Déploiement de la fibre optique : Huwaei rassure le président du Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, la nouvelle équipe dirigeante de Huwaei Afrique de l’Ouest, le jeudi 28 mars 2019 au palais de Kosyam.

La société de déploiement d’équipements techniques dénommée Huwaei de l’Afrique de l’Ouest a une nouvelle équipe dirigeante. Installée en janvier 2019, l’équipe conduite par le vice-président de Huwaei de l’Afrique de l’Ouest, Loise Tamalgo, a été reçue en audience par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le jeudi 28 mars 2019 au palais de Kosyam. M. Tamalgo, à sa sortie d’audience, a confié à la presse que sa délégation est venue se présenter au président du Faso.

Il a rassuré le président Kaboré de l’amélioration de la qualité des prestations de la société Huwaei pour la mise en place de réseaux qui pourront aider le pays des hommes intègres dans l’amélioration de son environnement digital, mais aussi d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et la Guinée Conakry. Revenant sur ses prestations de service au Burkina Faso, Loise Tamalgo a indiqué qu’une bonne partie du projet de liaison à fibre optique entre Ouagadougou et Paga au Ghana est terminée et appréciée par la Banque mondiale.

« Nous allons continuer le déploiement des autres phases du projet et nous assurer en bonne intelligence avec le ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes que le travail est bien fait et répond aux attentes du gouvernement et de la population burkinabè », a-t-il déclaré.

En ce qui concerne les accusations portées par les Etats-Unis sur Huawei relatives au vol de technologies, M. Tamalgo indiqué que c’est une question qui est en cours en justice et s’inscrit dans un environnement concurrentiel. « En matière de 5G Huawei est deux ans en avance sur tout le monde.

Mais, nous prenons cela comme une bonne opportunité de pouvoir avoir les reins solides en termes de technique, de qualité et de solution », a-t-il opiné. Les pays comme l’Angleterre, a argumenté le vice-président de Huwaei de l’Afrique de l’Ouest, ont déjà certifié qu’il n’y a pas de doute sur la sécurité de nos équipements.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Cantines scolaires : La FAO soutient l’initiative du président du Faso

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience le jeudi 28 mars 2019 à Kossyam le représentant par intérim de  l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Burkina Faso, Dr Lotfi Allal.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dispose maintenant d’un document de programme pour mettre en œuvre son initiative qui vise à « assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas de bonne qualité et en quantité suffisante par jour».

Elaboré par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec les services techniques du Burkina Faso à sa demande, ledit document a été remis au chef de l’Etat le jeudi 28 mars 2019 au palais de Kosyam par le représentant par intérim de la FAO au Burkina Faso, Dr Lotfi Allal. Pour celui-ci, cette initiative est à saluer. «  Mon organisation aidera le gouvernement pour sa réussite. En plus, nous ferons un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour la mobilisation des ressources financières et humaines au profit du programme qui s’étalera sur cinq ans», a-t-il fait savoir.

De quoi réjouir la Présidence du Faso qui compte offrir à chaque enfant scolarisé au moins un repas équilibré par jour. Le programme devrait contribuer globalement à lever les principales contraintes de valorisation des productions locales pour une bonne alimentation et nutrition à travers les cantines scolaires au Burkina Faso et partant à une meilleure performance scolaire.

L’initiative du président du Faso se fixe également comme objectifs spécifiques, l’amélioration de la disponibilité des denrées alimentaires pour un approvisionnement optimal des cantines scolaires, de la valeur nutritionnelle des menus servis par la diversification des aliments qui les composent ainsi que la gouvernance des cantines scolaires. Il est aussi attendu une augmentation des revenus des ménages en état de précarité alimentaire.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Renforcement de la bonne gouvernance : Le contrôleur général d’Etat échange avec le Premier ministre

Le Chef du gouvernement, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, le jeudi 28 mars 2019, à Ouagadougou. Le renforcement de la bonne gouvernance était au menu de leurs échanges.

Partager avec le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, les projets portés par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), tel est l’objet de l’audience que le chef du gouvernement a accordé au premier responsable de l’ASCE-LC.

