Nous a rendu visite : Le DG de l’ONATEL promet d’améliorer le débit de la connexion

Le directeur général de l’Office national des télécommunications (ONATEL), Sidi Mohamed Naimi, a présenté ses vœux de nouvel an au directeur général des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, le mardi 15 janvier 2019. 

Une nouvelle année de santé, de grâce et de prospérité à Sidwaya et l’ensemble de ses employés. Tels sont les vœux prononcés par le Directeur général (DG) de l’ONATEL, Sidi Mohamed Naimi, lors de sa visite dans les locaux de « la Maison commune », le mardi 15 janvier 2019. Il a aussi inscrit dans le livre d’or que la paix répande dans tout le pays. « Que notre partenariat rayonne à l’image et la qualité des colonnes de votre quotidien qui illumine nos esprits chaque jour », a-t-il mentionné. A l’entendre, cette entrevue s’inscrit dans une tradition annuelle. « Sidwaya est un partenaire que nous apprécions beaucoup et visitons chaque année», a indiqué M. Naimi.

Le directeur général (DG) des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, profitant de l’occasion, a fait des doléances.  Il s’agit notamment de la qualité de la connexion internet et du type de partenariat qui lie les deux structures. A ce niveau, le patron de l’ONATEL a promis de doubler le débit de la connexion sans incidence financière.

Mariam SOMDA

Nicolas Sawadogo, maire de Boussé : « Celui qui s’oppose à moi, s’oppose au développement »

Elu en 2015 sous la bannière du parti l’Autre Burkina/PSR, affilié au chef de file de l’opposition, le maire de Boussé, Nicolas Sawadogo, a des dents longues. Il envisage installer une usine de fabrication de pâtes alimentaires dans sa commune. Dans l’entretien ci-dessous, il évoque les tenants et les aboutissants de ce projet ainsi que sa vision du développement local.

Sidwaya (S.) : Qu’est-ce qui vous permet de clamer haut et fort que Boussé est une commune émergente?

Nicolas Sawadogo (N.S.): Boussé est une commune urbaine émergente, parce que nous travaillons. Boussé est à une cinquantaine de km de Ouagadougou. Depuis le recensement de 2006, sa population est estimée à plus de 50 000 habitants. La mairie fonctionne avec beaucoup de courage. Les marchés qui sont lancés ont été exécutés, d’autres sont en cours d’exécution. Des collèges et des écoles sont construits. Nous avons également eu l’opportunité de construire une auberge et de l’équiper. Nous avons aussi eu la grâce de recevoir le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, grâce à qui, à travers les Engagements nationaux, on a pu réaliser la Maison des jeunes d’une capacité de plus de 250 places. Dans le village de Likikélcé, nous avons réhabilité le barrage au profit de la population. Aujourd’hui, environ 2000 personnes y travaillent.

Est-ce l’émergence qui se concrétise petit à petit avec l’implantation prochaine d’une unité de fabrication de pâtes alimentaires ?

N.S. : Tout à fait ! C’est l’idée de l’émergence qui s’installe tout doucement. Dans mon programme quinquennal, la question de l’industrialisation occupe une place de choix. Dans le passé, on avait une usine de transformation de beurre de karité à Likikélcé, installée par des partenaires italiens. Par la suite, elle a été fermée et on ne sait pas pourquoi. A Boussé, il n’y a donc pas d’industrie alors qu’une commune où il n’y a pas d’usines et où le commerce n’est pas très développé, il est très difficile de se développer. C’est dans ce sens que je suis allé chercher des partenaires qui ont accepté de venir installer une usine de fabrication de pâtes alimentaires. Cela va aider à lutter contre la faim et également contre la pauvreté. Ces partenaires sont venus ici en début d’année 2018 et nous avons eu à échanger sur le sujet. Ce projet est en cours de réalisation. J’ai été informé que la machine est déjà prête.

Boussé est une petite ville, dépourvue d’infrastructures de tous genres. Pensez-vous qu’elle peut, dans ces conditions, abriter une usine ?

