La banque de l’espoir

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C’est un projet presque trentenaire qui s’est concrétisé, le vendredi 29 mars dernier à Ouagadougou : la Banque agricole du Faso (BADF) a officiellement ouvert ses portes à ses clients du monde rural. L’ouverture de cette banque, longtemps attendue, peut donc être considérée comme la réalisation d’un engagement politique de taille. C’est du reste une promesse ferme du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui a été tenue. Cet établissement financier doté d’un budget de plus de 14 milliards de francs CFA, au grand bonheur des acteurs agricoles, qui nourrissaient l’espoir depuis la première Journée nationale du paysan (JNP) en 1993, à Léo, de disposer d’un outil de financement. Au-delà de l’aspect politique, c’est une victoire pour le monde agricole.

La BADF devrait prioritairement faciliter l’accès aux crédits à 80% de la population burkinabè, évoluant dans l’agriculture, secteur qui contribue à hauteur de 30% au Produit intérieur brut (PIB). C‘est une opportunité offerte aux coopératives, de dynamiser et d’accroître leur productivité et de mettre sur orbite de nombreux projets viables et bancables, dans un domaine, longtemps resté le parent pauvre des institutions financières. Jusque-là, les activités agricoles, principal maillon de l’économie, retiennent très peu l’attention des argentiers (15% seulement des acteurs bénéficient de leurs services). Ainsi, la BADF conçue, à juste titre, comme un instrument de développement, vise une métamorphose structurelle de l’économie à travers le financement de la production, de la transformation, de l’achat et de la commercialisation des produits agricoles. Elle va aussi contribuer à financer la mécanisation de l’agriculture, surtout que le circuit traditionnel n’offre pas trop de facilités aux acteurs. En considérant ce paramètre, l’avènement de la BADF pourrait susciter un regain d’intérêt chez certaines banques pour les activités agricoles. D’abord, la structure a un capital de démarrage assez conséquent et bénéficie de l’accompagnement d’autres institutions financières comme la Banque africaine de développement (BAD), qui a déjà mis à sa disposition plus de 6,3 milliards de F CFA.

Cette manne va permettre surtout la mise en place d’une assurance agricole en vue de garantir le remboursement des crédits en cas de calamités naturelles. Ensuite, les acteurs concernés au premier chef, les paysans, ont été associés au projet. Ce qui sous-entend que leurs préoccupations ont été prises en compte dans sa réalisation. En témoignent, les 13 organisations paysannes actionnaires sur un total de 94 et la présence de trois administrateurs paysans au Conseil d’administration du «nouveau-né». Enfin, la BADF bénéficie du soutien politique au plus haut sommet de l’Etat, comme l’a démontré le président du Faso, qui souhaite que la banque ne se limite pas aux grands centres de consommation comme les autres. Son souhait est qu’elle s’implante dans les zones de production en province et convainque le monde rural que c’est son instrument. D’ores et déjà, il est annoncé la création, d’ici fin 2019, une agence à Bobo-Dioulasso et une autre à Dédougou.

Des choix qui se justifient certainement par le fait que ces zones suffisamment arrosées forment, comme l’on le dit souvent, le «grenier» du Burkina Faso. Cependant, cette vulgarisation doit se poursuivre rapidement afin que l’ensemble des paysans s’approprient leur nouvel accompagnateur. Dans cette même dynamique, il ne serait pas superflu d’initier des campagnes de sensibilisation dans les villes et villages pour mieux expliquer les avantages de la BADF aux populations. En retour, pour garantir la pérennité de la banque, ses clients doivent s’engager, en toute conscience, à rembourser les prêts qu’ils auront à contracter. Sinon, les autres efforts d’accompagnement seront voués à l’échec. Par ailleurs, la BADF, comme le veulent ses initiateurs, doit accorder la priorité aux paysans, à travers des crédits raisonnables et non aux richissimes agrobusinessmen qui, en réalité, n’en ont pas forcément besoin. C’est à ce prix qu’elle ne connaîtra pas le même sort que la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA), devenue par la suite Banque agricole et commerciale du Burkina (BACB), avant de passer dans le juron du groupe Ecobank.

