Délocalisation de l’université de Ouahigouya Une décision inopportune, selon l’ANEB

La section Ouahigouya de l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB/Ouahigouya) a tenu un point de presse, le mercredi 9 janvier 2019 à Ouahigouya. Les responsables ont dénoncé, le non-respect des engagements tenus par les autorités pour leur assurer un déménagement en toute quiétude sur le nouveau site de l’université de Ouahigouya.

Le nouveau site de l’’université de Ouahigouya a ouvert ses portes aux étudiants des premières années, le lundi 7 janvier 2019. Mais, de l’avis des responsables de l’Association nationale des étudiants burkinabè, section Ouahigouya (ANEB), qui ont rencontré la presse, le mercredi 9 janvier 2019 à Ouahigouya, ce déménagement est prématuré. Car, plusieurs conditions ne sont pas réunies pour permettre aux étudiants d’aborder l’année académie avec sérénité.

« Malgré le début effectif des cours, la restauration et les toilettes externes demeurent toujours à l’état de promesse », a dit le président de l’ANEB/Ouahigouya, Salia Sanou. Quant à l’infirmerie, les cars de transport pour réduire les risques d’accidents routiers (car l’université est située à plus de 12 Km sur la RN2), l’aménagement interne du site afin de permettre aux étudiants de rallier les différents édifices, de même que la cité universitaire restent sans solution à ce jour, a dépeint le président de l’ANEB/Ouahigouya.

Les responsables de l’ANEB ont dit ne pas comprendre l’« empressement» de l’administration de l’université de Ouahigouya pour le déménagement. «Les autorités promettaient de réunir un minimum de conditions au moment opportun telles que les bus, les voiries reliant le site à la ville, le restaurant universitaire, l’eau et l’électricité », a rappelé M. Sanou. Les étudiants ont approché l’administration pour comprendre les raisons du déménagement ?

Le président de l’ANEB/Ouahigouya a confié que dès l’annonce du déménagement, ils ont rencontré l’administration pour comprendre, car les conditions préalablement définies n’étaient pas réunies. « Tous ont reconnu la justesse de nos préoccupations, mais disaient être obligés de le faire», a-t-il expliqué. Les responsables de la section ANEB /Ouahigouya ont pris l’opinion publique à témoin et tenu l’administration « responsable » de tout ce qui pourrait découler de ces conditions d’études qu’ils jugent « inacceptables ». Toutefois, ils ont confié être ouverts au dialogue pour trouver des solutions à cette situation.

Ibrahim ZAMPALIGRE

Ministère en charge de la femme : 53 médailles pour des agents et partenaires

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, a organisé une cérémonie de récompense, le mardi 8 janvier 2019 à Ouagadougou. Il a décerné, pour l’occasion, 53 médailles à des agents du département et à des personnes morales et remis des cadeaux aux personnes admises à la retraite.

Les 53 personnes ont reçu les honneurs de la nation. Les distinguées étaient des agents du Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille (MFSNF), des responsables ou représentants d’associations partenaires et de la radio ‘’Ouaga FM’’. Le choix de cette radio est motivé, selon le ministre Laurence Ilboudo par sa disponibilité à accompagner le département dans sa communication et particulièrement l’initiative ‘’femme Ouaga FM’’. La ministre a félicité les élus du jour pour le travail qu’ils abattent au quotidien avec ‘’beaucoup d’amour et de compassion’’. Des félicitations qu’elle a adressées à de nombreux autres agents méritants qui n’ont pas été retenus à cause du nombre limité de médailles accordées. Elle a promis de plaider pour une augmentation en vue de prendre en compte plus d’agents. Pour coller à l’actualité, madame le ministre a demandé d’observer une minute de silence en la mémoire des victimes du drame de Yirgou. Une situation comme tant d’autres qui engagent son département.

C’est parmi ceux qui s’investissent pour les autres que 28 ont été faits chevaliers de l’Ordre de la Santé et de l’Action sociale avec agrafe ‘’Action sociale’’ et 20 autres avec agrafe ‘’Promotion de la Femme’’. Cinq ont été élevés au rang d’officiers de l’Ordre du mérite de la Santé et de l’Action sociale avec agrafe ‘’Action sociale’’. Kouka Paul Kaboré, chef de service à la direction de la communication et Franceline Sana sont parmi les promus.

Chevaliers de l’Ordre du mérite de la santé et de l’action sociale avec agrafe ‘’promotion de la femme’’, ils dédient ces médailles à leurs collaborateurs et compte mieux faire. Quant à Marceline Tou, présidente de l’association ‘’Action communautaire pour le bien-être de la femme et de l’enfant’’, elle s’est réjouie du fait que la nation reconnaisse ce qu’elle fait sur le terrain. Et la récompense est, pour elle, une invite à persévérer dans ce qu’elle fait : travailler avec les femmes dans les domaines de la santé, de l’éducation et les activités génératrices de revenus.

Un bon repos aux personnes admises à la retraite La cérémonie de décoration a servi de cadre pour la présentation de vœux. Tout comme à chaque nouvelle année, ce fut, aussi, l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée. La Secrétaire générale du ministère (SG), Faty Zizien a déploré la mort de dix d’entre eux en 2018. En outre, elle a énuméré quelques difficultés qui entravent le travail des agents sur le terrain.

Il s’agit du manque de bureaux, de la vétusté de certains locaux, des problèmes de connexion à internet,…Malgré tout, elle a reconnu que des résultats probants ont été atteints. Pour elle, grâce à l’engagement et à la vision du ministre Laurence Ilboudo de grands projets ont été mis en œuvre. Elle a cité, par exemple, la tenue des fora régionaux des femmes et le dialogue direct avec le président du Faso, l’établissement de 17 820 actes de naissance au profit de femmes du Centre-Sud et de la Boucle du Mouhoun, le retrait de 105 femmes et jeunes femmes et 72 enfants de la rue.

La ministre en charge de la femme, Laurence Ilboudo a demandé plus d’efforts à ses collaborateurs.