«Nous avons profité de cette audience pour lui soumettre quelques préoccupations de l’institution. Il s’agit notamment de sa restructuration, de la construction de son nouveau siège et d’un certain nombre de questions relatives au contrôle et à l’investigation au Burkina Faso », a indiqué le contrôleur général d’Etat.

A l’en croire, le Premier ministre a eu une oreille attentive à ces différentes préoccupations. Mieux, l’impulsion que M. Dabiré veut donner en matière de bonne gouvernance est en phase avec les objectifs de l’organe de lutte contre la mauvaise gouvernance. «Les ambitions qu’il nourrit de mettre en œuvre une gouvernance vertueuse au Burkina Faso rencontre l’assentiment de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption », a ajouté M. Ibriga.

Et de préciser qu’il sort de ces échanges réconforté car, avec le chef du gouvernement, des points de convergences ont été trouvés pour les chantiers à venir. Cette audience a également été une occasion pour Luc Marius Ibriga et ses collaborateurs de féliciter le Premier ministre pour sa nomination et le remercier pour les « mots très aimables » qu’il a eus à l’endroit de l’ASCE-LC lors de la déclaration de politique générale.

Mahamadi SEBOGO
msebogo@yahoo.fr

Urbanisation : ONU-Habitat nourrit des projets pour le Burkina

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience le directeur régional de ONU-Habitat pour l’Afrique, Naison Mutizwa-Mangiza, le jeudi 28 mars 2019, à la Primature. Ils ont, en substance, échangé sur les soutiens que la structure onusienne apporte au Burkina Faso en matière d’urbanisation.

L’accès difficile au logement décent est une équation à résoudre au Burkina Faso. Il préoccupe également ONU-Habitat, un programme des Nations Unies pour les établissements humains. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet, l’a relevé d’entrée de jeu avant l’intervention du directeur régional de ONU-Habitat pour l’Afrique, Naison Mutizwa-Mangiza, à sa sortie d’audience avec le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, le jeudi 28 mars 2019, à la Primature.

En sus, Maurice Dieudonné Bonanet a fait part des soutiens multiformes de l’agence onusienne au Pays des Hommes intègres et des sujets en rapport avec le logement, évoqué lors du tête-à-tête entre le chef du gouvernement et son hôte.

A sa suite, le directeur régional de ONU-Habitat pour l’Afrique a précisé que les échanges se sont focalisés sur les promesses de sa structure pour améliorer les quartiers informels (non lotis). « Nous avons travaillé assez longtemps sur la question dans le quartier Bissighin à Ouagadougou qui fut un succès. Maintenant, nous allons œuvrer de façon stratégique à élargir cette expertise à d’autres quartiers de la capitale et au niveau national », a-t-il expliqué.

L’émissaire des Nations Unies a déclaré, en outre, que des contacts sont en train d’être noués avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour l’organisation d’une conférence sous régionale dans la même dynamique. Naison Mutizwa-Mangiza a, par ailleurs, invité le Burkina Faso à participer à la première assemblée de ONU-Habitat relative au domaine urbain, une initiative partagée par bon nombre de pays africains.

A l’instar d’autres contrées en Afrique faisant également partie du conseil d’administration de l’agence onusienne, a souhaité le directeur régional de ONU-Habitat pour l’Afrique, le Burkina Faso doit adhérer pleinement à cette initiative pour être le champion. « Nous avons soumis cette invitation au Premier ministre », a-t-il conclu.

Boukary BONKOUNGOU

Lutte contre le grand banditisme : Un ancien rebelle et ses acolytes au « trou »

Le service régional de la police judiciaire du centre, a animé une conférence de presse, le jeudi 28 mars 2019 à Ouagadougou, pour annoncer le démantèlement d’un réseau criminel spécialisé dans le braquage de boutiques de mobile-money.

Suite à un vol à main armée à la Kalachnikov et de pistolet dans une boutique de mobile-money à Kamboinsin au secteur 16 de Ouagadougou, le 22 janvier 2019, une enquête policière a été ouverte et a permis d’intercepter B.Y.J., 41 ans résident au secteur 29 de Ouagadougou.