Par Mahamadi TIEGNA

«La peur du gendarme, c’est le début de la sagesse»

«La peur du gendarme, c’est le début de la sagesse» (dicton populaire)

Ça n’a l’air de rien, mais … et la peur de l’enseignant? Ah! diantre! Par les temps qui courent, avec des cours qui ne se donnent plus, (vacances officielles exclues) pour faits de grève ou mille et autres raisons, on en perd son latin.
Doit-on, devrait-on avoir peur de l’enseignant, éducateur qui «ouvre les yeux», les esprits, l’intelligence? Il se trouve que des cancres parvenus (c’est le mot) à la chefferie, redoutent toujours les vérités amères mais toniques du maître. Le regretté Maurice SIMPORE l’a admirablement chanté, avec humour (cf Ali le commandant).
«Beau et noble métier», titrait une belle affiche avec un professeur qui, depuis sans doute, a perdu le sourire, sinon la vie!
Ne voilà-t-il pas qu’à présent, pour cause d’insécurité, des zones entières sont contraintes à … l’école buissonnière? Ah misère noire!

Mounir

Le G5 Sahel plaide pour la révision de l’arrangement technique avec la MINUSMA

Le G5 Sahel et sa force conjointe ont été l’objet d’une réunion spéciale du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies, le jeudi 28 mars 2019, au siège de l’institution à New York, aux Etats-Unis. Cette réunion, à l’initiative du Burkina Faso, la France et l’Indonésie fait suite à la visite des membres permanents de l’organe onusien les 23 et 24 mars 2019, respectivement au siège de la Force Conjointe du G5 Sahel à Bamako et à Ouagadougou. Elle visait à engager des discussions en vue de mobiliser davantage la communauté internationale en faveur de la force G5 Sahel.

Le Burkina Faso entend marquer de fort belle manière sa présidence en exercice du G5 Sahel. En initiant cette réunion quelques jours après la visite du Conseil de sécurité à Bamako et à Ouagadougou, avec la France qui préside le Conseil de Sécurité et l’Indonésie, le Pays des Hommes intègres entend mobiliser davantage la communauté internationale autour de l’organisation qu’il partage avec le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, notamment pour «un soutien plus large aux opérations de la Force conjointe».
A l’entame des travaux et à titre de coprésident de la rencontre, le ministre des affaires Etrangères et de la Coopération a fait une déclaration dans laquelle il a dépeint une situation sécuritaire très peu reluisante dans le Sahel, caractérisée par des attaques et autres conflits communautaires devenus monnaie courante dans la zone. Des plus récentes, M. Barry a énuméré les attaques terroristes du camp militaire de Dioura au Mali ou celles de la Brigade de gendarmerie de Barani au Burkina Faso qui a fait 4 morts. Pour ce qui est des conflits ou tueries communautaires, les cas de Yirgou au Burkina Faso en début janvier ou encore très récemment à Ogossagou au Mali avec des dizaines de morts, allongent la série noire de drames dans l’espace sahélien interpellant, selon lui, sur les risques d’une implosion sociale.
Découlant de cette situation, l‘adresse du chef de la diplomatie burkinabè à la communauté internationale fait ressortir des cas de déplacements massifs de populations ou réfugiés, la fermeture d’écoles avec des milliers d’enfants privés d’éducation qui risquent d’être des générations perdues, la dégradation accélérée de l’environnement, la désorganisation de l’économie avec des zones entièrement sinistrées.
C’est au regard de ce tableau, on ne peut plus sombre de la situation sécuritaire dans son espace que le G5 Sahel multiplie les plaidoyers auprès de la communauté internationale en vue de changer la donne. Les pays concernés ont identifié différents obstacles aux opérations.
De ceux-ci, l’Accord technique entre la MINUSMA, l’Union Européenne et la Force conjointe du G5 Sahel qui ne couvre que les opérations de sécurisation ayant lieu sur le territoire malien. Or les groupes armés terroristes multiplient les menaces et les attaques au-delà.
Les Etats du G5 Sahel souhaitent pour ce faire, un Accord plus large entre les Nations unies et la Force conjointe, en vue de permettre un soutien plus large à tous. «Nous avons souhaité que cet arrangement soit étendu au-delà des frontières du Mali parce que le G5 Sahel est constitué de sept bataillons dont deux bataillons au Mali. Limiter cette intervention aux frontières du Mali, ce serait appuyer deux bataillons sur les sept que comporte la Force conjointe du G5 Sahel ; ce qui ne nous paraît pas pertinent pour faire face aux défis immenses auxquels nous faisons face», a expliqué Alpha Barry. Un autre goulot d’étranglement non moins important reste la question du financement de la Force. La Conférence de haut niveau sur le sahel, tenue à Bruxelles le 23 février 2018 a permis de recueillir des annonces d’appui à la Force Conjointe à hauteur de 414 millions d’euros. Cependant, des difficultés de mobilisations et d’utilisation de ces ressources persistent.
Et comme palliatif à ce problème lié au financement, les Etats membres du G5 Sahel ont réitéré au Conseil de Sécurité la nécessité que les Nations Unies, en particulier le Conseil de Sécurité, examine la possibilité d’un mandat plus large ou la création d’un Fonds spécial qui garantira un financement pérenne de la Force Conjointe avec des contributions obligatoires ou volontaires.
Le Conseil de sécurité et les différents partenaires ont réaffirmé leur soutien au G5 Sahel et à sa force conjointe. «Dans leurs interventions, les uns et les autres ont reconnu la préoccupation au niveau du Sahel sur la question de la sécurité et du développement, surtout sur la situation sécuritaire qui est aussi une menace pour le Sahel, mais aussi pour l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique et le reste du monde», a expliqué Alpha Barry.