Des exploits qui, selon elle, valent des lauriers au premier responsable, mais aussi à tout le personnel. Au nom de l’ensemble du personnel, la SG Faty Zizien a souhaité au premier responsable, une bonne année de santé, de bonheur et de prospérité. Mme Ilboudo s’est contenue, soutenant que 2018 a été une année très éprouvante pour l’ensemble des Burkinabè et partant, son département. A la tête d’un ministère tant sollicité pour les cas d’urgence comme ceux de Yirgou dans la commune de Barsalagho. Elle a dit être de cœur avec ses collègues des structures déconcentrées.

Quant aux doléances exprimées par la secrétaire générale, elle s’est dit disposée à accompagner les travailleurs dans leur quête de meilleures conditions de vie et de travail. Mme le ministre s’engage à conduire la mise en œuvre de la mutuelle au cours de cette année 2019. La trentaine de personnes retraitées ont reçu des cadeaux et des vœux. Saluant les efforts de chacun au cours de sa carrière, le ministre a affirmé que c’est une grâce de pouvoir atteindre la retraite.

Elle leur a souhaité un bon repos auprès de leurs proches. A l’endroit de ceux qui sont encore en activité, c’est plutôt une invite au respect des heures d’arrivée et de départ du service et au traitement rapide des dossiers. « Une heure ou un jour de retard est une éternité pour les populations que nous servons », a-t-elle dit.

Tielmè Innocent KAMBIRE

Drame de Yirgou : Des mesures au profit des déplacés

Le Conseil des ministres du 9 janvier 2019 a porté en grande partie sur la gestion du drame de Yirgou, en témoigne les mesures prises au profit des déplacés. Le ministre du commerce, Harouna Kaboré a donné davantage d’éclaircissements sur la baisse des prix du carburant. 

Passé le drame de Yirgou, le gouvernement panse les plaies. Dans ce village de la commune de Barsalgho dans le Sanmatenga, région du Centre-Nord, ce sont environ 49 personnes qui ont perdu la vie  (bilan provisoire) suite aux tueries perpétrées le 1er janvier 2019 et jours suivants. Pour le moment ce sont à peu près 6 103 personnes qui ont été recensées comme étant des déplacées, nécessitant des prises en charge par les services de l’action sociale.

La gestion de cette situation a été un point central du Conseil des ministres du 9 janvier 2019, à l’issue duquel le gouvernement a fait le point des décisions prises. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, a informé de la mise en place d’un comité de crise au niveau régional pour gérer la situation. Ce comité, présidé par le gouverneur du Centre-Nord et comprenant les responsables administratifs, militaires et sécuritaires a, selon le ministre, fait des efforts de sécurisation et diligenté des actions de solidarité.

Les journalistes ont interrogé Siméon Sawadogo sur la nature de la crise (affrontement communautaire ou massacre ethnique) et si la machine judiciaire est effectivement enclenchée. Il a dit ne pas vouloir entrer dans des considérations sémantiques. « Il y a eu attaque terroriste. Il y a eu une mauvaise compréhension des populations qui vivaient ensemble, il y a eu des morts de part et d’autre et il y a eu certainement des communautés qui peuvent avoir été stigmatisées », a déclaré le ministre de l’Administration territoriale.

Il a soutenu que le procureur du Faso a été saisi et que des Officiers de police judiciaire (OPJ) sont présentement en train de mener des enquêtes, assurant que les responsables seront convoqués devant la justice et répondront de leurs forfaits. Le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, a pour sa part indiqué que plusieurs centaines forces de l’ordre ont été déployées sur le terrain. « A ce jour, nous pouvons dire que la situation est assainie. Mais nous maintenons notre dispositif aussi longtemps que nécessaire pour parer à un quelconque reflux », a-t-il indiqué.

Le gouvernement a prévu quatre grands centres de prise en charge des personnes déplacées dans les communes de Barsalgho, Kelbo, Arbinda et Djibo, selon le ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la Famille, Marie Laurence Marchal. Seulement, c’est à Barsalgho qu’un camp d’accueil est prévu, les déplacés étant logés auprès de familles hôtes dans les trois autres centres. Ils y recevront des vivres et des soutiens pécuniaires par rapport aux besoins recensés.

Le gouvernement dans son rôle

Dans le camp à Barsalgho des dispositifs ont été institués pour parer au plus urgent sur les plans alimentaire, sanitaire et de l’assainissement avec le convoiement de citernes d’eau potable, l’aménagement de forages et de toilettes fixes, l’enregistrement des déplacés et le déploiement de psychologues.

A en croire le ministre Ilboudo, tous les blessés bénéficieront d’une prise en charge totale et leurs familles, à Kaya, recevront chacune un pécule de 15 000 F CFA. Les trois malades déférés à Ouagadougou auront droit eux aussi à la prise en charge de leurs frais de santé par le fonds national de solidarité et leurs familles recevront  50 000 F CFA au titre de leurs besoins divers.

Le Conseil des ministres ayant instruit son département pour coordonner le secours à apporter aux victimes, la ministre a invité les bonnes volontés et les institutions internationales à structurer leurs aides à partir du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR). Elle a aussi précisé que ces récents mouvements viennent s’ajouter à près de 47 000 autres personnes qui avaient quitté les régions du Nord et du Sahel pour cause de terrorisme.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a donné des précisions sur la baisse des prix des hydrocarbures (super, gasoil et pétrole lampant) décidée la veille. « Le gouvernement avait pris la décision d’instituer, à travers un décret, une péréquation des prix en fonction de celui du baril de pétrole.

Depuis cette période, la tendance baissière des prix à l’international a permis de faire profiter cette baisse aux populations du Burkina Faso à hauteur de 20 F pour le super, 30 F pour le gasoil et 83 F pour le pétrole lampant », a-t-il expliqué. Il a assuré que si l’évolution se poursuit de cette manière, les populations pourront toujours sentir la tendance baissière. « Nous avons pris aussi la décision de garantir qu’au cours d’une année civile, il ne soit pas possible d’effectuer une hausse de plus 100 F CFA.

