Forces armées nationales: Le colonel-major Moïse Minoungou prend les commandes

Le colonel-major, Moïse Minoungou, a été nommé chef d’état-major général des armées (CEMGA) par un décret présidentiel rendu public dans la soirée du jeudi 10 janvier 2019. Il a été promu à l’occasion au grade de général de brigade.

Précédemment commandant du Groupement central des armées (GCA), ce haut gradé remplace le général de brigade, Oumarou Sadou. Né le 27 février 1960 à Ouagadougou, le nouveau CEMGA est un ancien pensionnaire du Prytanie militaire du Kadiogo (PMK), promotion 1972-1981.

Ses études l’ont ensuite conduit au Maroc, précisément à l’Académie royale de Meknès où il a décroché un diplôme de chef de section. Il complètera son cursus avec des formations militaires en France et au Mali.

Le désormais général Minoungou a, par ailleurs, participé à plusieurs manœuvres militaires sous régionales et internationales au Mali, au Togo et au Bénin.

La rédaction

Lu pour vous : Le voyage surnaturel de David Ponder

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Les choix faits par un individu ont un impact sur sa vie présente et future, selon l’écrivain et conférencier américain, Andy Andrews. Dans un conte surnaturel, il propose donc au lecteur « Les Sept Décisions » qui détermineront son succès.

Dans son livre « Les Sept Décisions », le conférencier et auteur américain, Andy Andrews raconte une fable moderne sur le pouvoir de décision, que possède tout homme. Le héros de cette œuvre est David Ponder.

Autrefois directeur exécutif reconnu et prospère, il se retrouve « fauché » et coincé » dans un emploi au salaire dérisoire. Lorsque sa fille tombe malade et qu’il ne peut pas lui payer les soins appropriés, il touche le fond du trou et ne voit pas d’issue. Désespéré, il ne songe pas à survivre lorsque sa voiture dérape et qu’il subit un terrible accident. Mais une expérience hors du commun l’attend.

À mi-chemin entre le rêve et le coma, il voyage dans le temps et rencontre sept personnalités marquantes de l’histoire à un moment crucial de leur existence. D’un champ de bataille de la deuxième guerre mondiale jusqu’à la salle du trône d’un ancien roi du Moyen-Orient, en passant par un site de la guerre de sécession et l’antichambre du Paradis, David Ponder fait la connaissance de quelques-uns des personnages « les plus sages » de l’histoire.

Ces derniers (Abraham Lincoln, le Roi Salomon, Anne Frank, Harry Truman, Christophe Colomb, David Chamberlain et l’Archange Gabriel) lui enseigneront des leçons de vie inoubliables. « Tu es le dernier voyageur. Il n’y en aura pas d’autres après toi. Tu as reçu un cadeau qui a le pouvoir de transformer ta civilisation. À partir de maintenant, tout repose entre tes mains », l’informe l’Archange Gabriel, peu avant sa « résurrection ».

A la fin de ce périple au-delà du réel, David Ponder « est de retour », donc parmi les siens avec dans la poche de son pantalon les Sept décisions qui « sont à la base de tout succès ».

Des décisions à méditer

Couché sur un lit d’hôpital, à demi-inconscient, il se remémore lesdites Décisions (« Je suis pleinement responsable de mon passé et de mon avenir »;  » Je vais rechercher la sagesse »; « Je suis une personne d’action »; « J’ai un cœur résolu »; « Aujourd’hui, je choisis d’être heureux « ; « Je vais me pardonner à moi-même « ; et  » Je vais persévérer sans me relâcher »).

Comme le relève l’un des personnages du livre, l’histoire, les circonstances, et les situations peuvent certes différer d’un individu à un autre, mais les enjeux sont exactement les mêmes pour tous. Face à la croisée des chemins, toute personne se retrouve confrontée à une décision importante à prendre. Pour Andy Andrews, le lecteur doit donc s’approprier ces Sept décisions qui lui serviront tout au long de sa vie.

Leur mode d’emploi est donné par l’Archange Gabriel : « Tu devras méditer chacune de ces décisions durant vingt et un jours. Il te faudra lire chacune d’entre elles à haute voix, deux fois par jour durant vingt et un jours. D’abord à ton réveil, puis dernière chose que tu feras avant de t’endormir. Tu partageras ces décisions avec autrui. Ceux qui mettront en pratique ces leçons s’élèveront vers le sommet (…).

Ceux qui ignoreront la puissance de ces décisions se trouveront enchainés au Miroir des regrets. C’est là que, pour l’éternité, ils contempleront le reflet de la personne qu’ils auraient pu devenir ». Vendu à 12 000 F CFA, le livre « Les Sept Décisions » est disponible dans les différentes librairies de la place.