DCPM Ministère des
Affaires étrangères et de la Coopération

Centenaire du Burkina Soumane Touré appelle à un débat «patriotique»

Le Parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ) a organisé, le samedi 30 mars 2019 à Ouagadougou, son 13e rendez-vous annuel avec la presse, tenant lieu de rentrée politique du parti.

La Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso, a 100 ans. Le Parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PIJT) a consacré son 13e rendez-vous annuel avec la presse, tenant lieu de rentrée politique, à ce centenaire. C’était le samedi 30 mars 2019 dans la capitale burkinabè. Dans un style franc et «direct» qu’on lui connaît, le président du parti, Soumane Touré, a rappelé que le Burkina Faso traverse aujourd’hui une «crise jamais égalée». Pourtant, a-t-il dit, en 2008, à l’occasion du cinquantenaire de la constitution française «qui a encore cours dans notre pays», et en 2010, au cinquantenaire de l’indépendance du pays, le PITJ avait appelé en vain à un débat national pour «se donner une constitution conforme à nos aspirations». Après quatre générations successives, a estimé Soumane Touré, la classe politique actuelle ne s’est pas montrée héritière de ses devanciers et a complètement failli, surtout, depuis la démission de Blaise Compaoré. «Les trois générations passées ont admirablement recueilli et consolidé l’héritage des générations antérieures, après le 3 janvier 1966, après les historiques grèves des 17 et 18 décembre 1975, mieux, la gestion des trois premiers présidents, Maurice Yaméogo, Sangoulé Lamizana et Saye Zerbo a même été jugée par un Tribunal spécial et par les TPR», a-t-il soutenu. L’actuelle et 4e génération, a déploré M. Touré, arrivée au pouvoir à partir du 7 novembre 1982 avec Jean-Baptiste Ouédraogo, est la plus comptable et la plus responsable parce qu’elle avait la possibilité d’instaurer depuis 1991, une véritable démocratie, de résoudre en grande partie les problèmes sociaux et de poser les bases d’une économie forte. «Au lieu de cela, actuellement, la République, la démocratie et l’unité nationale sont ébranlées jusque dans leurs fondements», a-t-il noté. Dans un tel contexte sécuritaire avec des menaces sur l’intégrité territoriale et des atteintes à la cohésion sociale, Soumane Touré estime qu’on ne peut pas parler d’élection en 2020. A son sens, il faut marquer une halte, avoir le courage de se regarder dans les yeux et se dire la vérité. «Qu’importe l’ordre dans lequel le triptyque vérité-justice-réconciliation va être mis en œuvre, il faut réunir toutes les forces vives de la nation pour un débat de centenaire franc, sincère et patriotique, mettre à nu les problèmes, les insuffisances, liquider les lourds contentieux de crimes politiques, de crimes de sang et de crimes économiques, pour se donner des chances d’aborder le prochain centenaire avec quelques espoirs de réussite», s’est-il convaincu. Dans ce sens, le président du PITJ propose aux médias, d’avoir le courage patriotique de revisiter ces 100 ans, ou tout au moins, la période