Nous allons activer automatiquement le mécanisme de subvention pour protéger les populations », a-t-il ajouté. Selon M. Kaboré, le mécanisme prévoit une révision des prix tous les trois mois, toutefois, toute tendance baissière autour de 50 FCFA observée pendant un mois, sera automatiquement répercutée à la pompe sans attendre l’échéance des trois mois. Les journalistes lui ont demandé si cette baisse était une réponse du gouvernement aux sollicitations du monde syndical.

Le ministre Kaboré a préféré parler de responsabilité gouvernementale. « La responsabilité d’un gouvernement consiste à écouter les populations et à y apporter des solutions. Notre gouvernement est dans cette dynamique et à chaque fois que nous avons des réponses idoines à des questions qui sont soulevées, nous le ferons dans les limites des possibilités des ressources financières du pays », a-t-il répondu.

Fabé Mamadou OUATTARA

Conseil des Ministres du 09 Jan. 2019 : Le Burkina Faso exercera la présidence du G5 Sahel durant la période de 2019 à 2020

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 09 janvier 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 15 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations  et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un rapport relatif au Rapport statistique national (RSN) 2017 et au Programme statistique national (PSN) 2019 du Système statistique national (SSN).

Il ressort de ce rapport que le taux d’exécution global des activités initialement programmées dans le PSN 2017 est de 75,5%.

Le PSN prévoit en 2019 la poursuite d’importantes opérations statistiques : il s’agit du 5ème Recensement général de la population (RGPH), du 2ème Recensement général de l’agriculture (RGA),  de l’enquête sur le cheptel et de l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM). Il est également prévu l’organisation de la 5ème enquête démographique et de santé (EDS), de l’enquête permanente sur les cultures irriguées de saison sèche, et de l’enquête sur les flux et les dépenses touristiques au niveau des postes frontières terrestres.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour une exécution réussie du Programme statistique national 2019.

– un rapport relatif à la location de bâtiments au profit de l’Administration.

Il s’agit de bâtiments à usage de bureaux et de magasin.

Le Conseil a marqué son accord pour la location desdits bâtiments.

– un décret portant détermination de la nature et des modalités d’acquisition des biens et services dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 06 de la loi n°039-2016/AN du 02 décembre 2016 portant réglementation générale de la commande publique.

L’adoption de ce décret permet la mise en œuvre effective des dispositions de la loi n°039-2016/AN du 02 décembre 2016 portant réglementation générale de la commande publique au Burkina Faso.

– un rapport relatif à la présidence par le Burkina Faso du G5 Sahel.

Le Burkina Faso exercera la présidence du G5 Sahel durant la période de 2019 à 2020.  A cet effet, une conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel se tiendra à Ouagadougou au cours du premier trimestre de l’année 2019.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires en vue de la réussite de ladite conférence et du mandat de notre pays à la tête du G5 Sahel.

– un rapport relatif au guide national de maturation et d’évaluation ex ante des projets et programmes de développement.

L’adoption de ce rapport vise à disposer d’une approche harmonisée du processus de gestion des investissements publics afin de permettre une efficacité plus accrue dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement au Burkina Faso.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Culture, des arts et du tourisme :

– un décret portant création et attributions de la Billetterie nationale du cinéma et de l’audiovisuel.

La billetterie est un ensemble de mécanismes liés à la gestion et au contrôle des recettes d’exploitation de tous les espaces de projection payante de films.

L’adoption de ce décret vise à assurer un meilleur suivi et contrôle du respect de la réglementation des activités d’exploitation des salles de projection de films cinématographiques, audiovisuels et vidéographiques au Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère des Infrastructures :

– un rapport relatif à la conclusion d’un marché pour les travaux d’aménagement et de bitumage de 1,190 km de voirie dans la ville de Manga par la procédure d’entente directe.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise GLOBEX CONSTRUCTION pour un montant de six cent quarante-sept millions quatre-vingt-sept mille deux cent vingt (647 087 220) F CFA TTC avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat.

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, en collaboration avec les ministres en charge de la Sécurité et de la Solidarité nationale, a fait au Conseil l’état de mise en œuvre des mesures d’urgence prises dans le cadre de la crise survenue à Yirgou.

Le Conseil salue la manifestation de la solidarité nationale et internationale suite à ces dramatiques évènements. Il invite par ailleurs l’ensemble des Burkinabè à poursuivre leurs efforts en vue de consolider le vivre ensemble et d’exorciser notre pays de l’esprit de division.

II.2. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative aux résultats du 19ème Concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), tenue du 5 au 14 novembre 2018 à Libreville au Gabon.

Au cours de cette session 2018 du CAMES, sur 16 candidatures présentées par le Burkina Faso, provenant des Universités Ouaga I Joseph KI-ZERBO et Nazi BONI pour l’obtention du grade d’Agrégé des universités, 13 candidats ont été admis.

Le Conseil félicite les Institutions d’enseignement supérieur et de recherche pour la performance des candidatures burkinabè.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

  1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté huit (08) décrets.

Le premier décret porte renouvellement du mandat des personnes dont les noms suivent, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation (FONRID) pour une dernière période de trois (03) ans.

Administrateurs représentant l’Etat.

Au titre du Premier ministère :

– Monsieur Jérôme COMPAORE, Mle 74 214 G, Chargé de recherche.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Ollo Ghislain SIB, Mle 58 457 C, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Georges YAMEOGO, Mle 18 531 F, Maître de recherche en agroforesterie ;

– Monsieur Florent SONG-NABA, Mle 231 946 P, Maître de conférences en sciences de gestion.

Administrateur représentant les organisations de producteurs agricoles.

– Monsieur Jean Noël Koungoulé LAMOUKRI, Confédération paysanne du Faso.

Administrateur représentant les petites et moyennes entreprises.

– Monsieur Baba Sidiki KONTOGOMDE, Fédération des industries agroalimentaires du Burkina.

Administrateur représentant les Organisations non gouvernementales.

– Monsieur Idrissa Romuald COMPAORE, ONG Autre terre.