La brigade d’investigations criminelles de la police judiciaire du centre a poursuivi les investigations et mis aux arrêts les dénommés S.L., 39 ans planteur en Côte d’Ivoire résident à Pouytenga, K.W.F. dit le « Rougeau » 26 ans, orpailleur en Côte d’Ivoire résident au secteur 16 de Ouaga, R.W.N., 35 ans employé de commerce domicilié au secteur 16 et I.I. 37 ans, orpailleur en Côte d’Ivoire domicilié à Saponé. Un autre surnommé « Taureau » serait en fuite.

Le service régional de police judiciaire du centre a présenté, les présumés malfrats au cours d’un point de presse, le jeudi 28 mars 2019 à Ouagadougou. Le commissaire principal de police, Sayibou Galbané, a expliqué que quelques membres du groupe seraient très connus de leurs fichiers comme bandits de grand chemin sévissant à Ouagadougou et d’autres villes du Burkina.

Il a ajouté que les autres membres du gang restent inconnus parce qu’ils résident tous, en Côte d’Ivoire et n’interviennent au Burkina que pour des cas de braquages. Il en a voulu pour preuve, l’interrogatoire du nommé I.I. alias « Djin-Djin », ancien combattant de la rébellion ivoirienne de 2002 qui aurait reconnu entretenir des relations d’amitiés avec certains membres du groupe.

Le groupe aurait été impliqué dans les vols à mains armées de domiciles, boutiques mobile-money, stations-services et sites aurifères. « Souvent cagoulés, ils ciblent les domiciles et les boutiques où, ils font irruption, tiennent en respect les occupants, procèdent aux fouilles et s’emparent de tous les numéraires, objets précieux et téléphones portables.

Ils font usage de leurs armes à feu, selon le degré de résistance », a détaillé le commissaire principal Galbané à propos du mode opératoire des présumés délinquants. L’une des victimes des délinquants présents à la conférence de presse, Amidou Ouédraogo, a témoigné sur les circonstances de son agression : « Il (le braqueur) a attrapé mon sac que j’avais au cou en me menaçant.

Il a tiré sur mon épaule droite…c’est un de mes anciens employés qui a guidé la bande ». L’enquête aurait permis, selon le commissaire principal de police, de saisir aux mains des présumés délinquants trois véhicules, trois vélomoteurs, une kalachnikov, un pistolet automatique, 22 munitions de Kalachnikov, deux chargeurs de kalachnikov et 11 téléphones portables.

Par ailleurs, l’officier de police a dit que l’enquête est en cours et que les résultats auraient été plus probants si, un activiste sur les réseaux sociaux du nom de Naïm Touré « ne s’était pas précipité d’annoncer la mort du chef de gang Bonkoungou Yemdaogo Joseph dans les locaux de la police, ce qui a permis aux autres membres de trouver refuge dans un pays voisin ».

Sidgomdé

Contrôle de véhicules sans plaques : 122 voitures mises en fourrière par la police

Le directeur régional de la police nationale du Centre, le commissaire divisionnaire de police, Joseph Toni, a fait le point d’une opération de contrôle de véhicules automobiles sans plaques d’immatriculation, à la presse, le jeudi 28 mars 2019, à Ouagadougou.

Dans le cadre de ses activités de sécurité routière, la direction régionale de la police nationale du Centre a initié une mission de contrôle des véhicules automobiles sans plaques d’immatriculation dans la capitale burkinabè. Ainsi, de 6h30 à 11h du jeudi 28 mars 2019, 220 policiers de ladite direction ont occupé 20 carrefours de la ville.

A la fin de la mission, 122 voitures ont été mises en fourrière. Des informations données à la presse par le directeur régional de la police nationale du Centre, le commissaire divisionnaire de police, Joseph Toni le même jour aux environs de 12h.

« L’objectif de ce contrôle est d’amener les contrevenants à respecter le Code de la route, parce que normalement, tout véhicule sans plaque d’immatriculation ne doit pas être mis en circulation », a expliqué le commissaire Toni. A l’entendre, par ces temps d’incivisme, la vérification permet à tout conducteur de véhicule sans plaque d’immatriculation auteur d’un accident de la circulation de ne pas se soustraire au contrôle.

