«Un réarmement moral et tactique», Dr Thomas Ouédraogo du CGD

Le directeur exécutif du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), Dr Thomas Ouédraogo, a, dans les lignes qui suivent, décrypté la composition du nouveau gouvernement, dirigé par Christophe Marie Joseph Dabiré.

Sidwaya (S. 🙂 : Le gouvernement vient d’être formé. Ne pourrait-on pas dire que la montagne a accouché d’une souris, d’autant plus que certains avaient parié sur un grand chamboulement ?

Thomas Ouédraogo (T.O.) : La première chose qu’on peut dire c’est d’être soulagé de voir la formation du gouvernement. On a mis du temps pour que le Premier ministre soit nommé. Au regard ce qui était publié sur les réseaux sociaux, l’on s’attendait à des changements radicaux. Mais ce que nous avons comme gouvernement n’a pas pu être conforme à l’imaginaire de certains citoyens qui pensaient à un réarmement au niveau de l’Etat pour faire face aux grandes priorités du moment. Par contre, on peut noter de grands départs au niveau de la Défense, de la Sécurité et du grand ministre d’Etat, Simon Compaoré. Ce ne sont pas des départs anodins. Il y a aussi les départs de Jacob Ouédraogo et de Smaïla Ouédraogo qui étaient importants dans le parti au pouvoir, le MPP.

S. : A quoi répondent les départs de Simon Compaoré et de Clément P. Sawadogo, les caciques du MPP?

T. O. : Dans un régime démocratique, lorsque vous gagnez des élections, vous avez la légalité pour gouverner et défendre votre mandat. C’est au niveau du parti qu’on s’attend à la formation du gouvernement. Ce remaniement a la particularité de sortir des éléments qui comptent dans le parti pour admettre des personnalités qui étaient jusque-là inconnues. Quand on regarde les cinq grands départs, ce sont des hommes qui étaient connus dans les organes de direction du parti. En faisant le parallèle avec les nouvelles entrées, on voit qu’elles ne sont pas très bien connues. Cela suggère les grosses discussions et les compromis qu’il y a eus au sein du parti afin de permettre au président d’avoir plus de diversité dans son équipe. Ce remaniement est le fruit de discussions au sein de l’état-major du parti au pouvoir. Nous sommes à l’orée de 2020, et c’est certainement pour se préparer afin de supporter leur champion que cela a été fait. D’autant plus que le président a déjà annoncé sa candidature.

S. : Le président du Faso a-t-il pris en compte les récriminations au regard de nouvelles arrivées à la Sécurité et à la Défense ?

T. O. : Ça y ressemble. Mais les mêmes récriminations ne disent pas exactement le profil de la personne qu’il faut à la tête de ces différentes entités. On reconnait le maçon au pied du mur. Au stade où nous sommes, c’est de souhaiter bonne chance à ceux qui sont à la tâche parce que ce sont des postes à risques. Lorsque les difficultés surviennent, ils sont comptables et du coup ils sont fragilisés. Si ces personnalités ont accepté arborer ces tuniques, c’est parce qu’elles ont mesuré la dimension de leurs responsabilités. C’est un grand défi à relever et les personnes choisies peuvent être interpellées à tout moment. Ce changement répond à un réarmement moral et tactique. Je ne sais pas si ces civils ont tous ces atouts.

S. : Beaucoup avaient souhaité que le ministère de la Défense soit confié à un militaire, mais c’est le Haut représentant du chef de l’Etat, Shériff Sy, qui prend les rênes du département. Quelle analyse faites-vous de ce choix ?

T. O. : Nous sommes dans une république où l’opinion publique est gouvernée par des appréhensions et des tests, alors que son nom était cité depuis très longtemps pour occuper cette fonction. On a connu son rôle sous la Transition en tant que résistant. Il éprouve à tout jamais ses capacités dans une zone assez périlleuse. On lui souhaite de bien tenir.

S. : Revenons à la nomination du Premier ministre qui est membre du CDP. Il a même été cité récemment comme faisant partie du Haut conseil dudit parti. Qu’est-ce que cela peut sous-entendre ?