Le deuxième décret nomme monsieur Ollo Ghislain SIB, Mle 58 457 C, Inspecteur du trésor, président du Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) pour un dernier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret porte nomination d’Administrateurs les personnes ci-après au Conseil d’administration de l’Université de Dédougou (UDDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateurs représentant l’Etat.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Karifa BAYO, Mle 32 163 V, Professeur titulaire ;

– Madame Afsata PARE/KABORE, Mle 26 211 A, Professeur titulaire.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Souleymane KOUSSOUBE, Mle 37 257 H, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Pierre BOUNDAONE, Mle 77 748 L, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Administrateurs représentant les Enseignants-chercheurs :

– Monsieur Midibahaye Emmanuel HEMA, Mle 245 801 D, Maître-assistant ;

– Monsieur Désiré Jean Pascal LOMPO, Mle 257 236 Maître-assistant.

Administrateurs représentant les étudiants :

– Monsieur Paul Célestin GNOUMOU;

– Monsieur Batio Adama NIGNAN.

Administrateurs représentant le personnel administratif, technique, ouvrier et de soutien :

– Monsieur Pirika COULIBALY, Mle 47 607 C, Professeur certifié des lycées et collèges ;

– Monsieur Alphonse TIBIRI, Mle 39 514 W, Conseiller d’éducation.

Administrateur représentant la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso :

– Monsieur Alidou BAGAYOGO, Elu consulaire de la région de la Boucle du Mouhoun.

Administrateur représentant le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) :

– Monsieur Vincent DAO, Mle 124 960 0347 C, Ingénieur de recherche.

Administrateur représentant les établissements publics professionnels.

Au titre de la Chambre d’agriculture :

– Monsieur Nonyèza BONZI, Président de la Chambre régionale d’agriculture de la Boucle du Mouhoun.

Administrateur représentant les institutions régionales ou internationales.

Au titre du Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS) :

– Monsieur Atta SANOUSSI, Mle P 200 53, Professeur titulaire de biologie et physiologie végétale.

Administrateurs représentant les structures administratives locales, externes à l’Université.

Au titre de la mairie de la Commune de Dédougou :

– Monsieur Karim Lomboza KONDE, Maire de la Commune de Dédougou ;

Au titre du Conseil régional de la Boucle du Mouhoun :

– Monsieur Mamadou DRABO, 1er Vice-Président du Conseil régional de la Boucle du Mouhoun.

Le  quatrième décret nomme Monsieur Karifa BAYO, Mle 32 163 V, Président du Conseil d’administration de l’Université de Dédougou pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université de Fada N’Gourma (UFDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateurs représentant l’Etat.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 G, Professeur titulaire ;

– Monsieur Mahamadou SAWADOGO, Mle 78 122 C, Professeur titulaire.

Au titre du ministère des Mines et des carrières :

– Monsieur Ousmane ILBOUDO, Mle 257 214 H, Maître-assistant.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Suanyaba Rodrigue OBOULBIGA, Mle 217 036 A, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Administrateurs représentant les Enseignants-chercheurs :

– Monsieur Wennegouda Jean Pierre SANDWIDI, Mle 245 806 G, Assistant ;

– Monsieur Wende Pouiré Germain OUEDRAOGO, Mle 333 977 U, Assistant.

Administrateurs représentant les Etudiants :

– Monsieur Arthur Donald SAWADOGO;

– Mademoiselle Estelle PILABRE.

Administrateurs représentant le personnel administratif, technique, ouvrier et de soutien :

– Monsieur Moussa YONLI, Mle 45 350 Z, Instituteur certifié ;

– Monsieur Yéréli Amédée Léonel LAMIEN, Mle 423 84 00 S, Technicien supérieur en informatique.

Administrateur représentant les syndicats des enseignants :

– Monsieur Tégawendé Justin ZAIDA, Mle 245 808 U, Enseignant-chercheur.

Administrateur représentant le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) :

– Monsieur Georges ZOMBOUDRE, Mle 960 03 37, Chargé de recherche.

Administrateur représentant les établissements publics professionnels :

– Madame Inna SEGUEDA/GUENDA, Mle 280 100 609 00 01 F, Chargée de communication.

Administrateur représentant les structures administratives locales, externes à l’Université.

Au titre du Conseil régional de l’Est :

– Monsieur Lucien OUALI, Mle 222 074 G, Professeur certifié de CEG.

Le sixième décret nomme Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 G, Président du Conseil d’administration de l’Université de Fada N’Gourma pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le septième décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université de Ouahigouya (UOHG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateurs représentant l’Etat.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Madame Olga Mélanie LOMPO, Mle 53 411 L, Professeur titulaire en santé publique ;

– Monsieur Alou KEITA, Mle 35 680 N, Professeur titulaire en sciences de langage.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Amidou SAWADOGO, Mle 111 148 X, Administrateur des services financiers.

Administrateurs représentant les Enseignants-chercheurs :

– Monsieur Souleymane RAMDE, Mle 27 14 118, Assistant ;

– Monsieur Mamadou Tiéoulé TRAORE, Mle 119 727 E, Assistant- hospitalo universitaire en urologie.

Administrateurs représentant les Etudiants :

– Monsieur Ousmane OUERMI, Etudiant en 5ème année de médecine ;

– Monsieur Bioti Armel SIENI, Etudiant en 4ème année de médecine.

Administrateurs représentant le personnel administratif, technique, ouvrier et de soutien :

– Monsieur Issa BANDAOGO, Mle 41 959, Agent de bureau ;

– Monsieur Madi KOMI, Mle 38 261 S, Conseiller d’éducation.

Administrateur représentant les syndicats des enseignants :

– Monsieur Arouna OUEDRAOGO, Mle 257 244 R, Enseignant à temps plein en Droit.

Administrateur représentant la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso :

– Madame Fatimata BOLY/DIALLO, Contractuel de la Chambre consulaire du Nord.

Administrateur représentant le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) :

– Madame Hagrétou SAWADOGO/LINGANI, Mle 046 543 U, Maître de recherche.

Administrateur représentant les structures administratives locales, externes à l’université.