De son avis, si le conducteur d’un véhicule sans plaque d’immatriculation, est auteur d’un accident de la circulation, il peut facilement commettre un délit de fuite en se soustrayant au contrôle. « Il peut fuir les lieux de l’accident parce qu’il sait que pour le retrouver, les recherches seront difficiles », a soutenu le directeur régional de la police nationale du Centre.

Il a par ailleurs fait comprendre qu’en cette période de terrorisme, ces genres d’opérations permettent d’identifier les occupants des véhicules sans plaques et de prendre connaissance des objets qu’ils transportent. A propos de la suite réservée à cette affaire, le commissaire divisionnaire de police, Joseph Toni a déclaré que les propriétaires de ces véhicules seront verbalisés. Ce, après le contrôle d’Interpol et des services des douanes.

Gaspard BAYALA

Chronique : Mon voisin, mon gardien !

Une sagesse moaga dit que pendant que tu dors, c’est ton voisin qui veille sur toi. Autrement dit, dans le besoin ou dans l’urgence, c’est l’entourage immédiat qui accourt pour porter secours.

Lorsque nous sommes coincés dans les méandres du labyrinthe, c’est parfois le bon voisin qui nous extirpe du pétrin. Parce qu’un bon voisin est un bon gardien ! Avant que les parents proches et intimes n’arrivent, ce sont les voisins qui éteignent les flammes de l’incendie.

Avant que l’ambulance n’arrive, souvent c’est le généreux voisin qui met sa voiture à profit pour sauver le moribond enfant en agonie. Un bon voisin a de la sympathie, mieux de l’empathie ! Avant que les témoins de mariage n’arrivent sur les lieux du probable crime, c’est le bon voisin qui enjambe le mur pour jouer l’arbitre entre les deux coéquipiers mal inspirés. Un bon voisin sait recoller les morceaux avant que tout s’écroule. Nous sommes nés pour vivre en société, malheureusement, la société des hommes tire vers sa fin.

Dans mon nouveau quartier, les gens ne se disent pas bonjour. Même quand ils se croisent, ils se regardent comme des bêtes sauvages. Ils sont allés à la « bonne école » et ont réussi avec brio dans la vie, quoi de plus ? A quoi sert de se saluer quand tout va bien chez soi et chez chacun ? Pourquoi se rendre visite quand on a déjà tout exploré en soi ? Quand on est abonné à la santé et au bonheur, en quoi le palu du « pauvre » voisin peut affecter notre immunité sanitaire ? Bref, quand on a tout, qu’ y a-t-il de plus ou de mieux à chercher ?

Dans mon nouveau quartier, je connais mon voisin par le bruit de son portail et le vrombissement de son bolide. Quand il sort, il manifeste à peine un signe d’amitié, un geste ou un regard humain à l’endroit des voisins. Seul son chien fricote parfois avec ma sulfureuse femelle au point d’en faire une affaire de passion, avec tous les risques d’une « liaison dangereuse ». Ses enfants ne se frottent jamais aux marmailles de la plèbe.

Ils ont même peur de nos « crasseux » diablotins de zoo. Pour eux, la vie se limite entre quatre murs cirés , les jardins verdoyants et l’univers des dessins animés sur écran géant. Mais la vie n’est pas un simple dessin à main levée. C’est un tas de choses jetées a priori au hasard mais à dessein. Très souvent, on n’est jamais ensemble pour rien.

Malheureusement, à force d’étudier, certains ont oublié que tout n’est pas que papier ; tout n’est pas que diplôme. On peut être le premier de la classe et rester à la queue du peloton social. On peut vivre dans une villa cossue et avoir une image terne dans son entourage. Il y a des valeurs qui ne sont ni sonnantes ni trébuchantes. Il y a des qualités qui coûtent plus chères que l’argent lui-même. Très souvent, quand ils descendent de leur tour d’ivoire, vous vous rendez compte que ce sont de brillants déboires vivants. Ils parlent mieux le français que leur propre langue maternelle.