N.S. : Bien sûr ! L’usine va prendre plus de 8000 mètres carrés. C’est vrai que nous n’avons pas beaucoup d’infrastructures, mais les techniciens ont tracé déjà les plans et identifié le site. Nous allons réaliser les infrastructures correspondant à ce type de projet. Boussé n’a pas assez d’infrastructures et baisser les bras, ce sera une erreur. Peut-être qu’une fois que ce projet sera réalisé, il pourrait attirer d’autres investisseurs. Pour les habitants de Ouagadougou, Boussé peut leur servir de lieu de détente où ils trouveront la viande de chèvre à manger, accompagnée bien sûr, des pâtes alimentaires « made in Boussé ».

Vous dites bien, manger et se reposer dans votre commune. Pourtant, Boussé ne dispose pas d’un restaurant digne de ce nom. Est-ce que tous ces paramètres ont été pris en compte dans ce projet ?

N.S. : Effectivement, quand on arrive dans la ville de Boussé, on n’a pas un restaurant-type où des fonctionnaires par exemple peuvent manger. Mais avec ce projet, les choses vont changer. Il y aura un restaurant de type italien répondant aux normes. Cependant, on ne va pas y vendre seulement des mets typiquement italiens. Il y aura également des mets locaux. J’en ai déjà parlé aux partenaires qui ont marqué leur accord. Dans ce restaurant, on va avoir une salle de rencontre, une salle de fête où les gens peuvent venir organiser leurs mariages, leurs anniversaires, des conférences….

Ce projet nécessite des moyens. Peut-on avoir une idée de son coût ?

N.S. : Si je m’évertue à donner un montant, je risque de mentir. Pour cela, je ne sais pas combien ce projet va coûter. Déjà, je ne sais même pas combien coûte la machine. C’est une entreprise familiale italienne qui, depuis les années 1800, a entrepris de transformer le blé et est entrée dans le domaine de la fabrication des pâtes alimentaires.

A partir du moment où la matière première n’existe pas sur place et vu le coût élevé des facteurs de production, est-ce qu’il sera possible à cette entreprise de vendre ses produits à bas prix, sans mettre la clé sous le paillasson ?

N.S : C’est vrai, la matière première sera importée. Je voudrais quand même signaler qu’au Burkina on produit du blé aussi. En toute sincérité, la production nationale ne suffira pas à faire tourner l’usine à plein temps. On peut mettre à profit la coopération Sud-Sud en faisant venir le blé à partir du Maroc. Au moment opportun, on ira voir les premiers responsables des Grands moulins du Burkina pour s’approvisionner en farine de blé.

Implanter une usine à Boussé sous-entend créer beaucoup d’emplois pour les jeunes et les femmes. Mais à vous écouter, ces emplois ne seront pas sécurisés. Expliquez-nous clairement comment les choses vont se passer.

N.S. : Cette question avait été posée le jour de la rencontre que nous avons organisée à l’hôtel de ville de Boussé. Et le partenaire a répondu qu’une fois que ça démarre, c’est non-stop. Il va recruter des ouvriers qui vont faire la rotation et on va former des gens. Il a dit qu’il faut au maximum 20 personnes par équipe, soit 60 personnes par jour pour les trois équipes. Le système que je voudrais mettre en place est avantageux. J’ai vu aux Etats-Unis comment l’on travaille. Faire des contrats de trois mois qui vont permettre à 60 personnes de gagner quelque chose durant cette période et céder leurs places à d’autres 60 personnes, ainsi de suite. Au moment où ces 60 ouvriers sont en train de travailler, ils sont en train de former 60 autres  pour les remplacer. Mais il y aura des emplois permanents.

A part cette usine, est-ce qu’il y a d’autres projets en vue au niveau communal ?

N.S. : Il y a un autre projet qui m’a été proposé. C’est un projet qui consiste à récupérer et traiter les ordures ménagères en gaz et en énergie. Toutes les ordures que nous allons récupérer vont passer dans ce circuit. Il y a aussi un projet au niveau de l’élevage, de l’eau potable, d’octroi de microcrédits aux jeunes et aux femmes pour mener des activités génératrices de revenus. En outre, il y a le projet d’appui aux ménages en énergie solaire afin de permettre à leurs enfants d’étudier et aux femmes vivant en milieu rural de mener d’autres activités.