Au titre de la Commune de Ouahigouya :

– Monsieur Tréboul Arouna OUEDRAOGO, Mle 290 719 920 001, Contrôleur des finances.

Au titre du Conseil régional du Nord :

– Monsieur Salifou OUEDRAOGO, Ingénieur de développement rural.

Le huitième décret nomme Madame Olga Mélanie LOMPO, Mle 53 411 L, Présidente du Conseil d’administration de l’Université de Ouahigouya (UOHG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES

Le Conseil a adopté sept (07) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

– Madame Pascaline NANA/SAGNON, Mle 31 944 S, Inspecteur des eaux et forêts.

Au titre du ministère du Commerce de l’industrie et de l’artisanat:

– Monsieur Mounirou KIAMA, Mle 111 313 L, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Amadé OUEDRAOGO, Mle 110 930 E, Enseignant Chercheur, Maitre de conférence.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Aloys OUBDA, Mle 78 216 X, Ingénieur d’Elevage.

Administrateur représentant le personnel de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou:

– Monsieur Salifou SAWADOGO, Aide comptable.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques :

– Monsieur Amidou SAVADOGO, Mle 31 287 X, Ingénieur du génie rural ;

– Monsieur Baoudassom Victor Charles Adolphe ZANGRE, Mle 57 442 Y, Agronome.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Euloge Noaga WEDRAOGO, Mle 40 199 E, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.

Administrateur représentant les exploitants agricoles :

– Monsieur Siaka SORO, Producteur agricole.

Le troisième décret nomme Monsieur Amidou SAVADOGO, Mle 31 287 X, Ingénieur du génie rural, Président du Conseil d’administration de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Monsieur Pascal SOUBEIGA, Mle 25 134 Y, Conseiller d’agriculture, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques au Conseil d’administration du Bureau national des sols (BUNASOLS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Pascal SOUBEIGA,  Mle 25 134 Y, Conseiller d’agriculture, Président du Conseil d’administration du Bureau national des sols (BUNASOLS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le sixième décret nomme Madame Augustine Dénise BADO, Mle 130 276 F, Magistrat, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques au Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le septième décret nomme Madame Augustine Dénise BADO, Mle 130 276 F, Magistrat, Présidente du Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

– Monsieur Joseph SAWADOGO, Mle 47 550 P, Professeur certifié.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur David Yemboini Kader TOGUYENI, Mle 11 978 R, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Madame Wendpagnangdé Léonce KONFE/NONGUEGNAGHMA, Mle 104 257 K, Administrateur des services financiers.

  1. MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Wilouo Alexis DAKUYO, Mle 54 617 F, Administrateur civil, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère des Mines et des carrières au Conseil d’administration de la Société minière ROXGOLD SANU SA, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Georgette KIENTEGA, Mle 212 424 K, Conseiller en gestion des ressources humaines,  Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère des Mines et des carrières au Conseil d’administration de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS), pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Issaka ZOUNGRANA, Mle 111 325 V, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration de Vivo Energy (Ex Burkina & Shell) pour un premier mandat de trois (03) ans en remplacement de Monsieur Madani H. BARRY, en fin de mandat.

Le second décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des Exportations (APEX-Burkina) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateur représentant le Groupement professionnel des industriels (GPI) :

– Monsieur Boukary ZIEBA, Directeur général de KARILOR INTERNATIONAL, en remplacement de Monsieur Abass KANE.

Administrateur représentant le Conseil interprofessionnel des entreprises du Faso (CIDEF ex SCIMPEX) :

– Monsieur Zanga Seydou SESSOUMA, Commerçant en remplacement de Monsieur Ambroise BALMA.

  1. MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre de gestion des cités (CEGECI), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille :

– Monsieur Soumaïla ZOROM, Mle 82 024 S, Inspecteur d’éducation spécialisée.

Au titre du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur :

– Monsieur Mohamed ZIGANE, Mle 78 684 N, Conseiller des affaires étrangères.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre de gestion des cités (CEGECI), pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère du Commerce de l’industrie et de l’artisanat:

– Monsieur Oumarou ZONGO, Mle 119 340 H, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

– Monsieur Wendpenga Télesphor MARE, Mle 212 291 K, Conseiller en aménagement du territoire et du développement local.

Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Procès du putsch : Les avocats de Bassolet déploient leurs arguments

Hier mercredi 9 janvier 2019 était le cinquième jour d’audition du général Ypènè Djibrill Bassolet devant le tribunal militaire. L’interrogatoire a été marqué par la prise de parole des conseils de l’accusé, dont Me Mireille Barry et Dieudonné Bonkoungou. 

Le procès du putsch de 2015 est une « procédure judiciaire asymétrique » contre le général Djirbrill Bassolet. C’est la conviction de l’un des conseils de l’officier général, Me Dieudonné Bonkoungou qui s’est fondé sur le fait que les éléments sonores retenus contre son client ne proviennent ni d’une saisie ni d’une perquisition judiciaire, mais pourtant maintenus par le parquet dans le dossier contre la lettre de la loi pénale.

Selon l’avocat, il résulte d’échanges entre le juge d’instruction et l’expert que les éléments sonores seraient une copie sur clé USB d’une interception de conversations avec des appareillages des services de renseignement qui surveillent régulièrement les communications pour des raisons de sécurité d’Etat. « Si cela est vrai, ce ne sont donc pas des écoutes judiciaires », a soutenu Me Bonkoungou. Et de se lancer dans la lecture intégrale des articles 99-1 à 99-7 du Code de procédure pénale relative aux interceptions de correspondances émises par la voie des télécommunications.

Il fera savoir qu’avant l’entrée en vigueur desdites dispositions en juillet 2017, il n’y avait pas de régime permettant les interceptions d’appels et que tout ce qui a été fait avant cela est illégal. « On ne peut pas se prévaloir d’une écoute administrative comme preuve d’une infraction… Monsieur le président, vous ne pouvez pas retenir une telle pièce», a argué le conseil du général Bassolet. Il poursuivra que les écoutes sont sauvages, car il s’agit de communications sans lien avec le putsch qui se sont retrouvées dans le dossier judiciaire.

