 1), la Cité Universitaire Faso Tex, au secteur n°7, la place du Marché de Kassou et la place du Marché de Nayalgué. Dans sa philosophie, Koudougou Doc vise la professionnalisation du genre documentaire à travers les masters class.

C’est ainsi que pour la troisième fois consécutive, Koudougou Doc organise en collaboration avec le Goethe-Institut un master class au profit des professionnels du cinéma documentaire. La tenue de Koudougou Doc c’est aussi l’initiation au métier du son et de la sonorisation grand public. Avec l’appui de son partenaire Goethe Institut, Koudougou Doc s’est doté de matériel de sonorisation grand public qui, du reste, a officiellement été remis lors de la conférence de presse.

Ainsi, à l’occasion de cette sixième édition, Koudougou Doc organisera une initiation à l’installation et à la gestion de matériel de sonorisation pour grand public au profit de cinq jeunes de la ville de Koudougou durant six jours sous la conduite d’un ingénieur aguerri. Au terme de cette formation, les deux meilleurs stagiaires intégreront l’équipe de Koudougou Doc pour la gestion de ce matériel performant de nouvelle génération. Koudougou Doc faut-il le rappeler, demeure toujours un festival 100% Documentaire, 100% Open air, 100% gratuit. C’est un festival ouvert à toutes les couches sociales en termes
d’accessibilité et de programmation.

François KABORE

19e édition des Kundé : Jah Press promet une « soirée de rêve »

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Le Commissariat général des Kundé était face à la presse, le mercredi 17 avril 2019 à Ouagadougou, pour faire le point de l’organisation de la 19e édition de l’évènement et présenter les articulations et le plateau artistique de la cérémonie.

La 19e nuit des Kundé, cérémonie de récompense des meilleurs artistes musiciens burkinabè et africains, aura lieu le vendredi 26 avril prochain au Palais des sports de Ouaga 2000. En plus des kundé d’honneur et d’hommage, 15 trophées repartis en dix prix principaux et cinq prix spéciaux dont le Kundé d’or seront remis aux lauréats dans les différentes catégories.

Cette année, 15 artistes principalement originaires de la Côte-d’Ivoire, du Benin, de Madagascar et du Burkina Faso seront présents. Parmi les artistes invités, il y aura la compagnie Fientan, une troupe de danse de sourds muets qui avait émerveillé le public à l’occasion de la Semaine nationale de culture (SNC 2018).

Ces précisions ont été données au cours d’une deuxième conférence de presse animée, le mercredi 17 avril 2019 à Ouagadougou, par le commissaire général des Kundé, Soré Salfo dit Jah Press et ses collaborateurs. Au titre des innovations, le commissaire général a fait cas de tickets avec des codes qu’il suffit juste de placer sur le code-bornes pour avoir accès au Palais des sports.

Il a ajouté qu’un tapis rouge sera déroulé à ceux qui feront le déplacement et chaque entrée sera retransmise en direct sur la télévision BF1. Par ailleurs, a confié Salfo Soré, l’évènement sera retransmis en direct sur les réseaux sociaux grâce à un partenaire avec une compagnie de téléphonie mobile de la place. Au sujet du bouclage des contrats avec les artistes invités (Marie Gayéri, Big Solid, Roga Roga, Bebi Philp, Kiff No Beat, Kerozen, Magic Diezel, etc.), Jah Press a rassuré les journalistes en ces termes: «Tous les artistes cités devraient être là.

Nous promettons aux téléspectateurs une soirée de rêve». Cependant, il n’exclut pas des problèmes de vols à destination de Ouagadougou et les imprévus de dernières minutes. Concernant les critiques survenues l’année dernière sur le défaut d’air conditionné dans l’enceinte sportive, la décoration et la sonorisation, Jah Press a laissé entendre que des dispositions ont été prises pour que le confort soit au rendez-vous.

Le commissaire à la sélection, Boureima Djiga, a, quant à lui, expliqué le processus de sélection des lauréats. A ses dires, après la présentation des nominés, plus de 1000 fiches ont été ventilées auprès de personnes physiques et morales mais aussi sur internet pour le «remplissage». C’est ainsi que près de 200 médias et des journalistes culturels ont été mis à contribution. Les fiches seront mises à la disposition du jury qui sera composé de cinq personnes.

A l’issue de cette étape, les meilleurs artistes seront retenus pour la soirée de récompense. Après la proclamation des résultats le 26 avril, le «After Kundé» est prévu comme à l’accoutumée le lendemain 27 avril avec cinq lauréats et d’autres artistes. Le commissariat général a, par ailleurs, invité le public à venir tôt pour le dîner avant la retransmission en direct prévue pour 21 heures. En attendant, les tendances des votes pour le Kundé du public à la date du 17 avril donnent l’artiste musicien Floby en tête suivi de Maï Lingani et de Nabalüm en troisième position. Les votes se poursuivent jusqu’au 26 avril prochain.

Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)

Services d’état civil et de promotion sociale: Un nouveau projet pour le bien-être des populations

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Le Projet de renforcement de l’offre et de la demande de services d’état civil et de promotion sociale au niveau des centres de santé et de promotion sociale (CSPS), des communes et en milieu scolaire (PRODEPS) a été lancé, le jeudi 11 avril 2019 à Bobo-Dioulasso. La cérémonie a été présidée par le président du conseil régional des Hauts-Bassins, Célestin Koussoubé. Ce nouveau projet sera exécuté par «Save the children» et le Réseau africain jeunesse santé et développement au Burkina Faso (RAJS/BF).

L’ONG «Save the children» et le Réseau africain jeunesse santé et développement au Burkina Faso (RAJS/BF) sont chargés de mettre en œuvre le Projet de renfoncement de l’offre et de la demande de services d’état civil et de la promotion sociale au niveau des CSPS, des communes et en milieu scolaire (PRODEPS). Ce nouveau projet qui interviendra dans les régions des Cascades, des Hauts- Bassins et du Sud-Ouest a été lancé, le jeudi 11 avril 2019 à Bobo-Dioulasso.

Le président du conseil régional des Hauts-Bassins, Célestin Koussoubé qui a présidé la cérémonie, a dit être honoré, surtout que le projet vise à améliorer l’épanouissement de la gent féminine. D’ailleurs, il en a profité pour remercier l’Union européenne pour les efforts qu’elle consent pour le Burkina Faso.

 

Briac Deffobis, chef d’équipe économie secteurs sociaux, a affirmé que l’Union européenne sera toujours aux côtés des projets qui veulent l’épanouissement des populations.

Abdoulaye Bancé, le chef du projet a expliqué que le projet se veut participatif avec une mention dans l’amélioration des connaissances des populations et leur implication dans la protection des femmes et des filles dans la promotion des services de planification familiale ainsi que la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes et faire la promotion d’enregistrement des faits d’état civil.

Briac Deffobis, chef d’équipe économie secteurs sociaux, a soutenu que l’Union européenne sera aux côtés des projets qui font du bien-être des populations leur credo. Dans cette lancée Alfredo Lo Cicero, de «Save of children» croit que le projet qui va durer 36 mois, va toucher environ 786 000 femmes, 755 000 hommes, 99 020 filles 111 220 garçons et 390 leaders religieux au niveau communautaire. Et de poursuivre qu’au niveau technique, 1 900 agents de santé à base communautaire, 220 agents du ministère de la Femme, 350 agents de santé et 315 élus communaux seront concernés. Le niveau institutionnel sera aussi bénéficiaire avec 357 CSPS, 9 centres d’écoute, 150 établissements scolaires, et 156 ONG.

Albert SANKARA

Bien-être des équidés au Plateau central: Les leaders coutumiers mis à contribution

L’ONG Action pour la promotion des initiatives locales (APIL) a organisé, le vendredi 12 avril 2019 à Ziniaré, un atelier de sensibilisation et de formation au profit des chefs coutumiers. L’objectif est de susciter une prise en compte du bien-être des équidés de trait notamment les ânes dans leurs communautés respectives.

Considérés comme animaux de trait, les ânes sont principalement utilisés par les communautés pauvres et contribuent à l’augmentation de leurs moyens d’existence. Malgré leur contribution à la formation des revenus des ménages pauvres, la santé et le bien-être des ânes ne sont pas pris en compte, car ils sont exclus des interventions de l’Etat et des autres initiatives. Pourtant, l’amélioration de la santé et du bien-être des ânes peut contribuer à l’augmentation et à la durabilité des moyens d’existence des communautés vulnérables.

C’est pourquoi, l’ONG Action pour la promotion des initiatives locales (APIL) et son partenaire britannique Brooke mettent en œuvre sur la période 2017-2021, un programme dénommé «Projet d’appui au renforcement des moyens d’existence des communautés par la promotion du bien-être des équidés de trait dans la région du Plateau central (PARMEC-PC)».

Pour y parvenir, l’ONG APIL a décidé d’impliquer les décideurs, les élus locaux et les leaders d’opinion afin de favoriser une prise en compte du bien-être animal dans leurs communautés respectives. D’où la tenue d’un atelier de sensibilisation et de formation au profit des chefs coutumiers, le vendredi 12 avril 2019 à Ziniaré.

L’initiative est à saluer

Pour la gouverneure de la région du Plateau central Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, l’initiative est à saluer. «Parler du bien-être de l’âne de nos jours et dans le contexte burkinabè ne saurait passer sous silence au regard de sa contribution à la formation des revenus des ménages. Il y a également le contexte du commerce illégal des peaux d’ânes qui continue malgré les mesures prises.