Aubin W. NANA

Culture de la redevabilité: Des OSC reçoivent des financements

Le Projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC) a signé, avec quatre organisations de la société civile burkinabè, des conventions de financements, le jeudi 10 janvier 2019. Cet accompagnement vise à renforcer la redevabilité citoyenne au Burkina Faso.

Les Organisations de la société civile (OSC) ont un rôle à jouer dans la promotion de la redevabilité et de la participation citoyenne. Pour leur permettre de mener le combat dans ce domaine, le Projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC) a signé, avec quatre organisations, des conventions de financements à hauteur de 150 millions francs CFA pour la période 2019-2020, le jeudi 10 janvier 2019.

Le Réseau d’accès aux médicaments essentiels (RAME), la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), le Réseau africain jeunesse santé et développement au Burkina Faso (RAJS) et l’Association des jeunes pour la promotion des orphelins (AJPO) sont les bénéficiaires de cet appui financier. Le montant du financement moyen pour chaque structure signataire s’élève à 35 millions, a fait savoir le coordonnateur du PGEPC, Adama Rouamba.

Ces subventions entrent dans le cadre de la composante 3 du projet dénommé Fonds d’intervention rapide (FIR), dont l’objet est de soutenir les efforts de réformes du gouvernement et la participation des OCS dans la gestion des finances publiques.

Aux dires de M. Rouamba, le fonds vise à susciter chez les organisations de la société civile des projets innovants afin de renforcer la participation citoyenne et d’améliorer l’offre de service public du gouvernement dans le domaine de la santé, de l’éducation et des infrastructures. «La participation citoyenne est devenue pour les pays soucieux d’un développement participatif et inclusif un levier de bonne gouvernance », a-t-il martelé.

Et d’ajouter que la pratique de la culture de redevabilité permet le passage d’une culture de protestation à une culture de négociation et de collaboration. Faire de la redevabilité des services publics une réalité Pour les organisations bénéficiaires, cet accord de financement va augmenter leur capacité à susciter la culture de l’obligation de rendre compte au niveau des animateurs des services publics.

Les OSC signataires sont appelées à promouvoir la redevabilité et la participation citoyenne dans leurs zones d’intervention.

« Avec ce financement, nous mettrons en place 20 comités de veille citoyenne dans la région du Plateau central au niveau des services de santé de sorte que la redevabilité des agents de santé envers les consommateurs soit une réalité », a laissé entendre le président de la LCB, Dasmané Traoré. A partir de ces comités de veille, a-t-il expliqué, son organisation fera aux agents de santé le feedback de la qualité de leurs prestations. Pour lui, bien que les agents de santé se battent sur le terrain pour offrir des services de qualité, il importe que les consommateurs les interpellent souvent sur les points à améliorer.

Le président du Conseil national des organisations de la société civile du Burkina Faso (CNOSC), Jonas Hien, a indiqué que la signature de ces conventions est en phase avec les conclusions de la conférence nationale sur la redevabilité sociale, la bonne gouvernance et l’amélioration de la qualité des services publics organisée en décembre 2018 par le CNOSC.

« Il était important d’impliquer les OSC qui œuvrent dans ce sens pour qu’elles prennent le relais au niveau local afin de contribuer fortement à la redevabilité sociale et surtout amener les services publics à améliorer leurs prestations au profit des citoyens », a souligné M. Hien. Le PGEPC est entré en vigueur le 15 octobre 2016.

Placé sous la tutelle technique du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, il a pour objectifs de renforcer la mobilisation des ressources intérieures et d’améliorer l’utilisation des deniers publics pour la consolidation des mécanismes de redevabilité, des systèmes de collecte des ressources et de gestion des dépenses publiques. Le PGEPC est financé par la Banque mondiale à hauteur de 30 millions dollars américains.

Mahamadi SEBOGO

msebogo@yahoo.fr

La guerre des frères

Au son de la meule qui grinçait, une machette répétait à perpète le chant des morts.

Sur le visage en sueur des redoutables notables, l’ombre de la haine luisait sans remord

Cette fois, le calumet n’était pas allumé, seules les braises de la forge étaient ardentes .

