Christophe Marie Dabiré, nouveau premier ministre

Le Burkina a un nouveau Premier ministre, en la personne de Christophe Marie Joseph Dabiré nommé par décret présidentiel. L’annonce a été faite à  la télévision nationale, au journal de 13h  ce 21 janvier 2019 par le secrétaire général du gouvernement, Stéphane Sanou. Ainsi il  remplace Paul Kaba Thiéba. Ce dernier a rendu sa démission et celle de son gouvernement le vendredi dernier après environ trois ans passés à ce poste. Dans une publication, il a félicité le nouveau promu. « Soyons tous solidaires de la nouvelle équipe qu’il mettra en place pour relever les énormes défis du moment. Que nos vœux de plein succès l’accompagnent pour le bonheur de l’ensemble des burkinabè », a écrit M. Thièba sur les réseaux sociaux.

Christophe Marie Joseph Dabiré  est économiste de formation, précédemment commissaire à l’UEMOA. Pour le compte du Burkina Faso, il y était à la tête du département du marché régional, du commerce, de la concurrence et de la coopération (DMRC), poste duquel il a été remplacé par Professeur Filiga Michel Sawadogo.

Le nouveau chef du gouvernement a aussi été plusieurs fois ministre sous l’ancien président Blaise Compaoré et député, président de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale.

La direction de la Communication de la Présidence du Faso décrit un « homme de sérail et de terrain (…) un économiste chevronné et un politique averti ». Selon elle, M. Dabiré « prend les rênes du gouvernement, à un moment où le dialogue social, la relance économique et les défis sécuritaires s’imposent comme challenges ».

Une des missions du chef du gouvernement est la poursuite de la mise en œuvre du PNDES.

D.S

 

CAF : Salitas FC est dans la poule B. plus d’infos sur Sidwaya mobile *334# (sport)

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Le tirage au sort de la Coupe de la confédération africaine de football (CAF) a eu lieu au Caire ce lundi 21 janvier 2019 et a donné les résultats suivants pour la poule B : Etoile sportive du Sahel (ESS) Tunisie ; Ranger Int.FC (Nigeria) ; Salitas FC (Burkina Faso) et le Club sportif Sfaxien (Turquie).

Les 26 plus riches ont autant que la moitié de l’humanité

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Selon le rapport annuel de l’organisation Oxfam sur les inégalités mondiales, 26 milliardaires possèdent autant d’argent que la moitié de la population mondiale

UNICEF-Burkina Faso Renforcer la collaboration avec les médias

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La Représentante pays de l’UNICEF, Anne Vincent (droite), a souhaité l’accompagnement permanent …

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a organisé un déjeuner de presse, le 18 janvier 2019, à Ouagadougou. Il s’est agi pour la représentante pays, Anne Vincent, de présenter ses vœux à la presse et de décliner les priorités pour cette année.

Education, santé, nutrition, appui aux déplacés, assainissement, renforcement de partenariat avec l’Etat et surtout plaidoyer pour la révision du code des personnes et de la famille. Ce sont autant de priorités du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour l’année 2019.

Une information donnée par la représentante pays, Anne Vincent au cours d’un déjeuner de presse organisé, le 18 janvier 2019 au siège du fonds, à Ouagadougou. Elle a fait savoir que la presse est un partenaire privilégié qui accompagne toutes les activités que mène l’UNICEF. «Nous voulons renforcer ce partenariat», a dit Anne Vincent. «L’année 2018 a été assez complexe en interne vu que nous travaillons sur des cycles de 3 à 5 ans, et nous sommes rentrés dans un nouveau cycle de 3 ans en 2018», a-t-elle confié.

De son avis, en dépit de la situation sécuritaire au Burkina Faso, le Fonds des Nations unies pour l’enfance entend poursuivre ces actions de terrain. Ce, afin que les enfants naissent et grandissent dans la paix, et l’équité sans interférence négative. Elle a déploré le fait que plus de 500 écoles ont été fermées en 2018 et actuellement, 100 000 enfants en moyenne ne peuvent plus aller à l’école. «Chaque année, environ 100 000 enfants sont atteints de mal nutrition aiguë ou sévère.