de 1991 à nos jours, une période «exceptionnellement longue», durant laquelle le Burkina Faso a connu une vie démocratique sans interruption. Aux organisations de défense des droits humains, il recommande une revue des différentes évolutions afin d’apprendre aux jeunes générations que les libertés ne sont pas données, qu’elles ont été conquises et doivent être défendues. Quant aux organisations de la société civile, il demande de faire l’historique des programmes de développement pour en dégager des orientations. Le monde syndical pourra faire son autocritique et sa structuration, et le mouvement paysan, exiger la reconstitution des Organismes régionaux de développement (ORD) pour poser les bases d’un développement véritable et durable. Soumane Touré a déploré les pertes d’hommes au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la lutte contre l’insécurité, avant d’inviter l’armée à se réformer profondément. Il a dénoncé les immixtions des autorités coutumières et religieuses dans la politique et le fonctionnement de l’Etat, puis précisé qu’on ne peut rien attendre d’une classe politique se vantant d’avoir organisé une insurrection «qui est un acte illégal et puni par la loi».

Jean-Marie TOE &
Dawara Sylvie SOU (stagiaire)

Financement du secteur rural: la BADF se positionne

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé la cérémonie de lancement des activités de la Banque agricole du Faso (BADF), le vendredi 29 mars 2019 à Ouagadougou. 15e banque du «pays des Hommes intègres», le nouveau-né est doté d’un capital de plus de 14,277 milliards F CFA.

Objet de rêves, de réclamations et de dix ans de plaidoyer du monde rural à travers la Confédération paysanne du Faso (CPF), la Banque agricole du Faso (BADF) est désormais opérationnelle. Ses activités ont été lancées, le vendredi 29 mars 2019 à Ouagadougou au cours d’une cérémonie présidée par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Siégeant dans la capitale burkinabè (zone ZACA), la 15e banque du «pays des Homme intègres» est dotée, d’après le Président du conseil d’administration (PCA), Mamadou Sérémé, de capitaux exclusivement burkinabè, s’élevant à 14 milliards 277 millions 570 mille F CFA. Elle a pour actionnaires, l’Etat burkinabè et ses démembrements, 13 organisations professionnelles agricoles, des entreprises privées et des particuliers. Au cours de la cérémonie de lancement, le PCA a indiqué que l’agriculture est le deuxième pourvoyeur de devises au Burkina Faso après l’or. «Paradoxalement, seulement 15% des producteurs bénéficient de crédits bancaires et rien que 3,5% des financements bancaires sont consacrés au secteur agricole», a-t-il déploré. Il a dit espérer que le nouvel établissement va changer la donne. Le vice-président de la CPF, Boureima Diallo, porte-parole des parrains Bassiako Dao et Mamounata Velegda, pour sa part, a invité le management de la nouvelle banque à faire en sorte que celle-ci ne soit pas réduite à sa présence dans les centres urbains, ce qui l’éloignerait progressivement de sa mission première.