Les marteaux s’acharnaient à réduire les métaux en couteaux sur les enclumes battantes

C’était la veille de la guerre, la guerre des pères inassouvis, la guerre des frères insoumis

L’heure de la revanche, le temps de la vengeance, la fin de l’indulgence et du compromis

C’était la victoire du mal sur le bien, la gloire de l’épée sur les déboires du cœur qui saigne

Le pardon sera réduit en charbon, la pitié sera châtiée dans le sang de l’amitié qui châtaigne

Les frères du même antre brandiront le poing sur les cendres des liens séculaires des pères

Les larmes des enfants innocents inonderont le charme d’antan des visages austères

Le bétail subira la bataille, les flammes ravageront les victuailles pour la fin des ripailles

La faim se battra avec la soif dans la douleur des blessures profondes qui assaillent

La guerre de demain est en chemin, les armes de la paix sont dans nos mains en vain

La haine du prochain est le pire des venins, l’amour des humains est un refrain divin

Demain, il faudra tout abandonner et se pardonner sans marmonner ni bourdonner

Demain, il faudra enterrer les armes de guerre et laisser germer la paix des cœurs peinés

Parce que qui veut la paix, évite la guerre ! Soyons tolérants.

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr


NB : En vérité, cette chronique est le premier texte d’un recueil de vingt poèmes pour adultes intitulé «Les larmes de la terre» et proposé à la SNC 2016. Il a été classé 5e mais son plus grand mérite aujourd’hui est d’interpeller, de prévenir, de mettre en garde. Tant pis s’il choque ; peu importe qu’il plaise ou déplaise ; il n’y a pas de demi vérité !

Audience présidentielle : Le président de la FIFA chez Roch Marc Christian Kaboré

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu, en audience, hier en fin d’après-midi, le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Giovanni Infantino. Celui-ci a évoqué avec le chef de l’Etat les projets financés par son institution au Burkina Faso, pour le développement du football.

Le président de la FIFA, Giovanni Infantino, a effectué le 10 janvier, une visite de quelques heures au Burkina Faso. Arrivé à Ouagadougou aux alentours de 16 h GMT, le patron de l’association des fédérations nationales du monde et sa délégation ont été les hôtes, une heure plus tard, du président Roch Marc Christian Kaboré. « Je remercie le président d’avoir été à notre écoute et de faire partie, avec nous, de la même équipe.

L’équipe de ceux qui aiment le football, le développement du football, ceux qui aiment nos jeunes et ceux qui aiment investir dans le futur avec une vision très claire », a lâché d’entrée, Giovanni Infantino à sa sortie d’audience. L’Italo-Suisse a indiqué avoir discuté avec le président du Faso des projets financés par l’association qu’il dirige, en collaboration avec la Fédération burkinabè de football (FBF), la Confédération africaine de football (CAF) et l’Etat, pour le développement du football burkinabè.

Roch Marc Christian Kaboré a reçu un maillot du président de la FIFA.

L’inauguration de l’éclairage solaire du terrain d’entraînement de l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO), a-t-il assuré, entre dans ce cadre. « C’est un projet unique en Afrique. Et il est né d’une discussion que j’ai eue avec le président de la FBF, Sita Sangaré, il y a deux ans environ. Le solaire marche déjà pour l’éclairage des rues en Afrique.

Il peut aussi illuminer des terrains de football pour donner à des milliers, voire des millions de jeunes la possibilité de profiter de ces installations », a précisé Giovanni Infantino, en indiquant qu’il vient au Burkina Faso pour la deuxième fois. Il a déclaré y être venu, il y a vingt ans, à l’occasion de la CAN 98. « A l’époque, je suis venu en tant que passionné de football pour vivre la 1re CAN de ma vie.

Et la seconde fois, c’est aujourd’hui, en tant que président de la FIFA pour parler avec le chef de l’Etat et le président de la FBF sur comment faire avancer le football dans ce magnifique pays passionné de foot, qu’est le Burkina », a révélé le président de la FIFA. En sus, il a indiqué que la FIFA a augmenté les ressources financières pour toutes les fédérations y compris celles de la FBF. Aussi, l’ex-secrétaire général de la FIFA a souligné que l’augmentation du nombre de pays participant à la Coupe du monde (de 32 à 48) va pratiquement doubler l’effectif des équipes africaines.

De cinq pays actuellement, les prochaines coupes du monde enregistreront la participation de neuf nations du continent et même d’une dixième équipe si elle réussit à franchir les matchs de barrages. « C’est dire que les pays ont la double chance de se qualifier à une coupe du monde. Donc pour pouvoir se qualifier, il faut redoubler aussi d’efforts dans le travail et investir dans les infrastructures. On en a parlé d’ailleurs avec le président ; il est du même avis », a-t-il conclu.