« Ça fait froid au dos… »

Par ailleurs, Me Dieudonné Bonkoungou a dénoncé le fait que pendant l’instruction, le magistrat alors en charge du dossier n’avait pas joué franc-jeu avec les conseils de l’accusé, en ne leur disant pas comment les éléments ont été obtenus et retenus comme pièces de procédure. L’avocat a aussi lu et commenté l’ordonnance de rejet de la requête de la défense relative aux écoutes téléphoniques.

Il s’est appesanti sur ce passage de la décision « les Officiers de police judiciaire (OPJ) peuvent acquérir de diverses sources et par tout moyen les pièces du dossier », pour dire le terme « acquérir » en dit long sur toutes les transactions qui ont eu lieu sur la Transition concernant le dossier. Réagissant à un paragraphe de ladite décision, qui indique que même si les pièces sont obtenues par des moyens déloyaux et illégaux, le juge peut asseoir sa conviction sur elles à condition qu’elles soient contradictoirement débattues devant lui, Me Bonkoungou a soupiré : « ça fait froid au dos quand on entend cela d’un juge ».

Passant outre, il s’est interrogé sur l’inaction du magistrat instructeur quant à savoir le procédé utilisé par les OPJ pour obtenir les éléments sonores alors que la loi l’y oblige. « Il faut qu’il y ait une force irrésistible pour qu’un magistrat qui doit être indépendant ne puisse pas dire un mot sur l’origine et le moyen d’obtention des écoutes téléphoniques », a-t-il martelé. Au parquet, le conseil du prévenu a fait noter que le contradictoire ne consiste pas seulement à déposer les pièces devant le juge, mais aussi à en donner l’origine et le procédé d’obtention pour que, de façon éclairée, le juge puisse décider.

Avant l’intervention de Me Dieudonné Bonkoungou, c’est sa coéquipière Me Mireille Barry qui a questionné l’accusé Bassolet sur ce qu’il entendait par le terme « DDR : désarment-démobilisation-réinsertion » qui est ressorti de son récit. « Je n’ai jamais dit d’appliquer le DDR au RSP. Ce serait offensif pour ce corps militaire régulier. J’ai suggéré qu’on s’inspire du processus DDR. Dans mes discussions informelles avec un jeune, celui-ci a parlé de dissolution-délocalisation-réorganisation.

J’ai trouvé cela bien », a-t-il dit. Et de poursuivre qu’après le putsch, le statu quo pour l’ex-RSP était difficile à conserver. « Si j’avais été le Chef d’Etat-major général des armées à l’époque, j’allais tout faire pour qu’on aille à la dissolution mais préserver les unités à affecter dans d’autres corps militaires car ça fonctionne comme dans le football où les individualités ne peuvent pas être efficaces », a-t-il laissé entendre. Il ajoutera que s’il avait été CEMGA, il n’engagerait pas de poursuites pénales contre les éléments du RSP.

Jean Philibert SOME

La RDC retient son souffle

Un peu plus d’une semaine après l’élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), les inquiétudes persistent et les Congolais se montrent très impatients. En effet, il y a eu un coup d’accélérateur dans le processus mardi soir après que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été obligée de démentir la rumeur selon laquelle les résultats seraient annoncés ce jour-là. Une fausse information qui avait amplifié la psychose de sorte que des sociétés privées, des représentations et ONG avaient demandé à leurs employés de quitter le service plus tôt, par mesure de précaution.

Quelques heures plus tard, en sortant du bois en début de soirée, la CENI a annoncé à travers les réseaux sociaux qu’elle avait entamé une plénière à l’issue de laquelle des résultats provisoires pourront être communiqués. L’examen par les 13 membres de la plénière, dont des représentants de la majorité, de l’opposition et de la société civile, pourrait durer entre 24 et 48 heures. Le motif avancé pour ce « long » délai est qu’après la réception des résultats à Kinshasa et avant toute publication, la procédure prévoit un contrôle exhaustif de cohérence des chiffres.

Cependant, pour les plus avisés, ce délai qui expire aujourd’hui est difficilement tenable car au moment de cette annonce, la Commission affirmait n’avoir compilé que 80% des données nationales. Plus en détail, si dans les trois Kasaï, le travail est terminé, à Kisangani dans l’Est, 15% des résultats manquaient encore mardi soir. Dans le Rutshuru, le Masisi et l’Ituri dans le Nord-Est, le comptage des voix était loin d’être terminé, selon certaines sources. Pareil à Lubumbashi dans le Haut-Katanga.

Face à cette situation qui demeure assez incertaine, des missions d’observation suggèrent à l’instance chargée des élections, de publier au fur et à mesure les résultats des centres de compilation qu’elle aura vérifiés, ce qui pourrait peut-être contribuer à calmer les esprits. Mais quelle que soit la méthode adoptée, il subsistera toujours des motifs d’inquiétude au vu de certains rapports d’observation.

Et ce n’est pas la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (SYMOCEL) qui dira le contraire, elle qui a relevé 52 cas d’irrégularités majeures, même si elles sont localisées. Il s’agit, entre autres, de 20 cas de falsifications de résultats sur des Procès-verbaux (PV) et de trois cas de corruption d’agents électoraux. Cette structure qui n’a pas hésité à exprimer ses appréhensions demande à la CENI de corriger ces erreurs ou au moins de s’exprimer sur ces incidents comme dans le cas des bulletins de vote perdus à Kinshasa.

Rien que ces constatations ajoutées à la coupure d’Internet et des émetteurs de la Radio France internationale (RFI) sur la quasi-totalité du territoire ainsi que le report du scrutin préalablement fixé au 23 décembre 2018 peuvent légitimer, d’une manière ou d’une autre, les suspicions et les craintes. Ce d’autant plus que Joseph Kabila, face à la pression, a renoncé à se porter candidat, préférant placer son « bon petit », Ramazani Shadary qu’il est certainement tenté de soutenir par tous les moyens.