La BAD ‘’assure’’ les calamités

Sur ce point, le PCA a affirmé qu’après la première agence fonctionnelle à Ouagadougou depuis le 25 février 2019, la BADF se déploiera, avec le soutien de l’Etat et des partenaires au développement, à Bobo-Dioulasso en mai prochain, puis à Dédougou en septembre et progressivement dans sur tout le territoire national. «La Banque agricole du Faso ambitionne apporter les solutions les meilleures aux besoins de financement des agriculteurs, éleveurs, artisans, acteurs de l’économie, associations féminines et PME-PMI imparfaitement satisfaits», a confié Mamadou Sérémé. Il a fait savoir que la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal assistera techniquement la BADF. L’autre soutien à la ‘’banque paysanne’’ est la Banque africaine de développement (BAD) qui l’accompagnera avec plus de 6,3 milliards F CFA destinés, d’une part, à garantir le remboursement des crédits en cas de survenance de calamités naturelles et, d’autre part, à financer un système de warrantage en vue de faciliter l’accès des petits producteurs aux services financiers. Dans son discours de lancement officiel, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, a confié que l’opérationnalisation du nouvel établissement est à la fois un aboutissement et une nouvelle étape validée parmi les nombreux défis à relever dont l’accroissement du taux de bancarisation actuellement de 20%. Il s’est réjoui des services financiers qui bénéficieront désormais à tous les producteurs qui évoluaient jusque-là en marge du système bancaire. Il a encouragé le personnel de la BADF du Burkina Faso à parvenir très rapidement à une bonne rentabilité et atteindre une taille critique dans le respect du dispositif prudentiel en vigueur à l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

Jean Philibert SOME

Présidentielle 2020: Me Gilbert Ouédraogo dans la course

L’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) a investi, le 31 mars 2019 à Bobo-Dioulasso, son président, Me Gilbert Noël Ouédraogo, candidat à l’élection présidentielle de 2020. La cérémonie d’investiture a eu lieu au plateau omnisport de Yéguéré en présence de centaines de militants et de représentants de formations politiques amies du Burkina Faso et d’Afrique.

Le président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA, Me Gilbert Noël Ouédraogo est candidat à l’élection présidentielle de 2020. Il a été désigné par son parti au cours du 16e congrès ordinaire tenu le 30 mars 2019 à Bobo-Dioulasso. Pour les membres présents au congrès, ce sont notamment les qualités de rassembleur, de visionnaire, de dynamisme et d’écoute qui ont milité à son choix. Il a reçu le 31 mars dernier dans la ville de Sya le flambeau de son parti pour aller à la conquête de Kosyam en 2020. En recevant le flambeau, le candidat Gilbert Noël Ouédraogo dit mesurer l’ampleur de la tâche qui l’attend. «Dieu et les militants sont avec moi et je serai président en 2020», a-t-il lancé. Il a ajouté qu’il a accepté d’être candidat pour servir la nation et proposer quelque chose de nouveau à son peuple. «Je rêve d’un Burkina Faso uni, prospère et réconcilié avec lui-même et son histoire», a dit M. Ouédraogo. Il a alors invité les militants à se mobiliser pour la victoire de l’ADF-RDA en 2020. Le congrès qui a donné quitus pour sa candidature à l’élection présidentielle s’est déroulé sur le thème : «Repenser collectivement les pratiques politiques en vue d’une transformation profonde de la société burkinabè». Il a été marqué par le renouvellement du bureau exécutif national fort d’une soixantaine de membres et par l’adoption des motions et recommandations pour revigorer l’éléphant. L’ouverture de ce congrès a connu la présence des représentants des partis politiques de l’opposition et des délégations venues de plusieurs pays africains. A l’occasion, le président de la fédération ADF-RDA du Houet, Lassina Gondé et le secrétaire général de l’ADF-RDA, Etienne Ouédraogo ont tous salué les militants «pour la forte
mobilisation».