Sié Simplice HIEN

Concours de la magistrature session 2018: Le contentieux « vidé », les candidats veulent composer

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Le comité des jeunes unis contre la fraude dans les concours et pour l’accès à l’emploi a animé une conférence de presse, le jeudi 10 février 2019 à Ouagadougou, pour dénoncer l’ « irrégularité » commise par le ministère en charge de la fonction publique en ouvrant le concours de la magistrature, session 2018, aux candidats titulaires de Licence LMD. Cela contrairement à la loi portant statut de la magistrature qui fixe la maîtrise en droit comme niveau d’études pour prendre part au concours.

Les 4000 candidats au concours directs de la magistrature session 2018 sont toujours dans l’impasse, malgré la décision du Conseil d’Etat du 28 décembre 2018 réaffirmant, conformément à la loi, que la maîtrise est le diplôme d’accès audit corps. Réunis au sein du comité des jeunes unis contre la fraude dans les concours et pour l’accès à l’emploi, les candidats ont animé une conférence de presse, le jeudi 10 février 2019 à Ouagadougou.

Face aux hommes des médias, ils ont dénoncé le fait que le concours de la magistrature session 2018 ait été ouvert aux candidats titulaires de la Licence LMD en violation de la loi portant statut du corps de la magistrature qui fait état de la maîtrise. En effet, leur porte-parole, Abdoul Momini Nassouri a rappelé qu’en mai 2018, quand le communiqué d’ouverture dudit concours est tombé, l’intersyndical de la magistrature a signifié au ministre de la Fonction publique que son acte était irrégulier.

« Malgré cet écrit, le ministre a insisté et a programmé le concours qui devrait se tenir les 5 et 6 septembre 2018 », a soutenu, un autre membre de la coalition, Vyé Elisée Dembélé avant de poursuivre : « A la programmation des concours, les magistrats ont fait un recours en annulation du communiqué dudit concours devant les juridictions administratives. Ce qui s’est soldé par l’arrêt du Conseil d’Etat en date du 28 décembre 2018 ».

Que reprochez-vous au gouvernement ? « Notre comité, regroupant l’ensemble des candidats dénonce l’attitude du gouvernement, notamment du ministère de la Fonction publique qui n’a pas pris toutes les dispositions nécessaires pour éviter cette situation », a répondu le porte-parole, Nassouri.

Pire, Vyé Elisée Dembélé a confié que le 15 octobre 2018, le ministre en charge de l’enseignement supérieur a, par arrêté n°2018-529 / PRES / PM/MESRSI, établi une équivalence de compétences entre les titulaires de la licence LMD et ceux de la maîtrise. « Le jour du procès, le 26 décembre dernier, nous nous attendions à voir ce document versé dans les dossiers.

Mais nous avons été surpris que le gouvernement qui n’a pas pu apporter la preuve de l’équivalence entre les deux diplômes s’est contenté d’évoquer plutôt la violation du principe d’égalité entre candidats », a-t-il déploré. Il a, en outre, indiqué qu’un problème d’équivalence des diplômes est du ressort du CAMES.

C’est pourquoi, M. Nassouri et ses camarades ont dit être convaincus que le gouvernement aurait pu procéder à la modification de la loi dès les premières interpellations des syndicats de la magistrature. En attendant, les candidats au concours de la magistrature session 2018 veulent composer et exigent du gouvernement la « clarification » des textes concernant les diplômes du système LMD, l’organisation du concours de la session 2018 avec la participation des candidats titulaires de la licence LMD, l’augmentation du nombre de postes à pourvoir pour les concours de la Fonction publique, session 2019 et la « transparence » dans la publication des résultats.

Mariam OUEDRAOGO

Plateau central : Une relance probable des affaires au 1er trimestre 2019

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La Direction régionale de l’économie et de la planification (DREP) du Plateau central a validé la note de conjoncture économique de la région du dernier trimestre, lundi 31 décembre 2018 à Ziniaré.

L’analyse de la note de la conjoncture économique de la région du Plateau central validée par les différents acteurs économiques, le 31 décembre 2018, révèle que les tendances globales au dernier trimestre de l’année sont quasi similaires à celles du 3e trimestre. En effet, selon le directeur régional en charge de l’économie, Ousmane Bawar, Au cours du 4e trimestre de l’année 2018, les prix à la consommation des principales denrées alimentaires sont restés assez stables par rapport au 3e trimestre.

Le niveau des prix a subi une baisse pour les produits agricoles dont la variation la plus faible est enregistrée pour le sorgho blanc et la plus haute variation pour le mil. «En ce qui concerne le tourisme, les arrivées dans les hôtels et les recettes touristiques ont baissé respectivement de 37,68% et 15,35% », a-t-il ajouté.