A cela s’ajoute l’épidémie de gourme qui a décimé une bonne population d’ânes depuis le dernier trimestre 2018», a reconnu Mme Benon. C’est pourquoi elle a invité les garants des us et coutumes et des valeurs ancestrales à faire passer le message à l’issue de l’atelier. Pour le coordonnateur général de l’ONG APIL  Abdoulaye Ouédraogo, l’ONG s’investit dans la promotion du bien-être des ânes dans les communes de Ziniaré, Zitenga et Dapélogo au profit de 30 villages depuis 2017.

«Ce sont 1 162 ânes qui sont touchés par nos interventions en soins vétérinaires, en habitat et en alimentation avec 1 203 propriétaires et utilisateurs concernés», a-t-il expliqué. Selon M. Ouédraogo, ce combat qui nécessite l’investissement de tous, passe inéluctablement par celui des leaders d’opinion pour porter les messages clés du changement de comportement à leurs communautés.

Au cours de cet atelier, les leaders d’opinion ont eu droit à la présentation du projet PARMEC-PC, des résultats de l’étude sur la contribution de l’âne dans la formation des revenus des ménages, d’un film documentaire sur le rôle de l’âne au sein de nos communautés.

Abdias Cyprien SAWADOGO

Sécurité nucléaire : Le G5 Sahel et le Sénégal se dotent d’une feuille de route

Le forum des autorités en charge de la sûreté et de la sécurité nucléaires des pays du G5 Sahel et du Sénégal organise, les 17 et 18 avril 2019 à Ouagadougou, un atelier pour adopter le plan d’actions de la structure.

Après l’adoption de sa charte, le 25 juillet 2018 à Nouakchott en Mauritanie, marquant ainsi sa création, le forum des autorités en charge de la sûreté et de la sécurité nucléaires des pays du G5 Sahel et du Sénégal veut passer à la phase d’opérationnalisation. Ainsi, les acteurs se sont réunis à Ouagadougou, le mercredi 17 avril 2019, pour deux jours de travail. Ils auront, selon le président du forum, Ahmed Moulaye Salah à examiner et valider le plan d’actions et le règlement intérieur de la structure.

La signature d’un mémorandum d’entente avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est aussi au menu du conclave. A l’écouter, le forum a été mis en place dans le but d’unifier les efforts et les moyens pour contrôler les mouvements notamment transfrontaliers des matières radioactives, contrer leur usage illégal et renforcer la sûreté nucléaire entre les pays signataires. «L’initiative a été bien appréciée et beaucoup de partenaires sont disposés à nous accompagner.

Ces acteurs de la sécurité nucléaire dans les pays du G5 Sahel échangeront
des informations sur les menaces nucléaires.

C’est pourquoi la rencontre de Ouagadougou qui nous permettra d’avoir une feuille de route est décisive», a-t-il soutenu. Pour lui, si les moyens matériels, humains et financiers appropriés sont mis à la disposition du forum, il saura contribuer au renforcement du contrôle du mouvement des matières nucléaires, radioactives de manière à pouvoir garantir la sécurité nucléaire dans les six pays membres.

Pour cela, le forum peut compter sur le soutien de l’AIEA, foi de sa représentante, Brunele Battistella. Elle a fait savoir qu’à l’instar des autres pays du monde, ceux du G5 Sahel et le Sénégal utilisent des sources de rayonnement ionisant dans des applications pacifiques en appui au développement comme dans l’industrie, la santé, l’éducation… «Cependant dans un contexte marqué par la prolifération des conflits, des activités criminelles qui affectent la sécurité à la fois au niveau de la région et de manière globale, il est essentiel de garder à l’esprit que ces matières radioactives peuvent être détournées à des fins criminelles, pour des actes malveillants au détriment des populations et de l’environnement», a-t-elle regretté.

En appui à ces propos, le directeur de cabinet du ministre en charge de l’environnement, Rasmané Ouédraogo, représentant son ministre a relevé que les statistiques de l’AIEA indiquent que 3 543 incidents ont été enregistrés dans le monde de 1995 à nos jours, dont 162, en Afrique avec 45 cas confirmés de l’existence d’une volonté manifeste d’utilisation malveillante des matières radioactives. «A travers ce forum, nos Etats seront en mesures d’harmoniser les cadres législatifs règlementaires, d’échanger les informations pertinentes sur les menaces de sécurité nucléaire et d’assurer des formations et des exercices au profit des acteurs de la lutte contre le terrorisme nucléaire», s’est-il réjoui.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Communautés étrangères vivant au Burkina : La IIIe édition du forum de l’intégration annoncée

Le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, a échangé avec les représentants des communautés étrangères vivant au Burkina Faso, le mardi 16 avril 2019 à Ouagadougou. Les
discussions ont porté sur la cohésion au sein des communautés représentées au pays des Hommes intègres et la tenue, cette année, de la IIIe édition du Forum national de l’intégration.