26 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année des suites de malnutrition», a ajouté Anne Vincent. Elle a de ce fait réitéré l’engagement de l’UINICEF à accompagner l’Etat du Burkina Faso.

À ce propos, Anne Vincent a fait comprendre qu’entre juin et septembre 2018, son organisme a soutenu le pays dans l’organisation des examens au profit de plus de 5 000 enfants déplacés des zones du Sahel, l’Est et le Nord. Une opération qui s’est soldée par la réussite de 2 300 enfants à ces examens.
Quant à la situation nationale, elle a souhaité que le pays retrouve sa quiétude d’antan afin de consolider son développement.

 

Gaspard BAYALA

Situation nationale Les évêques appellent à la sauvegarde des valeurs humaines

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A l’issue d’un conclave à Ouagadougou, les évêques du Burkina Faso ont rendu publique une déclaration dans laquelle ils appellent les autorités à faire la lumière sur le drame de Yirgou et la communauté catholique à prier pour la paix au pays des Hommes intègres.

«Réunis en Assemblée ordinaire, nous vos évêques, à la fin de notre rencontre, faisons la déclaration suivante.
En réitérant nos vœux de bonne année à tous, nous relevons que depuis quelques années, la sécurité des personnes et des biens est fortement mise à mal au Burkina Faso. En effet, le pays a connu un nombre important d’attaques terroristes et un certain nombre de conflits intercommunautaires dont le dernier en date a marqué tous les esprits.
Ces événements qui n’ont épargné aucune région du territoire national ont occasionné des pertes en vies humaines dont celles de beaucoup de nos Forces de Défense et de Sécurité sans oublier les dégradations et destructions de biens publics et privés. Tout en exprimant notre douleur et notre compassion face à tout cela, nous, évêques du Burkina Faso, regrettons profondément et condamnons fermement les tristes et douloureux événements survenus à Toeni, à Yirgou et dans d’autres localités. Le cas de Yirgou qui est sans précédent dans l’histoire de notre cher pays, est révélateur d’un tissu social devenu fragile nonobstant la légendaire tradition d’un vivre ensemble heureux sans distinction aucune entre toutes les composantes de la nation burkinabè.
Rappelant le caractère sacré de la vie humaine (cf. Gn 1, 27 ; 2, 7) et dont aucune raison ne peut justifier la destruction, nous lançons un appel à tous et à chacun pour que soient sauvegardées, pendant qu’il est encore temps, les valeurs humaines inaliénables de fraternité, d’entente, de solidarité, de pardon, de paix et d’amour mutuel en vue de préserver la cohésion sociale sans laquelle aucun développement n’est possible.
C’est pourquoi nous lançons un appel confiant et pressant aux autorités du pays afin que toute la lumière soit faite pour situer les responsabilités et que justice soit rendue aux victimes.
Aux fils et filles de notre Eglise Famille de Dieu, nous demandons de prier pour la paix durant tout le mois de février 2019 à travers les actions suivantes :
• Le jeûne, la prière et l’adoration tous les vendredis
• Des messes votives pour la paix tous les samedis
• Une prière pour la paix à la fin de chaque Eucharistie : 1 Notre Père, 3 Je vous salue Marie, 1 gloire au Père…
• Le chapelet tous les jours dans les Communautés Chrétiennes de Base, familles et groupes.
Toutes ces propositions qui visent à promouvoir les efforts communs pour la paix ne suppriment pas d’autres initiatives selon les circonstances et suivant l’appréciation des évêques diocésains.
Puisse Marie, Reine de la paix, nous accompagner sur le chemin de la paix véritable, don de Dieu et fruit des efforts des hommes.