Les acteurs de la région ont adopté le rapport de la note régionale de suivi de la conjoncture économique.

Au niveau des finances publiques, il a noté une hausse des recettes propres des collectivités de 63,45% et une augmentation globale des dépenses de 77,76%, selon les données recueillies pour les mois d’octobre et novembre. «Au niveau de ces dépenses, on enregistre une hausse de 149,76% pour les dépenses d’investissement et 45,75% pour celles de fonctionnement », a précisé M. Bawar. L

a gouverneure de la région, Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, a rappelé qu’au 3e trimestre, il était ressorti que la bonne pluviométrie qu’a connue le Plateau central, à l’instar de la quasi-totalité des régions du pays, a eu une incidence positive sur l’activité économique.

« Cette bonne pluviométrie présente de bonnes perspectives et augure de meilleurs lendemains pour l’année 2019. Ces effets positifs seront marqués par une baisse sensible et/ou stabilisation des prix à la consommation des céréales sur les marchés locaux des provinces de la région avec une reprise progressive de l’activité économique », a-t-elle poursuivi.

Au regard de la situation économique en fin d’année, la majorité des acteurs présents à la rencontre a dit espérer une reprise de l’activité économique dans le Plateau central en 2019. Cependant, ils ont appelé les autorités à développer des initiatives et des mesures pour améliorer la situation sécuritaire.

Abdias Cyprien SAWADOGO

Santé publique : Les pharmaciens veulent mieux coordonner les interventions

Les pharmaciens de l’administration publique du Burkina Faso sont en concertation, les 10 et 11 janvier 2019 à Ouagadougou. Ils vont échanger sur les stratégies pour coordonner leurs interventions, afin de contribuer au renforcement de la qualité du dispositif d’offre de soins.

La réorganisation du ministère de la Santé, les enjeux et défis du secteur pharmaceutique, la pharmacie hospitalière et la gestion des médicaments. Ce sont, entre autres, les principaux points qui seront abordés, les 10 et 11 janvier 2019 à Ouagadougou, par les pharmaciens de l’administration centrale, des régions, des institutions et des structures diverses.

Ayant soutenu que les produits de santé ont une importance capitale dans le dispositif d’offre de soins et constituent un des six piliers du système de santé, le ministre de la Santé, Pr Nicolas Méda a souligné que selon le nouvel organigramme, le secteur pharmaceutique sera désormais coordonné par l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) et la Direction générale de l’accès aux produits de santé (DGAP).

Dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020, Pr Méda a précisé que trois résultats sont attendus des efforts nationaux de développement sanitaires à savoir, l’accès à des services de santé de qualité est garanti à tous, le processus d’accélération de la transition démographique pour déclencher le dividende démographique est réellement mis en mouvement, l’état nutritionnel de la population, en particulier des femmes et des enfants est amélioré.

Le directeur général de l’accès aux produits de santé, Dr Brice Evance Zoungrana, a, pour sa part, noté qu’au niveau des formations sanitaires publiques, il y a des ruptures de médicaments. « La crise à la CAMEG n’a pas été sans conséquences. Nous avions perdu la confiance des fournisseurs et certains refusaient de livrer à la centrale. Mais grâce aux efforts des autorités, une solution a été trouvée », a-t-il expliqué.

Les pharmaciens ont été exhortés à jouer leur partition dans la transformation en cours de leur ministère.

Et de poursuivre que la CAMEG est en train de renaître véritablement de ses cendres et elle vise un indice de satisfaction autour de 85% en 2019. Par rapport aux dettes, à propos desquelles des rumeurs ‘’courent’’ c’est la gratuité des soins qui serait à l’origine, le ministre Méda a clarifié en ces termes : « Nos districts et hôpitaux doivent à la CAMEG qui s’élèvent à des milliards de F CFA, mais sachez que la gratuité ne concerne que 25% de notre population et les 75% payent pour avoir les médicaments nécessaires à leurs soins ».

A l’entendre, le système périphérique (les districts, les centres médicaux, les CSPS), les hôpitaux et le ministère de la Santé à travers les grands approvisionnements, doivent chacun, plus de huit milliards F CFA à la centrale. Le ministre Méda a tout de même rassuré que quant à la gratuité des soins, la CAMEG sera ‘’suffisamment solide’’ pour continuer la livraison. Il a également confié qu’un travail est déjà entamé, pour que ces dettes soient résorbées rapidement. « En 2019, un mécanisme sera mis en place pour éviter de nouvelles dettes », a conclu le premier responsable de la Santé.

Afsétou SAWADOGO