Le Burkina Faso est une terre d’accueil pour plusieurs communautés africaines, si l’on en croit le président de la Coordination des communautés vivant au Burkina Faso, Abdoulaye Senghor, par ailleurs président de la communauté tchadienne au Burkina Faso. «On ne sent aucune difficulté particulière à nous intégrer dans notre pays d’accueil», a-t-il dit lors de la rencontre que les communautés étrangères ont eue avec le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, le 16 avril 2019 à Ouagadougou.

Ces échanges se sont inscrits dans la dynamique de revitalisation de la Coordination des communautés vivant au Burkina Faso, tombée dans la léhargie, pendant un certain temps. Depuis le 6 avril 2019, cette faîtière qui fédère des associations de 16 nationalités a été remise sur pied. A la faveur des échanges avec le ministre, les nouveaux responsables ont accueilli avec satisfaction, l’annonce de la tenue de la IIIe édition du Forum national de l’intégration, après les éditions de 2013 et 2015.

Quatre ans après, la reprise de cette manifestation «importante» pour les communautés étrangères au Burkina Faso donnera lieu à des innovations, a confié Abdoulaye Senghor qui a remercié leur ministère de tutelle pour l’accompagnement constant dont ils ont bénéficié toutes les fois qu’ils en ont eu besoin. Au-delà de ce forum, c’est la cohésion au sein des communautés vivant au Burkina et partant, la réalisation de l’intégration africaine qui est recherchée par les autorités burkinabè.

Le ministre Paul Robert Tiendrébéogo a rappelé que cette volonté a été manifeste à travers la création et la confirmation d’un ministère dédié à l’Intégration africaine à l’occasion des deux derniers remaniements du gouvernement. L’atteinte de ces objectifs nécessite aussi, de l’avis du ministre, des actions concertées. Il a donc salué la remise en selle de la coordination des communautés et invité le nouveau bureau, au regard des difficultés rencontrées lors de ce processus, à travailler d’urgence au rassemblement de toutes les personnes étrangères résidant au Burkina Faso et à la préservation de la cohésion en leur sein.

Fabé Mamadou OUATTARA

Formation des animateurs de sport pour tous

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Le ministère des Sports et des Loisirs et l’Institut des sciences, des sports pour le développement humain ont organisé du 1er au 12 avril 2019 à Ouagadougou une session de formation au profit d’une centaine d’animateurs de sport pour tous. Occasion pour les moniteurs sportifs de s’outiller sur des modules d’éducation en santé des personnes âgées.

Les personnes âgées doivent nécessairement continuer à faire du sport pour leur mieux-être. Sachant que la pratique de l’activité physique des personnes du troisième âge est spécifique, l’Institut des sciences, des sports pour le développement humain (ISSDH ex-INJEPS), en collaboration avec le ministère des Sports et des Loisirs, a outillé une centaine de moniteurs de sport pour tous en la matière. La session de formation s’est tenue du 1er au 12 avril dernier dans l’enceinte de l’ISSDH à Ouagadougou. Elle s’est axée sur deux modules.
Il s’agit de l’«évaluation de la condition physique et prescription d’exercices en lien avec la santé des adultes» et de l’«évaluation de la condition physique et prévention des chutes chez les personnes âgées». Pour le secrétaire général du ministère des Sports et des Loisirs, Hermann Zinguim Yabré, l’objectif de la formation a été d’outiller les animateurs de sport pour une meilleure prise en charge des personnes et parvenir à améliorer la qualité de vie des populations du Burkina Faso. «Le sport est vivement à encourager dans nos sociétés. Il est véritablement le moyen le plus efficace pour lutter contre les maladies et permettre aux populations de tout genre de vieillir en santé», a-t-il dit. Selon la formatrice, docteur Eudoxie Adopo, Kinésiologue, durant les deux semaines, les animateurs de sport ont appris davantage l’importance du sport pour la bonne santé des populations.
Pour elle, les maladies non transmissibles sont aujourd’hui la principale cause de décès dans notre pays, provoquées par la mauvaise hygiène alimentaire et le sédentarisme. «Il faudra aider les populations à rester en santé grâce à l’activité physique et aux saines habitudes de vie. Surtout les personnes âgées qu’il faudra sensibiliser afin qu’elles pratiquent le sport au quotidien par le vélo et la marche pour prévenir et éviter les chutes», a-t-elle laissé entendre. Tous les stagiaires ont réussi avec succès à l’évaluation finale et ont eu droit à des diplômes.

W. Jean SAWADOGO
(Stagiaire)