Dieu bénisse le Burkina

Fait à Ouagadougou le 17 janvier 2019

Il n’y a pas une grande sagesse à dire un mot de reproche

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« Il n’y a pas une grande sagesse à dire un mot de reproche mais il y a une plus grande sagesse à dire un mot, sans se moquer du malheur de l’homme, le ranimer, lui rendre du courage »
(NICOLAS GOCOL, Tarass Boulba)

On a cité sous la Révolution (RDP) : « vivre avec les masses ! » et le génie créateur libéré engendra une profusion de noms d’oiseaux et de reptiles (hiboux, tortues…) pour désigner des opposants. Les «grands» de ce monde nous étonnent de temps en temps par leurs emprunts à la crudité, truculence de leurs peuples : humilité patriotique ou démagogie ostentatoire ?!…
Si le Général de Gaulle avait peut-être l’excuse ( ?) du militaire, on a été étonné par le «casse-toi, sale con !» et le «ceux qui déconnent» de récents successeurs, au pays de l’Académie française !… ne parlons pas du Cow-boy avec ses… «pays de m… ».
Du reste, faut-il s’étonner de tout ce qui arrive en politique ou, comme aux galeries que l’on connaît, «il se passe toujours quelque chose»…
En Afrique la «saison» d’Aimé Césaire ne finit jamais, et même le Clergé y perd son latin.
Croisons donc les doigts, puis les bras, et prions : Orémus !

Mounir

Situation sécuritaire au Burkina: le SPONG, inquiet du sort des déplacés

Une délégation du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG) a été reçue en audience, le jeudi 17 janvier 2019 à Ouagadougou, par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. A l’occasion, la faitière des ONG a partagé avec le chef du gouvernement, ses réflexions sur la situation nationale au Burkina Faso.

Le Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG) veut apporter sa contribution à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Une délégation de l’organisation l’a déclaré à la presse, le jeudi 17 janvier 2019 à Ouagadougou, à sa sortie d’une rencontre avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. La Présidente du conseil d’administration (PCA) du SPONG, porte-parole de la délégation, Juliette Compaoré, a indiqué que sa structure a traduit au chef du gouvernement, tout son soutien et sa disponibilité pour juguler les problèmes sécuritaires. Cela passe d’abord par une sensibilisation des populations, a-t-elle poursuivi, car les problèmes sécuritaires que traverse le Burkina Faso touchent tout le monde. « Nos interventions sur le terrain ne peuvent être possibles que si notre pays est en sécurité et en paix », a expliqué Mme Compaoré. La réunion a permis au SPONG de partager avec le Premier ministre ses réflexions sur la situation nationale. A cet effet, la faitière des ONG s’est inquiétée de la situation des populations déplacées qui sont généralement confrontées à un problème de sécurité alimentaire et de santé.

Pour ce faire, le SPONG dit avoir entamé une réflexion sur sa participation à l’analyse des besoins et à la mobilisation des ressources afin d’accompagner ces populations en détresse. La rencontre a également permis de restituer les résultats du forum sur la protection sociale organisé par le SPONG avec l’appui des acteurs étatiques. Pour les recommandations issues de ce forum, Juliette Compaoré a sollicité l’accompagnement de la Primature pour leurs opérationnalisations. Un soutien du gouvernement a aussi été sollicité par le groupe d’ONG pour l’organisation et la tenue d’une rencontre au cours de l’année 2019 sur la désertification qui va mobiliser les partenaires de tous les continents.

Abdoulaye
BALBONE

Tour de cadrage coupe CAF:
 Mission accomplie pour Salitas

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Salitas FC s’est qualifié, samedi 19 janvier 2019 au stade du 4- Août de Ouagadougou pour les phases de poules de la Coupe CAF en battant Al Nasr de la Libye par 3 buts à 1, en match retour du tour de cadrage. Au match aller au Caire, le club burkinabè avait été défait 0-1.