Heureusement pour la démocratie congolaise et africaine que des obstacles s’érigent déjà contre d’éventuelles velléités de ce genre. Parmi eux, l’Eglise du Christ au Congo (ECC), la plus grande plateforme des dénominations chrétiennes protestantes et évangéliques du pays, et l’Union africaine qui ont fermement exprimé leur souhait que les résultats qui seront proclamés correspondent à la vérité des urnes.

Et rien n’exclut que dans les tous prochains jours, s’il n’y a pas de dénouement, d’autres structures brandissent également leurs moyens de pression. Reste à espérer que la CENI donne tort à tous ceux qui se font des soucis, en jouant la carte de la neutralité jusqu’au verdict final.

Daniel ZONGO

Baisse du prix des hydrocarbures : « C’est une tentative de diversion», Chrysogone Zougmoré

A l’issue de l’annonce par le gouvernement de  la baisse des prix   du carburant à la pompe, le premier vice-président de la Coalition nationale contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC), Chrysogone Zougmoré a donné sa lecture des faits, le mercredi 9 janvier 2019 à Ouagadougou.

Après l’annonce du gouvernement de la baisse du prix des hydrocarbures à savoir  20 F CFA de moins sur le super 91 et 30 F CFA sur le gasoil, et 83 FCFA sur le pétrole, le premier vice-président de la Coalition nationale contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC), ChrysogoneZougmoré, a affirmé que son organisation maintient l’appel à la mobilisation.

« Cette notificationne répond à aucun des points de notre plateforme. Nous voulons un retour au prix des hydrocarbures avant la décision gouvernementale du 08 novembre 2018 (602FCFA pour le super 81 et 526 FCFA pour le gasoil : ndlr) », a-t-il argué. Et d’ajouter qu’il ne s’agit pas d’une baisse mais d’une augmentationcar lorsque l’on passe de 602 F CFA pour le super à 657 F CFA, il y a encore 55 F CFA à gagner ; pareil pour le gasoil qui est passé de 526 FCFA à 571 F CFA.

A l’entendre, dans le fond, il s’agit d’une veine tentative de diversion destinée à émousser l’élan populaire qui soutient la plateforme revendicative de la CCVC. « Nous restons sur nos positions et nous allons continuer à nous battre pour que le gouvernement entende raison », a fait savoir M. Zougmoré. C’est pourquoi, il a précisé qu’il n’est pas exclu que la CCVC  ressorte et mène des actions d’envergure les jours à venir.

Il a aussi rappelé que lors des discussions, le gouvernement n’a pas été en mesure d’avancer des arguments convaincants justifiant la hausse du prix des hydrocarbures. « Il est simplement ressorti au bout du compte qu’il s’agissait d’engagement pris avec le FMI et qu’il fallait respecter.S’il faut choisir entre le FMI et les populations. A  la place du gouvernement, je choisirai d’entendre les cris du peuple burkinabè», a-t-il martelé.

Mariam SOMDA

Baisse du prix des hydrocarbures : « Le gouvernement peut mieux faire »

Dans la soirée du 8 janvier 2019, le gouvernement a annoncé une baisse du prix sur les hydrocarbures. 20 FCFA  sur le litre du super et 30 FCFA sur le super. Les consommateurs apprécient.

Mme Deborah OUOBA : « nous devrions être compréhensifs »
« J’apprécie positivement la baisse du prix du carburant. Cela signifie que l’Etat prend en compte nos revendications.  Le gouvernement a bien réfléchi en baissant le prix des hydrocarbures. Nous souhaitons qu’il continue dans cette lancée. Nous savons que l’Etat peut faire mieux en diminuant de 50 FCFA, mais nous lui demandons également de revoir les prix des denrées alimentaires. Nous sommes dans un pays où le terrorisme gagne du terrain, ce qui engendre de nombreuses dépenses. Nous devrions être compréhensifs et soutenir nos autorités pour que nos conditions de vie puissent s’améliorer ».

Tomdiamou Couldiaty : « j’attends un retour au prix normal »
« Je n’étais pas au courant de cette baisse du prix des hydrocarbures. Je viens de l’apprendre par vous. Le gouvernement s’est basé certainement sur le prix du baril du pétrole et le cours du dollar pour diminuer le prix du carburant. De 75 FCFA, il a diminué de 20 FCFA ; il reste 55 FCFA. Prochainement, peut-être qu’il reviendra aux anciens tarifs. J’attends un retour au prix normal ».

Hamado Ilboudo  dit Zaïre, commerçant de motocyclistes : «  s’il y a eu baisse, c’est que les choses se sont améliorées»
« Si entre temps, le prix du carburant a augmenté, ce n’est pas la faute au gouvernement, car un peu partout dans le monde, c’est la même situation. Cela ne dépend pas de nous. Le prix va à la hausse et revient à la baisse selon le cours du baril du pétrole. Au temps du régime passé, c’est ce qui se passait. Les voyageurs le savent très bien, puisqu’ils ont les nouvelles d’ailleurs. Si par exemple le prix du carburant augmente, celui des marchandises va prendre un coût. Les commerçants et les compagnies de transport n’auront pas de choix que de procéder à des augmentations de prix. Pour moi, si il y a eu baisse du prix de carburant de 20 F CFA et le gasoil à 30 F CFA, c’est parce que les choses se sont améliorées sur le marché international. Nous demandons à Dieu de veiller sur le Burkina Faso et que les filles et fils de ce pays se donnent la main pour que nous puissions faire avancer notre économie.»

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Abdoul Razac, vendeur de journaux : « le  prix du super continue de nous angoisser »
« J’ai appris que le gouvernement a opéré une baisse de 20 FCFA sur le super et de 30 FCFA  sur le gasoil. C’est un effort certes, il reste insuffisant. Pour moi, c’est comme s’il n’a rien fait. L’augmentation des 55 FCFA sur le prix du super continue de nous angoisser. Nous, vendeurs de journaux par exemple, faisons beaucoup de courses, donc, consommons beaucoup de carburant. Si nous devons déduire notre petit bénéfice que nous avons sur chaque journal pour acheter du carburant, on  se retrouve ruiné en fin de compte. Nous aurions souhaité que le gouvernement revoie la baisse à 50 FCFA, même si  nous savons que les choses ne vont pas si bien au pays. »

Mariam Gondé Zagsomré: «  Que l’on diminue davantage »
« La grève a finalement porté fruit. On apprécie positivement la baisse de 20F CFA.  Néanmoins, nous demandons au gouvernement revenir aux prix initiaux avant l’augmentation. Si on ne peut pas ôter les 75 FCFA constaté depuis le 8 novembre 2018, alors que l’ diminue davantage.»