T. O. : Globalement, l’on a vu une volonté d’ouverture aux autres acteurs de la scène politique lorsque M. Dabiré a été porté à la tête du gouvernement. Mais, on s’est rendu compte que sa présence n’a pas signifié l’implication d’autres acteurs. Ceux qui s’attendaient à un gouvernement d’ouverture peuvent encore attendre parce que c’est une équipe qui est resserrée dans ses dimensions passées. C’est un gouvernement de retrouvailles dans une certaine mesure. Par contre ceux qui s’imaginaient que la nomination allait apporter quelque chose avaient vu la possibilité qu’elle soit une sorte de rampe pour parler aux autres acteurs, notamment ceux de l’opposition. Mais quand on regarde la composition du gouvernement, on se rend compte que c’est un acte très symbolique qui devrait encore parler.

S. : On assiste également au départ du gouvernement de la ministre des Finances, de l’Economie et des Finances et du Développement, Rosine Coulibaly, qui était appréciée. Ce départ ne va-t-il pas mettre un frein à la mise en œuvre de ses réformes ?

T. O. : Tout dépend. Elle avait reçu une lettre de mission et elle n’agissait pas en son nom propre. Il appartient au gouvernement de tenir ses engagements et ouvrir la possibilité de réorganiser ses relations avec les syndicats et les acteurs de la gouvernance de manière globale. Elle a laissé des acquis et l’administration est une continuité. Son départ laisse tout de même le sentiment que ce qu’elle avait produit, n’a pas été récompensé à la hauteur de ce qu’elle-même s’était fixé.

S. : Il y a le secteur de l’éducation qui traverse une crise. Avec cette nouvelle équipe ne va-t-on pas assister à une sorte d’enlisement dans la crise ?

T. O. : La fonction principale de la démocratie est la discussion et tout le monde est sensibilisé à cette nécessité. Au contraire, cette équipe est une sorte de réarmement qui permettra aux différents acteurs d’avoir la possibilité de se parler et de s’entendre sur l’essentiel. Les revendications des syndicats sont connues et le gouvernement a ses prétentions qui sont également connues. Il s’agira de les réorganiser sous le leadership du Premier ministre, qui soit dit en passant, peut incarner, du fait de l’âge, la sagesse. Il a 71 ans et c’est l’âge auquel on est probablement indiqué pour organiser des négociations afin de parvenir à des compromis nécessaires.

S. : Le ministre de l’Administration territoriale est passé à ministre d’Etat. Qu’est-ce cela sous-entend?

T. O. : il y a le volet cohésion sociale qui s’est aussi ajouté à son département. Cela participe à l’élargissement de ses compétences et partant de ses responsabilités. Dans un Etat de droit, toute responsabilité a un piège et vous répondrez forcément de vos résultats. Il appartient à tous les membres du gouvernement de prendre leurs responsabilités et de produire les résultats qui sont attendus. Nous sommes à un tournant essentiel où les Burkinabè ont besoin d’être rassurés et d’avoir la garantie qu’ils vivront dans la sécurité et dans la paix. Et ce remaniement devrait contribuer à cela.

S. : A quoi répond la création d’un ministère exclusivement consacré aux droits humains et à la promotion civique ?

T. O. : Créer un ministère consiste à répondre à une problématique. Les questions communautaires, de violation des droits humains se posent avec acuité. Fallait-il réserver un ministère à cela ? C’est l’option que le gouvernement a prise. A tout le moins, le nombre de ministères est une question qui peut se poser avec le besoin de réduction du train de vie de l’Etat. Faut-il continuer à éclater les ministères ou recentrer l’essentiel sur des départements clés pour apporter des réponses plus durables ? Pour nous qui travaillons sur les questions de gouvernance, les changements de postes, de dénomination et de tutelle créent une sorte d’instabilité qui ne nous permet pas de suivre l’action publique.

Propos recueillis par Karim BADOLO

Championnat national foot de D1 Début de la phase retour cet après-midi

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La phase retour du championnat national de foot D1 débute cet après-midi. Des multiples chocs de la journée, on peut retenir les affiches Salitas FC#AS Sonabel, RCB#ASFA-Y ou encore Rahimo FC#ASFB.

Après un mois de trêve, le Faso foot reprend du service, avec la phase retour dès cet après-midi. De belles affiches sont au programme. L’Union sportive des forces armées (USFA) ouvre le bal ce soir face à l’AS Douanes. La dernière confrontation entre ces deux formations, lors de la phase aller, s’est soldée par un score de parité d’un but partout. Si l’AS Douanes a contraint son adversaire au partage des points, les Bidasses n’entendent plus commettre les mêmes erreurs du passé.

Après avoir réussi à faire signer le Malien Titi Koné, l’encadrement technique de l’USFA veut donner un autre souffle à son attaque au vu de l’expérience de recrue. Pour le coach adjoint de l’USFA, Manga Oulé Diabaté, la trêve a permis de régler certaines imperfections de l’équipe. Quant à l’adversaire du jour, l’ancien international burkinabè connaît bien l’équipe pour l’avoir joué lors de la dernière journée de la phase aller. L’AS Douanes, après avoir libéré tout son encadrement technique, s’est payé les services de Yaya Koné, un habitué du Faso foot. Pour lui, il signe son retour dans le Faso foot avec de nouvelles ambitions. «Nous allons d’abord essayer de stabiliser le navire. Le plus grand chantier, c’est la défense» a-t-il affirmé.

Mais face à l’USFA, pour son premier test sur le banc de l’AS Douanes, Yaya Koné ira titiller les Bidasses et pourquoi pas chercher les trois points de la victoire. Sur les autres stades, le RCK reçoit l’ASEC-K. L’ASFA-Y se rend à Bobo-Dioulasso pour défier les Tigres de Diarradougou. Le leader au classement, Salitas FC, croise les crampons avec l’AS Sonabel. Au stade Wobi, le dauphin du leader, le Rahimo FC défiera le champion en titre, l’ASFB. La 16e journée du Faso foot se jouera les 25 et 26 janvier 2019.

Ollo Aimé Césaire HIEN

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Programme des matches de la 16e journée

25/01/2019 : USFA # AS Douanes (15h30/4 aout)
25/01/2019 : RCK # ASECK (17h45/4aout)
26/01/2019 : RCB # ASFA-Y (15h30/Wobi)
26/01/2019 : SC Majestic # EFO (15h30/Saponé)
26/01/2019 : USCO # AS Police (15h30/Mun. Banfora)
26/01/2019 : Salitas FC # AS Sonabel (15h30/Issoufou J. Conombo)
26/01/2019 : USO # AJEB (17h45/ Issoufou J. Conombo)
26/01/2019 : Rahimo FC # ASFB (15h30/Wobi)

Stage en Aïkido Des stagiaires revisitent les techniques clés

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Il se tient, du 20 au 27 janvier 2019, un stage de renforcement des capacités en Aïkido. La formation est dirigée par l’expert André Cognard, ceinture noire 8e dan qui prépare une démonstration de la discipline à l’occasion de l’inauguration de la maison des arts martiaux.

En prélude à l’inauguration de la maison des arts martiaux financée par l’Etat japonais, il se tient, du 20 au 27 janvier 2019, un stage de renforcement des capacités en Aïkido. Comme l’année dernière, le stade est dirigé par l’expert André Cognard, ceinture noire 8e dan. Plus d’une quarantaine de participants sont venus des dojos de l’école nationale de Police, de l’ONATEL et du camp CRS. Ce stage sera couronné par une démonstration de la discipline lors de l’inauguration de la maison des arts martiaux tout comme le judo et le karaté-do tous des arts martiaux japonais. En dehors du stage, il va se tenir une conférence sur ces arts martiaux. Pour l’expert André Cognard, ce stage se déroule autour du renforcement des capacités que sont les techniques de base, les techniques à mains nues, les techniques avec le bâton, le sabre etc… «La réaction est bonne du côté des stagiaires. Je suis satisfait de leur comportement. J’ai remarqué une amélioration. Cela signifie que le travail continue», a-t-il laissé entendre.

Quant à maître Adboulaye Nacambo du dojo du camp CRS, la discipline se porte bien et est en progression au Burkina Faso.  Pour rappel, l’Aïkido est un art martial japonais fondé par Morihei Ueshiba O sensei entre 1925 et 1969. Il est né de la rencontre entre ces techniques de combat et une réflexion métaphysique de Morihei Ueshiba sur le sens de la pratique martiale à l’ère moderne. L’Aïkido se compose de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l’adversaire ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. Ces techniques visent non pas à vaincre l’adversaire, mais à réduire sa tentative d’agression à néant.

Ollo Aimé Césaire HIEN

1er Conseil des ministres de Christophe Dabiré

Après la publication de la liste des membres du nouveau gouvernement de Christophe Dabiré, le 1er conseil des ministres s’est tenu dans la foulée, le jeudi 24 janvier 2019 au palais de Kosyam, sous la direction du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Une heure après l’annonce des membres du nouveau gouvernement, les ministres se sont engagés à travailler aux côtés du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré pour juguler les difficultés auxquelles le Burkina Faso est confronté. C’est ce qu’a indiqué à la presse le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, hier jeudi 24 janvier 2019 au palais de Kosyam, à l’issue d’un premier Conseil des ministres qui a duré environ une heure. Le Chef du gouvernement a, à l’occasion, décliné les grandes missions assignées à son équipe, constituée de 32 ministres dont 7 femmes. En commençant par les innovations opérées, M. Dabiré a justifié l’érection du ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants et celui de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale (MATDCS) au rang du ministère d’Etat. «Au regard du contexte sécuritaire extrêmement difficile, le premier responsable du ministère en charge de défense doit être mis en avant pour assurer la sérénité au sein des Forces de défense et de sécurité », a-t-il expliqué. C’est le cas aussi du MATDCS, a poursuivi le chef du gouvernement, où la cohésion sociale fait désormais partie des grandes priorités définies par le président du Faso. De l’avis de Christophe Dabiré, la concorde nationale se présente comme un levier important sur lequel devrait se bâtir toutes les actions de développement que son gouvernement compte entreprendre. Quant au département en charge des collectivités territoriales, il est le plus décentralisé qui peut faire le travail de sensibilisation des populations afin d’éviter des évènements malheureux constatés ces derniers temps, foi du Premier ministre. La valorisation des langues nationales fait partie des innovations de la nouvelle équipe gouvernementale.

Réduction du train de vie de l’Etat

D’où sa prise en compte au niveau du ministère en charge de l’éducation. Le nouveau gouvernement s’est aussi fixé pour objectif d’œuvrer au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) afin que le département puisse être porteur de développement. A ce propos, il compte mettre en œuvre les projets en cours pour l’exécution efficiente du Plan national de développement économique et social (PNDES). La réconciliation nationale n’est pas en marge de la nouvelle politique gouvernementale. Sur la question, le chef du gouvernement a soutenu être instruit par le chef de l’Etat à réunir les conditions pour sa réalisation d’ici à 2020. Christophe Dabiré est conscient que pour réussir sa mission, il y a des préalables à prendre en compte, à commencer par l’apaisement de la fronde sociale. « Nous devons très rapidement appeler les partenaires sociaux à la table de négociations. Le travail déjà fait par le gouvernement précédent devrait nous permettre d’apporter des réponses précises aux préoccupations des travailleurs », a-t-il rassuré. Puis d’ajouter que des mesures seront prises pour réduire le train de vie de l’Etat. « Un séminaire gouvernemental se penchera bientôt sur certains nombres de mesures à prendre dans ce sens. Des dispositions fortes seront aussi prises pour la restauration de l’Etat », a déclaré M. Dabiré.

Abdoulaye BALBONE
Fabé Mamadou OUATTARA

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La baguette magique du Premier ministre

La solution aux problèmes du Burkina Faso se trouve entre les mains des Burkinabè, selon le nouveau Premier ministre, Christophe Dabiré. « Seul le peuple burkinabé lui-même, prenant conscience des réalités, décidant de faire en sorte que les textes qui sont adoptés par l’Etat puissent être appliqués, peut faire face aux réalités que nous connaissons aujourd’hui », a-t-il expliqué à l’issue du Conseil des ministres de prise de contact de la nouvelle équipe gouvernementale. Il a développé qu’il n’y a pas d’homme providentiel dans un pays tel que le Burkina Faso qui puisse, avec une baguette magique, résoudre les problèmes du pays. Le PM a soutenu que la lutte contre le terrorisme appartient à chaque Burkinabè qui doit prendre la responsabilité de dénoncer les comportements suspects dont ils ont connaissance. La clé résidant dans la prise de conscience du peuple que tout le monde est embarqué dans le même bateau. C’est à cette prise de conscience du peuple qu’il entend travailler. « Nous prendrons des décisions qui permettront au peuple d’être apaisé », a rassuré Christophe Dabiré.

Le papy face au «glissement générationnel»
Interrogé sur son âge avancé par rapport à la lourdeur de sa tâche, le Premier ministre a mis en avant son expérience. « Dans tous les pays du monde, les seniors apportent leur contribution au développement, quel que soit leur âge », a-t-il rappelé. Bien qu’il reconnaisse que le « glissement générationnel » soit amorcé, Christophe Dabiré pense qu’il faut que la jeunesse soit accompagnée pour faire face aux responsabilités d’Etat lorsqu’elle sera prochainement à la tâche. Tout est donc, selon lui, une question d’organisation pour faire en sorte que l’expérience développée par les seniors puisse bénéficier aux générations futures.

Un gouvernement qui compte peu de femmes
Le gouvernement formé par Christophe Marie Joseph Dabiré compte sept femmes, alors que le chef de l’Etat avait promis dans le cadre du 11-Décembre 2018 que son prochain gouvernement comptera 30% de femmes. L’explication du PM est qu’il a pris sur lui de suggérer au chef de l’Etat de travailler pour le moment avec ceux qui ont déjà la main dans la pâte. Un trop grand changement risquerait de ralentir la machine gouvernementale, d’après lui. C’est d’ailleurs pourquoi, a-t-il dit, il n’y a pas de ministère de développement rural regroupant les départements de l’eau, de l’agriculture et de l’environnement comme plusieurs voix l’ont demandé. Mais comme innovation, la question des droits humains est gérée par un ministère à part entière et distinct de celui en charge de la justice. La raison est que les droits humains et la promotion civique sont des aspects importants, de l’avis du PM Dabiré. Ainsi, le ministre de la Justice, Garde des sceaux gardera le focus sur les dossiers judiciaires dont la résolution contribuera à apaiser les cœurs et renforcer davantage le dialogue politique pour la réconciliation nationale. De l’autre côté, la promotion des droits humains et civiques permettra de sensibiliser les populations et de montrer la volonté du pays de rester dans le sillage de toutes les questions internationales liées aux droits humains. Par ailleurs, les secrétaires d’Etat ont été érigés au rang de ministres délégués afin de consolider l’action gouvernementale en ce sens qu’ils participeront alors au conseil des ministres et recevront les orientations et les instructions du chef de l’Etat au même titre que leurs ministres de tutelle, selon les explications du chef du gouvernement.

F.M.O.

Traitement des maladies spirituelles Le savon ‘’Roukia’’, la solution

L’association ‘’Weltaré’’, en langue fulfudé qui signifie ‘’Je l’ai enfin trouvé’’, a présenté à la presse, le jeudi 24 janvier 2019 à Ouagadougou, les deux produits de sa trouvaille à caractère social, thérapeutique et spirituel. Il s’est agi du savon ‘’Roukia’’ et de l’encens ‘’Bouhoure Roukia’’, utilisés simultanément pour se laver et s’encenser, afin de soigner des maladies spirituelles.

Pour avoir souffert des maladies dont les causes n’ont jamais été décelées dans le domaine médical, le président de l’association ‘’Weltarè’’, El hadj Abdoulaye Siguiré dans ses recherches, a trouvé deux produits qu’il met à la disposition du public national et international. C’est le savon ‘’Roukia’’ et l’encens ‘’Bouhoure Roukia’’. Leurs bienfaits sociaux, thérapeutiques et spirituels, ont été dévoilés aux Hommes de médias, le jeudi 24 janvier 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. Selon le concepteur, El hadj Siguiré, sa trouvaille soigne des maladies spirituelles et un malade à son avis, n’est pas seulement la personne qui est couchée dans un lit d’hôpital.

Il a expliqué que ces malades sont, d’une part, ceux qui ne peuvent pas poser des bonnes actions ou agir de façon convenable avec leur entourage, si ce n’est le blâmable. D’autre part, ces maladies dont les personnes sont victimes, se traduisent par des échecs d’actions et de démotivations avec pour conséquence, le fait de se croire malchanceux.

«Dans certains cas, les personnes concernées se voient en train de faire l’amour avec des femmes ou des hommes. Ce sont des mauvais génies qui les habitent, car les bons génies ne pénètrent pas les humains», a-t-il expliqué. Il a souligné que ses produits sont fabriqués à base de racines de plantes, disponibles au Burkina Faso et en Arabie-Saoudite, avec de l’huile de coco, d’olive et de beurre de karité. Pour la consultante en spiritualité, Justine Marie Philippe Ouédraogo, chaque personne a des pensées négatives qui l’assaillent souvent et elle peut utiliser ces produits car à l’entendre, le savon participe au nettoyage des centres énergétiques du corps humain.

«Le savon et l’encens ont été fabriqués en respectant les critères et analysés par le laboratoire national de santé publique qui n’a trouvé aucun inconvénient», a-t-elle rassuré. Le savon et l’encens sont disponibles à partir du 24 janvier 2019 dans les pharmacies, certains points de vente à Ouagadougou et dans d’autres localités du Burkina Faso. Le savon coûte 3000 F CFA et 2000 F CFA pour l’encens. Le président El hadj Abdoulaye Siguiré a indiqué que le savon est individuel et l’encens doit être utilisé par pincé jusqu’à la fin. Les deux produits s’utilisent sans distinction de race, d’ethnie, de religion ou de sexe.

Afsétou SAWADOGO

Burkina : le premier gouvernement de Christophe Joseph Marie Dabiré

Nommé le 21 janvier 2019 par le Président Roch Kaboré, le nouveau Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a dévoilé son gouvernement  ce 24 janvier 2019.  

Ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des anciens combattants: Moumina Chériff Sy

Ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale : Siméon Sawadogo

Ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale: Alpha Barry

Ministre de la sécurité : Ousséni Compaoré

Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Bessolé René Bagoro

Ministre de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur : Paul Robert Tiendrébéogo

Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales : Stanislas Ouaro

Ministre de la santé : Noëllie Clotilde Claudine Lougué/Sorgho

Ministre de l’économie, des finances et du développement : Lassané Kaboré

Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation : Alkassoum Maïga

Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale : Seyni Ouédraogo

Ministre du développement de l’économie numérique et des postes : Hadja Fatimata Ouattara née Sanon

Ministre de la communication et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement : Remis Fulgance Dandjinou

Ministre de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles :  Salif Ouédraogo

Ministre de l’eau et de l’assainissement :Niouga Ambroise Ouédraogo

Ministre des infrastructures :  Eric Bougouma

Ministre de l’énergie : Bachir Ismaël Ouédraogo

Ministre des mines et des carrières : Oumarou Idani

Ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière : Vincent Dabilgou

Ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille  et de l’action humanitaire : Hélène Marie Laurence Ilboudo

Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat : Harouna Kaboré

Ministre des ressources animales et halieutiques : Sommanogo Koutou

Ministre de la jeunesse, de la Formation et de l’entreprenariat des jeunes : Salifou Tiemtoré

Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat: Maurice Dieudonné Bonanet

Ministre des droits humains et de la promotion civique : Maminata Ouattara/Ouattara

Ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique : Batio Bassière

Ministre de la culture, des arts et du tourisme : Abdoul Karim Sango

Ministre des Sports et des Loisirs : Daouda Azoupiou

Ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et du développement, chargée du Budget : Edith Clémence Yaka

Ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et du développement, chargée de l’aménagement du territoire : Pauline Zouré

Ministre déléguée auprès du ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, chargée de la Décentralisation : Madjara Sagnon

Ministre délégué du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, chargé de la recherche scientifique et de l’innovation : Urbain Ibrahim Couldiati

Secrétaire général du gouvernement : Wenceslas Sanou

Lutte contre les épidémies dans l’espace CEDEAO : l’OOAS et ses partenaires se concertent à Bobo-Dioulasso

L’Organisation ouest africaine de la santé(OOAS), ainsi que leurs partenaires, notamment la Coopération allemande et l’Union européenne, et bien d’autres ont lancé un nouveau projet, le mardi 22 janvier 2018, à Bobo- Dioulasso. Ce projet est dénommé « Appui au centre régional de surveillance et de contrôle des maladies dans la zone de la CEDEAO ». Réunis autour d’une même table, les partenaires du projet et les chercheurs veulent s’entendre sur un référentiel de travail afin de parvenir à des résultats probants dans les luttes contre les pandémies des épidémies.

Le directeur général de l’OOAS, professeur Stanley Okolo, a souhaité un travail en synergie entre les acteurs afin d’atteindre des résultats probants en matière de lutte contre les épidémies .

L’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS) dont le siège est Bobo-Dioulasso, a réuni ses partenaires financiers et les chercheurs de la zone CEDEAO, ce mardi 22 janvier 2018. Ce cadre est dénommé le « Forum des partenaires ». Cette tribune d’expression, vise à permettre aux chercheurs et aux financiers de se donner une feuille de route pour l’atteinte des objectifs fixés. Au cours de cette rencontre, il sera question du plan d’actions 2019, de s’accorder sur les résultats à atteindre, de discuter des activités à mener ensemble et surtout d’identifier les actions nécessaires pour combler toute lacune. ‘’Nous voulons partager des informations sur les interventions de prévention et de contrôle des maladies à mettre en œuvre en 2019’’, soutient le directeur général de l’OOAS, le professeur Stanley Okolo. Et de poursuivre que ceci permettra d’assurer plus de synergie et une action globale et un impact sur la population.

Et de rappeler que l’OOAS et ses partenaires ont élaboré un plan de préparation et de riposte à l’épidémie. Ce plan a été validé à Abuja, l’année dernière. En plus, l’OOAS, a intégré dans son plan de travail pour 2019, les exigences de la commission de la CEDEAO. Ce plan prend en compte la préparation et la riposte des épidémies. Celui-ci a été validé par le conseil des ministres de l’institution, composé des ministres de l’Intégration et ceux des Affaires étrangères. Selon le professeur Okolo, lorsque ce plan sera mis en œuvre tous les pays de la sous-région dans leur ensemble, seront préparés à lutter contre toute épidémie. Comme activité de l’année en cours, le professeur Stanley estime que l’OOAS entend améliorer considérablement la mise en place et la fonctionnalité des centres d’opération d’urgence dans les pays et dans la région. Ces centres doivent être dotés de ressources humaines (épidémiologistes de terrain) capables de mettre en place un système de surveillance active basé sur des informations d’alerte précoce, afin de prévenir la propagation d’épidémies de maladies infectieuses aiguës.

Améliorer les réseaux de surveillance et de riposte

Par ailleurs, il a invité les uns et les autres à travailler ensemble surtout dans la communication. Cela, leur permettrait, a-t-il dit, de mener des actions complémentaires et ainsi éviter les doublons sur le terrain. Après le forum des partenaires, l’OOAS et ses partenaires ont procédé au lancement du nouveau projet : « Appui au Centre régional de surveillance et de contrôle de maladies dans la zone CEDEAO ». Ce projet explique le professeur Stanley Okolo, va aider la CEDEAO, à améliorer les réseaux de surveillance et de riposte contre les épidémies dans les Etats membres. D’ailleurs, il a rappelé qu’entre 2014 et 2015, la maladie à virus ébola a tué plus de 11 300 personnes. Ces victimes sont de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia. Et de poursuivre que des flambées des maladies à potentiel épidémique surviennent régulièrement dans notre région ouest africaine.

La représentante résidente de la GIZ au Burkina Faso, Mme Sabine Ablefoni a souhaité une excellente collaboration entre les différents acteurs intervenant dans le projet.

« Pour que l’Afrique de l’Ouest soit protégée contre les épidémies, la commission de la CEDEAO et de l’Union européenne se sont donné la main pour mettre en œuvre ce projet basé à Abuja, au Nigeria», a expliqué le professeur. D’une durée de deux ans et demi, le projet prend en compte l’approche : « Une seule santé », en utilisant la recherche opérationnelle. Selon le directeur général de l’OOAS, le projet intervient dans quatre champs d’activités principales. L’amélioration de la communication sur les risques pour la santé liés aux maladies infectieuses, le renforcement des ressources humaines dans le contrôle des épidémies, le renforcement du système de surveillance numérisée et de gestion des épidémies, et enfin, l’amélioration de la coordination des institutions de recherches.

Le Dr Anthony Ayeke, le représentant de l’UE a expliqué que cet appui financier aidera à établir une stratégie régionale sur les risques de santé ainsi qu’à renforcer la surveillance et le contrôle des pandémies. Dans cet ordre d’idée, la représentante résidente de la GIZ au Burkina Faso, Mme Sabine Ablefoni a souhaité « une excellente collaboration entre les différents acteurs pour une mise en œuvre efficiente du projet en vue d’atteindre les résultats escomptés ». Pour permettre aux journalistes de mieux cerner les tenants et les aboutissants du projet, les premiers responsables dudit projet ont animé à la fin de la cérémonie, une conférence.

Albert SANKARA

Ministère en charge de la fonction publique : neuf contrôleurs de travail prêtent serment

Neuf contrôleurs de travail ont prêté serment, le mercredi 23 janvier 2019, au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Par cet acte, les désormais ex-élèves de la promotion 2016-2018 de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) intègrent la Fonction publique.

Les contrôleurs de travail, Nadine Diallo, Thomas Balima, Dramane Belem, Jean Bicaba, Sami Etienne Kam, Rachid Sandwidi, Mohamed Lamine Zongo, Jean Bitenga et Noël Nébié de la promotion 2016-2018 de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) ont juré la main droite levée, l’un à après l’autre, à l’appel de leur nom au Tribunal de grande instance de Ouagadougou.

La présidente du tribunal de travail de Ouagadougou, Valérie Boukoungou .

« Je jure de bien et fidèlement remplir ma mission et de ne pas révéler, même après avoir quitté mon service, les secrets de fabrication et en général les procédés d’exploitation dont je pourrais prendre connaissance dans l’exercice de mes fonctions », a dit chacun. Un serment qui est conforme à l’article 400 alinéa de la loi N°028-2008/AN du 13 mai 2008 portant code du travail, selon la présidente du tribunal de Ouagadougou, Valérie Bonkoungou. C’était le mercredi, 23 janvier 2019, à Ouagadougou, au cours de l’audience solennelle de prestation de serment. « Le tribunal vous donne acte de votre prestation de serment et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions et dit que de tout il sera dressé procès- verbal, déposé au greffe pour y être référé en cas de besoin », a déclaré la présidente Valérie Bonkoungou. Pour elle, cette cérémonie est certes une exigence légale telle que prévue à l’article 400 ci-dessus cité, mais encore confère une légitimité sociale aux contrôleurs de travail au regard de l’importance et de la lourdeur de leurs responsabilités.

« Nous venons de franchir le tout-premier pas dans la fonction de contrôleur de travail. Car, ni la formation, la titularisation, ni l’intégration à la Fonction publique ne font de l’agent public un contrôleur de travail. Seul cet acte que nous venons d’accomplir », a indiqué Nadine Diallo, l’unique dame de la promotion. Ces nouveaux contrôleurs de travail ont pour tâche d’assister l’inspecteur du travail dans le contrôle de l’application par les employeurs et les travailleurs, des normes sociales nationales et internationales.

« Cette tâche n’est toujours pas bien accueillie par les personnes en conflit avec la loi. Vous courrez donc le risque d’être souvent incompris, sinon rejetés dans le cadre de votre travail. En tout état de cause, c’est votre travail et il faut bien le faire en ayant à l’esprit que le serment que vous venez de prêter vous y oblige. Et les cas de manquements vous exposent à des sanctions», a prévenu la présidente du tribunal de travail de Ouagadougou, Valérie Bonkoungou. Quant à la directrice générale du travail, Colette Forogo, elle a soutenu que la mission du contrôleur de travail est délicate et très sensible. Car, celui-ci est amené à dire quotidiennement le droit. Conscients de la lourdeur de leurs missions, Nadine Diallo et ses collègues se sont dit prêts à relever le défi.

Mariam OUEDRAOGO
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