Salitas FC a accompli son rêve de début de saison : intégrer la phase de groupes de la coupe de la Confédération de la CAF. Le capitaine Youssouf Barro et ses coéquipiers n’ont pas raté le coche face à Al Nasr de Bengazi, lors du match retour le samedi 19 janvier 2019 au stade du 4- Août, après leur courte défaite (1-0) la semaine dernière au Caire. Ils l’ont emporté sur le score de 3 buts à 1, synonyme de qualification pour la phase de poules de la compétition. « Le n° 8 (NDLR : Cédric Badolo) et le n° 18 (NDLR : Elliass) nous ont fait très mal par leur vivacité. Et leur capitaine que nous avons essayé de museler est très intelligent dans son placement » ; tel a été la lecture du match effectuée par l’entraîneur adjoint de Al Nasr à l’issue de l’élimination de son équipe. Au vu effectivement de la prestation de ces joueurs de Salitas devant un public sorti nombreux, le technicien libyen n’a pas tort. Car, dès l’entame de la rencontre, les joueurs burkinabè sont allés chercher très haut leurs adversaires. Leur chef d’orchestre, le capitaine Youssouf Barro est à la manœuvre et arrive grâce à sa technique à éclairer le jeu. Al Nasr, dominée, est contrainte de jouer dans sa moitié de terrain. La domination de Salitas va payer grâce à une belle tête croisée de Elisée To sur un corner bien exécuté par Cédric Badolo (31e). Le club burkinabè, en seulement une trentaine de minutes de jeu, vient de rattraper son retard du match aller. Les deux équipes sont à égalité parfaite, en ce moment du match. Les garçons du coach Ladji Coulibaly, sur la lancée de leur excellent début de match, ont poursuivi leur siège du camp libyen. Ils vont même doubler la mise, deux minutes après l’ouverture du score par Cédric Badolo (33e ) à l’issue d’un bon débordement côté droit de Elliass Dianda. Le public est aux anges et c’est sur ce score de 2 buts à 0, synonyme de qualification pour Salitas que l’arbitre botswanais va ramener les vingt-deux acteurs aux vestiaires.

Une qualification historique

A la reprise, les joueurs burkinabè ne desserrent pas l’étau, car ils sont conscients qu’un seul but de Al Nasr les élimineraient. Sur une balle en profondeur à la 48e minute, Illasse Sawadogo, parti dans le dos de la défense, dépose au sprint le dernier défenseur libyen (Emmanuel Azubuike). Sa frappe croisée trouve le petit filet du portier Abderhman Alriagdn. A 3 buts à 0 Salitas se dirigeait tranquillement vers une qualification historique en compétition africaine. Mais, c’était sans compter avec le relâchement de son portier Daouda Diakité qui sur une faute de main à la suite d’ un ballon anodin, va offrir la réduction du score à Al Nasr (74e ). A ce moment du match, un autre but qualifierait l’équipe libyenne. Salitas va donc résister aux longues balles balancées par Al Nasr dans sa surface de réparation, les quinze dernières minutes. Il tiendra bon jusqu’au coup de sifflet final.
Cinq ans après sa création et en seulement deux années en première division, Salitas démontre qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Le club connaîtra aujourd’hui son groupe et ses adversaires à l’issue du tirage au sort prévu au Caire (Egypte) au siège de la CAF.

Adama SALEMBERE

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Les propos d’après-match

Ladji Coulibaly (Coach de Salitas FC) : « Il faut aller jusqu’au bout »
On ne sait quoi dire si ce n’est manifester notre joie. Ce n’est pas nous seulement qui avions gagné ce soir, c’est le football burkinabè. Cette qualification était notre objectif et nous tenait à cœur. Tout le monde était unanime qu’il faut qu’on écrive une page de l’histoire du football burkinabè. Dieu merci, avec les bénédictions de nos ancêtres, de nos parents, nous sommes parvenus à nous qualifier. Nous allons nous remettre au travail car nous avons débuté une aventure et il faut donc aller jusqu’au bout.

Youssouf Barro (capitaine de Salitas FC) : « Nous sommes heureux d’être entrés dans l’histoire »
Comme c’est devant notre public on se devait de nous qualifier. C’est fait. On remercie tout ce public qui est sorti nombreux ce soir pour nous soutenir. J’espère que ça va continuer. Cette victoire est dédiée au public burkinabè, à la population burkinabè. Nos dirigeants nous ont promis quelque chose, ce qui est normal. Pour une équipe burkinabè qui arrive à se qualifier pour la première fois en match de poule, c’est normal qu’il y ait des promesses et j’espère que les promesses seront respectées. Cette qualification est très importante d’abord pour nous les acteurs parce que c’est la première fois qu’une équipe burkinabè passe dans les phases de poules. Nous sommes très heureux de nous être qualifiés et d’entrer dans l’histoire.

Propos recueillis par : A.S