Vous êtes un maire issu de l’opposition. Pourtant, vous avez réussi à faire des réalisations qui parlent en votre faveur. Est-ce que le cercle du pouvoir n’a pas travaillé très souvent à mettre des bâtons dans vos roues?

N.S. : Non. En matière de développement, il n’y a ni opposition ni majorité. Et tout le monde doit aller dans le sens du développement. Il est vrai que notre parti est de l’opposition. Mais je travaille avec tous ceux qui veulent que le citoyen lambda ait de l’eau potable à boire. La dernière fois, il y a eu un ministre qui a donné des vivres. Certains ont dit de ne pas en donner au maire de Boussé parce qu’il est de l’opposition. Je me suis demandé s’il est écrit sur le sac de riz, « parti au pouvoir ». Le parti est de l’opposition, mais est-il contre le développement ? Je suis le seul élu du parti qui n’a pas pris un franc pour battre campagne lors des élections municipales. J’ai été indépendant du parti financièrement. Deuxièmement, j’ai refusé les subventions que les partenaires et l’Etat ont données. Celui qui s’oppose à moi, s’oppose au développement. Parce que ma politique, c’est le développement. Je ne suis pas dans la politique politicienne. Nous sommes tous des Burkinabè et nous ne devons pas laisser ce genre d’idées prospérer.

Quel message avez-vous à lancer à la population de Boussé ?

N.S. : Le message que j’ai à lancer à la population est qu’en toute sincérité, une seule personne ne peut pas amener l’émergence, ni le changement à Boussé et dans ses 16 villages. Je lui demande la solidarité. Qu’elle accompagne le conseil municipal à réaliser les projets pour développer la ville. Nous avons reçu de l’argent avec le Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) et l’argent doit être utilisé de sorte à faire régénérer des fonds pour le bien-être de la commune. Nous avons reçu 320.700.000 F CFA dont les projets seront spécifiés à partir de la première semaine du mois de janvier. Il y a la gare routière, les boutiques de rues à construire, etc. Il y aura également des soutiens aux personnes vulnérables qui recevront de l’argent à travers les moyens électroniques de paiement. Je souhaite qu’on privilégie le développement au détriment de la politique politicienne. Le barrage sera également bientôt réhabilité avec un partenaire qui est au Luxembourg. Je reste disponible pour écouter tout le monde. Le budget de la mairie, c’est 252 millions et plus. Celui qui a besoin de moi, je peux me déplacer pour aller l’écouter chez lui. J’ai décidé de travailler pour Boussé, je meurs pour elle.

Interview réalisée par
Ouamtinga Michel ILBOUDO

Forum de l’entreprenariat féminin : Plus de 10 mille participants attendus

Le groupe Alpha oméga services Africa a animé une conférence de presse, le jeudi 10 janvier 2019 à Ouagadougou, pour annoncer la tenue du Forum de l’emploi et de l’entreprenariat féminin prévu pour le 30 mars 2019 dans la capitale burkinabè.