Les remèdes de l’ADF-RDA face aux défis actuels

Les représentants des partis politiques, Mathias Sawadogo du CDP, Hamadou Dicko de la Nafa ou Zéphirin Diabré de l’UPC ont tous loué le thème du congrès et ont apporté leur encouragement à l’ADF-RDA et à son président Gilbert Noël Ouédraogo. Les représentants des partis politiques des pays invités ont, tour à tour, pris la parole qui, pour retracer l’historique de l’ADF-RDA, qui pour soutenir et encourager le parti et son président. Celui-ci, dans son intervention, a adressé ses encouragements aux forces de défense et de sécurité pour le combat qu’elles mènent contre le terrorisme. Pour lui, le thème du congrès en dit long sur les ambitions de son parti «au-delà de la conquête du pouvoir d’Etat, notre parti demeure sensible et se sent toujours interpellé sur les grandes questions liées à la préservation de la paix sociale, à la pacification du jeu politique, à la réconciliation nationale et au respect strict des règles démocratiques de conquête du pouvoir d’Etat». Pour Gilbert Noël Ouédraogo, le parti a été éprouvé ces dernières années et il convient, selon lui «de repenser la politique, c’est-à-dire humaniser davantage les rapports politiques, abandonner les motivations étriquées pour préserver la paix sociale, aller à une véritable réconciliation nationale pour relever les grands défis du moment». Les défis, selon lui, sont énormes et l’ADF-RDA pense que le MPP, parti au pouvoir, reste impuissant face à ces défis. «Le pouvoir actuel semble pourtant balbutier, et demeure frileux et incapable devant la montée de l’incivisme, de l’insécurité, de la débâcle du système éducatif, de la fracture sociale et de la morosité économique», martèle Me Ouédraogo. A en croire son président, l’ADF-RDA dispose de remèdes au vu de ses expériences. C’est pour cela qu’il a appelé les acteurs politiques «à aller en ordre de bataille de façon concertée avec l’ensemble des forces vives de la nation et des partis politiques de l’opposition sans distinction aucune en vue de réécrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays en sauvant des mains de ceux qui, comme des aventuriers, ont usé de la perfidie, de la calomnie ,de la délation et de la trahison pour s’accaparer du pouvoir». Hamadou Dicko de la Nafa a abondé dans le même sens. Pour lui le MPP a montré ses limites et l’opposition va reprendre la relève en 2020.

Adaman DRABO

Opération «Otapuanu» 1200 CNIB offertes aux populations de l’Est

Une délégation du commandement de théâtre de l’opération «Otapuanu» a lancé, le jeudi 28 mars 2019 à Ougarou, dans le Gourma, une opération d’établissement gratuit de 1200 Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB), au profit des populations de la région de l’Est.

Il était 10h 35mn, ce jeudi 28 mars 2019, lorsque le cortège de la délégation du commandement de théâtre de l’opération «Otapuanu», suivi d’une dizaine de journalistes et encadré par un dispositif sécuritaire conséquent, a pénétré Ougarou, localité située à environ 70 km de Fada N’Gourma et choisie pour abriter la cérémonie de lancement de l’opération dénommée «1000 CNIB» au profit des populations de la région de l’Est. Chaleureusement accueillie par les autorités coutumières et une foule en liesse, la mission est ainsi allée acter, officiellement, le début de la campagne d’établissement gratuit de Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB). C’est une action civilo-militaire, menée à la faveur de l’opération «Otapuanu». Elle devra permettre d’établir 500 cartes à Ougarou, 500 à Gayéri et 200 à Pama, soit un total de 1200 pour le compte de la région de l’Est.
Après les salutations d’usage et les conseils pratiques, le colonel-major Pierre Ouédraogo, responsable des activités civilo-militaires de la Force Otapuanu, a donné le top de départ de l’opération. Tout intéressé doit d’abord montrer patte blanche avant d’accéder à la pièce dans laquelle se déroulent les procédures d’enregistrement. Ainsi, malgré l’affluence, chaque bénéficiaire est minutieusement fouillé à l’entrée de la salle. C’est une mesure sécuritaire à laquelle Aminata Sawadogo s’est soumise avant de se faire enregistrer. A sa sortie, elle a affirmé qu’à travers cette action humanitaire, les militaires lui ont retiré une épine du pied. «N’eut été cette initiative, je serais dans l’obligation de faire le déplacement de Fada N’Gourma pour avoir ma CNIB», a-t-elle souligné. Pour Saïdou Sawadogo, venu également se faire enrôler, la CNIB est un précieux sésame dans ce contexte sécuritaire délicat.