Ils connaissent par cœur la Constitution et ignore le premier des dix commandements du ciel. Ils ont fait le tour du monde en avion et en bateau ; ils connaissent à peine la route qui mène à leur village. On peut construire seul sa case, mais c’est au moment de poser le chaume que l’on voit l’importance des autres. A quoi sert de vivre en communauté sans activer sa fibre de charité ?

Qu’est-ce qu’un voisin qui contourne la dépouille de son voisin pour aller évacuer des dossiers au bureau ? D’où viennent ces Burkinabè qui n’ont jamais le temps de serrer la main du bénin voisin sympa ? Il y a trop de racailles dans nos quartiers; trop de misanthropes à peine visibles au microscope mais gonflés à bloc sur du sable.

Mais l’histoire nous enseigne ceci : c’est quand ils tombent dans leur douche, entre les bras d’une femme inconsolable et les pleurs de leurs bambins « inutiles » que le voisin vaut plus que de l’or.

C’est la voisine infirmière qui administre les premiers soins en attendant que l’on mette du carburant dans l’ambulance de la République pour venir sauver le grand commis de la même République. L’histoire ajoute que c’est le jour du décès de la mère de Monsieur Tartempion que les jeunes du quartier boudent le cimetière pour siroter leurs doses autour des théières.

L’histoire rappelle enfin que le voisinage doit être une relation obligée, obligatoire et obligeante. Car, parfois, un bon voisin vaut mieux qu’un proche parent lointain. Un bon voisin est un bon gardien ! Et toi, connais-tu tes voisins ? Quelle place occupes-tu dans ton quartier et dans le cœur de tes voisins ? Es-tu un bon ou un mauvais voisin ?

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Lutte contre les grossesses non désirées: La RDC s’inspire de l’expérience du Burkina

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo, a reçu en audience une délégation de la Coalition contre les grossesses non désirées, le mercredi 27 mars 2019 à Ouagadougou.

Une délégation de la Coalition stop GND (grossesses non désirées) constituée de représentants burkinabè et Congolais (RDC), a été reçue en audience par la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo, dans la soirée du mercredi 27 mars 2019 à Ouagadougou.

Selon le point focal de la lutte contre les GND de la RDC, Myriam Dako, par ailleurs coordonnatrice des violences basées sur le genre, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de leur visite d’échanges au Burkina Faso. «Nous sommes venus s’imprégner de l’expérience de la Coalition du Burkina Faso en matière de lutte contre les GND (l’organisation, la coordination, le financement, la gestion et les avancée en matière de lois) dans le but de s’en inspirer pour mieux mener notre combat au niveau de la RDC», a-t-elle avancé.

A l’en croire cette visite d’échanges a été fructueuse au sens que le Burkina Faso a des acquis engrangés dans la lutte contre les GND, tels la gratuité des soins au profit des enfants de 0 à 5 ans et des femmes enceintes, et la gratuité de la planification familiale annoncée pour juillet prochain.

A ses dires, leur lutte se situe d’abord au niveau de l’harmonisation de leurs lois. «Après notre plaidoyer qui a abouti à la publication du protocole de Maputo au journal officiel en mars 2018, nous sommes à la phase de sa vulgarisation qui consiste à sensibiliser les femmes de provinces et villes pour qu’elles comprennent qu’elles peuvent accéder à l’avortement en cas de viol conformément à la prescription de l’article 14 dudit instrument», a indiqué Mme Dako.

Il y a eu beaucoup de femmes victimes de viol lors des différentes guerres survenues en RDC mais celles-ci n’avaient malheureusement pas accès aux soins par rapport à l’avortement et certaines le pratiquaient de façon clandestine avec tous les risques que cela comporte, alors qu’il est prescrit dans le protocole, a-t-elle déploré.

Kadi RABO

Traitement de l’information parlementaire : Une cinquantaine de journalistes se dotent de compétences

L’Assemblée nationale a organisé, du 25 au 27 mars 2019 à Nobéré dans la région du Centre-Sud, un atelier de formation sur les questions parlementaires au profit d’une cinquantaine de journalistes venus des 13 régions du pays.