Le 30 mars 2019 se tiendra à Ouagadougou la première édition du Forum de l’emploi et de l’entreprenariat féminin (FEEF). Cette édition s’articulera autour du thème « Leadership féminin et développement durable ». L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée, le jeudi 10 janvier 2019, dans la capitale burkinabè par le groupe Alpha oméga services Africa (AOS Africa).  Selon la commissaire générale du FEEF, par ailleurs  directrice associée de AOS Africa, Sandrine Roland, c’est un outil de développement personnel et professionnel qui est mis à la disposition des femmes afin qu’elles puissent s’épanouir pleinement dans l’univers  du travail et de l’entreprenariat. «Cette plateforme est conçue pour rassembler tous les acteurs du domaine autour des questions de l’autonomisation de la femme, de la gestion de sa carrière, de l’entreprenariat féminin et plus globalement du leadership féminin», a-t-elle précisé. Des ateliers de formation, de transfert de connaissance, de partage d’expériences et des expositions-ventes vont marquer l’événement.  Aux dires de la commissaire générale, dix mille participantes qui viennent du Burkina, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Togo et de la Belgique sont attendues à Ouagadougou. « J’invite tout groupement, club, association de femmes à participer au FEEF qui est une opportunité offerte aux femmes pour recueillir des témoignages enrichissants et aussi présenter et commercialiser ce qu’elles font», a lancé Mme Roland. A l’en croire, grâce à ce forum initié en 2014, plus de huit mille femmes exerçant dans divers secteurs d’activité (coutures, restauration, artisanat, vivrier, transport…) ont été formées gratuitement en Côte d’Ivoire. Il a également permis la création d’une trentaine d’entreprises. « Grâce à cette plateforme, beaucoup de carrières ont été réorientées et beaucoup de femmes ont trouvé leur voie », s’est-elle réjouie. Au regard des « retombées » de cet événement, la commissaire générale du FEEF a dit espérer dépasser la barre de dix mille femmes au Burkina Faso.

Kadi RABO

On murmure- Poa : des présumés criminels en liberté ?

Kantigui se souvient avoir publié un écrit le 27 septembre 2017, sur un présumé voleur de pintade battu à mort à Poa, plus précisément au village de Yaoghin, à 25 kilomètres de Koudougou. Les présumé auteurs du crime, avait rapporté Kantigui, étaient deux frères habitants le même village. La gendarmerie de Sabou s’était saisie de l’affaire et les deux présumés coupables avaient été enfermés. Cependant, il est parvenu à Kantigui que la famille de la victime qui suivait la situation de près, espérant voir le jugement pour soulager ses enfants et ses trois femmes, ne s’en revient toujours pas.

En effet, à sa grande surprise, les deux « bandits » auraient réapparu dans le village sans qu’on ne sache quelle a été la décision de la justice. Désemparée, ladite famille se serait réunie, avec l’aval du chef du village, et aurait demandé que les intéressés quittent la localité. Par cette note, Kantigui appelle l’autorité à se pencher sérieusement sur ce cas, car selon des indiscrétions, les deux familles se regardent en chien de faïence et l’atmosphère n’augure pas de lendemains paisibles…

Lire l’article sur Sidwaya numérique

Christian children’s fund of Canada

La directrice des programmes et politiques de Christian children’s fund of Canada (CCFC), Belinda Bennet, a échangé avec le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, sur les réalisations de sa structure, le lundi 14 janvier 2019 à Ouagadougou.

Christian children’s fund of Canada (CCFC), dans les années à venir, compte apporter plus d’aides aux enfants et jeunes du Burkina Faso. C’est ce qu’a révélé la directrice des programmes et politiques de l’ONG, Belinda Bennet, à sa sortie d’une audience avec le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, le lundi 14 janvier 2019. « C’est une approche de développement communautaire centrée sur les enfants. Nous allons accroître les capacités des jeunes pour leur permettre d’avoir de l’emploi », a-t-elle précisé. Ces échanges avec le président du Faso interviennent après une tournée dans quelques localités bénéficiaires des réalisations de l’ONG. Belinda Bennet dit apprécier, à l’issue de sa tournée, les échanges qu’elle a eus avec quelques membres des communautés, des leaders d’opinion, des enfants et des enseignants qu’elle a trouvés « très accueillants et engagés ».

« J’ai été ravie de voir les infrastructures que nous avons réalisées : l’eau, les classes, … que les communautés utilisent », a-t-elle affirmé. Christian children’s fund of Canada est présente dans deux pays de l’Afrique de l’Ouest à savoir le Burkina Faso et le Ghana et œuvre pour les enfants et les jeunes. Elle intervient notamment dans les domaines de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement et travaille en étroite collaboration avec le gouvernement pour le bien-être des communautés. L’ONG, selon sa directrice des programmes et politiques, construit des écoles là où elles n’existent pas et intervient aussi là où les infrastructures sont limitées. CCFC soutient l’Etat dans le recrutement et la formation des enseignants, et l’élaboration des programmes pour une meilleure offre éducative.