Prévenir d’éventuels désagréments

Yedifouoba Tankoano, qui n’a jamais eu la chance de détenir une pièce d’identité, fait partie des bénéficiaires de l’opération. Il est admiratif, particulièrement, des multiples efforts que consentent les Forces de défense et de sécurité (FDS) pour le bien-être des populations. «En plus de veiller à notre sécurité, elles ont eu la noble idée de mener d’autres actions sociales», a-t-il salué. En retour, le vieux Tankoano a invoqué la providence divine, afin que l’opération «Otapuanu» ramène la paix et la sécurité dans la région de l’Est. Le chef coutumier de Ougarou a exprimé sa reconnaissance à l’armée burkinabè pour toutes les actions qu’elle mène, avant de lancer un appel aux populations à sortir massivement pour se faire enrôler.
Selon le colonel-major Ouédraogo, l’opération «1000 CNIB» veut prévenir tout désagrément pendant les contrôles. «En l’absence de la CNIB, particulièrement, de nombreux Burkinabè voient leur liberté de circuler réduite, avec les tracasseries diverses et les soupçons d’appartenir à des réseaux dangereux», a-t-il expliqué. Ainsi, pour lui, la campagne a pour objectif de permettre aux «honnêtes populations de circuler librement sans avoir peur des contrôles des FDS». Par ailleurs, le responsable des activités civilo-militaires de «Otapuanu» a traduit la gratitude de la hiérarchie militaire à l’Office national d’identification (ONI) pour sa contribution technique.
Outre l’opération «1000 CNIB», d’autres actions civilo-militaires sont en cours dans la région de l’Est. Il s’agit, notamment, des services médicaux gratuits, offerts aux populations. Dans ce cadre, une équipe de spécialistes en chirurgie opère au Centre hospitalier régional (CHR) de Fada. A cela s’ajoutent, des séances de consultation gratuites, effectuées dans les Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA) de Pama et de Gayeri.

Joanny SOW

 

Le directeur provincial de l’agriculture du Soum enlevé par des djihadistes

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Le directeur provincial de l’agriculture du Soum  et son chauffeur ont été enlevés vendredi matin sur l’axe Djibo Bourzanga sur la RN 22. Au total  5 véhicules et ses occupants  ont été retirés  sur cet axe en 3 mois par ces individus non identifiés.

 

BS

Premier ministre au CFOP le lundi 1er avril 2019 (communiqué)

Le Chef de file de l’Opposition politique informe les citoyens burkinabè que, par lettre datée du 27 mars 2019, le Ministre d’Etat, Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale l’a informé d’une visite de courtoisie que Son Excellence le Premier Ministre compte effectuer le lundi 1er avril 2019 à 11 heures au siège du CFOP.

Selon la correspondance, cette visite fait suite à l’engagement pris par le Chef du Gouvernement à l’entame de ses fonctions, « de rassembler toutes les forces vives de la nation autour des priorités nationales, de rencontrer les acteurs de la vie politique et de la société civile».

Ouagadougou, le 29 mars 2019

Le service de communication du Chef de file de l’Opposition politique au Burkina Faso

Prix spéciaux/GALIAN 2019 : Souscription ouverte du 1er au 15 avril 2019

PRIX GALIAN 2019 : la souscription pour l’octroi des prix spéciaux est prévue  du 1er au 15 avril 2019. Seuls les 15 premiers souscripteurs seront retenus !

Lire le communiqué