Dembo Barry : « le gouvernement aurait pu mieux faire »
« Je ne suis pas encore au courant de cette baisse de carburant, mais si cela est effectif, c’est une bonne nouvelle pour la population. Les 20 FCFA sur le super et 30 FCFA sur le gasoil  à mon avis est bien mais reste insuffisant. Le gouvernement aurait pu mieux faire en diminuant de moitié car, vous convenez avec moi que, les temps sont de plus en plus durs. Les gens n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins.»

Ouédraogo Abdoulaye, vendeur : « il faut diminuer encore »
« La baisse du prix du carburant  est appréciable mais il faut diminuer encore peut-être de 50 FCFA. Cela peut être raisonnable pour tous. Nous avons un boulot qui ne nous permet pas de nous épanouir, comme on le souhaite. C’est pourquoi nous voulons que le gouvernement revoie les choses encore à la baisse. Si le prix du carburant baisse  encore, celui des denrées alimentaires va aussi diminuer ».

Madela ZONGO, Etudiante : « c’est très peu »
« C’est une bonne idée, mais c’est très peu. Il faut que le gouvernement revoie et rabaisse davantage le prix, mieux revenir à l’ancien prix. Pour moi, les 75 FCFA sont trop, parce que si on doit économiser 75 FCFA chaque jour, cela peut contribuer à réaliser quelque chose de bon.»

Propos recueillis par Elélé KANTORO

Prorogation de l’Etat d’urgence : « La mesure est politiquement opportune », Me Ambroise Farama

Suite à l’état d’urgence décrété par le gouvernement burkinabè dans certaines régions du pays pour faire face à l’insécurité et au terrorisme, l’avocat, Me Ambroise Farama, estime que la mesure est un moyen efficace pour freiner les exactions des forces du mal.

Le gouvernement dans sa nouvelle politique de lutte anti-terroriste, a soumis à l’Assemblée nationale, le mardi 8 janvier 2019, un projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence. Mais qu’en est-il de l’état d’urgence ? A cette question, maître Ambroise Farama a indiqué qu’en droit, l’état d’urgence est défini comme un régime juridique restrictif des libertés publiques.

Il peut, selon lui, être appliqué par une loi sur toute l’étendue du territoire national et est caractérisé par l’augmentation des pouvoirs de police des autorités civiles. « Il s’agit donc de restreindre un certain nombre de libertés des citoyens et en même temps accroitre les pouvoirs de police des autorités civiles », a expliqué M Farama. Le juriste précise qu’il s’agit certes d’une mesure restrictive des libertés mais qui est conforme à la loi. Selon Me Farama, au Burkina Faso, c’est la loi N°014 du 31 mai 1959 qui a prévu le régime juridique de l’état d’urgence.

En vertu de cette loi, l’état d’urgence peut être décrété par le chef de l’Etat lorsqu’il y a péril imminent résultant d’une atteinte grave à l’ordre public, ou en cas d’évènements présentant des caractères de calamité publique. Ainsi, s’il y a des évènements de nature à saper la sureté de l’Etat, le chef de l’Etat est dans son rôle. « Dans le cas précis, c’est la montée en puissance du terrorisme et les multiples menaces graves portant atteinte à l’intégrité du territoire qui ont amené le chef de l’Etat à prendre cette décision », a justifié le jeune avocat.

Pour lui, les circonstances actuelles justifient amplement l’option du gouvernement. « La mesure est juridiquement bien fondée et elle est politiquement opportune. Seulement, elle est un peu venue en retard », a-t-il souligné. Mieux, Ambroise Farama a précisé que la loi prévoit en pareilles circonstances, que le décret du président du Faso n’aille pas au-delà de 12 jours.

Si tel sera le cas, l’Assemblée nationale doit donner son autorisation pour la prorogation de la mesure. Pour Me Farama, étant donné que la mesure vise à muscler les prérogatives des autorités civiles, elle renforce les pouvoirs des ministres de l’administration territoriale, de la sécurité ainsi que ceux des gouverneurs. Ainsi, un certain nombre d’actes leurs sont autorisés comme par exemple, l’interdiction de la circulation des personnes et des véhicules dans des lieux précis et à des heures précises.

En fonction de l’urgence, le juriste a déclaré que ces autorités peuvent juste informer leur hiérarchie et prendre des dispositions nécessaires. Elles peuvent aussi autoriser des perquisitions dans des domiciles à n’importe quelle heure et même sans mandat, ce qui n’est pas le cas habituellement. « On recherche ici la rapidité dans l’action. Avec cette mesure les autorités peuvent ordonner la remise d’armes de personnes qui ont le permis de port d’arme au regard de la menace.

Elles peuvent également interdire des publications qui font l’apologie du terrorisme », a-t-il dit. Au niveau actuel de la menace, l’homme de droit pense qu’on a plus besoin d’une décision de justice pour certaines interdictions mais qu’elles peuvent s’opérer sous le contrôle des autorités locales.

En rappel, l’état d’urgence est à différencier de l’état de siège qui se veut un régime de restriction des libertés pouvant être appliquées par décret sur l’ensemble du territoire en cas de menace étrangère ou d’insurrection. « Dans ce cas, on accroit les pouvoirs ordinaires des autorités de police (usage d’arme à feu, de guerre (…) ce qui n’est pas le cas dans l’état d’urgence », a-t-il nuancé. Aussi l’état d’urgence, selon Me Farama n’est pas un régime d’exception car dans le régime d’exception, aucune règle de droit n’est appliquée et la Constitution est foulée aux pieds.

Wanlé Gérard COULIBALY