L’Assemblée nationale veut insuffler une nouvelle dynamique dans les médias en matière de traitement de l’information parlementaire. Pour ce faire, elle a initié un séminaire de formation qui a réuni du 25 au 27 mars 2019, à Nobéré dans la région du Centre-Sud, 50 journalistes de la presse écrite, des médias audiovisuels et la presse en ligne.

Plusieurs thèmes en lien avec les questions parlementaires ont été abordés au cours de cette formation de 72 heures, qui a connu la participation de représentants venus des 13 régions du Burkina Faso. On peut citer entre autres modules, « Place, rôle et fonctionnement du parlement en démocratie » ; « Le processus d’élaboration des lois et des amendements : la procédure législative » ; « Les différentes modalités d’adoption de la Constitution et leurs implications dans le contexte actuel », animés par le professeur Abdoulaye Soma, spécialiste du droit constitutionnel.

Sur le premier thème, le communicateur a indiqué qu’en Afrique, les Parlements tirent leur origine de la Charte de Kouroukan adoptée en 1236 au Mali tandis qu’en Europe, ils remontent à l’époque de la création du Grand Conseil à côté du conseil privé du roi d’Angleterre à la suite de la Révolution du 12 juin 1245. Au Burkina Faso, le Parlement a suivi plusieurs évolutions au cours de l’histoire.

Mais de l’avis du conférencier, la première législature du pays est celle de 1960-1965. « Toutes les autres, peu importe l’appellation ou la forme, ne sauraient être considérées comme des Représentations nationales dans la mesure où le pays était encore sous le joug du colon », a-t-il justifié faisant référence au Conseil général et à l’Assemblée territoriale. Concernant la procédure législative, le conférencier a d’abord fait remarquer la différence entre les projets de loi (initiés par le gouvernement) et les propositions de loi (initiées par les députés ou un groupe de citoyens).

Avant d’ajouter que peu importe la provenance d’un texte de loi, il passe pratiquement par les mêmes étapes dans son parcours, à savoir l’initiative législative, la délibération du gouvernement, l’inscription à l’ordre du jour, la discussion en commission puis, en plénière, suivie de l’adoption et enfin la promulgation par le président du Faso.

L’IJIP mise en place

Le second intervenant, Dr Moussa Kaboré, lui, s’est penché sur une problématique d’actualité : « Le journalisme à l’épreuve des réseaux sociaux et des émissions interactives au Burkina Faso : pratiques, défis et perspectives ». Le communicateur a relevé que l’avènement des médias sociaux a permis de démocratiser l’information, les citoyens étant devenus désormais des sources d’information mais cela n’est pas sans conséquence. « Il n’y a pas de code de déontologie ni d’éthique à respecter, ce qui fait que nous assistons à des publications ou à des réactions éminemment passionnelles des utilisateurs », a-t-il précisé.

A cela, indique Dr Kaboré, il faut ajouter les risques auxquels les internautes s’exposent sur la toile, notamment le stockage de leurs données à caractère personnel avec des précisions dans les moindres détails. Mais pour autant, de l’avis de l’enseignant, les journalistes professionnels ne doivent pas ignorer les publications sur le net, car celles-ci constituent des points de départ pour la recherche de sources officielles.

S’agissant des émissions interactives, l’ancien journaliste-reporter pense que certains médias manquent d’équipements requis (filtrage, retardement de voix des intervenants) à même d’aider l’animateur à contrôler les interventions avant leur passage en direct. « Ces émissions exigent aussi des journalistes, une culture générale approfondie et une fermeté pour recadrer les intervenants », a fait savoir Moussa Kaboré.

Quant à Sylvain Vebamba de la Direction générale des medias de l’Assemblée nationale, il s’est intéressé aux canaux de communication du Parlement et les rapports avec les médias sollicités pour la couverture des activités de l’institution. A l’issue des travaux, les participants ont mis en place une association professionnelle dénommée « Initiative des journalistes pour le traitement de l’information parlementaire (IJIP) ».

Elle a pour but de travailler en collaboration avec l’Assemblée nationale pour un meilleur traitement de l’actualité parlementaire. Avec un bureau de 11 membres et 12 points focaux, l’IJIP devra donc faciliter l’accès de l’institution aux hommes de médias et renforcer leur collaboration avec les députés.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr