Le sens du devoir

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Drame à Yirgou, massacre de policiers à Nafona ou de gendarmes à Toéni, affrontements meurtriers-forces de l’ordre populations à Orodara, enlèvement-exécution d’un géologue dans le Sahel… le Faso bruit de nouvelles macabres. On déplore plusieurs dizaines de morts en quelques semaines. Du fait, non pas uniquement d’assaillants non identifiés, mais aussi de Burkinabè qui s’en sont pris à d’autres compatriotes pour diverses raisons.

Le moins que l’on puisse dire est que ces faits interpellent la conscience citoyenne. Ils mettent en exergue la nécessité pour les uns et les autres de jouir certes de leurs droits, mais aussi et surtout de s’astreindre à leurs devoirs. La conscience citoyenne n’est plus une réalité. L’incivisme dans la circulation routière en est une parfaite illustration. Les rues sont devenues une sorte de jungle urbaine où la loi de la plus grosse cylindrée est la meilleure. Le Code de la route s’apparente à un “machin” que nombre d’usagers ne maîtrisent pas. Un moindre mal cependant devant les spectacles désolants et affligeants susmentionnés qui obligent l’État et ses représentants à hausser le ton et à s’assumer. Sauf à vouloir laisser la dictature de la rue s’installer au Burkina Faso. On en prend le chemin avec ces ratonades meurtrières de Nafona et de Orodara, et la puissance publique doit prendre la mesure du danger, car l’unité nationale est menacée insidieusement sur fonds d’instrumentalisation politique. Depuis l’insurrection d’octobre 2014, certains citoyens se découvrent plus de droits que de devoirs, ce qui maintient le pays en équilibre précaire, le laissant à la merci des humeurs des uns et des autres.

Une vaste campagne de sensibilisation aux droits et devoirs ne serait pas de trop, avant éventuellement de passer à la phase supérieure, la sanction. Dans le même temps, les leaders politiques, toutes tendances confondues, devront se départir de la « mal-cause » car, leurs propos ont un impact positif ou négatif sur les populations. Last but not the least, il faut que ceux qui nous gouvernent sachent que plus rien n’est vraiment comme avant, et cultiver ainsi la vertu dans la gestion du bien commun. Avec les activistes très «renseignés» qui «sévissent» sur le Web, rien ne peut se cacher et, comme la femme de César, les dirigeants doivent être irréprochables.

Cela pose en filigrane la question du choix des hommes qui doit reposer sur des critères comme la compétence et le sens du devoir, les considérations personnelles venant au second plan. A deux ans de la fin de son premier mandat, le président Kaboré n’a plus le choix, car il sera jugé à l’aune des résultats engrangés. Élévation de la conscience citoyenne et sens de la responsabilité devront donc être les mots clés en cette année 2019 pour ramener le Faso à ses “anciennes amours”, à savoir la tolérance, l’humilité et le respect d’autrui. Dans cette situation d’urgence, il est vivement attendu de l’architecture gouvernementale annoncée qu’elle puisse contribuer largement à colmater les « brèches » de notre maison commune qui semble prendre de l’eau de toute part avec la conjonction du terrorisme et l’incivisme. Pour l’heure, nos ancêtres se retournent dans leurs tombes…

Par Mahamadi TIEGNAN

Transformation des exploitations familiales: lever les goulots d’étranglement

Une coalition de quatre Organisations de la société civile (OSC), en partenariat avec la Confédération paysanne du Faso (CPF), a organisé, les 17 et 18 janvier 2019 à Ouagadougou, un forum national sur la transformation des exploitations familiales sur lesquelles repose essentiellement l’agriculture.

Cadre d’échanges et de plaidoyer, le forum national sur la transformation des exploitations familiales, tenu les 17 et 18 janvier 2019 dans la capitale burkinabè, a réuni des acteurs du monde rural, des décideurs et des partenaires techniques et financiers. Conformément à l’objectif visé, cette rencontre a permis de susciter une meilleure prise en compte des Exploitations familiales (EF), qui représentent plus de 95% des unités de production agricoles du pays, dans les processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques publiques de développement.

L’enjeu est de promouvoir la transformation des EF, estimées à environ 1 400 000, et dont l’apport au secteur de l’agriculture est considérable, selon les experts. Les participants à la rencontre se sont malheureusement rendus compte, que ces exploitations, caractérisées par une multidimensionnalité et une multifonctionnalité en termes de taille de la famille, de superficies cultivables, de pratiques agricoles, etc., sont confrontées à plusieurs difficultés. Il s’agit, entre autres, des soucis d’accès aux facteurs de production et aux marchés, des effets du changement climatique, de la disponibilité des intrants, du manque d’équipements améliorés et adaptés, et de l’accès aux financements et aux crédits bancaires. Les échanges ont tourné autour de ces points, qui ont été débattus lors des trois panels organisés à cet effet et suivis de travaux en groupes.

Ce qui a permis aux forumistes venus des quatre vents du Burkina, de formuler des recommandations allant dans le sens de la levée de ces obstacles en vue de favoriser la transformation des EF. De quoi galvaniser davantage les organisateurs, la Coopérative de prestation de services agricoles (COPSAC), la Fédération des professionnels agricoles du Burkina (FEPAB), la Fédération nationale des groupements Naam (FNGN), et l’Union nationale des producteurs de riz du Burkina (UNPRB), qui se sont engagés dans un véritable plaidoyer en la matière, avec le soutien de l’organisation néerlandaise de développement, SNV, et la Confédération paysanne du Burkina (CPF), dirigée par Bassiaka Dao. Pour celui-ci, la modernisation des EF s’impose, car étant la seule alternative pour atteindre l’autosuffisance alimentaire au Burkina. « Nous appelons de nos vœux des efforts de l’Etat et des partenaires techniques et financiers pour l’atteinte de nos ambitions », a lancé M. Dao. Pour Jeannette de Regt, directrice pays de la SNV, dont l’organisation met en œuvre le programme « Voix pour le changement », il faut œuvrer à la transformation effective des EF, vu les enjeux pour l’alimentation. «Notre rôle est d’accompagner les organisations œuvrant dans le secteur agricole et de leur offrir des appuis techniques pour développer des stratégies », a-t-elle affirmé.

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a également souligné l’importance des EF, piliers de l’agriculture, l’un des moteurs principaux de la croissance inscrits dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Pour témoigner l’intérêt du gouvernement pour le secteur de l’agriculture, il a évoqué, entre autres, la création de la Banque agricole du Faso et la réalisation en cours d’études pour l’implantation d’une centrale d’achat des intrants et de matériel agricole. Le ministre Ouédraogo s’est par ailleurs réjoui de ce que les conclusions des travaux du forum pourraient orienter efficacement l’action gouvernementale dans le domaine de l’agriculture.

Honoré KIRAKOYA

Qualité des produits L’ABNORM certifie cinq entreprises

L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a remis officiellement, le vendredi 18 janvier 2019 à Ouagadougou, des certificats aux cinq entreprises lauréates de la marque nationale de conformité NBF.

La Société burkinabè des fibres alimentaires SBA pour les eaux en sachets et les eaux en bouteilles de marque «Baradji», la société ALEPA pour la farine de maïs et de semoule de maïs, la société des huileries et de savonnerie SN Citec pour l’huile alimentaire de coton de marque «Savor», le réseau des productrices du beurre de karité des Hauts-Bassins et des Cascades pour le beurre de karité et de la charcuterie moderne du Burkina pour la viande de volaille de marque « Faso Coq » vont désormais apposer l’insigne « NBF » avec en arrière-plan une étoile sur leurs différents produits. Elles ont répondu aux standards de qualité à la suite de l’examen de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) sur la conformité des exigences de référentiel de certification. Lesdites entreprises ont, à cet effet, reçu officiellement leurs certificats de certification le vendredi 18 janvier 2019 Ouagadougou. Selon le directeur de la normalisation et de la certification, Jean Paul Karama, la certification des produits consiste à attester la conformité d’un produit par rapport à un référentiel de norme.

Ainsi, pour avoir cette marque, l’ABNORM doit d’abord vérifier si l’entreprise comporte un digramme de production claire et respecte les bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication. Ensuite, après la réception d’un dossier de certification produit, a-t-il poursuivi, le processus s’appuie sur des auditeurs spécialisés chargés de réaliser l’audit. Aussi, des prélèvements sont faits pour des analyses dans des laboratoires et les comités techniques de certification donnent leurs avis sur l’octroi ou non du certificat. Enfin, a souligné M. Karama, intervient un comité d’impartialité chargé d’attester le processus. «Cette certification est matérialisée par un logo composé de l’insigne NBF frappé d’une étoile qui signifie l’excellence», a expliqué le représentant du ministre du Commerce et de l’Artisanat, Sami Ouattara.
Selon lui, la marque contribuera à instaurer un climat de confiance entre le consommateur et le fournisseur et d’établir une transparence sur le marché, qui se veut de plus en plus concurrentiel.

Dix catégories de produits à certifier

Il a souhaité, en outre, que les autres entreprises s’inscrivent dans cette dynamique d’excellence. Pour le chef de division de la force des ventes à la SN Citec, Felicité Ouédraogo, c’est un sentiment de satisfaction, et une invite à maintenir toujours le cap de la bonne production de l’huile «Savor». «Désormais, les consommateurs ont l’information que notre produit est de qualité et peuvent les consommer sans modération», a-t-elle soutenu. En vue de conserver cette marque de qualité, l’ABNORM a mis en place un système de surveillance des produits certifiés. «Ils seront surveillés sur le marché.

Il y aura des audits inopinés pour s’assurer que les entreprises respectent toujours leurs engagements», a indiqué Dr Karama. L’agence a été créée en 2012. Elle est chargée de fournir des normes aux entreprises, de les former à la gestion de la qualité et les informer sur les normes leurs marchés d’exportation. Ce sont dix catégories de produits qui peuvent être certifiés. Il s’agit des produits alimentaires, des boissons alcoolisées et non alcoolisées, les produits de nettoyage, les cycles et cyclomoteurs, les matériaux de construction, le matériel scolaire, les technologies alimentaires, la restauration, le tourisme, l’hôtellerie et la santé. A ce jour, 30 référentiels de certification ont déjà été élaborés et validés.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Conseil national de l’eau L’avant-projet du schéma directeur en débats

Le Conseil national de l’eau (CNEau) a tenu sa 34e session ordinaire, le jeudi 17 janvier 2019, à Koudougou. La session avait pour objectif principal d’examiner l’avant-projet du Schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE) de l’espace de compétence du Nakanbé.

La 34e session du Conseil national de l’eau (CNEau) s’est focalisée sur l’examen de l’avant-projet du Schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE) de l’espace de compétence du Nakanbé. Cette instance consultative nationale forte de 58 membres titulaires et autant de suppléants nommés pour un mandat de trois ans renouvelable se compose de six collèges de différentes couches sociales. Il s’agit de l’Etat, des collectivités territoriales, des autorités coutumières et religieuses, de la société civile, des secteurs socioprofessionnels des usagers de l’eau, des organismes scientifiques et techniques et des sociétés nationales. Ils ont compétence pour se prononcer sur les dossiers qui leur sont soumis par le gouvernement ou par auto saisine.

Une superficie de 60 337 km2

Le conseil apporte également son concours à la définition des objectifs généraux et des orientations de la politique nationale de l’eau tendant à réaliser une gestion durable de l’eau et de l’assainissement. Le conseil a siégé, le jeudi 17 janvier 2019 à Koudougou, sous la présidence de la gouverneure de la région du Centre-Ouest, Irène Coulibaly. Dans son exposé, le Directeur général (DG) de l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN) Anselme Ghislain Kaboré a présenté le décret portant procédures d’élaboration, d’approbation, de mise en œuvre, du suivi et de l’avant-projet du SDAGE.

Ainsi, il ressort que l’espace de gestion de l’agence de l’eau du Nakanbé a été créée le 22 mars 2007 et a une superficie de 60 337 Km2 et couvre entièrement ou partiellement sept régions que sont le Plateau central, le Centre, le Centre-Est, le Centre-Nord, le Centre- Ouest, le Centre-Sud et le Nord avec 20 provinces et 126 communes. Dans l’espace de gestion du Nakanbé, on dénombre 511 barrages dont les plus importants sont: Bagré, Ziga, Tibin, Toecé et Loumbila. On y trouve également deux importants réservoirs naturels dont les lacs Bam et Dem. La population vivant dans cet espace est estimée à plus de 8 millions d’habitants soit plus de 41% de la population totale du Burkina Faso. Au regard de ces données, il est évident de l’avis du DG de l’AEN que c’est un espace qui présente beaucoup d’enjeux majeurs en matière de gestion de ses ressources en eau au regard des nombreux usages. Le SDAGE vient donc à point nommé selon la gouverneure, car, il permettra de mettre en cohérence les différentes interventions des acteurs du secteur de l’eau de l’espace.

L’adoption de ce programme a-t-elle poursuivi, marque la volonté du gouvernement de contribuer durablement à la satisfaction des besoins en eau douce, des usagers et des écosystèmes aquatiques. En rappel, l’élaboration des SDAGE des agences de l’eau s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national pour la gestion intégrée des ressources en eau (PN-GIRE 2016-2030). Sa mise en œuvre est fortement appuyée par les partenaires au développement, à qui la gouverneure a, au nom du gouvernement, rendu hommage. Il s’agit particulièrement des coopérations danoise et suédoise, de l’Union européenne et de la Banque mondiale, ainsi que des agences de l’eau néerlandaise et française.

 

François KABORE

Une extension actée pour la Boucle du Mouhoun, le Centre-Est et l’Est

Le Conseil d’orientation stratégique du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) s’est réuni à Ouagadougou pour sa première session ordinaire de l’année, le vendredi 18 janvier 2019. En plus de l’examen de l’état de mise en œuvre du programme, il a été décidé de l’étendre aux régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est et de l’Est, également touchées par l’extrémisme violent.

 

En plus de la région du Sahel et une partie de celle du Nord, les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est et de l’Est seront bénéficiaires du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS), selon la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline Zouré. C’est l’une des résolutions prises lors de la première session du Conseil d’orientation stratégique (COS) dont la vision et la note conceptuelle ont été actées. La première étape consistera, dans les jours à venir, à la planification et la programmation des besoins et l’estimation financière pour les trois régions, a-t-elle précisé. Et de poursuivre qu’il s’agit là, d’une recommandation de l’Assemblée nationale (AN) en sa deuxième session extraordinaire de l’année 2018 consacrée aux défis sécuritaires.

En dehors de l’extension du PU aux régions touchées par l’extrémisme violent, la Représentation nationale a également conseillé la mise en place d’une structure autonome pour gérer ce programme. Pour le Premier ministre, représenté par le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, cette première session de l’année 2019 du COS est une suite de celle tenue le 15 février 2018. Elle avait permis l’adoption du Plan de travail annuel budgété (PTAB) du PUS d’un montant global de 154,92 milliards F CFA avec un gap de financement de 32 milliards. Trois semestres se sont écoulés après ces actions et le représentant du chef du gouvernement assure qu’il convient d’apprécier l’avancement des réalisations et donner les orientations appropriées. « Il y a des résultats tangibles malgré un contexte économique et sécuritaire difficile », a-t-il estimé. Parmi les difficultés, il cite la faible appropriation de la philosophie du Programme par certains acteurs des ministères sectoriels, l’insécurité sur le terrain et le gel de certaines lignes budgétaires destinées à la réalisation des actions du PUS.

« 60 milliards F CFA mobilisés »

Le bilan du PUS dressé par la secrétaire d’Etat, Pauline Zouré, fait état d’une progression dans le dynamisme de la mise en œuvre des activités sur le terrain. Pour elle, en plus des résultats consignés à partir des premier et deuxième semestres, le taux de réalisation s’élève à plus de 50%, ce qui donne des lueurs d’espoir. « Nous avons obtenu des résultats dans les composantes socio-économie, gouvernance locale, sécurité et défense publique », a souligné Pauline Zouré.

Au titre de la mobilisation des ressources, elle dit que cela a été fait à la conférence des partenaires techniques et financiers tenue en juillet 2018. Cependant, il y a nécessité, admet-elle, à poursuivre la mobilisation des ressources afin d’amorcer certains chantiers qui étaient annoncés et prendre en compte les trois autres régions. « Pour le PUS, nous avons pu mobiliser à ce jour, plus d’une soixantaine de milliards francs CFA. Nous avons aussi envoyé plus de 100 milliards de requête aux différents partenaires qui s’étaient annoncés à cette conférence et nous attendons les réactions », a rappelé Mme Zouré. Toutefois, elle souligne que les montants avancés lors de la conférence prennent en compte les appuis directs et indirects qui sont faits par les partenaires. Quant à l’extension du Programme à d’autres régions, elle pense que c’est un devoir de solidarité nationale dans la mesure où cela a été fait pour le Sahel. « Il est normal que nous venons avec des actions complémentaires à ce qui se fait au niveau de la stratégie militaire pour pouvoir venir en soutien aux populations », a-t-elle dit.

La secrétaire d’Etat juge que le PUS a atteint son objectif. Et pour les ministères qui n’ont pas pu développer entièrement le programme tracé pour 2018, les activités qui n’ont pas été réalisées sont systématiquement reversées dans le plan de travail annuel pour 2019. Elles sont considérées comme prioritaires et feront l’objet d’une nouvelle allocation budgétaire. Le programme d’urgence pour le Sahel a été adopté par le gouvernement burkinabè le 21 juin 2017 en vue d’apporter une réponse multisectorielle face à la vulnérabilité économique et sociale des populations et la dégradation de la situation sécuritaire dans la région.

Tielmè Innocent KAMBIRE

Situation des droits de l’homme au Burkina L’ONU s’imprègne des réalités

Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a reçu en audience, le vendredi 18 janvier 2019 à Ouagadougou, le Sous-secrétaire général aux droits de l’homme du système des Nations unies, Andrew Gilmour.

L’Organisation des nations unies (ONU) veut se rassurer que le Burkina Faso est soucieux de la protection des droits de l’homme dans un contexte de lutte contre le terrorisme. Le Sous-secrétaire général aux droits de l’homme du système des Nations unies, Andrew Gilmour, en a eu la confirmation au cours d’une audience avec le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, le vendredi 18 janvier 2019, à Ouagadougou.

A l’issue de la rencontre, M. Gilmour s’est dit satisfait des réponses apportées par le président du Parlement burkinabè. «Nous sommes convaincus qu’on ne peut pas gagner la lutte contre le terrorisme si on ne gagne pas le cœur et l’esprit des populations», a-t-il expliqué. D’où son invite à poursuivre les efforts dans la protection des droits de l’homme et à faire la lumière sur les évènements malheureux de Yirgou dans la région du Centre-Nord du Burkina Faso. «Les autorités ont indiqué que les coupables seront traduits devant les organes judiciaires», a soutenu le Sous-secrétaire général aux droits de l’homme.

Il a en outre indiqué que la rencontre a permis d’avoir des informations sur l’Etat d’urgence, avant de se réjouir que des dispositions ont été prises pour le respect des lois et des droits de l’homme. Andrew Gilmour a par ailleurs soutenu que le pays des Hommes intègres connaît des avancées dans quelques domaines en matière de droits de l’homme comme l’abolition de la peine de mort du code pénal.

Le représentant du système des Nations unies séjourne dans la sous-région ouest-africaine dans le cadre d’une conférence du G5 Sahel. Il a pris ses fonctions comme Sous-secrétaire général aux droits de l’homme, le 1er octobre 2016.

Abdoulaye BALBONE

Présidence du G5 Sahel: l’UE confirme son soutien au président du Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience le représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, Angel Losada, le vendredi 18 janvier 2019. La situation sécuritaire dans la région et la présidence du G5 Sahel sous le leadership du Chef de l’Etat burkinabè ont été au menu des échanges.

Le représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, Angel Losada, dit avoir discuté avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de la présidence du G5 Sahel que le Burkina Faso doit assurer en cette année 2019 et de la situation sécuritaire qui prévaut dans la région. C’était lors de l’audience que le chef de l’Etat lui a accordée, le vendredi 18 janvier 2019 à Kosyam. «Dans l’optique de bien préparer la présidence du G5 Sahel sous le leadership du président Kaboré, nous avons abordé tous les sujets y afférant et réitéré l’appui de l’UE à l’institution», a affirmé M. Losada, à sa sortie d’audience.

A propos, M. Losada a révélé que l’une des mesures proposée par le président du Faso et qui a été acceptée, est de faire une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du G5 Sahel et de l’UE à Bruxelles en Belgique, le 18 mars prochain. «Cette initiative du président du Faso démontre son leadership et sa volonté de bien mettre en œuvre tout ce qui a été fait dans les deux secteurs fondamentaux que sont la sécurité et le développement», s’est-il réjoui. Et d’assurer que le Burkina Faso se prépare très activement pour cette présidence et un comité technique va être créé auprès de la présidence du Faso pour mener à bien le secteur de sécurité et celui du développement. Pour ce qui concerne la situation sécuritaire dans cette zone sahélienne, le représentant spécial a dit avoir montré sa «préoccupation qui est partagée par Roch Marc Christian Kaboré qui a d’ailleurs établi que la situation de droit va prévaloir». Angel Losada a poursuivi que la pleine opérationnalisation de la force conjointe G5 Sahel est un grand défi d’où cette réunion à Bruxelles pour faire le point sur la situation. Quant à la participation de l’UE à la mise en œuvre de celle-ci, M. Losada a affirmé que l’institution est le principal bailleur de fonds du G5 Sahel et elle a déjà engagé 100 millions d’euros à cet effet, et de l’argent encore viendra en supplément pour l’opérationnalisation de cette force conjointe.

 

Kadi RABO

Recherche scientifique : Une généreuse donatrice nommée Suzanne Platiel

L’ambassade du Burkina à Paris a organisé le lundi 14 janvier 2019, une cérémonie de remise symbolique des travaux scientifiques de Madame Suzane Platiel au Burkina Faso. Plus connue sous le nom de Suzy, Madame Platiel est une ethnolinguiste qui a fait des études approfondies il y a de cela 50 ans sur la langue San au Burkina Faso. Ses recherches ont été sanctionnées par un doctorat d’État. La cérémonie de remise symbolique a connu la présence de l’Ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo, de Madame Sabine Bakyono, Ambassadeur, déléguée permanente adjointe du Burkina Faso auprès de l’UNESCO, de Monsieur Abdoul Karim Sango, Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme et du personnel de l’ambassade.

Madame Suzanne Platiel qui a longtemps séjourné au Burkina, particulièrement en pays San (Sud-ouest du Burkina Faso), s’est intéressée, en plus de la recherche linguistique, à d’autres aspects de la culture San, tels que les contes et les métiers. Elle dispose de 335 contes enregistrés sur des bandes magnétiques. Concernant les contes, l’ethnolinguiste a consacré 35 ans de recherche à l’analyse du conte et sa place dans l’éducation et l’apprentissage de la langue par l’enfant chez les San du Burkina Faso.

Suzanne Platiel reste convaincue que le conte peut opérer un changement dans le savoir-faire et le savoir être de l’enfant dans nos sociétés d’aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle elle propose à l’humanité toute entière, une méthodologie de l’application du conte dans les systèmes éducatifs.

En décidant de faire don des résultats de ses travaux de recherche mais aussi de ses enregistrements au peuple San, Suzanne Platiel démontre par là son attachement au Burkina Faso, et particulièrement au peuple San et à la sauvegarde de sa langue. Ce geste combien noble est aussi une invite adressée au peuple San à préserver ce riche patrimoine culturel intarissable qu’est le conte qui, en tant qu’instrument de culture, devrait se transmettre de génération en génération. Elle fait sienne par-là, cette expression latine d’Horace : « Verba volant, scripta manent » qui signifie : « les paroles s’envolent, les écrits restent ». Durant l’antiquité, on utilisait cette expression pour inciter à retranscrire les connaissances à l’écrit dans un but de transmission des savoirs. C’est toute la philosophie qui a animé Suzanne Platiel dans sa démarche. L’Ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo et le Ministre Abdoul Karim Sango, en réceptionnant les œuvres, ont tous les deux témoigné leur reconnaissance à la généreuse donatrice. Alain Francis Gustave Ilboudo a souhaité que « la jeune génération puisse s’inspirer de ses œuvres, poursuivre et enrichir davantage le travail qu’elle a commencé depuis des décennies ». Quant au Ministre Abdoul Karim Sango, il a rassuré Madame Platiel que ses travaux de recherche seront sauvegardés car ils seront très utiles au Burkina ».

Service presse Ambassade du Burkina

 

RDC

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Félix Tshisekedi a été définitivement proclamé ce dimanche cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC) par la Cour constitutionnelle. En rappel l’UA avait demandé à la cour constitutionnelle  de « suspendre » l’officialisation des résultats.