 

Tielmè Innocent KAMBIRE

Le président du Faso reçoit une délégation de leaders coutumiers et associatifs peulhs

(Ouagadougou, 14 janvier 2019). Une délégation de leaders coutumiers et associatifs peulhs du Burkina Faso, a été reçue en audience, en début d’après-midi, par le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré. La délégation est venue parler de cohésion sociale et nationale avec le chef de l’Etat.

«On est venu rendre une visite de courtoisie à monsieur le président du Faso. On a évoqué avec lui les problèmes de Yirgou, les problèmes de sécurité, les problèmes de cohésion sociale, en tout cas tous les problèmes qui touchent notre vivre-ensemble », a déclaré Assane Barry, porte-parole de la délégation, président de l’association des chefs coutumiers peulhs du Burkina Faso.

Selon M. Barry, ces problèmes constituent les préoccupations du moment. « Depuis un certain temps, c’est tout le pays qui déplore ce qui s’est passé à Yirgou parce que des Burkinabè entre eux se massacrent», a soutenu M. Barry. « En tant que responsables coutumiers, nous étions venus aussi pour quelques informations et discuter avec lui sur comment on peut entretenir la cohésion sociale dans notre pays », a précisé le porte-parole de la délégation.

Direction de la communication
de la Présidence du Faso

Drame de Nafona: les deux policiers tombés ont été inhumés

Les deux policiers tués le 12 janvier 2019 dans le cadre de l’exécution d’une mission d’interpellation à Nafona, commune de Soubakaniédougou dans la province de la Comoé, ont été inhumés le lundi 14 janvier 2019 dans la matinée. Le Commandant du corps urbain de Banfora et le Commissaire de police du District de Soubakaniédougou, reposent désormais au cimetière de Tangora, sur la route Banfora-Mangodara.

 

Le Commandant et le Commissaire reposent désormais côte- à- côte
au cimetière municipal de Tangora.

C’est un monde gigantesque, qui a conduit les deux officiers de police lâchement assassinés le 12 janvier 2019, alors qu’ils étaient partis pour procéder à une mission d’interpellation à Nafona, commune de Soubakaniédougou, dans la province de la Comoé, qui fait frontière avec la Côte d’Ivoire. En effet, après la levée des corps à la morgue du CHR de Banfora, c’est un très long cortège qui a accompagné les illustres disparus à leurs dernières demeures. Autorités politiques et administratives, collègues de services, parents, amis et connaissances, ils sont venus de diverses horizons pour dire adieu à ces vaillants policiers tombés sur le champ de bataille.

Les OSC étaient remarquables à cette inhumation à travers leur forte mobilisation et aussi à l’aide des pancartes qu’ils portaient. On pouvait lire aisément sur certaines pancartes, des écriteaux tels que «Non à l’implication de la politique dans ce dossier». Depuis plus de deux kilomètres, les OSC et amis des disparus, ont escorté à travers une procession, les dépouilles jusqu’au cimetière. A travers cet acte, ces derniers ont tenu à manifester leur refus par rapport au contexte dans lequel est survenu ce drame.

Désormais, le Commandant Wolé Gilbert Sangaré et le Commissaire de police Télesphore Kyélem, reposent côte- à- côte au cimetière de Tangora à Banfora. Le Commandant compte 9 années de carrière, tandis que le Commissaire totalise 32 ans. Présent à ces inhumations, le DG de la police, Jean Bosco Kiénou, a salué la très forte mobilisation qui soulage un tant soit peu les cœurs. A l’en croire, ces actes lâches et barbares n’empêcheront pas la police d’exécuter sa mission. Pour la famille, elle voudrait que justice soit faite.

Mamadou YERE
(AIB Comoé)

Des citoyens au nouveau CEMGA «Il faut mettre fin aux clivages»

Le colonel-major Moïse Miningou est le nouveau Chef d’état-major général des armées (CEMGA) burkinabè. Sa nomination est intervenue à un moment où la situation sécuritaire nationale est très préoccupante. Dans le micro-trottoir que Sidwaya a réalisé, des politiques et Organisations de la société civile (OSC) attendent de lui, plus d’engagement, un « assainissement» dans les rangs de l’armée.

Daouda Simboro, Député Groupe parlementaire/RD : «il faut une stratégie opérationnelle»
« L’efficacité de la lutte anti-terroriste ne vient pas forcément du changement au niveau du commandement militaire. Toutefois, il faut reconnaître que même si les missions ont la même nature, les missionnaires eux, n’ont pas les mêmes stratégies opérationnelles. Et sur ce point, on peut espérer que la nomination du nouveau Chef d’état-major général des armées (CEMGA) soit un début de solutions. Le précédent n’a pas démérité mais le nouveau peut apporter des mesures nouvelles aux forces armées. Sa vision et son carnet d’adresses peuvent lui être utiles en matière de renseignement, de mobilisation des troupes et de management de la hiérarchie militaire. Le nouveau CEMGA doit se mettre au-dessus de la mêlée, se fixer des objectifs et engranger des résultats ».

Boukaré Conombo du mouvement Brassard Noir : « Des réformes sont nécessaires au sein de l’armée »
«Le mouvement Brassard noir salue la nomination du nouveau CEMGA, en la personne du colonel-major Moïse Miningou, élevé au rang de général de brigade. Cette décision vise entre autres à apporter une réponse aux attaques terroristes qui endeuillent le pays. Nous ne détenons pas beaucoup d’informations sur cet officier supérieur de l’armée, mais nous espérons qu’on a mis l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Avec la collaboration de tous, il doit réussir sa mission. Nous sommes en guerre et toutes les forces doivent être centralisées. Le nouveau CEMGA, au nom de la réforme de l’armée, doit songer à faire un toilettage au sein des forces armées nationales. Mieux, il se doit de s’entourer de bons conseillers militaires capables de lui faire le point des opérations sur le terrain ».

Massourou Guiro du «Mouvement plus rien ne sera comme avant » : «Mettre fin aux clivages et aux conflits de commandement»
« Tout militaire est appelé à servir avec loyauté et dignité son pays. Le nouveau chef d’état-major général des armées comme son prédécesseur sont tous compétents et chacun a sa stratégie. Les espoirs de sécurité et de paix des populations sont désormais sur le nouveau général. Il a une feuille de route et une vision dans l’exécution de sa mission. En tant qu’officier supérieur de l’armée, il peut apporter sa touche à un retour de la stabilité. Mais le terrorisme ne sera vaincu que si et seulement, les conflits internes et les clivages au sein de l’armée sont réglés. Mieux, l’accent doit être mis sur le renseignement afin de permettre aux équipes opérationnelles d’anticiper certaines menaces ».

Amadou Thiombiano, président du Collectif des amis du Faso : « il faut manager la troupe»
«L’armée est au centre de toutes les luttes contre les fléaux tels le grand banditisme, la criminalité transfrontalière et le terrorisme. Pour être efficaces au niveau des opérations de sécurisation du territoire, il incombe que les hommes commis à la lutte contre l’intégrité du territoire soient d’un niveau d’influence suffisant pour impacter le développement des opérations. La nomination d’un chef d’état-major général des armées vise à bien manager la troupe et renforcer l’action de l’armée dans le combat contre les forces du mal. Mais la réussite de la mission pour laquelle le CEMGA est investi, ne saurait prendre racine que si l’ensemble des citoyens adopte des comportements collaboratifs. Il faut que les politiques accompagnent l’action militaire en accordant une place de choix à la logistique martiale, et en encourageant les troupes sur les théâtres des opérations. La lutte contre le terrorisme est longue et il faut du matériel et des hommes compétents pour mener les opérations».

Propos recueillis par
Wanlé Gérard COULIBALY